Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Yaound? : le Ministre de la Sant? Publique d?dicace Paul Biya en BD, un itin?raire en images d?un homme d??tat visionnaire

? l?H?tel Hilton de Yaound?, Manaouda Malachie a pr?sent? son ouvrage in?dit : Paul Biya en BD. En retra?ant le parcours du Pr?sident de la R?publique sous forme de bande dessin?e, le livre propose une immersion originale dans l?histoire politique du Cameroun, entre grandeur, crises et modernit?. Ce 19 septembre 2025, dans une salle comble du Hilton H?tel de Yaound?, le Ministre de la Sant? publique, Manaouda Malachie, a pr?sent? son tout nouvel ouvrage d?di? au Pr?sident de la R?publique, Paul Biya. Ce livre, qui retrace les grandes lignes du parcours et de l?action de l?homme d??tat, se veut ? la fois un t?moignage personnel et une r?flexion institutionnelle sur l?impact de son leadership dans la construction du Cameroun contemporain. ? travers ses pages, Manaouda Malachie met en lumi?re l?engagement de Paul Biya en faveur de la stabilit? politique, du d?veloppement social et de la modernisation du syst?me de sant?, rappelant notamment les r?formes engag?es ces derni?res ann?es et la gestion des crises sanitaires. ? Ce livre est un devoir de reconnaissance, mais aussi un outil de m?moire collective ?, a soulign? l?auteur devant un parterre de personnalit?s politiques et des m?dias convi?es ? cette c?r?monie. Une narration politique r?invent?e Le choix de la BD n?a rien d?anodin. Comme l?a soulign? l?auteur, ? elle permet une narration immersive, cr?ative, capable de restituer le jeu des acteurs politiques, les coulisses et les moments intenses de l?Histoire ?. Plus qu?un roman graphique, c?est un r?cit qui assume ses asp?rit?s, montrant ? la fois les succ?s et les ?preuves travers?es au cours de quarante-trois ann?es de pouvoir. L?homme du Renouveau sous un autre trait Dans ce livre, Paul Biya appara?t tel qu?il a marqu? l?imaginaire collectif : un homme discret, affable, mais d?termin? ; un pr?sident qui s?est affranchi des d?pendances et des logiques de clans, pr?f?rant toujours l?int?r?t sup?rieur de la nation. L?ouvrage insiste sur son exemplarit? morale, sa sobri?t?, son refus du n?potisme et sa constance dans la modernit?. Des traits qui, selon l?auteur, expliquent la confiance durable que lui accorde le peuple camerounais. Des ?pisodes marquants grav?s en images La bande dessin?e s?attarde ?galement sur des ?pisodes cl?s : la restitution de la presqu??le de Bakassi au Cameroun, la stabilit? politique pr?serv?e malgr? les crises, mais aussi les turbulences sanglantes et les ?preuves personnelles que le chef de l??tat a travers?es. Chaque cicatrice, chaque d?fi relev? devient une case, un trait de crayon, un symbole des le?ons apprises et de la foi en l?avenir. Entre fresque et m?moire collective Loin de l?hagiographie, Paul Biya en BD se veut une fresque compl?te, qui conjugue grandeur et fragilit?, clairvoyance et difficult?s. L??uvre s?inscrit dans la tradition orale et imaginaire du Cameroun, en offrant aux jeunes g?n?rations un support accessible et vivant pour comprendre l?itin?raire d?un pr?sident qui, depuis plus de quatre d?cennies, reste la cl? de vo?te des institutions. Une invitation ? la r?flexion En concluant la c?r?monie, le Ministre a rappel? que ? cette ?uvre est une invitation ? la r?flexion sur notre histoire politique et sur l?avenir du Cameroun ?. Un pari audacieux, o? l?image et le texte se conjuguent pour graver dans la m?moire collective les s?quences marquantes du r?gne de Paul Biya. Tom.

