Ce 29 septembre 2026, dans la salle AB1, de Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), le jeune chercheur présente les pistes de solutions pour la protection des hommes et des infrastructures critique du Cameroun au cours d’une soutenance publique.

18/20, c’est la moyenne qui sanctionne les travaux de recherche du candidat Zam Jonas Fabrice lors de sa soutenance de Master II en Diversité Culturelle, Développement, Paix et Sécurité Internationale. Ses travaux portent sur la sécurité du Cyberespace africain à l’épreuve de l’intelligence artificielle : cas du MINPOSTEL au Cameroun.
Plutôt qu’être attentiste et attendre les solutions miracles en matière sécuritaire du cyberespace venues de l’extérieur, très souvent déconnectées des réalités Africaines, M. Zam Jonas Fabrice, prends les devants en apportant des pistes de solutions pour la sécurisation du cyberespace du continent africain en général, plus particulièrement la sécurité cybernétique du Cameroun. Il se pose une question, celle de savoir comment le Ministère des postes et des télécommunications (MINPOSTEL), se mobilise pour sécuriser le Cyberespace Camerounais ? Cette dernière est le creuset de sa réflexion.

Les enquêtes qu’il mène s’étalent de 2010 à 2026. Au cours de son travail de terrain il constate que le MINPOSTEL apporte des moyens assez importants pour les structures techniques en charge des questions informatiques, notamment l’Agence Nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC), et l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART). Il relève aussi que le MINPOSTEL organise régulièrement des séminaires pour le renforcement des capacités de ces organes techniques tout en soulignant la contribution non négligeable des autres structures en charge de la sécurité comme la Délégation Générale à la sureté Nationale (DGSN), La gendarmerie Nationale (GN) ainsi que la justice Camerounaise. Ces mesures permettent selon le chercheur à garantir la sécurité des personnes comme la protection des données individuelles. Les infrastructures sensibles et critiques sont bien protégé. « Avec le Cyberespace, le Cameroun se retrouve dans un village planétaire. Il doit se protéger avec ses propres moyens. Il ne doit pas attendre que l’extérieur lui apporte une protection. C’est pour sa propre sécurité », explique le lauréat.
Critiques
Pour aboutir à la mention excellente, le travail de Zam Jonas Fabrice passe au crible d’un jury qui cherche à apporter des améliorations dans le travail du jeune chercheur. Le Professeur Armand Leka Essomba, Sociologue et président du jury estime que la problématique abordée est trop vaste, « Sécurité, Cyberespace et Intelligence artificielle IA, c’est beaucoup pour un travail de mémoire », relève le scientifique. Le Dr Ngamondi Karie, l’examinateur, lui, reproche au candidat d’apprécier le travail du ministère des postes et des télécommunications (MINPOSTEL) au lieu de le comprendre.
En plus du nouveau master, M. Zam Jonas Fabrice a un autre master obtenu également à l’IRIC en contentieux international dont le sujet porte sur « la coopération internationale en matière de lutte contre la cybercriminalité ». Il a obtenu la note de 17,5/20. Il a également un Képi d’agent de police puisqu’il est gardien de la paix principal.
André Gromyko Balla