Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Cabral Libii: ?Pour un f?d?ralisme communautaire?

Cabral Libii propose un f?d?ralisme communautaire, Joshua Osih d?fend un mod?le ? trois niveaux, Ak?r? Muna pr?ne un ?tat f?d?ral respectueux des cultures, tandis que Paul Biya mise sur une d?centralisation accrue. Cabral Libii, pr?sident du Parti Camerounais pour la R?conciliation Nationale (PCRN), propose de transformer profond?ment le Cameroun en rempla?ant l??tat unitaire centralis? par un mod?le de f?d?ralisme communautaire. Selon lui, l?organisation actuelle du pays est inadapt?e aux r?alit?s sociopolitiques et constitue une source persistante de crises et de tensions. ? Le F?d?ralisme communautaire, c?est l?offre qui instaure la paix, reconna?t notre identit? et lib?re notre potentiel ?, affirme le candidat. Pour lui, cette approche ne se limite pas ? une simple d?centralisation administrative, mais vise une restructuration profonde de la structure ?tatique, avec des r?gions autonomes disposant de v?ritables pouvoirs ex?cutifs et l?gislatifs. Dans une r?cente ?mission t?l?vis?e, Cabral Libii a pr?cis? l?application concr?te de son projet, notamment sur la gestion des ressources naturelles : ? Tous les Camerounais seront appel?s ? s?installer partout o? ils voudront? nous ne trouvons aucun inconv?nient ? ce que 30% de ce que g?n?re cette exploitation profite d?abord ? la r?gion o? elle est effectu?e ?. Parmi les piliers de ce programme figure une r?forme fonci?re ambitieuse. Cabral Libii d?nonce le ? calvaire ? des proc?dures actuelles, entach?es d?une corruption ? d?moniaque ? au sein du minist?re des Domaines, du Cadastre et des Affaires fonci?res (MINDCAF). ? C?est le f?d?ralisme doctrinal et philosophique. Le Cameroun ayant toujours ?t? un pays de Communaut?s, nous proposons donc d?enfin les f?d?rer ?, explique-t-il, insistant sur l?id?e que ce projet constitue autant une solution politique que sociale pour le pays. Dossier r?alis? par Tom

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Le pari d?un Nouveau Cameroun : r?enchanter l?esp?rance nationale

Dans une interview accord?e ? NAJA TV (t?l?vision en ligne), un collectif de patriotes d?voile un manifeste audacieux : b?tir un ?Nouveau Cameroun? o? la nation plurielle prime sur l??tat et o? l?esp?rance de prosp?rit? retrouve tout son sens. R?enchanter l?esp?rance nationale R?unis sous l?appellation du PNP, ce petit groupe de patriotes vient de d?voiler une vision politique ambitieuse : ? r?enchanter l?esp?rance d?un peuple longtemps min? par la d?sillusion et les blocages institutionnels ?. Leur credo est clair : ? Placer la nation au-dessus de l??tat ?. Pour ces nationalistes engag?s, la nation camerounaise n?est pas une fiction administrative mais une r?alit? plurielle, fruit d?un rassemblement de peuples aux identit?s diverses. ? Notre nationalit? est de toutes les fa?ons plurielles, et elle ne saurait se r?duire ? une all?geance exclusive ?, expliquent-ils, soulignant que le Cameroun doit assumer sa diversit? comme une richesse et non comme une fracture. Une alternative face ? l??tat en d?sesp?rance N? d?un constat post-?lectoral en 2018, le mouvement estime que ? l??tat actuel est en panne d?esp?rance et incapable d?incarner une vision f?d?ratrice ?. Leur objectif est d?ouvrir une r?flexion de fond afin de b?tir un Cameroun o? la prosp?rit? individuelle et collective redevient une promesse cr?dible. Le manifeste des membres du PNP se veut concret et propose des r?formes en profondeur : une justice ind?pendante et efficace ; un syst?me de sant? r?nov? et accessible ; une nouvelle strat?gie ?conomique, affranchie des carcans du franc CFA ; une r?forme gouvernementale resserr?e autour de neuf minist?res strat?giques ; une diplomatie proactive et r?ellement fonctionnelle ; la cr?ation d?un OTAN africain pour la s?curit? collective du continent ; une Union africaine plus inclusive et op?rationnelle. Une campagne de diffusion nationale Les membres du PNP annoncent la publication et la large diffusion de leur document-programme ? travers les m?dias traditionnels et num?riques. Leur ambition : ? toucher directement les citoyens, rallumer la flamme de l?esp?rance et engager un d?bat national sur l?avenir du pays ?. Ce collectif veut ouvrir une br?che dans le paysage politique camerounais : ? celle d?un projet de soci?t? o? l?identit? plurielle, la justice sociale et la prosp?rit? partag?e deviennent les piliers d?un Nouveau Cameroun?. Dossier r?alis? par TOM

