MATINS DE L’INTEGRATION

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Ramon Yranaja

De nationalit? espagnole, il est le nouveau patron de la BEI (Banque europ?enne d’investissement) en Afrique centrale. Apr?s avoir pass? plusieurs ann?es au sein de l’institution financi?re, il est d?sormais appel? ? coordonner les activit?s de celle-ci dans la sous r?gion. Priorit?s : le d?veloppement du secteur priv? (vu comme ? le moyen le plus efficace de cr?er de bons emplois et de promouvoir un d?veloppement ?conomique durable pour des populations jeunes et en croissance ?, les infrastructures de base et essentielles (dans des secteurs cl?s : ?nergie durable, distribution d??lectricit?, eau et assainissement, transport, TIC), l?action climatique et l?int?gration r?gionale.

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85 %

Selon les derni?res donn?es environnementales mondiales, c’ est la portion des personnes vivant en Afrique et expos?es aux feux de for?t. Longtemps ?pargn? par les grands incendies d?Australie ou d?Am?rique, le continent devient l??picentre mondial du ph?nom?ne. Du Sahel au bassin du Congo, la combinaison du r?chauffement climatique, de la d?forestation et de la pression agricole alimente des feux souvent d?origine humaine. Chaque ann?e, des millions d?hectares partent en fum?e, aggravant la perte de biodiversit? et les ?missions de CO2. Les experts plaident pour une coop?ration r?gionale urgente afin d?enrayer cette spirale destructrice.

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L?Afrique doit cesser de qu?mander son ?nergie

Du 31 octobre au 4 novembre 2025, Brazzaville a accueilli la session de fin d?ann?e de l?Organisation des producteurs de p?trole africains (APPO). En apparence, une simple r?union technique. En r?alit?, un tournant d?cisif : celui d?un continent qui cherche ? reprendre la main sur son destin ?nerg?tique. Car le constat est sans appel : alors que les grandes puissances imposent au monde un rythme effr?n? de transition ?nerg?tique, l?Afrique se retrouve une fois de plus somm?e de s?adapter, sans avoir ?t? pr?par?e, ni m?me consult?e. On lui intime de renoncer au p?trole et au gaz, au nom de la lutte contre le r?chauffement climatique, comme si le continent, responsable de moins de 3 % des ?missions mondiales, portait la faute du d?- r?glement plan?taire. Cette injonction, drap?e dans le langage du d?veloppement durable, sonne parfois comme une nouvelle forme de d?pendance. Dans ce contexte, la d?cision de l?APPO de cr?er la Banque africaine de l??nergie (AEB) r?sonne comme un acte de souverainet?. Fruit d?un partenariat entre l?organisation et Afrexim-bank, cette institution bas?e ? Abuja doit financer les projets ?nerg?tiques du continent, des hydrocarbures ? la transition verte. Plus qu?un outil financier, c?est une arme politique, une mani?re pour l?Afrique de dire : ? Nous croyons en notre avenir, et nous le financerons nous m?mes ?. Le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, a r?sum? cet ?lan en un appel ? la coh?sion : ? Nous devons inscrire nos travaux dans l?int?r?t collectif de l?APPO, ? court, moyen et long terme ?. Mais la route sera longue. Car derri?re les grandes d?clarations, se cache une r?alit? plus complexe : l?Afrique reste un continent fragment?, souvent en retard sur l?exploitation et la transformation de ses propres ressources. Ses raffineries tournent au ralenti, ses r?seaux ?lectriques sont pr?caires, et ses ?tats demeurent d?pendants des capitaux ext?rieurs pour financer leurs projets strat?giques. Pourtant, la v?rit? est l?, implacable : un continent qui ne contr?le pas son ?nergie ne contr?le pas son avenir. Tant que l?Afrique continuera d?exporter son p?trole brut pour importer du carburant raffin?, elle restera prisonni?re du cycle de la d?pendance. Tant qu?elle se contentera d??tre une r?serve de mati?res premi?res, sans ma?triser la cha?ne de valeur, elle restera vuln?rable aux chocs ext?rieurs. C?est pourquoi la naissance de l?AEB doit marquer le d?but d?une ?re nouvelle ; celle de l?autonomie ?nerg?tique, mais aussi de la responsabilit?. Car l?ind?pendance ?conomique ne se d?cr?te pas, elle se construit. Elle exige rigueur, transparence, discipline. Elle exige que les dirigeants africains se regardent en face et cessent d?invoquer les ? forces ext?rieures ? pour masquer leurs propres faiblesses. ? Brazzaville, l?APPO a r?affirm? une ambition : faire de l??nergie un levier d?int?gration africaine, un moteur de d?veloppement partag?. Le secr?taire g?n?ral de l?organisation, le docteur Omar Farouk Ibrahim, s?en est f?licit? : ? En un peu plus de trois ans, nous avons fait de l?APPO une organisation ?nerg?tique mondiale v?ritablement respect?e ?. Ce m?rite est r?el. Mais il ne sera durable que si l?Afrique se dote du courage d?assumer son propre mod?le ?nerg?tique, loin des dogmes import?s. L?avenir du continent ne se trouve pas dans la d?pendance, mais dans la ma?trise : celle de ses ressources, de ses choix, et de sa parole. Il est temps que l?Afrique cesse de qu?mander son ?nergie. Et qu?elle apprenne, enfin, ? l?affirmer. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Cameroun : Paul Biya pr?te serment pour un nouveau mandat pr?sidentiel

