Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Le pr?sident camerounais met en garde contre l’effondrement du syst?me international face aux violations du droit international

Le pr?sident camerounais Paul Biya a averti jeudi que la multiplication des crises et des conflits pourrait entra?ner l’effondrement du syst?me international. « Malgr? les efforts m?ritoires de la communaut? internationale, notre monde continue d’?tre confront? aux affres du terrorisme, aux multiples atteintes ? la souverainet? des Etats et au recul du droit international », a d?clar? M. Biya lors de la traditionnelle c?r?monie annuelle de pr?sentation des v?ux du Nouvel An, en pr?sence du corps diplomatique et des corps constitu?s nationaux. « Si nous continuons dans cette spirale, il y a lieu de craindre que le syst?me international, que nous avons mis tant de temps et d’efforts ? b?tir, ne finisse par s’effondrer », a-t-il ajout? au cours de la c?r?monie tenue dans la capitale, Yaound?. Il a soulign? l’importance de r?gler les diff?rends entre les ?tats par le dialogue et la r?conciliation, appelant la communaut? internationale ? renforcer le r?le des Nations Unies dans la r?solution des conflits. YAOUND?, 8 janvier (Xinhua)

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Un d?part qui bouleverse

Ao?t 1997. J??tais arriv? ? Paris en provenance de Rome. ? cette ?poque, l’hebdomadaire « Jeune Afrique » me semblait encore cr?dible parce qu?il critiquait les dictateurs africains qui ne se g?naient pas pour l?interdire dans leurs pays, parce qu?il donnait la parole aux opposants africains. Je dois l’avouer: l?hebdomadaire me fascinait, me faisait r?ver. C??tait un plaisir de lire les articles de Siradiou Diallo, Francis Kpatinde, Sennen Andriamirado, Jean-Paul Guetny, Jean-Pierre Ndiaye, Abdelaziz Dahmani, Assou Massou, Tshitenge Lubabu? Et que dire des ?ditoriaux de B?chir Ben Yamed? Un vrai d?lice. Je les d?vorais parce qu?ils ?taient bien ?crits et parce qu’ils ?taient toujours instructifs. Quand je le pouvais, j?y faisais para?tre des billets dont certains faillirent me cr?er des ennuis comme celui sur Mobutu en 1988 ou un autre o? j?appelais les peuples africains ? prendre leurs responsabilit?s comme en Roumanie apr?s la chute du mur de Berlin. J??tais au Tchad et les proches de Hiss?ne Habr? n?avaient pas du tout aim? mon papier sur le parti unique. Bref, « Jeune Afrique » ?tait pour moi comme une seconde bible.Par cons?quent, il e?t ?t? incompr?hensible que je ne profite pas de mon s?jour parisien pour visiter les locaux o? l’hebdomadaire ?tait con?u et fabriqu?. Vers 16h, j?appelai la r?ception de JA. Apr?s m’?tre pr?sent?, je demandai si je pouvais parler ? B?chir Ben Yamed. Quand on me le passa, il m’informa qu’il y avait la r?union hebdomadaire, le lendemain, pour critiquer le num?ro qui venait de sortir et que j??tais le bienvenu si je voulais y participer. Je r?pondis que ?a m’int?ressait et que je ferais tout pour ?tre pr?sent ? cette r?union. Le lendemain, je m??garai un peu avant d?arriver au 57 bis, rue d?Auteuil dans le 16?me arrondissement. Une gentille secr?taire me fit rencontrer le patron de « Jeune Afrique ». Inutile de dire que j??tais heureux et ?mu. Au moment o? nous nous appr?tions ? quitter son bureau, B?chir me r?v?la que Laurent Dona Fologo participerait aussi ? la r?union et qu?il ?tait probable qu’il succ?de ? Charles Donwahi, le pr?sident de l?Assembl?e nationale qui venait de tirer sa r?v?rence. Nous nous dirige?mes ensuite vers une salle. C?est l? que je vis Albert Bourgi. ? la fin de la r?union, je l?approchai pour ?changer avec lui. Car j?avais lu certains de ses articles sur Laurent Gbagbo et la C?te d?Ivoire. Il avait le verbe haut et les id?es claires. C?est au cours de cet entretien que je d?couvris qu?il enseignait le droit public ? l?universit? de Reims Champagne-Ardenne. Je fus imm?diatement conquis par cet esprit libre et brillant. Si cela ?tait possible, je serais rest? des heures ? ?couter Bourgi mais chacun de nous avait des choses ? faire. C’est donc la mort dans l??me que je pris cong? de lui et des locaux de « Jeune Afrique ». Albert ?tait un ami de longue date de Laurent Gbagbo. On comprendra donc sa peine quand l?ami fut bombard?, puis d?port? ? La Haye. « La CPI est influenc?e par les grandes puissances », d?clarera-t-il en f?vrier 2014 en r?ponse ? une question de Fran?ois Soudan, le dernier des Mohicans de la belle ?poque de « Jeune Afrique ». Cela n’emp?cha pas Albert de se battre, de remuer ciel et terre, pour la lib?ration de son ami. Et, Dieu ayant le dernier mot, Laurent fut acquitt?, le 15 janvier 2019. On peut imaginer la joie qui inonda le c?ur d?Albert Bourgi, ce jour-l?. Malheureusement, la maladie dont il souffrait ces derni?res ann?es ne permit pas aux deux amis de se revoir. Apprendre qu’il nous a pr?c?d?s dans l?autre monde me plonge dans une grande tristesse. Jean-Claude Dj?r?k?

