Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Extr?me-Nord?: ?Rendez-nous nos 503 milliards !?

? une semaine du scrutin pr?sidentiel, l??conomiste Dieudonn? Essomba lance une bombe politique : il d?fend le mod?le de gestion r?gionale d?velopp? par le SDF, celui qui ferait de l?Extr?me-Nord un moteur de d?veloppement. Maroua ? Correspondance sp?ciale. Alors que les ?missaires du pr?sident Paul Biya sillonnent encore l?Extr?me-Nord pour vendre les vieilles promesses d?infrastructures jamais r?alis?es et de ch?mage jamais ?radiqu?, une voix discordante brise le ronron ?lectoral. L??conomiste Dieudonn? Essomba frappe fort en accusant le syst?me en place de confisquer les richesses nationales pour entretenir une ?lite gloutonne et corrompue : ? Ce ne sont pas des faveurs, c?est votre argent ! ?, tonne t?il. Et de chiffrer : ? sur les 7 500 milliards du budget national, l?Extr?me-Nord devrait percevoir chaque ann?e 503,4 milliards FCFA. De quoi transformer radicalement une r?gion trop souvent rel?gu?e au rang de pupille politique ?. Un discours de rupture Contrairement aux ministres-candidats venus r?citer des discours ?cul?s, Osih propose une rupture frontale avec la centralisation yaound?enne. Son plan : cr?er un v?ritable gouvernement r?gional ?lu, dot? de dix minist?res strat?giques ? s?curit?, eau, infrastructures, sant?, ?ducation, agriculture… ? afin que l?Extr?me-Nord puisse b?tir son avenir par lui-m?me. ? Qu?on vous rende vos 503 milliards et vous ferez vos routes, vos h?pitaux, vos ?coles ! ?, mart?le Essomba. Une promesse qui r?sonne comme une gifle ? la bureaucratie de Yaound?, accus?e par l??conomiste d?avoir infantilis? quatre millions de citoyens camerounais ? comme si l?Extr?me-Nord ?tait un ?ternel enfant ?. La fin du paternalisme politique ? Depuis l?ind?pendance, les populations de l?Extr?me-Nord entendent les m?mes refrains : projets annonc?s mais jamais r?alis?s, dotations promises mais toujours d?tourn?es, d?veloppement pr?sent? comme une aum?ne. ? Assez d??tre des assist?s ! ?, s?emporte Essomba. Le mod?le de gouvernance r?gionale d?fendu par Osih repose sur trois piliers : la sp?cialisation : chaque minist?re r?gional r?pond aux r?alit?s locales, comme celui de l?Eau et du R?chauffement climatique ; l??mulation : chaque r?gion g?re ses propres ressources, cr?ant une saine comp?tition ; la responsabilit? : les ?lus locaux doivent rendre des comptes ? leurs populations, et non ? un centre ?loign?. Un coup de tonnerre ? la veille du scrutin ? quelques jours du 12 octobre, ce discours radical frappe comme un coup de tonnerre. Osih, longtemps per?u comme une alternative sans r?el poids dans le Nord, repositionne le d?bat sur le terrain br?lant de la justice ?conomique et du droit des r?gions ? disposer de leurs ressources. Ses adversaires, eux, continuent d?agiter la peur ou de promettre des miettes. La pr?sidentielle camerounaise pourrait bien basculer. Tom

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Le Grand Nord, faiseur de roi