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Le CRADEC sonne l?alarme et interpelle les candidats

? moins d?un mois du scrutin pr?sidentiel, le Centre R?gional Africain pour le D?veloppement Endog?ne et Communautaire (CRADEC) appelle les pr?tendants ? rompre avec les demi-mesures : justice fiscale, lutte contre la corruption, ?galit? de genre et inclusion des jeunes. L?ONG met sur la table un agenda audacieux pour b?tir un Cameroun plus juste et prosp?re. Le Cameroun est ? la crois?e des chemins. Plus de 40 % de la population vit encore sous le seuil de pauvret?, alors que le pays a produit plus de 27 000 milliards FCFA de richesse en 2023. Cette contradiction flagrante, nourrie par la corruption, les flux financiers illicites et une gouvernance budg?taire opaque, ne peut plus durer. Pour le CRADEC, acteur majeur de la soci?t? civile, l??lection du 12 octobre 2025 doit marquer un tournant historique. Justice fiscale : ?largir l?assiette, prot?ger les plus pauvres Moins de 20 % de la population active contribue ? l?imp?t, pendant que la TVA, injuste et uniforme, p?se surtout sur les m?nages vuln?rables. Le CRADEC propose d??largir l?assiette fiscale en int?grant le secteur informel et en digitalisant les proc?dures, tout en garantissant que la charge ne repose plus sur les plus pauvres. L?objectif affich? : augmenter les recettes fiscales de 30 % en cinq ans et r?duire la d?pendance du Cameroun ? l?aide ext?rieure. Corruption : l?article 66 enfin appliqu? ? Chaque ann?e, 500 milliards FCFA disparaissent dans les m?andres de la corruption. Le CRADEC rappelle que l?article 66 de la Constitution, qui impose la d?claration des biens aux responsables publics, n?a jamais ?t? mis en ?uvre. L?organisation plaide pour une instance de contr?le r?ellement ind?pendante et la protection des lanceurs d?alerte, ? l?image du Cap-Vert, souvent cit? comme mod?le africain de transparence. Flux financiers illicites : d?tecter et r?cup?rer l?argent vol? En 2023, 1 700 milliards FCFA ont quitt? illicitement le Cameroun ? plus que le budget annuel combin? de l??ducation et de la sant?. Pour endiguer cette h?morragie, le CRADEC r?clame un renforcement des organes de contr?le (ANIF, douanes, justice financi?re) et un registre public des b?n?ficiaires effectifs, comme au Nig?ria. Objectif : r?duire de 40 % les capitaux illicites d?ici cinq ans. Femmes et jeunes : quotas et financement d?di?s Malgr? leur poids d?mographique, les femmes repr?sentent moins de 10 % des d?put?s et moins de 15 % acc?dent au cr?dit bancaire. Le CRADEC appelle ? une loi instaurant un quota de 30 % de femmes et de jeunes dans toutes les instances ?lues et nomm?es, ainsi qu?? la mise en place d?un fonds national de soutien aux projets port?s par ces cat?gories. L?exemple du S?n?gal, qui a atteint 43 % de femmes d?put?es apr?s sa loi sur la parit?, est cit? comme mod?le inspirant. Tom

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Jean Mballa Mballa: ? L??lection pr?sidentielle de 2025 doit marquer la fin de l?impunit? et de la corruption ?