Le pr?sident camerounais Paul Biya, r??lu au terme de la pr?sidentielle le 12 octobre, a pr?t? serment jeudi ? l’Assembl?e nationale du pays, ? Yaound?, capitale camerounaise, en pr?sence des membres du Parlement, du Conseil constitutionnel et de la Cour supr?me. Dans son discours de prestation, Paul Biya a appel? ? l’union sacr?e pour « jeter les bases d’un avenir encore plus promesse de notre cher et beau pays ». Le chef de l’Etat a promis de ne m?nager aucun effort pour ?tre digne de la confiance plac?e en lui. Il s’est engag? ? accorder au cours de son septennat une attention particuli?re aux jeunes et aux femmes, annon?ant notamment la relance des concours administratifs, ainsi qu’un programme sp?cial de cr?ation d’emplois pour les jeunes avec l’appui des institutions bancaires locales. M. Biya a ?t? condamn? aux violences post?lectorales et aux actes de d?sob?issance civile qui ont entra?n? des pertes en vies humaines et des destructions de biens, promettant que des mesures efficaces seront prises pour r?tablir l’ordre. « L’ordre r?gnera », a-t-il affirm?. Avec cette allocution, Paul Biya, 92 ans, entre en fonction et entame son 8e mandat ? la t?te du Cameroun. YAOUND?, 6 novembre (Xinhua)

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Gabon : reprise normale du trafic ferroviaire apr?s le d?raillement d’un train min?ralier

Le trafic ferroviaire reprend normalement au Gabon apr?s le d?raillement d’un train min?ralier survenu mardi dernier, a annonc? jeudi la Soci?t? d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) dans un communiqu? parvenu ? Xinhua. Selon la SETRAG, les travaux de r?habilitation men?s sur le tron?on endommag? au point kilom?trique 107 (PK 107), entre les gares d’Oyan et de Mbel, ont permis de r?tablir la circulation sur l’ensemble du r?seau. L’incident avait provoqu? d’importants d?g?ts mat?riels apr?s la sortie de voie de neuf wagons. « Le train voyageur a quitt? cet apr?s-midi la gare d’Owendo ? destination de Franceville, dans la province du Haut-Ogoou?, ? 17H (heure locale) », pr?cise le communiqu?. Le Gabon dispose d’une ligne ferroviaire unique d?pendant de Libreville ? Franceville sur une distance d’environ 700 kilom?tres. LIBREVILLE, 6 novembre (Xinhua)

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Tensions post-?lectorales: Ebuma-Adam et Man-Assa se barricadent