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Centrafrique : lancement d’une op?ration militaire contre un groupe arm? dans le nord-est du pays

Le minist?re centrafricain de la D?fense nationale a annonc? lundi le lancement d’une op?ration militaire ayant permis de d?manteler un groupe arm? actif dans le nord-est de la R?publique centrafricaine (RCA). Selon le ministre de la D?fense, Claude Rameaux Bireau, cette op?ration intervient dans un contexte de d?gradation de la situation s?curitaire dans la pr?fecture de la Vakaga, o? des hommes arm?s venus du Soudan sont accus?s de commettre des exactions contre les populations civiles. « Cette op?ration fait suite au signalement r?cent d’attaques meurtri?res perp?tr?es pr?s de la ville de Birao, chef-lieu de la pr?fecture de la Vakaga. La menace a ?t? totalement ?limin?e ? l’issue de l’intervention des forces de d?fense », a indiqu? M. Bireau. Il a ajout? que les forces de d?fense et de s?curit? d?ploy?es sur le terrain maintiendront leur position afin de pr?venir d’?ventuelles contre-attaques et de garantir le retour durable de la paix dans la r?gion. Le ministre a soulign? que l’objectif de l’op?ration ?tait de neutraliser les capacit?s de nuisance des groupes arm?s op?rant dans la zone. Pour rappel, une attaque men?e dimanche dernier par des hommes arm?s pr?s de Birao a fait deux morts et deux bless?s, poussant plusieurs habitants ? se r?fugier dans la brousse, selon des sources locales.

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Congo : le chef de l’Etat rencontr? en avant la coop?ration multilat?rale et le panafricanisme

Le pr?sident de la R?publique du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a plaid? mardi, ? l’occasion de la c?r?monie d’?change de v?ux avec le corps diplomatique accr?dit? dans son pays, en faveur de la coop?ration multilat?rale, qu’il a qualifi? de levier essentiel pour r?pondre aux d?fis contemporains de plus en plus mondialis?s. « Les questions d’envergure mondiale, telles que le maintien de la paix, la lutte contre la faim et les changements climatiques, la pr?vention et la riposte aux crises sanitaires, la r?duction de la pauvret? ou encore le d?veloppement des infrastructures, ne peuvent ?tre r?solues en autarcie par un pays seul », a d?clar? le chef de l’Etat congolais. Consid?rant le multilat?ralisme comme une voie de sortie des crises et des tensions entre les nations, ? travers des espaces strat?giques de dialogue et de solidarit?, Denis Sassou-Nguesso regrette que l’ann?e 2025 ait ?t? marqu?e par des menaces r?currentes et des conflits persistants ? travers les continents, une situation qu’il a jug?e contraire aux valeurs port?es par la Charte des Nations Unies. Evoquant les rivalit?s enregistr?es et les alliances qui se font et se d?font sur la sc?ne internationale, il a augment? que ces ?volutions augurent d’un r?ajustement, voire d’une recomposition probable des ?quilibres mondiaux. Selon lui, cet environnement en pleine mutation nourrit le doute et les incertitudes quant ? l’avenir de l’humanit?, m?me si l’optimisme demeure pour l’av?nement d’un monde plus apais?, juste, ?quitable et solidaire. Par ailleurs, mettant en avant les atouts du continent africain, notamment sur les plans d?mographiques, des ressources naturelles, ainsi que du potentiel hydrographique et ?nerg?tique, le pr?sident congolais a invit? les Etats africains ? promouvoir le panafricanisme. « J’exhorte les Etats ? vivifier ce mouvement, appel? ? renforcer davantage la profondeur, le soutien et la valeur des liens d’amiti? et de coop?ration intra-africaine », at-il d?clar? devant le corps diplomatique. BRAZZAVILLE, 6 janvier (Xinhua)

