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CRADEC/NORME ITIE: CONTRATS EXTRACTIFS ET TRANSFERTS INFRANATIONAUX EN SOUFFRANCE

Le « local Content  » des contrats extractifs( minerais, Gaz, p?troles )et les transferts Infranationaux  en souffrances actuellement au Cameroun. Monsieur Ernest AYISSI NKOLO r?pond aux questions de Radio Int?gration ? ce sujet,  dans ses locaux sis ? Yaound? Cameroun. C’est au micro de Nina Prisca MEKAM,  avec la contribution de Louise NSANNA,  et Josu? NABRAL ? la technique.

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NORME ITIE: LE CAMEROUN SUSPENDU DEPUIS 2024

Le Cameroun a ?t? suspendu de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) le 1er avril 2021 pour ne pas avoir publi? son rapport de 2018 dans les d?lais impartis, une suspension qui a ?t? lev?e le 30 juin 2021 apr?s la publication du rapport.?Le pays est de nouveau suspendu depuis 2024, car il a ?chou? lors de la validation de 2023 ? satisfaire aux exigences de la norme concernant la participation des parties prenantes.?La prochaine validation est pr?vue pour avril 2027, et le Cameroun devra mettre en ?uvre des mesures correctives pour respecter la Norme ITIE et ?viter la radiation de l’initiative.?

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CAMEROUN/NORME ITIE: QUAND L?OPACIT? FISCALE FRAGILISE LA JUSTICE DE GENRE.

Le Centre R?gional Africain pour le D?veloppement Endog?ne et Communautaire (CRADEC), en tant qu’organisation camerounaise de d?veloppement, plaide depuis quelques ann?es pour la justice fiscale et l’am?lioration de la gestion des secteurs extractifs, alignant ses objectifs avec les exigences de transparence et de redevabilit? de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). L’ITIE dans sa norme internationale, exige la publication de donn?es ouvertes. Une politique mise en ?uvre au Cameroun ? travers le portail des donn?es ouvertes de l’ITIE, qui vise ? rendre accessibles les donn?es du secteur extractif aux parties prenantes, pour une meilleure analyse et un d?bat public ?clair?. Et dans cette logique, figure au premier plan, l’Organisation de la Soci?t? Civile (OSC). Dans cette ?mission o? nous recevons Dupleix Fernand KUENZOB, l’un des membres fondateurs de l?association Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ). Il assure le Secr?tariat Ex?cutif, dont, la direction op?rationnelle et programmatique de cette organisation. De plus, il travaille depuis 27 ans au sein de la soci?t? civile qui est l?unique secteur dans lequel il se d?ploie depuis l??cole. Aussi, il est sp?cialiste en relation publiques avec une sp?cialisation en plaidoyer des politiques internationales, effectu?e aux Etats Unis, puis des comp?tences en droit de l?homme et action humanitaire apr?s un Master 2 obtenu ? l?Universit? Catholique d?Afrique Centrale (UCAC).  C’est ?galement le moniteur des r?alisations professionnelles ? l?Universit? Protestante d?Afrique Centrale (UPAC) en cycle Master. La norme ITIE int?gre aussi des aspects de genre, encourageant la publication de donn?es d?taill?es sur l’emploi et les politiques de diversit? dans les entreprises, une approche qui soutient l’action du CRADEC en faveur de la justice sociale et de l’autonomisation des communaut?s. Cette ?mission vous d?taille tout sur la question de l’opacit? des donn?es ITIE, et qui met un frein sur son exploitation au Cameroun, en l’occurrence dans le jargon f?minin. L’?mission GRANDE INTERVIEW, ?dition sp?ciale, avec Nina Prisca MEKAM et Louise NSANNA, sur Radio Int?gration.