R?gion charni?re, le Grand Nord, fort d?un poids ?lectoral d?cisif, d?tient les cl?s de l??lection. De Maroua ? Garoua, de Ngaound?r? ? Kousseri, les discussions sont claires : le choix des populations pourrait transformer la pr?sidentielle en duel in?dit, voire en r?f?rendum contre le pouvoir en place. Une semaine d?cisive Lundi 06 octobre, la campagne pr?sidentielle entre dans sa phase finale. Pour l?universitaire Dourga Simon, les jeux ne sont pas faits : ? le Grand Nord a toutes les cartes en main pour faire basculer cette ?lection. Avec pr?s de 40 % du corps ?lectoral national, l?Adamaoua, le Nord et l?Extr?me-Nord forment un bloc incontournable. Si la r?gion d?cide de parler d?une seule voix, elle peut sceller le destin du scrutin ?. Un duel possible : l?opposition contre Paul Biya Dans les march?s de Garoua, les trottoirs des agences de voyage de Maroua et autour de la gare voyageurs de Ngaound?r?, les discussions tournent autour d?une hypoth?se qui fait fr?mir le camp pr?sidentiel : et si le Grand Nord imposait un face-?-face entre Paul Biya et un seul candidat de l?opposition ? Dans le meeting improvis? du Front pour le Salut National du Cameroun ? Kousseri, un commer?ant r?sume le sentiment ambiant : ? Ici, si nous nous mettons d?accord pour soutenir un seul opposant, alors tout change. Nous pouvons d?cider de l?avenir de cette ?lection ?. Plusieurs figures locales confirment des tractations discr?tes pour pousser ? un regroupement des forces contestataires. ? C?est un secret de Polichinelle : les alliances qui se dessinent peuvent transformer le jeu politique ?, souffle un cadre politique ? Ngaound?r?. Vers un r?f?rendum contre le syst?me ? Certains vont plus loin. Pour eux, le scrutin du 12 octobre pourrait prendre des allures de r?f?rendum. Non pas pour ou contre un candidat, mais pour ou contre le maintien du statu quo. ? Si le Grand Nord fixe ses conditions, si ses leaders parlent d?une seule voix, alors cette ?lection devient un pl?biscite. On vote non pas pour des promesses, mais contre un syst?me ?, explique Dieudonn? Douvagai, ?tudiant ? l?universit? de Garoua. Ces conditions, ?voqu?es dans les cercles politiques, vont de la repr?sentation accrue des r?gions du Nord dans l?appareil d??tat ? une redistribution plus ?quitable des ressources, en passant par la lutte contre l?ins?curit? chronique qui mine les d?partements du Logone-et-Chari, Mayo-Tsanaga et Mayo-Sava. La voix des populations Dans les Monts Mandara, jadis terrain conquis pour le Rassemblement D?mocratique du Peuple Cameroun (RDPC), le parti au pouvoir, des voix s??l?vent. Un jeune villageois tranche : ? on nous utilise depuis toujours comme un r?servoir de voix. Cette fois-ci, c?est nous qui allons utiliser notre force pour d?cider ?. M?me son de cloche dans la vall?e de la B?nou?, o? une institutrice confie : ? nous savons notre poids. Nous savons que sans nous, personne ne gagne. Alors pourquoi ne pas en profiter pour imposer nos conditions ? ? Un enjeu national Les observateurs nationaux et internationaux, eux aussi, surveillent de pr?s les signaux venus du Nord. Car dans un pays o? l??lectorat est fragment?, seule cette r?gion peut cr?er un basculement. ? L??quation est simple : si le Grand Nord tranche, le Cameroun bascule. S?il h?site, l?incertitude demeure ?, analyse un expert ?lectoral joint ? Yaound?. Un scrutin sous tension ? quelques jours du vote, une chose est certaine : le Grand Nord ne veut plus ?tre spectateur. Il veut devenir acteur, arbitre et, peut-?tre, faiseur de roi. La question est d?sormais de savoir si cette volont? se traduira par un choix clair. Duel ou r?f?rendum : le 12 octobre, c?est bien dans le Nord du Cameroun que se d?cidera le visage du Cameroun de demain. Tom

