MATINS DE L’INTEGRATION

Flash d?infos sous- r?gionales, Revue des Unes

PRESTATION DE SERMENT

Au terme de la prestation de serment du pr?sident Paul Biya, 101 coups de canon retentiront depuis la ville de Yaound?. Laissant place ? un tonnerre solennel qui r?sonnera bien au-del? des fronti?res du Cameroun. Loin d??tre un simple feu d?artifice protocolaire, chaque d?tonation affirme la souverainet? absolue de la R?publique et confirme la continuit? inalt?rable de l??tat. Ces 101 tirs proclament au peuple camerounais et ? la communaut? internationale que le chef de l?Etat est confirm? dans ses fonctions. Plus encore, elles rappellent que le pr?sident de la R?publique est le chef supr?me des arm?es, d?tenteur exclusif de l?autorit? strat?gique sur les forces de d?fense.

Femmes Int?gres et Int?gr?es de l'Afrique Centrale, MATINS DE L'INTEGRATION

FEMME RURALE ET CHEF DE FAMILLE EN AFRIQUE

La femme rurale en Afrique est de plus en plus souvent chef de famille. Ceci en raison de facteurs comme la migration des hommes, des crises ?conomiques, et leur r?le essentiel dans l’?conomie familiale et communautaire. Elles assument souvent des responsabilit?s de la gestion du foyer et de l’?ducation des enfants, contribuant de mani?re essentielle ? la survie de leur famille et de leur communaut?.

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Bangui trace sa voie vers la mer : le pari du rail jusqu?? Kribi

? Bangui, le 1er novembre 2025, le pr?sident Faustin-Archange Touad?ra a pos? la premi?re pierre du futur si?ge de Trans African Railway Systems LTD, acte fondateur du projet ferroviaire Bangui?Kribi. Devant les membres du gouvernement, des diplomates et des repr?sentants d?institutions r?gionales, le chef de l??tat a salu? ? une ?tape historique pour la R?publique centrafricaine et pour toute l?Afrique centrale ?.Ce geste hautement symbolique ouvre la voie ? un chantier d?envergure qui ambitionne de relier la capitale centrafricaine au port en eau profonde de Kribi, au Cameroun.Depuis son ind?pendance, la Centrafrique vit sous le poids de son enclavement. Les routes sinueuses et fragiles qui la relient ? la c?te camerounaise freinent les ?changes et rench?rissent les co?ts de transport. L?acc?s ? l?oc?an demeure un r?ve vital pour l??conomie nationale. ? Le port de Kribi est notre ouverture vers le monde. Ce chemin de fer, c?est plus qu?une ligne de transport : c?est une promesse d??mancipation ?conomique ?, a d?clar? le pr?sident Touad?ra.Sur la fa?ade atlantique, Kribi n?est pas un port comme les autres. Construit pour accueillir les plus grands navires du continent, il s?impose comme le hub logistique de la sous-r?gion CEMAC. Ses terminaux ? conteneurs ultramodernes, sa profondeur naturelle et sa position strat?gique en font la porte d?entr?e id?ale pour les pays enclav?s comme la RCA. Avec la future ligne ferroviaire, les produits centrafricains ? minerais, bois, coton, b?tail et cultures vivri?res ? rejoindront plus rapidement les march?s internationaux via Kribi. ? l?inverse, les importations essentielles, du carburant aux mat?riaux de construction, gagneront Bangui en un temps record et ? moindre co?t.Selon un ?conomiste de la Commission de la CEMAC, ? Kribi deviendra le prolongement naturel de l??conomie centrafricaine ?. Il ajoute : ? Ce projet traduit concr?tement la vision d?int?gration r?gionale que la CEMAC d?fend depuis plus d?une d?cennie. ? Un corridor d?int?gration r?gionale Au-del? de la coop?ration bilat?rale, le projet Bangui?Kribi s?inscrit dans une perspective plus large : celle d?une Afrique centrale connect?e. La cr?ation du si?ge de Trans African Railway Systems LTD ? Bangui n?est pas anodine : elle vise ? doter la sous-r?gion d?une plateforme de coordination technique et institutionnelle d?di?e aux infrastructures de transport.Les gouvernements centrafricain et camerounais travaillent ? harmoniser leurs cadres juridiques, douaniers et s?curitaires pour fluidifier la circulation des biens et des personnes. Ce corridor, qui pourrait ? terme s??tendre vers le Tchad et le Congo, incarne la volont? de b?tir un r?seau transafricain au service du commerce et de la souverainet? ?conomique r?gionale. Le projet b?n?ficie d?j? du soutien de plusieurs institutions financi?res r?gionales, qui y voient un vecteur de stabilit? et de croissance partag?.Le futur si?ge, implant? dans une zone ? vocation ?cotouristique, illustre la volont? de conjuguer progr?s et responsabilit? environnementale. Les autorit?s centrafricaines entendent en faire un mod?le de d?veloppement durable, int?grant ?nergie solaire, gestion ?cologique des ressources et valorisation des mat?riaux locaux. Le chantier devrait g?n?rer des centaines d?emplois qualifi?s et contribuer ? la formation d?une nouvelle g?n?ration d?ing?nieurs et de techniciens centrafricains. L?ambition est claire : faire de la voie ferr?e non seulement un levier de croissance, mais aussi un symbole d?unit? et de renaissance nationale. Lors de la c?r?monie, le pr?sident Touad?ra a r?sum? l?esprit du projet en une formule devenue virale : ? En reliant Bangui au port de Kribi, nous relions notre avenir ? celui de la sous-r?gion. C?est un choix de souverainet?, d?ouverture et de d?veloppement ?. Entre terre et mer, un destin commun La pose de cette premi?re pierre d?passe le simple geste inaugural : elle scelle une alliance strat?gique entre Bangui et Kribi, entre l?hinterland et la mer, entre l?isolement et l?ouverture. Pour la Centrafrique, c?est la promesse d?une ?re nouvelle ; pour la CEMAC, le signe que l?int?gration r?gionale prend enfin corps sur le terrain. La voie de fer qui s?esquisse ne reliera pas seulement deux villes, mais deux visions : celle d?une Afrique centrale connect?e, forte et tourn?e vers l?avenir. Ongoung Zong Bella