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CRADEC/NORME ITIE: Ouvrir les Donn?es pour ouvrir le d?bat

Le rapport de validation 2023 du Cameroun formule comme mesure corrective relativement ? l?Exigence 7.2 (Accessibilit? des donn?es et donn?es ouvertes) que, ? le Cameroun doit mettre toutes les donn?es ITIE ? disposition en ligne dans un format de donn?es ouvertes et en faire conna?tre la disponibilit?. Le format de ? donn?es ouvertes ? signifie que les donn?es peuvent ?tre accessibles au format CSV ou Excel et qu?elles doivent contenir tous les tableaux, diagrammes et figures des Rapports ITIE. Pour renforcer la mise en ?uvre, le Cameroun pourrait travailler avec les entit?s de l??tat et les entreprises extractives concern?es pour veiller ? ce que les donn?es divulgu?es de mani?re syst?matique soient lisibles par machine et interop?rables, afin que les divulgations ITIE et d?autres fichiers de donn?es soient cod?s et balis?s de mani?re ? pouvoir les comparer avec d?autres donn?es accessibles au public ?. Dans cette ?mission, nous explorons comment le manque d?accessibilit? aux donn?es fiscales extractives, notamment dans les formats ouverts exig?s par l?ITIE, emp?che la soci?t? civile et surtout les femmes de suivre, comprendre et influencer l?utilisation des ressources extractives au niveau local et national au Cameroun. Ecoutez la position de la Soci?t? Civile, avec Monsieur Dupleix Fernand KUENZOB, l’un des Membres Fondateurs de l’Association Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ), au micro de pr?sentation, avec Nina Prisca MEKAM, en collaboration avec Louise NSANNA, sur Radio Int?gration.

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En Afrique, les femmes luttent contre les mutilations sexuelles, le mariage forc?, la polygamie qui sont des fl?aux ? l??mancipation humaine. Elles sont mobilis?es depuis longtemps contre les f?minicides et les violences pour les juguler.

