Cameroun

Cahiers de l?int?gration, SOIREES DE L'INTEGRATION

La Discipline LCN et l’Int?gration Nationale

« L’apport de la discipline LCN dans la vision de l?int?gration nationale au Cameroun », Une contribution de Jean Herv? NJANGAN NDJEMBA, Socio-didacticien, enseignant-chercheur en langues et cultures camerounaises. L’enseignement des langues nationales au Cameroun s’inscrit dans un cadre sociolinguistique complexe, marqu? par la coexistence de nombreuses langues. Le Cameroun compte environ 285 langues, dont 263 sont vivantes, ce qui en fait l’un des pays les plus riches en diversit? linguistique en Afrique. C’est avec Marie No?lle ETOUNGOU, ? la pr?sentation .

ARTICLE DE BLOG, Documentaire

L’alphab?tisation au rythme du multilinguisme avec l’UNESCO

Le Cameroun a eu le privil?ge cette ann?e 2024, d’accueillir la c?l?bration mondiale de la journ?e Internationale de l’alphab?tisation, en pr?sence de la Directrice G?n?rale de L’UNESCO, MME Audrey AZOULAY. Cette c?l?bration s’est d?roul?e du 08 au 10 Septembre 2024, avec une c?r?monie de cl?ture hier mardi 10 octobre 2024, dans l’enceinte de l’?cole primaire publique multilingue de Nfandena ? Yaound? au Cameroun. Avec une note sp?ciale de la com?die musicale, pr?sent?e par les enfants, aux rythmed et sonorit?s traditionnelles locales du Cameroun. Plusieurs invit?s et membres du gouvernement ont r?pondu pr?sent, pour cette grande c?l?bration mondiale au Cameroun pour la toute premi?re fois. Et plusieurs enfants ont pr?sent? ? tour de r?le, une com?die musicale autour du th?me : « Paix et Alphab?tisation », et si L’UNESCO m’?tait cont? ? Un succ?s total dans l’ensemble, pour cette ?dition de Yaound?. « Cette ?dition de Yaound?, dans l’enceinte de cette ?cole primaire publique multilingue de Nfandena n’est que le reflet de ce que nous attendions en rapport au th?me de cette ann?e. Nous avons assist? ? une s?ance de cours en langue EWONDO du Cameroun, qui a permis aux enfants d’apprendre mieux l’alphabet pour plus d’assimilation en langue Fran?aise », s’est exprim?e la Directrice G?n?rale de l’UNESCO, ce jour ? Nfandena ? la cl?ture de cette grande c?r?monie mondiale. Le th?me de cette ann?e porte sur, « Promouvoir l’?ducation multilingue : l’alphab?tisation pour la compr?hension mutuelle et la paix ». En effet, la journ?e internationale de l’alphab?tisation fut proclam?e le 17 novembre 1965 par l’UNESCO. C?l?br?e cette ann?e au Cameroun, elle vise ? sensibiliser les pays membres sur l’importance de l’alphab?tisation, un droit fondamental d?volu ? tous les humains ind?pendamment de leur race, de leur classe sociale ou de leurs caract?ristiques physiques. Ainsi, l’UNESCO s’est engag?e dans cette lanc?e, ? promouvoir l’apprentissage des langues de tout type, tant maternelles que nationals, gages de paix, pour le d?veloppement durable. Le Cameroun pays h?te et th??tre des discriminations, de la x?nophobie, des discours haineux et ? la persistance des crises s?curitaires dans certaines zones du pays a su transmettre le message cette ann?e, accompagn? de toutes les ?motions possibles. Sous les applaudissements et satisfaction de tous, la com?die musicale autour de la paix pr?sent?e est un succ?s. Autour des instruments traditionnels, on a pu d?couvrir le potentiel multilinguistique du Cameroun pour la mise en place des valeurs de paix. La richesse des langues porteuses de la culture Camerounaise a ?t? valoris?e au plus grand plan. Sans oublier le compte rendu jusqu’ici de l’action de l’UNESCO, notamment avec l’?cole primaire publique multilingue de Nfandena, qui est l’une des b?n?ficiaires des ?uvres de l’UNESCO, depuis quelques ann?es. La grande c?r?monie qui a d?marr? aux environs de 14h30, a retenue toutes les attentions. Et s’est cl?tur?e ? 15h 30 , pour laisser le temps ? Directrice G?n?rale de l’UNESCO de se rendre ? l’a?roport pour prendre son vol. Rendez-vous dans la prochaine ?dition, l’un des pays membres, autre que le Cameroun.

