Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Haut-commissariat des Nations unies pour les r?fugi?s (HCR)

Au cours de ce mois d?octobre 2025, ce d?membrement onusien organise le 43e convoi de retour volontaire des r?fugi?s centrafricains install?s au Cameroun. Les convois sont organis?s depuis plusieurs r?gions camerounaises, notamment l?Est, l?Adamaoua et le Nord, o? r?sident encore des dizaines de milliers de r?fugi?s centrafricains. Rappelons qu?avec l?am?lioration de la situation s?curitaire dans certaines r?gions de la R?publique centrafricaine, ces d?parts s?inscrivent dans le cadre de l?accord tripartite sign? le 29 juin 2016 entre les gouvernements du Cameroun, de la Centrafrique et le HCR.

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23%

A en croire un rapport conjoint de l?OMS (Organisation mondiale de la sant?) et de l?Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance), l’?chelle mondiale en 2024, c?est la portion d?enfants et d?adolescents souffrant d’un trouble mental. Le m?me rapport souligne que ? la d?pression, l’anxi?t? et les troubles du comportement figurent parmi les principales causes de maladie et d’invalidit? dans ces groupes d’?ge, tandis que des troubles tels que les troubles du d?veloppement, l’?pilepsie et les troubles alimentaires ont ?galement un impact significatif sur la sant?. Le suicide est la troisi?me cause de d?c?s chez les jeunes ?g?s de 15 ? 29 ans ?.

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Afrique : l?heure de reprendre la plume

Il aura fallu soixante ans. Soixante ann?es de pers?v?rance, de recherches, de luttes intellectuelles pour qu?aboutisse enfin l?un des projets ?ditoriaux les plus ambitieux du XXe si?cle : l?Histoire g?n?rale de l?Afrique, lanc?e par l?Unesco en 1964, trouve aujourd?hui son ach?vement. ? Paris, ce 17 octobre 2025, les trois derniers volumes ont ?t? pr?sent?s. Et avec eux, c?est bien plus qu?une somme de connaissances qui se cl?t : c?est une page de la souverainet? culturelle africaine qui s?ouvre. Car ce projet n??tait pas neutre. Il ne l?a jamais ?t?. Il est n? dans un contexte de d?colonisation politique, pour r?pondre ? un vide aussi immense qu?injuste : l?absence d?une histoire de l?Afrique pens?e, ?crite et racont?e par les Africains eux-m?mes. Jusqu?aux ann?es 1960, l?histoire du continent ?tait racont?e depuis l?Europe ou l?Am?rique du Nord, ? travers un prisme biais?, souvent paternaliste, parfois raciste, toujours ?loign? des r?alit?s v?cues. Les historiens africains ont donc repris la plume. Ils ont d?construit les mythes, ?cart? les sch?mas diffusionnistes selon lesquels l?Afrique aurait toujours re?u de l?ext?rieur, sans jamais innover. Ils ont r?tabli des v?rit?s, fait ?merger des figures oubli?es, mis en lumi?re les dynamiques internes du continent. Pendant plus d?une d?cennie, plus de 200 chercheurs, r?unis sous la coordination de l?arch?ologue camerounais Augustin Holl, ont travaill? sans rel?che pour harmoniser les approches, int?grer les nouvelles d?couvertes et replacer l?Afrique au centre de sa propre histoire. Cette ?uvre monumentale est une victoire. Mais elle n?est pas un aboutissement : elle est un point de d?part. Car l?histoire n?est pas qu?un savoir : c?est un pouvoir. Celui de se nommer, de se projeter, de construire un r?cit commun. En se r?appropriant son pass?, l?Afrique pose les fondations de son avenir. Elle brise les cha?nes symboliques d?un savoir confisqu? et affirme sa voix dans le concert des nations. ? Mission accomplie ?, disent les responsables du projet. Peut-?tre. Mais la mission v?ritable commence maintenant. ?crire l?histoire, ce n?est pas simplement retrouver le pass?. C?est fa?onner le pr?sent, pr?parer l?avenir. Il ne suffit pas de corriger les livres. Il faut les lire, les transmettre, les incarner. Il est temps que les manuels scolaires africains refl?tent cette histoire r??crite. Que les m?dias africains la diffusent. Que les jeunes g?n?rations s?en inspirent. Trop longtemps, les imaginaires africains ont ?t? nourris par les r?cits de l?autre. Il est temps de se raconter soi-m?me. De ne plus subir les regards ext?rieurs, mais de porter le sien, lucide et digne, sur son propre chemin. L?Afrique ne manque ni de voix, ni de m?moire, ni d?h?ritage. Ce qu?elle r?clame, c?est que son histoire cesse d??tre p?riph?rique. Qu?elle cesse d??tre racont?e ? la troisi?me personne. Qu?elle retrouve sa centralit? dans les d?bats mondiaux, non pas comme un continent de souffrance, mais comme un espace de cr?ation, de pens?e, d?humanit?. L?Afrique reprend la plume. ? nous de l??couter. Et, surtout, de ne plus jamais lui arracher le stylo. JRMA

