Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Lettre de transparence ? chacun des 25 membres de la Commission Nationale de Recensement G?n?ral des Votes (CNRGV)

Objet?: Constater et dire la v?rit? sortie des urnes le 12 octobre 2025?? Monsieur ESSOMBE Emile, membre du Conseil Constitutionnel, le Pr?sident de la CNRGV ; messieurs FONKWE Joseph FONGANG et ONDOUA OBOUNOU Charles, les deux (2) Membres repr?sentant les magistrats de l?ordre judiciaire ; messieurs NGANKO Firmin Daniel, LITET Gabriel Fran?ois, OUMAROU CHINMOUN, ISSANDA ISSANDA Salomon et Madame BEKILA Gis?le Val?rie, les cinq (5) Membres repr?sentant de l?Administration ; Messieurs ABDOULKARIMOU, ENOW Dickson ENOW et Mesdames AMUGU ABENA Agathe Gaelle, NNOMO n?e MINLANG Christelle Iris L?opoldine, ESSI Michele Arlette n?e NDZENGUE NGOAH,  les cinq (5) Membres repr?sentant d?ELECAM ;  le Repr?sentant du candidat ATEKI SETA Caxton (PAL), monsieur NGAyAP Pierre Flambeau, repr?sentant  de l?UNDP, monsieur TALBA MALLA Ibrahim, repr?sentant du RDPC, le Repr?sentant du candidat BOUGHA HAGBE Jacques (MCNC), monsieur ISSA, repr?sentant du FSNC, monsieur ATANGANA Denis Emilien, repr?sentant du FDC, le repr?sentant du candidat KWEMO Pierre (UMS), monsieur NyECK BIyAGA Joseph Felix, repr?sentant du PCRN, monsieur BONONO BAKOTA Ren?, repr?sentant du PURS, le repr?sentant du candidat MUNA AKERE TABENG (UNIVERS), le repr?sentant du candidat OSIH JOSHUA NAMBANGI (SDF) et le repr?sentant de la candidate TOMAINO Hermine Patricia Epse NDAM NJOyA (UDC), les douze (12) Membres repr?sentant les candidats ; la r?solution n? 2025/022/R/ELECAM/CE du 15 octobre 2025 du Conseil Electoral mat?rialise vos mandats de membres de la CNRGV pour l??lection du Pr?sident de la R?publique du 12 octobre 2025. La pr?sente lettre de transparence vous est personnellement adress?e au nom du peuple camerounais, repr?sent? par les 8 010 464 citoyens-?lecteurs convoqu?s pour choisir un nouveau Pr?sident de la R?publique du Cameroun pour le septennat 2025-2032. Par la pr?sente, le peuple vous demande formellement de mobiliser tous vos savoirs, savoir-faire et savoir-?tre pour constater et dire la v?rit? sortie des urnes le 12 octobre 2025.    Le choix du peuple a ?t? fait le 12 octobre 2025 au sein des 31 653 bureaux de vote conform?ment aux indications statistiques fournies par ELECAM. Moi, Babissakana, d?tenteur de la carte d??lecteur n? 11789914, j?ai effectivement vot? au bureau de vote ? Coll?ge Le Savoir C ? de Biyem-Assi ? Yaound?. Conform?ment ? l?article 113 du code ?lectoral, le r?sultat acquis dans mon bureau de vote a ?t? rendu public. Le tableau ci-apr?s le retrace clairement. Conform?ment ? l?article 69 du code ?lectoral, la CNRGV proc?de au d?compte g?n?ral des votes, au vu des proc?s-verbaux et des pi?ces annexes transmis par les commissions d?partementales de supervision. Elle redresse les erreurs mat?rielles ?ventuelles de d?compte des votes. Elle ne peut toutefois pas annuler les proc?s-verbaux correspondants. Elle dresse proc?s-verbal de toutes ces op?rations. Ce proc?s-verbal, ?tabli en autant d?exemplaire que de membres est sign? du Pr?sident et des membres pr?sents. Un exemplaire est transmis dans un d?lai de cinq (5) jours au Conseil Constitutionnel, accompagn? des pi?ces annexes. Le recensement g?n?ral des votes est public et s?effectue au si?ge du Conseil Constitutionnel.   2. Quels sont les mat?riaux de base de cette mission ? La CNRGV travaille sur la base des mat?riaux de base suivants : (i) les 31 653 proc?s-verbaux des commissions locales de vote qui retracent toutes les op?rations du scrutin et (ii)   les 58 proc?s-verbaux des travaux des commissions d?partementales de supervision.   3. Quel est le risque central qui pr?occupe le peuple camerounais dans la conduite de cette mission ? Cette mission est d?une port?e strat?gique majeure pour le Cameroun et m?me la sous-r?gion. Dans la chaine de valeur du scrutin pr?sidentiel, le stade d?intervention de la CNRGV est le mieux plac? pour une v?rification efficiente de la sinc?rit?, de la r?gularit? et de l?image fid?le des r?sultats de l??lection en vue de constater et de dire la v?rit? sortie des urnes le 12 octobre 2025. Le probl?me central qui pr?occupe le peuple camerounais repr?sent? par les 8 010 464 citoyens-?lecteurs, est le risque ou la menace de falsification ou de d?tournement de nos votes ou choix par le parti au pouvoir, le RDPC, tr?s habitu? ? abuser de sa position dominante historique ou pass?e sur le march? politique. La v?rit? sortie des urnes est sacr?e et prot?g?e par notre Dieu Tout Puissant. Elle mat?rialise le pouvoir et la responsabilit? confi?s librement ? un candidat par le peuple de Dieu. Le risque ou la menace de travestir ou de d?naturer le choix du peuple est donc tr?s ?lev? et directement proportionnel aux faits r?cents d?ensauvagement brutal tel que refl?t?s par les actions, activit?s et d?cisions politiques choquantes et d?viantes observ?es depuis quelques mois dans le march? politique camerounais. Cet ensauvagement est susceptible de se traduire aussi bien par des actions robustes d?achat des consciences des membres de la CNRGV que celles de leur d?stabilisation par des menaces de toutes sortes.     4. Face ? ce risque, quelle est la solution pr?conis?e ?  Dans le cadre de cette mission d?une port?e strat?gique majeure pour l?avenir du pays, mais risqu?e pour vous individuellement, le peuple camerounais vous fait confiance et vous demande de mobiliser tous vos savoirs, savoir-faire et savoir-?tre pour constater et dire la v?rit? et rien que la v?rit? sortie des urnes le 12 octobre 2025. Pour constater et dire la v?rit? sortie des urnes, il est indispensable d?op?rer des travaux rapides de v?rification de la r?gularit?, de la sinc?rit? et de l?image fid?le des r?sultats codifi?s dans les 31 653 proc?s-verbaux venant des commissions locales de vote en coh?rence avec les reports des 58 proc?s-verbaux des commissions d?partementales de supervision. Lorsque vous constatez une divergence ou vous ?tes inform?s d?une irr?gularit?, ne retenez pas l?option facilite et inad?quate qui consiste ? dire que le proc?s-verbal venant d?ELECAM est le seul qui fait foi. La v?rit? ?tant sacr?e, privil?giez la technique de contr?le de sinc?rit? ou de coh?rence en confrontant le proc?s-verbal fourni par ELECAM avec les autres copies.              Veuillez noter que chacun de vous est mis sous la protection du peuple camerounais et en m?me temps sous surveillance citoyenne active. Nous vous prions d?agr?er, Mesdames et Messieurs les Membres de la CNRGV, l?expression de notre reconnaissance distingu?e. Babissakana, Ing?nieur Financier, La?c Spiritain Associ? Yaound?, le 16 septembre 2025.

