Cameroun

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Le 1er octobre des populations anglophones de Yaound?

La c?l?bration du 63e anniversaire de l’ind?pendance du Cameroun oriental se d?roule dans l?indiff?rence et la qu?te de paix Autrefois, ce jour ?tait sp?cial pour les ressortissants de cette partie du Cameroun vivant. Mais, depuis quelques ann?es, c?est le stress ? chaque 1er octobre. C’est ce qu’on appelle un non ?venement. Le 1er octobre cens? ?tre un jour tr?s special, avec sa charge symbolique, n’anime gu?re les populations de la partie anglophone du pays. Tous vaquent ? leurs occupations comme si rien n’?tait. Ils ne pensent qu’aux leurs rest?s au terroir. Johnson ironise avec sarcasme en demandant ? Bernard s’il f?te souvent le 1er janvier (date d’accession ? la l’ind?pendance de la partie francophone). ?On a d?cid? de ne pas  c?l?brer ce 1er octobre. Depuis 2011 que je suis ici ? Nkongoa, on organisait souvent des petites f?tes ici au quartier. Mais depuis 2016, c’est la guerre. Mais vous, les francophones, avez contamin? votre syndrome de l’oubli. Janvier n’est plus loin. On verra ce que vous allez organiser?, lance t-il. Autres choses Pour Johnson, fils du d?partement du Fako vivant au petit march? Odza, penser au 1er octobre est le dernier de ses soucis. Il englobe m?me l’ensemble des camerounais du NOSO dans cette indiff?rence. ?Le retour de la s?curit? passe avant toute chose. Est-ce qu’on peut c?l?brer la f?te avec cette ins?curit?. Le meilleur cadeau que nous pouvons avoir est la paix dans nos villes et villages. Je suis perdu, je veux rentrer dans mon village ?, indique Johnson. Terence, charpentier est aussi originaire de la m?me r?gion (Sud ouest). Il est aussi victime de la guerre du NOSO. Il a d?j? ?tabli son programme du 1er octobre. Il va t?ler une maison du c?t? d’Obam-Ongola. ?nous c?l?brerons mes deux collaborateurs et moi le 1er octobre avec les t?les. Depuis 2016, date du d?but de la crise, je ne connais plus ce qu’on appelle 1er octobre. J’irais chercher la vie ce jour, il y a des pensions ? payer?, pr?cise le menuisier. Angela pr?f?re parler d’integration ? travers la langue. Elle veut amener ses proches (enfants, ses fr?res et s?urs) fra?chement arriv?s ? Yaound? ? ne parler que le fran?ais ce mardi 1er octobre. Cette m?re commer?ante d?plac?e vit ? la cit? de la paix ? (Odza). Elle parle de son cas en mati?re d’int?gration: ?je ne savais pas parler fran?ais. Je ne pronon?ais m?me pas un seul mot en fran?ais. Aujourd’hui, je suis devenue bilingue. Je parle m?me d?j? Ewondo (langue locale). Je suis d?j? int?gr?e ? Yaound?, m?me si mon village me manque?, se f?licite la dame. Andr? Gromyko? Balla

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Contr?le aux fronti?res: les brigades mixtes prennent corps