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Election pr?sidentielle au Cameroun: les diplomates ?trangers comme des carpes

Face ? la transe g?n?r?e par le scrutin du 12 octobre dernier, ils sont barricad?s dans le silence. ? Ce n?est pas ? nous d?intervenir dans les affaires internes d?un ?tat souverain ?, confie, sous couvert d?anonymat, un diplomate occidental en poste dans la capitale. Une position qui, bien que silencieuse en apparence, n?en demeure pas moins strat?gique. En filigrane, c?est la Convention de Vienne de 1961 qui fixe les contours de cette posture : les missions diplomatiques sont tenues d?observer, non d?influencer. La prudence affich?e par les chancelleries s?inscrit donc dans une ligne juridique claire. Le texte fondateur des relations diplomatiques interdit toute ing?rence, notamment en p?riode ?lectorale, moment sensible dans la vie politique des ?tats. Pour les diplomates, il ne s?agit pas de cautionner ou de critiquer, mais de rester ? distance, tout en suivant de pr?s les d?veloppements. Coulisses Cependant, selon plusieurs sources proches des milieux diplomatiques, des initiatives seraient bel et bien en cours, loin des projecteurs. Certaines ambassades m?neraient des d?marches discr?tes afin d?encourager un dialogue apais? entre les diff?rents acteurs politiques, dans un contexte post-?lectoral parfois tendu. Cette diplomatie de l?ombre, conduite sans ?cho m?diatique, vise ? pr?venir une ?ventuelle escalade des tensions. Elle s?appuie sur des canaux informels, o? la discr?tion est la r?gle, et non l?exception. En l?absence de parole publique, les ambassades entendent ainsi jouer un r?le d?observateur actif, sans transgresser les principes diplomatiques. Dans les cercles d?analystes, cette posture est diversement interpr?t?e. Certains y voient une forme de prudence justifi?e par l?histoire des relations entre puissances ?trang?res et ?tats africains. D?autres, au contraire, estiment que ce silence pourrait ?tre per?u comme une forme de passivit? face ? des enjeux d?mocratiques majeurs. Pour l?heure, aucune prise de position officielle n?est venue ?claircir la ligne des partenaires internationaux du Cameroun.Du c?t? des autorit?s camerounaises, cette r?serve est per?ue comme un signe de respect. Elle permet au pouvoir en place de revendiquer la pleine ma?trise de son calendrier politique, sans pression ext?rieure. Mais elle n??teint pas pour autant les attentes d?une partie de la soci?t? civile, qui esp?rait des prises de position plus claires sur le d?roulement du scrutin. Dans ce contexte, le r?le des diplomates oscille entre devoir de r?serve et responsabilit? morale. Un ?quilibre d?licat ? maintenir, dans une p?riode o? chaque mot, chaque geste, peut ?tre interpr?t? politiquement. Les jours ? venir diront si ce mutisme restera de rigueur, ou s?il c?dera la place ? une expression plus explicite des positions diplomatiques. Ongoung Zong Bella

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Le Cameroun commence le d?compte final des r?sultats de l’?lection pr?sidentielle

