Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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29 milliards fcfa

A travers sa filiale Afriland Bourse & Investissement, c?est le montant investi par Afriland First Bank dans Canyon Resources. La Banque obtient ainsi 10,1% des parts de la soci?t? australienne en charge de l?exploitation de la bauxite de Minim Martap, projet lanc? dans l?Adamaoua. Un geste per?u comme une appropriation nationale d?un projet strat?gique. Au-del? des mines, Afriland First Bank r?affirme son r?le de soutien constant ? l?industrie locale. D?but 2023, son en cours de cr?dits atteignait 224 milliards FCFA pour les industries l?g?re et lourde, et 936 milliards sur l??conomie nationale. Une contribution qui traduit sa volont? de renforcer la comp?titivit? industrielle, soutenir l?emploi qualifi? et promouvoir un progr?s social inclusif.

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Maladies cardiovasculaires: une menace silencieuse qui progresse

Au Cameroun, les sp?cialistes parlent de pr?s de 40 % de la population touch?e par les hypertensions. ? Le taux des maladies cardiovasculaires dans la soci?t? camerounaise est croissant. On parle de pr?s de 40 % de la population touch?e par les hypertensions, principal facteur de risque des AVC ?, alerte les sp?cialistes. Derri?re ces chiffres, une r?alit? brutale : avec une pr?valence estim?e ? 30 % de d?c?s par an, ces pathologies repr?sentent aujourd?hui la deuxi?me cause de mortalit? au Cameroun, juste apr?s les maladies infectieuses. Pourtant, la menace reste m?connue du grand public. Dans un pays o? la tuberculose, le paludisme et le VIH monopolisent encore l?attention, les maladies du c?ur avancent ? pas feutr?s, frappant sans distinction d??ge ni de classe sociale. Les experts insistent : 80 % des facteurs de risque pourraient ?tre ?vit?s, ? condition d?informer et d?accompagner les citoyens. Le 24 septembre 2025, la Fondation C?ur et Vie et la Soci?t? Camerounaise de Cardiologie ont r?uni ? Douala m?decins, chercheurs et d?cideurs lors d?un symposium plac? sous le patronage de l?H?pital Laquintinie. L?objectif : sonner l?alarme et impulser une r?ponse coordonn?e. ? Les maladies cardiovasculaires repr?sentent 30 % de l?ensemble des d?c?s enregistr?s chaque ann?e au Cameroun. Et pourtant, les facteurs de risque qui concourent ? cette maladie sont ?vitables ? 80 % ?, rappelle avec gravit? le Dr Marie Solange Ndom, cardiologue et Directeur G?n?ral de l?H?pital Laquintinie. Des vies bouscul?es par le mode de vie moderne Au-del? des chiffres, les maladies cardiovasculaires posent une question centrale de sant? publique : comment concilier d?veloppement, urbanisation rapide et pr?servation du capital sant? ? Le d?fi est de taille pour le Cameroun, o? pr?s de la moiti? des habitants vivent d?j? dans les grandes villes et adoptent des habitudes alimentaires et professionnelles plus s?dentaires. Les sp?cialistes s?accordent sur un point : le changement de mode de vie joue un r?le cl?. La consommation accrue de sel, de sucre et de graisses, la s?dentarit? et le stress urbain p?sent lourd sur le c?ur des Camerounais. Fran?ois Ngoumou, directeur ex?cutif de la Fondation Camerounaise du C?ur, r?sume la situation : ? Le constat est parti du fait qu?il y a une explosion de mort subite au Cameroun due au changement de mode de vie des citoyens. Comme la prise en charge de ces maladies est on?reuse pour le Camerounais moyen, nous avons d?cid? d?agir au niveau de la pr?vention ?. Car les soins co?tent cher. L?acc?s aux m?dicaments antihypertenseurs, aux consultations sp?cialis?es ou aux examens de suivi demeure hors de port?e pour une grande partie de la population. Face ? ce constat, les acteurs de sant? misent d?sormais sur l??ducation et la sensibilisation. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Pr?sidentielle 2025: Paul Biya l’Akonois