Malgr? des avanc?es notoires, tout n?est pas fin pr?t alors que se rapprochent les ?ch?ances fix?es. La libre circulation reste d?actualit? dans les diff?rentes assises de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Le 25e Forum des ministres en charge de la s?curit? en Afrique centrale n?a pas d?rog? ? l?imp?ratif d?en peaufiner un cadre de mat?rialisation. Les ministres en charge de la s?curit? du Cameroun, Tchad, Centrafrique, Congo, RDC, Gabon, Guin?e Equatoriale et Sao Tome et Principe ont pris des r?solutions visant ? acc?l?rer la concr?tisation de certains projets relatifs ? la libre-circulation. En l?occurrence le projet I-cemac dont la substance tourne autour de l?interconnectivit? des postes frontaliers en vue d?assurer l?acc?s et le partage d?informations criminelles via les syst?mes d?Interpol. 40 postes frontaliers sont cibl?s par cette activit?. A ce jour, 30 d?entre-deux sont interconnect?s alors que se rapproche inexorablement l??ch?ance pour la livraison de ce projet. Aussi des recommandations sont formul?es ? l?endroit d?Interpol, en vue d??acc?l?rer les travaux dans les dix postes restants, afin de respecter l??ch?ance fix?e au 31 d?cembre 2024 accord?e par la Cemac pour livrer le projet I-cemac?, mentionne le rapport final des assises ?voqu?es. Cette responsabilit? est adoss?e ? celle des Etats qui sont appel?s ? assurer le suivi des ?quipements install?s en termes de maintenance et de renouvellement; les Etats doivent ?galement pr?voir les financements relatifs ? la connexion internet lors de l??laboration des budgets nationaux. Lire ?galement : Criminalit? transnationale: l?odieux en Afrique centrale L?op?rationnalisation de la Brigade mixte est pr?vue au premier trimestre 2025; apr?s quelques reports, les d?membrements nationaux de cette instance doivent faciliter les difficult?s routi?res qui entravent les ?changes sur les corridors sous r?gionaux. Ce qui du point de vue de tous repr?sente encore l??pine dans le pied dans l?int?gration de la zone Cemac. ?Un plan d?op?rationnalisation est arr?t? et des missions circulaires ont commenc? ? sillonner les pays afin de sensibiliser les parties-prenantes sur les missions de la Brigade?, se r?jouit le pr?sident de la Commission de la Cemac. Baltasar Engonga Edjo?o fait r?f?rence ? l?op?rationnalisation de la Brigade mixte au Tchad depuis le 15 ao?t dernier. Par cette actualit?, le pays de Mahamat Idriss Deby Itno fait office de pr?curseur en la mati?re. Le Forum des ministres en appelle les autres Etats ? ?d?signer l?ensemble des personnels devant composer les d?membrements nationaux de la Brigade mixte-Cemac en vue de son op?rationnalisation?. Soit 50 agents de douane, de police, de gendarmerie, du commerce, du transport, des services phytosanitaires, des eaux et for?ts et autre service de contr?le reconnu. Les Etats sont par ailleurs appel?s ? intensifier les actions en vue de l?application de tous les textes relatifs ? la libre-circulation et au r?glement sur la politique commune d??migration et immigration et de protection des fronti?res. Ils doivent par ailleurs proc?der ? la mise ? jour des standards de cartes pr?vu par la politique communautaire d??migration et d?immigration. Ce qui se fera dans le cadre d?une r?union technique des responsables nationaux