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Le Tchad, l?Afrique du Sud et le Nig?ria, dans le top des clients du Cameroun en 2023

Selon le rapport de l?Institut national de la statistique (INS), ces trois pays cumulent, ? eux seuls, un volume de transaction ?valu? ? 136,5 milliards de FCFA du montant total des marchandises qui sortent du Cameroun, vers les pays africains. Soit une enveloppe globale de 62%. Le taux d?exportation du Cameroun vers les autres pays d?Afrique demeure faible, malgr? une timide hausse du volume de ces ?changes. D?apr?s l?Institut national de la statistique (INS), les recettes d?exportation des produits camerounais vers l?Afrique sont estim?es ? 379 milliards de FCFA en 2023, contre 342,8 milliards de FCFA en 2022. Correspondant ? une hausse de 36,2 milliards de FCFA, soit plus de 8%. Sauf que ces derni?res repr?sentent 12,7% des recettes globales d?exportation sous la p?riode consid?r?e. Le Cameroun a ainsi export? vers les pays d?Afrique divers produits tels que: le savon, le riz, l?huile, le p?trole brut, les pr?parations alimentaires diverses, les barres de fer ou en aciers, le caoutchouc naturel, les cigares, les contenants pour gaz comprim?s ou liqu?fi?s. Dans son rapport, l?INS ressort ?galement le classement des principaux clients africains du Cameroun sous la m?me p?riode. En t?te, le Tchad dont le volume d?exportation est chiffr? ? 149,1 milliards de FCFA, soit 39%. En deuxi?me position, l?Afrique du Sud, avec des exportations de 47,9 milliards de FCFA, soit 13%. Le Nigeria, la Centrafrique et le Gabon, autres pays voisins du Cameroun, occupent respectivement les 3?, 4? et 5? rangs; avec 39,5 milliards de FCFA de volume de marchandises export?es ? 10% pour le Nig?ria; 34 milliards de FCFA avec un volume de marchandise export? ? 9% pour la Centrafrique; enfin le dernier rang ? 30,9 milliards de FCFA avec 9% de volume d?exportation pour le Gabon. Le classement se poursuit. La R?publique du Congo ? la 6??position, avec un volume de produits estim? ? 19,3 milliards de FCFA ? 5% de volume d?exportation; le S?n?gal avec 18,2 milliards de FCFA ? 5%; la Guin?e ?quatoriale avec un volume de 10 milliards de FCFA ? 3%; l??thiopie, 9,1 milliards de FCFA ? 2% et l?Alg?rie avec 7,7 milliards de FCFA ? 2%. En gros, les pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire d?Afrique centrale (Cemac) pr?sentent un faible taux d?exportation. Au total, un volume cumul? pour les 10 pays s’arr?te ? la somme de 379 milliards de FCFA de marchandises export?es par le Cameroun. Diane Kenfack

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Lutte contre la vie ch?re dans la Mefou-et-Afamba: la DYFEM en action?