L?interview du Directeur ex?cutif du Cradec dans le cadre d?un plaidoyer adress? au candidat ? la pr?sidentielle Monsieur le Directeur Ex?cutif, pourquoi avoir lanc? cet appel citoyen ? la veille de l??lection pr?sidentielle d?octobre 2025 ? Directeur Ex?cutif du CRADEC : Parce que le Cameroun est ? un tournant historique. Plus de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvret? alors que notre pays produit des richesses consid?rables. Cette contradiction s?explique par la corruption, l??vasion fiscale et une gouvernance opaque. Nous voulons rappeler aux candidats que leur cr?dibilit? d?pendra de leur capacit? ? b?tir un Cameroun juste, transparent et inclusif. Qu?entendez-vous exactement par justice fiscale et mobilisation des ressources pour le Cameroun ? Directeur Ex?cutif du CRADEC : La justice fiscale, c?est avant tout un imp?t ?quitable. Elle se d?finit sur la base de la Constitution qui stipule que chaque citoyen doit contribuer aux charges publiques de l?Etat, en fonction de ses capacit?s contributives. Aujourd?hui, moins de 20 % de la population active paie l?imp?t, et la TVA de 19,25 %, qui est un imp?t sur la consommation, frappe surtout les m?nages pauvres. Nous proposons un r?gime simplifi? pour les petits commer?ants, artisans et prestataires du secteur informel, accompagn? de m?canismes de protection sociale, pour une plus grande mobilisation des recettes. Nous voulons aussi la transparence totale dans les revenus p?troliers et miniers, afin que ces richesses profitent r?ellement aux Camerounais. Vous ?voquez la lutte contre la corruption. Que manque-t-il aux mesures d?j? existantes ? Directeur Ex?cutif du CRADEC : Le probl?me, c?est que l?existant est largement inefficace. L?article 66 sur la d?claration des biens n?est pas appliqu?, et nos institutions ind?pendantes manquent de moyens et de pouvoirs. Nous proposons fortement la nomination de la commission de d?claration des biens et avoirs pour l?application de la Loi 003/2006 du 25 avril 2006, relative ? la d?claration des biens et avoirs ; , de cr?er une instance ind?pendante avec pouvoir de sanction, et de prot?ger les lanceurs d?alerte et les journalistes d?investigation. Ce sont des mesures concr?tes pour que la lutte contre la corruption ne reste pas symbolique. Les flux financiers illicites repr?sentent pr?s de 1 700 milliards FCFA chaque ann?e. Comment le CRADEC compte-t-il y faire face? Directeur Ex?cutif du CRADEC : C?est un d?fi colossal. Il faut renforcer les capacit?s de l?ANIF, des douanes et de la justice financi?re, durcir la l?gislation anti-blanchiment, et surtout mettre en place un registre public des b?n?ficiaires effectifs. Mais sans coop?ration internationale, ces mesures restent partielles. Nous voulons que le Cameroun s?aligne sur les meilleures pratiques mondiales pour prot?ger ses richesses. La bonne compr?hension et la conformit? du gouvernement aux Recommandations du GAFI et ? la Normes ITIE sont imp?ratives ? cet effet. Sur l??galit? de genre et l?inclusion des jeunes, quels leviers concrets proposez-vous ? Directeur Ex?cutif du CRADEC : Nous plaidons pour une fiscalit? sensible au genre et inclusive aux jeunes. Nous demandons une parit? minimale de 30 % pour les femmes et les jeunes dans les instances ?lues et nomm?es, et la budg?tisation sensible au genre. Nous voulons ?galement un fonds national pour soutenir les projets d?entrepreneuriat f?minin et jeune. L?objectif est de transformer ces propositions en r?alit?, et pas seulement en d?clarations d?intention. En r?sum?, quel message adressez-vous aux candidats ? la pr?sidentielle ? Directeur Ex?cutif du CRADEC : Nous leur disons : vos promesses ne seront cr?dibles que si elles traduisent ces r?formes en actes. Justice fiscale, lutte contre la corruption, contr?le des flux financiers, ?galit? et inclusion : ce sont les piliers pour b?tir un Cameroun plus juste et prosp?re. Les citoyens attendent de la clart?, de la transparence et des mesures concr?tes. Tom.

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Pr?sidentielle ivoirienne: Et si Laurent Gbagbo se trompait de combat ?

