Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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L?andre Bassol?

De nationalit? burkinab?, ce docteur en ?conomie assume officiellement ses fonctions de directeur g?n?ral de la Banque africaine de d?veloppement (BAD) depuis le 3 septembre 2025. Le successeur du Canadien d?origine ivoirienne Serge Nguessan a comp?tence sur le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guin?e ?quatoriale, la RDC et le Tchad. Avant sa nomination, il a occup? les postes de directeur g?n?ral adjoint du Bureau du groupe de la BAD pour l’Afrique de l’Est, et de chef de bureau pays pour l’?thiopie, l’Erythr?e, Djibouti et les Comores.

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88 milliards de dollars

Chaque ann?e, l’Afrique perd ce pactole en raison de l’?vasion fiscale, du blanchiment d’argent et de la corruption, selon un nouveau rapport du Secr?tariat du Panel de haut niveau de l?Union africaine sur les flux financiers illicites (UA HLP-IFF) de l?Union africaine. Publi? mercredi 27 ao?t 2025, le document intitul? ? R?ussites et d?fis dans la mise en ?uvre des recommandations du Panel de haut niveau de l?Union africaine sur les flux financiers illicites ?, souligne que le chiffre est en augmentation de 76 % depuis le rapport de 2015. En d?plorant l?absence d?une strat?gie coh?rente et coordonn?e ? l??chelle continentale pour s?attaquer aux flux financiers illicites (FFI) et les ?volutions g?opolitiques mondiales de la derni?re d?cennie ont rendu l?Afrique encore plus vuln?rable, le m?me rapport r?v?le que la plupart des pays africains ne respectent pas les normes juridiques et institutionnelles n?cessaires pour lutter efficacement contre le fl?au.

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Le futur de la plan?te se joue en Afrique

George Arthur Forrest intrigue autant qu?il fascine. N? en 1940 ? ?lisabethville, aujourd?hui Lubumbashi, ce Belge install? depuis plusieurs g?n?rations en R?publique d?mocratique du Congo (RDC) a construit l?un des plus puissants empires miniers du continent. Deuxi?me fortune d?Afrique selon Forbes en 2016 (800 millions de dollars), il est tour ? tour c?l?br? pour son audace entrepreneuriale et critiqu? pour ses liens politiques et son influence dans les cercles du pouvoir. Mais derri?re l?image de magnat controvers? se dessine un discours qu?il mart?le d?sormais avec conviction : l?avenir de l?humanit? passera par l?Afrique. Dans son essai ? L?Afrique peut nourrir le monde ? (paru en f?vrier 2025 aux Editions Le Cherche Midi), George Forrest d?roule une th?se simple : avec ses terres arables, sa population jeune et ses ressources abondantes, l?Afrique poss?de toutes les cl?s pour devenir un grenier plan?taire. ? L?Afrique n?est pas encore pr?te, mais elle peut l??tre rapidement, si les investissements sont bien orient?s et si les gouvernements s?impliquent ?, explique-t-il. Routes, stockage, ?nergie, transformation locale : pour lui, l??quation est claire. Le continent ne doit plus se contenter d?exporter des mati?res premi?res, mais produire et transformer sur place. ? C?est ainsi qu?on d?veloppe un pays ?, affirme-t-il, plaidant pour des partenariats public-priv? et une meilleure gouvernance. Car, dit George Forrest, l?autosuffisance alimentaire ne repr?senterait pas seulement un gain ?conomique : elle offrirait ? l?Afrique une v?ritable souverainet? face aux chocs mondiaux. Forrest en est convaincu : d?ici 2050, l?Europe, confront?e ? son vieillissement et ? ses difficult?s ?conomiques, pourrait d?pendre de l?Afrique pour son alimentation et ses mati?res premi?res. ? Le jour o? l?Europe n?aura plus rien, de qui d?pendra-t-elle ? ?, lance-t-il, appelant ? un partenariat ? gagnant-gagnant ? plut?t qu?? une relation de d?pendance. Il observe aussi le basculement g?opolitique d?j? ? l??uvre : la Chine, l?Inde et la Turquie avancent ? grands pas sur le continent, tandis que les puissances occidentales perdent du terrain. ? La nouvelle g?n?ration africaine, form?e ? P?kin, Moscou ou Delhi, noue des liens qui p?seront demain ?, souligne-t-il. L?Europe, dit-il, commet l?erreur de se refermer, en limitant l?acc?s de ses universit?s et de ses banques aux Africains. ? Un ?tudiant garde toujours un attachement au pays qui l?a accueilli ?, rappelle-t-il. ? Fermer ces portes, c?est rompre un lien vital ?. ? rebours du discours de certaines ONG, George Forrest d?fend la place des investisseurs priv?s. ? Les ONG critiquent, donnent des le?ons, mais qu?apportent-elles vraiment ? ?, interroge-t-il, d?non?ant un mod?le qui, selon lui, freine le d?veloppement. Son credo : attirer des capitaux, lancer des projets viables et cr?er des emplois. Car c?est dans l?initiative ?conomique que le continent, selon lui, trouvera la voie d?un progr?s durable. Il reconna?t toutefois que les obstacles restent nombreux : corruption, instabilit? judiciaire, manque d?infrastructures. Mais il veut croire ? une dynamique vertueuse : ? Plus il y aura d?investissements, plus les gouvernements seront contraints de se discipliner et d?assurer un cadre plus transparent ?. Son message est clair : l?Afrique doit cesser d?importer ce qu?elle peut produire. Agriculture, agro-industrie, transformation mini?re : l?enjeu n?est pas seulement de nourrir ses populations, mais aussi de s?imposer comme un acteur central dans le monde d?aujourd?hui. Jean-Ren? Meva’a Amougou