Depuis le d?but du mois en cours, la Dynamique des Femmes du Groupement Mvog-Amoug 2(DYFEM) est aux avant-postes d?une caravane de formations des femmes sur la fabrication des produits de premi?re n?cessit?. ?tre pauvre ou en situation de pr?carit? peut bien entendu ?tre li? ? un manque de ressources. Mais, comme le d?fend la Dynamique des Femmes du Groupement Mvog-Amoug 2(DYFEM), il s?agit surtout d?un probl?me de capabilit?, c?est-?-dire d?une capacit? ? convertir des ressources en des fonctionnements effectifs qui permettent de mener une vie digne. Sur cette base, Yollande Mbarga, la pr?sidente de la DYFEM pilote depuis le 1er septembre 2024, une caravane des formations sur la lutte contre la vie ch?re. ? Elle a pour but d’accompagner les femmes dans les formations sur la fabrication des produits de premi?re n?cessit? (savon liquide ; savon en poudre ; eau de Javel ; menthol et pierre noire notamment) ?, pr?cise Yollande Mbarga.   Mobilis?e sur un ambitieux projet qui s??tend jusqu?en d?cembre 2024 dans les 10 villages du Groupement Mvog-Amoug2, la pr?sidente de la DYFEM s?inscrit dans cette vision : ? la promotion de l?autonomie des femmes ? travers la cr?ation d?une activit? g?n?ratrice de revenu ainsi que la valorisation de leurs savoir-faire ?.? En s?inspirant de la formation sur la fabrication du menthol ayant impliqu? une trentaine de femmes des villages du sud du Groupement (Ekombiti?, Abimoah et Nkolmevah), Yollande Mbarga interpr?te le travail accompli par la DYFEM sous l?angle de la pratique de la r?silience et l?empowerment.  Selon la dirigeante de la DYFEM, la possibilit? d?une relance du progr?s social surgit ainsi ? travers une reconnaissance de l?approche par les capabilit?s, mani?re de penser les conditions du d?veloppement humain en ouvrant les choix de vie pour tout individu. ? C?est la raison pour laquelle nous laissons aux femmes install?es dans nos 10 villages de choisir la formation qui leur convient le mieux ?.  Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Secteur Cacao-caf?: le partage de donn?es de g?or?f?rencement s?impose

C’est ce que l’on retient de la signature de l?accord de mutualisation des donn?es de g?olocalisation des parcelles cacaoy?res et caf?i?res tenue ce 28 ao?t ? Yaound?. Tenue ? Yaound? ce 28 aout, la concertation entre les pontes du secteur du cacao et du caf? du Cameroun intervient quelques mois apr?s l?entr?e en vigueur, le 30 d?cembre 2024, du r?glement europ?en sur la « d?forestation import?e ». Il s’agit du texte qui vise ? bannir du march? europ?en les produits issus de la d?forestation et qui impose une tra?abilit? rigoureuse des parcelles de production et auquel le Cameroun doit s’arrimer. C’est dans ce cadre que s’inscrit la c?r?monie de signature de l?accord de mutualisation des donn?es de g?olocalisation des parcelles de cacaoy?res et de caf?i?res. Selon Luc Magloire Mbarga Atangana, ?c?est une d?monstration de la professionnalisation des acteurs des fili?res cacao et caf? au Cameroun?. Suivre ?galement notre podcast sur les Diversit?s culturelles au Cameroun Gr?ce ? cette mutualisation des donn?es centralis?es, il sera ?tabli une cartographie pr?cise et dynamique du secteur. Pour davantage se garantir un acc?s au march? europ?en, le Cameroun a choisi une approche collaborative. Pour cela, ?les gros op?rateurs ont consenti ? partager leurs donn?es volontairement?, a soulign? Luc Magloire Mbarga Atangana, qui pr?sidait l’?v?nement. Ainsi, apprend-on, c?est l?occasion idoine pour les petits exportateurs nationaux de saisir l?opportunit?, car n?arrivant pas ? se conformer aux nouvelles exigences. Aussi, il les appelle ? se conformer. Plaidoyer Pour le ministre du Commerce, la signature de cet accord est ?la preuve que le Cameroun est un partenaire fiable qui honore ses engagements?. En retour, Luc Magloire Mbarga Atangana  souhaite que l?Union europ?enne prenne en compte le plaidoyer de son pays, s?agissant notamment du prix au producteur. Celui-ci doit ?tre la contrepartie des efforts d?ploy?s en mati?re de qualit? et de respect des clauses environnementales. C?est-?-dire, en cons?quence, un prix ?lev?. Par ailleurs, le Mincommerce souhaite que la sp?cificit? du Cameroun en mati?re de production du cacao et du caf? soit prise en compte au moment de la relecture du r?glement ?voqu?. Celle-ci est pr?vue dans 24 mois. Encore que, le mode de culture de ces deux produits rentre dans le cadre de la pr?servation des for?ts. Pour les producteurs locaux, les b?n?fices pourraient ?tre substantiels. Tout simplement parce qu’une meilleure tra?abilit? devrait renforcer la confiance des acheteurs et potentiellement se traduire par des prix plus ?lev?s, pense le Mincommerce. Diane Kenfack Vu sur le site: IRIC/Int?gration R?gionale et Management des Institutions Communautaire

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50??session du Conseil des ministres de l?OCI: cessez-le-feu pour d?velopper!