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Refus d’ex?cuter les instructions de la pr?sidence de la r?publique et des ministres

Cet extrait est tir? de la lettre, dat?e du 29 juillet 2025, adress?e ? Messieurs Louis Paul MOTAZE et YAOUBA ABDOULAYE, respectivement Ministre des Finances et Ministre D?l?gu? aux Finances. C?est en ao?t 2022 que, par DHL, j?avais saisi S.E. Paul BIYA, Pr?sident de la R?publique, du probl?me de mes frais de rel?ve et de cong?s, qui tra?nait d?j? depuis quelques cinq ans, et du manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger qui s?y ?tait greff?. Mais, bien avant cela, l?alors nouveau Ministre de la Communication, Monsieur Ren? Emmanuel SADI, avait tent? d?en r?soudre, en 2020, au moins le premier volet, c?est-?-dire celui des frais de rel?ve et de cong?s. Mais, l?espoir suscit? fut tr?s vite bris?. En effet, par courrier, dat? du 18 novembre 2020, le Ministre Ren? Emmanuel SADI avait saisi son homologue des Finances, Monsieur Louis Paul MOTAZE. Il souhaitait que 300 millions de sa r?serve budg?taire lui soient d?bloqu?s, pour pouvoir payer ? ses ? diplomates en attente. Les sommes initialement d?l?gu?es par les Finances, en juin 2018, ?crivait le nouveau MINCOM, ? s??taient r?v?l?es insuffisantes ?, pour r?gler tous les cas, ? l?exemple de celui, embl?matique, de Monsieur KEYE NDOGO, ? pour lequel le MINFI avait ?t? saisi plusieurs fois ?. Entr?, ce m?me 18 novembre 2020, au Cabinet de Monsieur le Ministre des Finances, ce courrier en ?tait ressorti le 20 novembre, soit deux jours seulement plus tard, pour celui de Monsieur le DGB, le Directeur G?n?ral du Budget. Aux premiers jours de d?cembre 2020, Monsieur le Directeur de l?Administration G?n?rale du MINCOM et moi-m?me, ?tions all?s voir Monsieur le DGB. Il ?tait, nous avait-il dit, en train d?accompagner le Ministre au SENAT, pour le budget 2021, alors en cours d?examen. Il s?occuperait de mon dossier la semaine suivante. Mais, quand j?avais d? quitter le Cameroun, le 22 d?cembre 2020, ce dossier n??tait toujours pas sorti de son Cabinet. Vaine promesse donc ! Mes multiples tentatives de relances, ? partir de la France, pour faire aboutir ce dossier, furent vaines. C?est face ? cet immobilisme ambiant nous ayant conduit ? ma cinqui?me ann?e de gal?re, de mendicit? et de souffrances, que j?avais donc ?t? contraint de m?en remettre ? la sagesse du Chef de l?Etat. SAISINE DU CHEF DE L?ETAT. Mon courrier au Chef de l?Etat, faut-il le rappeler, ?tait donc arriv? ? la Pr?sidence de la R?publique, par DHL, dans les premiers jours du mois d?ao?t 2022. C??tait un gros dossier de 121 pages, avec ses pi?ces jointes et une Note personnelle de trois pages, pour la Tr?s Haute Attention de Son Illustre Destinataire. A la suite de ce courrier, adress? au Chef de l?Etat, le Ministre d?Etat Secr?taire G?n?ral de la Pr?sidence de la R?publique instruisait (L nB1019/SG/PR du 17 ao?t 2022), soit moins de deux semaines plus tard : (1) l?? apurement de mes frais de rel?ve et de cong?s ?, pour 49.387.850 F CFA, et (2) l?? examen concert? de mon manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger ?, qui s??levaient alors ? 155.171.568 F CFA, chiffre qui s??l?ve, d?sormais, ? plus de 300 millions, en ao?t 2025. Mais, pour soustraire le Minist?re des Finances ? l?ex?cution des instructions de la Pr?sidence, vos collaborateurs pr?tendront s??tre appuy?s ? de mani?re froide ? surl?Article 3 du D?cret 85/1197 du 29 ao?t 1985, pour la r?ponse adress?e au MINETAT SG/PR (L/N? 002001/MINFI/SG/DGB/DDPP/CES du 19 octobre 2022). Mais, pour l?Histoire et la Post?rit?, il suffit de confronter les affirmations de vos collaborateurs avec (1) les termes de cet Article 3 du D?cret 85/1197 du 29 ao?t 1985 et (2) la r?alit? de ma situation telle qu?elle avait ?volu?, pour conclure ? leur mauvaise foi manifeste, si ce n?est la m?chancet?. Voici le libell? du fameux Article 3 (derni?re page) : ? En cas de rappel, les personnels en service hors du Cameroun relevant de l?autorit? du Minist?re des Affaires Etrang?res conservent, pendant une p?riode de trois mois ? compter de la date de signature de l?acte de rappel, leur traitement indiciaire ou cat?goriel, affect? du coefficient de correction, ? l?exclusion de toute autre prime ou indemnit?, s?ils n?occupent pas de poste de responsabilit?. ? ? Comme diplomate rappel? ?, avaient ?crit vos collaborateurs, ? j?avais droit, en plus des frais de rel?ve ? charge de l?Administration utilisatrice? ?trois (03) mois de salaires consulaires qui ? sont implicitement accord?s pour ? permettre de s?organiser pour son retour au pays ? ; ils ajoutaient que j??tais donc d?biteur du salaire consulaire, touch? au-del? desdits trois mois. Archi-faux ! En ma qualit? de Chef du Centre de Communication, ? j?occupais bien un poste de responsabilit? ?, comme il est pr?cis? dans les derniers mots de l?Article convoqu?. Et j??tais donc exempt? de la limite all?gu?e des trois mois. Questions obligatoires : Vos collaborateurs peuvent-ils pr?tendrequ?ils n?avaient pas lu, dans sa totalit?, l?Article 3, convoqu? pourtant avec emphase ? Ou alors, ?tait-ce juste une volont? d?lib?r?e de nuire ? A partir de l?, tout leur discours concernant ? le trop-per?u ?, de huit mois, sur ? les onze mois suppl?mentaires de salaire consulaire per?u ?, tombe ? l?eau. Surtout que ces Messieurs ne peuvent pas, non plus, m?accuser d?avoir tra?n? en France. En effet, vos collaborateurs semblent avoir, volontairement, ignor?: (7) Que je n?avais arr?t? de plaider que ? je ne pouvais pas devenir une victime de querelles entre Administrations ?, puisque le MINFI refusait d?accorder une nouvelle d?l?gation de cr?dits au MINCOM, pour un probl?me suppos? sold? et que ce dernier devait donc assumer, seul ; mais, cela ?tait-il seulement possible, avec l?unicit? des caisses de l?Etat ? (8) Que je n?avais pas arr?t?, par cons?quent, ? proposer, dans mes multiples requ?tes que ? que le Minist?re des Finances devait me payer et se tourner vers l?Ancien Ministre de la Communication, pour r?clamer les n?cessaires explications quant ? l?utilisation des fonds d?l?gu?s en juin 2018 ? ; (9) Qu?au moment o?, cinq apr?s, vos collaborateurs ?taient en plein d?lire contre ma personne, ils oubliaient volontiers que je n?avais toujours pas per?u mes frais de rel?ve et de cong?s et que me p?naliser, comme ils le r?clamaient, ? hue et ? dia, n?avait aucun sens, l?Etat n?ayant pas fait sa part