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Les potins de la campagne

Faits et m?faits rep?r?s sur la route vers le palais d’Etoudi ? Bafoussam, Mgr Lontsie-Keune troque sa chasuble pour le r?le de coach ?lectoral. L??v?que, visiblement inquiet de voir les Camerounais voter ? l?aveugle, a livr? sa recette pour une pr?sidentielle 100 % transparente le 12 octobre 2025. Premi?re ?tape : un d?bat t?l?vis? o? les 12 candidats (oui, douze !) devront se montrer plus clairs qu?un bon caf? du matin. ? Nous voulons voir ceux qui aspirent ? gouverner, et chacun doit choisir en cons?quence ?, mart?le-t-il, avec le s?rieux d?un professeur de maths. Puis, place au vote? et surtout ? la surveillance ! L??v?que rappelle : ? Ne laissez pas voler votre vote ?, comme si le scrutin se jouait dans un film de cape et d??p?e. Les candidats, eux, envoient leurs scrutateurs, qui ressemblent parfois ? des d?tectives en mission secr?te dans les bureaux de vote. Mais l?injonction la plus m?morable reste sans doute celle du d?compte des voix : ? Ceux qui comptent doivent se souvenir de leur bapt?me? 1+1=2 ?, rappelle-t-il. Morale de l?histoire : m?me Dieu surveille les additions ?lectorales ! 12 est en ?bullition ! Douze candidats, douze promesses, douze sourires de campagne? et le tout pour un scrutin qui tombe le 12 ! Si le calendrier avait un sens de l?humour, il se serait surpass?. ? ce rythme, les ?lecteurs pourraient se croire dans un jeu de soci?t? g?ant : ? Choisis ton champion, lance le d? et avance jusqu?au 12 ! ? Chaque candidat joue sa carte : l?un promet 12 milliards pour l??ducation, l?autre 12 minutes de concert par jour dans les ?coles? et le dernier, fid?le ? son style, assure que 12 jours suffiront pour r?soudre tous les probl?mes du pays. Les meetings ressemblent ? des parties de dominos : chacun tente de faire tomber le suivant avec des slogans plus inventifs que jamais. Et le peuple ? Entre les 12 programmes, les 12 affiches et les 12 discours, il jongle, rit, soupire? mais surtout, il attend le 12, le jour o? le d? sera lanc? et le suspense enfin tranch?.? la t?l?vision, les d?bats durent 12 minutes (pas une de plus, pas une de moins), et chaque candidat doit citer 12 raisons pour lesquelles il est le meilleur. Dans les rues, les affiches sont coll?es par groupes de 12, et les ?lecteurs comptent leurs pas : 12 vers la mairie, 12 vers le march?, 12 vers le bureau de vote. M?me les analystes politiques s?y mettent : ? Si chacun des 12 candidats gagne 12 % des votes, alors? ? ? personne ne finit la phrase, mais tout le monde rit quand m?me. Et les meetings ? Ils ressemblent ? des chor?graphies de 12 pas, avec 12 applaudissements synchronis?s et, bien s?r, 12 selfies par minute. En attendant, vive le 12, le chiffre roi de cette pr?sidentielle pas comme les autres ! Mais le plus cocasse, c?est quand un simple ?missaire du parti d?barque en tourn?e. Aussit?t, les communicants se m?tamorphosent en fid?les en transe : on se prosterne, on acclame, on jure fid?lit? comme ? l??poque des chevaliers et des seigneurs. Les micros deviennent des encensoirs, les slogans des psaumes, et chaque phrase du visiteur se transforme en verset politique. Les discours, d?j? format?s pour la t?l?vision, prennent alors une dimension mystique : on ne parle plus de programmes ou de projets, mais de saintes promesses qui d?fient le temps et la raison. Alors on imagine la sc?ne : si un simple ?missaire d?clenche une telle ferveur, que se passerait-il si Paul Biya lui-m?me foulait la poussi?re de la campagne ? On assisterait sans doute ? un s?isme protocolaire : communicants ? genoux, cam?ras en l?vitation, militants en transe mystique. Les rues se changeraient en sanctuaires, et le micro deviendrait ostensoir. Chaque poign?e de main serait un miracle, chaque sourire un sermon. Les journalistes, eux, se demanderaient s?ils couvrent un meeting ou une procession religieuse. Et pendant ce temps, les id?es, les projets, les d?bats politiques ? Disparaissent dans le brouhaha de la d?votion. Les programmes deviennent secondaires face ? la performance rituelle, et le terrain ?lectoral ressemble plus ? une sc?ne de th??tre sacr? qu?? une comp?tition d?mocratique. Les communicants, ?puis?s par l?exaltation qu?ils provoquent, en oublient parfois m?me les candidats qu?ils sont cens?s promouvoir : ils semblent danser pour le public, applaudir pour la cam?ra, b?nir pour le micro. ? ce rythme, la campagne tient plus du p?lerinage que du d?bat d?id?es. ? force d?adorer les messagers, on finit par oublier le message. Et le spectateur, lui, oscille entre le rire et la perplexit? : doit-il voter, prier, ou simplement admirer le spectacle ? D?boires La campagne pr?sidentielle 2025 tourne parfois ? la com?die improvis?e. On y voit des communicants de partis, cens?s galvaniser les foules, perdre soudain leurs moyens d?s que la petite lumi?re rouge de la cam?ra s?allume. Certains bafouillent comme des ?tudiants ? un oral surprise, d?autres r?citent leur discours avec l??motion d?un robot mal programm?. Entre deux maladresses, on entend des perles : ? Notre candidat incarne le futur? depuis longtemps ?, ou encore ? Nous promettons le changement dans la continuit?, mais en mieux ?. Les cameramen, eux, retiennent leurs rires h?ro?quement. Les communicants rivalisent de f?brilit?, brandissant des fiches froiss?es, ajustant leurs cravates imaginaires, pendant que leurs candidats esp?rent que personne ne verra le d?sastre sur les r?seaux sociaux. ? ce rythme, les ?lecteurs risquent de voter pour le plus ? l?aise ? l??cran ? quitte ? ce que ce soit le journaliste.? Yaound?, Douala et m?me ? Sangm?lima, les sc?nes rappellent les grands jours de distribution de riz subventionn? : bousculades, cris, pagnes qui volent dans tous les sens. Cette fois, l?objet de la convoitise n?est pas comestible mais textile : le nouveau pagne ? l?effigie de Paul Biya. Sur fond bleu pr?sidentiel, le visage du Chef de l??tat tr?ne, sourire immuable, entour? de colombes et de slogans promettant ? paix et continuit? ?. Un symbole si

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?lections, convictions et contradictions