charg?s de la production des documents de circulation. Le secr?tariat permanent du Comit? des chefs de police d?Afrique centrale organisera cette r?union. Louise Nsana Partage des donn?es : la cl? d?une riposte contre la criminalit? d??chelle C?est dans cet esprit que les autorit?s entendent endiguer les menaces s?curitaires latentes aux portes de la sous-r?gion. Coop?rations polici?res, partage des donn?es et recours ? des syst?mes informatiques constituent les grands axes des actions de police contre les menaces s?curitaires dans la sous-r?gion. La raison tient de la n?cessit? de mutualiser les forces pour combattre ce ph?nom?ne aux ramifications r?gionales et mondiales, avec des formes immat?rielles facilit?es par les avanc?es technologiques. Le premier champ d?application de ces r?solutions du 24e Forum des ministres en trace les chantiers prioritaires. Il s?agit tout d?abord de la lutte contre les stup?fiants, les drogues et les m?dicaments de contrebande. Les responsables de l?application de la loi sont appel?s ? renflouer les bases de donn?es d?Interpol en transmettant syst?matiquement les statistiques de saisie des drogues. Il s?agit par ailleurs pour eux d?assurer l?accessibilit? de ces syst?mes dans tous les services concern?s par la lutte contre les stup?fiants. Objectif: r?duire l?exportation et la circulation de ces produits ?utilis?s ? des fins toxicomaniaques?, mentionne le rapport. Ce qui a le m?rite de rappeler l?ampleur du ph?nom?ne. Selon des donn?es actualis?es de l?Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), 9,7% de la population ?g?e de 15 ? 64 ans consommait du cannabis en Afrique centrale et de l?Ouest en 2020. Tandis que 2,4% ?tait adonn? ? des Opio?des pharmaceutiques ? des fins non m?dicales. A cet aspect, il convient de relever la force de l??conomie ill?gale. ?La criminalit? transnationale organis?e est une grosse affaire; en 2009, on estimait qu?elle g?n?rait 870 milliards de dollars par an, soit un montant ?gal ? 1,5% du PIB mondial. Le trafic de drogues continue d??tre pour les criminels l?activit? la plus lucrative, avec un chiffre d?affaires estim? ? 320 milliards de dollars?, rapporte l?institution onusienne. Les voitures aussiA Yaound?, l?int?r?t des chefs de police et des ministres s?est tout autant port? sur une synergie d?action contre le vol des v?hicules. Un autre probl?me qui s?impose aux autorit?s dans un contexte marqu? par la mont?e du terrorisme. ?Le trafic de v?hicules vol?s sert g?n?ralement ? financer et mener d?autres activit?s criminelles, telles que le trafic de stup?fiants, d?armes, de migrants et le terrorisme international?, explique l?organisation Interpol dans une note sur son site internet. Il est question pour les Etats-membres du CCPAC ? ?syst?matiser l?obtention d?un quitus Interpol pour contribuer ? la lutte contre le vol de v?hicules dans la sous-r?gion?. Louise Nsana Coop?ration en mati?re de police criminelle : Vers un accord entre l?Afrique centrale et de l?Ouest La signature imminente de cet instrument devrait optimiser la traque des criminels en fuite. Le ministre d?Etat, secr?taire g?n?ral ? la pr?sidence de la R?publique du Cameroun appelle de tous ses v?ux l?aboutissement du renforcement de la coop?ration entre l?Afrique centrale et de l?Ouest en