En Afrique, les femmes luttent contre les mutilations sexuelles, le mariage forc?, la polygamie qui sont des fl?aux ? l??mancipation humaine. Elles sont mobilis?es depuis longtemps contre les f?minicides et les violences pour les juguler. Bonjour Madame, qui ?tes-vous ? Parlez-nous de ce que vous faites pour promouvoir l??galit? Femmes-Hommes. Monique Dental : Je suis une militante active depuis plus de cinquante ans. L?a?n?e d?une famille ouvri?re. J?ai construit un parcours politique nourri de multiples r?voltes contre les rapports de domination de classe, coloniale (j?ai milit? pour l?ind?pendance de l?Alg?rie dans les ann?es 1960), imp?rialiste (contre la guerre du Vietnam), racistes (pour les droits des ?trangers et immigr?s) et patriarcale. Dans cette trajectoire engag?e, le f?minisme et ses diff?rents combats sont devenus centraux dans ma vie. Mai 68, en France, a ?t? le creuset d?o? surgira, en 1970, le Mouvement de Lib?ration des Femmes (MLF). Se dessinent le passage d?une sourde r?volte personnelle ? la conscience d?une oppression collective en tant que femme tout en suivant des parcours vari?s. Le Mouvement de Lib?ration des Femmes (MLF) a chang? ma vie. Par la suite, les luttes f?ministes pour le droit ? la contraception et ? l?IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), reconnaissance du viol comme crime, lutte pour la parit? en politique puis dans tous les domaines, d?veloppement des ?tudes f?ministes ? l?universit?, lutte contre les violences et les f?minicide, cet ensemble permettant de construire une ? culture de l??galit? ?, irriguent la soci?t? fran?aise en profondeur. Quelle est la singularit? de votre parcours f?ministe, notamment concernant votre approche de la lutte des classes, votre rapport aux institutions et vos r?flexions sur les formes de protestation ? Monique Dental : Par mon parcours, mes choix militants et mes r?flexions, j?occupe avec le R?seau F?ministe ? Ruptures ? que j?ai cr??e, une place singuli?re dans le paysage f?ministe en France : ancr?e dans le courant ? lutte des classes ?, qui d?fend depuis les ann?es 1970 une articulation des combats de classe, de sexe et d?origine, j?entretiens un rapport distant aux syndicats et aux partis politiques ; f?ministe radicale, je n?h?site pas ? travailler et ? militer dans les institutions du f?minisme d??tat pendant dix ans o? j?ai travaill? aux premi?res donn?es statistiques sexu?es et ? valoriser les ?tudes et recherches f?ministes, ? m?engager pour la parit? en politique dont j?ai anim? le premier r?seau f?ministe en France jusqu?? la promulgation de la loi en 1999. Attach?e aux luttes collectives, je tiens farouchement ? mon ind?pendance de pens?e et d?action, c?est pourquoi j?ai fond?, d?s la fin des ann?es 1970, le collectif de pratiques et de r?flexions f?ministes auquel le R?seau actuel a pris le relai pour agir dans la mixit? avec les hommes sur les questions d??galit? Femmes-Hommes. Cette singularit? appara?t aussi par l?interrogation permanente qui anime mon parcours militant sur les formes que doit prendre la protestation f?ministe. Je me sens toujours profond?ment en accord avec le refus des formes pyramidales et hi?rarchiques des organisations militantes traditionnelles qui sont au c?ur de mes r?flexions th?oriques. Les questionnements sur les relations entre f?minisme, partis politiques, syndicats et institutions nationales et internationales nourrissent ?galement mon parcours. Parlez-nous du R?seau F?ministe ? Ruptures ? ? Monique Dental : Il date de la fin des ann?es 1980 et s?inscrit dans la continuit? du Collectif de Pratiques et de R?flexions F?ministes ? Ruptures ?, non mixte comme toutes les associations f?ministes de cette p?riode, ? cette ?poque, dont j?ai ?t? ? l?initiative en 1974 dans la p?riode du Mouvement de Lib?ration des Femmes (MLF) en France.  