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Gros plan sur la rentr?e scolaire: entre r?silience et r?signation

Chaque mois de septembre ram?ne le m?me cort?ge d??motions : des cartables encore neufs, des crayons qui brillent comme des ?p?es de lumi?re, des uniformes amidonn?s qui sentent la fiert? et la promesse d?un avenir. Mais, derri?re ce d?cor lumineux se cache une r?alit? ?pre : les finances des m?nages saignent, le pouvoir d?achat s?amenuise, et l?angoisse des parents s?invite silencieusement ? la f?te de la rentr?e. Et pourtant? malgr? la raret? de leurs ressources, malgr? les revenus rabougris, malgr? les sacrifices qui parfois tiennent du martyre, les parents, v?ritables sentinelles de l?esp?rance, trouvent toujours le moyen d?envoyer leurs enfants sur le chemin de l??cole. Ils m?ritent d??tre salu?s, ces h?ros anonymes qui, au prix de privations quotidiennes, refusent que leurs enfants soient prisonniers de l?ombre de l?ignorance. Faut-il louer cette r?silience admirable ? Oui, sans aucun doute. Mais faut-il aussi s?interroger sur ce que cette r?silience r?v?le : une soci?t? qui exige des siens une endurance presque surhumaine pour pallier les failles structurelles, les politiques d?faillantes, le d?sordre ?conomique ? L? r?side la ligne de cr?te : entre la grandeur d?un peuple qui ne c?de pas, et la douleur d?un peuple qui, peut-?tre, s?habitue trop ? plier sans rompre. Quoi qu?il en soit, l?essentiel demeure : ces p?res et m?res savent que la dignit? se niche aussi dans l?acte d??quiper un enfant pour l??cole, dans la volont? de lui offrir un cahier, une paire de chaussures, un livre. Car envoyer un enfant ? l??cole , ce n?est pas seulement le pr?parer ? passer des examens ; c?est lui ouvrir le champ vaste o? les bornes de l?ignorance reculent, c?est lui donner les cl?s pour b?tir un lendemain o?, peut-?tre, ses propres enfants ne conna?tront pas les m?mes privations. Oui, les parents le font avec douleur, mais aussi avec fiert?. Ils le font avec inqui?tude, mais plus encore avec espoir. Leur geste, ? chaque rentr?e, est un acte de foi dans l?avenir, un refus obstin? de laisser le destin de leurs enfants se faner dans la m?diocrit?. Ainsi, sous les cris joyeux des enfants qui reprennent la route des ?coles, il y a les larmes invisibles, les sacrifices muets, mais aussi les semences de demain. Et c?est peut-?tre cela, la plus belle le?on de la rentr?e : la certitude que, malgr? les temp?tes, l?esp?rance continue de fleurir dans les mains des parents. BONNE RENTR?E SCOLAIRE ? TOUS! Depuis le Duch? de MALIMBA ? Bona-Mul?nd? sur l’?le de MOULONGO les pieds dans les eaux de la Sanaga, CONSTY LE DUC DE MALIMBAPETIT POISSON DE MALIMBA Votre modeste observateur de la soci?t?.