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Am?lioration du service postal au Cameroun: experts et tutelle ouvrent la bo?te ? id?es

Quatre jours pour s’approprier les cadres normatifs des acteurs cl?s de la cha?ne logistique postale. C’est le temps d’un s?minaire ouvert ? Yaound?. Selon Mohamadou Saoudi, secr?taire g?n?ral du minist?re des Postes et T?l?communications (Minpostel), les travaux visent ? sensibiliser les participants sur les normes et r?glements qui r?gissent le secteur. Dans leur globalit?, les travaux mettent l’accent sur quelques points cl?s. « Comprendre les cadres r?glementaires en vigueur; discuter des bonnes pratiques logistiques; favoriser la collaboration entre les acteurs de la cha?ne », renseigne Mohamadou Saoudi. Sur la foi de ces renseignements, l’on devine tout le sens de th?matiques abord?es. Elles vont des cadres l?gaux et r?glementaires  ( pr?sentation des lois et normes) ? la gestion des risques et s?curit? dans la logistique postale, en passant par les innovations et technologies ?mergentes. Les travaux  (d?clin?s en ateliers pratiques, sessions de questions-r?ponses, pr?sentations interactives ) mettent ensemble des responsables de la logistique postale, des agents des services de r?gulation, des repr?sentants des entreprises priv?es et des officiels du Minpostel.  Au soir du 27 septembre 2024, il est attendu un renforcement des capacit?s des acteurs, l’?tablissement de partenariats strat?giques et l’?laboration de recommandations pour l’am?lioration du cadre normatif. Jean Ren? Meva’a Amougou Lire aussi: Haro sur l?immigration des Camerounais vers le Canada: une cons?cration de la paresse intellectuelle