Religieux et populations locales se disputent le candidat du Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais (RDPC). P?n?trer l’enceinte du s?minaire saint Joseph que fr?quentait Paul Biya est difficile, car le clerg? dit ?tre apolitique. Mais, au contact avec les responsables de ce s?minaire, il y a une fiert? et un honneur d’avoir eu un ?l?ve aujourd?hui pr?sident de la R?publique, et candidat ? sa propre succession. La conservation de la salle de classe, du banc de l’?l?ve Biya, la conservation du dortoir et du lit de l?illustre apprenant en disent long sur l??tat d?esprit dans cet ?tablissement de l?enseignement secondaire g?n?ral. ? Avoir eu un ?l?ve devenu pr?sident est un tr?s grand honneur. Nous rendons gr?ce ? Dieu. Nous prions de produire d’autres pr?sidents ?, mentionne l’actuel recteur du petit s?minaire o? a ?tudi? le chef de l’?tat. ? voir et ? entendre parler les Akonois, une opposition politique ? un fils du village n’existe pas. M?me s’ils pr?tendent ?tre des d?mocrates, les Akonois sont une main de fer dans un gang de velours. Prononcer le nom d’un autre candidat est une insulte, ? quelques jours de l??lection pr?sidentielle. Tout le monde pr?che et ne prononce qu’un seul nom, celui du candidat du Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais (RDPC). Qu’on soit au march?, dans les d?bits de boissons et autres lieux publics, Paul Biya est sur tous les l?vres. Achille Mballa, technicien en b?timent, venu construire une maison ? ? Biya City ?, comme l’appelle Jean Louis moto taximan, rate de justesse la bastonnade dans un bar de la place, dans la nuit du 24 septembre 2025. Ce dernier, venu ?tancher sa soif apr?s une dure journ?e de travail, intervient dans une discussion politique. Il se pr?sente alors comme un militant du PCRN. ? Je suis Cabral Libii ?, lance-t-il. Comme un seul homme, tout le monde se retourne pour identifier le courageux militant du PCRN. Tr?s vite, Jo?l, l?un de ses collaborateurs et fils du coin, vole ? son secours. ? Il blague, ne prenez pas ? c?ur ce qu’il dit. Il taquine toujours quand il est saoul ?, plaide-t-il. Pour plus de s?curit?, Jo?l l’extirpe et le conduit vers son habitation. La population d’Akono, dans son immense majorit?, dit n’avoir qu’une opposition interne : la guerre fratricide entre les ?lites. Pour Amougou Anicet, ? mon papa Paul Biya nous as tout donn?. Dans la r?gion du Centre, nous avons le plus grand nombre de ministres. Nous avons les directeurs g?n?raux. Mais ? cause des ?gos et des guerres entre ?lites d’ici, la ville ne se d?veloppe pas ?. Denise, revendeuse au march? d’Akono, ?met le v?u de voir son p?re fouler ? nouveau le sol d’Akono pendant ou apr?s les ?lections. ? Le pr?sident doit revenir ici m?me avec la campagne. On nous dit qu’il a ?tudi? ici, mais ? 50 ans, je ne l’ai jamais vu ?, explique-t-elle. Andr? Gromyko Balla ? Akono

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Les potins de la campagne: d?faite??

