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Le Cameroun lance une campagne de vaccination contre la rougeole pour stopper la propagation de l’?pid?mie

Une campagne nationale de vaccination contre la rougeole a ?t? lanc?e mercredi dans cinq r?gions du Cameroun (Centre, Littoral, Est, Extr?me-Nord et Sud-Ouest) sur les dix que compte le pays, ?-on appris de source officielle. La campagne de vaccination qui s’ach?ve le 17 ao?t concerne les enfants de neuf mois ? neuf ans, selon le Programme ?largi de vaccination (PEV). Les enfants cibl?s re?oivent une dose du vaccin contre la rougeole dans les ?tablissements sanitaires et les lieux de regroupement tels que les march?s, les carrefours et les lieux de culte. Cette op?ration intervient apr?s la r?surgence de cette maladie et a pour mais de renforcer l’immunit? des enfants et de stopper la propagation de la rougeole en vaccinant au moins 95% des enfants cibl?s dans les cinq r?gions du pays. D’apr?s les chiffres officiels, la r?surgence de la rougeole au Cameroun a provoqu? un d?c?s en 2024. L’?pid?mie a touch? 78 districts de sant? dans huit r?gions du pays en 2024, avec pr?s de 3.000 personnes infect?es. YAOUND?, 14 ao?t (Xinhua)

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Congo : un d?fil? militaire et civil marque le 65e anniversaire de l’ind?pendance

La R?publique du Congo a comm?mor? vendredi le 65e anniversaire de son accession ? la souverainet? internationale, sous le th?me « Mobilis?s dans la paix, ensemble, poursuivons la marche vers le d?veloppement ». Les festivit?s ont ?t? marqu?es par un imposant d?fil? militaire et civil sur le boulevard Alfred Raoul, lanc? par le chef de l’Etat en pr?sence de repr?sentants des corps constitu?s nationaux et internationaux. Dans un message ? la nation prononc? la veille, le pr?sident Denis Sassou Nguesso a soulign? que cette c?l?bration intervient dans un contexte international marqu? par la recrudescence des conflits arm?s, qui menacent dangereusement la paix et complique la sortie d’une crise ?conomique persistante. « Cette situation ne peut faciliter la r?solution d’une crise ?conomique lancinante dont les r?percussions compromettent le bien-?tre des populations », a-t-il soulign?. Le pr?sident a ?galement appel? ? ? une mobilisation plus accumul?e, une vigilance sans faille et un renforcement de la capacit? de r?silience ?. BRAZZAVILLE, 15 ao?t (Xinhua)

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RDC : un mort dans le crash d’un h?licopt?re dans l’est du pays (sources locales)

Un h?licopt?re civil s’est ?cras? samedi pr?s du centre-ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), faisant un mort et un bless?, ont indiqu? des sources locales. La station m?t?orologique de Kisangani a confirm? ce bilan provisoire. Selon ces sources, l’appareil, dont l’immatriculation n’a pas encore ?t? communiqu?, a heurt? un arbre lors de sa man?uvre au sol. Des sources de l’a?roport de Kisangani ont pr?cis? que les services de secours avaient ?t? mis en alerte quelques minutes avant l’accident suite ? un message de d?tresse en vol de l’?quipage. L’h?licopt?re s’est ?cras? peu apr?s, ? proximit? du centre-ville. Les autorit?s ont d?p?ch? une ?quipe sur les lieux pour enqu?ter sur les causes de l’accident. KINSHASA, 16 ao?t (Xinhua)

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RDC : au moins neuf personnes tu?es dans une nouvelle attaque des rebelles ADF dans l’est du pays