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Haro sur l?immigration des Camerounais vers le Canada: une cons?cration de la paresse intellectuelle

L?actualit? camerounaise et, plus largement, la soci?t? camerounaise semblent ?tre en ?moi face ? des chiffres port?s ? l?attention du public sous la forme d?un cri d?alarme du Pr?sident du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) concernant la fuite des cerveaux, et plus pr?cis?ment d?une main-d’?uvre qualifi?e vers le Canada. Il indique notamment que le Cameroun est le deuxi?me pays le plus spoli? apr?s la France.? Comme dans un choralisme (passez-moi l?expression pour indiquer la reprise en ch?ur et dans une exactitude harmonique, m?lodique et des paroles) b?at, tout le monde s?y est engouffr? – les nouveaux intellectuels au gr? de leur rapprochement ou leur ?loignement de certains courant de pens?e m?me la tr?s s?rieuse Crtv – pour reprendre ce qui apparait, avec beaucoup de biais, assez peu fond?. Certains sont m?me all?s jusqu?? avancer des chiffres surr?alistes, postulant que 85% de ces ?migrants sont des personnels hautement qualifi?es et titulaires d?un niveau minimal ?quivalent au baccalaur?at plus 5 ans. Permettez-moi de ramer ? contre-courant de cette dynamique tendant ? dire la m?me chose, soit pour faire plaisir, soit par paresse intellectuelle. Premi?rement, l?immigration du Cameroun, vers les pays occidentaux ou encore vers des multinationales rel?vent d?une dynamique de qu?te du bien-?tre auquel a droit chaque citoyen du monde, et donc s?articule autour de la gestion des talents et des comp?tences pour ce qui concerne le pays d?origine, mais aussi d?une politique d?attraction ou d?attractivit? mise en place par les pays cit?s en premier. Il y a plus d?une d?cennie, Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l?Int?rieur en France, ?voquait un changement de cap en mati?re d?immigration et parlait d?immigration choisie, en raison de l?absence de certaines comp?tences, fortement corr?l?es ? l??volution d?mographique et l?orientation vers certaines fili?res. Donc qu?on ne se trompe pas, le Canada, comme les ?tats-Unis, la France, l?Allemagne, la Belgique, la Grande Bretagne, cherchent des comp?tences qui leur font d?faut. Ce n?est pas aujourd?hui que ?a a commenc?. Cette tendance ? indiquer que le Canada spolie le Cameroun de ses comp?tences est juste une ignorance du principe de la mobilit? professionnelle dans la construction individuelle des carri?res. Des Indiens, des Chinois, des Cor?ens, des Nig?rians, S?n?galais, Marocains, Alg?riens exercent bien et en grand nombre dans les pays autres que leur nationalit?. Deuxi?mement, permettez-moi de mettre en relief des biais sur les donn?es en question qui me paraissent parfois volontairement choisis. D?abord, il y a la confusion (volontaire ou na?ve) entre le Canada et le Qu?bec. Oui, sur l?ann?e 2023, le Cameroun, tient le podium, derri?re la France, des pays d?origine des personnes immigr?es vers le Qu?bec, qui, soit dit en passant, est une Province francophone. L?avantage de la langue fera donc que les Camerounais d?expression fran?aise seront privil?gi?s dans celle-ci et la privil?gieront. Mais sur la p?riode allant de 2019 ? 2023, le Cameroun se classe derri?re la France et la Chine et le nombre total d?immigr?s originaires de notre pays dans cette province est d?un peu plus de 14 000, rien ? voir avec les 27 00 ou 29 000 annonc?s, selon les cas et les sources (tr?s souvent douteuses). Si l?on fait la diff?rence entre le Canada et le Qu?bec, le second ?tant une entit? infranationale du premier, on ira singuli?rement regarder le rapport du Parlement Canadien sur l?immigration qui ne fait pas du Cameroun, un pays du top dix des nationalit?s immigrant vers ce pays. Le Pav? d?or est d?tenu par la Chine, suivie de l?Inde ou la France. M?me en Afrique, le Nig?ria, le Maroc passent devant le Cameroun. Autre biais, qui me para?t consacrer la paresse intellectuelle, est celui de la comptabilisation des personnes immigr?es sans faire la distinction entre les formes d?immigration ou encore la distinction de certaines variables comme le niveau de qualification. Une fuite des cerveaux d?cr?t?e sur la seule base du quantum de personnes immigr?es est le symbole de l?indolence intellectuelle qui entoure cette affaire. Tous les rapports sur la question indiquent que les formes d’entr?e au Canada sont soit la r?sidence permanente ? travers le programme des travailleurs qualifi?s, soit les admissions temporaires, notamment les visas ?tudiants (qui ne sont pas des cerveaux tout faits et pr?ts ? l’emploi), soit les regroupements familiaux pour les personnes r?sidant au Canada ayant leur famille dans leur pays d’origine, soit le programme ? vocation humanitaire en direction des r?fugi?s, suite ? l?instabilit? dans diverses r?gions du monde. Il n’est donc pas possible que les 14 135 immigr?s Camerounais au Canada, soient en totalit?, de la main d??uvre qualifi?e, puisque moins de 25% s?y installent avec un permis de travail. Revenons ? ce quantum, pour indiquer que le programme offrant la r?sidence permanente, sur la base de la qualification du Chef de famille, ou de celui qui pr?sente le profil apparemment, le plus digne d?int?r?t, prend donc en compte les conjoints et les enfants qui ne sont non plus des cerveaux en fuite. Un effort de recherche nous aurait permis, aupr?s des officiels canadiens, et m?me plus facilement gr?ce aux documents consultables en ligne (www.statcan.gc.ca, https://statistiques.quebec.ca, www.canada.ca ), d??viter de dire des incorrections, pour ne pas dire des mensonges. Troisi?mement et enfin, si je reconnais le droit de chacun ? chercher un p?turage o? l?herbe est verte, je voudrais m?interroger sur la pertinence de la sortie du Patron des Patrons, donc de celui qui est cens? garantir l?emploi des jeunes dipl?m?s, sans qu?il ne se remette en question. Combien sont ces jeunes qui cherchent en vain des stages acad?miques avec des recommandations de leurs ?coles de formations, mais se voient opposer un mutisme parlant de la part des entreprises locales ? Ceux qui ont le courage de solliciter des stages professionnels pour se perfectionner ne sont pas ?cout?s ; les plus chanceux ?tant trait?s comme des travailleurs au noir dans leur propre pays. Quels sont les programmes d?insertion des jeunes dipl?m?s propos?s par nos entrepreneurs locaux, quand on sait que la loi des finances 2022, donnait des facilit?s fiscales pour les contrats en direction des juniors ? Quelle garantie donne-t-on aux jeunes quand