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600 Milliards FCFA en offre de liquidit?s: ? la Beac, on ne l?sine pas sur les deniers

Depuis la reprise des injections de liquidit? dans les banques commerciales en juin 2024, c?est la plus grosse proposition faite aux ?tablissements de cr?dit de la CEMAC par la banque centrale. Encore un soubassement financier pour les banques commerciales de la zone Cemac. Le 26 ao?t 2025, 600 milliards FCFA inject?s ? leur profit par la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC). Selon la banque centrale, dans ce pactole, les ?tablissements de cr?dit n?ont capt? que 474 milliards de FCFA.Pour de nombreux analystes financiers, deux remarques sautent aux yeux. La premi?re : l?offre de liquidit?s de la BEAC va crescendo depuis la baisse des taux directeurs d?cid?e par la BEAC en mars 2025. La seconde : cette offre survient apr?s l?expression par les banques commerciales de besoins d?passant parfois 500 milliards FCFA, alors que la banque centrale ne leur proposait que 430 milliards FCFA au maximum. En effet, apr?s des augmentations successives depuis fin 2021, la banque centrale des pays de la Cemac a d? r?duire son taux d?int?r?t d?appel d?offres (TIAO) en mars 2025, desserrant ainsi l??tau autour du refinancement des banques au guichet de la BEAC. A l?analyse, la ru?e des banques commerciales de la Cemac pour les offres de la BEAC traduit la baisse du taux d?int?r?t des appels d?offres (TIAO), pass? de 5% ? 4,5% le 24 mars 2025. Dans le m?me temps, la banque centrale avait proc?d? ? une r?duction de ses principaux taux directeurs pour la premi?re fois depuis fin 2021. Ce, apr?s plusieurs augmentations successives qui visaient le durcissement de l?acc?s au financement pour les agents ?conomiques. La d?cision du CPM de baisser ces taux avait pour but ? d?encourager le refinancement des banques commerciales en qu?te de liquidit?, et par ricochet le financement des ?conomies de la Cemac. Cette d?cision a pour cons?quence une ru?e des banques vers la liquidit? de la banque centrale. L?engouement est tel que l?enveloppe propos?e par la BEAC a explos?, partant d?un maximum de 200 milliards FCFA auparavant, ? d?sormais 600 milliards FCFA. Cette nouvelle proposition record intervient apr?s une injection de 320 milliards de FCFA le 16 mai 2025 qui s?est sold?e par une demande bancaire de 540,9 milliards FCFA. Le 3 juin 2025, soit une semaine apr?s une op?ration similaire, la Banque centrale avait propos? une offre de liquidit? de 420 milliards FCFA aux banques commerciales op?rant dans les six pays de la Cemac. Selon les banquiers, cette augmentation refl?te une dynamique haussi?re sur le march? du cr?dit. Bobo Ousmanou

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BEAC: 355 milliards fcfa de r?sultat net en 2024