La d?cision du Conseil constitutionnel ivoirien de rejeter la candidature de Laurent Gbagbo ? la pr?sidentielle d?octobre a, sans surprise, provoqu? une onde de choc dans le paysage politique national. R?action imm?diate de l?int?ress?: il ne soutiendra aucun des candidats retenus, y compris Simone Ehivet Gbagbo et Don Mello, deux figures majeures de son camp. Pour lui, l?essentiel n?est pas de gagner, ni de participer, mais d?emp?cher Alassane Ouattara d??tre candidat, le qualifiant implicitement de faussaire constitutionnel. Mais la posture de Laurent Gbagbo interroge. Faut-il refuser l??lection parce que lui-m?me en est ?cart? ? Faut-il diaboliser la participation des autres, simplement parce qu?il n?est pas en lice ? Et surtout, faut-il c?der ? la r?signation sous pr?texte que le syst?me est verrouill? ? Ma r?ponse est non. Non, Ouattara n?est pas imbattable. Non, la participation de Simone et de Don Mello n?est pas n?cessairement un accompagnement. Et non, Gbagbo n?est pas l?unique voix de l?opposition ivoirienne. Un pr?c?dent africain? et ivoirien L?argument central de Gbagbo et de ses partisans repose sur une id?e simple: le jeu est pip?, donc inutile d?y participer. Ouattara contr?le le Conseil constitutionnel, la Commission ?lectorale, l?appareil d??tat? donc ? quoi bon ? Pourtant, l?histoire ?lectorale de l?Afrique offre un contre-exemple frappant ? cette logique. Des candidats sortants, puissants, entour?s d?institutions ? leur solde, ont ?t? renvers?s par les urnes. Au Malawi, au Nigeria, en Zambie ou plus r?cemment au S?n?gal, des oppositions r?solues ont arrach? la victoire. Et que dire de l?histoire r?cente de la C?te d?Ivoire elle-m?me ? En 2000, personne ne croyait que Gbagbo pouvait battre le g?n?ral-pr?sident Robert Gue?. Ce dernier, alors pr?sident sortant, chef de l?arm?e, contr?lait tout? Et pourtant, le peuple a parl?, et Gbagbo a ?t? port? au pouvoir. L?ancien pr?sident le sait mieux que quiconque: le soutien populaire, m?me dans un syst?me biais?, peut renverser les pronostics.Alors pourquoi, aujourd?hui, d?cr?ter que la messe est dite ? Pourquoi ne pas croire ? nouveau en la force du suffrage populaire ? Militants ou citoyens ? Autre pilier de la strat?gie de boycott: l?id?e que, sans Gbagbo, les militants ne voteront pas. Peut-?tre. Mais faut-il rappeler une v?rit? trop souvent ignor?e ? Les partis politiques ne sont pas propri?taires des voix des ?lecteurs. Les militants ne sont pas des robots. M?me si Gbagbo appelle ? l?abstention, rien ne garantit que tous les membres du PPA-CI ob?iront aveugl?ment. D?autant que les appels au boycott de 2015 et 2020 n?ont pas ?t? franchement suivis d?effet. Des millions de voix sont rest?es silencieuses? pas toujours par adh?sion ? la consigne, mais souvent par fatigue, par d?go?t ou par r?signation. Or, 2025 n?est pas 2020. Le contexte a chang?. Des candidatures nouvelles ?mergent. Des voix jusque-l? silencieuses se r?veillent. Et surtout, le peuple ivoirien en a assez d??tre pris en otage par les querelles de chefs. Plus de 8 millions d??lecteurs sont inscrits sur les listes. Peut-on vraiment croire qu?ils sont tous des militants du PPA-CI ? Bien s?r que non. Une large majorit? de ces ?lecteurs ne sont membres d?aucun parti, ne d?pendent d?aucun mot d?ordre, et souhaitent exprimer leur voix librement.Ce sont ces Ivoiriens, souvent jeunes, souvent silencieux, qui n?ont pas vot? en 2015 ni en 2020, mais qui aujourd?hui ont envie de se faire entendre. Croire que tout tourne autour de Gbagbo, c?est nier leur existence. C?est m?priser leur volont?. Et c?est, encore une fois, se tromper de combat. Et si la candidature de Gbagbo avait ?t? valid?e ? Voil? la vraie question, la question de fond. Si sa candidature avait ?t? accept?e, aurait-il boycott? l??lection ? Aurait-il dit ? Simone et ? Don Mello: « Restons ? la maison » ? Bien s?r que non. Il aurait arpent? les plateaux t?l?, sillonn? le pays, mobilis? ses troupes? et r?clam? le soutien de tous les d?mocrates, au nom du changement. Alors pourquoi refuser aux autres ce qu?il se serait accord? ? lui-m?me ? Cette attitude, pour nombre d?Ivoiriens, ressemble moins ? un acte de conviction qu?? une r?action de frustration. Ils sont nombreux ? le dire tout haut: Laurent Gbagbo a marqu? l?histoire, mais aujourd?hui, il doit savoir quitter la sc?ne avec dignit?. Gbagbo, un leader en fin de cycle ? Pour certains de ses compatriotes, Gbagbo est un homme qui ne sait pas partir. Apr?s des d?cennies de lutte politique, des ann?es de pouvoir, des proc?s internationaux, un retour triomphal, il continue de penser que, sans lui, rien ne peut se faire. Or, le propre des grands hommes, c?est justement de savoir passer le flambeau, de former une rel?ve, de faire passer l?int?r?t g?n?ral avant l?ego personnel. Ce n?est pas un aveu de faiblesse, c?est une preuve de sagesse. Le refus de soutenir m?me son ex-?pouse ou un camarade de longue date, sous pr?texte qu?il n?est pas lui-m?me candidat donne l?image d?un homme plus pr?occup? par son exclusion que par l?avenir du pays. Ce que la C?te d?Ivoire attend aujourd?hui Ce que le peuple ivoirien attend aujourd?hui, ce n?est ni une guerre d?ego, ni des consignes de boycott. Ce qu?il veut, c?est la paix, la justice ?lectorale, la repr?sentativit?, la stabilit?. Oui, la candidature de Ouattara pose un probl?me constitutionnel. Oui, les institutions sont contest?es. Mais la solution ne viendra ni du silence, ni de l?abstention. Elle viendra du courage civique, de l?engagement ?lectoral, de la mobilisation citoyenne. Participer ? l??lection, ce n?est pas trahir. C?est croire encore en la d?mocratie. C?est dire ? la C?te d?Ivoire: « Je ne baisse pas les bras ».Et puis, les boycotts de 1995 et de 2020 ont-ils emp?ch? Henri Konan B?di? et Alassane Ouattara d?exercer leur pouvoir ? Non. Ne pas confondre combat personnel et combat national Laurent Gbagbo restera une figure majeure de l?histoire politique ivoirienne. Son parcours, sa r?sistance, ses combats pour la souverainet? et la dignit? de l?Afrique lui ont valu l?admiration de millions de personnes. Mais l?Histoire ne s??crit pas au pass?. Elle s??crit au pr?sent, et surtout avec les autres. Refuser l??lection parce qu?on en a ?t? ?cart?, c?est confondre l??go personnel