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Une d?mocratie pi?tin?e par le mensonge

Le processus ?lectoral en C?te d?Ivoire vient de franchir un nouveau cap dans la falsification et la manipulation. Le premier faux ? et non des moindres ? r?side dans la date m?me de la publication de la liste des candidats retenus et recal?s. Annonc?e initialement pour le 10 septembre, cette liste a ?t? d?voil?e plus t?t que pr?vu. Pourquoi une telle pr?cipitation ? Si le Conseil constitutionnel n?avait rien ? se reprocher, s?il agissait en toute ind?pendance, pourquoi ne pas respecter le calendrier annonc? ? Ce glissement en apparence anodin est en r?alit? un sympt?me grave: celui d?une institution aux ordres, incapable d?assumer la transparence et le respect de ses propres r?gles. Le faux, c?est aussi cette tentative grossi?re de maquiller la v?rit? sur l?un des candidats embl?matiques de notre histoire nationale. Peut-on honn?tement soutenir que Laurent Gbagbo est n? le 1er janvier 1945 alors que tous les documents officiels, et m?me l?histoire, reconnaissent sa v?ritable date de naissance comme ?tant le 31 mai 1945 ? Pourquoi ce subterfuge ? Pour cr?er une faille juridique ? Pour appuyer une d?cision d??viction d?j? prise en coulisses ? C?est non seulement une falsification de l??tat civil, mais une insulte ? l?intelligence collective du peuple ivoirien. Autre ?l?ment troublant: les parrainages. ? qui peut-on faire croire que les signatures accord?es ? Ouattara dont le mandat est largement contest? sont authentiques ? Qui, dans le pays r?el, a valid? cette d?marche dans un contexte aussi opaque ? Ce syst?me de parrainage, cens? garantir la l?gitimit? d?mocratique des candidats, s?est transform? en instrument de s?lection arbitraire, taill? sur mesure pour servir les int?r?ts d?un seul homme. Le droit d?voy?, la justice trahie Mais le scandale le plus criant reste sans doute l?acceptation de la candidature d?Alassane Ouattara pour un quatri?me mandat. C?est une insulte ? notre intelligence, un m?pris ouvert de la Constitution. Que dit notre loi fondamentale ? Qu?un pr?sident ne peut faire plus de deux mandats. Et pourtant, Ouattara, fid?le ? ses pratiques de contournement, se pr?sente ? nouveau. Pourquoi ? Parce qu?il contr?le les institutions ? Parce qu?il sait que personne ne lui demandera des comptes ? Parce qu?il a fait de l??tat son patrimoine priv? ? Face ? ce tableau, l?irrecevabilit? des candidatures de Tidjane Thiam et de Laurent Gbagbo ne peut ?tre vue autrement que comme une injustice flagrante, un acte politique maquill? en d?cision juridique. Ce n?est pas la loi qui les ?carte, c?est la peur. La peur d?une alternance r?elle, d?une remise en cause du syst?me. Car Thiam incarne une vision technocratique moderne, et Gbagbo demeure, pour beaucoup, le symbole de la r?sistance et de la souverainet?. Depuis avril 2011, la C?te d?Ivoire vit sous un r?gime d?usurpation. Ceux qui ont pris le pouvoir dans le sang n?ont cess? depuis de tordre le droit, de falsifier la v?rit?, de diviser les citoyens. Il n?y a donc rien d??tonnant ? ce qu?aujourd?hui encore, ils poursuivent cette logique d?exclusion et de confiscation