? quelques kilom?tres de Yaound?, dans les quartiers d?Ebuma-Adam et de Man- Assa, la rumeur d??meutes a transform? des jeunes ordinaires en v?ritables sentinelles. Jour et nuit, ils filtrent les entr?es, fouillent les passants et rassurent les habitants, prouvant que parfois, la solidarit? et le courage naissent au c?ur de la peur. M?me si Yaound? et ses environs respirent un calme relatif compar? au reste du pays, la vigilance reste de mise. ? Ebuma-Adam, un paisible hameau du village Nkongoa (Mfou), les habitants ont choisi de ne pas se laisser surprendre. Ici, on ne plaisante pas avec la s?curit? : deux ?quipes de jeunes se relaient jour et nuit pour filtrer les all?es et venues. Impossible de p?n?trer dans le quartier sans passer au crible, un peu comme dans un a?roport miniature, mais sans les annonces de d?part. Cette mobilisation fait suite ? la psychose qui a secou? le village le mardi 28 octobre. Vers 16 heures, une rumeur s?est propag?e ? la vitesse de la fibre optique : ? Fermez, fermez, fermez, ils arrivent ! ? Bouclage de commerces et portes claqu?es au rythme du tumulte, les habitants se sont pr?cipit?s pour se mettre ? l?abri. Face ? cette panique, Stanley, Jules et une vingtaine d?autres jeunes ont d?cid? de prendre les choses en main. Leur mission : emp?cher les armes blanches ou l?tales de circuler. S?bastien, technicien en b?timent, en fera l?exp?rience. Fouill? pendant quelques minutes, il d?couvre que les comit?s locaux ne plaisantent pas. ? On ne laisse pas entrer les ?meutiers ?, r?sume Djou, l?un des jeunes en charge. M?me un simple moto taximan, originaire du Tchad, doit fournir une explication digne d?un interrogatoire de cin?ma avant de franchir le seuil. ? On ne permettra pas que des vandales entrent chez nous ?, affirme Djou, avec la gravit? d?un capitaine de brigade et l?humour discret du voisin qui vous surveille ? travers la fen?tre. ? 18 heures, la rel?ve prend le relais jusqu?? minuit. Ces b?n?voles de la s?curit? sont devenus le rempart du quartier, assurant un calme relatif jusqu?au retour de la s?r?nit?. Seydou et Iris, deux commer?ants, t?moignent de leur soulagement. Iris rouvre enfin son snack-bar apr?s six jours de fermeture : ? C?est gr?ce au comit? de vigilance que j?ouvre. J?ai trop peur, mais ils me donnent la force ?, confie-t-elle, un m?lange d?inqui?tude et de reconnaissance dans la voix. Quant aux jeunes veilleurs, ils ne comptent pas sur un salaire classique. Leur r?mun?ration prend la forme de whiskys en sachet, de bi?res, de repas, et parfois de quelques billets g?n?reusement offerts par les habitants fortun?s. Hubert, l?un des agents, r?sume leur engagement : ? Gr?ce ? ce travail, je peux nourrir mon enfant et ma petite amie. Le travail ?loigne le vice, l?ennui et le besoin. Je me sens utile. ? Un h?ros du quotidien, arm? non pas d??p?e, mais de vigilance et de courage. ? 800 m?tres de l?, Man-Assa suit le m?me chemin. Le comit? de vigilance, jadis en sommeil, reprend du service. Les commer?ants, inquiets des ? casses ? et des opportunistes, se pr?parent ? toute ?ventualit?. ? Comme il y a des casses, les bandits du quartier risquent de profiter pour voler et agresser ?, explique Ariel, commer?ant au carrefour. La peur, ici, se transforme en organisation et en solidarit?. Dans ces ruelles de l?ombre, des citoyens ordinaires deviennent des gardiens d?ordinaire, rappelant que parfois, la s?curit? se construit ? la force des bras, du courage et? d?un zeste de d?brouillardise. Andr? Gromyko Balla

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R?unions en ligne: peur et suspicion dans la cit?