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Lutte contre le terrorisme: Yaound? et Washington l?vent l??p?e

Pour le Cameroun, qui mobilise quotidiennement ses forces de d?fense dans l?Extr?me-Nord, le renforcement de la coop?ration avec AFRICOM repr?sente ? la fois un appui militaire concret et un signal diplomatique fort. Vendredi 19 septembre 2025, Paul Biya, le pr?sident de la R?publique du Cameroun, a accord? une audience au g?n?ral Dagvin Anderson, commandant de l?US Africa Command (AFRICOM). La rencontre, qui s?est tenue au Palais de l?Unit?, a port? sur le renforcement de la coop?ration militaire entre le Cameroun et les ?tats-Unis, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Selon une communication officielle de la pr?sidence camerounaise, les ?changes ont port? principalement sur la situation s?curitaire dans le bassin du Lac Tchad, une r?gion confront?e aux attaques r?p?t?es de Boko Haram et d?autres groupes arm?s. Le chef de l??tat et son h?te ont ?galement examin? les moyens de consolider la r?ponse militaire et de renforcer les m?canismes de coop?ration existants. Priorit?s ? l?issue de l?audience, aucune pr?cision chiffr?e n?a ?t? communiqu?e. Toutefois, il est apparu que les discussions ont port? sur la modernisation des capacit?s op?rationnelles, l?am?lioration du partage de renseignements et le renforcement de la coop?ration bilat?rale en mati?re de s?curit? r?gionale. En recevant le commandant d?AFRICOM, le pr?sident Paul Biya a r?affirm? l?engagement du Cameroun ? poursuivre son action d?termin?e contre le terrorisme et ? maintenir la stabilit? dans le bassin du Lac Tchad. Pour leur part, les ?tats-Unis ont exprim? leur disponibilit? ? soutenir les efforts du Cameroun et de ses partenaires r?gionaux dans la recherche d?une paix durable. La visite du g?n?ral Dagvin Anderson traduit la volont? des deux parties de consolider cette collaboration dans un contexte marqu? par des menaces persistantes. Elle s?inscrit dans le prolongement de la diplomatie s?curitaire mise en ?uvre par le Cameroun, qui joue un r?le central dans la coordination des initiatives r?gionales de lutte contre l?ins?curit?. Elle t?moigne aussi du caract?re prioritaire que les deux pays accordent ? la stabilit? de l?Afrique centrale et ? la protection des populations face aux menaces transfrontali?res. Le Cameroun figure depuis plusieurs ann?es parmi les partenaires strat?giques des ?tats-Unis en Afrique centrale dans la lutte contre le terrorisme et l?extr?misme violent. ? ce titre, le pays b?n?ficie d?un appui multiforme d?AFRICOM, allant de la formation sp?cialis?e des unit?s de d?fense ? l?appui logistique et technique. Jean Ren? Meva’a Amougou

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D?veloppement industriel au Cameroun: Afriland First au c?ur d?un projet m?tallurgique