du pouvoir. R?sister, mais autrement Alors, que faire ? Mettre le pays ? feu et ? sang ? Ce serait tomber dans leur pi?ge. Eux n?h?siteraient pas une seconde ? le faire, comme ils l?ont d?j? d?montr? en 2000, en 2010-2011 et en 2020. Ils peuvent se le permettre, car ils ont toujours eu un pied dehors, un refuge ailleurs ? au Mali, au Burkina, en Guin?e? Mais nous ? Nous qui n?avons que cette terre, ce pays, ce peuple, pouvons-nous prendre le risque de le voir sombrer dans le chaos ? Sortir dans la rue ? Ils n?auraient aucun scrupule ? nous massacrer. L?histoire r?cente l?a montr?. Ce r?gime ne conna?t ni piti? ni ?tat d??me. Ce n?est donc ni l?chet?, ni reddition que de dire qu?il faut emprunter une autre voie. C?est, au contraire, une forme de lucidit? politique et de responsabilit? morale. Deux de nos repr?sentants ont vu leur candidature valid?e: Simone Gbagbo et Ahoua Don Mello. Deux figures de la mouvance souverainiste. Deux voix qui ont toujours pr?n? la rupture avec l?ordre n?ocolonial: la fin du franc CFA, la fermeture des bases militaires fran?aises, la souverainet? mon?taire, la sant? pour tous, une redistribution ?quitable des richesses. Certes, Simone Gbagbo a gravement d?rap? en f?licitant le Conseil constitutionnel, en affirmant que celui-ci avait bien fait son travail. Une telle d?claration a pu choquer, d?stabiliser m?me, surtout dans un contexte o? tant de d?cisions iniques ont ?t? prises. Mais il faut rester lucide. Ce propos n?efface pas des ann?es d’engagement, ni ne constitue une preuve irr?futable d?un accord secret avec le r?gime. On peut condamner cette prise de parole malheureuse sans pour autant soup?onner Simone Gbagbo d?avoir trahi la cause souverainiste. Elle reste, jusqu?? preuve du contraire, fid?le aux id?aux qui nous animent. Pour une alternative souverainiste et populaire Certains doutent peut-?tre de leur fid?lit? ? ces id?aux. Mais, jusqu?? preuve du contraire, ni Simone ni Don Mello n?a reni? son engagement. Si quelqu?un d?tient des preuves d?un revirement, qu?il les expose. Sinon, donnons-leur le b?n?fice du doute. Mieux encore, soutenons-les activement. Car c?est l? que r?side aujourd?hui notre meilleur espoir. L?enjeu, ce n?est pas seulement l?alternance. Ce n?est pas juste changer de pr?sident. L?enjeu, c?est une alternative, c?est-?-dire une autre vision du pays, une autre mani?re de faire la politique, une C?te d?Ivoire souveraine, ?quitable, prosp?re pour tous. Certains diront que les jeux sont faits, que Ouattara gagnera, quoi qu?il arrive. Mais alors, pourquoi avions-nous pr?sent? les candidatures de Gbagbo et de Thiam ? Sur quoi comptions-nous ? Le soutien populaire, bien s?r. L?aspiration massive au changement. Cette flamme ne s?est pas ?teinte. Une bataille est perdue, certes. Mais pas la guerre, comme l?aurait dit le g?n?ral de Gaulle. Il ne faut jamais renoncer. Les seules batailles perdues d?avance sont celles que l?on refuse de mener. En politique comme en r?sistance, la t?nacit? finit souvent par payer. Les S?n?galais ont donn? l?exemple. Quand Sonko a ?t? ?cart?, ses partisans ne se sont pas r?sign?s. Ils ont report? leur espoir sur Diomaye Faye. Et l?impossible