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Faible niveau de recouvrement de la TCI: la Cemac en panne s?che

Plusieurs experts soulignent que le faible taux actuel de recouvrement de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI) contraint la CEMAC ? revoir ? la baisse ses ambitions budg?taires et ? privil?gier une approche plus r?aliste. Les ministres et experts venus des six ?tats membres de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) ont planch? plusieurs jours durant sur le budget 2026 de l?institution. Sur la table, un chiffre : 85,9 milliards de francs CFA. Derri?re ce montant, une r?alit? plus prosa?que : le faible taux de recouvrement de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI), principale ressource de la communaut?. ? La CEMAC avance avec un moteur financier ? demi-plein ?, confie un ?conomiste de la Commission sous couvert d?anonymat. ? Le potentiel de la TCI est immense, mais son rendement reste inf?rieur ? 70 %. Cela signifie que nous fonctionnons chaque ann?e avec pr?s d?un tiers de nos ressources bloqu?es dans les circuits administratifs nationaux ?. Cette taxe, pr?lev?e sur les importations en provenance de pays tiers, devait symboliser la solidarit? communautaire. Mais entre lenteurs bureaucratiques, d?faillances de recouvrement et priorit?s nationales, elle peine ? remplir son r?le int?grateur. Dans certains ?tats, les transferts tardent, parfois de plusieurs mois. D?autres invoquent des difficult?s techniques, des retards comptables ou des tensions budg?taires internes. R?sultat : les projets communs ralentissent, les programmes r?gionaux se mettent en pause, et l?ambition d?une int?gration ?conomique forte se dilue dans les bilans. ? Les ?tats membres ont d??normes contraintes internes, mais ils oublient souvent que la CEMAC, c?est aussi eux ?, note un expert du Fonds de d?veloppement de la communaut?. Selon lui, la faiblesse du recouvrement ne refl?te pas seulement un probl?me financier, mais aussi politique : ? Il manque une volont? partag?e de faire de la TCI une priorit? nationale.? Le pr?sident de la Commission, Baltasar Engonga Edjo?o, a reconnu la difficult?, tout en appelant ? une approche ? pragmatique ?. Le budget 2026, dit-il, ? prend en compte la r?alit? du recouvrement ?. En d?autres termes, la CEMAC ajuste ses ambitions ? la hauteur de ses moyens. Moins de projets pharaoniques, plus de ciblage, de rationalisation et de contr?le. Pourtant, le contexte r?gional n?aide gu?re. L?instabilit? politique persistante dans certaines zones, la baisse des recettes p?troli?res et la pression sur les monnaies nationales p?sent sur les ?conomies. Plusieurs programmes d?int?gration, notamment dans les infrastructures et la libre circulation, sont ralentis. Les partenaires techniques et financiers appellent ? des r?formes de gouvernance, mais celles-ci tardent ? se concr?tiser. ? L?heure n?est plus aux slogans, mais ? la rigueur ?, tranche un ancien haut cadre de la BEAC. ? Si la TCI ne devient pas une ressource effectivement communautaire, la CEMAC restera d?pendante des bailleurs, et son autonomie financi?re ne sera qu?un mirage ?. Entre les chiffres et les promesses, Brazzaville aura donc servi de miroir ? une int?gration r?gionale encore h?sitante. Les experts ont beau louer la prudence du budget 2026, tous savent que la vraie bataille se joue ailleurs : dans la capacit? des ?tats ? honorer leurs engagements. Tant que la TCI ne remplira pas pleinement le r?servoir, la CEMAC devra avancer au ralenti, frein?e par ses propres lenteurs. R?my Biniou