En soutenant ProAlu, la banque affirme son soutien pour les initiatives structurantes du pays. A Douala, le 12 septembre dernier, l?industrie m?tallurgique camerounaise franchit un cap historique. Faits du jour : la pose de la premi?re pierre de l?usine ProAlu et la signature de la convention de financement, un ?v?nement qui place Afriland First Bank au c?ur du d?veloppement industriel national. Aux c?t?s d?autres partenaires financiers, Afriland First Bank s?affirme comme le pilier du projet port? par le Groupe de El Jammal Hayssam. La c?r?monie, pr?sid?e par le Premier Ministre repr?sentant personnel du Chef de l??tat, a rassembl? le promoteur, les institutions financi?res et de nombreuses personnalit?s du monde politico-?conomique. La d?l?gation d?Afriland First Bank, conduite par Ferry Nzonteu, directeur r?seau Littoral ? Centre, a symbolis? l?engagement concret de la banque pour soutenir les projets structurants du pays. Depuis ses d?buts, ProAlu b?n?ficie de l?accompagnement strat?gique de la banque. Ce partenariat, d?sormais renforc?, traduit la vision d?Afriland First : investir dans des initiatives ? fort impact ?conomique et social pour stimuler l?industrie, cr?er des emplois qualifi?s et renforcer l?autonomie productive du Cameroun. Pour Afriland First, ce soutien va bien au-del? du financement. C?est un acte de patriotisme ?conomique, une strat?gie visant ? dynamiser l??conomie, promouvoir la comp?titivit? et g?n?rer un progr?s social inclusif. ? Nous croyons en la puissance des projets qui transforment le tissu industriel national et cr?ent de la valeur durable pour nos communaut?s ?, souligne Ferry Nzonteu. Avec ProAlu, Afriland First Bank confirme sa position de leader du financement des projets structurants, consolidant son r?le d?acteur incontournable dans la transformation ?conomique du Cameroun. Entre vision strat?gique et impact concret, la banque d?montre que soutenir l?industrie nationale n?est pas seulement un choix financier, mais un engagement pour l?avenir du pays. JRMA

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Universit?s d?Etat: ? Les invisibles ? des campus l?vent la voix

Entre frustrations accumul?es et blessures silencieuses, des personnels d?appui des institutions publiques d?enseignement sup?rieur expriment leur ras-le-bol. Sans eux, amphith??tres, laboratoires et administrations sombreraient dans le chaos. L?excellence acad?mique, pr?viennent-ils, resterait un mirage inaccessible. Ce sont eux, dans l?ombre, qui tissent le quotidien de l?universit?, veillant ? ce que la machine ?ducative ne s?arr?te jamais. ??Sans le personnel d?appui, le travail des enseignants est nul et de nul effet. Ils sont les architectes de l?universit?. Avec endurance, pers?v?rance et comp?tence, ils travaillent dans l?ombre ?, lan?ait pompeusement le ministre d?Etat, ministre de l?Enseignement sup?rieur (Minesup) en mai 2011.  Pourtant, plus de dix ans plus tard, pr?s de 3 000 personnels d?appui ? travers le pays attendent encore la pleine application du d?cret du 18 mai 2011, le texte qui leur garantit primes d?enseignement et de recherche, primes de technicit? et de non-logement.  Col?re Le 17 septembre dernier, ? Douala, la parole longtemps contenue des agents d?entretien, techniciens, secr?taires ou laborantins s?est lib?r?e. Dans une salle o? l??motion flottait comme un souffle, leur message a fait frissonner : ??Nous ne sommes pas des gr?vistes, mais des serviteurs de l??tat oubli?s??. Le ton reste respectueux mais ferme. ??Nous croyons au dialogue, mais la patience a des limites??, avertissent-ils. Leurs revendications sont nettes et pr?cises : le paiement des rappels li?s ? la revalorisation du SMIG de 2014, partiellement appliqu?e en 2021 ; l?application imm?diate de la grille salariale valid?e en 2023 ; la mise en place d?un v?ritable profil de carri?re. Et pour prot?ger leur espace de comp?tence jusque-l? reconnu, ces travailleurs regroup?s au sein du SYNAPAUC (Syndicat national des personnels d?appui des universit?s du Cameroun) exigent le retrait des professeurs des lyc?es affect?s ? des postes r?serv?s au personnel d?appui.  Le timing n?est pas anodin. ? quelques semaines de la rentr?e universitaire 2025-2026, le collectif rappelle l?impact de la d?motivation sur le service public : ??Un travailleur mal pay? est un travailleur d?motiv???. Derri?re ces mots, c?est la stabilit? de l?enseignement sup?rieur camerounais qui se joue, mais aussi la dignit? de milliers de familles. Entre l?ombre et la lumi?re, ces invisibles r?clament justice, non seulement pour eux, mais pour l?avenir m?me de l?universit? camerounaise. Au Cameroun, on compte pr?s de 3000 personnels d?appui dans les universit?s camerounaises, selon les syndicalistes. Certains attendent ces textes depuis 1993, date ? laquelle ont d?but? les n?gociations sur leur statut particulier. JRMA

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Ma?trise des outils financiers: la BEAC lance son institut de formation