C?est le challenge que doit relever Lejeune Mbella Mbella, port? ? la t?te de cette institution lors des travaux tenus les 29 et 30 aout dernier ? Yaound?. ?D?veloppement des infrastructures de transport et de communication intra-OCI: instrument majeur de lutte contre la pauvret? et l?ins?curit??. C?est sous ce th?me que se sont tenus les travaux relatifs ? la 50? session du Conseil des ministres des Affaires ?trang?res des pays membres de l?Organisation du Conseil islamique. L??v?nement qu?a organis? le Cameroun les 29 et 30 aout dernier au Palais des Congr?s de Yaound? a permis de tabler d?une part sur le d?veloppement et d?autre part, sur la situation s?curitaire instable au sein desdits pays. Dialogue Les assises pr?sid?es par Joseph Dion Ngute, Premier ministre du Cameroun, interviennent au moment o? le pays c?l?bre le cinquantenaire de son adh?sion ? l?OCI. En dehors de cela, il y a que les travaux de Yaound? ont lieu au moment o? la pauvret? et l?ins?curit? contre lesquelles il faut lutter sont accentu?es par de nombreux meurtriers ? l?international. Ces travaux ont donc ?t? l?occasion pour diff?rents orateurs, au nom de leurs pays respectifs, de prendre position. Sur le pupitre, les uns apr?s les autres, ils ont d?plor? toutes les atrocit?s que les civils subissent dans le Sahel, la Palestine, la bande de Gaza. Pour Joseph Dion Ngute, ?la situation humanitaire est catastrophique? parce que, regrette-t-il, des milliers de Palestiniens et d’Isra?liens sont tu?s chaque jour. D?o? l?urgence ?de trouver une solution juste et d?finitive ? ce probl?me? a relev? le repr?sentant de Paul Biya, pr?sident de la R?publique. D?ailleurs, c?est au nom du ?mendiant de la paix? que le patron de l?immeuble ?toile appelle au dialogue. ?Le Cameroun soutient toute initiative fond?e sur le dialogue et la concertation? a indiqu? Joseph Dion Ngute. Pour lui, le retour ? la paix ne peut ?tre possible que ?si les diff?rentes parties en conflit amorcent un dialogue franc et sinc?re. C?est ? cette condition que la paix et la s?curit? tant souhait?es par tous seront atteintes?. D?veloppement En pr?sidant la c?r?monie d?ouverture, au nom du chef de l??tat Paul Biya, ce 29 aout, Joseph Dion Ngute ?voque la pauvret? comme un d?fi auquel il faut imp?rativement faire face. D?o? l?appel lanc? aux participants afin qu?ils proposent des solutions pour booster le d?veloppement. ? ce sujet, ?voque Mamadou Tangara, ministre des Affaires ?trang?res de la Gambie, ?le d?veloppement de nos infrastructures de transport et de communication peut contribuer de mani?re significative ? la lutte contre nos d?fis communs en mati?re de pauvret? et d?ins?curit?, dans la mesure o? les am?liorations dans ces domaines pourraient renforcer et consolider le d?veloppement social et ?conomique durable de la oumma islamique?. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations ext?rieures sugg?re pour sa part ?une action collective dans une approche inclusive? pour pallier les crises et le terrorisme au sein des pays membres de l?OCI. Joseph Julien Ondoua Owona

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Fin des vacances: le calvaire des passagers dans les agences de voyage

Quartier Mvan ce jeudi 29 aout 2024. ?puis?s et assis sur leurs bagages, des vacanciers sont impatients de retourner dans leurs villes respectives, dans la perspective de la rentr?e scolaire du 9 septembre prochain. Christian accompagne sa petite famille dans une agence de voyage, pour un voyage ? destination de la ville de Douala.  Arriv? ? 10 h ? l?agence, le fonctionnaire mise sur 30 minutes pour faire embarquer sa compagne et ses deux enfants. H?las! Trois heures d?horloge apr?s, le trio embarque pour Douala. Et m?me s’il a pass? plus de temps que pr?vu, l’homme se dit satisfait, car sa famille n’aura pas ? subir les affres de l’affluence de derni?re minute. Pour ?viter d’attendre davantage, Danielle, m?re d’un b?b? de plusieurs mois, a d? emprunter un v?hicule « clando » (irr?gulier) pour se rendre ? Mbalmayo. ??a fait 4 heures que j?attends le bus. J?ai m?me parcouru trois agences de voyages sans succ?s. Je suis oblig?e de monter dans une voiture inconfortable, avec mon b?b??, regrette-t-elle.  Avec les voitures de transport ?clando?, il y a beaucoup de risques: absence de visites techniques ou d’assurance auto. ?La majeure partie de ces chauffeurs est irresponsable. Et en cas d?accident de circulation, il n’y a aucune garantie?, fulmine-t-elle. Malgr? ce discours critique, la femme embarque dans la voiture avec son enfant. Andr? Gromyko Balla