Constitu? ? la faveur des luttes pour la parit? en politique, pour r?pondre ? l?engageant d?hommes paritaristes, le R?seau F?ministe ? Ruptures ? est d?sormais mixte. Il repose sur les valeurs du f?minisme universaliste, de la la?cit? et de la parit?. Il a pour objectif de substituer ? la soci?t? patriarcale une soci?t? fond?e sur une ?galit? r?elle entre les femmes et les hommes dans le domaine ?conomique, social et politique et culturel. Il vise ? interroger les questions d?actualit? et les probl?mes de soci?t? en partant de l?approche du f?minisme politique comme un des ?l?ments de la transformation sociale. Il ?tablit des passerelles avec des associations f?ministes et g?n?ralistes. Cette approche permet d?appr?hender ce que serait un v?ritable changement social si celle-ci ?tait g?n?ralis?e. Elle n?cessite de d?finir et de red?finir en permanence des strat?gies d?alliances et des tactiques pour faire de la mixit? un levier d??galit? entre les deux sexes. Notre conception philosophique d?organisation en r?seau reprend la th?orie du rhizome de Gilles Deleuze et F?lix Guattari (1980) dans lequel l’organisation des ?l?ments ne suit pas une ligne de subordination hi?rarchique. Notre organisation est horizontale et transversale, auto-organisationnelle, autogestionnaire, bas?e sur les solidarit?s f?ministes. Monique Dental : Pouvez-vous nous d?crire l?organisation et le fonctionnement des militantes du Mouvement de Lib?ration des femmes (MLF) dans les ann?es 1970, et en quoi cela diff?rait des structures politiques et syndicales traditionnelles ? Nous avons voulu conserver ce qui fut une r?v?lation dans l?organisation des militantes du MLF des ann?es 1970, en horizontalit?, avec des groupes tr?s divers, aux positionnements pluriels, assumant des diff?rences de courants, aux expressions multiples, mais toujours en gardant ? l?esprit les combats communs dans les solidarit?s f?ministes. Je me rappelle ?tre pass?e durant cette p?riode d?un courant ? un autre sans que cela fasse probl?me et soit l?objet de jugement. Cela ne voulait pas dire que nous d?sertions notre courant de pr?dilection, cela signifiait que nous voulions d?couvrir comment les autres pensaient. Dans ce ? vagabondage ? tr?s formateur, j?ai appr?hend? et ? compris ?, parmi d?autres r?flexion, les th?ories lesbiennes, l??cof?minisme de Fran?oise d?Eaubonne dans sa p?riode d??mergence. En somme, un brassage multiple de fa?ons de travailler et de penser qui se trouvait aux antipodes du fonctionnement des partis politiques et des syndicats qui ?taient organis? dans la verticalit?, privil?giant le point de vue d?une direction au sommet repris par la base des militant?es. Mais en y r?fl?chissant, ce mod?le du ? pouvoir ? patriarcal repose sur l?image du phallus ; mettre en cause la soci?t? patriarcale, c?est s?attaquer ? son organisation phallique. D?o? la crise de la