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Recouvrement forc? de la TCI: la Commission de la CEMAC passe ? la vitesse sup?rieure

Brazzaville, fin octobre. Dans l?air lourd des r?unions de fin de session, la Commission de la CEMAC a sorti les gants. Apr?s plusieurs ann?es de rappels polis, elle entend d?sormais passer au recouvrement forc? de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI), principale ressource de la Communaut?. L?annonce, faite en marge de l?adoption du budget 2026, marque un tournant. Fini les exhortations diplomatiques : place ? l?action. ? Le temps de la sensibilisation est r?volu ?, confie un haut responsable de la Commission. ? Certains ?tats accumulent des arri?r?s qui compromettent le fonctionnement m?me de la CEMAC. Nous ne pouvons plus b?tir une int?gration solide sur des promesses non tenues ?. Selon les chiffres internes, le taux de recouvrement de la TCI stagne autour de 65 %, un niveau jug? critique. ? Brazzaville, les ministres ont valid? de nouvelles mesures : suspension temporaire de certaines aides communautaires pour les pays non ? jour, suivi mensuel des versements et publication trimestrielle d?un tableau de conformit?. Une forme de ? name and shame ? discret, mais assum?. ? C?est une question de cr?dibilit? collective ?, explique un expert du secr?tariat ex?cutif. ? Les ?tats qui jouent le jeu ne peuvent plus ?tre p?nalis?s par ceux qui tra?nent ?. Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission, a d?fendu une approche ? ferme mais constructive ?. Pour lui, il ne s?agit pas de sanctionner, mais de responsabiliser. ? Le recouvrement forc? n?est pas une punition, c?est une exigence de survie. La CEMAC doit d?montrer qu?elle peut s?autofinancer avant de solliciter ses partenaires ext?rieurs. ? Les r?actions, toutefois, sont partag?es. Pr Belinga Zambo, sociopolitiste camerounais, y voit ? une ?tape n?cessaire mais risqu?e ?, craignant des crispations politiques. D?autres saluent une d?cision longtemps attendue. ? C?est une bouff?e d?air pour la Commission ?, estime une consultante bas?e ? Douala. ? Sans ressources stables, les institutions communautaires sont paralys?es. ? Car derri?re la fermet? affich?e, la situation reste tendue. Les ?tats invoquent la conjoncture internationale, la baisse des recettes fiscales et la multiplicit? des urgences internes. Le climat ?conomique r?gional ? marqu? par l?inflation, la contraction des marges p?troli?res et les incertitudes s?curitaires complique encore la donne. ? La CEMAC doit trouver le juste ?quilibre entre rigueur financi?re et solidarit? politique ?, analyse un expert en poste aux services centraux de la BEAC ? Yaound?. ? Si le recouvrement forc? est mal per?u, il pourrait fragiliser la coh?sion r?gionale. Mais ne rien faire serait pire : la CEMAC risquerait la paralysie budg?taire ?. Le signal de Brazzaville est donc clair : l?heure n?est plus aux atermoiements. Le budget 2026, calibr? ? 85,9 milliards de francs CFA, repose d?sormais sur une discipline fiscale renforc?e. Dans les prochains mois, la Commission testera la port?e r?elle de ses nouvelles r?solutions. Entre fermet? et diplomatie, elle engage un bras de fer d?licat, celui d?une int?gration qui veut cesser de d?pendre de la bonne volont? des ?tats. Institu?e pour financer le fonctionnement des institutions et les projets communautaires, la TCI est pr?lev?e ? hauteur de 1 % sur les importations en provenance de pays tiers. Chaque ?tat est tenu de reverser ? la Commission sa part collect?e. Mais les retards sont devenus end?miques, alimentant les tensions budg?taires et limitant la mise en ?uvre des programmes r?gionaux. Ongoung Zong Bella