Ah, la d?mocratie camerounaise, ce th??tre o? chaque coup de th??tre se lit dans les rapports des services secrets ! Selon Jeune Afrique, nos chers espions auraient souffl? ? l?oreille du pr?sident Paul Biya qu?une terrible catastrophe pourrait survenir : une d?faite? historique ! Oui, imaginez le drame absolu si les forces d?opposition parvenaient ? s?unir, ? rassembler leurs ?lecteurs et ?? gagner. Quelle id?e saugrenue ! On se croirait dans une fable o? le monarque re?oit ses oracles, tremble ? la lecture des bulletins de vote et soupire ? l?id?e que ses rivaux osent? coop?rer. Ah, le suspense est insoutenable : les d?mocrates en coalition, un peuple mobilis?? et le pr?sident, pris de frissons strat?giques, se demandant si l?Histoire n?a pas d?cid? de jouer un tour. Quelle trag?die? pour ceux qui n?ont pas le sens de l?ironie ! Mar?e humaine Mercredi 1er octobre 2025, Kousseri a failli se noyer? de monde ! Issa Tchiroma, candidat du FSNC, y a ?t? accueilli comme si Beyonc? herself venait chanter au coin de la rue. Les analystes, lunettes sur le nez et bouche b?e, parlent d?j? de ? d?couverte de l??lection ? ? oui, Issa attire les foules comme le Wi-Fi gratuit un lundi matin. M?me des cadres du MRC ont abandonn? leur navire pour embarquer sur le vaisseau Tchiroma, pr?sent? comme l?? alternative qui claque ?. Lundi dernier, dans le Mayo-Danay, il a rappel? ? la jeunesse : ? Vous n?avez pas juste Issa Tchiroma, vous avez le repr?sentant du peuple ! ? Bon, le peuple, il a r?pondu? en se massant joyeusement derri?re lui. Caricatural ? Le RDPC est un fan club du syst?me au pouvoir ?, l?che Pr Nkou Mvondo, figure acad?mique et homme politique habitu? aux formules qui piquent. En une phrase, il r?sume ce que nombre de critiques reprochent au Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais (RDPC) : ?tre moins un parti d?id?es qu?un cercle de fid?les vou?s ? c?l?brer et ? prot?ger l?ordre ?tabli. En qualifiant le RDPC de ? fan club du syst?me ?, le Pr Nkou Mvondo ne s?est pas content? de lancer une pique. Il a mis en mots une interrogation centrale : le parti au pouvoir est-il encore un outil de d?bat et de gouvernance, ou bien est-il devenu une simple caisse de r?sonance d?un r?gime centr? sur la figure pr?sidentielle ? De nombreux observateurs rel?vent que les congr?s du RDPC ne sont pas des lieux de confrontation programmatique. Les motions de soutien y dominent largement sur les propositions de r?forme. Cette logique renforce l?id?e d?un parti plus mobilis? pour chanter la fid?lit? au syst?me que pour pr?parer l?avenir. ? Ici, le chef de section RDPC a parfois plus d?influence que le sous-pr?fet ?, confie un enseignant de Yaound?, qui pr?f?re garder l?anonymat. ? Mais cette influence ne sert pas ? animer un d?bat politique. Elle sert ? montrer qui est loyal, qui ne l?est pas. ? Virage Candidat du parti UNIVERS ? la pr?sidentielle du 12 octobre 2025, Akere Muna a fait un virage ? 180?? mais avec style : il a d?cid? de rallier Bello Bouba Ma?gari, l?ancien Premier ministre. ? Il m?a promis un r?le important contre la corruption et pour r?gler le bazar du Nord-Est au Sud-Ouest ?, a expliqu? l?avocat ? RFI, comme qui dirait : ? Je ne gagne peut-?tre pas, mais au moins, je joue dans l??quipe ! ? Comme en 2018, Akere n?ira pas au bout de la course, mais reste d?termin? ? secouer le pays. Avant lui, Ateki Seta Caxton avait d?j? pass? le relais, convaincu que Bello Bouba est le champion du changement. Bref, au Cameroun, la politique, c?est un peu comme une partie de chaises musicales : il faut savoir quand se lever? et quand applaudir le voisin qui s?assoit. Jean-Ren? Meva?a Amougou