Au moins neuf personnes ont ?t? tu?es dans la nuit de samedi ? dimanche lors d’une nouvelle attaque attribu?e aux combattants des Forces d?mocratiques alli?es (ADF) dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), ont indiqu? dimanche des sources locales contact?es par Xinhua. Selon des t?moins, l’attaque a eu lieu dans la cit? d’Oicha, dans le territoire de Beni de la province du Nord-Kivu, o? les victimes, dont huit civils et un policier, suivaient un match de football dans une salle lorsque les assaillants ont fait irruption avant d’y mettre le feu. Toutes les victimes ont p?ri calcin?es dans l’incendie. Arriv? sur les lieux, Charles Omeonga, administrateur militaire du territoire de Beni, a condamn? cette attaque, pr?cisant que des renforts militaires avaient ?t? d?ploy?s pour prolonger les assaillants qui se sont r?pliqu?s dans la for?t avoisinante. Une r?union de s?curit? est en cours sur la trag?die, selon des sources aupr?s des autorit?s locales. Depuis le mois dernier, les rebelles ADF ont multipli? leurs attaques contre des villages des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, ciblant principalement des civils. Dans la nuit de jeudi ? vendredi, des attaques similaires, toujours attribu?es aux ADF, avaient provoqu? la mort d’environ 45 personnes dans le territoire voisin de Lubero. Fond?es dans les ann?es 1990 par plusieurs mouvements d’opposition en Ouganda, les ADF restent actives dans l’est de la RDC, ce qui a donn? lieu ? des op?rations conjointes des arm?es congolaises et ougandaises pour traquer ce groupe, aujourd’hui affili? ? l’Etat islamique. GOMA (RDC), 17 ao?t (Xinhua)

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Louis Banga Ntolo toujours ??c?t頻

Reconduit le 1er ao?t 2025 ? Libreville ? la t?te de la bourse sous r?gionale pour un nouveau mandat de 4 ans, le Camerounais est appel? ? suivre la pente de la performance.? Aux commandes de la Bourse des valeurs mobili?res de l?Afrique centrale (BVMAC) depuis janvier 2022, apr?s sa nomination plus mois plus t?t, le Camerounais Louis Banga Ntolo b?n?ficie de la confiance du conseil d?administration qui a valid?, le 1er ao?t 2025, la d?cision de le maintenir ? son poste pour un deuxi?me mandat. Selon Henri-Claude Oyima, pr?sident dudit conseil, les performances r?alis?es (l?entreprise a vu son capital social progresser de 29% pour atteindre 9 milliards FCFA, tandis que la capitalisation flottante s?est ?tablie ? 66,4 milliards FCFA et l?encours des dettes ? 1 300 milliards FCFA. Sur les compartiments obligations et actions, la valeur des transactions a plus que doubl? d?une ann?e ? l?autre. Le chiffre d?affaires a enregistr? une hausse de 52,1%, atteignant 868,6 millions FCFA, alors que la dette financi?re a ?t? quasiment effac?e (?99,99 %). Pour la premi?re fois depuis quatre ans, l?entreprise a m?me d?gag? un r?sultat net positif de 8,5 millions) justifient pleinement cette reconduction.  Autres arguments ?voqu?s, l?assainissement de la gouvernance, l?am?lioration de l?efficacit? op?rationnelle, le renforcement de la notori?t? de la soci?t?, ainsi que plusieurs r?formes ayant contribu? ? l?approfondissement du march? financier r?gional. Mais la t?che reste immense. Malgr? l?unification des places boursi?res de la CEMAC, seulement cinq entreprises sont actuellement cot?es en actions pour une capitalisation de 35 milliards de FCFA. L?objectif fix? est pourtant bien plus ambitieux : 1 200 milliards. Le dirigeant compte sur l?engagement des ?tats membres pour franchir un cap. Le transfert des participations publiques vers la BVMAC, pr?vu depuis 2018, reste partiellement appliqu?. Trois ?tats n?ont toujours pas honor? leurs engagements. Louis Banga Ntolo en est conscient : ? Les principaux d?fis que la Bourse veut relever aujourd?hui, c?est que d?j? sur le plan r?glementaire, nous avons r?am?nag? nos textes qui sont mieux disant aujourd?hui, que ce soit pour la grande entreprise ou la petite entreprise, mais ?galement pour les Etats. L?autre d?fi, c?est l?inclusion financi?re, c?est l??largissement de la base investisseurs. Et dans les d?fis, dans cette inclusion financi?re, de permettre ? ce que beaucoup de citoyens de la CEMAC, y compris ceux qui n?ont pas acc?s au secteur bancaire, puissent n?anmoins devenir des investisseurs du march?. Nous avons mis sur le pipe une r?forme ? Autre priorit?, faciliter l?acc?s des PME en bourse. Aujourd?hui, des crit?res jug?s trop ?lev?s freinent leur participation. Louis Banga Ntolo plaide pour un assouplissement des r?gles afin de stimuler l?investissement productif. En parall?le de ses fonctions, ce passionn? de transmission du savoir intervient comme enseignant dans plusieurs institutions camerounaises. Port? par son exp?rience et une vision r?solument int?gratrice Louis Banga Ntolo a encore une bonne c?te ? la BVMAC. R?my Biniou