Entre tensions post-?lectorales et querelles autour des boissons et des fonds, les associations locales de Yaound? transforment chaque r?union en v?ritable champ de bataille. Prudence, suspicions et votes houleux : bienvenue dans le th??tre impitoyable des petites man?uvres? version quartier. ? Yaound?, dans le paisible monde des associations locales, 2025 restera marqu? par une tension digne d?un thriller politique? mais version r?unions de quartier. Madame Abanda, charg?e de la r?union du samedi 1er novembre 2025, a propos? un compromis jug? ? prudence moderne ? : organiser la rencontre en ligne. Son argument ? Le climat de tension qui r?gne dans le pays, et le risque suppos? de se d?placer depuis Odza ou Simbock vers Nkolmesseng. ? Le dehors est dangereux , insiste-t-elle, prudente. ? cela, les membres ont r?pliqu? comme des critiques gastronomiques face ? un plat ti?de : ? Faux ! Yaound? est s?curis?e ?. Certains vont m?me plus loin, insinuant que Madame Abanda aurait des comptes ? cacher. ? Elle est la tr?sori?re et c?est la derni?re r?union avant la cassation de d?cembre. Renvoyer la r?union compliquera la suite. Elle a peut-?tre utilis? l?argent et ne veut pas qu?on d?couvre la supercherie ?, murmure un membre dans un message priv?. Hortense, autre figure du groupe, ajoute sa touche ?pic?e : ? C?est une fuite en avant. Re?ois-nous comme d?habitude et distribue la boisson ! ? Une phrase qui fait mouche et enflamme le groupe WhatsApp, transformant l?application en v?ritable agora digitale. Pour trancher cette bataille digne d?un conseil de guerre, un vote est organis?. R?sultat : le camp du pr?sentiel l?emporte. ? Il ne faut pas c?der ? la peur ?, r?sume Nina, en s?adressant ? sa s?ur Christine, qui doit recevoir la r?union du dimanche 2 novembre. Christine, prudente, h?site : reporter ou non ? Elle penche pour le 9 novembre afin de laisser retomber la tension. Nina, ironique, sugg?re une solution interm?diaire : avancer la r?union et finir avant 17h. ? Il faut faire les choses correctement, sinon les gens penseront que tu ne veux pas d?penser de l?argent en les recevant ?, lance-t-elle, rappelant subtilement ? sa s?ur que l?hospitalit? locale se mesure aussi au contenu de la ration distribu?e. Pendant ce temps, ? Tropicana (Yaound? 4), la sc?ne se r?p?te, mais avec une teinte de d?solation. Apr?s leur march?, les membres de l?association de Marie Louise d?cident collectivement de boycotter la r?union pr?vue le 9 novembre. La peur a parl? : le climat d?l?t?re les pousse ? rester chez eux, prudent mais frustrant pour la tr?sori?re en chef. ? Je suis ? plus de 60 000 FCFA de d?penses, j?aurais gard? mon argent et fait autre chose ?, se plaint-elle, visiblement vex?e. La situation est d?autant plus piquante qu?elle devait recevoir la ration des membres, respect du r?glement oblige. ? Comment r?cup?rer mes 50 % ? On ne remet cet argent que lorsque la r?union a lieu ?, regrette-t-elle, entre col?re et consternation. ? travers Yaound?, le paysage post-?lectoral transforme donc de simples r?unions en enjeux quasi diplomatiques, o? les comptes, les rations et la peur s?entrelacent dans un ballet aussi s?rieux que ridicule. Les habitants oscillent entre prudence et suspicion, tandis que les applications de messagerie deviennent tribunaux et conseils ? la fois. Et si la prochaine r?union se faisait vraiment en ligne, avec un petit ap?ro virtuel pour apaiser les esprits ? Rien n?est moins s?r, mais l?humour reste la meilleure arme pour survivre aux tensions? et aux et aux rations manquantes. Andr? Gromyko Balla

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??TROP C?EST TROP?