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

La peur a chang? de camp

En pleine campagne ?lectorale, Alassane Dramane Ouattara s?est permis de railler l?opposition ivoirienne avec une d?sinvolture d?concertante : ? Les autres ne veulent pas venir aux ?lections. Ils ont peur? S?ils sont gar?ons, qu?ils viennent? Au lieu de rester dans leurs salons climatis?s. ? ? ses c?t?s, son fr?re Ten? Birahima ? promu non pas par m?rite mais par un odieux syst?me de rattrapage ethnique ? est all? jusqu?? expliquer que c?est ? cause de « l?incomp?tence » des Ivoiriens que Ouattara se voit contraint de briguer un quatri?me mandat. Il faut le dire: ce genre de provocation, en plus d??tre m?prisante, traduit une f?brilit? ?vidente au sommet de l??tat. Une confiscation du pouvoir ?hont?e Peut-on d?cemment parler de courage quand on s’accroche ? un pouvoir usurp?, confisqu? au prix de fraudes, de r?pressions sanglantes et d?exclusions arbitraires ? Peut-on se vanter d??tre ? majoritaire ? quand on verrouille tout l?appareil ?lectoral, qu?on mus?le la presse, qu?on disperse violemment les manifestations pacifiques et qu?on met les citoyens sur ?coute ?Ce pouvoir, ce n?est pas le peuple qui l?a donn? ? Ouattara. C?est Sarkozy. Et cela suffit ? comprendre la nature de cette gouvernance : une pr?sidence impos?e, ill?gitime, tenue par la force et par le silence complice de certaines puissances ?trang?res. La peur, elle est de leur c?t? Car les vrais peureux, ce ne sont pas ceux qui r?clament des conditions de vote justes. Les vrais peureux, ce sont ceux qui installent des cam?ras de surveillance dans toutes les rues, ceux qui envoient, ? la nuit tomb?e, des hommes encagoul?s arr?ter des opposants ou de simples citoyens critiques, ceux qui tremblent ? l?id?e de voir ?merger une candidature capable de cristalliser l?espoir d?un peuple. Ce sont eux qui ont peur. Ils savent que leur popularit? est en lambeaux, qu?ils ne sont plus d?sir?s ? la t?te d?un pays qu?ils n?ont fait que piller, fragmenter, diviser et maltraiter. Ils savent que si la parole ?tait libre, s?ils ne truquaient pas les r?gles du jeu ? chaque ?lection, ils seraient balay?s par les urnes. Alors, ils pr?f?rent jouer les durs, se cacher derri?re une rh?torique guerri?re pour masquer leur panique. Le vrai courage commence par l?honn?tet? S?ils ?taient aussi courageux qu?ils le pr?tendent, ils n?excluraient pas des candidats majeurs de la course ? la pr?sidentielle. Ils n?interdiraient pas les meetings de l?opposition. Ils accepteraient un audit international de la CEI. Ils ouvriraient un dialogue national sur la r?forme du processus ?lectoral. Bref, ils accepteraient de jouer la d?mocratie ? armes ?gales.Mais cela, ils n?en sont pas capables. Parce que gouverner dans la transparence, sans fraude, sans intimidation, sans favoritisme, exigerait un courage moral qu?ils n?ont jamais montr?. Un respect des institutions qu?ils ont toujours bafou?. Une loyaut? envers le peuple qu?ils ont trahi depuis longtemps. Un pouvoir impos?, une fin in?vitable Le temps des impostures touche ? sa fin. O? sont Blaise Compaor?, Alpha Cond?, Ali Bongo ou encore Nicolas Sarkozy ? Ces parrains d?un syst?me violent et corrompu ont tous fini par tomber ou se retrouver marginalis?s. L?histoire ne ment pas: les r?gimes qui refusent l?alternance, qui pi?tinent les libert?s et m?prisent la souverainet? populaire finissent toujours par sombrer. Le peuple peut plier, mais il ne rompt pas. Et un jour, il se l?ve. L?arrogance n?est pas une preuve de force Messieurs Ouattara et Birahima devraient se souvenir que l?arrogance est souvent le masque de la peur. Quand on est vraiment fort, on n?a pas besoin d?humilier ses adversaires. Quand on est vraiment l?gitime, on n?a pas besoin d??craser les autres pour exister. Et surtout, quand on est vraiment patriote, on est fier de ses origines, on respecte son peuple, on l??coute, on le prot?ge.Parfois, il vaut mieux se taire que d?ouvrir la bouche pour d?biter des inepties. Car, ? force de jouer avec le feu, on finit toujours par se br?ler. Jean-Claude DJEREKE