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Kouokam Narcisse: le champion en pitres est mort

Evocation d?un parcours artistique de plus d?une quarantaine d?ann?es. Connaissez-vous le ? dog whistle ? ? Cette expression anglaise, qu?on pourrait traduire par ? sifflet ? chien ?, est un sous-discours qui permet de de se faire identifier autrement. ? Saa’ Foguaing Dieunedort Pompidou ?, c?est le personnage dessin? par Kouokam Narcisse. D?abord pour le public et ensuite pour lui-m?me. ? Saa’ Foguaing Dieunedort Pompidou ? et Kouokam Narcisse, ? les deux noms sugg?rent une parent? structurelle entre un humour qui fait rire en coin et un autre qui fait pleurer sans bruit ?, tel que l?explique Pr Mathias-Eric Owona Nguini.  Et s?il n?y avait s?rement pas d?actualit? br?lante dans le monde de la culture au Cameroun et dans le monde, les dires de son fils, Franklin Kouokam, n?en finissent pas d?affirmer le contraire. ? Il ?tait 2 heures du matin quand il a rendu l’?me au CHU.  Papa a ?t? op?r?. Les complications qui ont suivi cette op?ration l?ont plong? dans le coma pendant 18 jours. Il en est mort ?. Encore vivant sur son lit d?h?pital, il y a quelques semaines, il gardait la fibre humoristique face ? l?auteur de ces lignes : ? Il manque seulement l’argent, sinon j’allais sortir les pommes Fran?ois pour rendre cette maladie malade aussi ?.  ?uvre   Malheureusement, Kouokam Narcisse est mort !  Il avait 63 ans. Si nous nous doutions que cela devait arriver, l?annonce du d?c?s de l?humoriste constitue un choc. ? Le Cameroun est en deuil, l?humour universel porte le deuil ?, se d?sole Jean-Marie Ahanda. Et lorsque cet ancien journaliste culturel du quotidien Cameroon Tribune commence ? appr?cier les vieux sketchs de Kouokam Narcisse, il se montre mainstream. Il va chercher plus loin. Il se rem?more, p?le-m?le, quelques ?uvres du disparu : ? Le match Nord-Sud ?, ? Le Mbongo Tchobi ?, ? Coup Franc ?, ? Ahmed au Paradis ?, ? la coupe est pleine ?, ? Le Discours dort ? et surtout? ? Appelez-moi honorable ? et ? Le t?l?phone circulaire ?. ? Dans ces sketchs, l’identit? du discours de Kouokam Narcisse griffe, bouscule, d?zingue les tabous, assume ses pens?es ? contre-courant, m?me les plus noires, m?me les plus tordues. On pourrait croire qu?il est n? en costume de sc?ne quelque part ? Bafoussam, avec, en bouche, des bouffonneries au go?t d?une pur?e bien beurr?e ?, commente Daniel Ndo. Ce que donne ? conna?tre ? Oncle Otsama ?, c?est que, de son vivant, Kouokam Narcisse ?tait dou? dans l?art de combiner humour, po?sie loufoque, lucidit?, tout en y ajoutant une bonne dose d’ironie, d’effronterie bien ordonn?e, d’insolence et m?me d’impudeur et des allusions ? des faits connus et reconnus. ? Sa marque distinctive c’?tait l’art des p?riphrases et comparaisons inattendues, du d?tail incongru et du d?rapage contr?l?, le glissement progressif vers un autre sujet, les phrases digressives, souvent r?dig?es de fa?on pompeuse et acad?mique et bourr?es de clich?s, d’une grandiloquence burlesque ?, explique le journaliste et critique camerounais Serge Pouth. ? En Kouokam Narcisse, il