Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

bloc d'article

FEICOM : quand l?infrastructure devient un terrain de jeu pour l?innovation

Pr?sid?e par Georges Elanga Obam, ministre de la D?centralisation et du D?veloppement local, la c?r?monie a rappel? que le Cameroun se construit aussi depuis ses communes, parfois loin des capitales et des projecteurs. Au Cameroun, financer une route ou un march? n?est plus une simple question de b?ton et d?asphalte. Le FEICOM, Fonds d??quipement et d?Intervention pour la Coop?ration Municipale, a compris que derri?re chaque infrastructure, il y a une id?e, un projet, une ?tincelle d?innovation. Ici, l?investissement public devient un v?ritable terreau pour la cr?ativit? locale. ? Nous ne construisons pas seulement des b?timents ou des routes, nous cultivons des id?es. ? Le FEICOM ne se contente pas de financer, il accompagne, conseille et stimule la cr?ativit? ?, explique, avec un sourire presque malicieux, Philippe Camille Akoa, directeur g?n?ral du FEICOM. Mais l?innovation locale ne se limite pas aux grandes villes. ? A Ngoura, Nkamb?, Tokomb?r? et autres, ce son des exemples parfaits de ce que nous aimons soutenir : des initiatives qui marient l?infrastructure classique ? des solutions innovantes ?, poursuit le DG, visiblement fier. ? C?est incroyable de voir comment de petites id?es peuvent transformer le quotidien ?, commente la journaliste Chetah Bil?, membre du jury charg? d??valuer les projets.Ce m?lange d?infrastructure et d innovation attire d?ailleurs de plus en plus de talents. Des ing?nieurs, des architectes et m?me des start-ups locales se pressent pour proposer des id?es qui, il y a quelques ann?es, auraient sembl? trop audacieuses ou irr?alisables. ? L?un des d?fis pour nous ?tait de convaincre certains ?lus locaux que l?innovation n?est pas un luxe, mais une n?cessit?. Aujourd?hui, les r?sultats parlent d?eux-m?mes : des infrastructures plus durables, des communaut?s plus impliqu?es et des id?es qui se multiplient comme des graines au printemps ?, jure Philippe Camille Akoa. R?sultat : le FEICOM ne finance plus seulement des infrastructures. Il irrigue une v?ritable culture de l?innovation locale. Caque projet devient un laboratoire o? se testent des id?es qui pourraient bien changer la fa?on dont les Camerounais vivent et travaillent. Entre pragmatisme et audace, le FEICOM prouve qu?investir, ce n?est pas seulement construire, c?est imaginer, exp?rimenter et r?ver un peu plus grand. Et pour ceux qui pensaient que les collectivit?s locales ?taient de simples consommateurs de cr?dits, il est temps de revoir leur copie : avec le FEICOM, elles deviennent des incubateurs d?id?es, et chaque projet est une preuve que la cr?ativit? n?attend pas les grands budgets pour fleurir. Jean-Ren? Meva?a Amougou

