Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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?chec scolaire au Cameroun: les parents enti?rement responsables

Je sais qu?? la lecture du titre de cet article de presse, beaucoup seront heurt?s par cette affirmation que je mart?le avec force. Pourtant, elle est le fruit de plus de trente ann?es d?observation du comportement quasi-identique des parents dont les enfants ?chouent syst?matiquement ? l??cole. L??noncer ainsi est aussi juste que de dire que d?autres parents sont ?galement responsables du succ?s scolaire de leurs enfants. L? encore, on constate que les parents dont les enfants r?ussissent adoptent  tous les m?mes comportements positifs et les bons r?flexes lorsqu?il s?agit d?orienter leurs enfants. Ils acceptent sans r?serve les conseils des chefs d??tablissement et des conseillers d?orientation. Aujourd?hui, avec la fondation GuYVone, nous organisons une s?rie de s?minaires en pr?lude ? l?ann?e scolaire 2025. Cette formation est destin?e ? certains parents d??l?ves des ?coles priv?es de Yaound? et porte sur le th?me : ? Les bonnes d?cisions ? prendre pour une orientation scolaire r?ussie des enfants d?s la maternelle ?. Jean Piaget nous a ?clair?s dans notre d?marche gr?ce ? ses th?ories sur ? le d?veloppement cognitif de l?enfant ?, structur?es autour de quatre stades principaux. 1/ Le stade sensorimoteur (0 ? 2 ans), 2/ Le stade pr?op?ratoire (2 ? 7 ans), 3/ Le stade des op?rations concr?tes (7 ? 11 ans), Le stade des op?rations formelles (11 ans et plus?) Quant ? Jean-Jacques Rousseau, il est formel : ? La nature veut que l?enfant soit enfant avant d??tre homme. Si nous voulons pervertir cet ordre, nous produirons des fruits pr?coces qui n?auront ni maturit?, ni saveur, et ne tarderont pas ? se corrompre. ? Cette citation nous interpelle sur la n?cessit? de respecter scrupuleusement le d?veloppement naturel de l?enfant, sans pr?cipiter ni sa croissance ni son ?ducation. L?enfant doit grandir et se d?velopper ? son rythme, sans ?tre soumis aux multiples pressions de parents qui projettent sur lui des attentes excessives en mati?re d??ducation. Nous allons ? pr?sent recentrer notre r?flexion sur les enfants et leurs parents en mati?re d?apprentissage. Qui sont les enfants ? L?enfant, c?est le jeu. Ont-ils tous les m?mes aptitudes, au m?me ?ge et dans le m?me environnement ? Non. ?tant au c?ur des apprentissages, remplissent-ils tous les conditions requises ? Non. Voil? pourquoi ils n?obtiennent pas les m?mes r?sultats. Qu?est-ce qui n?a pas fonctionn? ? O? et quand ont-ils v?ritablement tr?buch? ? Des r?ponses seront apport?es pour davantage ?clairer la lanterne des lecteurs. ? la lecture de cet article, chaque parent incrimin? comprendra la part de responsabilit? que ses manquements ont dans l??chec scolaire de son enfant. Dieu, qui a cr?? tous ces enfants, serait-il injuste au point de doter certains de comp?tences et de performances, et pas d?autres ? Non, Dieu est bon, juste et ?quitable. Cela nous pousse ? nous interroger davantage : Pourquoi certains enfants ?chouent-ils alors qu?ils fr?quentent de bonnes ?coles, disposent de toutes les fournitures n?cessaires et de moyens de transport ad?quats ? Leurs enseignants sont assidus et engag?s. Les encadreurs de maisons interviennent jusque tard le soir pour consolider les acquis. Internet est mobilis? pour les recherches dans tous les domaines. Tout cet investissement vise un seul objectif : la r?ussite scolaire, car personne n?inscrit son enfant ? l??cole en vue de son redoublement. Et que dire alors  de l?intelligence artificielle, cette nouvelle trouvaille universelle, cens?e apporter des r?ponses ? toutes les interrogations scolaires ? Malgr? tout cela, l??chec persiste. Mais derri?re ce d?sir effr?n? de r?ussite que poursuivent les parents, se cachent des comportements nuisibles qui compromettent grandement leurs r?ves l?gitimes. Ce sont tous ces ? petits manquements ?, accumul?s de mani?re r?guli?re au fil des ann?es, qui forment le socle solide de l??chec scolaire, annon?ant d?autres ?checs futurs. Mes propos s?appuient sur des observations empiriques issues de plus de trente promotions d??l?ves dans une centaine d??coles maternelles et primaires priv?es que j?ai vues d?filer au fil de ces trois derni?res d?cennies. Certains de ces enfants sont aujourd?hui ins?r?s dans la vie professionnelle, conjugale ou familiale. J?imagine d?j? certains lecteurs s?interrogeant sur la taille de mon ?chantillon ou remettant en question la rigueur de l?analyse. Mais ces critiques l?gitimes n?alt?rent en rien la pertinence du raisonnement que je d?veloppe ici et que chacun peut ais?ment v?rifier dans son environnement imm?diat. L??chec scolaire a bel et bien des r?percussions qui d?passent largement le cadre acad?mique. Quels sont donc ces ? petits manquements ? qui desservent nos enfants en situation d?apprentissage ? Ce sont des choix faits par les parents en toute conscience, mais qui ont un impact direct ou indirect sur le cerveau de l?enfant. Ce dernier, si?ge de l?apprentissage, fonctionne selon une structure pr?cise. Stimul? anormalement, mal entretenu, il perd certaines de ses facult?s. Chacune des aptitudes scolaires ou sociales est contr?l?e par une r?gion sp?cifique du cerveau. Lorsqu?une de ces zones est affect?e, l?enfant peut devenir inapte ? maintenir la posture corporelle, ?crire, voir correctement, g?rer l?information, conserver l??quilibre, parler, entendre, go?ter, sentir, associer visuellement, m?moriser, s?exprimer, cr?er, coordonner, r?soudre des probl?mes, lire rapidement, etc. Ces capacit?s sont toutes r?gies par les lobes c?r?braux. C?est ? ce niveau que la responsabilit? des parents devient centrale dans l??chec scolaire de leurs enfants. La description qui suit n?est pas exhaustive, mais elle brosse le cadre dans lequel s?installe l??chec. De la conception ? la naissance. Le p?re et la m?re de l?enfant doivent effectuer des examens de compatibilit? avant la conception afin de s?assurer que l?enfant ? na?tre ne souffrira pas d?un handicap affectant son apprentissage. Durant la grossesse, l?absence de suivi pr?natal expose d?j? le futur ?l?ve ? des difficult?s. Le stress, l?angoisse ou l?anxi?t? v?cus par la m?re pendant sa grossesse influencent le d?veloppement du f?tus. ? la naissance, ignorer les recommandations m?dicales pour une croissance harmonieuse expose l?enfant ? de futures difficult?s d?apprentissage. Son entr?e ? la maternelle D?s l??ge de trois ans r?volus, l?enfant doit ?tre inscrit ? la maternelle. Il est crucial de respecter les ?ges scolaires afin que l?enfant atteigne la SIL entre (5), 6 et 7 ans. Lorsqu?un parent choisit d?ignorer cette exigence, l?enfant