Le cri de douleur du Dr Keye Ndogo, diplomate camerounais abandonn? en France, depuis huit ans, sans moyens et aujourd’hui priv?, m?me de pr?pension! Et, urgence signal?e, le voil? ? la recherche de solutions, pour contourner le mal profond qui s?vit au Minist?re des Finances et qui plombe ses paiements attendus. Aussi, en appelle-t-il aux citoyens, ? commencer par S.E. Paul BIYA, Pr?sident de la R?publique certes, mais citoyen d?abord, en vue, sous forme de pr?ts, d?un ? pr?financement participatif ? de ce que lui doit l?Etat. Il s?agit de battre le syst?me ! de tourner le dos aux ? on va faire comment ? et autres ? Je veux voir mes enfants grandir ?, sans donner l?impression de se soucier du type d?environnement dans lequel ils sont appel?s ? grandir. Que faut-il donc faire exactement ? Voici les termes dans lesquels Le Dr KEYE NDOGO explique l?id?e simple, mais puissante, qu?il avance : ? Faute d?obtenir des paiements forc?s imm?diats des ? Powers That Be ? qui r?gnent, sans partage, au Minist?re des Finances, au m?pris des instructions de leurs Ministres et des instructions pr?sidentielles [Voir : ? Refus d?ex?cuter les instructions ? ET ? Ultime recours aux Autorit?s ?], il faut passer par un ? pr?financement participatif, ? constituer, au titre de pr?ts, sur l?immense somme que l?Etat lui doit d?sormais, avant m?me de parler des dommages et int?r?ts ? ! Avant de poursuivre : ? Il s?agit, ainsi, de contourner les longues proc?dures judiciaires qui devraient intervenir, en temps opportun et en tant que de besoin ! ? EN ATTENDANT L?HEURE DE LA JUSTICE Les proc?dures judiciaires sont longues. Et plus encore dans notre pays. Le Dr KEYE NDOGO le sait. Ses protagonistes, en face, aussi. Il s?agit donc de les battre ? ce jeu de la justice qui prend des ann?es, r?alit? sur laquelle ces derniers tablent, sans doute, pour tordre la main aux usagers press?s et qui sont, d?ailleurs, oblig?s de l??tre. Press?, compte tenu des urgences, le Dr KEYE NDOGO l?est. Il ne peut pas se permettre d?attendre davantage. Mais, il refuse de c?der et appelle citoyens du monde citoyens du monde et Camerounais, en particulier, et ? contribuer ? un ? pr?financement participatif ?. Il faut battre le syst?me. Ce sera le sauver, lui, KEYE NDOGO, c?est vrai, mais ?a le sera aussi pour le Cameroun (Voir : ? Le MINFI, cet antre des petites R?publiques autonomes ?). Le Dr KEYE NDOGO n?est pas en qu?te d?aum?nes. Du tout ! Il sollicite des pr?ts d?argent. Et il s?adresse ainsi, ? titre personnel, faut-il le redire, ? tout citoyen, selon ses moyens : de S.E. Paul BIYA, Pr?sident de la R?publique certes, mais citoyen d?abord, jusqu?au dernier Camerounais, en passant par les Ministres, Directeurs G?n?raux, Parlementaires, ? Bayam-sellams ?, etc… Evidemment, tout citoyen du monde, touch? par la triste saga et le calvaire du Dr KEYE NDOGO, est appel? ? mettre la main ? la p?te, en vue d?aider, au bout du compte, ? la construction plus saine d?un pays qui en a plus que besoin. Comment cela devrait-il se passer concr?tement ? Le Dr KEYE NDOGO met sur la place publique ses comptes bancaires, BNP-PARIBAS en France et BICEC au Cameroun. Banque Code banque Code guichet Num?ro de compte Cl? BNP-PARIBAS 30004 00567 00003048470 29 IBAN : FR763000 4005 6700 0030 4847 029 BIC : BNPAFRPPXXX     BICEC 10001 06864 13460764000 70 IBAN : CM21 10001 06864 13460764000 70 BIC/SWIFT : ICLRCMCXXXX Chacun peut y faire un virement, en envoyer copies, par mail, pour enregistrement de la cr?ance, (1) au Dr KEYE NDOGO lui-m?me (kndogo54@gmail.com) , ainsi (2) qu?? Monsieur Christophe BOBIOKONO (cbobio@gmail.com et cbobio@yahoo.fr) , le Directeur de Publication de l?hebdomadaire ? Kalara ? (sp?cialis? dans le traitement des questions judiciaires), qui coordonne la communication du Conseil juridique du Dr KEYE NDOGO. Ceux qui souhaiteraient plut?t passer par Orange Money (au b?n?fice de M. KEYE NDOGO, +237 6 99 91 20 58) devraient s?assurer qu?apr?s la transaction, ils en saisissent, de la m?me mani?re que ci-dessus, le Dr KEYE NDOGO et Monsieur Christophe BOBIOKONO. Il s?agirait alors d?identifier leur cr?ance, par son montant, ainsi que par le nom du contributeur et le num?ro de remboursement de ladite cr?ance. Les envois Orange Money n?identifient pas la personne faisant le d?p?t, mais plut?t le num?ro, ? partir duquel la transaction est effectu?e ! Bien s?r, si la contribution est un simple don plut?t qu?un pr?t, il est vivement souhait? de le pr?ciser, que celle-ci soit faite par virement bancaire ou par transaction t?l?phonique. Les remboursements interviendront, une fois que le Minist?re des Finances aura pay? le Dr KEYE NDOGO, soit avant tout ?ventuel proc?s, soit sur instruction de la Justice. Mais, avant m?me l??ventuelle intervention de la Justice, il faut relever que la plupart des goulots d??tranglement ont ?t? identifi?s, tant au niveau des Responsables qu?? celui des simples personnels, pour ce qui est du cas du Dr KEYE NDOGO. Il appartient donc, d?sormais, au Ministre des Finances et ? sa hi?rarchie de frapper, de corriger et d?instruire, par l?exemple, pour des lendemains qui chantent. C?est une mesure sanitaire absolument n?cessaire. Si cette op?ration de ? pr?financement participatif ? est couronn?e de succ?s, alors elle aura aid? le Cameroun ? se lib?rer de toutes ces pesanteurs qui p?sent sur les usagers au Minist?re des Finances, y compris sur les anciens de ? la Maison-Finances ?. Car, jusque-l?, peu d?usagers, s?il en existe du tout, en sortent indemnes, anciens de la maison ou non ! Et, cela, quelles que soient, par ailleurs, les dispositions qu?ils peuvent avoir prises, pour faire prosp?rer leur affaire ou pour vivre une retraite active, heureuse et ?panouie (Voir : ? Envol esp?r? durablement compromis ? ET ? Qui va payer le Prix ? ?) ! LA PROFONDEUR DU MAL EN FACE ! Voil? bien huit ans que le Dr KEYE NDOGO n?a pas per?u ses frais de rel?ve et de cong?s (? l?argent pour d?m?nager ?), un peu plus de 49 millions F CFA. Et, en ce mois d?octobre 2025, l?Etat lui doit d?j? aussi, un peu plus de 300 millions suppl?mentaires de manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger qui s?y sont greff?s. Bien plus, apr?s avoir us? et abus? de subterfuges de toutes sortes et de dilatoire, pour ne pas