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Macron, le vrai probl?me de la France

Parler de remaniement, c?est entretenir l?illusion d?un changement. Nommer un nouveau Premier ministre, c?est faire du rafistolage politique et maintenir un syst?me qui refuse de voir la r?alit? en face. C?est aussi continuer ? m?priser le peuple fran?ais, qui n?en peut plus d?un pr?sident dont l?unique obsession semble ?tre de donner plus d?argent aux riches et ? des cabinets de conseil de moralit? douteuse comme la compagnie am?ricaine McKinsey. Certains voudraient nous faire croire que la crise actuelle est gouvernementale, qu?un nouveau Premier ministre suffirait ? calmer les tensions, ? relancer l?action. Mais le probl?me de la France ne se situe ni ? Matignon, ni ? l?Assembl?e nationale. Le c?ur du blocage se trouve ? l??lys?e. Le probl?me de la France, aujourd?hui, c?est Emmanuel Macron. Depuis les ?lections l?gislatives de 2022, o? il a perdu la majorit? absolue, il a refus? d?entendre le message des urnes. Plut?t que d?en tirer les cons?quences, il a choisi de passer en force, multipliant les 49.3, gouvernant sans d?bat, imposant des r?formes rejet?es massivement, comme celle des retraites. Il s?est assis sur le vote des Fran?ais, pr?f?rant l?autorit? solitaire au compromis d?mocratique. Un pr?sident en rupture avec la d?mocratie Ce mandat est devenu celui de la ruse et de la mauvaise foi. Emmanuel Macron tord les r?gles, manipule les institutions et ?vite toute remise en question. Il continue de gouverner comme s?il disposait d?un blanc-seing, alors que sa l?gitimit? politique est profond?ment entam?e.Certains Fran?ais songent d?j? ? une nouvelle dissolution de l?Assembl?e nationale. Mais ce serait un nouveau tour de passe-passe pour repousser l??ch?ance. Cette strat?gie ne r?soudrait rien. Dissoudre, pour quoi faire ? Reproduire les m?mes blocages ? Obtenir un sursis ? Non. Le v?ritable blocage, c?est Macron. Le seul geste responsable: d?missionner ? ce stade, il ne reste qu?une option r?ellement d?mocratique: qu?Emmanuel Macron d?missionne et qu?une ?lection pr?sidentielle anticip?e soit organis?e. Ce serait un acte de lucidit? et de responsabilit?. La France a besoin d?un nouveau d?part, d?un pouvoir qui respecte les institutions, les corps interm?diaires, la voix du peuple. Elle a besoin d?un pr?sident qui gouverne avec, et non contre, le pays. Le syst?me actuel est ? bout de souffle. Et changer le Premier ministre ne r?glera rien, pas plus qu?un nouveau discours ou une strat?gie de communication. Le double discours d?Emmanuel Macron Ce qui ajoute au malaise, c?est le double discours permanent du chef de l??tat. ? l??tranger, il se pose en champion de la d?mocratie. Il donne des le?ons aux pays africains, d?nonce les r?gimes autoritaires, plaide pour des ?lections libres pendant que, chez lui, il m?prise les mouvements sociaux, muselle le Parlement, refuse le r?f?rendum et gouverne par d?cret. Cette incoh?rence ne passe plus. Elle mine la cr?dibilit? de la France. Elle r?v?le une vision verticale, technocratique o? la d?mocratie est tol?r?e tant qu?elle ne g?ne pas les d?cisions du sommet. Comme quoi, la vertu n?est pas toujours l? o? on l?imagine. Un peuple fatigu? et m?pris? Les Fran?ais sont ?puis?s par ce quinquennat. Les in?galit?s explosent, les services publics s?effondrent, le pouvoir d?achat recule et l??coute politique est devenue inexistante. Face ? cela, Emmanuel Macron continue de prot?ger les int?r?ts des plus ais?s, refusant toute remise ? plat du mod?le ?conomique, tout dialogue r?el avec les citoyens.Et que propose-t-il ? De changer de visage ? Matignon ? De recycler les m?mes figures politiques d?j? connues ? C?est non seulement insultant pour l?intelligence des Fran?ais, mais aussi r?v?lateur d?un pr?sident totalement coup? des r?alit?s sociales. Une alternative est possible Non, la France n?est pas condamn?e ? subir ce cycle infernal de crises politiques et de r?formes impos?es. Il existe une alternative, mais elle commence par une rupture nette avec le macronisme, c?est-?-dire une rupture avec la personnalisation excessive du pouvoir, l?autoritarisme institutionnel et le m?pris du peuple. Emmanuel Macron doit partir. Pas dans la violence, ni dans l?humiliation, mais dans un acte d?mocratique clair: une d?mission suivie d?une ?lection pr?sidentielle anticip?e. Le pays y gagnerait en apaisement, en clart? et en l?gitimit?. Car, aujourd?hui, ce que le peuple r?clame, ce n?est pas un nouveau plan de communication. C?est un vrai changement de cap. Jean-Claude DJEREKE