bloc d'article

Prix national FEICOM 2025: quand la d?centralisation s??crit ? hauteur d?homme

Pr?sid?e par Georges Elanga Obam, ministre de la D?centralisation et du D?veloppement local, la c?r?monie a rappel? que le Cameroun se construit aussi depuis ses communes, parfois loin des capitales et des projecteurs. Une c?r?monie o? les chiffres ont c?toy? les r?ves, et o? la d?centralisation, souvent invoqu?e, s?est enfin racont?e en actes. Le 11 d?cembre dernier, sous les lustres sobres du si?ge du FEICOM ? Yaound?, la 6? ?dition du Prix National des Bonnes Pratiques Communales de D?veloppement a pris des allures de c?l?bration r?publicaine. Une c?r?monie o? les chiffres ont c?toy? les r?ves, et o? la d?centralisation, souvent invoqu?e, s?est enfin racont?e en actes. Laur?ats Au sommet du palmar?s, Ngoura, commune de la r?gion de l?Est, a d?croch? le premier prix national et une dotation de 70 millions FCFA. Une r?compense qui sonne comme un hommage au courage administratif, ? la patience des chantiers et ? l?ing?niosit? locale. Derri?re elle, Nkoteng, dans le Centre, et Djohong, dans l?Adamaoua, compl?tent le podium avec respectivement 50 et 30 millions FCFA. Trois territoires, trois trajectoires diff?rentes, mais une m?me ambition : am?liorer concr?tement la vie des populations.Les prix sp?ciaux, eux, dessinent une cartographie des priorit?s publiques. Nutrition, droits de l?enfant, droits des femmes, gouvernance urbaine : autant de th?mes qui traduisent une d?centralisation sensible, attentive aux vuln?rabilit?s. Douala 5?, Nkambe, Tokomb?r? ou Ngaound?r? 3? incarnent cette nouvelle grammaire communale, o? l?action locale devient un po?me social ?crit ? plusieurs mains. Consistance Pour le jury, la t?che n?a pas ?t? simple. Il fallait, apprend-on, ?valuer la viabilit? technique, l?impact social et, surtout, le potentiel d?innovation. Nous avons regard? au-del? du b?ton et du ciment. Nous cherchions ? savoir si le projet va am?liorer la vie des habitants, si les technologies propos?es sont adapt?es au contexte local, et si le tout peut ?tre reproduit ailleurs ?, indique Alphonse Didier Bikoula Bekono, maire de la commune d?Olanguina et repr?sentant des Communes et Villes du Cameroun au sein du jury. Avec une enveloppe globale de 435 millions FCFA pour 17 r?compenses, l?institution dirig?e par Philippe Camille Akoa confirme son r?le de boussole financi?re des collectivit?s. Plus qu?un concours, le Prix National FEICOM 2025 s?impose comme un miroir tendu aux communes : celui d?un Cameroun qui avance, pas ? pas, depuis ses villages et ses quartiers, port? par la force tranquille du local. ? travers ces distinctions, le FEICOM envoie un message clair aux ex?cutifs municipaux : ? la performance n?est plus une abstraction budg?taire, elle se mesure ? l?impact social. Les prix r?gionaux, chacun dot? de 20 millions de FCFA et attribu?s par un jury international, ?tendent cette reconnaissance ? l?ensemble du pays, comme un chapelet d?initiatives sem?es sur le territoire national ?, r?sume Philippe Camille Akoa, le directeur g?n?ral du FEICOM. JRMA

bloc d'article

Centrafrique : la MINUSCA condamne une attaque arm?e contre ses casques bleus dans le sud-est

La Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a ?t? fermement condamn?e ? une attaque contre un convoi de casques bleus survenue lundi dans la pr?fecture du Haut-Mbomou, dans le sud-est de la Centrafrique. D’apr?s un communiqu? publi? par la mission, l’assaut a ?t? lanc? ? 22 km de Zemio, sur l’axe Zemio-Mboki, et est attribu? ? des ?l?ments pr?sum?s du groupe Azand? Ani Kpi Gb? (AAKG). Deux casques bleus ont ?t? bless?s au cours de l’attaque et ?vacu?s ensuite vers Bangui, capitale du pays, pour recevoir des soins appropri?s. Valentine Rugwabiza, repr?sentante sp?ciale du secr?taire g?n?ral des Nations Unies pour la R?publique centrafricaine et cheffe de la MINUSCA, s’est dite profond?ment pr?occup?e par cet acte de violence, rappelant que les attaques contre les casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international. Elle a appel? les autorit?s centrafricaines ? identifier rapidement les auteurs afin qu’ils soient traduits devant la justice. Ces attaques n’entameront pas la d?termination de la MINUSCA ? ex?cuter son mandat pour garantir la paix, la stabilit? et la protection des civils sur l’ensemble du territoire centrafricain, a-t-elle not?. BANGUI, 16 d?cembre (Xinhua)