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Pr?pension suspendue !

Cet extrait a ?t? tir? d?une correspondance publique, adress?e, le 24 juin 2025, ? titre personnel, ? Messieurs Louis Paul MOTAZE et YAOUBA ABDOULAYE, respectivement Ministre des Finances et Ministre D?l?gu? aux Finances. C??tait la toute premi?re d?une trilogie dont les deux derni?res sont dat?es des 16 et 29 juillet 2025, respectivement, bien que leurs r?dactions respectives se soient poursuivies jusqu?en d?but septembre 2025. Messieurs les Ministres et tr?s chers fr?res, Il faut l??crire, afin que nul n?en ignore : Si cela n?avait d?pendu que de vous, l?affaire de mes frais de rel?ve et de cong?s et de son manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger, toujours impay?s, serait d?j? r?gl?e depuis longtemps. Mais, elle va prendre une tournure que j?ai, jusque-l?, tenu ? ?viter. Et cette perspective est d?autant plus plausible que les responsables de la Direction de la D?pense des Personnels et des Pensions, de la Direction G?n?rale du Budget, semblent heureux de me voir mourir. Pr?pension suspendue, depuis d?cembre 2024, je me retrouve avec seulement 9.000 F CFA (13 euros), par mois. Neuf mille francs d?allocations familiales, pour mes deux derniers petits. M?me pas de quoi payer les frais de banque ! Et, depuis lors, mes adolescents abandonn?s seuls en France, me voil? bloqu? ? Yaound?, que j?avais rejointe pour les obs?ques de leur fr?re, mon fils a?n?, jusqu?alors pilote ? Camairco, d?c?d? brutalement, alors qu?il concluait ses courses ? ? Carrefour ?, au ? Douala-Mall ?. 3.Une question d?humanit? !Mais comment saurait-on, si l?on est humain, priver un retrait? de son seul revenu ou attendre, comme dans mon cas, l?aboutissement d?une si longue proc?dure, posture de la DDPP, au lieu de r?tablir une pr?pension qui, dans tous les cas, serait d?duite de ma pension, le moment venu ? Pourrait-on comprendre leur manque de compassion ? Surtout, quand on sait que ce sont les m?mes personnages qui ont, pendant longtemps, us? et abus? de soup?ons, d?all?gations, d?affirmations et d?accusations sans fondements, bloquant, ainsi, le paiement de mes frais de rel?ve et de cong?s et du manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger y greff? ? Dr Keye Ndogo

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Brazzaville: Dans l?intimit? du budget CEMAC 2026