« Quand on va ? des ?lections, c?est pour gagner, et je vais gagner. J?en ai les capacit?s, j?en ai la conviction. » C?est ainsi que Simone Ehivet, figure embl?matique de la sc?ne politique ivoirienne et pr?sidente du Mouvement des G?n?rations Capables (MGC), a r?cemment exprim? son intention de briguer la magistrature supr?me lors de l??lection pr?sidentielle du 25 octobre 2025. Cette sortie publique envoie un message clair: Simone n’est pas l? pour faire de la figuration. Elle veut conqu?rir le pouvoir, elle pense pouvoir le faire et elle veut que les ?lecteurs le croient aussi. Mais, au-del? de cette assurance affich?e, une question se pose: qu?est-ce qui a chang? ? Quelques semaines auparavant, cette m?me Simone affirmait que, m?me si l?opposition pr?sentait un candidat unique, elle perdrait, ? cause d?un contexte ?lectoral jug? in?quitable: d?coupage ?lectoral controvers?, listes ?lectorales non r?vis?es, Commission ?lectorale Ind?pendante (CEI) partiale. Des griefs qui avaient, jusque-l?, justifi? la m?fiance de l?opposition quant ? sa participation au scrutin. Alors, ? quel moment la donne a-t-elle chang? pour que Simone Ehivet d?cide non seulement de participer, mais aussi d?affirmer qu?elle gagnera, avec une telle certitude ? L?argumentaire du MGC sur le retour aux valeurs fondamentales est louable, mais la coh?rence ne devrait-elle pas ?tre la premi?re de ces valeurs ? L??preuve de la coh?rence En politique, la coh?rence est une denr?e rare mais pr?cieuse. Elle est le ciment de la cr?dibilit?, le lien entre le discours et l?action. Lorsqu?un leader politique affirme une chose aujourd?hui et en fait une autre demain, il prend le risque d’?roder la confiance que le peuple place en lui. Dans le cas de Simone Ehivet, il est l?gitime de se demander ce qui justifie ce revirement strat?gique. Est-ce un changement r?el de contexte ?lectoral dont le public n?aurait pas ?t? inform? ? Y a-t-il eu des concessions ou des r?formes discr?tes sur le d?coupage, les listes, ou la CEI ? Si tel est le cas, o? sont les preuves ? O? sont les communiqu?s, les d?cisions officielles ou les d?crets modifiant les conditions que l?opposition jugeait inacceptables il y a encore quelques semaines ? En l?absence d?explications claires, ce changement de position donne l?impression d?un calcul politique, voire d?une improvisation. Certes, la politique est l?art de s?adapter, de man?uvrer et de saisir les opportunit?s, mais il y a une fronti?re entre la flexibilit? strat?gique et l?incoh?rence. Le MGC se pr?sente comme un parti porteur de renouveau, pr?nant des valeurs comme l?int?grit?, le courage, la v?rit?. Tr?s bien. Mais ces valeurs doivent aussi se refl?ter dans les actes. Une candidature affirm?e sans coh?rence risque de ressembler ? une posture de communication, et non ? un v?ritable projet de soci?t?. Le peuple face aux contradictions L?enjeu d?passe la seule personne de Simone Ehivet. Il concerne une r?alit? plus large de la politique ivoirienne (et m?me africaine): cette tendance chez certains acteurs ? dire une chose et ? faire son contraire. Aujourd?hui on conteste le processus ?lectoral ; demain on y participe pleinement. Aujourd?hui on rejette une r?forme ; demain on la soutient si elle sert nos int?r?ts. Ce jeu de doubles discours, r?p?t?, contribue ? une d?sillusion profonde du peuple vis-?-vis de sa classe politique. Comment le peuple peut-il croire et s?engager aux c?t?s de leaders qui se d?mentent eux-m?mes ? Pourquoi croire un message aujourd?hui, si l?on sait que demain il pourrait ?tre remplac? par un autre, contradictoire, sans explication ? La cons?quence de ces revirements est connue : le d?sint?r?t du citoyen, l?abstention massive, le scepticisme politique, et parfois m?me la radicalisation. Si les discours politiques deviennent impr?visibles et d?connect?s de la r?alit?, c?est la d?mocratie elle-m?me qui vacille. Pour regagner la confiance du peuple, les responsables politiques doivent faire un choix clair : celui de la transparence, de la constance, de la p?dagogie. Le peuple est pr?t ? entendre que des strat?gies ?voluent, mais il exige des justifications honn?tes, des explications rationnelles, pas des slogans sans ancrage. Gagner, oui, mais ? quel prix ? Vouloir gagner une ?lection est l?gitime. Encore faut-il que cette victoire s?inscrive dans une logique coh?rente et transparente. Si le MGC veut vraiment ?tre un parti porteur de valeurs, il lui faut commencer par appliquer ces valeurs ? sa propre strat?gie. Le peuple ivoirien n?est pas dupe ; il regarde, analyse, compare. Il a besoin de rep?res stables, pas de discours ? g?om?trie variable. Alors, la vraie victoire ne r?side-t-elle pas d?abord dans la r?conciliation entre la parole et l?acte, entre la strat?gie politique et les principes affich?s ? Une ?lection peut se gagner sur un discours, mais un pays ne se reconstruit que sur la confiance. Jean-Claude DJEREKE

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CEMAC: 16?me SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCEDES CHEFS D’ETAT DE LA CEMAC

COMMUNIQUE FINAL. La 16?me Session Ordinaire de la Conf?rence des Chefs d’?tat de la Communaut? Economique et Mon?taire de l’Afrique Centrale (CEMAC), s’est tenue le 10 septembre 2025 ? Bangui, R?publique Centrafricaine, sous la pr?sidence de Son Excellence, Professeur Faustin-Archange TOUADERA, Pr?sident de la R?publique Centrafricaine, Chef de l’?tat, Pr?sident en Exercice de ladite Conf?rence.Ont particip? au Sommet Fait ? Bangui, le 10 septembre 2025Pour la Conf?rence des Chefs d’?ta

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Dix raisons d’esp?rer et de continuer avec le candidat-pr?sident Paul Biya