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La femme rurale, premi?re impact?e, derni?re servie.

Face aux d?fis du climat, les femmes rurales d?Afrique centrale ne demandent pas la charit?, mais la reconnaissance. Elles veulent ?tre inform?es, form?es, impliqu?es. Cameroun: ? Je ne comprends plus les saisons ? Dans la r?gion de Batcham, ? l?Ouest du Cameroun, Madeleine, 48 ans, cultive le ma?s et les haricots depuis sa jeunesse. Mais ces derni?res ann?es, tout a chang?. ? Il n?y a plus de vraie saison. Je plante et parfois il ne pleut pas pendant trois semaines. Ou alors il pleut trop d?un coup, et tout pourrit dans le sol ?. Face ? cette instabilit?, de nombreuses femmes se d?placent vers les bas-fonds humides, zones autrefois r?serv?es ? la production de vin de palme par les hommes. Ce changement de territoire cr?e parfois des tensions, mais il r?v?le surtout une recherche de survie dans un environnement de plus en plus incertain. Maladie, inondations et charge mentale Dans certaines r?gions anglophones du Cameroun, les femmes rurales subissent la mont?e des eaux, la d?gradation des sols, et une augmentation des maladies li?es au climat, comme le paludisme. ? Nous devons aller plus loin pour chercher de l?eau potable, soigner les enfants, et travailler aux champs. C?est trop. ? Malgr? cela, elles d?veloppent des jardins communautaires, des groupes d?entraide, et des micro-projets d??pargne. Une preuve de leur r?silience, mais aussi de l?absence d?alternatives institutionnelles. Gabon: des techniques simples Une r?silience forte Rencontr?es au SAFER, quelques agricultrices gabonaises disent avoir trouv? leurs propres moyens d?adaptation. Le drainage manuel des terres permet de retenir l?humidit?, tandis que la diversification des cultures r?duit les pertes. Lydie Kawalina, chercheuse sp?cialis?e, explique : ? Ces pratiques sont des r?ponses concr?tes au changement climatique. Elles montrent que les femmes rurales ne sont pas passives : elles innovent?. Mais ces efforts restent invisibles pour les politiques publiques, qui n?int?grent que tr?s rarement les femmes rurales dans la prise de d?cision. Tchad: Cultiver dans le chaos climatique ? l?Est du Tchad, un autre constat amer. ? Nous avons plant? le mil en mars, car les pluies ont cess? en janvier. Ce n?est pas normal ?. ? Le ma?s ne germe pas sans pluie. Nous devons replanter, mais nous n?avons plus assez de semences. ? Ces paroles d?agricultrices r?v?lent une d?tresse quotidienne. Elles doivent non seulement produire, mais aussi nourrir leurs familles, souvent sans soutien ni ressources suppl?mentaires. Une congolaise t?moigne : ? Les femmes congolaises souffrent plus, car ce sont elles qui doivent nourrir les enfants. ? JRMA