Cahiers de l?int?gration, SOIREES DE L'INTEGRATION

Cameroun: Les langues et cultures dans les ?coles

Le Cameroun a mis en place des initiatives pour promouvoir les langues et les langues nationales dans les lyc?es et coll?ges. Depuis 2012, les Langues et Cultures Nationales (LCN) sont int?gr?es dans le curriculum scolaire. Cette initiative vise ? renforcer l’identit? culturelle et la diversit? linguistique. De plus, la cr?ation des Clubs de Langues et Cultures dans les lyc?es et coll?ges (comme c’est le cas au Lyc?e Bilingue Pilote de Ky?-Ossi et dans certains ?tablissements de la ville de Yaound?), est une exp?rience ? encourager. Car elle favorise l’engagement des ?l?ves et contribue efficacement ? la transmission des savoirs culturels endog?nes . Tous les d?tails ? d?couvrir dans cette ?dition avec Marie No?lle ETOUNGOU, sur Radio Int?gration.

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Journ?e mondiale du Tourisme au Cameroun: Jamais sans la paix!

Au Cameroun, l??dition 2024 de la c?l?bration de la Journ?e mondiale du Tourisme est une occasion pour pr?cher le retour et le maintien de la paix dans le NoSo. D?apr?s Zurab Pololikashvili, secr?taire g?n?ral de l?Organisation des Nations unies (Onu) pour le tourisme, une personne sur quatre vit dans une zone en conflit dans le monde. C?est fort de cela que la c?l?bration de la Journ?e mondiale du tourisme cette ann?e se penche sur la guerre et l?ins?curit? qui font des ravages dans le monde entier. Pr?vue ce vendredi 27 septembre 2024, elle a pour th?me: ?Le tourisme et la paix?. Une contextualisation qui remet le r?le du tourisme au centre de la vie dans les communaut?s. Selon Antonio Guterres, la contribution du tourisme va au-del? de son impact ?conomique. ?Le tourisme durable peut transformer les communaut?s : il cr?e des emplois, favorise l?inclusion et renforce les ?conomies locales. En conf?rant de la valeur au patrimoine culturel et naturel, qu?il contribue ? pr?server, il peut aider ? r?duire les tensions et ? favoriser la coexistence pacifique?. Par ailleurs, explique le secr?taire g?n?ral des Nations unies, le tourisme participe ? resserrer les liens entre les peuples. En plus de favoriser l?interd?pendance ?conomique entre voisins, il encourage ? la coop?ration et le d?veloppement pacifique ?. Voir sur le site: Les langues maternelles dans la promotion de l?alphab?tisation Destination touristique importante en Afrique centrale, le Cameroun marqu? par quelques conflits en son sein et chez ses voisins va se joindre au reste du monde. C?est dans la ville de Bamenda, dans la r?gion du Nord-ouest que se tiendront les activit?s relatives ? la journ?e d?di?e au tourisme. Dans cette partie du pays marqu?e par des exactions commises par le mouvement s?cessionniste ambazonien, le minist?re du Tourisme et des Loisirs envisage de porter un message simple : on ne peut pas faire de tourisme dans une zone en ins?curit?. Ce d?autant plus que la r?gion du Nord-ouest dispose de plusieurs sites qui peuvent favoriser son d?veloppement sur le plan ?conomique. Joseph Julien Ondoua Owona

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Traitement des d?comptes au Feicom : pass? de 85 ? 20 jours maximum

Philippe Camille Akoa, le directeur g?n?ral du Fonds sp?cial d’?quipement et d’intervention intercommunale (Feicom), a lanc? ce 19 septembre 2024 ? Yaound?, l?Initiative ? r?sultats rapides (IRR); laquelle est ax?e sur la r?duction des d?lais de traitement des d?comptes dans la structure qu?il dirige, notamment dans la construction des infrastructures des collectivit?s territoriales d?centralis?es financ?es par le Feicom. ? en croire cette entreprise publique, le but de cette initiative est de faire passer le traitement des dossiers de d?caissements de financements ? de 85 ? 20 jours maximum ?. Le Feicom se donne 100 jours pour relever ce d?fi. La t?che para?t d?autant plus pressante que, d?apr?s le directeur g?n?ral, le Feicom s?accommode mal des cons?quences des d?caissements tardifs des d?comptes. Selon Philippe Camille Akoa, ? les retards observ?s dans le traitement des d?comptes relatifs aux projets d’investissement des collectivit?s territoriales d?centralis?es financ?s par le Feicom ont de nombreuses r?percussions, notamment l’abandon des chantiers, l’incitation ? la corruption passive ou active, la multiplication des avenants et des pertes financi?res, la faillite des entreprises adjudicataires des march?s relatifs ? ces projets, ainsi que la perte de confiance des partenaires ?. Pour mettre en ?uvre cette IRR, le Feicom a fait appel aux services d’un cabinet sp?cialis? et ? ? la collaboration de toutes les structures impliqu?es dans la cha?ne de traitement des d?comptes ?. Jean Ren? Meva’a Amougou