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R?seaux sociaux: la famille s’agrandit

Selon le Digital Report 2025, le Cameroun affiche une dynamique soutenue, port?e par la mont?e en puissance des plateformes digitales. Le Cameroun consolide sa place dans l?univers num?rique africain. D’apr?s le Digital Report 2025, la r?alit? du pays montre un dynamisme des ?seaux sociaux et une jeunesse toujours plus connect?e. Derri?re les chiffres, se dessine une transformation profonde des usages et des comportements num?riques. D?tails La plateforme Messenger illustre cette progression, souligne le rapport. Avec une hausse annuelle de 16,1 %, soit 92 400 nouveaux utilisateurs, l?application confirme son r?le d?outil de communication privil?gi?. Sa croissance trimestrielle de 3,5 % t?moigne d?une adoption continue, d?passant le simple r?le de messagerie pour devenir un v?ritable espace de sociabilit?. Bien que sa base reste masculine (62,7 %), Messenger regroupe d?sormais 5,4 % des internautes camerounais, preuve de son ancrage dans la vie quotidienne. ? l?inverse, le r?seau X (ex-Twitter) conserve une audience plus confidentielle. Avec 199 000 utilisateurs, soit 0,7 % de la population, la plateforme demeure marginale mais gagne du terrain, enregistrant une croissance de 8,6 % (+15 800 comptes). Son public, ? 81,5 % masculin, refl?te une tendance observ?e sur plusieurs march?s africains. Pour Dr. Sylvie Mvondo, chercheuse en communication num?rique ? l?Universit? de Douala, ? le d?s?quilibre de genre observ? sur certaines plateformes tient ? des facteurs structurels : l?acc?s diff?renci? aux outils num?riques et la persistance d?un usage genr? des technologies ?. Elle souligne que cette fracture s?att?nue progressivement gr?ce ? la d?mocratisation du smartphone et ? la mont?e en comp?tence des jeunes femmes dans les m?tiers du digital. Le rapport rel?ve par ailleurs que certaines variations de donn?es s?expliquent par la suppression de comptes inactifs ou non conformes. Ces r?ajustements statistiques, loin de traduire un recul, participent ? un assainissement des indicateurs et ? une meilleure lisibilit? du march?. Selon Jean-Bernard Tchatchoua, ?conomiste au Centre d??tudes sur la soci?t? num?rique (Cesnum), ? le Cameroun entre dans une phase de maturit? num?rique. Les r?seaux sociaux deviennent des vecteurs d?activit? ?conomique, mais aussi de gouvernance et d?expression citoyenne. Cette hybridation entre communication, commerce et politique structure d?sormais l?espace public ?. En effet, les r?seaux sociaux ne se limitent plus au divertissement : ils fa?onnent les strat?gies de marque, les politiques publiques et les mobilisations sociales. Les entreprises y testent leurs campagnes, les institutions y mesurent l?opinion, et les citoyens s?y engagent pour faire entendre leur voix. Malgr? les d?fis li?s ? la d?sinformation et ? la protection des donn?es, le pays progresse vers une ?conomie num?rique int?gr?e, o? la connectivit? devient un facteur de d?veloppement. Dans ce nouvel ?cosyst?me, les plateformes sociales apparaissent comme des laboratoires d?innovation et de participation, port?s par une g?n?ration connect?e, critique et inventive, une g?n?ration qui fait du Cameroun un acteur num?rique qui compte sur le continent. Jean Ren? Meva’a Amougou

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26 octobre 2025: le Cameroun entre souffle et tumulte : le verdict attendu