Mis en ?uvre ? partir de Yaound?, le projet vise ? combler le d?ficit de ressources humaines qualifi?es et ? doter l?Afrique centrale d?un outil moderne de transmission des savoirs. ? l?heure o? l?int?gration r?gionale en Afrique centrale reste un chantier sem? d?emb?ches, la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (BEAC) vient de franchir un pas symbolique et strat?gique. L?institution mon?taire a annonc? la cr?ation d?un Institut de formation et de perfectionnement, destin? ? renforcer les comp?tences des cadres financiers, bancaires et ?conomiques de la sous-r?gion CEMAC. Selon le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, cette initiative ? r?pond ? une double exigence : former une nouvelle g?n?ration de sp?cialistes capables d?accompagner les r?formes ?conomiques, et hisser la sous-r?gion au niveau des standards internationaux en mati?re de finance et de r?gulation ?. L?institut devrait ouvrir ses portes d?s l?an prochain, avec un si?ge ? Yaound? et des antennes pr?vues ? Douala et Libreville, c?ur des places financi?res de la CEMAC. Corpus Le programme de formation sera structur? autour de trois volets principaux : la politique mon?taire et la r?gulation bancaire, la gestion des march?s financiers r?gionaux, et l?analyse macro?conomique appliqu?e. Des modules sp?cialis?s en statistiques, cybers?curit? bancaire et innovation num?rique sont ?galement annonc?s. ? Nous devons pr?parer nos pays ? affronter la digitalisation de la finance, les risques li?s aux cryptomonnaies ou encore la n?cessit? de mobiliser l??pargne locale ?, pr?cise un cadre de la BEAC associ? au projet. Au-del? des techniciens de la Banque centrale, l?institut sera ouvert aux cadres des minist?res des finances, aux responsables d?institutions de microfinance et aux jeunes dipl?m?s d?sireux de se sp?cialiser. Une ouverture qui traduit une ambition plus large : transformer le d?ficit chronique de comp?tences en un vivier r?gional. Regards Les partenaires internationaux ne cachent pas leur int?r?t. La Banque mondiale et le FMI, d?j? impliqu?s dans plusieurs programmes de renforcement des capacit?s, ont salu? l?initiative, tout comme l??cole nationale d?administration (ENA) de Paris et l?Institut de la Banque de France, pressentis pour des collaborations. Pour certains observateurs, ce projet constitue aussi un outil politique. ? La BEAC cherche ? consolider son r?le de moteur de l?int?gration, dans un contexte o? la libre circulation des personnes et des capitaux peine ? se concr?tiser ?, analyse un ?conomiste camerounais. L?institut appara?t ainsi comme un geste de diplomatie r?gionale, capable de rapprocher des ?tats souvent rivaux autour d?un int?r?t commun : la formation des ?lites. Reste la question de la p?rennit?. Les pr?c?dentes tentatives de cr?er des centres de formation r?gionaux ont souvent but? sur le manque de financement et de coordination. La BEAC assure avoir pr?vu un budget pluriannuel, aliment? par une fraction de ses exc?dents et par des partenariats ext?rieurs. Si cette promesse est tenue, l?Afrique centrale pourrait enfin disposer d?un outil capable de transformer ses ambitions de d?veloppement en comp?tences tangibles. Dans une sous-r?gion marqu?e par les paradoxes ? richesse en ressources naturelles mais pauvret? structurelle, march?s fragment?s mais aspirations ? l?unit? ? la cr?ation de cet institut r?sonne comme un signal fort : celui d?un futur qui se construit par la connaissance et la ma?trise des outils financiers. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Lutte contre les discours haineux: l’ARREF sensibilise ? Tibati