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En pr?lude de la convention Cemac-OHADA?: les deux parties pr?sagent travailler les textes juridiques

L?audience de ce 19 septembre 2024 ? la repr?sentation de la Cemac ? Yaound?, a? permis aux deux entit?s de baliser leur coop?ration g?opolitique? qui vise ? encadrer le monde des affaires en Afrique centrale. C?est de l?in?dit, l?Organisation pour l?Harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) et la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac), se sont? rencontr?es pour une visite de travail, sous les auspices de Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la commission de la Cemac. Les deux parties envisagent signer une convention g?opolitique de partenariat pour encadrer le monde des affaires en zone Cemac dans les prochains jours. Concr?tement, l?OHADA compte traduire les textes juridiques sur les activit?s ?conomiques dans toutes les langues officielles de la sous-r?gion tel que souhait? par la commission ?l?un des axes essentiels de la g?opolitique aujourd?hui c?est la question de la traduction des textes. Nous sous assurerons que les textes qui existent dans le cadre de la vulgarisation sont effectivement dans la langue de celui qui devrait ?tre le destinataire. L?op?rateur ?conomique qui parle espagnole puisse? avoir les textes en espagnol, l?avocat ou l?huissier de justice parlant anglais ou arabe ait le texte dans sa langue de pr?dilection??, annonce le Pr Mayatta Mbaye, Secr?taire permanent de l?OHADA. Andr? Gromyko Balla

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Libre circulation des personnes en Afrique centrale : le Cameroun et le Tchad montrent la voie et donnent de la voix

Pour marquer explicitement leur volont? de mettre en ?uvre la libre circulation aux ressortissants de l’espace de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l’Afrique centrale (Cemac), les hauts responsables charg?s de la s?curit? et de diplomatie dans les deux pays se sont donn? pour t?che de donner des ordres ? leurs collaborateurs. Au Cameroun, c’est le D?l?gu? g?n?ral ? la s?ret? nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguele qui, dans un message-port? sign? le 5 septembre 2024, pr?cise ses instructions relatives ? la mise en ?uvre de l’Acte additionnel N 05/19-Cemac-07 0u-CCE du 19 avril 2019, portant adoption de la politique commune en mati?re d’immigration et d’?migration et la protection des fronti?res. Sur la base de cet instrument juridique, le DGSN r?it?re que les  » tous les ressortissants des ?tats membres de la Cemac d?sirant se rendre dans tout autre pays de cet espace communautaire sont exempts de visa ». Au Tchad, le 8 septembre 2024, le ministre des Affaires ?trang?res, de l’Integration africaine et de la Coordination internationale, Hissein Brahim Taha, s’est inspir? de l’Acte additionnel N01/1305/19-Cemac-07 0u-CCE-SE du 25 juin 2013. Le membre du gouvernement tchadien s’en est donc servi pour rappeler que  » la libre circulation des ressortissants des six ?tats membres de la Cemac est int?grale sur l’ensemble du territoire communautaire « . Le message de Hissein Brahim Taha a plusieurs destinataires : les ambassadeurs, les chefs de missions diplomatiques et consulaires accr?dit?s par Ndjamena. Selon nos sources, la publication de ces deux documents fait suite aux entretiens informels que les dirigeants de l’espace Cemac ont eu ? Beijing, en marge du r?cent Sommet Chine-Afrique. A cette occasion, renseignent nos informateurs, Paul Biya, le pr?sident du Cameroun avait sugg?r? ? ses homologues de la Cemac d’acc?l?rer encore plus la mise en ?uvre de la libre circulation des biens et des personnes dans la sous-r?gion. Jean Ren? Meva’a Amougou

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