Histoire d’un parcours, fait de roses et d’?pines, mais parfois maladroitement compar?. ?Je n’ai jamais ?t? dans la logique de soutenir que tout est beau dans ce pays de r?ve. Au contraire, je fustige , lorsque c’est n?cessaire, des comportements, un management ou des rat?s. Cependant, je suis un adepte du verre ? moiti? plein. Donc positiviste ? souhait.Mais de l?, ? dire qu’il n’y a rien eu , j’ai envie de dire, que ce n’est pas chr?tien, sinon honn?te. .. car il y va de la mauvaise foi, pour ceux qui le disent?. C’est quoi un commentaire sans d?monstration ?? Si le Renouveau n’est pas all? avec la vitesse esp?r?e et l’ampleur des r?alisations possibles, attendues de son parcours, on ne peut pas lui nier des r?alisations et des Grandes? I- LE RACCOURCISSEMENT DES D?LAIS DE VOYAGE Je ne fais plus 2 jours, pour aller ? Batouri ou Yokadouma et m?me Nanga Eboko, partant de Bertoua ou Yaound?? c’est une avanc?e concr?te, sans cars « SAVIEM » avec le r?sultat imparable d’en sortir poussi?reux.M?me si on attend encore que les routes, de ce c?t? et ailleurs, soient enfin achev?es, on roule toutefois en heures et non plus en nombre de jours? II- LES T?L?COMMUNICATIONS Sur le plan des T?l?communications, chacune et chacun de nous, cause en temps r?el avec son fr?re ou sa s?ur, ? l’autre bout du monde, sans grands frais et je le/ la vois comme r?el?.C’est une tr?s grosse avanc?e avec le num?rique?On s’est adapt? aux ?volutions technologiques du temps, avec plus ou moins de bonheur.On est certes, au del? des 45% de p?n?tration de l’internet ; m?me si certains pays font mieux? mais ?a ?volue. On peut revoir les chiffres ? souhait? L’architecture juridique sur ma protection des donn?es s’est enrichit depuis 2010 avec les lois sur la criminalit? cybern?tique, ainsi que la r?gulation des T?l?coms avec la cr?ation d’une Agence de R?gulation (ART)L’acc?s ? la fibre optique ou l’ouverture aux satellites avec le projet encore attendu de CAMSPACE de CAMTEL, en relation avec Starlink,pour envisager la distribution de l’internet via les satellites. Reste ? am?liorer les co?ts et la connectivit?, pour r?duire le foss? num?rique.Ce qui contribue effectivement ? booster la recherche dans le secteur. On a la « Buea silicon Mountain » qui s’est inspir?e de la « Silicon Valley » de la Stanford University en Californie, aux Etats-Unis, o? des g?nies du num?rique, produisent et d?veloppent de vrais projets, dans le cadre des start-ups. A ce jour, plus de trois milles jeunes start-uppers occupent le paysage cybern?tique et num?rique du Cameroun. Ce qui en fait, un secteur ? fort potentiel de croissance , gr?ce aux services qui s’y greffent et se d?veloppent au quotidien. III- L’OFFRE DE FORMATIONS ACADEMIQUES ET UNIVERSITAIRES Avant, pour sortir de Bertoua, il fallait avoir le Baccalaur?at en vue l’incription ? l’universit?, la seule , qui ?tait ? Yaound??Aujourd’hui, on les a partout dans les 10 R?gions et deux, dites de Yaound? 1 et Yaound? II-Soa?On a donc 11 Universit?s d’Etat, pr?s de 300 Instituts Priv?s d’Enseignement Sup?rieur (IPES), des dizaines de Grandes ?coles et Instituts Publics, qui d?pendent des Universit?s et une pl?thore de Centres de formations professionnelles?L’offre des bourses aux ?tudiants s’est accrue avec le partenariat interuniversitaire et j’en passe?Nous abritons m?me des chairs comme celle de l’UNESCO et des ?tablissements d’enseignement sup?rieur internationaux, comme l’universit? inter-Etats dans le Sud et l’universit? Panafricaine ? Yaound?, pour ne citer que celles-l?. IV- LES INFRASTRUCTURES ROUTI?RES Le nombre de kilom?tres de routes bitum?es du temps de la Premi?re R?publique (25 ans, si on veut 22 ans) n’est en rien, comparable ? la moyenne annuelle du temps du Renouveau (43 ans): Soit 65km en moyenne de routes bitum?es construites par an, au temps de l’ancien R?gime, qui est pass? de 600 ? 1600 km de routes bitum?es en 25 ans; contre une moyenne de pr?s de 280 km de routes bitum?es par an, pour le Pr?sident BIYA, qui est parti de 1600 km de lin?aire de routes bitum?es en 1982, ? un peu plus de 12 000 km de lin?aire de Routes bitum?es ? 2025, sur les 43 ans en cours ? Si on veut comparer avec la C?te d’Ivoire, c’est 12 000km de routes bitum?es au Cameroun contre 8775 km de routes bitum?es en C?te d’Ivoire. De m?me, on a un r?seau routier dense de 121 milles km de lin?aire de routes contre pr?s de 9 000 km de lin?aire pour la C?te d’Ivoire?Les 120 km d’autoroutes sont ? d?battre oui, mais ?a fait partie des ?cueils ? rectifier. Pour autant, tout est faut, pour corriger le tir avec les financements disponibles et les d?dommagement ainsi que les d?guerpissements entam?s. ? Les entr?es des grandes villes? Oui, ?a coince, mais pour combien de temps encore avec les avanc?es des travaux que nous voyons?Pourquoi ne pas user de cette patience confiante, pour laisser voir le Cameroun comme on l’aimerait?La s?curit? routi?re est un axe majeur qui a aussi engrang? beaucoup de lauriers dans le cadre des mesures de contr?le et de protection, visant ? am?liorer la conduite, r?duire les accidents sur la voie publique et pr?server les infrastructures routi?res. C’est le cas de citer la construction des stations de pesage et de p?ages, mais aussi l’introduction des cam?ras embarqu?s dans les v?hicules de transports en commun, gros porteurs, pour suivre les chauffeurs, pr?venir et r?duire drastiquement les risques d’accidents. Les contr?les des ?questre de pr?vention et de s?curit? routi?res du MIN Transports et de n’a Gendarmerie veillent au grain.Les nombreuses villes que nous avons et qui se sont d?velopp?es sont l’?uvre du Renouveau, qui a choisi un D?veloppement harmonis?, coh?rent et g?n?ral de toutes les R?gions et d?partements de notre pays. On y revient dans le volet D?centralisation. V- DANS LE SECTEUR DE LA SANTE PUBLIQUE Si on doit aller sur le domaine de la sant?, c’est aussi impressionnant, m?me s’il y a encore ? faire.Le Cameroun a aujourd’hui, une offre en formations sanitaires, ?tendue sur tout le territoire et regroup?e en cat?gories, loin,