La Commission nationale camerounaise de d?compte final des voix pour l’?lection pr?sidentielle a commenc? le d?compte final vendredi, selon ?lections Cameroun, l’organisme ?lectoral du pays. Conform?ment au code ?lectoral, la commission, compos?e de 25 membres, dispose de cinq jours pour d?pouiller et compiler les r?sultats de 31 653 bureaux de vote avant de soumettre les r?sultats provisoires au Conseil constitutionnel, qui annoncera ensuite les r?sultats d?finitifs apr?s avoir examin? les requ?tes des ?lecteurs ou des candidats. Jeudi, le Conseil a annonc? que trois candidats, plusieurs ?lecteurs et une organisation non gouvernementale avaient d?pos? 11 requ?tes demandant l’annulation de l’?lection pr?sidentielle, car elle n’?tait ni libre ni transparente. Le Conseil constitutionnel devrait annoncer les r?sultats d?finitifs de l’?lection au plus tard le 27 octobre. L’?lection pr?sidentielle s’est tenue dans ce pays d’Afrique centrale le 12 octobre. YAOUND?, 17 octobre (Xinhua)

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Plus de 27.000 r?fugi?s soudanais vivent sur le territoire centrafricain (OCHA)

Plus de 27.000 r?fugi?s soudanais, dont 56% sont des femmes et des enfants, ont fui la guerre au Soudan pour se r?fugier dans le nord-est de la R?publique centrafricaine (RCA), a d?clar? jeudi ? Bangui Joyce Msuya, sous-secr?taire g?n?rale des Nations Unies aux affaires humanitaires. En visite officielle du 11 au 17 octobre en R?publique centrafricaine, Mme Msuya a indiqu? lors d’une conf?rence de presse tenue jeudi que la guerre au Soudan a aggrav? la situation dans le nord-est, o? les r?fugi?s soudanais sont d?sormais plus nombreux que la population locale, tandis que la RCA continue de recevoir peu d’attention internationale. « La crise soudanaise s’est propag?e en RCA, mais l’attention internationale ne l’a pas suivie. Quelles sont les conditions de vie des r?fugi?s soudanais en RCA ? Comment la RCA g?re-t-elle cet afflux avec des ressources et une visibilit? limit?es ? » s’interroge-t-elle. Mme Msuya a d?crit une situation pr?occupante, marqu?e par la souffrance des civils touch?s par le conflit. Elle a ?voqu? les t?moignages de femmes mutil?es, d’enfants orphelins et de familles d?racin?es qui peinent ? acc?der aux services de base. Elle a ajout? que si la s?curit? s’est am?lior?e dans certaines parties de la RCA, 40% de la population a toujours besoin d’aide humanitaire et une personne sur cinq reste d?plac?e en raison de l’instabilit? persistante. Au cours de sa mission, Mme Msuya s’est rendue dans plusieurs localit?s, notamment Z?mio, Bria et Birao, o? elle a rencontr? des d?plac?s internes centrafricains, des r?fugi?s soudanais ainsi que des repr?sentants d’organisations humanitaires. BANGUI, 17 octobre (Xinhua)

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33%

En 2024, les carburants nig?rians se sont impos?s comme le produit phare du commerce de contrebande entre le Cameroun et le Nigeria. Selon le rapport sur le commerce transfrontalier informel publi? par l?Institut national de la statistique (INS), ces produits repr?sentent ? eux seuls un tiers des exportations frauduleuses en provenance du Nigeria, soit 33 % du total des flux illicites. Cette pr?pond?rance souligne l?importance strat?gique des carburants dans les ?changes informels et met en lumi?re les enjeux ?conomiques et s?curitaires qui accompagnent ce ph?nom?ne. Le rapport de l?INS insiste ?galement sur la n?cessit? d?une r?gulation plus efficace et d?une surveillance accrue des fronti?res afin de limiter l?ampleur de ce commerce parall?le, qui affecte ? la fois les recettes fiscales et la stabilit? du march? local. Les autorit?s camerounaises sont ainsi invit?es ? renforcer leurs dispositifs de contr?le pour mieux contenir la contrebande et prot?ger les consommateurs.