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Le Cameroun s’engage ? ?radiquer la maltraitance des enfants suite au toll? suscit? par une vid?o de torture

Le gouvernement camerounais s’est engag? ? ?radiquer la maltraitance des enfants et a exhort? le public ? se joindre ? la lutte apr?s la diffusion en ligne d’une vid?o montrant une fillette de 7 ans tortur?e. La vid?o, diffus?e par la police mercredi, montre la fillette attach?e avec des cha?nes et un cadenas, laiss?e compl?tement immobilis?e pendant des heures jusqu’? l’intervention des forces de s?curit?. La ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Th?r?se Abena Ondoa, a exprim? sa ? profonde consternation ? face ? ce qu’elle a qualifi? de ? cruaut? extr?me ?. ? De tels actes portent gravement atteinte ? la dignit? et aux droits fondamentaux des enfants en g?n?ral et des jeunes filles en particulier ?, a-t-elle d?clar? dans un communiqu? mercredi soir. Les communaut?s et les parents doivent ?tre vigilants et d?noncer les agresseurs afin de ? garantir qu’aucun enfant ne soit plus jamais soumis ? de tels actes barbares ?, a d?clar? la ministre, assurant le gouvernement de son ? engagement ind?fectible ? ? prot?ger les enfants. ? La protection de l’enfance est une priorit? absolue pour le gouvernement camerounais ?, a d?clar? Abena Ondoa. Selon le ministre, l’enfant est d?sormais en s?curit? et b?n?ficie de ? soins holistiques ?, tandis que son tuteur violent a ?t? arr?t?. YAOUNDE, 4 septembre (Xinhua)

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RDC : au moins 36 morts dans une embuscade attribu?e aux rebelles ADF dans l’est du pays (sources locales)

Au moins 36 personnes ont ?t? tu?es mercredi dans une embuscade accord?e aux rebelles des Forces d?mocratiques alli?es (ADF) dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), ont indiqu? ? Xinhua plusieurs sources concordantes. L’attaque s’est produite sur la route Komanda-Luna, d?pendant de la province de l’Ituri ? celle du Nord-Kivu, deux provinces en proie ? de violents conflits. Des sources militaires congolaises ont confirm? que l’incident visait particuli?rement une patrouille de l’arm?e ougandaise accompagn?e de quelques soldats congolais. Selon une source usienne dans la r?gion de Beni de la province du Nord-Kivu, au moins 28 militaires ougandais ont p?ri dans cette embuscade. Cinq soldats congolais ainsi que trois civils ont ?galement trouv? la mort. Des photos partag?es depuis Beni et consult?es par Xinhua montrent plusieurs militaires ougandais et congolais gisant sur le lieu de l’attaque, certains mutil?s ? la machette et d?capit?s. Les soldats ougandais et leurs homologues congolais ont d?but? leurs op?rations conjointes contre les rebelles ADF en novembre 2021, peu apr?s que les ADF ont lanc? des attaques ? la bombe dans la capitale ougandaise Kampala. Depuis juillet, les rebelles ADF ont multipli? leurs attaques contre des villages des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, ciblant principalement des civils. Selon la mission de maintien de la paix de l’ONU en RDC (MONUSCO), ces violences ont fait au moins 52 morts entre le 9 et le 16 ao?t dans les territoires de Beni et de Lubero du Nord-Kivu. Fond?es dans les ann?es 1990 par plusieurs mouvements d’opposition en Ouganda, les ADF restent actives dans l’est de la RDC, ce qui a donn? lieu ? des op?rations conjointes des arm?es congolaises et ougandaises pour traquer ce groupe, aujourd’hui affili? ? l’Etat islamique. GOMA (RDC), 3 septembre (Xinhua)