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Entreprises et ?tablissements publics au Cameroun: le b?t dor? des PDG

Dans son ?tude intitul?e ?Combien l??tat mobilise-t-il pour la r?mun?ration des dirigeants des entit?s publiques? P?riode 2020- 2024?, Pr Viviane Ondoua Biwol? consid?re leur r?mun?ration comme indue et contraire aux exigences de bonne gouvernance et de R?publique exemplaire dont le pr?sident de la R?publique est le chantre. ?Au Cameroun, il y a deux sortes de gens: ceux qui cachent leurs feuilles de salaire et ceux qui ont honte de la montrer?. Si ce qui est dit d?embl?e prend son essor sur un th?me assez classique de la sociologie des revenus (les gagne-gros et les gagne-petit), il appara?t qu?au milieu des deux cat?gories, il existe, dans l?opinion publique, un sentiment fort selon lequel la situation est inique. Au sein des entreprises et ?tablissements publics camerounais, elle l?est d?autant plus que pr?sidents de conseils d?administration (PCA), directeurs g?n?raux (DG) et directeurs g?n?raux adjoints (DGA) r?sistent encore et toujours aux r?gimes drastiques impos?s par la conjoncture. Salaires confortables et innombrables ??-c?t?s?, ces gens b?n?ficient, ? l’heure des sacrifices, d’une situation privil?gi?e. Le nom des b?n?ficiaires est un sujet sensible qui revient fr?quemment et pr?sente une des sp?cificit?s de la situation: l?ill?galit? qui entoure le bail de nombreux PCA, DG et DGA des entreprises et ?tablissements publics camerounais. Derri?re leurs indemnit?s affich?es, se cachent nombre d?avantages et de ?compl?ments? vers?s ? des personnalit?s dont le gain a largement d?pass? le cadre de la loi, et dont le management est loin d??tre satisfaisant. Pour le Pr Viviane Ondoua Biwol? dans son ?tude intitul?e ?Combien l??tat mobilise-t-il pour la r?mun?ration des dirigeants des entit?s publiques? P?riode 2020- 2024?, ?cette r?mun?ration est consid?r?e comme indue et contraire aux exigences de bonne gouvernance et de R?publique exemplaire dont se pr?vaut l??tat camerounais?. Et pour le dire ? l?aide d?un exemple, l?experte en questions de gouvernance et de management fait savoir que ?43 Pr?sidents de Conseil d’Administration (PCA) continuent d’exercer leurs fonctions en violation de la l?gislation en vigueur, les rendant ainsi ill?gitimes ? leurs postes. En d?pit de cette irr?gularit?, ces PCA ont per?u de mani?re indue une somme cons?quente, s’?levant ? un total de 634 millions FCFA. Ce montant comprend 325 millions de francs vers?s au profit des PCA des entreprises publiques, et 309 millions FCFA allou?s aux PCA des ?tablissements publics?.  Lire aussi: Conseil d?administration de l?ITIE: vers la radiation du Cameroun Par-del? ce constat et en d?pit des caract?ristiques qui les diff?rencient, certaines parmi ces entreprises publiques affichent des bilans n?gatifs et statistiquement significatifs (Camair-Co, Alucam, Cicam, CFC, CNIC, Pamol). Et malgr? cela, l??tat a continu? d?enivrer d?argent leurs top managements. ?4 593 200 032 FCFA en termes de masse salariale entre 2020 et 2024?, ?value le Pr Viviane Ondoua Biwol?. Pr?cis?ment, elle indique que le PCA de Camair-Co (par exemple) a per?u 31 200 000 FCFA entre 2023 et 2024. Au cours de la m?me p?riode, le DG a empoch? 140 571 440 FCFA!  ?Il ressort de ce qui pr?c?de que les dirigeants d?entreprises en stagnation et r?gression co?tent plus cher ? l??tat sans v?ritablement produire la valeur substantielle attendue; soit un montant global de 16 184 257 120 francs CFA contre 2 284 628 556 FCFA pour les dirigeants dont l?action permet de cr?er de la valeur?, conclut l?experte. ?tablissements publics Pour donner quelques exemples plus concrets, l?universitaire pointe notamment la Sodecao, l?Irad, le CIRCB, le FNE, le Fodec et le Cename. Entre 2020 et 2024, le PCA et le DG de la premi?re ont respectivement touch? 38 999 988 FCFA et 134 014 296 FCFA. Ce n?est pas tout: entre 2023 et 2024, les m?mes personnalit?s ont respectivement eu droit ? 20 800 008 FCFA et 58 228 568 FCFA!  Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Conseil d’administration de l’ITIE: vers la radiation du Cameroun