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Croissance et D?fis : L’?volution de l’Imp?t sur les Soci?t?s P?troli?res au Cameroun (2018-2022)

L’ouverture des donn?es du secteur extractif au Cameroun se poursuit par le comit? de l’ITIE, pour une meilleure transparence, sur l’?volution de l’Imp?t sur les Soci?t?s(IS) P?troli?res. Ces actions conduisent ? une meilleure ouverture du d?bat public, sur la gouvernance de ce secteur majeur. Et comme le dit un adage, « il faut que la main gauche sache ce que la main droite fait ». Ces donn?es publi?es jusqu’ici, au fil du temps, rencontrent de nombreux d?fis, tant dans son exploitation que dans son contenu, li? ? la publication des contrats. «  »Cest pour mieux structurer et organiser la prise de parole de la soci?t? civile intervenant dans la mise en oeuvre de lITIE, que la Plateforme de Repr?sentation et de Redevabilit? des Organisations impliqu?es dans la gouvernance du Secteur Extractif au Cameroun, a ?t? mise sur pied avec ses organes de gouvernance dont le comit? de pilotage de trois membres dont je suis le Chef de file » », Explique l’un des Leaders actifs de la soci?t? civile, ?uvrant depuis des ann?es pour l’ITIE, et l’un des Membres Fondateurs de DMJ(Dynamique Mondial des Jeunes), Dupleix Ferdinand KUENZOP. UNE PROGRESSION FISCALE VISIBLE, MAIS EMBO?T?E Engag?e comme membre de l’ITIE depuis 2005, le Cameroun publie chaque ann?e des rapports ITIE d?taillant les paiements effectu?s par les entreprises extractives et les revenus per?us par l’?tat. Ces rapports visent ? promouvoir la transparence et ? favoriser une gestion plus responsable des ressources extractives. Toutefois, le Cameroun ?tant encore en train de faire son entr?e dans les initiatives open governance, n’offre ? certains parties prenantes, que la possibilit? d’exploiter les donn?es issues des rapports des flux financiers, et des volumes relatifs ? l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures. Ainsi que des mines solides que produit un conciliateur ou administrateur ind?pendant dans le cadre du processus ITIE. Dapr?s les diff?rents rapports produits depuis 2005, celui de 2022 ( dernier rapport publi? en Mars 2025), malgr? que l’initiative porte sur la transparence, on y remarque que les contrats du secteur p?trolier sont encore frapp?s du sceau des clauses de confidentialit?. Pourtant, les articles 97 et 98 du Code P?trolier ainsi que l’article 140 du D?cret n?2023/232 consacrent la confidentialit? des informations issues des op?rations p?troli?res (rapports, mesures de terrain, plans, ?chantillons, etc.). Ces donn?es ne peuvent ?tre divulgu?es avant le retour du p?rim?tre concern? ? l’?tat ou avant la fin de la p?riode de confidentialit?, pr?vue ? l’article 143 du d?cret. Pour sa part, larticle 25 du mod?le de Contrat de Partage de Production (CPP) stipule que: le contrat, ses annexes et les donn?es contractuelles sont confidentiels et ne peuvent ?tre divulgu?s ? des tiers. Cette obligation subsiste jusqu? l’expiration du contrat. (Rapport ITIE 2022). Dans un tel contexte, les freins aux possibilit?s d’analyse des recettes issues du secteur minier ne sont pas li?s uniquement au format de leur publication, mais davantage ? la disponibilit? des sources de l’information ? les rendre accessibles. Par cons?quent, une analyse faite sans acc?s aux contrats est un exercice incongru puisque c’est dans le contrat que l’on retrouverait les engagements fiscaux des parties. M?me en s’appuyant sur les rapports ITIE, l’un des freins serait le retard dans la disponibilit? des donn?es ? analyser.Cependant, une progression notable de l’imp?t sur les soci?t?s(IS) p?trolier reste perceptible, s’il faut s’en tenir aux rapports ITIE de 2008 ? 2022. Cette tranche fiscale constitue l?imp?t le mieux collect? chaque ann?e dans le secteur extractif au Cameroun. Par exemple, en 2008, le Cameroun a commenc? ? conna?tre une hausse mod?r?e des recettes fiscales, avec des contributions principalement li?es ? l’imp?t sur les soci?t?s. Cependant, la contribution globale du secteur p?trolier ?tait encore en d?veloppement, avec des recettes fiscales relativement faibles par rapport aux ann?es suivantes. La fiscalit? restait encore domin?e par des revenus issus de la production en nature, principalement des hydrocarbures, qui ne sont pas toujours directement li?s aux rendements fiscaux (Rapport ITIE 2018). En 2019, avec l’arriv?e de la pand?mie COVID 19, on a commenc? ? observer une croissance de la fiscalit? p?troli?re, gr?ce ? l’augmentation des prix des hydrocarbures. L’imp?t sur les soci?t?s p?troli?res a continu? d’?tre le principal contributeur fiscal, repr?sentant une proportion plus importante des recettes budg?taires. Et en terme de contribution des exploitations du secteur extractif dans les d?penses publiques, on a aussi remarqu? une forte contribution au niveau de cette recette. Cette ann?e-l?, le Cameroun a enregistr? un bond dans les recettes fiscales p?troli?res, atteignant 83,90 milliards de FCFA en IS, un signe de l’am?lioration de la collecte (Rapport ITIE 2019, p. 18). CONTRIBUTION DU REVENU DU SECTEUR EXTRACTIF DANS LE BUDGET NATIONAL 2020 : L’ann?e 2020 a ?t? marqu?e par une pand?mie mondiale qui a affect? les prix du p?trole et, par cons?quent, les revenus fiscaux. Malgr? cette baisse, l?imp?t sur les soci?t?s p?troli?res est rest? un pilier essentiel de la fiscalit?. Les recettes p?troli?res ?taient encore domin?es par l?IS, bien qu’il y ait eu une l?g?re baisse par rapport ? l’ann?e pr?c?dente en raison de la baisse des volumes produits et de la volatilit? des prix (Rapport ITIE 2020, p. 22). Cette contribution a continuer ? ?voluer en 2021, avec une augmentation de 151,36 % des recettes par rapport ? 2020. L’IS a atteint 210,89 milliards de FCFA, principalement gr?ce ? la hausse des prix du p?trole sur les march?s mondiaux (Rapport ITIE 2021, p. 19). Le secteur extractif a vu une croissance et un pic substantiel de ses recettes fiscales, illustrant un renforcement de la collecte jusqu’en 2022, o? l’IS p?trolier a continu? d’exploser avec un total de 207,52 milliards de FCFA, repr?sentant 18,54 % des recettes fiscales globales du pays. Cette performance remarquable est attribu?e ? une stabilit? accrue des prix du p?trole et ? une gestion am?lior?e des revenus, avec la SNH jouant un r?le cl? dans la collecte. En 2022, l’?tat a per?u 774,51 milliards de FCFA via la SNH, ce qui a permis de soutenir de mani?re substantielle le budget national (Rapport ITIE 2022, p. 16). LES D?FIS LI?S AUX FLUX DE L’IMP?T SUR LES SOCI?T?S P?TROLI?RES

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Samuel Hiram Iyodi : Le jeunot qui r?ve le Cameroun en ?conomiste