y avait un ?il fin, une m?moire aff?t?e, une culture p?trie d?humanit?, sans esbroufe, qui place l?ironie avec la pr?cision d?un horloger, et qui tente de sourire, co?te que co?te, pour permettre au public d?affronter ses petites et grandes mis?res ?, s??panche Mgr Samuel Kleda, l?archev?que m?tropolitain de Douala. Lu ailleurs? Avec ?a, Kouokam Narcisse a conserv? son audience aupr?s de segments tr?s pr?cis et h?t?rog?nes de la population camerounaise, per?ant m?me aupr?s de nouveaux milieux internationaux au fil des ans. ? Quand chaque jour les m?dias recherchent un humoriste nanti d?un tel talent, il est certain qu’il n’en existe presque pas en Afrique subsaharienne, tant les comiques d’aujourd’hui, talentueux ou pas, ne poss?dent pas la moiti? du style de Kouokam Narcisse avec sa diction parfaite, sa pr?sence sc?nique impeccable et son contact facile avec le public ?, assume Cherif Lahdiri. Approch? par le site d?informations El Shad, ce 10 ao?t 2025, un m?c?ne culturel alg?rien, poursuit : ? Kouokam Narcisse a r?ussi l’exploit de passer d?ancien ?l?ve du lyc?e polyvalent de Bonab?ri ? l’humoriste qui a rempli les plus grandes salles du monde et rassembl? des milliers de t?l?spectateurs devant leur t?l? pour assister ? ses blagues. Une explosion logique pour un homme qui a parfaitement compris que rire ?tait la fa?on la plus efficace d’amuser tout le monde ?.  C?est carr?ment sur la m?me veine qu??crit le journaliste s?n?galais Boris Ndiaye : ? Kouokam Narcisse, un monstre de sc?ne, peut-?tre le plus de fou de tous. Depuis sa r?v?lation dans les studios de radio au Cameroun, son ascension a ?t? irr?sistible. Encha?nant les spectacles, gravissant la montagne de l’humour africain et mondial, m?lant un art de la punchline cisel?e ? des r?flexions plus touchantes sur plusieurs sujets graves, il a d?ploy? l’une des plumes les plus intelligentes dans l?humour universel. Tant il a confirm? par ses textes qu’il ?tait un virtuose de l’?criture comique. Il d?montrait une extraordinaire aisance sur sc?ne, alli?e ? un sens du r?cit in?narrable, un go?t pour les situations absurdes et une grande inventivit?. Un art tr?s difficile dans lequel trop d’humoristes croient briller En effet, rares sont les humoristes dits ?populaires? ? parvenir ? maintenir un tel niveau d’exigence avec leur public. Lui en fait partie. Et pour parler de lui aujourd?hui, il faut bien se distinguer de la masse moutonni?re, qui ne rigole qu?? l?humour consensuel qu?on lui sert ? la t?l? ?. ? Celcom ? Dans une soci?t? qui valorise le para?tre ? grand spectacle, la discr?tion ?tait une forme heureuse et n?cessaire de r?sistance pour Kouokam Narcisse. Entre le plaisir baudelairien de fl?ner anonymement parmi la foule et la joie silencieuse de se regarder dans ses habits de ? charg? de communication et de relations publiques ? la Sotuc (Soci?t? de transports urbains du Cameroun, NDLR) et au Cr?dit Agricole du Cameroun ?, l?homme ?prouvait ? chaque seconde le soulagement de ne pas voir son ?go triompher. Dissimulation ? Calcul prudent ? Ou peur d??tre vu ? En tout cas, l??me discr?te de Kouokam