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C?te d?Ivoire: Didier Drogba, futur Pr?sident de la R?publique

Didier Drogba, n? le 11 mars 1978 ? Abidjan, est bien plus qu?un footballeur : il est une conscience en marche, une voix profonde qui r?sonne bien au-del? des stades, un c?ur vibrant pour l?Afrique. De 2004 ? 2012, puis en 2014-2015, il ?crit l?une des plus grandes ?pop?es de Chelsea FC, en Angleterre, inscrivant 164 buts, dont celui m?morable du 19 mai 2012 en finale de la prestigieuse Ligue des champions, un but ?galisateur et un tir au but d?cisif, offrant ? Chelsea le premier sacre europ?en de son histoire. Capitaine des ?l?phants de C?te d?Ivoire, il a port? les espoirs d?un peuple lors de trois Coupes du Monde : 2006, 2010, 2014, et a ?t? sacr? joueur africain de l?ann?e en 2006. Mais, c?est en octobre 2005 que son aura franchi le cadre du sport : au lendemain d?une qualification historique au mondial, alors que son pays, la C?te d?Ivoire, ?tait coup? en deux, il implore, ? genoux, les bellig?rants ivoiriens de d?poser les armes, un geste rare, qui suspendra un temps la guerre civile. En 2007, il met sur pied la ? Didier Drogba Foundation ?, dont les si?ges sont bas?s ? Abidjan et Londres, d?ployant son influence pour l??ducation, la sant? et l?autonomisation des communaut?s africaines. Depuis sa retraite en 2018, il incarne une figure d?unit?, d’engagement et de paix, et demeure l?un des visages les plus aim?s du continent. Drogba n?est pas simplement un nom : il est une m?moire vivante, une pulsation d?esp?rance, une ?toile qui veille. Dans ses yeux, le feu d?un peuple et la tendresse d?un p?re. Il a marqu? des buts, oui, mais il a surtout marqu? les ?mes. Cette interview n?est pas uniquement une affaire de football. C?est aussi un p?lerinage vers ce que peut devenir un homme lorsqu?il choisit d??couter sa v?rit? profonde. De ce fait, Didier Drogba est bien plus qu?une l?gende : il est une pr?sence, une force douce, une voix int?rieure qui murmure sans bruit. Aujourd?hui, il ne joue plus sur gazon. Il joue pour la paix, la justice et l?amour. Et il se livre, ici, entier, sans d?tour, ni faux fuyant, depuis Londres, en Angleterre o? il est install?. Rencontre ! De l?ombre ? la lumi?re : quelle promesse t?es-tu faite en quittant Abidjan pour la France ? 5 ans ? Quand je suis parti, ? 5 ans, il n’y avait pas de grande promesse philosophique. J’?tais un petit gar?on qui quittait ses parents pour une vie meilleure, un r?ve de gosse. La seule promesse que je me faisais, c’?tait de rendre fier mon p?re et ma m?re, de ne pas les d?cevoir, de travailler dur pour pouvoir un jour les aider. C’?tait une promesse d’enfant, simple et pure. Je n’aurais jamais pu imaginer que ce d?racinement, qui a d’abord ?t? une ?preuve, me donnerait cette double culture, ce regard sur le monde qui m’a non seulement fa?onn?, mais a aussi forg? mon lien ind?fectible avec l’Afrique. Ce d?racinement a fait de moi un pont entre deux mondes. Si tu revoyais, tout de suite, le petit Didier que lui murmurerais-tu aujourd?hui ? Je le prendrais dans mes bras. Je lui dirais de ne jamais douter, de toujours croire en son potentiel. Je lui dirais que le chemin sera long, rempli de sacrifices et de blessures, mais que chaque ?preuve est une le?on. Je lui dirais que de ne jamais oublier d’o? il vient, de garder les pieds nus sur le sol chaud de Yopougon, m?me quand il foulera les pelouses des plus grands stades. Surtout, je lui dirais que son plus grand but ne sera pas de marquer, mais d’aimer et de servir. Que signifie r?ellement « ?tre une l?gende » ? T?es-tu d?j? senti seul au sommet ? « ?tre une l?gende », ce n’est pas une question de troph?es ou de millions. C’est l’?cho que tu laisses dans le c?ur des gens. C’est l’h?ritage que tu construis, pas celui que tu laisses. Je me suis souvent senti seul au sommet. Le poids de la responsabilit?, la pression, l’?loignement de la famille? On c?l?bre tes victoires sur le terrain, mais tu es seul face ? tes doutes. Et, c’est dans ces moments de solitude que j’ai compris que la vraie richesse n’?tait pas l’?cho de la gloire, mais la force de mon c?ur. Quel est le r?ve que tu n?as jamais os? r?v?ler ? personne ? Mon r?ve secret, ce n’est pas le football, mais d’avoir un jour un continent africain totalement autonome, o? la paix est la seule r?gle et l’?ducation la seule religion. Je r?ve d’une Afrique qui ne tend plus la main, mais qui se l?ve fi?rement, o? la jeunesse n’a plus besoin de traverser des mers dangereuses pour chercher un avenir. Ce r?ve m’obs?de, car il est le moteur de tout ce que j’entreprends. Tu dis r?ver d?une Afrique debout, autonome et fi?re. Si tu devais choisir trois graines ? semer aujourd?hui pour que ce r?ve devienne r?alit? dans vingt ans, quelles seraient-elles, et comment les prot?gerais-tu de la s?cheresse et des temp?tes de la vie politique et sociale ? Si je ne devais en choisir que trois, je dirais : La graine de l’?ducation de qualit? : non pas une ?ducation qui se limite ? l’apprentissage, mais une ?ducation qui transmet la conscience de soi, de son histoire et de son potentiel. Une ?ducation qui ne forme pas de simples travailleurs, mais des b?tisseurs. La graine de la paix et de la r?conciliation : car sans paix, rien n’est possible. Cette graine se nourrit du dialogue, de l’acceptation de l’autre, de la justice et de la m?moire. Elle doit ?tre prot?g?e en enseignant aux enfants l’importance de l’unit? et du pardon d?s le plus jeune ?ge. La graine de l’esprit d’entreprise et de l’innovation : l’autonomie passe par la capacit? ? cr?er de la richesse soi-m?me. Cette graine doit ?tre arros?e par un accompagnement, un financement ?quitable et des politiques qui encouragent la jeunesse ? oser, ? entreprendre, ? ne pas craindre