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Vigilance et fermet?

Beaucoup aux ?tats-Unis et dans le monde sont convaincus que Nicolas Maduro a ?t? kidnapp? parce qu?un individu veut voler le p?trole v?n?zu?lien et d?tourner l?attention de ses compatriotes des crimes qu’il a commis et pour lesquels il pourrait ?tre condamn? sous peu. Ce que cet individu a fait le 3 janvier 2026, d?autres dirigeants occidentaux l?avaient d?j? fait avant lui. Aujourd?hui, comme hier, c?est le m?me modus operandi: tuer ou enlever autrui pour faire main basse sur les biens de son pays. Macron s’est r?joui du kidnapping de Maduro, tout simplement parce qu?il a envie de faire la m?me chose dans les pays de l?AES qui ont humili? et chass? la France, il y a trois ans. Il compte, pour cela, sur la complicit? de quelques vendus locaux. Traor?, Go?ta et Tiani sont donc avertis. Ils doivent faire preuve de la plus grande vigilance. Mais signer un vrai accord de d?fense avec la Russie, la Chine et la Cor?e du Nord, ce qui obligerait ces pays ? se battre ? leurs c?t?s, ne suffira pas. Il leur faudra aussi et d?abord d?masquer et traiter s?v?rement les valets de l?Occident dans leurs pays. De nombreux Africains estiment que nous ne pouvons pas continuer ? nous laisser distraire par des slogans creux comme la d?mocratie ou le respect des droits de l?homme dans la mesure o? ceux qui en parlent le plus sont les premiers ? les pi?tiner. Jean-Claude Dj?r?k?

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L’enl?vement sans pr?c?dent de Maduro