Entre les tapages m?diatiques sur les projets dans le secteur extractif et l?inaction du comit? national, le pays risque une nouvelle suspension en d?cembre 2024. Le Cameroun a ?t? suspendu par le secr?tariat du comit? international de l?ITIE. L?annonce remonte au 4 mars 2024. L?organisme international reproche ? l??tat camerounais de ne pas suffisamment impliquer la soci?t? civile. Laquelle ?volue dans un lot de contraintes dont un manque de libert? d?expression. Et c?est la deuxi?me suspension en deux ans. Depuis lors, l?eau a coul? sous le pont et l?on note tr?s peu ou pas d?action. ?Beaucoup de projets sont en train d??tre r?alis?s, beaucoup de permis sont attribu?s, mais le comit? qui est en charge de r?guler ce secteur ne fonctionne pas. Il n?y a pas un texte qui constate son effectivit?. De mani?re claire, il n?y a pas de comit?. On ne peut donc pas s?attendre ? des r?sultats?, d?plore Eric Etoga, charg? de projets au Centre pour l’environnement et le d?veloppement (CED). Ce n?est pas tout. Radiation Le Cameroun est cens? produire un nouveau rapport au 31 d?cembre 2024. Pour en arriver l?, le comit? national, dument constat?, doit statuer pour d?signer le conciliateur et ?tudier les termes de r?f?rence, les dossiers d?pos?s, pour identifier l?entit? qui doit faire l??valuation au Cameroun; ainsi que les termes de r?f?rences relatives ? sa mission de collecte des donn?es aupr?s des entit?s d?clarantes. Autant d?activit?s qui prennent beaucoup de temps (environ quatre mois). Sachant que le Cameroun avait d?j? ?t? suspendu en 2021, il est fort probable qu?il soit de nouveau suspendu pour la m?me raison. ?Avec la suspension qui p?se sur nous, si nous devons encore ?tre suspendus pour n?avoir pas fourni le rapport ? temps, ce sera la radiation?, pr?vient Eric Etoga. Autant de faits qui poussent le Prince Henri Njoh Manga Bell ? se demander ?si notre pays n?adh?re pas ? ces instruments internationaux pour satisfaire quelques exigences?. Recommandations Dans sa position d?accompagnateur de l??tat et en vue d?acc?l?rer le processus, la soci?t? civile vient de pr?senter ses mandataires. C??tait le 29 aout dernier ? Yaound?. Au nombre de douze, ils ont ?t? d?sign?s pour repr?senter la soci?t? civile au sein du comit? national ITIE. Parmi les diff?rentes factions repr?sent?es, se trouvent en bonne place les communaut?s religieuses, porte-voix des d?munis, des femmes et des enfants. Une fois encore, les OSC tirent la sonnette d?alarme. ?Nous risquons la radiation et cela aura une incidence sur les projets avec les bailleurs de fonds internationaux, dans la mesure o? un pays qui n?est pas transparent fait preuve d?un manque de s?rieux et d?une ins?curit?? explique Eric Etoga, leur mandataire. Il sugg?re de constater le comit? national et d??laborer des contrats de travail aux personnels en situation d?ins?curit?. Joseph Julien Ondoua Owona

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