bloc d'article

Retour de plus de 2.400 Tchadiens chez eux depuis le Soudan en novembre

Quelque 2.406 Tchadiens ont des revenus dans leur pays en provenance du Soudan via les points d’entr?e de Tin? et d’Adr? en novembre dernier, selon des donn?es publi?es lundi par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ce chiffre repr?sente une hausse de 43% par rapport au mois d’octobre. Plus pr?cis?ment, 543 individus ont ?t? enregistr?s au point de Tin?, tandis que 1.863 ont ?t? observ?s au point d’Adr?, d’apr?s le document. L’ins?curit? persistante dans la r?gion d’El Fasher, dans l’ouest du Soudan, ainsi que dans ses environs, aggrave ces d?placements, a not? l’OIM, ajoutant que 80% des nouvelles arriv?es proviennent de cette zone. Selon l’organisation, depuis le d?but de la crise au Soudan, on estime que pr?s de 1,23 million de personnes ont franchi la fronti?re tchadienne, dont 344.399 Tchadiens en date du 30 novembre dernier. L’organisation s’attend ? ce que ce nombre ait atteint 350.000 d’ici fin d?cembre en raison du conflit et de l’ins?curit? alimentaire qui perdurent au Darfour. N’DJAMENA, 16 d?cembre (Xinhua)

bloc d'article

Coop?ration r?gionale : accent sur les projets int?grateurs

La rencontre tenue le 8 d?cembre 2025 ? Douala entre la Commission de la CEMAC, la Banque de D?veloppement des ?tats de l?Afrique Centrale et l?Agence Fran?aise de D?veloppement marque une nouvelle ?tape dans la coop?ration r?gionale. Rarement un m?canisme financier aura autant fa?onn? la trajectoire de plusieurs ?conomies d?Afrique centrale que l?Aide Budg?taire Globale, dont la prolongation pour deux ann?es suppl?mentaires vient d??tre act?e. Derri?re une annonce technique se joue en r?alit? une question strat?gique : comment garantir la continuit? des projets int?grateurs dans une sous-r?gion o? l?acc?s au financement demeure l?un des principaux obstacles au d?veloppement ? L?ABG s?est impos?e depuis plusieurs ann?es comme un levier essentiel pour les ?tats de la CEMAC. Gr?ce ? la bonification des taux d?int?r?t, la BDEAC peut mobiliser des fonds ? des conditions rares sur les march?s internationaux, permettant de financer des infrastructures ? forte valeur ajout?e. Sa reconduction traduit non seulement la solidit? du partenariat entre les institutions impliqu?es, mais aussi la reconnaissance de son efficacit? concr?te. Dans un contexte ?conomique marqu? par la pression budg?taire, l?instabilit? des cours des mati?res premi?res et les besoins croissants en infrastructures, cet instrument appara?t comme un outil stabilisateur indispensable. Tableaux Les projets d?j? r?alis?s illustrent la port?e de ce m?canisme. De Lom Pangar au Cameroun ? la s?curisation de l?a?roport de Bangui M?Poko, en passant par la route strat?gique reliant Mintom ? la fronti?re congolaise ou encore l?entretien des voies navigables g?r? par le GIE-SCEVN, l?ABG contribue directement ? am?liorer la mobilit?, l??nergie, la s?curit? et l?int?gration commerciale. Chacune de ces op?rations r?pond ? un besoin structurel r?el : d?senclavement, fiabilit? logistique, r?duction des co?ts de transport, circulation des biens et des personnes. Autant de conditions essentielles ? la comp?titivit? d?une r?gion souvent frein?e par ses faiblesses infrastructurelles. R?les Mais au-del? de la dimension technique, la rencontre de Douala r?v?le une dynamique institutionnelle plus large. Sous la pr?sidence de Dieudonn? Evou Mekou, la BDEAC renforce son r?le d?architecte financier r?gional. De son c?t?, la Commission de la CEMAC continue de promouvoir des projets int?grateurs capables d?avoir un effet d?entra?nement sur toute la communaut?. Quant ? l?AFD, elle confirme son engagement historique en faveur de la stabilit? et du d?veloppement de la sous-r?gion. Cette convergence traduit une vision partag?e : seule une coop?ration ?troite entre institutions r?gionales et partenaires internationaux peut garantir la r?ussite d?infrastructures durables. D?fis Toutefois, cette prolongation ne doit pas masquer les d?fis persistants. Les ?tats membres peinent encore ? absorber efficacement les financements disponibles, et les capacit?s techniques restent in?gales d?un pays ? l?autre. La gouvernance des projets, la gestion rigoureuse des chantiers et la transparence dans l?ex?cution demeurent des enjeux centraux. Les partenaires comptent d?ailleurs renforcer l?accompagnement technique pour ?viter les retards, les surco?ts et les blocages administratifs qui ont parfois frein? des projets ant?rieurs. L?accord sign? ? Douala repr?sente donc bien plus qu?une simple reconduction financi?re : il s?agit d?un engagement politique renouvel? pour consolider l?int?gration r?gionale et acc?l?rer les transformations attendues depuis longtemps. Si les ?tats parviennent ? mieux coordonner leurs strat?gies, ? renforcer leur gouvernance et ? maintenir la dynamique enclench?e, l?ABG pourrait devenir, au cours des deux prochaines ann?es, l?un des piliers majeurs de la modernisation de l?espace CEMAC. Ongoung Zong Bella