? Douala, quand le soleil perce les t?les ondul?es des march?s et que les klaxons ponctuent le chant des vendeurs, Samuel Hiram Iyodi marche. Il ne traverse pas seulement la ville : il l??coute. Chaque rue, chaque sourire, chaque plainte devient pour lui un indice, un chiffre ? d?crypter, un r?ve ? transformer en projet concret. ? L??conomie n?est pas seulement dans les bureaux ?, dit-il, le regard fix? sur une vendeuse de mangues qui calcule ses profits ? la main. ? Elle est dans la vie de chacun de nous. ? Parcours et id?es ? 38 ans, cet ing?nieur devenu ?conomiste n?a rien d?un politicien ordinaire. Dipl?m? en g?nie des proc?d?s chimiques de l?Universit? Laval au Qu?bec, certifi? Lean Six Sigma Green Belt, il a ?tudi? les flux, les processus, les cha?nes de production. Mais ce sont les flux humains qui l?inspirent le plus. Chez Cameroun Audit Conseil, il a appris ? traquer les risques et ? observer la m?canique des entreprises. Aujourd?hui, il applique la m?me rigueur ? l??tat, voyant dans chaque budget une partition ? r??crire, dans chaque minist?re un instrument ? accorder. ? Nous ne pouvons pas seulement ajuster les chiffres ?, confie-t-il lors d?un meeting improvis? ? Bafoussam. ? Nous devons r?inventer le rythme de la vie ?conomique. ? Ses mots r?sonnent comme une promesse : r?duire le nombre de ministres pour all?ger l?administration, instaurer une autorit? ind?pendante contre la corruption, r?former la fiscalit? pour plus d??quit?, stimuler l?entrepreneuriat local et investir dans les ?nergies renouvelables. Chaque mesure a sa logique, chaque r?forme son souffle po?tique. Sa campagne est un voyage ? travers le Cameroun, une cartographie de la proximit?. ? Yaound?, il ?change avec des commer?ants sur le co?t de la vie. ? Kribi, il ?coute les p?cheurs raconter la mer et les saisons. ? Bamenda, il discute avec de jeunes entrepreneurs qui r?vent de cr?er des start-ups. Partout, il note, questionne, transforme les paroles en id?es concr?tes. ? Ce n?est pas un candidat qui impose ?, raconte Amina, ?tudiante en sciences politiques. ? Il construit avec nous. ? Les r?seaux sociaux deviennent son agora num?rique. Vid?os explicatives, sessions de questions-r?ponses, d?bats en direct : Iyodi y traduit ses analyses ?conomiques en r?cits accessibles. Les chiffres deviennent langage, les r?formes deviennent histoires. Pour la jeunesse, il n?est pas seulement un candidat ; il est un professeur, un mentor, un guide. ? Quand il parle, on comprend ?, dit Mireille, jeune entrepreneuse. ? On sent que chaque id?e a ?t? pens?e, mais surtout que chaque id?e peut changer notre vie ?. Et pourtant, le chemin est ardu. La domination du RDPC et la fragmentation de l?opposition semblent des murs infranchissables. Mais Iyodi avance, fid?le ? sa vision : la rigueur scientifique, la clart? strat?gique, la po?sie dans la politique. ? Je ne suis pas ici pour faire du bruit ?, r?p?te-t-il dans un entretien fictif. ? Je suis ici pour b?tir. Pour que le Cameroun cesse d?attendre et commence ? agir ?. Il y a chez Iyodi une capacit? rare : celle de transformer l?abstrait en tangible, l?analytique en r?ve collectif. Dans les march?s, les universit?s, les villages, il est l??conomiste qui parle aux c?urs. Dans les minist?res qu?il r?ve de r?former, il voit non pas des chiffres, mais des vies, des familles, des avenirs ? ?crire. Samuel Hiram Iyodi, l??conomiste-po?te, bat campagne comme on compose une symphonie. Chaque rencontre est une note, chaque projet une m?lodie, chaque chiffre une rime. Il conjugue m?thode et humanit?, pragmatisme et id?al, strat?gie et po?sie. Dans ses yeux, le Cameroun des 50 prochaines ann?es est d?j? en train de se dessiner, un pays o? les citoyens ne subissent plus, mais d?cident, un pays o? l??conomie devient instrument de justice et de prosp?rit?, un pays o? chaque voix compte, et chaque r?ve peut s?accomplir. ? quelques jours du scrutin, il marche toujours, carnet ? la main, sourire discret, regard fix? sur l?horizon. Samuel Hiram Iyodi n?est pas seulement un candidat. Il est un ?conomiste qui ?crit son pays comme un po?me, un r?veur pragmatique qui transforme la politique en action, et un homme qui rappelle ? tous que l?avenir n?est pas ?crit : ? il se construit, ensemble ?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Journ?e Mondiale de la Femme Rurale: un appel face aux d?fis climatiques en 2025