La performance traduit une hausse de 14,6 % par rapport ? l?ann?e pr?c?dente. Dans son rapport annuel publi? pour l?exercice clos au 31 d?cembre 2024, la Banque centrale fait ?tat d?un r?sultat net exc?dentaire de 354,80 milliards FCFA. Selon le document, cette performance refl?te ? la fois une meilleure gestion des int?r?ts, une ?volution positive des commissions et une valorisation accrue de certaines op?rations de march?. D?apr?s la Beac, le produit net bancaire a affich? une augmentation de 8,5 %, s??tablissant ? 536,97 milliards FCFA. Ce r?sultat est essentiellement port? par le dynamisme du r?sultat net d?int?r?ts, lequel s?est appr?ci? de 8%, atteignant 434,39 milliards FCFA. La BEAC explique cette progression par ? la hausse des int?r?ts sur facilit?s permanentes de pr?t marginal ? 24h ?, ainsi que par les plus-values enregistr?es sur les cessions de titres domestiques. Toutefois, certains postes ont connu une contraction, ? l?instar des ? int?r?ts sur les comptes d?op?rations et de nivellement ?, cons?quence directe de la baisse des taux directeurs de la Banque centrale europ?enne. Le rapport met ?galement en lumi?re une ?volution positive du r?sultat net des commissions, qui a progress? de 1,9 % pour atteindre 91,82 milliards FCFA. Cette hausse est li?e en grande partie ? l?augmentation des commissions de change sur les rapatriements libell?s en devises autres que l?euro, malgr? une baisse des commissions sur transferts en raison de l?application stricte de la r?glementation des changes. Plus spectaculaire encore, le r?sultat net des autres activit?s a bondi de 319,3 %, passant de 2,56 milliards en 2023 ? 10,76 milliards FCFA en 2024. Cette progression s?explique par ? des gains de change plus importants que les pertes de change ? et par les revenus g?n?r?s par le programme RAMP pilot? par la Salle des march?s de la banque. Enfin, le poste ? autres produits ? a connu une progression de 16,75 ? 21,75 milliards FCFA, soutenue par l?accroissement de diverses recettes comme les p?nalit?s, cotisations annuelles et contributions aux frais administratifs. Dans le m?me temps, les frais g?n?raux se sont inscrits en l?g?re hausse de 1,04 %, atteignant 203,93 milliards FCFA. Ces charges suppl?mentaires sont principalement li?es ? l?augmentation des frais de personnel et des autres charges d?exploitation, partiellement compens?es par la baisse des co?ts li?s ? la circulation fiduciaire et aux dotations aux amortissements. Au final, la BEAC cl?t l?ann?e 2024 avec une situation financi?re robuste, confirmant son r?le central dans la stabilit? mon?taire et financi?re de la zone Cemac. B.O.

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Climat et Femmes Rurales en Afrique Centrale: une fracture silencieuse

Elles cultivent la terre, nourrissent les familles, g?rent les ressources naturelles. Pourtant, face aux bouleversements du climat, les femmes rurales de la sous-r?gion restent dans l?ombre. Peu inform?es, peu form?es, elles affrontent les s?cheresses, les inondations et l?impr?visibilit? des saisons sans les outils n?cessaires pour comprendre ou s?adapter. Au regard de cet ?tat de choses, quelques femmes rurales d’Afrique centrale crient en silence. Seule consolation, une ligne d’attaque anim?e par la CPTA et autres experts du d?veloppement durable. A suivre les explications des premi?res comme celles des seconds, la d?pendance totale ? la nature des femmes rurales est plus visible dans certains pays de la sous-r?gion. ? Dans les campagnes du Cameroun, du Tchad, de la R?publique Centrafricaine ou encore du Congo, les femmes sont les premi?res concern?es par les cons?quences des changements climatiques. Agriculture, ?levage, collecte d?eau, de bois ou de produits forestiers : leur quotidien d?pend directement des ?cosyst?mes locaux. Mais quand la pluie se fait rare ou trop violente, quand les sols s?appauvrissent, quand les semences ne germent plus au bon moment, elles se retrouvent d?munies ?, mentionne un rapport du PNUD publi? en novembre 2023. ? Je ne comprends plus les saisons. Ce qui marchait il y a cinq ans ne marche plus aujourd?hui ?, t?moigne Madeleine, une agricultrice venue de l?Est- Cameroun. Ce qui est enrob? dans ce propos est le manque criant d?information. « La majorit? des femmes rurales n?ont pas acc?s ? une ?ducation de base. Dans certaines r?gions, le taux d?alphab?tisation f?minine est inf?rieur ? 30 %. R?sultat : elles ne re?oivent pas, ou tr?s peu, d?informations fiables sur les causes et les effets du changement climatique ?, d?plore la CPTA. Bien plus, ? quand des campagnes de sensibilisation sont mises en place, elles sont souvent en fran?ais ou en anglais, peu adapt?es aux langues locales. Les messages passent par les radios communautaires, mais touchent rarement les femmes, occup?es par les t?ches domestiques ou exclues des espaces publics ?. Dans cette ambiance d?explications scientifiques peu ou non accessibles, certaines femmes interpr?tent les ph?nom?nes climatiques extr?mes ? travers le prisme des croyances traditionnelles. ? Pour nous, si la pluie ne vient pas, c?est que les anc?tres sont f?ch?s ?, confie une femme rurale venue du nord de la RDC. Bien ?videmment, de telles interpr?tations ne sont pas sans cons?quences. ? Elles retardent parfois la mise en place de solutions concr?tes et cr?ent une forme de r?signation face aux catastrophes naturelles ?, crie Emmanuelle Yabanda. Les oubli?es des politiques climatiques Autre facteur : l?exclusion syst?matique des femmes rurales des instances de d?cision. Rarement consult?es, elles ne participent ni ? l??laboration des politiques agricoles, ni ? celles li?es ? la gestion des ressources naturelles. ? Le probl?me, ce n?est pas seulement qu?elles sont mal inform?es. C?est qu?on ne les ?coute pas ?, d?nonce une ONG locale bas?e au Tchad. Or, ces femmes disposent d?un savoir empirique pr?cieux, issu de leur exp?rience du terrain. Sans leur implication, les strat?gies d?adaptation peinent ? atteindre les zones les plus vuln?rables. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Alphab?tisation et promotion des langues nationales: 450 centres publics sur le divan au Minedub