Le 12 octobre 2025 est d?sormais grav? dans la m?moire du Cameroun. Dans les villes et les campagnes, l?ombre de l??lection plane encore, comme un vent chaud qui caresse et tourmente ? la fois. Depuis cette date, le pays retient son souffle, scrutant avec une attention quasi scientifique chaque indice, chaque statistique, chaque tweet. Les populations attendent le verdict de la Cour constitutionnelle, comme on attend la derni?re note d?un morceau de jazz : avec impatience, curiosit? et un brin d?inqui?tude. Sur les r?seaux sociaux, l??cho est imm?diat et explosif. Les coups de gueule fusent plus vite que les graines dans un vent de brousse. Chaque post, chaque commentaire devient une onde qui secoue les consciences. Mais derri?re cette agitation num?rique, les appels au calme r?sonnent comme des berceuses dans un chaos ?lectrique. Les habitants, jeunes et vieux, urbains et ruraux, tentent de se raccrocher ? la raison, tout en regardant ce feuilleton national se jouer en direct. L?axe Nord-Sud est au c?ur de toutes les attentions. Les analystes politiques, arm?s de graphiques et de cartes, observent ce corridor comme un astrophysicien scrute la trajectoire d?une com?te. Chaque voix, chaque vote, chaque tendance devient un fragment d?histoire ? d?chiffrer. Dans les march?s, les ?coles et les caf?s, on d?bat, on s?exclame, on rit parfois jaune. Le Cameroun, vaste mosa?que de langues et de couleurs, semble suspendu ? l?instant. La d?sinformation, elle, danse sur cette sc?ne nationale avec une ?nergie in?puisable. Les rumeurs se propagent plus vite qu?un camion fou sur l?autoroute de Douala. On raconte tout et son contraire, et chacun y va de sa propre version. Certains y voient une strat?gie politique, d?autres un simple jeu de dupes. Dans ce maelstr?m, le citoyen devient un d?tective involontaire, un enqu?teur des mots et des images. Il apprend ? lire entre les lignes, ? sourire des exag?rations et ? soupirer devant les absurdit?s. Le vent du changement souffle fort, secouant les habitudes et les certitudes. Dans les villages, les jeunes discutent autour d?un caf? br?lant, imaginant des sc?narios parfois dr?les, parfois inqui?tants. Dans les villes, les conducteurs klaxonnent comme pour exprimer une impatience collective, tandis que les anciens, assis sur les bancs publics, observent le ballet des nouvelles avec une sagesse teint?e d?ironie. Le Cameroun se d?couvre un visage ? la fois familier et ?tranger : il est celui de l?espoir, mais aussi de l?inattendu. Le 12 octobre a r?v?l? plus que des chiffres. Il a montr? des divisions, des passions et des r?ves. Il a mis en lumi?re l?importance de chaque voix, de chaque geste citoyen. Les ?lecteurs, qu?ils aient vot? t?t le matin ou tard le soir, qu?ils aient parcouru des kilom?tres pour atteindre leur bureau ou simplement suivi la c?r?monie ? la t?l?vision, sont tous devenus acteurs d?un th??tre politique intense. Et comme dans toute bonne pi?ce, il y a de l?humour, parfois involontaire, dans les r?actions humaines, dans les situations absurdes et dans ces petites anecdotes qui font sourire malgr? le s?rieux du moment. Dans ce climat ?lectrique, la patience devient un art. Les populations s?accrochent aux bulletins officiels et aux annonces formelles, tandis que les m?dias multiplient les analyses, parfois plus po?tiques que strictement factuelles. Les experts y vont de leurs pr?visions, certains prudents, d?autres audacieux. Les habitants, eux, oscillent entre inqui?tude et amusement, entre espoir et sarcasme. L?humour, parfois grin?ant, devient un outil de survie face ? l?intensit? du moment. Alors que la Cour constitutionnelle pr?pare son verdict, chaque r?gion, chaque ville, chaque village retient son souffle. Les discussions autour des repas, dans les transports, dans les salons et m?me sur les r?seaux sociaux tournent autour d?un mot : attendre. Attendre l?issue, comprendre le message, accepter ou contester le r?sultat. Et dans cette attente, il y a de la po?sie : celle des voix qui s??l?vent, des mains qui se joignent, des regards qui se croisent. Il y a aussi de l?humour : celui qui permet de sourire malgr? l?angoisse, de relativiser face ? l?incertitude, et de transformer le tumulte en une exp?rience collective. Le Cameroun vit un moment unique, o? le pass?, le pr?sent et l?avenir se confondent. Les vents du Nord et du Sud, ceux de l?Est de l?Ouest, les voix des jeunes et des anciens, les r?seaux et les places publiques, tout semble conspirer pour cr?er un instant suspendu. Un instant o? chaque citoyen se sent partie prenante d?une grande histoire. L?histoire d?un pays qui, malgr? les tensions et les divergences, continue de r?ver, de rire et d?esp?rer. Dans ce souffle ?lectoral m?l? de po?sie et d?humour, le Cameroun se rappelle ? lui-m?me : il est vivant, vibrant et impr?visible. Et lorsque le verdict tombera enfin, il ne marquera pas seulement la fin d?un suspense, mais le d?but d?une nouvelle page, pleine de promesses, de d?fis et, pourquoi pas, de quelques ?clats de rire bienvenus. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Pr?sidentielle 2025: ? l??cole des Postes de Yaound?, les ?tudiants ont refus? de quitter les urnes avant le dernier bulletin