L’enl?vement sans pr?c?dent dans les annales du monde, de la mani?re dont cela s’est produit, du pr?sident v?n?zu?lien Nicolas Maduro constitue non seulement une intervention militaire dans un pays souverain et ind?pendant en violation des principes du droit international, mais aussi un avertissement clair ? la plan?te enti?re. Un avertissement ? tout dirigeant insubordonn? de chaque pays. Le 3 janvier 2026 d?j?, lors d’une conf?rence de presse concernant l’op?ration militaire et l’arrestation de Maduro, le pr?sident am?ricain Donald Trump a prof?r? des menaces contre le pr?sident colombien Gustavo Petro, d?clarant : ?Il ferait bien d’?tre prudent?. Dans le m?me temps, le pr?sident am?ricain a laiss? entendre que Cuba pourrait ?tre un sujet de discussion dans le cadre de la politique am?ricaine plus large dans la r?gion, soulignant ainsi la capacit? de Washington ? ?tendre son champ d’action au-del? du Venezuela. Le secr?taire d’?tat am?ricain Marco Rubio a m?me d?clar? que le gouvernement cubain devrait s’inqui?ter apr?s l’arrestation de Maduro. Il a notamment affirm? : « Si je vivais ? La Havane et que j’?tais membre du gouvernement, je serais au moins inquiet », ajoutant que « Cuba est un d?sastre » et que le pays est « dirig? par des hommes incomp?tents et d?prav?s ». L’histoire des ?tats-Unis est par ailleurs marqu?e par de nombreuses interventions imp?rialistes, tant territoriales qu’interventionnistes, dans d’autres pays. Plus pr?cis?ment, on d?nombre environ 400 interventions depuis 1776, date ? laquelle le Second Congr?s continental adopta la D?claration d’ind?pendance le 4 juillet, proclamant l’ind?pendance des treize colonies am?ricaines vis-?-vis de l’Empire britannique, un ?v?nement qui marqua la fondation officielle des ?tats-Unis d’Am?rique. Qui pourrait oublier que, du 15 au 19 avril 1961, 1 400 combattants anticastristes, entra?n?s et financ?s par la CIA, tent?rent de d?barquer ? la baie des Cochons, ? 250 kilom?tres de La Havane, sans parvenir ? renverser le r?gime communiste cubain. Ces combats firent une centaine de morts de chaque c?t?. « Avec la victoire de Salvador Allende aux ?lections du 4 septembre 1970 au Chili et la pr?sence d?j? de Fidel Castro ? Cuba, nous allons nous retrouver avec un sandwich rouge en Am?rique latine qui deviendra in?vitablement enti?rement rouge », craignait Richard Nixon, et sa crainte fut bient?t confirm?e par les r?sultats des ?lections. Face ? cette r?alit? d?plaisante pour les ?tats-Unis, une solution s’imposait. Elle fut trouv?e le matin du 11 septembre 1973, lorsqu’un coup d’?tat militaire fut perp?tr? sous la direction du g?n?ral Augusto Pinochet, avec le soutien des ?tats- Unis, mais aussi du Br?sil, dont le r?gime militaire ?tait parfaitement ami et coop?ratif avec les ?tats-Unis. Les putschistes, apr?s avoir encercl? et bombard? le palais pr?sidentiel, prirent d’assaut ce dernier. Salvador Allende et ses proches collaborateurs furent tu?s apr?s une r?sistance acharn?e. Les ?tats-Unis ont ?galement envahi le Panama ? la mi- d?cembre 1989, sous la pr?sidence de George Bush, l’Ancien. L’objectif de cette invasion militaire ?tait de destituer le dirigeant de facto du Panama, le g?n?ral Manuel Noriega, accus? par les autorit?s am?ricaines d’extorsion et de trafic de drogue. Ainsi, si l’on cherche un parall?le historique o? les ?tats- Unis ont arr?t? le dirigeant de facto d’un pays et l’ont extrad? vers les ?tats-Unis pour y ?tre jug?, l’affaire Noriega est la plus caract?ristique. Et cela s’est produit apr?s une v?ritable invasion militaire, c’est-?