Femmes Int?gres et Int?gr?es de l'Afrique Centrale, MATINS DE L'INTEGRATION

La place de la femme dans l’encadrement et l’?ducation des enfants

Conjuguer devoirs et droits de la femme avec son r?le du parent ou m?re est une hypoth?se ? d?crypter dans nos communaut?s actuelles, en Afrique Centrale en particulier, et en Afrique de fa?on globale. Conna?tre sa place en tant que femme, dans l’encadrement et l’?ducation des enfants de nos jours en Afrique, est le th?me qui meuble notre analyse aujourd’hui, dans cette ?dition de Femme Int?gre et Int?gr?e de l’Afrique Centrale. Avec au menu l’?tat des lieux, conseils d’une Coach parentale, et de l’exp?rience d’une femme, m?re et ?pouse, et Directrice d’?cole, dans la ville de Yaound? au Cameroun, Madame Mich?le Adissa MBOUETNE. Au micro de pr?sentation de Nina Prisca MEKAM, sur Radio Int?gration.

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Il a enfin jet? le masque

? Je puis vous assurer qu?il respectera la Constitution et ne briguera pas un autre mandat? Le projet de Constitution qui est pendant devant le Parlement est clair sur la question. Toutes les dispositions ant?rieures qui ne sont pas contraires aux nouvelles ne sont pas abrog?es. Suivant la continuit? l?gislative, le Pr?sident de la R?publique qui est ? son deuxi?me mandat ne peut en briguer un autre. Il y a la continuit? l?gislative dont il est question dans l’article 183. Il n’y a donc pas de suspension. Et cela s’impose ? tous. Au regard de l’article 183, ce n’est pas parce qu’il y aura la nouvelle Constitution, que tout ce qui existait avant sera caduc? ?Peut-on parler avec autant d’assurance en 2016 et dire, 9 ans apr?s, qu’on battra campagne dans le Gbadi Est pour Dramane Ouattara ? Qui est vraiment Ouraga Obou ? Quel but poursuit-il en se comportant de la sorte? La r?ponse ? ces trois questions, je l?ai trouv?e chez Fabien Eboussi lorsqu?il ?crit: »le pseudo-intellectuel est un parasite et un superflu car ce qui le caract?rise fondamentalement, c’est l?obsession de s’int?grer dans les r?seaux administratifs, d?entrer dans les circuits o? se stockent et se redistribuent les biens rares, les honneurs et les plaisirs » (« Lignes de r?sistance », Yaound?, Cl?, 1999). Ouraga Obou est la preuve qu?enseigner le droit et marcher droit sont deux choses diff?rentes. Qu?il soit f?ch? avec son ancien compagnon de lutte Laurent Gbagbo, on peut le comprendre car l?amiti? n?est jamais un long fleuve tranquille mais de l? ? ce qu?il se mette volontairement ? la remorque et au service d?un individu qui, en plus d?avoir pris notre pays en otage, est comptable de plusieurs crimes contre l?humanit? n?est pas seulement indigne. C?est une trahison, celle dont parlait Julien Benda dans « La trahison des clercs ».Ses ?tudiants eussent tant aim? qu?il f?t un exemple de coh?rence et de dignit? pour eux. Ils r?alisent aujourd’hui que certains penseurs ont du mal ? r?sister ? l?appel de la panse. Tidiane Diakit? avait publi? en 1986 un livre intitul? « L?Afrique malade d?elle-m?me ». Pour ma part, je crois que la C?te d?Ivoire est malade d?abord de ses faux intellectuels. Et ce ne sont pas les gens de Gbadi Est qui diront le contraire. Jean-Claude Dj?r?k?

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Ak?r? Muna? un ?tat qui respecte les diff?rentes cultures?

Avocat international et candidat ? la pr?sidentielle camerounaise, Ak?r? Muna, investi par le Parti Univers et soutenu par plusieurs formations d?opposition, d?fend une forme d??tat f?d?ral qui rapproche le pouvoir des citoyens tout en respectant la diversit? culturelle du pays. Dans un entretien avec Jeune Afrique, il explique : ? Je choisirais la forme de l??tat qui respecte nos diff?rentes cultures. Je rapprocherais le pouvoir du citoyen, ce qui correspond au f?d?ralisme ?. Ak?r? Muna insiste sur la n?cessit? d?un dialogue national inclusif, capable de traiter les causes profondes du conflit arm? dans les r?gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qui a provoqu? des pertes humaines et des souffrances dans les communaut?s. Selon lui, toutes les r?gions en d?tresse doivent ?tre consid?r?es avec la m?me urgence : ? Le moment d?agir, c?est maintenant ?. Lors d?une intervention sur TV5 Monde en 2019, il affirmait : ? Il faut un ?tat f?d?ral, permettant ? chaque Camerounais de vivre au sein de sa culture. Je suis quelqu?un qui pense que la paix reviendra par un syst?me f?d?ral. [? ] Il faut un ?tat f?d?ral. TOM

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Joshua Osih :?le pouvoir au peuple par un f?d?ralisme ? trois niveaux ?