Les Tours Jumelles de Brazzaville, du 27 au 31 octobre 2025. On pourrait croire que l?h?tel s?est transform? en th??tre vivant, o? chaque pas r?sonne comme un tambour solennel annon?ant le destin des finances communautaires. Les chariots de dossiers avancent comme des chars de combat, et chaque stylo, brandi comme une ?p?e, participe ? la lutte ?pique contre l?incertitude budg?taire. Un consultant, les lunettes de travers, semble m?diter sur le sort tragique d?une facture ?gar?e, tandis qu?un jeune stagiaire, pris d?une panique burlesque, tente de r?cup?rer un trombone rebelle qui s?est ?chapp? d?un classeur. Le parfum du caf?, dense et presque agressif, accompagne ces gestes h?ro?ques et grotesques. Les discussions oscillent entre rigueur et exag?ration?: un chiffre mal interpr?t? d?clenche un murmure dramatique, tandis qu?une note trop optimiste fait ?clater un rire nerveux. L?impression g?n?rale est celle d?un ballet improbable, o? la gravit? du budget se m?le aux bouffonneries de la vie quotidienne, et o? chaque geste, chaque soupir, chaque claquement de porte contribue ? ?crire cette petite trag?die administrative. 28 octobre ? Laboratoire technique Les salles, transform?es en ar?nes de l?ing?niosit?, ressemblent ? des laboratoires o? la science ?conomique c?toie la com?die involontaire. Les experts jonglent avec des tableurs comme des magiciens adroits, faisant appara?tre et dispara?tre des chiffres sous le regard ?bahi de leurs coll?gues. ? la pause, un consultant se prend les pieds dans un c?ble et s??tale au sol avec une dignit? comique, tandis que le silence studieux explose en rires ?touff?s. Les graphiques, affich?s sur les ?crans, semblent parfois se moquer de leurs cr?ateurs, se contorsionnant dans des courbes impr?visibles qui d?fient la logique. Le caf?, glac? et amer, devient l?alli? involontaire de conversations sur l?int?gration r?gionale, tandis que les murmures conspirateurs prennent des airs de complots burlesques. Chaque note griffonn?e, chaque tableau annot?, participe ? cette ?trange symphonie o? gravit? et absurdit? se r?pondent, o? la minutie des calculs se heurte aux al?as et aux petites farces du destin de la Cemac. 29 octobre ? Pes?e des d?cisions Les d?bats s?intensifient, et chaque chiffre devient protagoniste d?une fable communautaire. Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission, dirige le flux des interventions comme un chef d?orchestre face ? une symphonie compos?e de chiffres et de suspicions. Dans un coin, un tableau Excel projet? sur l??cran se transforme en com?die muette, ses colonnes s??levant et s?inclinant avec un humour involontaire, tandis qu?un participant, concentr? ? l?extr?me, note fr?n?tiquement des calculs comme s?il d?chiffrait les arcanes d?un sort nouveau pour la Cemac. Les couloirs bruissent de murmures savants, mais parfois un objet banal ? une tasse qui tremble, un stylo qui tombe ? d?clenche une petite r?volution de rires ?touff?s. On pourrait croire que la rigueur absolue se joue sur une sc?ne de th??tre burlesque, o? chaque d?cision s?rieuse est accompagn?e de sa petite farce, et o? la gravit? et l?absurde se c?toient, r?v?lant le paradoxe de toute entreprise humaine?: vouloir changer le monde tout en tr?buchant sur des trombones. 30 octobre ? Engagements et rigueur La salle, tendue et concentr?e, devient un champ de bataille o? chaque mot p?se comme une pierre et chaque sourire masque une strat?gie. Les experts ?changent astuces et sc?narios, parfois avec des gestes th??traux qui font sourire les observateurs. Les tableaux blancs se remplissent de fl?ches et de sch?mas, comme si des cr?atures imaginaires y avaient trac? leurs chemins secrets. Un secr?taire griffonne si vite que l?on croirait qu?il combat le temps lui-m?me, tandis qu?une tablette d?charg?e ?met un bip irr?gulier qui devient un tambour comique au milieu de la gravit? ambiante. M?me le ventilateur semble participer, balayant les feuilles avec une lenteur dramatique, et le caf?, fort et amer, inspire des confidences qui oscillent entre ?clats de rire et r?flexions solennelles. L?ensemble cr?e un th??tre miniature o? la rigueur des d?cisions se dispute au ridicule des circonstances, d?montrant que la bureaucratie peut ?tre ? la fois noble et absurde et hilarante. 31 octobre ? Cl?ture et perspectives Le moment de la cl?ture transforme la grande salle en un espace suspendu entre soulagement et gravit?. Le pr?sident Ngats?, solennel, prononce ses mots comme un funambule sur le fil de l?histoire, tandis qu?un assistant tr?buche sur un c?ble et d?clenche un rire collectif m?l? ? l?embarras. Les graphiques et tableaux semblent respirer, anim?s par la tension humaine, et chaque regard ?chang? porte le poids de d?cisions lourdes et le charme du travail accompli. Les ministres applaudissent, certains avec gravit?, d?autres avec un sourire dissimul?, conscients que ces journ?es ont ?t? un m?lange d??pop?e et de strat?gie. Les couloirs, ? pr?sent silencieux, portent encore l??cho des pas pr?cipit?s et des murmures confus, et l?air semble charg? de promesses s?rieuses et de clowneries l?g?res, un testament solennel de l?engagement collectif. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Politique d?investissement en zone CEMAC: le rapport pr?liminaire valid? ? Douala