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Une campagne sans promesses

Pourquoi assistons-nous ? une campagne sans promesses fortes? Alors que quatre candidats traversent le NOSO que c?est Issa Tchiroma aurait obtenu aupr?s des s?cessionnistes une tr?ve pour permettre le vote, le candidat Paul Biya, qu?on pr?sente comme l?homme de la paix lui, ne promet rien ? surtout pas d?arr?ter la guerre. Pas une seule parole sur la paix, pas un mot sur l?avenir.Et dans le registre des promesses peut-on demander ? Tchiroma qui a le vent en poupe de promettre qu?il va lib?rer les prisonniers de Paul Biya : Atangana Mebara, Abah Abah, Iya Mohamed, Marafa, Mebe Ngo, Olanguena ? pour ne citer que ceux l?. Faire une campagne sans promesses, c?est le symbole d?une nation sans horizon. Un pays qui m?me en pleine ?lection vit toujours au jour le jour, sans m?moire, sans futur. Jean Pierre Bekolo

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Toumaino Patricia Ndam Njoya: la princesse rebelle qui r?ve un autre Cameroun

Aujourd?hui, Toumaino Patricia Ndam Njoya se pr?sente ? l??lection pr?sidentielle d?octobre 2025. Une femme, une h?riti?re, une candidate dans un champ politique fa?onn? par des d?cennies de pouvoir masculin. Son nom r?sonne comme une promesse : celle de faire vibrer le Cameroun autrement. Dans le Cameroun politique de 2025, les candidatures s?alignent, se multiplient, s?effacent parfois aussi vite qu?elles surgissent. Mais il en est une qui intrigue, surprend, d?range et fascine : celle de l’?pouse de Adamou Ndam Njoya. Le poids du patronyme est immense. Dans chaque syllabe, c?est l?histoire d?un homme politique, d?une culture qui s?inscrit. Mais Patricia n?est pas que ? ?pouse de ?. Elle a b?ti son parcours entre tradition et modernit?, entre h?ritage et rupture, refusant d??tre r?duite ? un simple ornement dynastique dans une r?publique en qu?te de souffle. Son pr?nom, ? Toumaino ?, sonne comme un tambour : grave et vibrant. Dans les rues de Foumban, on le prononce avec respect, parfois avec m?fiance. Dans les salons feutr?s de Yaound?, il suscite des sourires polis, mais aussi des inqui?tudes ? peine voil?es : que veut-elle r?ellement ? Une trajectoire hors des sentiers balis?s Patricia re?oit tr?s t?t une ?ducation tourn?e vers l?ouverture. Elle poursuit ses ?tudes ? l??tranger, se forme en droit et en sciences politiques, s?immerge dans les d?bats sur la gouvernance, le r?le des femmes en Afrique et la place des traditions dans les d?mocraties modernes. Cette double appartenance ? enracin?e dans la tradition royale mais fa?onn?e par une modernit? exigeante ? devient la matrice de son discours politique. Elle n?a pas attendu 2025 pour faire entendre sa voix. Militante associative, avocate des droits des femmes, figure engag?e dans la d?fense des cultures et patrimoines, elle a multipli? les tribunes et les actions symboliques. L? o? d?autres h?ritiers de palais pr?f?rent la discr?tion ou le confort, elle a choisi la sc?ne publique. Elle s?y expose avec assurance, parfois avec une fougue qui bouscule les codes. Casser les codes du patriarcat politique Dans un pays o? la pr?sidence reste domin?e par des hommes et o? la figure f?minine peine ? ?merger au sommet de l??tat, l?irruption de Toumaino Patricia Ndam Njoya a valeur de manifeste. Elle incarne cette br?che o? s?engouffre le r?ve de milliers de Camerounaises longtemps confin?es aux marges de la d?cision politique. ? Je ne suis pas une candidature symbolique. Je ne viens pas pour repr?senter les femmes, je viens pour repr?senter le Cameroun ?, aime-t-elle r?p?ter. Pourtant, la symbolique est l?, irr?ductible : son visage de femme dans l?ar?ne pr?sidentielle est d?j? une victoire. C?est aussi un d?fi. Car dans les march?s de Foumbot comme dans les rues de Douala, beaucoup s?interrogent : est-elle pr?te ? Est-elle capable de faire face aux baronnies, aux r?seaux, ? la duret? du jeu politique camerounais. Un projet enracin? et ouvert Ses discours d?clinent des th?mes qui lui sont chers : la r?conciliation nationale, l?inclusion des femmes et des jeunes, la valorisation des identit?s culturelles comme levier ?conomique, mais aussi la transition ?cologique. ? l?heure o? le Cameroun suffoque sous les crises sociales, la dette et les incertitudes ?conomiques, Patricia ose parler d?imaginaire, de culture, de dignit? retrouv?e. ? Un pays sans m?moire est un pays sans avenir. Le Cameroun doit se souvenir de ce qu?il est pour devenir ce qu?il r?ve ?, dit-elle souvent. Derri?re ces mots, une vision : celle d?un ?tat qui ne renie pas ses racines mais qui les mobilise comme moteur d?un d?veloppement moderne. Elle propose la d?centralisation effective, la transparence dans la gestion des ressources naturelles, et une place accrue aux femmes dans les instances d?cisionnelles. Ses meetings sont color?s, ponctu?s de chants traditionnels et de slogans modernes, comme si elle voulait faire danser ensemble le pass? et l?avenir. Entre scepticisme et ferveur La route est ?troite. Les sceptiques rappellent que son ancrage reste ?litiste, que son nom lui ouvre des portes mais ne garantit pas l?adh?sion des masses. D?autres la suspectent de n??tre qu?une candidature de t?moignage, une fleur royale plant?e dans le b?ton rugueux de la politique camerounaise. Mais ses partisans, eux, y voient une lueur nouvelle, un souffle inattendu dans une campagne satur?e de promesses r?p?t?es. ? Foumban, certains jurent que ? c?est la premi?re fois que nous voyons une princesse oser descendre dans l?ar?ne ?. ? Douala, une commer?ante s?exclame : ? Elle parle comme nous, elle r?ve comme nous, elle ne nous prend pas de haut. ? La v?rit? se joue dans cette tension entre h?ritage et proximit?, entre royaut? et r?publique. L? o? d?autres alignent chiffres et slogans, elle s?autorise parfois un souffle po?tique. ? Le Cameroun est un tam-tam perc? ?, a-t-elle lanc? lors d?un rassemblement ? Yaound?, ? il faut le r?parer pour que sa musique nous rassemble ? nouveau. ? Ses m?taphores frappent, s?duisent certains, irritent d?autres. Dans un paysage o? la langue politique s?est banalis?e, elle choisit les images, les symboles, la force ?vocatrice des mots. C?est peut-?tre l? sa singularit? : une capacit? ? traduire en po?sie les douleurs et les esp?rances d?un peuple. Un pari historique Jamais une femme n?a acc?d? ? la magistrature supr?me au Cameroun. La candidature de Toumaino Patricia Ndam Njoya s?inscrit donc dans un pari historique. Elle sait ses chances fragiles, mais elle avance avec la d?termination de celles qui n?ont rien ? perdre et tout ? proposer. Le 12 octobre 2025, son nom appara?tra sur les bulletins, aux c?t?s de figures chevronn?es de la sc?ne politique nationale. Quelle que soit l?issue, sa pr?sence r??crit d?j? un chapitre. Elle donne une autre image du possible. Elle incarne une br?che o? s?invite l?imaginaire. L?avenir comme promesse Portrait d?une femme entre deux mondes : l?un ancien, fa?onn? par l?histoire des sultans, l?autre moderne, o? le peuple r?clame justice et ?quit?. Entre ces deux univers, Toumaino Patricia Ndam Njoya trace sa voie.Et peut-?tre, au d?tour d?un scrutin, au c?ur d?un vote incertain, une surprise pourrait na?tre. Comme une fleur royale ?close dans l?asphalte d?une r?publique fatigu?e. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Scrutin pr?sidentiel sous la menace des inondations: Cameroun