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Visite du pape L?on XIV au Cameroun: silence ? Yaound?, ferveur ? Douala

Alors que Mgr Samuel Kleda appelle d?j? ? la mise en place des pr?paratifs pour accueillir le souverain pontife, le gouvernement reste muet.Entre diplomatie vaticane et tensions locales, la venue du pape pourrait bien rebattre les cartes politiques du Cameroun. L?annonce d?une possible visite du pape L?on XIV au Cameroun suscite un vif int?r?t au sein de la communaut? catholique et bien au-del?. Selon une correspondance de Mgr Samuel Kleda, archev?que de Douala, adress?e au gouverneur du Littoral, des dispositions logistiques et s?curitaires devraient d?j? ?tre prises localement en pr?vision de cet ?v?nement. Le pr?lat y souligne la port?e spirituelle et symbolique de cette visite, tout en appelant les autorit?s ? une pr?paration concert?e avec l??glise.Pourtant, du c?t? de Yaound?, c?est le silence. Aucune d?claration officielle n?a encore confirm? ni infirm? la venue du souverain pontife. Cette absence de communication alimente les interrogations sur le calendrier et les enjeux politiques du d?placement papal. Certains observateurs y voient une initiative pastorale, destin?e ? raffermir la foi et la solidarit? des catholiques. D?autres y discernent une man?uvre diplomatique, visant ? encourager le dialogue et la paix dans un pays confront? ? de profondes divisions. Le Cameroun, marqu? par des tensions sociopolitiques persistantes, traverse une p?riode d?licate. Les crises dans les r?gions anglophones, la pr?carit? ?conomique et les d?bats autour de la transition politique nourrissent un climat d?incertitude. Dans ce contexte, la visite du pape pourrait prendre une dimension historique, en rappelant les valeurs de justice, de coh?sion et de r?conciliation que l??glise promeut depuis plusieurs d?cennies. Le Vatican, fid?le ? sa diplomatie de la paix, verrait dans cette mission une occasion d?encourager la retenue, le dialogue et la r?conciliation nationale. Pour les fid?les, la venue du pape repr?senterait un signe d?esp?rance et une invitation ? l?unit?. En attendant une confirmation officielle, les dioc?ses du pays se pr?parent d?j?, discr?tement mais avec ferveur, ? accueillir celui qui pourrait raviver la flamme d?une foi partag?e et d?un avenir commun plus apais?. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Grand Nord: la r?volte silencieuse des villes mortes