-dire dans le contexte d’une intervention arm?e coordonn?e, et certainement pas dans un contexte de paix « normale ». Noriega parvint ? s’?chapper et se r?fugia ? l’ambassade du Vatican ? Panama, la capitale du pays, o? il resta onze jours. Il y subit une intense guerre psychologique pour le contraindre ? se rendre. L’arm?e am?ricaine installa un mur de son assourdissant devant l’ambassade. Une flotte de Humvees ?quip?s de haut-parleurs diffusait en permanence du hard rock et, parfois, du heavy metal. On y passait notamment le titre « Panama » du groupe Van Halen. Le Saint-Si?ge s’en est plaint ? juste titre aupr?s du pr?sident Bush, et la guerre musicale prit fin apr?s trois jours. Le 3 janvier 1990, le g?n?ral accepta de se rendre. Mais quelles sont les raisons profondes de l’invasion militaire am?ricaine du Venezuela et de la volont? de renverser le r?gime insubordonn? en place? Le Venezuela poss?de donc les plus importantes r?serves prouv?es de p?trole au monde, estim?es ? environ 303,8 milliards de barils en 2021. ? titre de comparaison, les principaux pays producteurs de p?trole disposent de r?serves plus modestes. L’Arabie saoudite, par exemple, en poss?de environ 267 milliards de barils et le Kowe?t 101,5 milliards. Dans le m?me temps, les r?serves prouv?es de gaz naturel du pays ont d?pass? 5,6 billions de m?tres cubes en 2021. Il convient de noter, par ailleurs, que dans l’h?misph?re occidental, seuls les ?tats-Unis disposaient de r?serves plus importantes. Par ailleurs, les r?serves totales de minerai de fer du Venezuela sont estim?es ? 4,5 milliards de tonnes. Il convient de souligner que le pays se classe deuxi?me dans la r?gion apr?s le Br?sil pour ces r?serves. Enfin, le Venezuela poss?de certaines des plus importantes r?serves mondiales de bauxite, un minerai utilis? pour la production d’aluminium. Ses r?serves totales de bauxite s’?l?vent ? 950 millions de tonnes. Il est donc clair pour tout observateur objectif que les ?tats-Unis convoitent les ressources naturelles du Venezuela, sources de richesse. Des ressources qu’ils ne peuvent obtenir avec le r?gime actuel, partenaire politique et militaire et alli? de Moscou, P?kin et T?h?ran, mais aussi principal fournisseur de p?trole de la Chine, dont le contr?le tarit le flux. Pour les ?tats-Unis, la solution pour asseoir leur supr?matie dans la comp?tition internationale impitoyable r?side dans le renversement du r?gime v?n?zu?lien actuel et l’installation d’un pr?sident et d’un gouvernement parfaitement complaisants et ? leur service. Le reste ? ? savoir la l?galit? et la nature d?mocratique d’une telle chose ? leur importe peu. En conclusion, je tiens ? souligner que les dirigeants d’unpays ne sont renvers?s que par leur peuple, c’est-?-dire par dessoul?vements populaires et des r?volutions, comme cela s’est produit dans divers pays par le pass?. Ils ne sont pas renvers?s par l’intervention militaire d’un autre pays, d’une puissance ?trang?re. Par cons?quent,