Du 27 au 29 octobre 2025, Douala a accueilli un atelier r?gional crucial consacr? ? la politique d?investissement de la CEMAC (Communaut? ?conomique et Mon?taire de l’Afrique Centrale). Organis? par la Commission de la CEMAC en partenariat avec la Conf?rence des Nations Unies pour le Commerce et le D?veloppement (CNUCED), cet ?v?nement s’inscrit dans la continuit? des travaux entam?s en 2024 ? Malabo, en Guin?e ?quatoriale. Il a ?t? dirig? par le D?partement du March? Commun (DMC) de la Commission, ? travers la Direction du Commerce et de la Concurrence. Durant trois jours, les experts des administrations nationales du commerce, des repr?sentants des agences nationales de promotion des investissements des six ?tats membres de la CEMAC, ainsi que des sp?cialistes de la CNUCED et des fonctionnaires de la Commission de la CEMAC ont conduit une analyse d?taill?e du Cadre de promotion et de facilitation des investissements, un m?canisme int?grant des questions essentielles telles que la r?gulation juridique de l’investissement, la cr?ation et la gestion des entreprises, ainsi que la fiscalit? et la concurrence. L’objectif central de cet atelier ?tait de revisiter le contexte r?glementaire en vigueur dans la zone CEMAC, d??valuer les forces et les faiblesses de l?actuel dispositif et de proposer des pistes concr?tes pour r?former cette politique r?gionale d’investissement. Cette r?forme visait en particulier ? soutenir un d?veloppement ?conomique durable et inclusif pour les pays membres. ? l?issue des travaux, un rapport pr?liminaire sur l’examen de la politique d’investissement de la CEMAC a ?t? valid?, marquant ainsi l?ach?vement d’une phase technique essentielle dans le processus de r?vision de la Charte d?investissement. Cette validation repr?sente une ?tape d?terminante dans la r?forme en cours, qui devrait renforcer l’attractivit? de la r?gion pour les investisseurs, harmoniser les r?gulations au sein des ?tats membres et cr?er un environnement plus favorable ? l?investissement. Les organisateurs de l’atelier ont soulign? que la prochaine ?tape consistera ? mettre en ?uvre les recommandations issues des discussions, afin de moderniser et d?am?liorer le cadre r?gional d?investissement. Cette d?marche vise ? soutenir un d?veloppement ?conomique durable et int?gr?, propice ? la croissance, tout en renfor?ant la comp?titivit? de la CEMAC sur la sc?ne internationale. En somme, l?atelier de Douala a jet? les bases d?une r?forme ambitieuse, porteuse d?espoir pour le d?veloppement ?conomique de la r?gion. Ongoung Zong Bella

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BDEAC : La lev?e de fonds du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo se pr?cise