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Commerce de b?tail : le Tchad veut ravitailler l?Afrique centrale en viande fra?che

? Au temps du tout premier pr?sident du pays, la viande tchadienne desservait l’Afrique centrale : Brazzaville, Pointe-Noire, Libreville par un cargo. C’est une viande saine et fra?che. On abat ? 7h et ? 10 heures -11 heures, la viande est ? Brazzaville et ? Pointe-Noire. Donc, n’est-il pas possible ? ce que nous revenions sur cette pratique de l’?poque pour que le Tchad puisse ravitailler en viande saine le Congo-Brazzaville, voir la sous-r?gion d’Afrique centrale. Au lieu de faire venir toujours de la viande congel?e un peu de partout, le Tchad est capable de nourrir ses voisins de la sous-r?gion en leur faisant manger de la viande saine et fra?che ?. Plus qu?un agent marketing, l’ambassadeur de la R?publique du Tchad au Congo, Abdel-Kerim Ahmadaye Bakhit propose l? une synth?se de l?analyse des march?s, des enjeux de la situation, des objectifs et des actions n?cessaires pour atteindre ceux-ci. Re?u en audience le 21 ao?t ? Brazzaville par le pr?sident du S?nat congolais, Pierre Ngolo, le diplomate tchadien a vant? plus de 136 millions de cheptel de bovins disponibles dans son pays. Si, comme le d?montre la Commission ?conomique pour l?Afrique (CEA), les ?tats membres de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) importent chaque ann?e plus de 350 millions de dollars de viande et d?abats transform?s, le Tchad veut capter un important match?. Et depuis 2022, le pays se donne les moyens de son ambition. Au-del? des infrastructures, les autorit?s tchadiennes comptent ?galement sur une offre en viande ? biologique, abordable et tra?able qui r?pond ?galement aux normes mondiales de sant? et de s?curit? ?. Industrie brassicole : le Cameroun, leader en Afrique centrale Avec ses 930 millions de litres produits en 2024 (soit une hausse de 2,1 % par rapport ? 2023), le Cameroun tr?ne dans le gotha des de l?industrie brassicole en Afrique. A en croire le cabinet allemand BarthHaas GmbH & Co. KG, le pays de Paul Biya occupe le 5e rang continental. ? l??chelle de la Cemac, le Cameroun produit ? lui seul davantage que ses cinq voisins r?unis (719 millions de litres). Pour BarthHaas GmbH & Co. KG, cette grande forme de l?industrie brassicole camerounaise tient sur deux facteurs : la demande croissante et de nouveaux investissements. Entre 2022 et 2024, deux nouvelles brasseries industrielles ont vu le jour : Brasaf, du milliardaire Samuel Foyou, et Swiss African Premium Beverage (SAPB), fond?e par l?entrepreneur suisse Eser Karatas, qui commercialise la marque « ROX » avec une capacit? annuelle de 50 000 hl. De son c?t?, SABC, filiale du groupe Castel qui contr?le pr?s de 80 % du march? depuis le rachat de Guinness Cameroun, poursuit l?expansion de ses capacit?s ? travers le pays. Bobo Ousmanou

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La RDC d?clare sa 16e ?pid?mie d’Ebola (officiel)

Le gouvernement de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC) a annonc? jeudi une nouvelle ?pid?mie de la maladie ? virus Ebola dans la province du Kasa? (centre), marquant la 16e ?pid?mie enregistr?e dans le pays depuis 1976. Lors d’une conf?rence de presse tenue dans la capitale Kinshasa, le ministre de la Sant?, Roger Kamba, a indiqu? que la souche Za?re du virus Ebola avait refait surface dans la zone de sant? de Bulape de la province du Kasa?, avec 28 cas suspects et 15 d?c?s recens?s jusqu’? pr?sent. KINSHASA, 4 septembre (Xinhua)

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F?d?ralisme ou centralisme : le Cameroun face ? un choix d?cisif