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Signature de la convention de financement en vue du bitumage de la route Abong- Mbang – Lomi? et le carrefour Biyebe – Bengbis

La c?r?monie de signature de la convention de financement pour le bitumage de la route Abong- Mbang- Lomi? et la route carrefour Biyebe – Bengbis a eu lieu le 12 ao?t 2025 ? l’amphi 300 du minist?re de l’?conomie de la planification et de l’am?nagement du territoire (Minepat) ? Yaound? ce mardi, a eu lieu la signature de la convention de financement en vue du bitumage de la route Abong- Mbang- Lomi? et la route carrefour Biyebe – Bengbis. Ces deux projets routiers sont co – financ?s par la Banque de D?veloppement des ?tats de l’Afrique Centrale (BDEAC) et le minist?re de l’?conomie du Cameroun. La construction de ces routes s’inscrit dans le cadre de la mise en ?uvre du Programme d’am?nagement et de D?veloppement int?gr? de la boucle mini?re du Dja et de la zone frontali?re adjacente (PADI – Dja), en droite ligne avec la strat?gie gouvernementale de transformation structurelle des territoires du Cameroun. ? Je voudrais r?affirmer notre disponibilit? ? ?uvrer au c?t? du gouvernement du Cameroun pour la mise en ?uvre de son programme de d?veloppement. Car il s’agit aussi pour nous d’accomplir nos missions et surtout d?atteindre l’ambition que nous nous sommes donn?s depuis notre arriv?e ? la t?te de l?institution ?, a d?clar? le pr?sident de la BDEAC, Dieudonn? Evou Mekou. ? La pr?sente c?r?monie s’articule autour d’une intervention de FODEC pour la bonification du pr?t qu?accorde la BDEAC ? la R?publique du Cameroun afin d’appuyer l’ex?cution du projet d?nomm? ? programme d’am?nagement du d?veloppement d’int?r?t de la boucle mini?re de la r?gion du Dja ainsi que de la zone frontali?re adjacente Padi- Dja ?, a compl?t?, le pr?sident de la commission de la CEMAC, Baltasar ENGONGA EDJO’O. Il faut par ailleurs noter que les financements mobilis?s dans le cadre de ces deux projets, permettent de faciliter l’int?gration dans la r?gion. ? Il est question de l’am?lioration de l’accessibilit? et la connectivit? entre les populations de l’Est et du Sud. Il s’agit aussi de relever l’attractivit? et l’exploitabilit? des ressources naturelles d?Abong- – Mbang- et celles disponibles dans cette partie du pays en occurrence les ressources mini?res. Est ?galement vis?, l’int?gration r?gionale et le renforcement des ?changes transfrontali?res ainsi que l’am?lioration des conditions de vie des populations locales ?, a d?clar? le Ministre de l’?conomie, de la planification et de l’am?nagement du territoire, Alamine Ousmane Mey. La projection d’avoir une chauss?e bitum?e rend les populations de ces localit?s enthousiastes. Un sentiment de satisfaction qui ne se limite pas uniquement qu?aux populations mais qui s??tend aux autorit?s publiques ?galement. ? Initialement, on ne s’attendait qu?? une route ? Bengbis, mais on nous a offert une trac?e nationale qui va de l’Est et au Sud. Nous aurons bient?t notre propre label, parce que nous avons des produits ? mettre sur le march? mais l?absence de route ?tait un gros handicap. Nous serons d?sormais connus. Nous remercions le chef de l’?tat qui a bien voulu aller au-del? de nos attentes en nous offrant une infrastructure grandeur nature ?, affirme le maire de la Commune de Bengbis. Somme toute, c?est la coop?ration sous-r?gionale qui prend une bouff?e d?oxyg?ne. Am?lie Engono, stagiaire