Sous un soleil implacable puis dans la fra?cheur d?une nuit ?lectrique, les ?tudiants votants de l??cole nationale des Postes et T?l?communications (ENSPT) de Yaound? ont v?cu une journ?e de scrutin marathon. Entre impatience, ferveur et curiosit? d?mocratique, beaucoup ont attendu, sans faillir, jusqu?au d?pouillement final. ? On veut voir la v?rit? de nos yeux ?. D?s sept heures du matin, les premiers ?lecteurs affluaient d?j? dans la cour de l??cole des Postes, transform?e pour l?occasion en centre de vote. Cartes d??lecteurs en main, ?tudiants, enseignants et personnels administratifs se croisaient dans une atmosph?re ? la fois studieuse et f?brile. ? C?est ma premi?re fois de voter. Je ne veux pas juste glisser mon bulletin et partir. On veut voir la v?rit? de nos yeux ?, confie Prisca, ?tudiante en informatique, assise ? l?ombre d?un manguier avec un groupe d?amis. Autour d?elle, les conversations tournent vite ? la politique. Les jeunes d?battent, comparent les candidats, sp?culent sur les r?sultats. ? Ce n?est plus comme avant ?, dit un autre. ? Maintenant, on veut savoir comment tout se passe. ? Des heures d?attente sous tension et sous rires ? la mi-journ?e, la file d?attente s??tire encore. Certains votants s?impatientent : les listes tra?nent, quelques noms sont mal orthographi?s, et la chaleur rend l?attente p?nible. Mais l?ambiance reste bon enfant. Des blagues fusent, des selfies s?improvisent devant les affiches ?lectorales, des vendeuses de beignets et d?eau font des affaires. Vers 17h45 heures, les bureaux de vote ferment lentement, mais la foule ne se disperse pas. Au contraire, elle grossit. ? On reste jusqu?au bout ! ?, scande un groupe d??tudiants, brandissant leurs cartes comme des troph?es civiques. Quand la nuit tombe, la d?mocratie s??claire ? 18 heures, la cour est plong?e dans une semi-obscurit?. Des lampes torches et les flashs des t?l?phones portables dessinent des halos sur les tables de d?pouillement. Les membres des bureaux, fatigu?s mais concentr?s, commencent ? ouvrir les urnes sous les applaudissements. ? C?est comme une veill?e ?lectorale ?, murmure un observateur, fascin? par la discipline du public. ? chaque bulletin annonc?, un murmure parcourt la foule, suivi parfois d?un cri de joie ou d?un soupir r?sign?. Dans un coin, un ?tudiant prend des notes sur son cahier : ? C?est l?histoire qui s??crit ici. M?me si ?a ne change rien, on aura ?t? t?moins. ? Une nuit de veille citoyenne Le d?pouillement se poursuit dans la nuit. Personne ne quitte les lieux. Des ?tudiants assis sur les marches, d?autres adoss?s aux murs, tous guettent les r?sultats comme on guette une d?livrance. Vers 20h, les bulletins finissent d??tre compt?s, les proc?s-verbaux sign?s sous les regards vigilants des ?lecteurs rest?s jusqu?au bout. Aucun incident, aucun d?bordement. Juste la fatigue, le soulagement et la fiert? d?avoir veill? sur leur vote. Un signal fort venu de la jeunesse ? l??cole des Postes, ce 12 octobre, la d?mocratie a pris le visage d?une jeunesse consciente, exigeante et observatrice. Dans un contexte o? la confiance dans les institutions ?lectorales s?effrite, cette patience obstin?e des ?tudiants r?sonne comme un message clair : le vote ne s?arr?te pas dans l?urne, il se poursuit dans la vigilance. ? Si on veut que ?a change, il faut rester ?veill?s ?, glisse un ?tudiant en quittant les lieux, le regard encore riv? sur la table de d?pouillement. Tom.

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Palestine: une trag?die incroyable

Deux ans se sont ?coul?s depuis le 7 octobre 2023, jour o? cette horrible guerre a commenc?, et qui semble se terminer gr?ce ? l’accord entre Isra?l et le Hamas. Durant ces deux ann?es, la lumi?re du soleil avait disparu de cette r?gion tragique de la plan?te et tout avait ?t? plong? dans l’obscurit?. Il n’y avait plus de sourires sur les visages, plus d’optimisme ni de joie, et les c?urs ?taient noirs de douleur. Les enfants, sauv?s des bombes et des balles qui pleuvaient comme de la gr?le, ?taient tristes et d?prim?s, voyant les maisons d?truites et les rues boueuses autour d’eux. Les enfants, en particulier, ont subi des cons?quences dramatiques. Selon l’ONU, ces quatre derni?res ann?es, il y a eu plus d’enfants morts ? Gaza que dans le monde entier. La crise humanitaire s’aggravait de jour en jour. La famine mena?ait de mort les survivants. La faim faisait des ravages, en particulier chez les enfants, qui s’?vanouissaient d’?puisement dans les rues, sous les yeux de parents d?sesp?r?s et incapables de les aider. Selon l’UNICEF, environ 17.000 mineurs ?taient non accompagn?s ou s?par?s de leurs parents depuis le d?but de la guerre. Et le nombre total de morts depuis le d?but de la guerre dans la bande de Gaza, qui ressemble d?sormais ? une immense blessure au c?ur de l’humanit?, a d?pass? les 67. 000, tandis que l’on comptait plus de 150.000 bless?s, souvent gri?vement, dont beaucoup avaient ?t? amput?s, sans acc?s aux soins, dans des h?pitaux bombard?s. Et des milliers d’autres restaient ensevelis, vivants ou morts, sous les d?combres, dans des villes et des villages r?duits en tas de d?combres en quelques heures seulement. Les photos d’enfants ?mergeant des d?combres, couverts de poussi?re et de sang de la t?te aux pieds, sont choquantes. Des images qui ne peuvent que provoquer chagrin et larmes. Mais pourquoi cette guerre a-t-elle lieu? Pourquoi ce conflit perdure-t-il? Les Isra?liens ont le droit d’avoir leur propre ?tat, mais les Palestiniens ont aussi le droit d’avoir leur propre territoire dot? d’un ?tat. Depuis 77 ans?depuis 1948, ann?e de la cr?ation de l’?tat d’Isra?l?une r?solution de l’ONU visant ? cr?er un ?tat palestinien ind?pendant est rest?e lettre morte. ? l’?poque, Isra?l avait pr?lev? 56% de la zone d?sign?e comme ?Palestine historique?, les 44% restants ayant servi ? d?finir les fronti?res de l’?tat palestinien qui devait ?tre cr??. Au contraire, l’?tat d’Isra?l? et l’?tat, ce sont ceux qui gouvernent ? chaque fois?attaque le peuple palestinien et a ?tendu l’occupation des terres palestiniennes. Et il est certain que les peuples du monde entier, et bien s?r les Palestiniens et les Isra?liens, dans leur ?crasante majorit?, ne veulent pas la guerre. Ils ne veulent pas de massacres, de morts ni de crimes. Ils veulent vivre dans un environnement paisible, beau, paisible et heureux. Ils aspirent ? la paix. Ils veulent sourire chaque jour et r?ver. Tous les peuples de ce monde se fixent des objectifs et s’efforcent de les atteindre, donnant ainsi un sens ? leur vie. Ils ne veulent pas que ces objectifs soient violemment interrompus, soudainement et brutalement, comme cela arrive lorsqu’un pays est plong? dans le tourbillon de la guerre. Ils ne veulent pas ?tre plong?s pendant des mois, voire des ann?es, dans cette horreur. Les p?res et les m?res veulent voir leurs enfants progresser et les remplir de fiert?. Ils ne veulent pas les envoyer ? la guerre et y ?tre tu?s de la mani?re la plus horrible. Le r?cent accord sign? en ?gypte dans la station baln?aire de Charm el-Cheikh entre Isra?l et le Hamas, sous l’?gide du pr?sident am?ricain Donald Trump, pr?voyant un cessez-le-feu et la lib?ration des otages isra?liens et des prisonniers palestiniens, suscite un premier espoir r?el de fin de la guerre dans la bande de Gaza. Cependant, l’avenir nous dira si cet accord marquera r?ellement la fin d?finitive tant attendue de la guerre, ?tant donn? qu’apr?s le premier cessez-le-feu de novembre 2023 et le second de d?but 2025, il y a eu un retour aux op?rations militaires et aux affrontements. En conclusion, je voudrais souligner que cette trag?die incroyable qui a marqu? l?humanit? ne peut laisser indiff?rente toute personne qui a de la sensibilit?, de la compassion et de l?humanit? dans son ?me. Tout ce qui se passe l?-bas depuis des ann?es est une tache noire sur la civilisation humaine. Les ?crivains, po?tes et artistes, en particulier, qui portent l’immense responsabilit? de susciter l’?motion, doivent crier haut et fort: ?Ne faites jamais la guerre!? ?Arr?tez ? jamais le massacre de civils et d’enfants innocents!?. Isidoros Karderinis, journaliste accr?dit? aupr?s du minist?re des Affaires ?trang?res, membre titulaire de l’Association des correspondants de presse ?tranger de Gr?ce, romancier, po?te et parolier. Facebook: Karderinis Isidoros