Tr?s attendues, des nominations des chefs de centres, d?alphab?tiseurs et de moniteurs capables d?assurer le volet professionnel dans ces structures longtemps rest?es non fonctionnelles. Depuis le 12 ao?t dernier, les d?l?gu?s r?gionaux de l?Education de base ont re?u une note de leur patron, le ministre de l?Education de base (Minedub). Dans le document consult? par Int?gration le 28 ao?t 2025, Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa leur demande de lui soumettre dans les plus d?lais des propositions de nominations afin que quelques 450 Centres d?alphab?tisation fonctionnelle (CAF), Centres d??ducation de base non formelle (CEBNF) et Centres de promotion des langues nationales (CPLN) ferm?s depuis des ann?es reprennent vie d?ici le 8 septembre 2025. Plus simplement, le Minedub entend redonner du sens ? l?existence de ces structures relevant de son ? Programme 103- Alphab?tisation ?. Dot? d?un budget de 4,7 milliards FCFA en 2025, ce dernier vise ? contribuer ? l?am?lioration du niveau d?alphab?tisme des femmes et des hommes tant en zone rurale qu?urbaine. Pour le Minedub, ces unit?s sont un maillon essentiel de l??ducation non formelle, destin?e ? offrir une seconde chance aux adultes et jeunes d?scolaris?s, tout en favorisant la promotion des langues locales. L?Unesco, partenaire cl? du Cameroun, rappelait encore en 2024, lors du d?blocage de 44,5 millions de dollars pour l?alphab?tisation multilingue en Afrique centrale, que l??ducation non formelle constitue une composante essentielle de l?inclusion et de la coh?sion sociale. JRMA

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5,5 %

Pour esp?rer son ?mergence en 2035, c?est le taux de croissance annuelle que le Cameroun devrait atteindre chaque ann?e. C?est ce que postule Narcisse Palissy Chassem Tchatchum. Dans son ouvrage ? Le train de vie de l??tat, comment les d?penses publiques influent sur l?ambition d??mergence du Cameroun ? l?horizon 2035 ? (pr?fac? par l?universitaire et sp?cialiste de la gouvernance Viviane Madeleine Ondoua Biwol?), l??conomiste camerounais ?voque une r?vision des trajectoires. ? Pour rattraper le retard, il ne faut plus une croissance de 2,2 % par an, mais de 5,5 % jusqu?en 2035 ?. Cela implique et appelle les Camerounais ? un double effort par rapport ? celui fourni il y a 15 ans.

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Jacky Bruno Tcheutchoua Peughoula

En l?appelant par ce patronyme, beaucoup penseront ? un anonyme. Par contre, en l?appelant ? Quifeurou ?, nombreux sont ceux qui ont une id?e plus ou pr?cise de ce fils Bansoa, dans le d?partement de la Menoua (r?gion de l?Ouest). Magnat de la quincaillerie tant au Cameroun que partout en Afrique centrale, il est ?galement le premier Camerounais ? investir dans la production du ciment dans son pays. L?homme d?affaires ne s?arr?te pas l?. Le 19 ao?t 2025, il a sign? avec la BDEAC (Banque de D?veloppement des Etats de l’Afrique centrale) un accord de financement en vue de la mise sur pied d?une usine de production de fer ? b?ton ? Douala.