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S?accrocher au vide

Hier, les chefs sawas. Avant-hier, les imams. Demain, d?autres notables. La parade des ?lites camerounaises appelant ? voter Paul Biya se poursuit. On conna?t le proverbe : ? Un homme qui se noie cherche ? s?accrocher m?me ? un serpent ?. Ici, ce n?est m?me pas le serpent ? c?est le vide. Et l??lite se noiera quand m?me. On dira : ? C?est la mis?re ?. Mais comment pr?tendre faire de la politique quand l??lite, affam?e, r?duit l?action publique ? une mangeoire ? La politique devrait organiser la r?partition des ressources pour que personne n?ait faim. Ici, le serpent se mord la queue. Ce n?est pas une ?lite, c?est une confr?rie de mapartistes ? obs?d?s par ? leur part ? du g?teau national. ?a pourrait faire rire? mais c?est surtout ? pleurer.Cette campagne du RDPC ressemble ? une veill?e sans corps, ? la diff?rence que le mort ? qui n?est pas mort ? finance lui-m?me la c?r?monie? ou plut?t son syst?me. Dieu n?aurait pas fait mieux : avec Dieu, on prie sans savoir s?il va agir ; avec Biya, l?all?geance est pay?e d?avance. Ici, l?adh?sion politique n?est pas id?ologique : c?est un r?flexe de survie pour pr?server un poste, un march?, un contrat. Tout changement de r?gime est per?u comme une menace personnelle. Parler de projets de d?veloppement ? Tout le monde fait mine de ne pas comprendre? mais tout le monde comprend. Voil? le paradoxe d?une ?lite ? mis?rable ? : instruite mais soumise, connect?e au monde mais paralys?e, riche en talents individuels mais pauvre en collectif.C?est un v?ritable coming out client?liste : une mise en sc?ne forc?e de loyaut?. L??lite, souvent prudente ou ambigu?, est contrainte d?afficher publiquement son soutien ? un pouvoir vieillissant, de peur de perdre privil?ges ou protection. Un client?lisme ostentatoire contraint qui montre que, dans ce syst?me verrouill?, m?me l?h?sitation est punie. Tout cela n?est possible que parce que le r?gime tient ses ?lites en captivit? politique : obligation d?un soutien public, parfois humiliant, souvent paradoxal, pour garantir son acc?s aux ressources? ou simplement ?viter les repr?sailles. Paradoxe ultime : l?invisibilit? du chef contraste avec l?hyper-visibilit? forc?e de ses soutiens. Ce spectacle n?est pas qu?une man?uvre politique : c?est un miroir d?formant du Cameroun d?aujourd?hui. Une sc?ne o? se m?langent peur, conformisme et r?signation. Pendant que l?Afrique cherche de nouveaux mod?les, nous restons enferm?s dans ce th??tre de l?invisible.La question n?est plus pourquoi? mais jusqu?? quand. Jean Pierre Bekolo

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Le retour vers le futur de Bello Bouba