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proclamation des r?sultats de la pr?sidentielle 2025: la nuit des longs couteaux

Alors que les r?sultats officiels tardent ? tomber, les r?seaux sociaux s?enflamment. Des chiffres circulent, proclamant des victoires ?clatantes ici et l?. Entre manipulations num?riques, emballement partisan et silence des institutions, le Cameroun retient son souffle, suspendu ? une guerre des narratifs qui menace la paix fragile de l?apr?s-?lection. La R?publique virtuelle proclame ses vainqueurs Depuis la fermeture des bureaux de vote le 12 octobre, les plateformes sociales camerounaises se sont transform?es en ar?nes ?lectorales parall?les. Sur Facebook, X (ex-Twitter) et WhatsApp, des ?officines? politiques autoproclam?es diffusent des r?sultats r?gionaux partiels, souvent contradictoires, pr?sent?s comme le ?reflet authentique du vote populaire?. Dans certaines r?gions septentrionales, des publications relay?es par des comptes influents annoncent des ?razzias? d?un candidat de l?opposition, saluant ?le triomphe du peuple contre le syst?me?. ? l?Extr?me-Nord, d?autres voix jurent que ?le candidat du changement? aurait remport? une victoire ?sans appel?. Une guerre des chiffres qui fa?onne d?j? des certitudes dangereuses. ?Nous vivons une ?lection ? deux vitesses : celle des urnes, et celle des algorithmes?, confie un scrutateur sous couvert d?anonymat. Le calme froid du pouvoir et le silence d?Elecam Du c?t? du pouvoir, le ton est ?trangement mesur?. Aucun communiqu? officiel d?ELECAM, l?organe en charge des ?lections. Les commissions nationales poursuivent laborieusement la compilation des proc?s-verbaux venus de plus de 31 000 bureaux de vote r?partis sur l?ensemble du territoire. Mais dans les couloirs du Comit? central du RDPC, on observe un mutisme strat?gique : pas de conf?rence de presse, pas de d?claration. ?Le mot d?ordre est clair : attendre. Ne rien dire tant que la Commission nationale de recensement n?a pas statu??, glisse un cadre du parti au pouvoir. Entre abstention, irr?gularit?s et zones d?ombre Au-del? de la bataille m?diatique, plusieurs sources ?voquent d?j? des manquements s?rieux dans le d?roulement du scrutin. Des ?lecteurs n?auraient pas pu voter dans certaines zones de l?Extr?me-Nord, du Sud-Ouest et de l?Adamaoua. ?Certains bureaux n?ont ouvert qu?? midi, d?autres n?ont pas re?u tout leur mat?riel ?lectoral?, rapporte un observateur d?une ONG locale ? Batibo. L?ombre d?une abstention massive plane ?galement sur ce scrutin, notamment dans les grands centres urbains o? la participation n?aurait pas d?pass? les 60 %. Une r?alit? qui contraste violemment avec les proclamations triomphalistes circulant en ligne. Quand le num?rique fausse la d?mocratie Pour les analystes, le v?ritable danger de l?apr?s-?lection ne r?side plus dans les urnes, mais dans les narrations num?riques. Des campagnes orchestr?es depuis l??tranger ou par des structures locales s?emploient ? semer le doute, ? polariser l?opinion et ? pr?parer les esprits ? contester les r?sultats officiels. ?Ce qui se joue actuellement, c?est la fabrication de la l?gitimit? avant m?me la publication des chiffres r?els?, souligne Amougou Fabien, politologue. Le spectre d?une crise de confiance entre institutions, ?lecteurs et opinion publique se dessine d?j?. Le risque ? Que le verdict des urnes soit per?u non comme une v?rit? ?lectorale, mais comme une construction politique. Un pays au bord de la confusion Dans les rues de Yaound?, l?attente se fait lourde. Entre fatigue ?lectorale et incertitude politique, la population scrute les ?crans plus que les institutions. Le Cameroun, coutumier des transitions feutr?es, se retrouve face ? un d?fi in?dit : la bataille de la v?rit? ? l??re du num?rique. Et dans ce tumulte, une question demeure : « Qui, demain, croira encore au verdict des urnes ? Tom.