Joshua Osih, pr?sident du Social Democratic Front (SDF) et candidat ? la pr?sidentielle camerounaise d?octobre 2025, propose une r?forme institutionnelle majeure : la mise en place d?un ?tat f?d?ral structur? sur trois niveaux ? commune, r?gion et ?tat f?d?ral. Cette vision s?inscrit dans son programme ? Rescue Cameroon ?, con?u pour r?pondre aux d?fis structurels du pays, notamment la crise anglophone. ? La d?centralisation telle que nous l?avons aujourd?hui est un f?d?ralisme contr?l? par l??tat central (?), le f?d?ralisme que j?appelle de mes voeux, lui, sera contr?l? par les populations ?, affirme Osih. Selon lui, l?actuelle constitution hyper-pr?sidentialiste bloque l?initiative locale et accentue les crises, tandis qu?un f?d?ralisme ? trois niveaux restituerait le pouvoir au peuple, instaurerait un r?gime semi-parlementaire pour r??quilibrer les pouvoirs et revitaliser le contr?le d?mocratique. Lors d?une conf?rence de presse le 19 ao?t, Osih a insist? sur la n?cessit? de rompre avec ? une forme de capture de l??tat sauvage ? et de construire un syst?me fond? sur le principe de subsidiarit?, o? communes et r?gions disposent de vraies responsabilit?s tout en restant int?gr?es ? l??tat f?d?ral. ? Notre boussole, c?est la R?publique, pas le tr?ne. Notre adversaire, c?est le syst?me qui a ?chou?.Notre objectif est de remettre le Cameroun sur la voie de l??mergence, sans sacrifier la coh?sion nationale ?, a-t-il ajout?, r?sumant ainsi la ligne directrice de son programme et le slogan historique de son parti : ? Remettre le pouvoir au peuple ?. Dossier r?alis? par Tom.

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Jean Pierre Bekolo: ? L??lection ne serait plus la simple d?signation d?un chef, mais un r?f?rendum national? ?

Dans une tribune massivement relay?e sur les r?seaux sociaux, le r?alisateur camerounais estime qu?en octobre, les Camerounais ne devraient pas seulement voter pour un homme, mais pour un projet collectif. Depuis plus d?un si?cle, ce pays vit dans l?attente de son ? An Z?ro ?, celui o? il deviendrait enfin une nation ? la hauteur des r?ves de ses martyrs : Manga Bell, Um Nyob?, Moumi?, Ouandi? : ? ? moins de deux mois de l??lection pr?sidentielle, il reste encore possible de r?soudre l??quation de la victoire. Mais cette victoire ne doit pas ?tre celle d?un homme sur un autre, ni le simple remplacement d?un visage ? la t?te de l??tat. Elle doit ?tre celle d?un peuple tout entier, reprenant en main son pays ?. Les derniers mois ont r?v?l? une v?rit? crue : l?opposition ne peut gagner seule, ni par slogans ni par ego. Mais de cette crise est n?e une intelligence nouvelle celle de la construction. Lorsque Akere Muna propose que Maurice Kamto, malgr? son exclusion, devienne le point de ralliement, il ne s?agit plus d?un affrontement d?egos, mais d?un geste fondateur : transformer l??lection en un r?f?rendum pour une transition. Il mentionne ? une ?ducation immersive et exp?rientielle, o? chacun est appel? ? explorer le Cameroun r?el et ? y ancrer son projet, non plus dans les slogans, mais dans l?action et l?exp?rience v?cue?. Pour le cin?aste, le chemin est clair : il faut rajeunir les visages ? en int?grant des figures comme Kah Walla, Mich?le Ndocki, Mamadou Mota, afin que la jeunesse se reconnaisse dans ce front commun ? et mobiliser les enseignants comme colonne vert?brale citoyenne. Ce n?est qu?ainsi que l?opposition d?mentira l??tiquette de ? plus b?te du monde ? et que le Cameroun pourra se r?inventer. Le 12 octobre, il ne s?agira pas de d?signer un chef. Il s?agira de choisir un pays. Dossier r?alis? par TOM

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