? deux mois d?un scrutin pr?sidentiel sous haute tension, le leader de l?UNDP a lanc?, lors d?une conf?rence de presse ? Yaound?, un appel frontal ? l?unit? strat?gique de l?opposition. Un paysage politique fragment? et fragilis? Face au rejet de candidatures phares et au verrouillage du jeu politique par le RDPC, Bello Bouba exhorte les forces politiques ? ne pas d?serter l?ar?ne ?lectorale, tout en rejetant toute d?rive violente. Un signal fort dans un paysage fragment? et min? par la d?fiance. Avec le rejet de nombreuses candidatures ? notamment celle de Maurice Kamto, figure centrale de l?opposition ?, l??chiquier politique camerounais se retrouve partiellement d?soss? ? quelques semaines du scrutin pr?sidentiel. Face ? un pouvoir qui contr?le l’appareil judiciaire, administratif et s?curitaire, les formations d?opposition apparaissent d?sarticul?es, divis?es et souvent d?sarm?es.Faut-il continuer ? jouer la partie selon les r?gles fix?es par le r?gime ou rompre avec ce que certains qualifient d?j? de ? simulacre ?lectoral ? ? C?est dans ce contexte que Bello Bouba Maigari, pr?sident de l?UNDP, a tenu une conf?rence de presse remarqu?e cette semaine ? Yaound?. Appelant ? ? ne pas abandonner le terrain ?lectoral au seul RDPC ?, il a plaid? pour une ? mobilisation responsable et coordonn?e ? de l?opposition, tout en rejetant toute forme de confrontation violente. Selon lui, l?heure n?est plus ? la dispersion des forces, mais ? ? un effort de concertation patriotique ? pour faire bloc face au verrouillage du syst?me. Boycotter ou rester dans l?ar?ne ? ? Par solidarit?, les autres leaders de l?opposition devraient pr?ner le boycott pur et simple du scrutin, puisque participer ? cette ?lection reviendrait ? la l?gitimer ? s?indigne Balaza, militant du MRC ? Meskine, une banlieue de Maroua. Mais l?exp?rience de 1992, 2004 ou 2018 d?montre que le boycott a rarement eu des effets structurants sur le pouvoir en place. Au contraire, il tend ? vider l?ar?ne politique d?alternatives visibles, permettant au RDPC de revendiquer une victoire sans adversit? cr?dible. ? Malgr? tout, nous devons pr?ner une pr?sence tactique, m?me symbolique, afin de maintenir la flamme de l?alternance et de mobiliser une base ?lectorale, ne serait-ce que pour poser les jalons d?un futur changement ?, commente Baba Simon, militant de l?UNDP dans la Commune de Moutourwa.En ?cho ? ces propos, Bello Bouba Maigari a insist? sur ? l?urgence d?un cadre commun ? o? les partis discuteraient d?une strat?gie partag?e, quitte ? se r?partir les r?les entre participation ?lectorale et actions de plaidoyer politique. Le pi?ge de la violence L?autre sc?nario ? redout? par les autorit?s et la majorit? de Camerounais ? est celui d?une contestation extra-institutionnelle, dans la rue. ? Si les appels ? la mobilisation sont ignor?s, des franges instrumentalis?es de la jeunesse urbaine pourraient opter pour des formes de protestation directe. Mais ce choix est risqu? dans un pays o? les libert?s publiques sont fortement encadr?es. La r?pression des manifestations post?lectorales de 2018 en est un pr?c?dent dissuasif ?, rappelle le docteur Wald? Enoc. Dans un environnement politique o? le droit semble instrumentalis?, le silence est une abdication, et l?affrontement frontal une impasse. Rester debout, structurer une parole collective, parler au peuple et non seulement aux institutions, et construire dans le temps une alternative cr?dible : telle pourrait ?tre la posture ? adopter face ? un pouvoir qui semble vouloir tout verrouiller sans tout ?craser. TOM

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Mgr Samuel Kleda : de l?ire aux larmes