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AU REVOIR 2025: TEAM RADIO INT?GRATION

Toute la team de Radio Int?gration pour une ?dition sp?ciale fin 2025. Avec Marie No?lle ETOUNGOU, Brice Florent TSALA, Josu? NABRAL, et Wilson, sur Radio Int?gration. Les guignols de l’int?gration L’EMISSION investir en direct avec notre correspondance depuis le MALI L’ambiance du direct en studio avec WILSON

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Route nationale n?1 : apr?s la gr?ve, le choc ?conomique qui ?touffe le Grand Nord

La circulation a repris, mais l??conomie du Grand Nord vacille. Apr?s la gr?ve des transporteurs et l?intervention muscl?e des forces de l?ordre, une onde de choc traverse villages, march?s et champs du Septentrion. La route rouverte, les plaies b?antes? Meiganga dans le Mb?r?, la Nationale n?1 d?roule son ruban d?asphalte sous un trafic redevenu dense. Pourtant, ? quelques m?tres, des camionneurs ?valuent les d?g?ts. ? On nous a somm?s de d?gager co?te que co?te ?, raconte Abdoulaye, chauffeur depuis quinze ans. ? Mon camion a ?t? endommag? lors du d?guerpissement. Il est immobilis?. Personne ne nous parle d?indemnisation ?. Dans les villages riverains, le ressentiment est palpable. ? Ngaound?r?, Hassana, chef de groupement r?sume en fufuld? : ? l??tat a gagn? la route, mais il a perdu le c?ur des populations ?. Pour beaucoup, l?intervention a r?tabli l?ordre sans r?parer les torts. March?s asphyxi?s, prix affol?s? Yaound? et Douala, les march?s de vivres tournent au ralenti. Les commer?antes d?noncent des circuits d?approvisionnement toujours gripp?s. ? La route est ouverte, mais le commerce ne respire pas ?, l?che Nad?ge, vendeuse d’ails. Retards, surco?ts de transport, peur d?un nouveau blocage : la cha?ne commerciale est fragilis?e. Les ?tals sont moins fournis, les prix plus volatils. ? Ce qui vient du Nord arrive tard et cher ?, explique un grossiste du march? Mokolo. La confiance, elle, s?effrite. Dans les champs, l?angoisse des producteursDans le Mayo-Tsanaga, le Diamar? et le Mayo-Kani, la crise frappe plus fort encore. Les produits agricoles destin?s aux grandes m?tropoles restent bloqu?s. ? Watir, Souzal Yakoubou, producteur de ma?s, ne d?col?re pas : ? Nous ne comprenons pas ? quoi jouent nos dirigeants. J?ai investi plusieurs millions dans le ma?s. Aujourd?hui, je ne peux pas ?couler ma production ?. Le choc est double : flamb?e des co?ts logistiques et effondrement des d?bouch?s r?gionaux. ? Nos clients nig?rians ne viennent plus. Les ?changes transfrontaliers sont en berne ?, poursuit-il. Dans les villages, les sacs s?entassent, les dettes aussi. Quand le transport co?te autant que la marchandiseLe chiffre fait l?effet d?une gifle : 7 000 francs CFA. C?est le prix d?un sac de ma?s au march? local. C?est aussi, d?sormais, le co?t exig? pour transporter? un seul sac. ? Nous sommes entre l?enclume et le marteau ?, r?sume Yakoubou. ? ? Douala et Yaound?, nos produits arrivent plus chers que ceux import?s du Br?sil ?. Pour le Dr. Samuel Habaga, ?conomiste agricole, ? la Nationale n?1 est une art?re vitale. La perturber, m?me bri?vement, a des effets multiplicateurs d?vastateurs ?. Il pointe ? l?absence de m?canismes de stabilisation des co?ts et de protection des producteurs locaux ?. Agriculture vant?e, producteurs abandonn?sDepuis des ann?es, les discours officiels vantent l?agriculture comme pilier de la souverainet? alimentaire. Sur le terrain, le sentiment est inverse. ? Il n?existe aucune politique protectionniste pour les petits producteurs ?, d?plore Yakoubou. Endett?s, engag?s par des cr?dits et des factures, beaucoup se sentent pi?g?s. Pour Mireille Djakba, analyste politique locale, ? cette crise r?v?le une gouvernance par ?-coups : on r?agit par la force, sans amortisseurs sociaux ?. Elle ajoute : ? les populations ont le sentiment de payer les cons?quences des batailles politiciennes qui les d?passent ?. Une route lib?r?e, un Nord sous surveillanceL??tat a r?tabli la circulation. Mais pas la confiance. ? On nous a montr? la force, pas la solution ?, l?che un transporteur de Guider. Camions endommag?s, march?s fragilis?s, producteurs ?trangl?s : la Nationale n?1 devient le symbole d?un d?s?quilibre plus profond. La question hante d?sormais villages et march?s : apr?s l?ordre impos?, quand viendront la r?paration, l?accompagnement, et surtout, la protection de ceux qui nourrissent le pays ? Tom.

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Projet de r?novation de l?a?roport de Douala: L?AFD sort un ch?que de 38,3 milliards de FCFA