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Affaire Glencore: la Conac fid?le ? son refrain

Malgr? le d?ferlement pol?mique et scandaleux de cette affaire, la Commission nationale anti-corruption (Conac) use des m?mes mots pour justifier son silence. En d?barquant, ce mercredi 27 ao?t 2025, ? la c?r?monie de pr?sentation officielle du Rapport sur l??tat de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2024 ? Yaound?, la presse a un go?t de bile dans la gorge. Et pour cause : le silence de la Conac par rapport ? l?affaire Glencore. ? Cette affaire, pendante depuis 2022 au niveau de la justice internationale, l?institution aux destin?es de laquelle vous pr?sidez ne s?est toujours pas prononc?e depuis, qu?est-ce qui bloque ? ?, lance un journaliste en direction du r?v?rend Dieudonn? Massi Gams. ? Nous n?avons pas fait une croix sur cette affaire, rassurez vous ?, r?pond le pr?sident de la Conac. A cette mise au point succ?de imm?diatement deux locutions proverbiales qui r?sument la d?marche du bras s?culier de l?Etat camerounais en mati?re de lutte contre la corruption. ? Qui va lentement, va s?rement. Lorsqu?il s?agit d?un gros gibier, on ne fait pas de bruit sinon, on risque de le perdre ?, explique Dieudonn? Massi Gams. Dit avec des mots simples : relativement ? l?affaire Glencore, il est pr?matur? de condamner le silence de la Conac. Celle-ci s?organise et avance dans un paysage marqu? par plusieurs enjeux m?lant r?flexes diplomatiques et le souci de v?rit?. ? Nous sommes dans un processus qui, partant d?indices inaper?us du quidam, nous permet de d?crypter le r?el de cette affaire et l?extraire d?un conglom?rat confus deforces t?n?breuses ?, compl?te sous anonymat un membre de la Conac. ? Bruit familier ? A ?couter Dieudonn? Massi Gams et son collaborateur, aucune projection n?est faite sur les d?lais de publication de la ? v?rit? ? autour du scandale. Comme en octobre 2023 (lors de la pr?sentation le rapport sur l??tat de la corruption au Cameroun en 2022) et en septembre 2024 (au cours de la c?r?monie de pr?sentation le rapport sur l??tat de la corruption au Cameroun en 2023), la Conac ne l?sine pas sur les formules pour faire entendre qu?elle compile encore des informations. ? L?affaire Glencore ayant une port?e internationale, demande du temps pour pouvoir ma?triser les couloirs qu?aurait emprunt?s l?argent per?u. ? Lorsqu?on fait des investigations, il faut le faire avec tout ce que cela comporte comme d?licatesse et s?rieux. La Conac a d?j? fait des investigations et a d?j? orient? certains de ces r?sultats qu?elle a obtenus ? des secteurs qui doivent contribuer ? compl?ter des informations que la Conac demande. Et s?il y a des gens qui peuvent donner ces informations ? la Conac, tant mieux ! Nous aimerions que ces gens nous apportent les documents et que l?institution en question ?galement nous envoie des ?l?ments qui vont nous aider pour que nous peaufinons ce rapport qui soit finalis? et qu?il soit aussi destin? ? qui de droit. On ne peut pas publier tant que nous n?avons pas boucl? toutes les enqu?tes et toutes les informations que nous sollicitons par rapport ? cela. Parce que c?est un probl?me qui n?est pas seulement national, mais international. Donc, je crois qu?il faudrait que vous soyez patients ?, se justifie Dieudonn? Massi Gams, ce 27 ao?t 2025. Abordant l?affaire lors d?une conf?rence de presse le 28 ao?t 2025 ? Yaound?, Me Akere Muna, acteur d?nonciateur dans cette affaire depuis le d?but, a d?clar? que ? selon le calendrier proc?dural de la Southwark Crown Court de Londres, le proc?s des hauts fonctionnaires camerounais qui ont re?u les pots de vins de Glencore est fix? entre mai et juin 2027 ?. ? Entre temps, poursuit l?avocat international, la notification de certains documents aura lieu au SFO (Serious Frauds Office) le 3 octobre prochain et la d?position suivra le 9 novembre 2025. Les autres diligences auront lieu respectivement les 26 mars, 16 avril 2026 et 16 septembre 2026 ?. En 2022, Glencore a reconnu avoir soudoy? pendant plus de dix ans des fonctionnaires afin d??viter des audits et d?obtenir des contrats dans plusieurs pays du continent. Au Cameroun, les pots-de-vin avou?s par Glencore s??l?vent ? plus de 10,6 millions d?euros (7 milliards de FCFA) vers?s entre 2011 et 2018. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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? Depuis Paris ? ?: Paul Biya publie son bulletin de sant?