En octobre, les urnes ne choisiront pas seulement un pr?sident : elles d?cideront du futur de l??tat camerounais. F?d?ralisme ou centralisme ? Le pays est confront? ? un choix historique qui pourrait redessiner son destin politique et sceller, pour des d?cennies, l??quilibre entre unit? nationale et diversit? r?gionale. Un vieux d?bat raviv? Le Cameroun a longtemps fonctionn? comme un ?tat unitaire, mais avec des degr?s variables de d?centralisation. Les revendications en faveur d?un f?d?ralisme accru sont particuli?rement port?es par les communaut?s anglophones et certaines forces politiques de l?opposition, qui y voient un moyen de mieux g?rer les sp?cificit?s r?gionales. ? Le d?bat sur le f?d?ralisme n?est pas seulement technique : il touche ? la coh?sion nationale, ? la repr?sentation des minorit?s et ? l??quilibre des pouvoirs. Les partisans du centralisme, insistent sur la n?cessit? de maintenir un ?tat fort et unifi?, capable de garantir la stabilit? et de coordonner le d?veloppement ?conomique ? l??chelle nationale ?, commente Abba Djakaye, ?lite de Mozogo dans le Mayo-Moskota. Candidats dans l?expectative Dans ce contexte, chaque candidat est scrut? pour ses positions sur la forme de l??tat. Or, jusqu?? pr?sent, peu ont pris de positions claires et d?taill?es sur le f?d?ralisme ou le renforcement du centralisme. Ibrahim D?sir?, enseignant de fran?ais au lyc?e de Domayo ? Maroua estime que ? cette ambigu?t? traduit une prudence politique, mais elle laisse le d?bat institutionnel en suspens, ? quelques semaines d?un scrutin d?cisif. Surtout que cette pr?sidentielle pourrait marquer un tournant historique pour le Cameroun ?. ? Au-del? de l??lection d?un pr?sident, il s?agit de savoir si le pays restera centr? sur un mod?le unitaire ou s?il acceptera d?innover avec un f?d?ralisme adapt? ? sa diversit? ?, rajoute-t-il. Une opinion nationale partag?e Des enqu?tes d?opinion et discussions publiques entrepris par Int?gration, votre journal, montrent que l?opinion camerounaise reste divis?e. Une partie de la population consid?re le f?d?ralisme comme une solution pour pacifier les tensions r?gionales, tandis qu?une autre redoute qu?une trop grande autonomie des r?gions ne fragilise l?unit? nationale. ? Cette tension se manifeste ?galement dans les d?bats m?diatiques et sur les r?seaux sociaux, o? le f?d?ralisme est souvent pr?sent? comme un choix historique pouvant r?concilier m?moire, identit? et modernit? politique, ou, au contraire, comme un risque de fragmentation de l??tat ? argumente Alioum Siddi, ?lite de Kaliao ? Maroua. Au-del? d?une simple ?lection Le scrutin d?octobre 2025 ne se limite donc pas ? la d?signation d?un chef d??tat. Il est ?galement l?occasion de r?fl?chir au cadre institutionnel du Cameroun et ? la mani?re dont le pays souhaite g?rer sa diversit? culturelle et linguistique. Pour conclure, Alioum Siddi soutient que ? les d?cisions prises lors de ce scrutin pourraient avoir des cons?quences durables sur la gouvernance, le d?veloppement et la stabilit? nationale ?.L?appel du CIPA-CAMDans une lettre ouverte publi?e le 25 aout dernier, le Collectifs d?Intellectuels Patriotes (CIPA-CAM) regroupant 43 personnalit?s camerounaises de renom affirme que ? la r?forme de l??tat est fondamentale et n?cessite la convocation d?assises nationales pour red?finir notre pacte r?publicain, l?octroi d?une autonomie r?elle aux r?gions, et la clarification des r?les entre l??tat central et les collectivit?s ?. Le CIPA-CAM ne pr?ne pas explicitement le r?tablissement du f?d?ralisme, mais il souhaite avancer vers un syst?me o? les r?gions jouissent de comp?tences et d?autonomies accrues, au sein d?un cadre national unifi?. Pour lui, ? l??lection d?octobre 2025 n?est pas un scrutin ordinaire. C?est notre derni?re chance de reprendre en main notre destin bris?. L?Histoire jugera s?v?rement ceux qui, ayant le pouvoir de changer les choses, auront pr?f?r? leurs petits int?r?ts au salut national ?. TOM

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Inclusion num?rique: Ebolowa se donne des moyens