? l’occasion de la 30e ?dition de la Journ?e Mondiale de la Femme Rurale, qui se c?l?bre le 15 octobre prochain, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) souligne les obstacles rencontr?s par les femmes rurales face aux changements climatiques et l’acc?s limit? aux ressources productives. A la faveur de la 30e ?dition de la Journ?e Mondiale de la Femme Rurale (JMFR), la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) a fait le 1er octobre 2025 une d?claration dans le cadre du lancement des activit?s de cet ?v?nement. Objectif, outiller les femmes rurales ? mieux s’adapter aux changements climatiques et ? am?liorer leur acc?s aux ressources productives. Le th?me de cette ?dition, ? Femmes rurales face aux d?fis des changements climatiques et de l’acc?s aux ressources productives ?, met en lumi?re deux d?fis majeurs qui affectent directement la vie et la r?silience des femmes rurales de notre pays. Les changements climatiques repr?sentent un obstacle pour les femmes vivant en milieu rural. En raison de leur r?le central dans la production alimentaire et la gestion des ressources, elles sont particuli?rement confront?es ? de nombreux d?fis. ? Malgr? ces r?les majeurs dans notre soci?t?, les femmes rurales restent confront?es ? de nombreux obstacles entre autres : le faible acc?s ? la propri?t? fonci?re, aux cr?dits, aux intrants, aux technologies, la charge domestique ?lev?e et l’exposition accrue aux effets n?fastes des changements climatiques ?, indique madame la ministre. De plus, l’acc?s aux ressources productives, telles que la terre, l’eau et le cr?dit, sont souvent limit?es pour les femmes rurales. Cette situation entrave leur capacit? ? investir dans des pratiques agricoles durables et ? am?liorer leur qualit? de vie. Lors de cette d?claration, la ministre r?v?le les actions gouvernementales ? travers le Minproff : ? l’octroi de mat?riels et intrants agricoles aux femmes et groupes de femmes en vue de r?duire la p?nibilit? de leur travail, le renforcement des capacit?s des femmes sur les techniques modernes de production, de transformation, de conditionnement et de commercialisation ?. La c?l?bration de la 30e Journ?e Mondiale de la Femme Rurale, le 15 octobre prochain, sera occasion de r?fl?chir aux actions ? entreprendre pour soutenir davantage les femmes rurales face aux changements climatiques. Am?lie Engono (stagiaire)

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?L’AGOA n’est pas une aide, elle porte sur le commerce?

Lire l?analyse de la Directrice ex?cutive du Centre du commerce international sur l’expiration de l’AGOA D?claration de Pamela Coke-Hamilton, Directrice ex?cutive, Centre du commerce international (ITC)(Gen?ve) ? La Loi sur la croissance et les opportunit?s ?conomiques en Afrique (AGOA), pierre angulaire du commerce entre les ?tats-Unis et l’Afrique, expire aujourd’hui. Il est question d’un renouvellement, mais ? ce jour, nous n’en savons pas plus.Depuis un quart de si?cle, l’AGOA permet un acc?s en franchise de droits au march? am?ricain pour les marchandises provenant de 32 pays africains. Elle favorise ainsi la croissance ?conomique, la cr?ation d’emplois et le renforcement des liens commerciaux.Les pays ?ligibles en ont tir? parti ? des degr?s divers, mais dans l’ensemble, cet accord a ?t? mutuellement b?n?fique.L’expiration de l’AGOA serait un coup dur pour les pays africains qui subissent d?j? le poids des nouvelles mesures commerciales, des derniers droits de douane aux exigences en mati?re de durabilit?. L’acc?s aux march?s cl?s devient de plus en plus difficile, et les pays africains, en particulier les moins d?velopp?s, en ressentent les effets. Prenons l’exemple du Lesotho. Pr?s de 60 % de ses exportations de v?tements sont destin?s aux ?tats-Unis, pour une valeur de plus de 230 millions de dollars par an. Dans le cadre de l’AGOA, ces produits entraient sur le march? am?ricain en franchise de droits ; aujourd’hui, ils sont frapp?s d’un droit de douane de 15 %. Ce taux peut sembler raisonnable en comparaison des 50 % initialement annonc?s, mais cette mesure a entra?n? des annulations de commandes, des pertes d’emplois et une baisse de la comp?titivit? par rapport aux pays voisins comme le Kenya et l’Eswatini, soumis ? un taux de 10 %. L’industrie textile du Lesotho emploie 40 000 personnes. Cette situation affecte de vraies personnes, de vraies vies. L’Afrique du Sud conna?t une situation similaire. Les producteurs d’agrumes, qui repr?sentent 140 000 emplois dans le secteur agricole, sont d?sormais soumis ? un droit de douane de 30 % ? le plus ?lev? du continent ? qui s’ajoute aux droits de douane pr?existants. En ce qui concerne les voitures, selon nos donn?es, les exportations de v?hicules particuliers vers les ?tats-Unis ont chut? de pr?s de 40 % en glissement annuel au deuxi?me trimestre 2025. Nous estimons que les exportations globales du pays vers les ?tats-Unis pourraient chuter de 17 % d’ici 2029. L’Afrique du Sud est le premier partenaire commercial des ?tats-Unis sur le continent, ce qui aurait des r?percussions sur les fabricants am?ricains. En ce qui concerne les secteurs, si l’AGOA n’?tait pas renouvel?e, le secteur le plus touch? serait celui de l’habillement et du textile. Nos donn?es montrent que les droits de douane ? eux seuls vont se traduire par une r?duction des exportations des pays b?n?ficiaires de l’AGOA vers les ?tats-Unis de 11 % d’ici 2029. Avec la fin de l’AGOA, ce chiffre atteindrait 21 %. D’autres secteurs ? forte intensit? de main-d’?uvre, tels que le cuir, la chaussure, les produits alimentaires transform?s et les boissons, risquent ?galement de perdre du terrain. Dans une perspective future, il ne s’agira pas seulement d’une question de pr?f?rences perdues ou d’acc?s r?duit au march?, il s’agira surtout d’un test sur les capacit?s de r?action des ?conomies africaines. Les pays africains peuvent saisir cette occasion pour s’engager pleinement dans la diversification au-del? des secteurs et des march?s traditionnels, la transformation des marchandises avant leur exportation et le renforcement du commerce au sein du continent. Il faut pour cela se projeter ? long terme, et la Zone de libre-?change continentale africaine est notre meilleur outil pour y parvenir. Elle peut ouvrir les march?s r?gionaux, attirer les investissements et r?duire la d?pendance vis-?-vis d’un partenaire commercial unique. Permettez-moi de conclure par cette remarque : l’AGOA n’est pas une aide, elle porte sur le commerce. Elle a profit? ? la fois aux exportateurs africains et aux fabricants bas?s aux ?tats-Unis. Il est grand temps que l’Afrique accorde la priorit? ? l’Afrique en renfor?ant les cha?nes de valeur r?gionales et en veillant ? ce que m?me les plus petites entreprises aient un r?le ? jouer au c?ur de cette transformation. Notes aux ?diteurs? propos du Centre du commerce international