Dans une lettre pastorale, l?archev?que m?tropolitain de Douala lance un cri d?alarme en direction des Camerounais de tous horizons. Il appelle ? une profonde prise de conscience collective face aux d?fis majeurs que traverse le pays. Un appel ? la paix et ? l?engagement citoyen Dans son introduction, Mgr Kleda rappelle que le choix du prochain pr?sident de la R?publique est un devoir citoyen crucial, porteur d?espoir pour b?tir une soci?t? nouvelle, harmonieuse et prosp?re. Il invite les fid?les, les autorit?s publiques et toutes les personnes de bonne volont? ? ?lever leurs voix vers Dieu pour implorer la paix, surtout en ces temps d?incertitudes. ? Choisir un Pr?sident, c?est engager l?avenir du pays ?, souligne-t-il, exhortant ? faire preuve d?amour et de service, inspir?s par l??vangile, afin de devenir de v?ritables artisans de paix. Corruption et mauvaise gouvernance : un mal profond L?archev?que d?nonce avec force la corruption end?mique qui gangr?ne l?administration publique, la justice, la police, mais aussi des secteurs comme l??ducation ou la sant?. Cette corruption contribue ? l?injustice sociale, creusant le foss? entre gouvernants et gouvern?s, accentuant la mis?re et le d?sespoir au sein de la population. Mgr Kleda fustige ? la mauvaise gouvernance ? qui sacrifie le bien commun au profit d?int?r?ts partisans ou ethniques, compromettant le d?veloppement ?conomique et social. Il appelle ? une conversion des c?urs et des mentalit?s pour restaurer l??quit? et la transparence.Sur le plan politique, la d?mocratie camerounaise est jug?e ? d?voy?e ?, marqu?e par l?absence de dialogue sinc?re entre acteurs et des pratiques ?lectorales entach?es de suspicions, de manipulations et d?in?galit?s. L?archev?que interpelle vivement la soci?t? sur la ? violence institutionnelle ? et l?intol?rance politique. Il critique ?galement le gaspillage des fonds publics li?s aux ?lections, estim?s ? plusieurs dizaines de milliards de FCFA, qui pourraient mieux ?tre investis dans des infrastructures vitales. Pauvret?, ch?mage et exode des jeunes Le message souligne la grave crise ?conomique qui frappe le Cameroun avec un taux de pauvret? approchant 38% de la population, et un ch?mage ?lev?, notamment chez les jeunes. Cette situation pousse une partie de la jeunesse vers l?exil, souvent dans des conditions p?rilleuses. Mgr Kleda d?plore l?? immigration clandestine ? qui vide le pays de ses talents, aliment?e par un contexte d?injustice sociale, d?in?galit?s et de n?potisme. Le r?seau routier est en d?labrement avanc?, isolant notamment les zones agricoles.L?acc?s ? l?eau potable et ? l??lectricit? demeure un combat quotidien pour une large frange de la population, tandis que des projets ?nerg?tiques ambitieux restent lettre morte ou d?tourn?s par la corruption. Monseigneur Kleda condamne la gestion ? n?buleuse ? des richesses p?troli?res et mini?res, qui profitent ? une minorit? au d?triment du bien commun. Il ?voque aussi les crises majeures que traverse le pays, la crise anglophone non r?solue et les attaques terroristes au Nord, sources de souffrances humaines et freins au d?veloppement. Vers un sursaut national pour b?tir un Cameroun nouveau En conclusion, l?archev?que dit craindre pour l?avenir du pays si rien ne change. Il lance un vibrant appel ? l?union, au dialogue, ? un changement profond des mentalit?s et ? l??mergence d?une ? alternance dynamique ? capable de redresser la situation. ? Le Cameroun a besoin de nouveaux hommes, de solutions concr?tes, d?un nouveau paradigme fond? sur la justice et la fraternit? ?, affirme-t-il, invitant chaque citoyen ? ?tre acteur du changement. Ce message pastoral, empreint de foi et d?esp?rance, r?sonne comme un r?veil moral ? l?heure o? la nation se pr?pare ? choisir son futur pr?sident, dans un contexte social particuli?rement tendu. TOM

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