Gr?ce aux autorit?s municipales, le chef-lieu de la r?gion du Sud met en ?uvre la vision des pouvoirs publics en mati?re de domestication et d?mocratisation du digital au Cameroun. Wifi gratuit dans des lieux publics ? Ebolowa. C’est une r?alit? que confirment plusieurs avis. Sur cette base, allons ? la rencontre des usagers. Tous c?l?brent l?acc?s sans entrave ? l?information, sa libre circulation. Ici, pour se connecter ? une borne WiFi, l?identification est simplifi?e. Micro tendu au maire d’Ebolowa, Dr Daniel Edjo’o, l’on apprend que l?essor d?mographique population et de ses march?s associ?s, a suscit? la convoitise de nombreux acteurs qui cherchent ? en capter la valeur. ? ? ? Dans le cadre de sa politique ? la faveur de l’inclusion num?rique, la mairie d’Ebolowa a entrepris depuis la CAN qui s’est jou?e en terre camerounaise de d?ployer des points d?acc?s ? internet sans fil publics. Objectif : proposer gratuitement aux usagers (habitants, professionnels et visiteurs) une connexion tr?s haut d?bit s?curis?e via leurs propres terminaux. ? travers ce d?ploiement, notre objectif est de lutter contre la fracture num?rique en facilitant l?acc?s ? internet pour tous les habitants d’Ebolowa ?, expose l’?dile. R?el indicateur de dynamisme et de modernit? pour l?attractivit? de la ville, le WiFi public dans quatre quartiers du chef-lieu de la r?gion du Sud permet ?galement aux touristes de se connecter sans surco?t. Actuellement, apprend-on, la mairie s’est concentr?e sur des points pr?cis dans les 1er et 2?me arrondissements, avec une logique de parcours et de continuit? permettant aux usagers de rester connect?s ? tout moment? Selon Dr Daniel Edjo’o, de nouvelles bornes sont envisag?es, avec l’ambition de couvrir m?me des zones rurales. S?expliquant sur le bien-fond? de l’affaire, le maire d’Ebolowa d?clare que la ville ne peut se ? d?velopper en tant que pays sans adopter de nouvelles technologies, l’acc?s ? un Internet abordable est donc vital. La mondialisation exige une r?flexion ascendante ?. Indiquant que ce projet cadre avec l?ambition du gouvernement de b?tir un Cameroun num?rique, Dr Daniel Edjo’o souligne que l?acc?s ? un Internet abordable est ? demeur? un sujet r?current de discussion depuis qu’il est ? la t?te de l’ex?cutif municipal. JRMA

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Dr Daniel Edjo’o,maire d’Ebolowa

? Ces jeunes ont d?j? un bon background ? Il faut dire que cette session de formation marque une ?tape importante dans le cursus de ces jeunes. C’est le lieu de souligner qu’ils ont d?j? un bon background, eu ?gard ? tout ce qu’ils ont appris. Pour le maire que je suis, c’est une initiative qui rentre dans le cadre de notre action ax?e autour du soutien ? notre jeunesse. Propos recueillis parJean-Ren? Meva’a Amougou

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Mme Minette Libom Li Likeng, Minpostel

? Personne ne doit rester sur le bord du chemin ?. Une relecture des messages pr?sidentiels des 25 derni?res ann?es d?gage une constance dans la vision du chef de l’?tat sur l’?conomie num?rique. Elle demeure la cl? de vo?te de notre r?volution ?conomique, d’o? l’imp?rieuse n?cessit? pour la g?n?ration de jeunes Camerounais d’aujourd’hui d’embrasser pleinement ce secteur d’activit?, v?ritable d?fi historique pour le devenir de la Nation. Il s’agit d’une grande aventure collective vers la transformation num?rique. Aujourd’hui, on le voit avec la valorisation des ?l?ves qui se sont distingu?s au cours de l’ann?e scolaire ?coul?e dans le domaine des TIC, et que symbolise l’octroi des r?compenses aux plus m?ritants d’entre eux. C’est dans la m?me logique que se situe le don de mat?riels informatiques au b?n?fice des ?tablissements scolaires. Il faut y voir une marque de reconnaissance de leurs performances, une stimulation, et un effort de r?duction de la fracture num?rique de la part des pouvoirs publics. Car, pour le gouvernement, personne ne doit rester sur le bord du chemin. Tel est le logiciel de notre action d’une mani?re g?n?rale. Et le d?partement de la Mvila, ? l’image de tous les autres dans le pays, ne pouvant ?tre ni en retrait, ni en retard. Propos recueillis parJean-Ren? Meva’a Amougou

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