bloc d'article

Relecture du Rapport Annuel 2024 de l?UEAC : un exercice de rigueur institutionnelle

En organisant ? Douala un atelier intensif de relecture et de validation de la version pr?liminaire du Rapport Annuel 2024 de l?Union ?conomique de l?Afrique Centrale, la Commission de la CEMAC a envoy? un signal politique clair : celui d?une institution qui entend renforcer sa cr?dibilit? par la qualit? de ses outils d?analyse et de reddition des comptes. Derri?re l?apparente technicit? de l?exercice, l?enjeu est strat?gique pour une sous-r?gion en qu?te de coh?rence et de r?sultats tangibles. Pr?sid?s par le Vice-Pr?sident de la Commission, Dr Charles Assamba Ongodo, les travaux ont rappel? que le rapport annuel n?est pas un simple document administratif. Il constitue un instrument d?aide ? la d?cision pour la Conf?rence des Chefs d??tat et le Conseil des Ministres, mais aussi un barom?tre de la performance communautaire vis-?-vis des partenaires et des citoyens. En ce sens, l?exigence de conformit? aux standards internationaux traduit la volont? de hisser la gouvernance communautaire ? un niveau comparable ? celui des grandes organisations multilat?rales. La m?thodologie adopt?e, fond?e sur des groupes th?matiques sp?cialis?s suivis d?une consolidation en pl?ni?re, r?v?le une approche participative et structur?e. Elle a permis de croiser les regards sur les dynamiques ?conomiques, l?int?gration r?gionale, le march? commun et la comp?titivit?, tout en mettant en lumi?re les faiblesses persistantes, notamment en mati?re de donn?es et d?alignement institutionnel.Au-del? de la forme, cet atelier interroge le fond : la capacit? de l?UEAC ? traduire ses objectifs en r?sultats mesurables. La validation prochaine du rapport par le Coll?ge des Commissaires appara?t ainsi comme une ?tape d?cisive, appel?e ? renforcer la lisibilit? de l?action communautaire et ? restaurer la confiance dans le projet d?int?gration de la CEMAC. Ongoung Zong Bella