La signature de la convention de pr?t y relative a permis de cl?turer lundi les n?gociations entreprises depuis 2022 avec l?agence gouvernementale fran?aise. Il a fallu du temps. Pr?cis?ment cinq ann?es pr?cis?ment de n?gociations entre l?Agence fran?aise de d?veloppement (AFD) et la soci?t? A?roports du Cameroun (ADC SA) autour du projet de r?novation de l?a?rogare passager de l?A?roport international de Douala. Lundi, 15 d?cembre 2025, enfin, les intentions de l?AFD ont mu? en acte concret par l?octroi d?un financement de 38,3 milliards de FCFA de l?Agence pour ladite initiative. A cela s?adossent 36,7 milliards de FCFA support?s par la soci?t? A?roports du Cameroun et des taxes et droits de douane support?s par l?Etat ? hauteur de 20 milliards de FCFA. ?Il s?agit d?un pr?t sans garantie de l?Etat, mais qui b?n?ficie d?une Lettre de Confort de la R?publique du Cameroun engageant celle-ci ? prendre toutes les dispositions n?cessaires pour assurer le succ?s du projet, notamment la prise en charge des taxes et des frais de douane. Ensuite, l?innovation que constitue la titrisation mise en place par ADC: cette op?ration porte sur environ 22,3 milliards de FCFA. Ce montant a pu ?tre mobilis? dans le d?lai record d?un mois. Elle t?moigne de la capacit? des institutions camerounaises ? mobiliser des solutions financi?res modernes au service d?un projet strat?gique?, indique Virginie Dago, directrice de l?AFD. Une d?marche prudente Le Cameroun a fait de la modernisation du transport, notamment a?rien, une des priorit?s de strat?gies de d?veloppement. Aussi les parties-prenantes ? la convention de Yaound? ont convenu d?un commun accord de quelques clauses visant ? contourner les obstacles habituels ? la r?alisation des projets sur le territoire national. Ce d?autant plus que le pr?t consentis b?n?ficie d?une p?riode de diff?r? de 5ans. Ce qui fixe au 30 juin 2031, le d?but des op?rations de remboursements. ?L?option arr?t?e entre les parties au versement direct par l?AFD des fonds aux entreprises adjudicataires des march?s li?s au projet. Ainsi, les fonds en provenance de l?AFD ne transiteront pas par les comptes de ADC S.A?, souligne Thomas Owona Assoumou, directeur g?n?ral de ADC Sa. Toutes choses qui devraient permettre d?atteindre les objectifs relatifs ? l?adaptation, la configuration, l?organisation int?rieure et l?occupation de l?a?rogare aux standards internationaux et aux besoins de traitement et de valorisation de ses trafics. La convention de pr?t reliant l?Agence fran?aise de d?veloppement ? la soci?t? A?roports du Cameroun met l?accent sur: l?am?lioration de la Qualit? de Service en mati?re de d?exploitation a?roportuaire et d?assistance en escale aux standards internationaux ; la mise en place d?un plan d?engagement environnemental et social; l?am?lioration de la gouvernance ; La mise en ?uvre d?un plan d?efficacit? ?nerg?tique pour les b?timents r?nov?s de l?a?rogare d?coulant du Programme d?Efficacit? Energ?tique des B?timents de l?AFD. Des avanc?es Les travaux sur le site de l?a?rogare passager de l?A?roport de Douala ont cours depuis le 15 d?cembre 2025. ?Toutes les donn?es techniques du projet ont obtenu le visa de maturit? interne ainsi que ceux du Minist?re des Transports et du Minist?re de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du Territoire. L?accord du Comit? National de la Dette Publique pour int?gration du projet dans la programmation financi?re nationale a ?t? obtenu ainsi que les Attestations de Prise en Charge couvrant les imp?ts et taxes douani?res aff?rents ? la mise en ?uvre du projet?, ?nonce dans une liste non exhaustive Emmanuel Simeh, conseiller technique n?3 ? ADC Sa. Bobo Ousmanou

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Le Cameroun d?ment avoir ?t? suspendu de l’Union africaine

Le gouvernement camerounais a d?menti les informations qui ont r?cemment circul? sur les r?seaux sociaux, selon lesquelles le pays aurait ?t? suspendu de l’Union africaine (UA) pour le non-paiement de ses contributions statutaires, a annonc? mardi le minist?re des Finances dans un communiqu?. Le pays n’a jamais ?t? suspendu de l’UA, a soulign? le minist?re. Il a d?crit ces all?gations comme inexactes et infond?es, et a d?clar? qu’elles ?taient de nature ? porter atteinte ? l’image et ? la cr?dibilit? de l’?tat. Selon le communiqu?, ces rumeurs seraient n?es de la diffusion hors de son contexte administratif d’une correspondance interne de l’UA dat?e du 13 octobre 2025 et envoy?e ? l’ambassade du Cameroun ? Addis-Abeba. Cette lettre rappelait qu’au 8 octobre 2025, la solde restante due par le Cameroun au titre de sa contribution pour l’exercice 2025 s’?levait ? environ 2,8 millions de dollars am?ricains. Le minist?re note que, conform?ment ? une d?cision du Conseil ex?cutif de l’UA, cette situation expose temporairement le Cameroun ? des sanctions dites pr?ventives, qui ne constituent ni une suspension effective ni une exclusion des instances de l’organisation. D?s que la situation a ?t? port?e ? la connaissance du gouvernement, la Direction g?n?rale du Tr?sor a proc?d?, le 10 novembre 2025, ? l’?mission de deux ordres de transfert au profit de l’UA pour un montant ?quivalent ? plus de 1,8 million de dollars, pr?cise le communiqu?. Ces paiements ont entra?n? la lev?e imm?diate des sanctions pr?ventives ?voqu?es dans la correspondance d’octobre. Une communication ult?rieure de l’UA indiquant le solde r?siduel attendu de la contribution camerounaise pour 2025 confirme ?galement qu’aucune sanction ne soit attach?e au montant restant.

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