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(La Voix du Sud) L’Initiative pour la gouvernance mondiale : un manifeste pour un ordre international juste et ?quitable (expert camerounais)

L’Initiative pour la gouvernance mondiale (IGM) propos?e par la Chine constitue l’?pitom? d’un processus de remodelage de l’ordre international lanc? il y a plus d’une d?cennie, avec comme ?tapes marquantes : l’Initiative la Ceinture et la Route (ICR), la construction d’une communaut? de destin pour l’humanit?, l’Initiative pour le d?veloppement mondial, l’Initiative pour la s?curit? mondiale et enfin, l’Initiative pour la civilisation mondiale, a indiqu? Nkolo Fo?, ancien professeur de l’Universit? de Yaound?, dans une r?cente interview accord?e ? Xinhua. La nouvelle proposition chinoise fournit un cadre holistique des relations internationales, dot? d’un esprit nouveau orient? vers : le refus de la mentalit? de la guerre froide, le rejet de l’h?g?monisme, la condamnation du protectionnisme, la d?nonciation du « pi?ge de Thucydide », et l’opposition r?solue ? l’imp?rialisme et au n?ocolonialisme, a estim? M. Fo?. D?but septembre 2025, l’Organisation de coop?ration de Shanghai a tenu dans la ville chinoise de Tianjin son plus grand sommet depuis sa cr?ation en 2001. C’est dans son discours de circonstance que le pr?sident chinois Xi Jinping a propos? l’Initiative pour la gouvernance mondiale. Cette Initiative majeure repose sur les grands piliers que sont : l’?galit? souveraine, l’?tat de droit international, le multilat?ralisme, une approche centrale sur les personnes, et enfin, les actions concr?tes, a not? l’universit? camerounaise. Depuis notamment les BRICS, les nouvelles Routes de la soie et la construction d’une communaut? de destin pour l’humanit?, l’id?e d’une alternative des pays du Sud au consensus de Washington et ? la mondialisation capitaliste a commenc? ? s’imposer, a signal? M Fo?. Pour lui, avec ses points capitaux, la nouvelle initiative chinoise signifie que l’alternative du Sud au consensus de Washington avait besoin d’une clarification. C’est l’objectif de l’Initiative pour la gouvernance mondiale qui, ? l’observation, r?sume non seulement les grandes lignes de la politique de la Chine des derni?res ann?es, d?taill?es dans son livre blanc de septembre 2023 (NDLR : livre blanc intitul? ? Une communaut? mondiale d’avenir partag? : les propositions et les actions de la Chine ?). Invitant tous les pays ? respecter les normes largement reconnues des relations internationales, la doctrine chinoise, selon M. Fo?, rappelle que depuis l’av?nement des temps modernes, un ordre international juste et ?quitable appara?t comme un imp?ratif, en tant qu’objectif commun de l’humanit?, notamment depuis l’adoption des principes de la Charte des Nations Unies de 1945, sans oublier les cinq principes de coexistence pacifique adopt?s lors de la Conf?rence de Bandung en 1955. La Chine et les pays du Sud n’ont nullement l’intention de bouleverser l’ordre international ?tabli depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, comme le pr?tendent ? tort les d?mocraties lib?rales, a affirm? le professeur camerounais. Au contraire les normes des relations internationales ainsi rappel?es constituent les fondements in?branlables d’une communaut? mondiale d’avenir partag? promue de nos jours par la Chine. Comme la grande majorit? des pays du Sud, la Chine s’oppose fermement ? la loi de la jungle, cette derni?re ?tant coupable de laisser les plus faibles ? la merci des plus forts, a fait remarquer M. Fo?, ajoutant que rejeter la mentalit? de guerre froide dans toutes ses manifestations revient en fin de compte ? favoriser une nouvelle approche de s?curit? ? la fois commune, globale, coop?rative et durable. YAOUND?, 15 octobre (Xinhua)

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Des manifestations li?es aux ?lections ?clatent dans le centre commercial du Cameroun

Des manifestations ont ?clat? mercredi ? Douala, capitale ?conomique du Cameroun, avec une foule en col?re accusant les autorit?s de fraude lors de l’?lection pr?sidentielle de dimanche. Dans les quartiers de Bonamoussadi et Makepe, les manifestants sont descendus dans la rue et ont ?rig? des barricades, mais ils ont ?t? rapidement dispers?s par les forces de s?curit? ? l’aide de gaz lacrymog?nes apr?s de br?ves altercations. Des vid?os publi?es par les m?dias locaux sur les plateformes de m?dias sociaux montrent des manifestants affirmant que les autorit?s ?lectorales ont manipul? le d?compte des voix en faveur du pr?sident Paul Biya, le dirigeant de longue date du pays. ? Nous essayons de maintenir le calme et de faire comprendre aux manifestants que la rue n’est pas le lieu pour exprimer leurs griefs. Les forces de s?curit? continueront de maintenir la paix et l’ordre par tous les moyens ?, a d?clar? un policier ? Xinhua par t?l?phone, sous couvert d’anonymat. L’?lection pr?sidentielle dans ce pays d’Afrique centrale a eu lieu dimanche, le candidat de l’opposition Issa Tchiroma Bakary ayant revendiqu? la victoire le lendemain. Cependant, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a rejet? la plainte de Tchiroma, la qualifiant d’inconstitutionnelle et d’? acte d’une extr?me gravit? ?. Dans un communiqu? publi? mardi, Atanga Nji a d?clar? que Tchiroma cherchait ? perturber le processus ?lectoral. ? L’ordre public sera maintenu et renforc? sur l’ensemble du territoire national afin que le processus ?lectoral se d?roule dans le calme jusqu’? son terme ?, a-t-il ajout?. Les r?sultats de l’?lection devraient ?tre annonc?s par le Conseil constitutionnel au plus tard le 27 octobre, conform?ment au Code ?lectoral camerounais. YAOUNDE, 15 octobre (Xinhua)

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