Par la voix de son ambassadeur en fin de s?jour au Cameroun, la France assure la communication autour de l’?tat physique et intellectuel du candidat du RDPC ? l’?lection pr?sidentielle du 12 octobre prochain. ?Parce que vous avez fait le v?u de vous retirer de la vie intramondaine, donc de l?invisibilit? sociale, vous ?tes moine ! Si vous ?tes un agent des services secrets, l?invisibilit? est la condition de l?exercice de votre m?tier, voire de votre survie. Mais vous m?accorderez que ce sont l? des exp?riences limit?es ! Pour le reste, comme lors d’une ?lection, ?tre visible est la destin?e de chaque candidat et ?tre invisible sa d?ch?ance ?. S’il a assimil? cette ? le?on ? dispens?e ? Yaound? (il y a quelques jours devant le Conseil constitutionnel) par Me Akere Muna, Paul Biya, candidat ? sa propre succession lors du scrutin pr?sidentiel du 12 octobre prochain, est (enfin) visible. A ce titre, l’audience qu’il a accord?e ? l’ambassadeur de France au Cameroun le 29 ao?t dernier au palais de l’Unit? offre un cadre d’interpr?tation adoss? ? quelques corr?lations significatives. En effet, sur la foi d’un reportage diffus? dans la soir?e du 29 ao?t 2025, sur l’antenne t?l? de la CRTV, le candidat du RDPC (Rassemblement D?mocratique du Peuple Camerounais) a longuement fait signe de vie. ? Tacitement, il a fourni une palette de r?ponses aux pr?occupations devenues courantes au sein de l’opinion publique et relatives ? son ?tat de sant? physique et intellectuelle ?, commente Gis?le Akamse. Selon la s?mioticienne et militante du RDPC bas?e ? Ebolowa (r?gion du Sud), ?il est clair que le r?cit de la CRTV s’est volontairement voulu neutre et ?loign? des int?r?ts du candidat Biya?. En prenant les choses par ce bout, d’autres commentateurs estiment que, dans le souci de combiner les continuit?s et les discontinuit?s ?motionnelles qui portent le d?bat autour de la capacit? de Paul Biya ? ? tenir encore ? pendant un mandat de sept ans, la t?l?vision d’?tat s’est assur?e d’un maximum d’effets de surprise dans son rendu. ? On a bien vu l’ambassadeur Thierry Marchand appara?tre tel un sp?cialiste soucieux de livrer les secrets d’un bulletin de sant? ?, explique un m?decin ayant requis l’anonymat. De mani?re plus ou moins instinctive, ce dernier ironise : ? En laissant l’ambassadeur de France donner des d?tails sur un sujet ? partir duquel d?goulinent confusions et interrogations de toutes sortes, on peut postuler que c’est Paris qui a ?t? charg? d’ouvrir le bulletin de sant? du pr?sident ? la face du peuple camerounais ?. ? l’aide d’un ton qu’escorte ?galement une certaine ironie, la politologue Anne Gweth, rel?ve que ? relativement ? la sant? physique et intellectuelle du pr?sident Biya, avant c’?tait simplement flou. Maintenant, c’est inqui?tant d’entendre ou de voir un diplomate fran?ais disposer de nombreux ?l?ments de langage destin?s ? une communication politique ?. Et ? ?couter Thierry Marchand au perron du palais de l’Unit? le 29 ao?t dernier, tout porte ? indiquer que sa rh?torique face ? la presse s’adressait ? un public cibl?. Selon l’ambassadeur de France (arriv? en fin de s?jour) au Cameroun, le pr?sident Paul Biya d?gage l’humeur d’un personnage ? tr?s attentif, tr?s inform? sur plusieurs dossiers, tr?s ? l’aise sur beaucoup d’autres ?. Conclusion : il n’y a pas lieu de saboter sa pr?sence sur la ligne de d?part du marathon politique du 12 octobre 2025. Dans une approche qu’elle dit assumer de bout en bout, Anne Gweth rappelle ? le contexte de la d?mission du pr?sident Ahidjo ?. ? Celle-ci est intervenue apr?s un diagnostic de Paris qui avait estim? que Ahmadou Ahidjo n’?tait plus capable de jouer son r?le de pr?sident de la R?publique du Cameroun ?. La politologue poursuit : ? Quand on entend ce qu’a dit l’ambassadeur de France au Cameroun ? Yaound? le 29 ao?t dernier, on peut estimer fond?e l’id?e selon laquelle c’est la France qui adoube ou d?fait certains r?gimes en Afrique ?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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