Divers acteurs locaux r?unis le 13 septembre 2025 dans cette ville de la r?gion de l?Adamaoua pour discuter des enjeux de paix et de coh?sion sociale au Cameroun. L’Association pour la R?habilitation des R?fugi?s, des Jeunes et des Femmes (ARREF) vient d?organiser une conf?rence publique ? Tibati. C’est dans le cadre d’une campagne nationale de sensibilisation sur la lutte contre les discours haineux. Cette campagne a pour th?me : ? Discours Haineux et Messages Subliminaux : Cadre Juridique, ?ducatif et Citoyen ?. La conf?rence s’est tenue dans la salle polyvalente du Centre de Promotion de la Femme et de la Famille, sous la pr?sidence de Dr Marthe de Fioko, coordonnatrice nationale du projet et de l’ARREF.  L’objectif principal de cette rencontre est de favoriser un dialogue inclusif et constructif entre les communaut?s locales, afin d’identifier des solutions concr?tes et durables pour pr?venir ou r?duire les discours de haine au Cameroun. Les participants ont explor? les causes, les cons?quences et les moyens de lutte contre les discours destructeurs. Le d?l?gu? de l’?ducation de base souligne l’importance de promouvoir un message de paix et de vivre -ensemble. ? Pendant les lev?es de couleurs, le ministre de l’Enseignement de base a instruit qu’il est important de tenir un discours en faveur de la paix afin d’?viter tout discours haineux ?, indique-t-il. L’ENIEG de cette localit? s’engage dans la lutte contre les discours haineux. ? L?ENIEG de Tibati se positionne comme un partenaire fort de cette lutte contre les discours haineux, pour la simple raison que nous sommes une institution de formation des futurs ?ducateurs de la prime jeunesse. Nous sommes donc des ?ducateurs privil?gi?s, et pour cela il ne peut en ?tre autrement que de nous positionner comme un interm?diaire de choix ?, d?clare le directeur de l’ENIEG de Tibati. Une initiative de sensibilisation qui apporte de l’espoir ? cette association : ? Nous souhaitons que les participants comprennent mieux ce que recouvrent les discours de haine et leurs cons?quences. Nous aimerons ?galement voir une r?duction observable de propos haineux dans les ?coles, sur les r?seaux sociaux, dans les milieux communautaires et politique et une r?duction durable des tensions sociales : moins de conflits li?s aux stigmatisations ethniques, religieuses, politiques ou m?me sociales ?, d?clare la coordinatrice de l’ARREF. La sensibilisation de l?ARREF est appr?ci?e par la communaut? ?ducative, qui exprime le souhait de voir de telles actions se r?p?ter ? l’avenir. Il est ?galement important de noter que l’ARREF collabore avec plusieurs partenaires, dont YEEH SATTE, le CNPB, EDUK MEDIA et AJEVOH Cameroun, pour renforcer l’impact de ses actions. Amelie Megomo (stagiaire)

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Cemac: la Cobac ?difie les EMF sur le contr?le interne

C??tait le 15 septembre dernier ? Douala, au d’une rencontre avec les responsables des ?tablissements de microfinance. ? La Cobac (Commission bancaire d?Afrique centrale) se rend compte qu’il y a certains dysfonctionnements qui impactent la solidit? des institutions de microfinance. Elle pense que ces dysfonctionnements sont dus, soit ? l?interpr?tation des textes en vigueur, soit ? leur mise en ?uvre ?. Le constat est de David Kengne, expert financier.  Il faut par cons?quent s?assurer d’une mise en ?uvre efficace du contr?le interne au sein des EMF. C?est le message principal v?hicul? au cours de la rencontre annuelle entre le gendarme des banques et les ?tablissements de microfinance (EMF) ce 15 septembre 2025.  ? Ce symposium va permettre d’avoir un ?change pour qu’on puisse ensemble esquisser les pistes de solutions sur les avantages du contr?le syst?me interne des EMF ?, explique Marcel Ondele, secr?taire g?n?ral de la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac). Le contr?le interne est un outil de transparence et de recherche de la performance. C’est aussi un ?l?ment essentiel de la gestion des risques au sein des ?tablissements assujettis. Tout EMF est tenu de se doter d’un dispositif de contr?le interne adapt? ? la nature et au volume de ses activit?s, ainsi qu’? sa taille, ? sa zone d’impl?mentation et aux risques de diff?rentes natures auxquels il est expos?. ? Quand on est une institution de microfinance qui a mis en place un poste de contr?le interne, la gestion est bien, parce qu’on sait tout le comportement de l’entreprise, ? savoir le cr?dit, le marketing, le syst?me d’information, le personnel ?, indique l’expert financier. David Kengne explique qu’au cours de l’ann?e 2017, la Cobac a adopt? une s?rie de r?glements. Ces nouveaux r?glements devraient entrer en vigueur ? partir de 2018 pour la plupart. Leur particularit? est l’instauration de deux dispositifs majeurs : le premier sur la gouvernance d’entreprise et le deuxi?me sur le contr?le interne. Pour la gouvernance d’entreprise, le r?glement d?finit le dispositif ? mettre en place par le conseil d’administration, ? l?effet de suivre et s’approprier la gestion strat?gique et op?rationnelle de l’institution. Le deuxi?me, qui parle du contr?le interne, est ? la fois une exigence r?glementaire et manag?riale. Diane Kenfack

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