La Banque de D?veloppement des ?tats de l?Afrique Centrale (BDEAC) se pr?pare ? mobiliser des ressources pour le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), destin? ? financer des projets de d?veloppement durable dans la r?gion. Selon des sources proches du dossier, un rendez-vous cl? avec des bailleurs de fonds est pr?vu en marge de la COP30, du 6-7 novembre 2025 ? Bel?m, au Br?sil, suivi d?une autre rencontre en mai 2026 ? Brazzaville. L?objectif : lever les financements n?cessaires pour soutenir 254 projets ?valu?s ? plus de 10 milliards de dollars. Ces initiatives couvrent des secteurs vari?s, allant de la gestion des ressources naturelles ? l?infrastructure, le tourisme ?cologique ou la p?che durable. La BDEAC, charg?e d?h?berger et de g?rer la ligne de financement du Fonds Bleu, joue un r?le central. Sa mission, formalis?e par une convention sign?e le 7 d?cembre 2022 ? Brazzaville, consiste ? ??op?rationnaliser le fonds, mobiliser les ressources et g?rer le portefeuille de projets??. Concr?tement, la banque identifie de nouveaux projets, analyse leur bancabilit? et leur impact, et structure leur financement. Elle agit ?galement comme banque d?affaires, prospectant des investisseurs priv?s non pour alimenter directement le fonds, mais pour co-financer des projets avec les cr?anciers publics. Cette campagne de lev?e de fonds s?inscrit dans le cadre du plan strat?gique 2023-2027 ?Azob?? de la BDEAC et constitue une ?tape cruciale pour la mise en ?uvre du Fonds Bleu. Ce m?canisme financier vise ? concilier pr?servation environnementale et d?veloppement ?conomique durable, notamment en prot?geant la for?t du Bassin du Congo, la deuxi?me plus grande for?t tropicale du monde, essentielle ? la r?gulation climatique par l?absorption du CO?. Le Fonds Bleu entend ?galement r?duire la d?pendance des ?tats de la sous-r?gion ? l?exploitation foresti?re, en favorisant la valorisation du fleuve Congo via le d?veloppement de la p?che et de la pisciculture, l?irrigation agricole et la production hydro?lectrique, contribuant ainsi ? une ?conomie bleue et une coop?ration climatique r?gionale durable. Jean Ren? Meva’a Amougou

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L?ultime recours aux autorit?s