bloc d'article

Politiques de commande publique : la CEMAC acc?l?re l?harmonisation

Face aux besoins croissants en infrastructures et aux marges budg?taires toujours plus ?troites, la CEMAC a engag? une r?forme d?ampleur visant ? moderniser et unifier les r?gles encadrant la commande publique dans les six ?tats membres. L?adoption, en f?vrier 2024 et 2025, de deux textes majeurs ? la D?cision relative ? la strat?gie sous-r?gionale de la commande publique et la Directive ?tablissant le cadre juridique et institutionnel des partenariats public-priv? ? marque une ?tape d?cisive dans la refonte de la gouvernance publique r?gionale. Ces nouveaux instruments visent ? renforcer la transparence, am?liorer la performance des investissements et attirer davantage d?op?rateurs priv?s dans la r?alisation des infrastructures essentielles. Consciente des d?fis administratifs li?s ? cette harmonisation, la Conf?rence des ministres a accord? un d?lai de vingt-quatre mois pour permettre aux ?tats d?assurer la transposition nationale des nouvelles normes.C?est dans ce contexte que s?est tenu ? Yaound? un atelier national de mutualisation et de d?marrage de la transposition de la Directive PPP. Pr?sid?e par le ministre d?l?gu? ? la Planification, Paul Tassong, la rencontre a r?uni experts techniques, administrations sectorielles et partenaires au d?veloppement. Elle a permis d?identifier les ajustements n?cessaires et de d?finir un calendrier op?rationnel pour l?adaptation des l?gislations nationales. Invit? ? pr?senter le contexte d??laboration de la Directive, le Repr?sentant-R?sident de la CEMAC a rappel? les enjeux de la r?forme : s?curiser les investissements, encourager les montages innovants et garantir une meilleure soutenabilit? des projets publics. Selon lui, l?harmonisation engag?e devrait permettre de r?duire les divergences r?glementaires entre pays, source de lenteurs, de surco?ts et d?incertitudes pour les investisseurs. L?atelier a ?galement mis en lumi?re l?importance strat?gique des partenariats public-priv? pour acc?l?rer le d?veloppement des infrastructures de transport, d??nergie, d?eau ou encore de t?l?communications. Dans une r?gion o? les financements publics restent insuffisants, les PPP apparaissent comme une alternative cr?dible ? condition d??tre encadr?s par des normes claires et un dispositif institutionnel robuste.Avec cette initiative, la CEMAC entend poser les bases d?un march? r?gional de la commande publique plus coh?rent, plus attractif et capable de soutenir durablement la transformation ?conomique de l?Afrique centrale. Jean -Ren? Meva?a Amougou

bloc d'article

Cameroun : un mort dans une attaque de Boko Haram dans l’Extr?me-Nord

Un civil a ?t? tu? et plusieurs maisons incendi?es dans la nuit de lundi ? mardi lors d’une attaque attribu?e aux combattants de Boko Haram, a indiqu? Oumar Mahamat, membre du comit? de vigilance de Kolofata, dans le nord du Cameroun. L’attaque a eu lieu ? Bakariss?, village dans l’arrondissement de Kolofata, dans la r?gion de l’Extr?me-Nord du Cameroun, selon la m?me source. Aucune r?action officielle des autorit?s n’?tait disponible dans l’imm?diat. Lors d’une incursion pr?c?dente, les assaillants ont emport? plusieurs dizaines de t?tes de b?tail. YAOUND?, 16 d?cembre (Xinhua)