L’alerte des agences m?t?orologiques (Direction de la M?t?orologie Nationale ; Observatoire national sur les changements climatiques) semble passer inaper?ue. Tout comme est tenu pour quantit? n?gligeable le changement climatique. Qu’en disent les candidats ? la pr?sidentielle du 12 octobre prochain ? Que nenni.Les bulletins de pr?vision et alertes climatiques decadaires, pour la p?riode du 1er au 10 octobre 2025, annoncent des  »risques tr?s ?lev?s » des cas d’inondation, ou de glissement de terrain, dans les r?gions de l’Extr?me-Nord, du Nord, de l’Adamaoua, de l’Ouest, du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, du Littoral et du Sud?Pratiquement, toutes les r?gions du Cameroun sont sous menace climatique. Quelles sont les mesures prises afin que les al?as climatiques ne d?teignent pas sur le scrutin, car les cons?quences, d’une ?ventuelle inondation ou glissement de terrain, suite ? de fortes pluies, peuvent se prolonger au-del? de la p?riode decadaire ci-haut indiqu?e ?Quelles mesures prises pour prot?ger les populations/?lectrices des localit?s, ? risque, de Tokombere, de Kousserie, de Djambola, de Dabere, de Bafoussam, de Dschang, de Batibo, de Bamenda, de Yaound?- Nkolmesseng, de Douala 2, 3, 4 et 5, de Nkongsamba, de Melong?Dans les pays s?rieux, les sujets de grandes incidences nationales sont au centre des d?bats ?lectoraux. Au Cameroun, ces sujets ? l’instar de l’agriculture, la p?che, l’?levage, le changement climatique sont ? peine ?voqu?s, par les candidats, alors que l’heure est grave !C’est vrai, on n’ach?te pas le s?rieux au march?. Allons seulement ! Thierry Djoussi pr?sident de l’Association des journalistes camerounais pour l’agriculture et le d?veloppement (AJAD)+237674377796

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Populations de l?extr?me-nord, l?honorable OSIH vous parle !

Les ?missaires du Pr?sident Biya et ses Ministres-Opposants viendront encore une fois de plus, vous tenir leur vieux discours ?cul?, sur la prise en compte de vos pr?occupations qu?ils n?ont jamais int?gr?es quand ils g?raient les ressources publiques, sur les infrastructures qu?ils promettent depuis 60 ans sans y faire quoi que ce soit, sur le ch?mage qu?ils pr?tendront ?radiquer quand ils seront ? leur tour ? Etoudi. Ce sont des menteurs qui n?ont qu?un seul objectif : conserver entre leurs mains les 7.500 milliards du budget collectif pour se le partager entre leurs amis et vivre dans le luxe, en calmant votre l?gitime col?re par quelques miettes. Les populations de l?Extr?me-Nord ne sont pas des ?ternels assist?s ? dui de pr?tendus bienfaiteurs viendraient distribuer le d?veloppement. Ce sont des Camerounais qui ont un droit imprescriptible sur les 7500 milliards et ce n?est pas une faveur quon leur fait ? la suite des dol?ances larmoyantes. Et puisqu?on leur a promis depuis l?ind?pendance de venir leur r?aliser des projets avec leur part d?argent sans le faire, il est temps qu?ils r?clament un autre mod?le de gestion : qu?on leur donne leur argent, afin qu?eux-m?mes r?alisent ces projets ! Au moins, ils n?auront plus ? se plaindre d?avoir ?t? d?laiss?s et ne s?en prendront qu?? eux-m?mes ! L?id?e que l?Extr?me-Nord ne peut se d?velopper qu?? partir des programmes confectionn?s ? Yaound? par des bureaucrates qui ne savent rien de la R?gion est une grossi?re escroquerie politique, ?conomique et intellectuelle. Cette R?gion a une population de plus de 4 Millions d?habitants, largement plus que le Cameroun en 1960 et plus que 20 pays actuellement ind?pendants en Afrique. On ne comprend pas pourquoi on peut continuer ? l?infantiliser, et ? confisquer son argent ? Yaound? pour continuer ? le g?rer ? Yaound?, comme si l?Extr?me-Nord ?tait un ?ternel enfant qui r?clamait une pupille pour poser le moindre geste de d?veloppement. Votre discours doit ?tre d?sormais clair : vous voulez votre part des 7.500 milliards! Si l?Etat central prend la moiti? et les Etas r?gionaux se partagent l?autre moiti? pour leurs missions de d?veloppement r?gional, sur la base d?un certain nombre de crit?res pertinents, l?Extr?me-Nord aura une dotation de 503,4 Milliards de FCFA. C?est beaucoup d?argent! Cet argent, bien g?r? par un Gouvernement r?gional ?lu et responsable, suffit ? faire de cette R?gion un havre de d?veloppement.De mani?re pratique, l?Etat R?gional affectera ? ses 47 Communes un montant moyen de 2 Milliards par commune, soit environ 100 milliards, le reste ?tant consacr? au fonctionnement de l?Etat R?gional. Celui-ci aura une Assembl?e, et un S?nat des Communaut?s Locales, et les r?mun?rations correspondront ? la moiti? de leurs ?quivalents centraux. Il aura un Gouvernement local, sous l?autorit? d?un Gouverneur Elu, ayant rang et pr?rogatives de Ministre F?d?ral d?Etat, avec 10 Minist?res R?gionaux qui auront rang de Secr?tariat d?Etat de la F?d?ration. Pour l?Extr?me-Nord, les Minist?res R?gionaux les plus importants seront notamment : LE MINISTERES DES RELATIONS PUBLIQUES, DE LA DIPLOMATIE TERRITORIALE ET DE LA MOBILISATION DE LA DIASPORA : sous l?encadrement du Minist?re F?d?ral des Affaires ?trang?res, ce Minist?re aura pour missions : a. De valoriser toutes les occurrences de partenariat avec l??tranger (jumelages, financement des CTD, institutions d?appui ? la d?centralisation, etc… b. De mobiliser sa Diaspora pour son d?veloppement, car celle-ci est toujours plus fid?le ? l?Etat r?gional qu?? l?Etat central c. De g?rer les relations entre la R?gion et l?Etat F?d?ral et d?autres R?gions LE MINISTERE DE LA SECURITE, qui en association avec les Forces de D?fense et de S?curit? de la F?d?ration, assurera un bouclage total de la R?gion contre BOKO HARAM et les coupeurs de route. L?Avantage de ce Minist?re est qu?il est form? des enfants de la R?gion qui ont une meilleure maitrise de l?environnement, contrairement aux forces f?d?rales qui viennent de partout et sont souvent isol?es. LE MINISTERE DE L?EAU ET DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : ? l?Extr?me-Nord, l?eau est un enjeu majeur qui r?clame un Minist?re ? elle seule. Celui-ci doit ?galement surveiller les impacts du r?chauffement climatique. LE MINISTERES DES INFRASTRUCTURES ROUTIERES, qui devra entreprendre un vaste programme de bitumage et d?entretien des routes, en dehors de l?axe Garoua-Maroua-Kousseri qui rel?ve de l?Etat f?d?ral. M?me ? un cout de 500 Millions le km, ce qui est excessif pour une route r?gionale, toutes les communes et les principales localit?s sont li?s au r?seau national en moins de 10 ans. Les autres Minist?res r?gionaux sont : Le Minist?re de l?Education Le Minist?re de la Sant? Publique Le Minist?re de l?Agriculture et de l?Elevage etc… Voil? en gros le nouveau mod?le que vous propose OSIH. Un mod?le fond? sur 3 concepts fondamentaux de la gouvernance moderne : la sp?cialisation, l??mulation et la responsabilit?. Les autres ne vous propose rien d?autre que de vieilles recettes qui ont ?chou? et qui vous ont maintenus dans la mis?re. Dieudonn? Essomba

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