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Publicit? au Cameroun: regard appuy? sur un march? trop flou

A en croire des sources officielles, le minist?re de la Communication (Mincom) a engag? une d?marche in?dite visant ? quantifier et structurer le march? de la publicit? au Cameroun. Le d?partement minist?riel a lanc? un appel d?offres national restreint, en proc?dure d?urgence, pour recruter un cabinet d??tude ou un groupement de consultants charg? d?en ?valuer la port?e ?conomique. L?op?ration, financ?e par le Budget d?investissement public (BIP) du minist?re de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du territoire (Minepat) pour l?exercice 2025-2026, a pour objectif de doter les autorit?s d?un outil d?aide ? la d?cision fond? sur des donn?es fiables et actualis?es. Cette ?tude doit permettre de mesurer le poids ?conomique du march? publicitaire, d??valuer son impact sur les entreprises et d?analyser son r?le dans le financement des m?dias nationaux. Elle portera notamment sur l?identification et la cartographie des acteurs du secteur, qu?il s?agisse des r?gies publicitaires, des agences-conseils ou des courtiers. Elle s?int?ressera ?galement au volume des investissements publicitaires r?alis?s aussi bien par l??tat, les collectivit?s publiques, que par les entreprises publiques et parapubliques. L?analyse inclura la r?partition de ces investissements entre le march? local et international, ainsi qu?entre les diff?rents m?dias et supports publicitaires. Enfin, le rapport attendu devra formuler des recommandations destin?es ? rationaliser le financement de la presse ? travers une meilleure organisation du march? publicitaire. Au-del? du diagnostic, cette initiative s?inscrit dans une volont? de r?organiser la fili?re, aujourd?hui fragment?e, afin d?en faire un levier durable de financement pour les m?dias camerounais. Elle r?pond aussi ? la n?cessit? de rendre plus transparent un secteur encore marqu? par des pratiques informelles et des d?s?quilibres structurels. ? l?issue de l?appel ? manifestation d?int?r?t, trois structures ont ?t? pr?qualifi?es : Polygone SARL, arriv?e en t?te avec une note de 94/100, suivie du groupement Da r e d a b ? F i s c a g e s t (76,5/100) et de Knowledge Consulting (75,5/100). Le choix final du prestataire devrait intervenir dans les prochaines semaines, au terme de la proc?dure d??valuation technique et financi?re. Dans un contexte o? de nombreux m?dias camerounais peinent ? assurer leur viabilit? ?conomique, le Mincom esp?re, ? travers cette ?tude, structurer le march? publicitaire et clarifier les flux financiers qui le traversent. L?objectif affich? est de faire de la publicit? non plus un simple vecteur de communication commerciale, mais un moteur ?conomique ? part enti?re, contribuant ? la vitalit? du secteur m?diatique et, plus largement, ? la croissance nationale. Bobo Ousmanou

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Pr Hugues Heumen

Directeur du Mus?e national du Cameroun. Il est d?c?d? la semaine derni?re des suites de maladie . Mus?ologue de formation, ce fils de Bassamba (d?partement du Nd?, r?gion de l’Ouest) ?tait reconnu pour son grand savoir en mati?re d’arts et culture tant au Cameroun qu’? l’?chelle internationale. Homme de culture passionn?, b?tisseur infatigable et d?fenseur du patrimoine camerounais, il a consacr? sa vie ? la valorisation et ? la transmission de la m?moire collective. Son engagement, sa vision et son humanit? ont profond?ment marqu? le monde mus?al, gr?ce ? plusieurs projets pilot?s d?s son arriv?e en 2020, au poste de Directeur du Mus?e national du Cameroun.

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Cameroun/pr?sidentielle : d?but du recensement g?n?ral des votes

Le recensement g?n?ral des votes de l’?lection pr?sidentielle du 12 octobre au Cameroun a d?but? vendredi au Conseil constitutionnel, a annonc? vendredi Elections Cameroun (Elecam), qui a par ailleurs cr?? une commission d?di?e ? cet effet. Compos?e de 25 membres, dont deux magistrats, cinq repr?sentants de l’administration, cinq repr?sentants d’Elecam, ainsi que les douze repr?sentants des candidats ? l’?lection, la Commission nationale de recensement g?n?ral des votes pour l’?lection du pr?sident de la R?publique du 12 octobre 2025 est conduite par Emile Essombe, magistrat hors hi?rarchie et membre du Conseil constitutionnel. Selon le Code ?lectoral, cette commission dispose de cinq jours pour compiler les proc?s-verbaux ?mis des 58 commissions d?partementales du pays, avant la transmission de leur copie au Conseil constitutionnel. Celui-ci, apr?s avoir vendu les ?ventuels contentieux, proclamera les r?sultats du examen d’ici le 27 octobre. YAOUND?, 17 octobre (Xinhua)

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