Entre col?re populaire et d?sob?issance civile, le Nord-Cameroun vit une tension post?lectorale sans pr?c?dent, o? Issa Tchiroma devient le symbole d?une revendication politique longtemps refoul?e. Une col?re contenue qui d?borde ? Maroua, les rues d?sertes et les march?s ferm?s traduisent une tension palpable. ? Vendredi dernier, je suis all? au march? et c??tait comme une ville fant?me ?, raconte Fatoumata, vendeuse de tissus au march? central. ? Tout le monde a ferm?, certains ont m?me ?t? menac?s par des inconnus pour respecter le mot d?ordre de ?ville morte? ?. Pour Abdoulaye, ?picier, la peur est r?elle : ? Certaines boutiques ont ?t? vid?s par leurs propri?taires dans la nuit puisque des rumeurs d?incendie p?sent sur le march?. On ne sait plus quoi faire. On ferme pour ne pas risquer notre vie ?. Pour les partisans de Tchiroma, ces journ?es traduisent le d?but de la troisi?me phase de la lutte pour la reconnaissance de sa victoire ?lectorale. ? Il est temps que le Nord se fasse entendre ?, dit Mohammed, jeune ?tudiant ? Garoua. ? On ne veut plus ?tre oubli?s ?. Tchiroma, de l?homme du r?gime ? l?ic?ne du peuple Ancien ministre et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary ?tait autrefois per?u comme un repr?sentant fid?le du r?gime. Aujourd?hui, il incarne une revanche politique et une voix pour le septentrion. ? Tchiroma, c?est notre fiert? ?, dit Amina, enseignante ? Mora. ? Lui seul ose parler pour nous, pour nos droits ?. Dans les caf?s, les march?s et sur les r?seaux sociaux, son nom circule comme un symbole : ? Il repr?sente l?espoir et la revanche des humili?s ?, ajoute Hassan, artisan ? Garoua. Entre l?gitimit? contest?e et inqui?tude internationale Alors que les appels ? la d?sob?issance se multiplient, les regards ext?rieurs se font prudents. ? L?Union Africaine reconna?t la victoire de Biya, mais nous, ici, on vit la peur et la col?re au quotidien ?, confie Oumar, chauffeur. L?Union Europ?enne a d?nonc? les violences polici?res et les arrestations, appelant ? prot?ger Tchiroma et ? ouvrir un dialogue politique. Mais pour les habitants, ces mots restent abstraits face ? leur v?cu. ? Maroua, des comit?s de vigilance citoyenne ont ?t? cr??s pour encadrer les villes mortes et prot?ger les biens. Mais leur pr?sence suscite m?fiance et critiques. ? Certains sont nos voisins et maintenant ils nous surveillent ?, explique Salima, commer?ante. ? On ne sait plus si on doit les craindre ou les soutenir ?. Sur les r?seaux sociaux, des messages avertissent : ? Ceux qui rejoignent ces comit?s finiront eux aussi par ?tre traqu?s ?. Un septentrion ? la crois?e des chemins Le climat post?lectoral r?v?le une fracture profonde entre l??tat central et une r?gion qui se sent oubli?e. Derri?re les fermetures de boutiques et les slogans de d?sob?issance se cache un malaise politique plus vaste, nourri par les promesses non tenues, le ch?mage massif et la marginalisation ressentie depuis des d?cennies. Le Nord-Cameroun, longtemps per?u comme un bastion fid?le du pouvoir, devient peu ? peu le th??tre d?une contestation sociale et identitaire. Dans cette lutte o? se m?lent col?re et espoir, Issa Tchiroma s?impose comme une figure paradoxale, ? la fois produit du syst?me et incarnation de la rupture. Entre peur et r?sistance, le septentrion retient son souffle. Car derri?re les villes mortes, c?est peut-?tre une conscience politique nouvelle qui est en train de na?tre. Tom.

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