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Deuxi?me Guerre mondiale: le g?n?ral De Gaulle est parti d?Akono pour lib?rer la France

Le journal Int?gration a visit? les coins inconnus de ce pan de l?histoire du Cameroun. Un peuple sans histoire est un monde sans ?me, a-t-on coutume de dire. Pour le p?re Mvogo Enama Alexandre D?sir?, gardien du temple, ? contrairement au narratif populaire, le g?n?ral De Gaulle ne vient pas au Cameroun pendant la deuxi?me Guerre mondiale. Il ?tait l? bien avant et a v?cu de nombreux mois sous la sacristie de la cath?drale d’Akono ?. Il s?agit en effet d?un bunker d?une pi?ce unique de 7m?, ? l?acc?s difficile. La peinture blanche sur les murs est la m?me depuis bient?t 100 ans. Les seuls vestiges restant sont des reliques militaires. Elles appartiendraient ? la garde rapproch?e du g?n?ral. Tout commence en 1938, nous sommes ? la veille de la deuxi?me Guerre mondiale. La France comprend que l’Allemagne veut r?cup?rer ses colonies perdues apr?s la premi?re Guerre mondiale. Le Cameroun est non seulement dans l’escarcelle, mais constitue aussi un carrefour tr?s strat?gique pour l’approvisionnement en troupes et en ressources. La partie centrale du pays (particuli?rement la capitale Yaound? et ses environs) constitue un danger majeur parce que germanophone. De Gaule d?cide de s’installer ? Akono, o? il passe des longs mois ? ?laborer la strat?gie de guerre. En effet, De Gaule craint que les Allemands ?tablissent une base arri?re ? un pas de la capitale. D?autant plus que les Alsaciens ? l?origine germanophones sont install?s ? Akono. La proximit? linguistique avec les populations constitue un atout majeur pour le renseignement fran?ais. ? Les Allemands ?taient tr?s appr?ci?s par les populations ?, indique le pr?lat. La France ayant effac? toute trace de ce s?jour, le guide et pr?lat apprend qu’il ne croyait pas au r?cit des anciens de la localit?. L?altercation verbale avec un colonel des services de renseignement fran?ais retrait? ? Douala aurait ?t? d?cisive. ? Je me rendais ? Nkonsamba pour une messe. Dans les embouteillages, le colonel fran?ais et moi avions des prises de bec. En apprenant mon titre de ministre de Dieu ? Akono, il se calme. Il dit : ? l? o? le g?n?ral De Gaulle s’est cach? ? Je r?ponds que le g?n?ral De Gaulle n’?tait pas ? Akono. Il me redit que le g?n?ral ?tait ? Akono ?, ?voque-t-il. L’agent secret lui fait une r?v?lation : ? De Gaulle ?tait ? Akono entre 1938 et 1939. Si nous ouvrons les archives du Cameroun, vous verrez qu’il ?tait au Cameroun. C’est de l? qu’il part pour remonter vers l’Afrique du Nord o? il va lancer son fameux appel ?. C’est fort de cette r?v?lation que le p?re Mvogo Enama Alexandre D?sir? plaide pour un enseignement d’une histoire ?crite par nous-m?mes. Apr?s les archives sur la guerre d’ind?pendance, il faut d?sormais ouvrir celles de l??poque coloniale. Andr? Gromyko Balla ? Akono

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