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Cyrille Maka Njoh: ? C?est un d?bat sur le rapport entre souverainet?, int?gration sous r?gionale et ouverture aux ?trangers?

L??conomiste camerounais estime qu?il revient ? l?Etat souverain le droit d??tablir les modes d?acc?s aux m?tiers nomm?s ? petits ?, de concevoir les r?gles d?arbitrage entre int?r?ts ou objectifs oppos?s des ?trangers. Le gouvernement gabonais vient d?interdire aux ressortissants ?trangers d?exercer dans plusieurs secteurs d?activit?s qualifi?s de ? petits m?tiers ?. Que vous inspire cette actualit? ? Pour vous r?pondre, je partirai de l?intention officielle des autorit?s gabonaises qui est de favoriser l?insertion professionnelle des locaux. Maintenant, sont-ils vraiment si ? petits ? ces nombreux m?tiers qui occupent les ?trangers au Gabon ? Ce sont des activit?s marginales, des activit?s sans lieu fixe, ni services et infrastructures ? disposition, sans possibilit? d’obtention de cr?dits ou de facilit?s ; mais qui repr?sentent une partie fortement consid?rable de l’?conomie de nos pays en Afrique centrale. ? n?en pas douter, il y a dans l??nonciation de la ? petitesse ? des m?tiers les dimensions r?elles d?activit?s non d?clar?es ou non reconnues par les instances ?tatiques ou internationales, qui se r?alisent sans protection sociale ou juridique pour les travailleurs, g?n?rent de faibles revenus et s?op?rent dans la plus grande pr?carit?. L?-dedans, il y a un ensemble de choses qui renvoient ? des repr?sentations diffuses de la d?brouille, de la subsistance, de la pauvret?, de l?informalit? ou m?me de l?ill?galit?. Ces petits m?tiers ne naissent pas seulement comme cons?quence des exigences de survivance et comme r?sultat de l’inventivit? des ?trangers, mais surtout comme expression d’une bonne aptitude ? saisir les besoins de l’usage. En toile de fond, ce qui a ?t? d?cid? au Gabon renvoie ? une probl?matique plus large qui touche de nombreux pays de la Cemac : comment concilier souverainet? ?conomique, int?gration sous r?gionale et ouverture aux ?trangers dans une sous-r?gion en qu?te de croissance. Qu?en pensez-vous ? En fait, contrairement ? une id?e trop r?pandue le lib?ralisme ne s?oppose pas ? l?intervention. Le lib?ralisme ne saurait ?tre assimil? au laissez?faire et ? la croyance en l?harmonie naturelle des int?r?ts individuels. C?est un d?bat sur le rapport entre souverainet?, int?gration sous r?gionale et ouverture aux ?trangers. Celui-ci trouve un ?cho dans l?affrontement entre deux conceptions du lib?ralisme. D?un c?t?, toute intervention est prohib?e au b?n?fice d?une g?n?ralisation des relations concurrentielles de march? et/ou de la mise en place d?une ou de plusieurs autorit?s ind?pendantes ayant pour fonction de pallier les imperfections de march?. De l?autre c?t?, le lib?ralisme est impensable sans une intervention publique qui m?le in?vitablement r?gle et choix discr?tionnaire, et, de quelque mani?re, ?conomie et politique. Suivant cette seconde conception, il ne suffit pas d?imposer la mise en ?uvre de r?gles d?int?gration sous r?gionale pr?sum?es optimales pour que l?architecture dessin?e par les Etats soit indiscut?e. Par ailleurs, il faut reconna?tre que la conciliation de la souverainet? ?conomique, l?int?gration sous r?gionale et l?ouverture aux ?trangers n?a pas d?autre vertu que d??clairer les arbitrages, n?cessairement et justement politiques, entre des objectifs voire entre des int?r?ts oppos?s ou divergents. Nier que les Etats ont chacun leurs lois en mati?re d?emplois pour les ?trangers sont, non seulement absurde, mais ne peut que les exacerber et conduire ? des situations extr?mes. Il revient ? l?Etat souverain le droit d??tablir les modes d?acc?s ? ces m?tiers nomm?s ? petits ?, de concevoir les r?gles d?arbitrage entre int?r?ts ou objectifs oppos?s des ?trangers. Vous convenez avec nous qu?aucun mod?le robuste n?enseigne, sous des hypoth?ses raisonnables, que r?duire ou interdire l?acc?s des ?trangers ? quelques petits m?tiers, c?est r?soudre ipso facto celui du ch?mage des locaux. Que r?pondez-vous ? ceux qui pensent comme nous ? C?est vrai. Aucun mod?le robuste n?enseigne que r?duire le nombre d??trangers sur le march? du travail dans un pays assure une relance de l?emploi des jeunes. Par contre, il existe un mod?le robuste qui enseigne que restructurer ou d?manteler les niches fiscales ?parses g?n?re des ressources et permet de promouvoir l?investissement et l?emploi ? moyen et long terme. En fait, il faut parfois, sinon souvent, appliquer certaines mesures garantir l?investissement courant et l?emploi futur. Des mesures fortes sont parfois in?vitables, sinon n?cessaires, surtout dans des ?conomies ? combien fragiles comme celles de la Cemac. Il ne suffit donc pas d?imposer la mise en ?uvre de r?gles ou d?institutions pr?sum?es optimales dont l?architecture serait dessin?e par les ?conomistes. Il faut reconna?tre que l?analyse ?conomique n?a pas d?autre vertu que d??clairer les arbitrages, n?cessairement et justement politiques, entre des objectifs voire entre des int?r?ts oppos?s ou divergents. Et que faut-il faire dans ce cas, s?agissant particuli?rement de la Cemac ? Je pense que la mise en ?uvre de cadres de r?glementation migratoire fond?s sur les besoins du march? du travail peut ?tre b?n?fique aux Etats. Le suivi attentif des indicateurs du march? du travail, combin? ? la mise en place de m?canismes de consultation, en particulier aupr?s du secteur priv?, peut constituer un appui suppl?mentaire aux syst?mes de gestion des migrations. Tirer le meilleur parti de l?impact de l?immigration sur l??conomie. Les pays de destination devraient envisager des interventions politiques visant ? : favoriser l?employabilit? des immigr?s, par exemple au moyen d?un r?seau ?largi de services priv?s d?emploi ou de formation, et de possibilit?s d?apprentissage tout au long de la vie afin de perfectionner leurs comp?tences ; encourager leur investissement en levant les obstacles ? l?investissement et ? la cr?ation d?entreprises ; et maximiser la contribution fiscale des immigr?s en soutenant la croissance du secteur formel ou en ?largissant l?assiette fiscale et les contributions du secteur informel. Propos recueillis par R?my Biniou

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Chine Nouvelle r?affirme son partenariat avec le groupe Int?gration

Le Forum sino-camerounais fait r?f?rence au cadre de coop?ration entre le Cameroun et la Chine, qui s’inscrit dans le cadre plus large du Forum sur la Coop?ration sino-africaine. Ce forum vise ? renforcer les relations bilat?rales dans divers domaines tels que l’?conomie, la politique, la culture et la s?curit?.  Cette Interview avec deux collaborateurs de Chine Nouvelle, en visite au si?ge de Radio Int?gration ce 07 Juin 2025. Cette visite a contribu? ? ratifier les relations existantes entre les deux m?dias. C’est au micro de Nina Prisca MEKAM.

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CRPM: Comment la Diaspora s’active pour investir en Afrique

Expertise France et LAM sont associ?s pour mettre en ?uvre le projet CRPM (Coop?ration r?gionale des politiques migratoires), financ? par l?Agence fran?aise de d?veloppement (AFD). Ce projet a pour objectifs de renforcer le suivi et l??valuation des politiques migratoires dans le domaine ? migrations et d?veloppement ? dans sept pays africains (Cameroun, C?te d?Ivoire, Guin?e, Mali, Maroc, S?n?gal, Tunisie) et promouvoir le dialogue entre les institutions publiques et la soci?t? civile dans ce domaine.

Grande interview, MATINS DE L'INTEGRATION

CRPM: LA DIASPORA AU COEUR DES POLITIQUES MIGRATOIRES EN AFRIQUE

Le projet Coop?ration r?gionale des politiques migratoires est financ? par l?Agence fran?aise de d?veloppement et mis en ?uvre par Expertise France. Il intervient aupr?s des acteurs cl?s (institutions publiques et soci?t? civile) du secteur?migratoire?dans sept pays d?Afrique du Nord et subsaharienne?: le Cameroun, la C?te d?Ivoire, la Guin?e, le Mali, le Maroc, le S?n?gal et la Tunisie. Le projet mobilisera ?galement les institutions r?gionales, notamment l?Union africaine (UA) et la Communaut? ?conomique des ?tats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour favoriser les ?changes contribuant ? structurer des outils conjoints de suivi des politiques migratoires. Dans cette ?dition de Grande Interview, vous ?coutez Monsieur Alexis DE CAMPOU, l’un des Expert Technique ayant pris part aux trois jours d’atelier tenus du 11 au 13 juin 2025 ? Yaound? au Cameroun. C’est au micro de Nina Prisca MEKAM, sur Radio Int?gration.

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