Avant d?en arriver ? la pr?sente campagne publique d?appel au ? pr?financement de tout ce qui lui est d?, le Dr KEYE NDOGO a pr?sent?, ? nouveau, l?affaire aux diff?rentes Autorit?s concern?es. Le courrier ?tait adress? au Ministre d?Etat Secr?taire G?n?ral de la Pr?sidence de la R?publique et au Directeur du Cabinet Civil, pour la tr?s haute attention du Chef de l?Etat, pour leur propre action, les autres ?tant mis en ampliation : Le Ministre Secr?taire G?n?ral des Services du Premier Ministre ; le Ministre des Finances ; le Ministre de la Communication ; S.E.M. le Ministre des Relations Ext?rieures ; S.E.M. l?Ambassadeur du Cameroun en France. En relevant que les intertitres sont de la r?daction, voil?, ci-apr?s, le contenu de cette correspondance. Le Dr KEYE NDOGO a ?crit 😕 J?ai l?honneur de vous adresser la pr?sente Note, pour d?plorer le fait que mes probl?mes financiers que j?avais soumis, par courrier DHL, au d?but du mois d?ao?t 2022, ? la Tr?s Haute Attention de S.E. Paul BIYA, Pr?sident de la R?publique, n?ont toujours pas ?t? r?solus : (1) Malgr? vos hautes instructions, moins de deux semaines plus tard, le 17 ao?t 2022, qui demandaient ? l?apurement de mes frais de rel?ve et de cong?s ?, pour 49.387.850 F CFA, et l?examen tripartite de ? mon manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger ? qui s?y ?tait greff? et qui s??levait d?j?, en ao?t 2022, ? un peu plus de 155 millions (L nB1019/SG/PR du 17 ao?t 2022), somme qui s??l?ve, d?sormais, en 2025, ? plus de 300 millions ; (2) Malgr? vos multiples relances, dont celle du SG/PM (LB 70/ 9-10 du 20/07/2023) qui vous avait rejoint, dans le combat, en vue de r?soudre ce probl?me ; (3) Malgr? le fait que la r?ponse (N? 002001/MINFI/SG/DGB/DDPP/CES du 19 octobre 2022) du Minist?re des Finances, que les collaborateurs de Monsieur le Ministre avaient, malicieusement, fait signer au Ministre D?l?gu?, qui ne connaissait pas le dossier, s?est, depuis lors, r?v?l?e avoir ?t? construite sur de fausses pr?misses ; (4) Malgr? le fait que les ?changes contradictoires, entre lesdits collaborateurs du Ministre et mon ?quipe juridique, que Monsieur le Ministre MOTAZE m?avait d?ailleurs conseill? de constituer, ? cet effet, aient, effectivement, ?tabli que ladite r?ponse reposait sur de fausses bases ; et que le Ministre ait, enfin, sign? deux D?cisions pertinentes, pour clore ce chapitre des frais de rel?ve et de cong?s, avec des instructions fermes de payer. On retiendra de la fameuse r?ponse du Minist?re des Finances au MINETAT SG/PR, que les collaborateurs du Ministre avaient bas? leur argumentaire sur l?aspect de l?Article 3, du D?cret 85/1197 du 29 ao?t 1985, qui limitait, ? trois mois, le salaire consulaire d? ? un diplomate rappel?. Mais, qu?ils avaient, d?lib?r?ment, ignor? la fin du libell? dudit Article qui stipule bien : ? sauf si le diplomate occupait un poste de responsabilit? ?, ce qui ?tait mon cas? I. Manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger !S?agissant de mon ? manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger ?, mes revendications, en faveur d?un tel r?glement, ont ?t? confort?es par une jurisprudence pr?sidentielle, rappel?e, par Monsieur le Ministre MOTAZE, dans les observations qu?il a faites ? Monsieur le DDPP, le Directeur de la D?pense de Personnel et des Pensions, sur la Note que ce dernier lui avait adress?e, le 29 juillet 2024.C?est dire que personne ne devrait laisser croire que je cours apr?s une r?mun?ration ? laquelle ? je n?aurais pas droit ?, s?il faut reprendre les termes de Monsieur le DDPP ! En effet, la cr?ation de ce poste budg?taire aura r?sult? de leur laxisme, eux qui sont les Conseillers du Ministre et qui ne l?auront pas alert? du danger annonc?, de ce manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger, qui se profilait ? l?horizon. Car, si, en avril 2018, mon dossier ne portait que paiement de mes frais de rel?ve et de cong?s, on retiendra que le manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger est n? de ce que : (1) mon salaire au titre de l??tranger, justement, avait ?t? interrompu, avant que je n?aie per?u mes frais de rel?ve et de cong?s et (2) mes cris d?alarme qu?on allait aboutir ? un manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger, si cette situation n??tait pas corrig?e et mes frais de rel?ve et de cong?s rapidement pay?s, n?avaient pas ?mu grand monde aux Finances.C?est ainsi que Messieurs les Conseillers ont laiss? ce poste budg?taire se cr?er tout seul. Sans pr?caution aucune ! C?est ainsi, aussi, qu?ils ont, par la suite, laiss? s?alourdir la dette subs?quente ? ce poste budg?taire, pour la voir passer d?un peu plus de 155 millions, en 2022, ? plus de 300 millions, en 2025. N?ont-ils pas pass? leur temps ? multiplier les obstacles, au paiement de mes frais de rel?ve et de cong?s, m?me apr?s qu?il ait ?t? ?tabli, sans ambages, qu?ils m??taient dus ? II. Bloqu? au Cameroun depuis onze moisPour le reste, voil? que je suis bloqu? au Cameroun, depuis onze mois, sans le moindre sou. Car, ces ? Powers That Be ? qui r?gnent, sans partage, au Minist?re des Finances, et qui m?prisent les instructions pr?sidentielles, ainsi que celles de leurs Ministres, se sont, en plus, offert le luxe de suspendre, depuis d?cembre 2024, la pr?pension qui m??tait vers?e jusque-l?. Pour vivre comment ? L?inhumanit? qui pr?vaut, dans ce Minist?re, n?en a cure !Je leur avais pourtant d?montr? que cet Arr?t? de Pension attendu du Minist?re de l?Enseignement Sup?rieur, dont ils faisaient la condition sine qua non, pour corriger la situation, ne pouvait pas ?tre disponible, avant la fin de la longue proc?dure engag?e.Mais, rien n?y fit. III. Reclassement bloqu? au MINFOPRA depuis 30 ans !Pr?alable ? la d?livrance de l?Arr?t? de Pension dont le dossier est en attente au MINESUP, il faut que mon Changement de Corps, pour passer de celui des Journalistes ? celui de l?Enseignement Sup?rieur, soit act?. H?las, mon dossier y

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