MATINS DE L'INTEGRATION, Reportage

CAMEROUN: CHUTE DRASTIQUE DE 7,5% DES REVENUS DU SECTEUR EXTRACTIF

Les chiffres ont ?t? connus ce 11 d?cembre ? l’h?tel Mont febe de Yaound? au Cameroun, face aux m?diasd’icietd’ailleurs. La pr?sentation officielle du RAPPORT ITIE 2023, c’est ? dire l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives. En effet, l’annonce n’est pas agr?able sur le ?conomique. Une baisse dans les recettes de plus de 83 milliards de FCFA. Il est bien question des recettes issues principalement du sous-secteur des hydrocarbures, qui ? lui seul repr?sente 95,3 % des revenus, malgr? une baisse par rapport ? 2022. Des recettes du transport p?trolier, qui a connu une l?g?re progression, tandis que les mines et carri?res industrielles affichent une croissance notable, bien que leur part dans l?ensemble reste marginale, nous d?voile le rapport ITIE 2023. De plus, l’on peut n?anmoins observer une forte contribution de ce secteur malgr? cette baisse de 7,5%, entre 2022 et 2023, avec la forte contribution de la production du secteur des hydrocarbures, estim?e ? 1 410,6 milliards FCFA, pour des exportations de 1 459,1 milliards FCFA. Ensuite, vient le secteur minier, qui a eu une contribution marginale aux exportations, domin? par l?artisanat et l?absence de projets industriels de production, soit Une contribution de 4,2 % dans le PIB du Cameroun et de 32 % dans les exportations. De fa?on globale, d’apr?s le rapport ITIE 2023, contribution du secteur extractif ? l??conomie camerounaise a recul? dans ses indicateurs majeurs : PIB (4,2 % contre 6,3 % en 2022), recettes budg?taires (22 % contre 25,5 %) et exportations (32 % contre 41 %). En revanche, une l?g?re am?lioration est observ?e au niveau de l?emploi (0,62 %) et des investissements (6,4 %)La SNH demeure le pilier des recettes, elle accuse elle-m?me une baisse notable, tandis que seuls quelques op?rateurs, comme PERENCO RDR ou le secteur minier naissant, parviennent ? tirer leur ?pingle du jeu. Une tendance qui interroge sur la soutenabilit? des revenus extractifs et les marges de man?uvre financi?res de l??tat. Le poumon reste incontestablement la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures (SNH), qui fournit ? elle seule la majorit? des recettes issues du p?trole et du gaz. En 2023, le mandat SNH a rapport? 622,84 milliards FCFA, repr?sentant 60,13 % de toutes les recettes extractives. M?me performance dominante pour le fonctionnement, ?valu? ? 36,70 milliards FCFA. Mais l?inqui?tude vient du recul. En un an, les revenus du mandat SNH ont chut? de 151,67 milliards FCFA, soit ?19,58 %. Pour un pays dont plus de la moiti? des ressources extractives repose sur cette seule entreprise publique, la tendance rappelle la n?cessit? de diversifier l??conomie et d?am?liorer la gouvernance p?troli?re. Derri?re la SNH, les entreprises p?troli?res priv?es maintiennent une pr?sence significative. PERENCO CAM contribue ? hauteur de 124,32 milliards FCFA en 2023, soit 12 %, en l?g?re hausse (+6,87 %). PERENCO RDR, acteur essentiel dans les recettes d?imp?ts sur les soci?t?s p?troli?res, enregistre une progression spectaculaire avec 104,32 milliards FCFA, soit +35,12 %. Ces chiffres traduisent une dynamique contrast?e : alors que la SNH subit les effets conjugu?s de la baisse de production et de la volatilit? des cours, certains op?rateurs priv?s affichent une meilleure r?silience et permettent de soutenir les recettes.Le transport p?trolier, essentiellement assur? par COTCO, continue d??tre une source notable de revenus. En 2023, il g?n?re 47,01 milliards FCFA, en hausse de 6,04 % par rapport ? 2022. Les droits de passage du pipeline demeurent donc un atout budg?taire important pour l??tat. Cette performance tranche avec celle des autres segments qui accusent des reculs parfois brusques, notamment les droits de douane (?87 %) ou encore les variations extr?mes des redressements fiscaux p?troliers, qui bondissent de 356 %, preuve d?une pression accrue des services fiscaux sur le secteur. Dans un paysage ? plus de 95 % domin? par les hydrocarbures, le secteur des mines et carri?res poursuit sa progression timide mais r?elle. En 2023, il contribue pour 1,39 milliard FCFA, soit +44,72 % par rapport ? l?ann?e pr?c?dente. Les acteurs comme CIMENCAM (0,27 milliard), DANGOTE (0,16 milliard) ou RAZEL (0,09 milliard) ne changent pas encore la structure des finances publiques, mais leur ?volution confirme le potentiel d?un secteur minier ? consolider. Toutefois, ce niveau reste marginal : il ne repr?sente que 0,13 % des revenus extractifs, ce qui d?montre l??tendue du chantier ? mener pour diversifier la base ?conomique nationale.Quant ? l’innovation pour ce 17e Rapport ITIE pour le compte du Cameroun, le pays franchit une ?tape d?cisive et clee, dans la refonte de son secteur extractif. Entre l?adoption d?un nouveau Code minier, la centralisation des revenus p?troliers au Tr?sor, le renforcement du contr?le des co?ts, la mise en service du Registre des b?n?ficiaires effectifs et les avanc?es li?es ? la transition ?nerg?tique, le pays s?engage dans une dynamique de transparence et de modernisation sans pr?c?dent. Une strat?gie assum?e pour mieux capter la valeur cr??e, s?curiser les recettes publiques et pr?parer l?arriv?e de grands projets structurants. L?adoption de ce nouveau Code minier constitue en effet l?un des tournants les plus significatifs de la d?cennie. Modernis?, plus exigeant, plus adapt? aux standards internationaux, il vise ? combler les insuffisances du cadre pr?c?dent, notamment sur les questions de transparence, de gestion des revenus, de responsabilit? environnementale et d?utilisation locale de la valeur ajout?e. De plus, en 2023, seules 2 soci?t?s sur 19 ont transmis leurs donn?es de propri?t? effective dans le cadre du processus ITIE (11 %). L?utilisation du Registre Central du B?n?ficiaire Effectif (RCBE) a aussi permis de compl?ter largement l?information, offrant d?sormais une couverture substantielle des grandes entreprises extractives et marquant un progr?s notable du dispositif national.Des limites subsistent n?anmoins, notamment:l?absence d?information sur les modalit?s de contr?le exerc?es par les b?n?ficiaires effectifs ;la non-couverture de certaines entreprises non immatricul?es ? la DGE ;l?absence d?int?gration des Personnes Politiquement Expos?es (PPE). Souligne le rapport. La soci?t? civile r?agi avec E2’02: Mr Blasius NGOME/Acteur de la soci?t? civile, fond vers? aux communes?l?ment En renfor?ant les obligations des op?rateurs, en introduisant des m?canismes de contr?le plus rigoureux et en pr?parant l?arriv?e de grands projets miniers ? fort potentiel, le Cameroun souhaite se positionner comme

