bloc d’article

bloc d'article

R?gulation du secteur informel: le Cameroun ? la recherche de la bonne formule

? l?occasion de la 47? session du comit? de concertation et de suivi du dialogue social, le gouvernement a r?affirm? son ambition de domestiquer l’?conomie de la d?brouille. Le secteur informel demeure un pilier de l??conomie camerounaise, mais sa r?gulation continue de poser un redoutable d?fi. R?unis le 28 octobre 2025 au minist?re du Travail et de la S?curit? sociale, les participants ? la 47? session du comit? de concertation et de suivi du dialogue social ont longuement d?battu des solutions pour mieux encadrer cette vaste sph?re d?activit?. La rencontre, pr?sid?e par le ministre Gr?goire Owona, a r?uni des repr?sentants syndicaux, des acteurs ?conomiques et plusieurs responsables administratifs. Le ministre a salu? la tenue de ces assises, estimant qu?elles constituent ? un moment cl? pour renforcer la coh?sion sociale et accompagner la transformation ?conomique ?. Il a reconnu que, malgr? des efforts constants, ? le secteur informel reste difficile ? appr?hender dans toute sa complexit? ?. Celui-ci, rappelle-t-il, contribue massivement ? la cr?ation d?emplois et de revenus, mais ?chappe encore en grande partie aux m?canismes de r?gulation, de fiscalisation et de protection sociale. Selon les donn?es officielles, pr?s de 86,6 % de la population active camerounaise exerce une activit? informelle. Le revenu mensuel moyen y est estim? ? 83 409 F CFA, un montant bien inf?rieur ? celui du secteur structur?. Ce poids consid?rable fait de l?informel un maillon essentiel de la survie ?conomique du pays, mais aussi une zone d?ombre pour la planification nationale. L?un des objectifs de la r?union ?tait donc de d?finir de nouvelles strat?gies pour encourager la transition vers le secteur formel. Les discussions ont port? sur la simplification des proc?dures administratives, la r?duction des co?ts li?s ? l?immatriculation et la mise en place d?incitations fiscales. Les autorit?s entendent ?galement renforcer la sensibilisation et l?acc?s ? l?information afin d?aider les petits entrepreneurs ? mieux structurer leurs activit?s. Le minist?re du Travail mise sur les leviers de la Strat?gie Nationale de D?veloppement 2020-2030 (SND30), qui ambitionne de favoriser une croissance inclusive en int?grant les travailleurs informels dans le tissu ?conomique officiel. Ce plan met en avant la formation professionnelle, l?accompagnement technique et l?am?lioration des conditions de travail comme outils prioritaires. Mais sur le terrain, les obstacles demeurent nombreux : lourdeur administrative, m?fiance envers l??tat, complexit? des d?marches, manque d?acc?s au cr?dit et faible culture comptable. ? Beaucoup d?op?rateurs informels redoutent les charges fiscales et pr?f?rent rester dans la clandestinit? ?, confie un repr?sentant syndical. Le Bureau international du travail (BIT) d?finit l??conomie informelle comme un ensemble d?unit?s de production ? faible niveau d?organisation, fonctionnant avec des ressources limit?es et produisant des biens ou services destin?s au march? local. Ce secteur, vital pour des millions de familles, reste pourtant en marge des politiques publiques. En cl?turant les travaux, Gr?goire Owona a appel? ? ? une approche plus pragmatique et inclusive ? pour acc?l?rer la formalisation. Selon lui, l??tat doit offrir davantage d?accompagnement et de garanties sociales aux acteurs de l?informel, sans les brusquer. Une position qui traduit la volont? du gouvernement de conjuguer r?alisme ?conomique et coh?sion sociale. Pour le Cameroun, la r?gulation du secteur informel appara?t d?sormais comme un passage oblig? vers la modernisation de son ?conomie. Mais entre la volont? politique et la r?alit? quotidienne des petits producteurs, artisans et vendeurs ambulants, la route reste longue. Jean Ren? Meva’a Amougou

bloc d'article

Bio-express: Maurice Simo Djom, l’intellectuel qui d?range les r?cits sur l?Afrique

Docteur en litt?rature compar?e de l?Universit? de Yaound? I (2015), Maurice Simo Djom s?impose comme l?une des figures intellectuelles les plus atypiques du continent. Chercheur ind?pendant, il revendique une approche transdisciplinaire et h?t?rodoxe qui croise g?opolitique, ?conomie, culture et strat?gie mondiale. En 2019, il publie La guerre ?conomique, ouvrage fondateur o? il ?labore une th?orie en cinq piliers pour d?crypter les rapports de domination contemporains. En 2020, avec Les r?seaux sociaux, il invite les Africains ? s?approprier les outils num?riques pour en faire des leviers d?autonomie et de cr?ativit?, plut?t que des instruments d?ali?nation. Mais c?est avec L??tat de l?Afrique 2024 qu?il op?re un v?ritable tournant. Dans cet essai dense et visionnaire, il propose une ? perspective africaine de l?Afrique et du monde ?, offrant une lecture g?opolitique in?dite du continent dans un contexte mondial en recomposition. L?ouvrage analyse les grands ?v?nements de 2023 et anticipe les tendances ?mergentes d?un monde multipolaire o? l?Afrique devient un acteur central. Avec L??tat de l?Afrique 2025, Maurice Simo Djom confirme son ambition de b?tir une tradition intellectuelle panafricaine : rendre la r?alit? africaine ? intelligente ?, lisible et f?conde pour l?action. Son ?uvre s?affirme comme un plaidoyer pour une souverainet? intellectuelle africaine, condition premi?re d?une v?ritable ind?pendance politique. ? travers sa pens?e, Simo Djom incarne une Afrique qui se regarde enfin par elle-m?me et se pense comme puissance d?avenir. Tom.

bloc d'article

Des contraintes ? surmonter

Malgr? son potentiel, l?Afrique centrale doit faire face ? plusieurs obstacles. L?Afrique centrale se trouve aujourd?hui ? un carrefour strat?gique. Si la sous-r?gion b?n?ficie d?un potentiel ?conomique consid?rable, marqu? par la richesse de ses ressources naturelles et la vitalit? de sa jeunesse, elle demeure confront?e ? des d?fis structurels majeurs. L?int?gration ?conomique reste incompl?te, les march?s sont fragment?s et la d?pendance aux mati?res premi?res limite la diversification. La gouvernance, souvent lente, freine l?innovation, tandis que les infrastructures et l?acc?s au financement demeurent insuffisants. Face ? ce constat, la question se pose : continuer ? subir ces contraintes ou transformer ces atouts en moteur de d?veloppement continental ? Propositions Pour le professeur Emmanuel Ngom, ?conomiste ? l?Universit? de Yaound?, ? l?Afrique centrale doit imp?rativement renforcer la coop?ration r?gionale. L?int?gration ?conomique n?est pas une option, mais une n?cessit?. Nos march?s fragment?s ne permettent pas de r?aliser des ?conomies d??chelle, et cela freine la comp?titivit? de nos entreprises. ? Selon lui, la mise en place d?un cadre r?glementaire harmonis? et d?institutions r?gionales plus efficaces pourrait stimuler l?investissement et cr?er un environnement plus attractif pour les entrepreneurs. Au-del? des institutions, la question de la jeunesse est centrale. ? Nos jeunes repr?sentent une force d?mographique et cr?ative consid?rable. Il faut leur offrir des opportunit?s concr?tes, notamment dans le secteur des technologies et de l?innovation, pour qu?ils deviennent des acteurs du changement et non des spectateurs ?, estime Aline Mvondo, sp?cialiste camerounaise en d?veloppement durable et entrepreneuriat. Elle ajoute que l?acc?s ? la formation et au financement des start-ups est un levier essentiel pour lib?rer le potentiel de cette g?n?ration. Les infrastructures constituent un autre point critique. Routes, ?nergie, t?l?communications et logistique demeurent des obstacles au commerce intra-r?gional et ? l?industrialisation. Pour Joseph Tchameni, expert en politiques publiques ? Douala, ? il ne suffit pas d?avoir des ressources. Il faut des infrastructures robustes et un cadre institutionnel transparent pour que ces ressources se transforment en v?ritable moteur de d?veloppement. L?investissement dans les infrastructures doit devenir une priorit? r?gionale. ? Enfin, la diversification ?conomique appara?t comme une urgence. Trop d?pendante des mati?res premi?res, l?Afrique centrale reste vuln?rable aux fluctuations des march?s mondiaux. Le d?veloppement de secteurs ? forte valeur ajout?e, tels que l?agro-industrie, les technologies num?riques et les services, est indispensable. ? La sous-r?gion a toutes les cartes en main, mais il faut une vision partag?e et des strat?gies concr?tes pour passer de la d?pendance ? la r?silience ?conomique ?, conclut le professeur Ngom. JRMA

bloc d'article

Hilaire Massoma Ma Mbia: ?le premier frein, c?est l?int?gration r?gionale encore incompl?te??

? la veille de la troisi?me ?dition de la Semaine de l?Afrique des solutions, qui se tiendra du 24 au 25 novembre ? Paris, Hilaire Massoma Ma Mbia, expert financier camerounais, ?voque les d?fis et les ambitions de l?Afrique centrale dans la construction d?un continent plus souverain et cr?atif. Rencontre avec un strat?ge convaincu que l?heure de la responsabilit? africaine a sonn?. Vous serez l?un des principaux intervenants ? la Semaine de l?Afrique des solutions. Que repr?sente cet ?v?nement pour vous et pour l’Afrique centrale ?  Cet ?v?nement est bien plus qu?un forum : c?est une plateforme d?expression pour une Afrique centrale qui ne veut plus ?tre d?finie par ses manques, mais par ses solutions. Le Congo y portera un message clair : notre r?gion, l?Afrique centrale, a les ressources, les talents et la cr?ativit? n?cessaires pour contribuer pleinement ? la transformation du continent. Nous venons ? Paris non pas pour qu?mander, mais pour partager ce que nous faisons, ce que nous inventons, ce que nous r?vons de b?tir. Vous parlez souvent d? ? Afrique des solutions ?. Concr?tement, que signifie ce concept dans le contexte de l?Afrique centrale ?  C?est une philosophie avant d??tre une strat?gie. L?Afrique des solutions, c?est l?id?e que nous devons cesser de regarder nos d?fis comme des fatalit?s. L?Afrique centrale, par exemple, poss?de une biodiversit? exceptionnelle, un potentiel ?nerg?tique unique, une jeunesse cr?ative. Pourtant, nos ?conomies restent trop d?pendantes des mati?res premi?res et des cycles mondiaux. La vraie solution, c?est de transformer localement, d?investir dans la recherche, la formation, la technologie. Nous devons passer de la rente ? la production, de l?imitation ? l?invention. Quels sont, selon vous, les principaux freins ? cette ambition r?gionale ? Le premier frein, c?est l?int?gration r?gionale encore incompl?te. Nos march?s sont fragment?s, nos politiques parfois contradictoires. La CEMAC a fait des progr?s, mais nous devons aller plus loin dans la mutualisation des ressources et la circulation des talents. Le second obstacle, c?est la gouvernance ?conomique. Nous avons besoin de transparence, de continuit? et d?institutions capables de soutenir l?innovation sans la bureaucratiser. Enfin, il y a une contrainte culturelle : nous doutons encore de nous-m?mes. Tant que l?Afrique centrale ne croira pas profond?ment en sa propre intelligence collective, elle ne pourra pas devenir un moteur continental.  Votre parcours personnel illustre justement cette passerelle entre l?exp?rience internationale et l?action publique. Comment mettez-vous cette exp?rience au service du Cameroun ? J?ai eu la chance de travailler pour des institutions comme la Banque mondiale, BNP Paris ou le groupe Thal?s. J?y ai appris la rigueur, la planification strat?gique et la gestion de la complexit?. Aujourd?hui, mon r?le est de traduire ces savoirs en politiques concr?tes. Cela passe par la modernisation du secteur financier, la cr?ation de cadres favorables ? l?investissement et le renforcement de la planification nationale. Mon objectif est simple : faire du Cameroun un laboratoire de solutions africaines. Le th?me de cette ?dition est ? S?unir pour l?Afrique des solutions ?. Pensez-vous que l?Afrique centrale soit pr?te ? cette union ? L?union n?est pas une option, c?est une urgence. Les grands d?fis (climat, num?rique, industrialisation) d?passent les fronti?res nationales. Aucun pays d?Afrique centrale ne peut les relever seul. Nous devons repenser notre mod?le de coop?ration r?gionale, avec des projets transfrontaliers concrets : infrastructures communes, corridors logistiques, universit?s r?gionales d?excellence. Le potentiel est l?, les intentions aussi. Ce qui manque parfois, c?est la discipline collective. Nous devons apprendre ? construire ensemble, sans comp?tition inutile. L?Afrique des solutions sera collective ou ne sera pas. Vous insistez souvent sur le r?le de la jeunesse. En quoi la jeunesse d?Afrique centrale peut-elle ?tre un levier de transformation ? C?est le c?ur battant de notre avenir. Nous avons une population jeune, connect?e, entreprenante. Dans tous les pays de la sous-r?gion, des jeunes inventent des outils num?riques, des applications agricoles, des mod?les d??conomie circulaire. Mais ces talents se heurtent ? des obstacles : manque d?acc?s au financement, faiblesse de l?accompagnement, inertie administrative. Il faut leur ouvrir la voie. L??tat doit devenir un facilitateur et non un frein. J?aime dire que la jeunesse n?est pas une cat?gorie sociale, c?est une force politique et ?conomique. C?est elle qui portera la v?ritable r?volution africaine. Tr?s souvent, vous ?voquez la n?cessit? d?un ? r?veil identitaire ?. Comment la culture peut-elle contribuer ? cette Afrique des solutions ?  La culture est une ?nergie. Elle donne sens ? nos actions, elle nourrit la confiance collective. Trop souvent, on r?duit la culture ? l?art ou ? la tradition, mais c?est aussi un moteur ?conomique. Nos musiques, nos langues, nos savoir-faire artisanaux, notre art culinaire : tout cela peut g?n?rer des emplois, du tourisme, des industries cr?atives. Mais surtout, la culture nous r?concilie avec notre valeur. L?Afrique centrale a trop longtemps int?rioris? l?id?e de retard. Il faut d?sormais affirmer notre singularit? comme une force. Lumineuse est un appel ? cette reconqu?te symbolique : retrouver la fiert? d??tre Africain, pour pouvoir construire sans complexe. Les pays de la sous- r?gion font face ? des d?fis ?conomiques et sociaux profonds. Comment concilier ces urgences avec la vision long terme que vous d?fendez ? C?est une tension r?elle. Il faut r?pondre ? l?urgence tout en pr?parant l?avenir. Mais je crois qu?il n?y a pas d?opposition entre le court terme et la vision. La vision, c?est ce qui donne du sens aux r?formes imm?diates. Quand nous investissons dans la digitalisation des services publics, dans la formation des jeunes ou la diversification de notre ?conomie, nous r?glons des probl?mes d?aujourd?hui tout en construisant le futur. Le vrai danger, c?est la gestion au jour le jour. Le d?veloppement durable, c?est avant tout une discipline de continuit?.  Vous ?voquez souvent la ? responsabilit? africaine ?. Est-ce une r?ponse ? la d?pendance ext?rieure persistante du continent ?  Absolument. Nous devons passer d?une logique d?assistance ? une logique de partenariat. L?Afrique ne peut plus ?tre un r?ceptacle d?aides ou de mod?les import?s. Nous devons d?finir nos priorit?s, n?gocier nos int?r?ts et cr?er nos propres normes. Cela ne veut pas dire se refermer, au contraire. Il faut coop?rer, mais en ?tant ma?tres du

bloc d'article

? l?assaut des solutions: l?Afrique centrale entre potentiel et d?fis

En d?barquant ? Paris, la sous-r?gion veut d?montrer qu?elle n?est pas seulement une r?gion riche en ressources naturelles, mais un foyer d?innovation et de cr?ativit?. En novembre prochain, Paris sera le th??tre d?une vitrine in?dite pour l?Afrique centrale. La sous-r?gion entend d?montrer qu?elle n?est pas seulement un r?servoir de ressources naturelles, mais ?galement un foyer d?innovation et de cr?ativit?. Une ambition qui s?inscrit dans une dynamique de repositionnement strat?gique sur la sc?ne mondiale, alors que les enjeux de d?veloppement et de transformation ?conomique deviennent de plus en plus pressants. Atouts ??L?Afrique centrale poss?de un capital humain remarquable et des savoir-faire locaux qui, s?ils sont soutenus, peuvent g?n?rer des solutions adapt?es aux d?fis du continent??, explique le Dr. Th?odore Mbella, ?conomiste et consultant en d?veloppement r?gional. Selon lui, la r?ussite de cette initiative d?pendra autant de la mobilisation des ressources que de la capacit? ? structurer un ?cosyst?me d?innovation efficace. La sous-r?gion se distingue par la diversit? de ses potentialit?s. Du Bassin du Congo, riche en biodiversit?, aux ressources mini?res abondantes, chaque pays dispose d?atouts uniques. Toutefois, ces atouts sont encore souvent sous-exploit?s, en raison de contraintes logistiques, d?infrastructures insuffisantes et de cadres r?glementaires parfois inadapt?s. Le d?fi pour l?Afrique centrale consiste donc ? transformer ce potentiel en solutions concr?tes, capables de stimuler la croissance et de renforcer la r?silience des soci?t?s. Pour y parvenir, les initiatives locales commencent ? se multiplier. Start-ups technologiques, coop?ratives agricoles innovantes et programmes de recherche appliqu?e se d?veloppent dans plusieurs pays de la sous-r?gion. ??Nous observons une dynamique tr?s encourageante, notamment au Cameroun et en R?publique centrafricaine, o? de jeunes entrepreneurs r?inventent la mani?re de produire, de transporter et de consommer??, souligne Marie-Claire Atangana, experte en entrepreneuriat et innovation. Elle insiste sur la n?cessit? d?accompagner ces initiatives par des politiques publiques incitatives et des financements adapt?s. L?expertise locale est un autre levier crucial. Les universit?s et centres de recherche africains jouent un r?le central dans la g?n?ration de solutions adapt?es aux r?alit?s du terrain. Le Pr. ?ric Nlend, chercheur en sciences environnementales ? Yaound?, rappelle que ??la valeur de nos initiatives r?side dans leur pertinence contextuelle?: il ne s?agit pas de copier des mod?les ?trangers, mais de cr?er des solutions qui r?pondent aux besoins sp?cifiques de nos populations??. Paris constituera donc une tribune strat?gique pour mettre en lumi?re ces r?ussites et sensibiliser partenaires internationaux et investisseurs. Les discussions porteront sur la coop?ration scientifique, le financement de l?innovation et le renforcement des capacit?s locales. Mais au-del? de la vitrine m?diatique, l?enjeu est r?el?: construire un mod?le de d?veloppement africain centr? sur la cr?ativit?, l?expertise et la r?silience, capable de r?pondre aux d?fis sociaux, ?conomiques et environnementaux du XXI? si?cle. Jean-Ren? Meva?a Amougou

bloc d'article

Cemac : cap sur un ciel plus s?r et mieux financ?

Les ministres des Transports de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) ont adopt?, le 17 octobre ? Brazzaville, le budget 2026 et le plan d?action de l?Agence de supervision de la s?curit? a?rienne en Afrique centrale (Assa-Ac). Cette 7? session ordinaire du Comit? des ministres marque une ?tape d?cisive dans la mise en ?uvre du financement r?gional de la s?curit? a?rienne, gr?ce ? la Redevance de s?curit? a?rienne r?gionale (RSAR). Pr?lev?e sur chaque billet d?avion, la RSAR s?impose d?sormais comme le principal levier financier de l?Assa-Ac. D?j? op?rationnelle dans cinq pays sur six, cette redevance permet de garantir un financement p?renne des activit?s de supervision et de renforcer la conformit? de la r?gion aux normes internationales de l?Organisation de l?aviation civile internationale (OACI). Les ministres ont salu? sa g?n?ralisation progressive et appel? ? la signature rapide du contrat de recouvrement avec l?Association internationale du transport a?rien (IATA), gage de transparence et d?efficacit?. Selon les projections, la RSAR pourrait assurer jusqu?? 80 % du budget de fonctionnement de l?agence d?ici 2027, r?duisant la d?pendance vis-?-vis des contributions nationales. Les recettes attendues avoisineraient 12 millions d?euros par an, sous l?effet d?une reprise soutenue du trafic a?rien en Afrique centrale. Vers une gouvernance plus performante La consolidation financi?re de l?Assa-Ac ouvre la voie ? une s?rie de r?formes structurelles : modernisation du syst?me d?information, cr?ation d?un portail r?gional de donn?es a?ronautiques et harmonisation des proc?dures de supervision. Pour Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre congolaise des Transports et nouvelle pr?sidente du Comit? des ministres, ? l?objectif est de b?tir une aviation plus s?re et plus int?gr?e, au service de la comp?titivit? r?gionale ?. Les ?tats membres entendent renforcer la coop?ration technique, mutualiser les audits et instaurer un cadre commun de certification pour am?liorer la cr?dibilit? du ciel d?Afrique centrale. Un ? pacte de responsabilit? ? entre pays est en pr?paration afin de garantir la discipline r?glementaire et d??viter tout retard dans la mise en ?uvre des r?formes. Une ambition commune : la certification OACI ? l?horizon 2028, la Cemac vise la certification OACI de cat?gorie 1, symbole d?une supervision a?rienne conforme aux standards mondiaux. Pour y parvenir, les six pays misent sur la synergie, la rigueur et une gouvernance ax?e sur les r?sultats. En confirmant la RSAR comme outil central de financement, la Cemac affirme sa volont? de b?tir un espace a?rien s?r, attractif et durable ? v?ritable moteur de mobilit?, de commerce et de croissance inclusive pour toute l?Afrique centrale. Bobo Ousmanou

bloc d'article

Afrique centrale : la CEEAC appelle ? relever les d?fis humanitaires

La crise humanitaire en Afrique centrale atteint des proportions alarmantes. Selon les derniers rapports, plus de 10,8 millions de personnes dans la sous-r?gion sont aujourd?hui confront?es ? des besoins vitaux urgents. Famine, d?placements massifs, conflits et catastrophes naturelles combin?s aggravent la vuln?rabilit? des populations, mettant ? l??preuve les capacit?s des ?tats et des organisations humanitaires. Face ? cette situation, la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique Centrale (CEEAC) a lanc? un appel solennel ? la mobilisation collective. Lors d?une r?cente r?union ? Libreville, les ministres des affaires humanitaires des pays membres ont soulign? la n?cessit? d?une approche coordonn?e, capable de renforcer l?assistance aux populations affect?es et de pr?venir l?aggravation des crises. ? Il est imp?ratif de conjuguer nos efforts pour apporter une r?ponse rapide et efficace ?, a insist? la CEEAC. Les experts pointent que les d?fis humanitaires en Afrique centrale sont exacerb?s par la fragilit? des infrastructures, la pauvret? end?mique et la persistance de conflits locaux. Selon eux, les strat?gies doivent combiner soutien alimentaire, acc?s ? l?eau potable, protection des d?plac?s et renforcement des syst?mes de sant?. L?implication des organisations internationales et de la soci?t? civile est ?galement jug?e cruciale pour garantir une couverture maximale et durable. Dans ce contexte, plusieurs pays de la sous-r?gion ont d?j? commenc? ? d?ployer des initiatives locales, tandis que les partenaires internationaux ont promis un soutien accru. Toutefois, la CEEAC insiste sur la n?cessit? de transformer ces interventions ponctuelles en politiques r?gionales p?rennes. L?objectif : limiter les souffrances imm?diates tout en posant les bases d?une r?silience durable face aux crises futures. L?Afrique centrale se trouve ainsi ? un tournant : la r?ponse collective ? cette crise humanitaire pourrait non seulement sauver des vies mais aussi renforcer la coop?ration r?gionale face aux d?fis communs. R?my Biniou

bloc d'article

D?veloppement en Afrique centrale?: la BDEAC renforce ses alliances ? Washington

En marge des Assembl?es annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds mon?taire international (FMI), le pr?sident de la Banque de D?veloppement des ?tats de l?Afrique Centrale (BDEAC), Dieudonn? Evou Mekou, a multipli? les rencontres avec les dirigeants d?institutions r?gionales et de partenaires techniques et financiers. Objectif : consolider la coop?ration internationale pour stimuler la croissance et l?int?gration ?conomique en Afrique centrale. Moment fort de cette mission, un entretien strat?gique a r?uni Evou Mekou et Sidi Ould Tah, pr?sident du Groupe de la Banque Africaine de D?veloppement (BAD). Les ?changes ont port? sur les perspectives de cofinancement des infrastructures r?gionales, le soutien au secteur priv? et la promotion de la r?silience ?conomique dans la sous-r?gion. Les deux dirigeants ont exprim? leur volont? commune de renforcer les synergies entre la BDEAC et la BAD afin de mobiliser davantage de ressources pour financer des projets structurants ? fort impact social et ?conomique. Cette convergence d?actions traduit une vision partag?e : b?tir une Afrique centrale plus int?gr?e et inclusive, capable de relever les d?fis du d?veloppement durable. Pour la BDEAC, cette dynamique s?inscrit dans la mise en ?uvre de son Plan strat?gique Azob?, qui vise ? moderniser les ?conomies de la CEMAC ? travers la diversification, l?investissement productif et la transformation r?gionale. En marge de ces ?changes, le pr?sident de la BDEAC s?est ?galement entretenu avec le directeur g?n?ral du Fonds Africain de Garantie (FAGACE), Dr Ngueto Tiraina Yambaye, ainsi qu?avec plusieurs responsables d?organisations de financement du d?veloppement. Ces discussions ont permis d?explorer de nouveaux axes de partenariat pour renforcer les m?canismes de garantie, soutenir les petites et moyennes entreprises et am?liorer l?acc?s au financement dans la sous-r?gion. ? travers cette s?rie de rencontres ? Washington, la BDEAC confirme son r?le de catalyseur du d?veloppement r?gional et son engagement ? promouvoir une coop?ration financi?re innovante et efficace. Fid?le ? sa vocation d?institution au service du progr?s collectif, la Banque entend poursuivre ses efforts pour faire de l?Afrique centrale un espace de stabilit?, de croissance et de prosp?rit? partag?e. Ongoung Zong Bella

bloc d'article

Justice Fiscale: le CRADEC au c?ur du dialogue africain sur les flux financiers illicites

Johannesburg 2025 : l?Afrique se mobilise pour reprendre le contr?le de ses ressources. Le Centre r?gional africain pour le d?veloppement endog?ne et communautaire (CRADEC) a pris part, du 7 au 10 octobre 2025 ? Johannesburg, ? la 13e Conf?rence panafricaine sur les flux financiers illicites (FFI) et la fiscalit?, un rendez-vous d?cisif qui a r?uni dirigeants africains, institutions continentales et soci?t? civile autour d?un objectif commun : faire de la justice fiscale un levier de souverainet? ?conomique. Organis? par le Tax Justice Network Africa (TJNA) en collaboration avec la Commission de l?Union africaine (CUA), le Forum africain des administrations fiscales (ATAF), la Commission ?conomique des Nations unies pour l?Afrique (CEA) et d?autres partenaires, sous le th?me central ? Honorer l?h?ritage, construire l?avenir ?, le conclave a marqu? les dix ans du rapport du Panel de haut niveau pr?sid? par S.E. Thabo Mbeki. Ce rapport historique avait r?v?l? aux Chefs d?Etat et de gouvernement africains, l?ampleur alarmante de la fuite de capitaux hors du continent, estim?e ? plus de 50 milliards de dollars par an. ? Les FFI ne sont pas un probl?me abstrait, mais une h?morragie bien r?elle qui prive l?Afrique de sa souverainet? ?conomique ?, a rappel? Thabo Mbeki, pr?sent aux assises. Dix ans plus tard, la conf?rence de Johannesburg a dress? un bilan mitig? : des avanc?es en mati?re de transparence fiscale, mais une persistance inqui?tante des pratiques d??vasion et d??rosion de la base fiscale.Pour la Directrice ex?cutive du TJNA, Mme Chenai Mukumba, l?heure est venue de transformer les discours en action : ? l?Afrique a besoin de champions capables de faire en sorte que sa richesse serve son peuple ?. Jean Mballa Mballa, Directeur Ex?cutif du CRADEC, et Pr?sident du Conseil Ex?cutif de TJNA, repr?sentant le Cameroun et les acteurs du d?veloppement endog?ne, a tenu particuli?rement ? rendre hommage aux pr?curseurs de cette initiative, en particulier ? l?Union africaine et son Panel de Haut Niveau, conduit par le Pr?sident Thabo Mbeki. ? Votre rapport, qui a jet? les bases de notre travail, vos enfants au sein et en dehors de TJNA, est un h?ritage dont nous sommes fiers. Encore une fois, nous vous en remerciement tr?s sinc?rement ? va-t-il martel?. Dix ans apr?s sa publication, nous devons nous interroger : comment avons-nous utilis? cet h?ritage ? Quels pas avons-nous franchis ? Il a par ailleurs plaid? pour un renforcement des capacit?s nationales, une coop?ration fiscale inclusive et une mobilisation accrue des ressources domestiques. Au terme des travaux, les participants outill?s entre autres pour le suivi des politiques Anti-Flux Financiers Illicites, ont appel? ? une nouvelle ?re de responsabilit? et de transparence, condition essentielle pour financer durablement le d?veloppement du continent africain. ? Alors que nous rentrons, portons avec nous cette ?nergie collective, cet engagement renouvel? et cette solidarit? panafricaine. Continuons ? travailler ensemble pour garantir que la justice fiscale et la lutte contre les FFI deviennent une r?alit? pour la transformation structurelle dans nos pays et sur l’ensemble du continent ?, a conclu Jean Mballa Mballa. Le PAC 2025 s?est ainsi impos? comme un tournant historique : celui d?une Afrique qui entend d?sormais reprendre le contr?le de ses ressources et faire de la justice fiscale un pilier de sa souverainet?. Tom.

bloc d'article

Qui va payer le prix de la torture subie?

Cet extrait est ?galement tir? de la lettre, dat?e du 29 juillet 2025, adress?e au Ministre camerounais des Finances et au Ministre D?l?gu? aux Finances. Au-del? des frais de rel?ve et de cong?s et du manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger qui me sont dus, d?office, qui va supporter toutes les humiliations subies ; toutes les souffrances endur?es ; l?in?vitable mendicit? ; les multiples maladies contract?es, comme l?hypertension dont je souffre d?sormais ; le d?sarroi et le stress qui ont paralys? mes enfants ; les d?g?ts mat?riels, ? l?exemple de ceux sur ma Mercedes, acquise ? l??tat neuf, aupr?s d?un Chef de Mission Arabe, mais, immobilis?e pour l?export et d?sormais un tas de ferrailles ; bref, tous ces investissements financiers, comme dans l?immobilier, et, surtout, ces ann?es d?excellence envol?es, pour l??criture de mes livres et la cr?ation de richesses, propres ? ma tranche d??ge, que les actions des ? Powers That Be ? qui r?gnent, sans partage, au Minist?re des Finances, me feront regretter ? jamais ? Il y a lieu de douter, davantage encore, de la moindre humanit? chez tout ce beau monde, quand on sait que, depuis d?cembre 2024, ces m?mes ? Empereurs ?, v?ritables ? Rois ? au Minist?re des Finances, ont suspendu ma pr?pension, me laissant sans le moindre sou ; quand on sait que voil? plus de 10 mois que j?aurais d? ?tre pay?, mais que je suis bloqu? ? Yaound?, alors que mes adolescents sont abandonn?s en France ! Tenez ! Mon dernier fils y aura pass? son BAC, sans moi ! Et, ma fille, sa s?ur a?n?e, s?y est faite op?rer, sans son p?re ? ses c?t?s ! Et qui compensera ? cela est-il seulement compensable — le fait que je n?aie pas pu donner une digne s?pulture ? mon fils a?n?, jusqu?alors pilote ? Camairco, tomb? et d?c?d? brutalement ? Carrefour, au Douala-Mall, le 19 septembre 2024 ? Sans le moindre sou, je n?avais pas pu intervenir, dans l?organisation des ses obs?ques, le 19 octobre 2024. Et pourtant, j?aurais voulu ce triste ?v?nement pour le week-end du 1er novembre 2024, date symbole de son anniversaire et F?te de la Toussaint, plus propice pour nos pri?res, en vue du repos de son ?me ! ? Tu veux organiser les obs?ques de ton fils ? Organise alors, on voit ?, m?avait-on lanc?, dans un d?fi inhumain et outrageant ! Mes avocats ?tudient les montants, les plus appropri?s, des dommages et int?r?ts qu?il faudra soumettre au Tribunal et pour lesquels les tortionnaires ne pourront pas, longtemps, ?chapper, ? titre personnel, ? une mise en d?bet ! Voil? donc, ? grands coups de pinceaux, toutes choses ?tant ?gales par ailleurs, l?essentiel des cons?quences du sombre tableau de mon calvaire, mat?rielles, financi?res, sanitaires et psychologiques, entre les mains de certains personnels de la Maison-Finances !  Ils sont nombreux, ceux qui se demandent comment j?ai pu tenir, toutes ces ann?es, sans flancher et sans d?clencher la guerre, ni recourir au simple S.O.S. que j?ai fini par lancer ! Et, contrairement ? ce que l?on pourrait croire, le Pr?sident de la R?publique, ses plus proches collaborateurs et les Ministres en charge des Finances, on n?arr?tera pas de le dire, n?y sont pour rien. En tout cas, pas pour grand-chose, sur ces huit longues ann?es de calvaire et de torture. Sauf, si l?on arrive ? nous d?montrer qu?il y a des contre-ordres qui furent donn?s, sans compter des codes inconnus du grand public dont je suis qui nous auraient ?chapp?s. Dr KEYE NDOGO

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut