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Afrique Centrale: pi?g?e dans le cycle des pr?sidences ? vie et h?ritiers du tr?ne

L?ouvrage? L??tat de l?Afrique 2025 ? analyse les successions dynastiques et les incertitudes du pouvoir ? Yaound?, Brazzaville et N’Djamena. L?ouvrage L??tat de l?Afrique 2025, v?ritable radiographie du continent, fait d?j? couler beaucoup d?encre et de salive. Dans sa tendance n?19, intitul?e ? Afrique centrale : successions dynastiques et pr?sidences perp?tuelles ? l??preuve des ruptures g?opolitiques ?, Maurice Simo signe une analyse aussi froide et lucide des r?gimes d?Afrique centrale, ? la veille d?une ann?e ?lectorale camerounaise sous haute tension. ? L?Afrique centrale bouge, cela est ind?niable. Mais le rythme et la direction diff?rent de ceux de l?Afrique de l?Ouest ?, ?crit-il en introduction. Quand le vent du Sahel ne souffle pas jusqu?aux for?ts L?auteur revient sur la p?riode post-coup d??tat du Niger en 2023, lorsque m?dias et experts occidentaux pr?disaient un effet domino vers l?Afrique centrale. Les pronostics parlaient de chutes imminentes ? Yaound?, Brazzaville ou N?Djamena. Mais deux ans plus tard, observe-t-il, ? les chefs d??tat que l?on disait condamn?s sont toujours en place ?. Cette r?silience n?est pas anodine. Elle r?v?le, selon Maurice Simo, ? une m?canique du pouvoir propre ? la r?gion ?, fond?e sur la gestion clanique, la long?vit? et la peur du vide. Les dynasties politiques comme plan de continuit? L?analyse de Simo s?attaque au c?ur du mod?le : la succession dynastique, qu?il d?crit comme le prolongement naturel des pr?sidences ? vie. ? ? Paris, la tentation dynastique est envisag?e comme un continuum de la pr?sidence perp?tuelle ?, ?crit-il, en allusion aux strat?gies de maintien d?influence de l?ancienne puissance coloniale. Ces projets de succession (au Congo, en Guin?e ?quatoriale ou potentiellement au Cameroun) reposent sur la ? familiarit? cong?nitale ? et la reproduction d?un appareil politico-administratif ?prouv?. Les h?ritiers, explique-t-il, sont souvent ? des profils biberonn?s et compromis dans des transactions parentales ?, destin?s ? perp?tuer le syst?me plus qu?? le r?former. Le Cameroun au centre du jeu Dans ce panorama, le Cameroun occupe une place singuli?re. Avec 43 ans de pr?sidence Biya et l??lection pr?sidentielle d?octobre 2025, le pays devient, selon Simo, le v?ritable pivot g?opolitique de la sous-r?gion. ? Toute succession non encadr?e ? Yaound? ouvrirait une p?riode d?incertitude et de d?sarroi c?t? Paris ?, avertit-il. La France, souligne l?auteur, a plus ? perdre qu?? gagner dans une alternance impr?visible. Si la Chine s?impose d?sormais comme premier partenaire commercial du Cameroun, elle reste indiff?rente aux modalit?s de d?volution du pouvoir : ? P?kin n?gociera avec celui qui sera en place ?. Pr?sidences perp?tuelles, horizons bouch?s Pour Maurice Simo, la stabilit? apparente cache une fragilit? profonde. ? La pr?sidence perp?tuelle convient ? l??lys?e, mais adouber un pouvoir ? vie a ses limites : le glas finit toujours par sonner ?. Son diagnostic, s?v?re mais mesur?, pose une question d?rangeante : le Cameroun est-il pr?t pour la rel?ve ? Et si oui, sous quelle forme ? Dynastique, ?lectorale ou? inattendue ? L?incertitude comme seule certitude En conclusion, l?auteur invite ? la prudence : ? les projets dynastiques et pr?sidences perp?tuelles seront-ils des digues solides face ? la mont?e du mouvement de rupture sah?lien ? La seule certitude, c?est l?incertitude de l?avenir ?. Avec cette contribution magistrale, Maurice Simo signe un texte d?alerte et de r?flexion. Dans une Afrique centrale o? les pouvoirs s?accrochent et les peuples s?impatientent, L??tat de l?Afrique 2025 met en lumi?re la tension entre le d?sir de continuit? des ?lites et la soif de changement des soci?t?s. Une lecture indispensable ? l?heure o? Yaound? retient son souffle. Tom.

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Un livre pour repenser l’Afrique

Un ouvrage monumental, pr?fac? par Alain Foka, qui red?finit la lecture du continent africain ? l?aube d?un nouvel ordre mondial. L?Afrique n?a jamais autant eu besoin de se penser par elle-m?me. Avec L??tat de l?Afrique 2025, l?analyste Maurice Simo Djom signe une ?uvre monumentale qui interroge, d?crit et projette le continent dans le nouvel ?chiquier mondial. R?dig? avec la contribution du journaliste Jules Domch? et pr?fac? par Alain Foka, figure embl?matique du journalisme africain, ce volume s?impose comme un manifeste intellectuel pour une Afrique lucide, souveraine et strat?gique. Un livre pour comprendre l?Afrique en mouvement Dans la lign?e des grands essais politiques et g?opolitiques, L??tat de l?Afrique 2025 explore les grands d?terminants du destin africain : g?opolitique, ?conomie, conflits intra-africains, int?gration r?gionale, culture et identit?. Selon Tony Chafer, Professeur ?m?rite ? l?Universit? de Portsmouth (Royaume-Uni) et fondateur du West African Peace and Security Network, cet ouvrage est ? l?Afrique vue par un sp?cialiste africain ?. Il le d?crit comme une source d?informations et d?analyses incontournables pour quiconque cherche ? comprendre la nouvelle Afrique en ?mergence, dans un monde d?sormais multipolaire et instable. Cette approche endog?ne, loin des r?cits ext?rieurs et condescendants, place les r?alit?s africaines au c?ur d?une r?flexion globale sur le pouvoir, la gouvernance, et les d?fis du XXIe si?cle. Une innovation intellectuelle salu?e Pour Alain Foka, cofondateur de Manssah et pr?facier de l?ouvrage, L??tat de l?Afrique 2025 marque une rupture d?cisive dans la mani?re de penser le continent : ? la dimension monumentale du projet est in?dite. Jamais on n?avait vu une approche aussi ambitieuse pour expliquer l?Afrique de fa?on m?ticuleuse et positive. Cela constitue une innovation intellectuelle qui devrait nous rendre fiers ?. De son c?t?, l?homme des m?dias Arthur Wandji salue la densit? exceptionnelle du livre : ? le rendu est un m?lange rare de profondeur historique, de rigueur chiffr?e et d?analyse fonctionnaliste. Rien n?y est laiss? au hasard ?. Le journaliste Assongmo Necdem, du quotidien Le Jour, y voit pour sa part une ?uvre ? la fois accessible et d?routante : ? la lecture cr?e un confort intellectuel tant l??criture coule de source. Mais au fil des pages, le lecteur est sans cesse bouscul? dans ses certitudes. Des passions naissent, et l?on se met ? penser l?avenir, ? la mani?re de l?auteur ?. Un appel ? la souverainet? de la pens?e africaine Plus qu?un livre, L??tat de l?Afrique 2025 est une invitation ? la conscience historique et strat?gique. Il propose une lecture claire des transformations g?opolitiques, de la mont?e des nouvelles puissances, et du r?le d?cisif que peut jouer une Afrique unie et lucide dans la red?finition du monde. Maurice Simo Djom signe ici une ?uvre de r?f?rence, appel?e ? marquer durablement le d?bat intellectuel africain et ? inspirer une nouvelle g?n?ration d?analystes et de d?cideurs d?cid?s ? penser et agir ? ? partir de l?Afrique ?. Tom.

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Dr Edouard YOGO: « le Cameroun vit un moment critique, ? la fois p?rilleux et porteur d?espoir »

Le g?ostrat?ge appelle ? un discernement politique et civique, dans un contexte o? la refondation du pacte politique est devenue l’enjeu. Apr?s la diffusion des r?sultats provisoires de l??lection du 12 octobre 2025, alors que les rumeurs annoncent une insurrection g?n?ralis?e dans le pays, quelle lecture faites-vous de la situation au Cameroun ? Apr?s la publication des r?sultats provisoires de l??lection pr?sidentielle du 12 octobre 2025, le Cameroun traverse une phase de tension politique o? s?entrem?lent incertitude, m?fiance et exasp?ration populaire. Les contestations observ?es dans plusieurs villes, amplifi?es par les r?seaux sociaux, t?moignent moins d?une insurrection structur?e que d?une crise profonde de l?gitimit? institutionnelle. Le foss? entre la parole officielle et la perception populaire ne cesse de s??largir, r?v?lant une soci?t? fatigu?e dans un syst?me ?lectoral jug? opaque et verrouill?. Le malaise actuel d?passe donc la simple question du verdict des urnes. Il traduit un d?senchantement quasi-g?n?ral vis-?-vis d?un mod?le politique qui semble r?sister ? toute ?volution. Dans un pays o? la jeunesse urbaine peine ? trouver sa place, o? les disparit?s r?gionales nourrissent des frustrations accumul?es, l??lection devient le catalyseur d?une col?re diffuse. Ce climat est d?autant plus inflammable que les restrictions d?acc?s ? l?information, les interpellations et la r?pression pr?ventive semblent alimenter un sentiment d??touffement d?mocratique. Cette situation rel?ve aujourd?hui d?un ?quilibre instable ? savoir, celui d?un ?tat fort, mais contest?, et d?une soci?t? r?siliente, mais impatiente de changement. Ce moment post-?lectoral r?v?le ?galement la mutation du rapport entre les citoyens et le politique. De plus en plus, les Camerounais, notamment les jeunes urbains, expriment leur d?sillusion non plus ? travers les urnes mais ? travers des formes de contestation symbolique, num?riques ou culturelles. Cette d?sinstitutionalisation du politique traduit la tendance vers un divorce latent entre le peuple et ses repr?sentants. Si elle n?est pas comprise et trait?e, cette fracture pourrait engendrer un repli identitaire, une violente col?re sociale ou une r?volte de grande ampleur. Autrement dit, ce qui se joue aujourd?hui n?est pas seulement une crise ?lectorale, mais une crise de confiance dans l?avenir politique du pays. Avec des foyers de tension observ?s dans certaines villes du Cameroun, peut-on s?attendre ? un renversement du pouvoir tel que v?cu dans d?autres pays africains ? Comparer la situation du Cameroun ? celle d?autres pays africains r?cemment secou?s par des transitions forc?es, du Mali au Niger, en passant par le Gabon, serait tentant mais imprudent. Les contextes diff?rent fondamentalement. Le Cameroun reste marqu? par un appareil d??tat centralis?, un maillage administratif dense, et une arm?e historiquement loyale au pouvoir civil. ? cela s?ajoute une opposition fragment?e, souvent en d?saccord sur les strat?gies et les priorit?s, ce qui limite la possibilit? d?un mouvement unifi? capable d??branler durablement le syst?me en place. Toutefois, la lassitude populaire et la mont?e d?une conscience civique, notamment chez les jeunes g?n?rations connect?es, peuvent progressivement miner les fondations de la stabilit? apparente. Le risque n?est donc pas celui d?un renversement imm?diat du pouvoir par la rue ou par la caserne, mais plut?t celui d?un lent effritement de la l?gitimit? politique, ? mesure que les institutions cessent d?incarner la volont? nationale. L?histoire africaine r?cente enseigne que les r?gimes les plus solides peuvent vaciller lorsqu?ils cessent d??couter les signaux faibles de la soci?t?. Le Cameroun, aujourd?hui, se trouve ? ce carrefour ; soit il r?invente son pacte politique, soit il s?expose ? une ?rosion de confiance dont l?issue pourrait ?tre impr?visible. ? cela s?ajoute un facteur r?gional d?terminant. Il s?agit de la contagion des imaginaires politiques. Les r?cents renversements de r?gime en Afrique de l?Ouest ont diffus? l?id?e qu?un changement par la force ou par la rue peut ?tre une alternative ? l?enlisement politique. Cette perception, m?me si elle ne se traduit pas en actes imm?diats, transforme la psychologie collective. Le risque pour le Cameroun n?est pas tant une reproduction m?canique de ces sc?narios qu?une perte progressive de la peur du syst?me. Lorsque les citoyens cessent de croire ? la r?versibilit? du pouvoir, le socle de la stabilit? devient psychologiquement vuln?rable. Le gouvernement a montr? ces derni?res semaines sa confiance en la loyaut? de l?arm?e. Doit-on craindre un sc?nario o? l?arm?e pourrait ?tre utilis?e contre la population camerounaise ? L?arm?e, bien que loyale au pouvoir, ne doit pas ?tre instrumentalis?e contre la population au risque de transformer une crise ?lectorale en crise de r?gime.  La confiance affich?e par le gouvernement dans la loyaut? de l?arm?e rel?ve d?un calcul ? la fois politique et psychologique. Elle vise ? afficher l?unit? pour d?courager toute tentation de d?sob?issance ou de dissidence interne. Cette posture de fermet?, souvent r?it?r?e dans les discours officiels, traduit une volont? de pr?venir toute contagion d?instabilit?. N?anmoins, elle soul?ve une inqui?tude qui est celle de voir la ligne de d?marcation entre maintien de l?ordre et r?pression politique devenir de plus en plus floue. L?arm?e camerounaise, bien que r?put?e disciplin?e, est un corps composite travers? par des clivages r?gionaux, g?n?rationnels et corporatistes. Elle demeure une institution nationale, respect?e pour sa contribution ? la lutte contre Boko Haram ou les crises internes, mais elle pourrait ?tre fragilis?e si elle ?tait instrumentalis?e dans un affrontement politique interne. Plus qu?un coup d??tat, c?est donc la tentation d?un ?tat s?curitaire qui repr?sente le danger principal, c?est-?-dire, celui d?un pays qui r?pond ? la contestation politique par la force plut?t que par le dialogue. Mais nous n?en sommes pas encore l? car tout d?pendra de la capacit? de cette arm?e ? face ? cette situation. De toutes fa?ons, il serait souhaitable de voir l?arm?e canaliser et organiser les revendications qu?autre chose. L?essentiel c?est de revendiquer si cela s?impose, dans les r?gles de l?art, de mani?re structur?e, respectueuse des lois et des biens publics. Historiquement, l?arm?e camerounaise a jou? un r?le d??quilibre dans les moments critiques de la vie nationale. Mais une militarisation excessive de la gestion politique pourrait fragiliser cette image et provoquer des fractures internes. Si les forces arm?es deviennent le dernier rempart d?un pouvoir contest?, elles porteront une responsabilit? qui d?passe la simple discipline hi?rarchique, celle de pr?server le contrat moral qui

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?lectricit?: l’Etat r?invente son fil avec Eneo

? partir de 2026, les entit?s publiques devront s?acquitter r?guli?rement de leurs factures, non sous la contrainte, mais sous le signe d?une responsabilit? partag?e. Dans les m?andres d?un r?seau souvent secou? par les dettes et les promesses diff?r?es, l??tat camerounais a choisi la lumi?re plut?t que le bl?me. D?s 2026, les administrations publiques seront tenues de r?gler leurs factures d??lectricit? de mani?re r?guli?re, non pas sous la pression, mais dans un esprit de responsabilit? collective. Avec le soutien de ses partenaires, le Cameroun veut b?tir un m?canisme p?renne de paiement int?gral et r?gulier des consommations publiques. Les ?tablissements d??tat verront leurs factures int?gr?es aux fichiers de salaires, les arri?r?s seront budg?tis?s, et les subventions viendront ?quilibrer les comptes. Une symphonie comptable o? chaque note vise la continuit? du courant. Au c?ur de cette r?forme, c?est une main tendue vers Eneo, gardien parfois chancelant de l??nergie nationale. Ce mouvement s?inscrit dans le Compact ?nergie national, feuille de route vers un avenir plus durable. Depuis des ann?es, les retards de paiement des administrations p?sent comme une ombre sur les comptes du concessionnaire. La tr?sorerie vacille, les investissements s?essoufflent, et l??quilibre du service public se trouve menac?. Mais Yaound? refuse de c?der ? la facilit? du reproche. Le gouvernement agit avec bienveillance, choisissant d?assainir, de stabiliser, de r?parer. La logique punitive s?efface au profit d?un pacte de confiance et de transparence. Mod?le L??tat central, lui aussi, veut montrer l?exemple. Selon nos informations, avant fin 2025, il r?glera ses dettes crois?es avec Eneo et installera des compteurs intelligents sur ses sites officiels. Un texte r?glementaire fixera le tempo des r?glements, gage de pr?visibilit? pour l?op?rateur. ? Nous ?mettons pr?s de sept milliards FCFA de factures mensuelles, mais les paiements restent souvent en de?? ?, confiait r?cemment Amine Homman Ludiye, directeur g?n?ral d?Eneo. Le Tr?sor, tel un ange gardien, a d?j? plusieurs fois pris le relais, ?vitant que la flamme ne vacille. En 2021, face aux dettes d?Alucam d?passant cinquante milliards, l??tat s?est encore substitu? ? son entreprise pour pr?server la stabilit? du r?seau. Ce geste, loin d?un simple secours financier, illustre une philosophie : celle d?un ?tat protecteur, conscient que la lumi?re est un bien commun. En rallumant la confiance et en disciplinant la d?pense, le Cameroun ?claire la voie d?un partenariat r?invent?. Entre rigueur et solidarit?, l??lectricit? retrouve son souffle. Et dans cette clart? nouvelle, l??tat et Eneo avancent ensemble vers un horizon o? l??nergie devient promesse, et la promesse, lumi?re. Ongoung Zong Bella

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Fili?re viticole: fr?n?sie chez les ?tudiants de petites bourses

L’augmentation du prix des ?ufs de poulet cr?e une anxi?t? dans les quartiers latins de Yaound? comme Ay?n? et Mvog-Mbi. C’est un regard foudroyant que lance Yves, ?tudiant ? l’Institut universitaire Siantou de Coron ? Ali, propri?taire d?un tourne-dos au 2e portail de l’universit? catholique d’Afrique Centrale (UCAC), apr?s avoir re?u son remboursement. Dans cet imbroglio une querelle ?clate entre les deux hommes. Quelques minutes avant, Yves passe la commande de 2 ?ufs spaghettis. D’habitude, il d?pense 350 FCFA avec un pain de 100, le tout revient ? 450 FCFA. Mais ce matin du 21 octobre, en donnant 1 000 FCFA, il re?oit 450 FCFA comme remboursement, au lieu de 550 FCFA comme d’habitude. ? Mon fr?re les ?ufs ont augment?. L’alv?ole qui co?tait 2 250 FCFA co?te aujourd’hui 2 700 FCFA. Je n’ai pas le choix que d’ajouter 50 FCFA par omelette ?, se justifie Ali. Cette situation ne convainc pas Yves, mais il accuse difficilement le coup, ? comment on augmente les prix sans pr?venir ? Moi pauvre ?tudiant je fais comment pour tenir ? Je suis oblig? d’aller ? pied au campus alors que je comptais prendre la moto avec les 100 FCFA. Je vais arriver en retard et je n’aurai pas une bonne place ?, se plaint-il. Son vis-?-vis voyant le nombre important de clients devant lui n’admet pas les r?criminations de Yves. Dans un sursaut d’orgueil, il lui demande de lib?rer le planch?, ? je n’invente pas les prix monsieur. Je n’ai non plus une ferme pour produire les ?ufs. Vous avez ?t? servi, il faut partir j’ai d’autres clients devant moi ?, menace Ali. Cette sc?ne frustre la jeune Jennifer, elle aussi ?tudiante dans un institut de la place. Elle annule sa commande : ? nous les pauvres ne vont plus manger. La nourriture reste maintenant une affaire des riches ?. Elle se rabat vers mama Douka une vendeuse de beignet-bouillie-haricot (BBH) ? proximit? de la caf?t?ria d’Ali, ? mon niveau c’est chez mama Douka. Les 100 FCFA que je peux d?penser peuvent m’aider ? avoir 4 beignets en plus ?, s??crie l’?tudiante. Du c?t? de Mvog-Mbi, cette hausse soudaine de 25%, soit 25 FCFA fait le bonheur des vendeuses de repas traditionnel comme l’Okok, le Eru ou encore des sauces (tomate et arachide). Le cas de mamie Okok qui voit son agenda bousculer. Depuis plus d’une semaine, elle vient ? 9h, alors que d’habitude elle arrive dans le maquis situ? ? proximit? d’un campus ? Mvog-Mbi ? 11h : ? trop de demandes de la part des ?tudiants. Mon t?l?phone sonne sans cesse, ils me harc?lent de venir avec l’Okok. Je suis oblig?e et malgr? cette pression, je fais un 100% dans les ventes. Les vendeurs d’omelette nous jalousent d?j? ?, ironise la vendeuse. Andr? Gromyko Balla

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Alliance patriotique(AP): d?claration

Objet : Condamnation des exactions, arrestations arbitraires et d?tentions abusives dans le cadre de la crise post-?lectorale en cours. L?Alliance Patriotique, membre de la Coalition politique pour le changement, a suivi avec la plus grande attention le processus ?lectoral ayant conduit au scrutin du 12 octobre. Les r?sultats provisoires donnent le candidat Issa Tchiroma largement vainqueur. Cependant, l?Alliance Patriotique exprime sa vive inqui?tude. Les tentatives de d?tournement de la volont? populaire, les arrestations de citoyens et les manipulations m?diatiques en cours sont autant de signes manifestes : le Pr?sident Paul Biya a choisi la voie de la violence pour se maintenir au pouvoir. 43 ans plus tard, ? bout de souffle, ce r?gime vacillant ne trouve plus d?autre issue que l??crasement syst?matique de toute forme de revendication. Dans ce contexte, l?Alliance Patriotique condamne avec la plus grande fermet? les arrestations arbitraires de Djeukam Tchameni, d?Anicet Ekane, des cadres du MANIDEM, ainsi que de tous les citoyens interpell?s dans le cadre de la crise post-?lectorale. L??tat de sant? pr?occupant d?Anicet Ekane rend son arrestation brutale assimilable ? un assassinat politique. L?Alliance Patriotique exige leur lib?ration imm?diate et sans condition. Elle demande ?galement la lib?ration de tous les citoyens camerounais d?tenus pour des raisons politiques. Elle exhorte les Forces de D?fense et de S?curit? ? elles-m?mes victimes du Contentieux Historique et versant chaque jour leur sang pour la nation ? ? assumer pleinement leur responsabilit? dans la protection des populations. L??re de la d?fense d?un r?gime cleptocratique et s?nile est r?volue. L?impunit? g?n?ralis?e qui gangr?ne notre pays doit cesser. L?Alliance Patriotique condamne avec vigueur les actes d?intimidation, les violences et les brutalit?s polici?res perp?tr?s contre les manifestants pacifiques dans plusieurs villes du Cameroun. Ces actes inacceptables constituent une grave atteinte aux droits humains et aux libert?s fondamentales. Les stigmates du r?gime actuel sont visibles : r?pression, corruption, mensonge, peur, d?ni de justice. Ces stigmates sont les pr?mices de sa chute, car ? tout syst?me g?n?re les stigmates de sa propre destruction ?. L?Alliance Patriotique rappelle aux autorit?s camerounaises les paroles du premier Pr?sident angolais, Ant?nio Agostinho Neto : ? Contre les millions, personne ne peut combattre. ? ? nos concitoyens, l?Alliance Patriotique lance cet appel : La v?rit? des urnes doit ?tre respect?e. La volont? du peuple doit ?tre entendue. Peuple camerounais, restons unis et d?termin?s face ? l?adversit?. Nous ne nous laisserons pas intimider. Dr Daniel YAGNYE TOMRepr?sentant Sp?cial de l?UPC en Afrique Australe et CentralePr?sident de l?Alliance Patriotique Guy Simon NGAKAMMembre du Bureau du Directoire de l?Alliance Patriotique (AP), Le 25 octobre 2025

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Le pr?sident camerounais Biya s’engage ? redoubler d’efforts pour promouvoir la paix, l’unit? et la prosp?rit?

Suite ? sa r??lection, le pr?sident camerounais Paul Biya a r?affirm? lundi son engagement ? b?tir un ? Cameroun pacifique, uni et prosp?re ?. ? Au moment o? le peuple souverain m’accorde ? nouveau sa confiance pour un nouveau mandat, mes premi?res pens?es vont ? tous ceux qui ont inutilement perdu la vie, ainsi qu’? leurs familles, ? la suite des violences post-?lectorales ?, a d?clar? M. Biya dans un communiqu? publi? sur ses r?seaux sociaux. Paul Biya a ?t? r??lu pr?sident du Cameroun pour un huiti?me mandat, recueillant 53,66 % des voix, a annonc? lundi le Conseil constitutionnel du pays. Le candidat du Front du salut national du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, a termin? deuxi?me avec 35,19 % des voix. Fran?ais Plus de 4,6 millions de Camerounais ont vot? sur plus de huit millions d’?lecteurs inscrits, portant le taux de participation ? 57,76 %, contre 53,85 % en 2018 et 65,82 % en 2011. Lors de la proclamation des r?sultats d?finitifs, le pr?sident du Conseil constitutionnel, Cl?ment Atangana, a d?clar? que l’?lection ?tait libre et ?quitable. Des manifestations ont ?clat? dans certaines parties du pays, avec des foules de jeunes en col?re d?truisant et pillant des biens. La police et l’arm?e ont ?t? d?ploy?es pour patrouiller dans les rues et les quartiers du pays afin de dissuader et d’emp?cher les gens de manifester. Biya, 92 ans, au pouvoir depuis 1982, dirige le Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais. Il est maintenant pr?t ? diriger le pays pour un nouveau mandat de sept ans. Selon la Constitution, le pr?sident nouvellement ?lu doit pr?ter serment dans les 15 jours suivant l’annonce officielle des r?sultats. La c?r?monie d’investiture se d?roulera devant le peuple camerounais, en pr?sence des membres du Parlement, du Conseil constitutionnel et de la Cour supr?me. YAOUNDE, 27 octobre (Xinhua)

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Congo : ouverture ? Brazzaville de la 44e session ordinaire du conseil des experts de l’UEAC

La 44e session ordinaire du Conseil des experts de l’Union ?conomique de l’Afrique centrale (UEAC) s’est ouverte lundi ? Brazzaville, en pr?sence des repr?sentants des six pays membres de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l’Afrique centrale (CEMAC). Cette rencontre, qui pr?c?de la session du Conseil des ministres de l’Economie, des Finances et du Plan pr?vue le 31 octobre, se tient sur le th?me « Vers la mise en ?uvre du budget-programme pour promouvoir la gouvernance communautaire ». Les travaux visent principalement ? examiner le projet de budget de la CEMAC pour l’exercice 2026, estim? ? plus de 85 milliards de francs CFA (environ 150,8 millions de dollars am?ricains), selon les experts. Le vice-pr?sident de la Commission de la CEMAC, Charles Assamba Ongodo, a indiqu? que ce budget enregistre une l?g?re hausse par rapport ? celui de 2025, arr?t? ? environ 83 milliards de francs CFA (147,2 millions de dollars am?ricains). « Cette progression s’explique par une augmentation des ressources propres de plus de 31,6 % par rapport ? 2025, accompagn?e d’une augmentation des financements ext?rieurs de plus de 10,4 % », a-t-il pr?cis?. Il a ajout? que ce projet de budget, qui sera soumis ? l’approbation du Conseil des ministres, refl?te des orientations r?alistes et tient compte des contraintes li?es ? la capacit? financi?re de la communaut?, conform?ment aux directives du pr?sident de la Commission, Baltasar Engonga Edjo’o. Lors de la 43e session ordinaire tenue en septembre dernier ? Bangui (R?publique centrafricaine), les ministres de l’UEAC avaient notamment examin? l’harmonisation de l’?valuation des d?penses fiscales, la cr?ation d’un Comit? r?gional pour la mobilisation des recettes fiscales int?rieures, ainsi que l’adoption d’un dispositif de sanctions en cas de manquements aux r?gles de surveillance multilat?rale. BRAZZAVILLE, 27 octobre (Xinhua)

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Centrafrique : 65 ex-combattants d?posent volontairement les armes dans le nord-est du pays

Soixante-cinq ex-combattants du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), un groupe arm? actif dans le nord-est de la R?publique centrafricaine (RCA), ont volontairement d?pos? les armes afin de rejoindre le processus de paix, selon plusieurs sources locales concordantes. Ces membres du FPRC, groupe politico-militaire issu de l’ex-S?l?ka et dirig? par le chef rebelle Noureddine Adam, ont remis leurs armes et munitions dans le village de Sikik?d?, situ? ? plus de 1.000 km de Bangui, la capitale centrafricaine. Les op?rations de d?sarmement se poursuivent dans la pr?fecture de la Vakaga, dans le but de d?sarmer l’ensemble des ex-combattants du FPRC, qui a longtemps ?t? l’un des principaux acteurs de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), a indiqu? Abakar Yaya, adjoint au maire de Sikik?d?. Il a ?galement encourag? d’autres groupes arm?s ? int?grer le processus de paix. Malick Yacoub, pr?sident du collectif des ressortissants de la Vakaga, a soulign? que cette op?ration a r?ussi gr?ce ? une campagne de sensibilisation pr?alable, qui a permis d’expliquer aux ex-combattants l’importance du d?sarmement volontaire et les b?n?fices du programme pour leur r?insertion au sein des communaut?s locales. Il a par ailleurs pr?cis? que cette initiative visait avant tout ? renforcer la s?curit? et ? consolider la paix dans la r?gion. BANGUI, 27 octobre (Xinhua)

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Bamenda: la ville o? la vie devient plus ch?re

L?Institut national de la statistique (INS) rapporte un taux d?inflation annuelle de 4,9 % pour la p?riode d?octobre 2024 ? septembre 2025, contre 3,8 % au niveau national. Bamenda, capitale de la r?gion du Nord-Ouest, conna?t une flamb?e des prix qui p?se lourdement sur le quotidien de ses habitants. La ville devient ainsi la capitale r?gionale la plus ch?re du Cameroun en septembre 2025. D?apr?s l?INS, ce tableau marque un v?ritable bond : en juillet 2024, Bamenda affichait un taux de seulement 2,6 %, inf?rieur ? la norme communautaire de 3 % fix?e par la Cemac. Produits alimentaires : principaux moteurs Selon l?INS, plusieurs causes expliquent cette situation ? Bamenda : Perturbations d?approvisionnement li?es ? la crise s?curitaire dans la r?gion ; co?ts de transport ?lev?s ; forte d?pendance aux produits import?s, notamment le riz et certaines huiles raffin?es ; faible offre locale, aggrav?e par la perturbation de la production agricole. L?Institut tient ses chiffres : ? L?gumes frais (tomates, gombos, poivrons, ? ndol? ? ; ? keleng keleng ?) : +12 % ; huiles et graisses locales : +9 % ; fruits : +10 % ?. Ces hausses entra?nent une compression du pouvoir d?achat. ? Un produit co?tant 10 000 F Cfa il y a un an s?ach?te d?sormais ? 10 490 F CFA ?, explique le Dr Franck Tsoungui, ?conomiste. Mais certains produits alimentaires connaissent des augmentations encore plus marqu?es. Exemple : le sac de riz de 25 kilos co?te 9 000 F CFA ? Bamenda, contre 7 800 F CFA ? Ebolowa et 8 000 F CFA ? Garoua Cons?quences pour les m?nages Pour les habitants, l?inflation se traduit par une pression accrue sur le budget quotidien. L?alimentation devient plus ch?re, et le pouvoir d?achat recule, obligeant de nombreux m?nages ? revoir leurs priorit?s de consommation. L?INS souligne que l?inflation est principalement tir?e par les produits alimentaires et boissons non alcoolis?es, repr?sentant pr?s de la moiti? des d?penses des m?nages. Au niveau national, ces produits ont augment? en moyenne de 7 % sur un an. Disparit?s r?gionales L?inflation ne frappe pas toutes les villes de la m?me mani?re. Maroua (4,4 %), Bafoussam et Buea (4,3 % chacune) enregistrent ?galement de fortes hausses, tandis que Bertoua (2,4 %) et Garoua (3,2 %) restent plus mod?r?es. Pour inverser cette tendance, experts et acteurs ?conomiques insistent sur la n?cessit? de ma?triser l?inflation et de renforcer la production locale, afin de soulager durablement les populations. Bobo Ousmanou

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