bloc d'article

47e r?union annuelle de l?ABCA: ? Yaound?, deux visions s?affrontent

Dans les coulisses du grand raout bancaire de la capitale camerounaise. La premi?re, men?e par des pays favorables ? un assouplissement mon?taire, estime qu?une plus grande flexibilit? est indispensable pour financer la transition ?nerg?tique et moderniser des infrastructures r?silientes. La seconde craint que cette strat?gie n?amplifie les pressions inflationnistes dans des ?conomies d?j? expos?es. Mais pour l??conomiste camerounais Jean-Luc Kamdem, ? le danger n?est pas la souplesse, mais la passivit? : ignorer le climat revient ? subir une inflation que l?on n?a pas anticip?e ?. D?autres experts africains appellent ? une approche plus offensive. La Nig?riane Mary Okonkwo estime que ? l?Afrique doit s?approprier la transition verte pour ?viter une d?pendance accrue aux financements ext?rieurs ?. Une transition impos?e de l?ext?rieur, pr?vient-elle, risquerait d?alourdir la dette et de fragiliser des ?conomies ?mergentes. Le sp?cialiste marocain des syst?mes financiers, Fouad El Idrissi, insiste pour sa part sur la n?cessit? d?? une diplomatie mon?taire climatique plus affirm?e ?, jugeant urgent de coordonner les r?ponses au niveau continental. Au c?ur des d?bats figure aussi la question de la r?silience institutionnelle. Plusieurs gouverneurs plaident pour la cr?ation d?unit?s internes d?di?es au risque climatique, capables de mod?liser les impacts sectoriels et d?orienter les politiques de cr?dit. L??thiopien Tsegaye Mekonnen rappelle que ? les banques centrales ne peuvent plus se contenter de stabiliser les prix : elles doivent prot?ger des ?conomies contre les chocs syst?miques provoqu?s par le climat ?. Cette reconfiguration s?inscrit aussi dans un paysage mondial en mutation. Alors que les grandes banques centrales commencent ? int?grer des stress tests climatiques, les institutions africaines entendent ?viter d??tre de simples suiveuses. Pour la Sud-Africaine Thandiwe Mokoena, ? l?Afrique a une fen?tre d?innovation : ses vuln?rabilit?s peuvent devenir un moteur d?exp?rimentation ?. Plusieurs propositions circulent : obligations vertes r?gionales, m?canismes d?assurance climatique mutualis?s, int?gration du risque environnemental dans les taux directeurs ou plateformes de donn?es climatiques communes. Le S?n?galais Mamadou Sarr, expert en finance durable, estime qu?? une telle convergence pourrait donner au continent une voix plus visible dans les n?gociations internationales ?. ? Yaound?, l?enjeu d?passe la technique. Il s?agit de savoir si l?Afrique se contente d?adapter ses outils, ou si elle choisit d?imposer sa propre lecture de la g?opolitique climatique pour mieux d?fendre ses int?r?ts sur la sc?ne mondiale. Jean -Ren? Meva?a Amougou

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut