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Une banque ? hauteur et ? dimension de cop?s

En tant qu?entreprise citoyenne, Afriland First Bank place la jeunesse au c?ur de ses priorit?s.  Le programme ? Young Graduate Program ? vise ? doter les jeunes dipl?m?s de l?exp?rience professionnelle n?cessaire pour s??panouir dans divers projets et ? contribuer ? la cr?ation d?emplois au Cameroun. Il s?agit d?une campagne de pr?-s?lection gratuite lanc?e par Afriland First Bank. Elle offre aux dipl?m?s de l?enseignement sup?rieur camerounais l?occasion de vivre leur premi?re exp?rience professionnelle au sein d?une grande institution bancaire. Destin? aux titulaires d?un Master 2 et aux ?tudiants en fin de cycle Master dans les fili?res de gestion, Young Graduate Program vise ? former et int?grer les jeunes dans divers m?tiers bancaires, ? travers un parcours de d?couverte et d?apprentissage structur?. En entretenant son profil d?entreprise citoyenne, Afriland First Bank a une pleine confiance au syst?me de formation sup?rieur et parie prioritairement sur la jeunesse qui en est issue. Tout cela a ?t? reconnu en octobre 2024 lorsque Afriland First Bank a re?u le prix de l?institution socialement responsable.  En plus de cultiver et d?encadrer sa proximit? avec les milieux universitaires dans lesquels elle a sign? des conventions de partenariat pour la mise en ?uvre des dispositifs d?inclusion financi?re, Afriland First Bank promeut aussi l?acc?s ? toute une gamme de produits et services financiers pour diverses transactions, paiements, ?pargne, cr?dit? utiles et adapt?s aux besoins de l?Universit?, de son personnel et des ?tudiants. Elle s?investit aussi dans la promotion de la recherche sur les sujets d?ordre ?conomique, sans oublier la participation aux colloques et diverses activit?s socioculturelles organis?es par les institutions universitaires du Cameroun. R.B

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B-First: le tome mod?le d?accompagnement et de soutien de l??ducation au Cameroun

Pleins feux sur un gadget qui porte l?engagement d?Afriland First Bank envers l?inclusion sociale et la formation de la jeunesse du pays. Quelqu?un avait vite compris : ? Chez Afriland First Bank, la langue joue un r?le crucial dans la constitution de l?identit? de produits. Elle entretient un r?le privil?gi? avec la culture, qu?il s?agisse de la culture savante ou de la culture courante ?. ? B-First ? permet, une fois encore, d?observer ce double fonctionnement. ? Sur le plan phon?tique, le lettre B qui peut ?tre entendue comme Bourse d?excellence, fait ?galement r?f?rence au mot ?be? qui signifie ? ?tre ? en anglais. Le mot First, mantra de la First Bank, ?voque l?id?e d?excellence, de leadership et de qu?te de la performance, valeurs fondamentales qui guident la First Bank dans toutes ses actions. Le choix du mot ? First ? ?tablit ?galement un lien direct avec l?appellation m?me de la banque, Afriland First Bank. Cette association permet de renforcer la reconnaissance du projet aupr?s du public cible et de souligner l?engagement de notre banque envers l??ducation, l?inclusion sociale et la formation de la jeunesse. L?utilisation du ?B? en lieu et place du ?be? dans ?B-First? constitue une astuce cr?ative qui permet d?int?grer subtilement le mot ?B ank? dans le nom du projet ?, explique un responsable de l?institution financi?re. D?apr?s cette derni?re, ce qui constitue le ressort ultime de l?identit? de B-First, c?est de ? devenir un v?ritable symbole de r?ussite et d?excellence dans les milieux scolaire, acad?mique, universitaire et m?me entrepreneurial ?. Objectifs C?est donc ? partir de ce corpus que la Banque a fix? les six objectifs du programme B-FIRST : ? Promouvoir la culture de l?excellence et de l??quit? aupr?s des jeunes camerounais en r?compensant les meilleurs ?l?ves et ?tudiants ; soutenir les ?tablissements en leur fournissant du mat?riel didactique, des fournitures scolaires, des bourses d??tudes et des opportunit?s de stages ; contribuer ? l?am?lioration des r?sultats scolaires au Cameroun en inculquant aux ?l?ves l?esprit First, la comp?titivit? scolaire ; participer ? la formation des ressources humaines de qualit? ; construire les talents de demain pour b?tir notre nation et participer au progr?s social ?. Actions Ce qui pr?c?de impose un arr?t sur les actions qu?Afriland First Bank entend mener dans le cadre de son programme B-FIRST. Elles se d?clinent notamment en : ? ? R?compenses aux meilleurs ?l?ves (la First Bank soutiendra les meilleurs ?l?ves des ?coles s?lectionn?es en leur offrant des r?compenses telles que des fournitures scolaires, des bourses d??tudes et du mat?riel informatique) ;  ? Dons de mat?riel scolaire (l?entreprise identifiera les ?tablissements les plus d?favoris?s pour leur fournir du mat?riel didactique essentiel, contribuant ainsi ? am?liorer les conditions d?apprentissage et ? r?duire les in?galit?s) ;  ? Programme de bourses d??tudes (First Bank mettra en place un programme de bourses d??tudes ? destination des 50 meilleurs titulaires du Baccalaur?at et du GCE A level du pays, leur permettant ainsi de poursuivre leurs ?tudes sup?rieures) ; ? Offres de stages (l?entreprise offrira des stages acad?miques et professionnels aux ?tudiants, favorisant ainsi l?insertion professionnelle et renfor?ant les liens avec les ?tablissements d?enseignement sup?rieur) ;  ? Campagnes de sensibilisation (First Bank m?nera des campagnes de sensibilisation pour promouvoir l?importance de l??ducation aupr?s des ?l?ves, des communaut?s locales et du grand public) ;  ? Partenariats scolaires (l?entreprise d?veloppera des partenariats avec les ?coles pour mettre en place des projets ?ducatifs innovants, tels que des ateliers de formation, des clubs scolaires et des conf?rences professionnelles) ;  ? Young Graduate Program (la First Bank poursuivra son programme de Young Graduate pour recruter les jeunes dipl?m?s de nos universit?s et ?coles afin de leur donner l?opportunit? d?embrasser une riche carri?re professionnelle dans ses rangs). D?roulement 1-M?thodologie pour les prix d?excellence  Selon la Banque, ? la s?lection des ?coles b?n?ficiaires du programme B-FIRST dans le secondaire s?appuie sur le fichier de l?OBC et GCE Board pour sortir les meilleurs ?tablissements. La s?lection tient compte du taux de r?ussite de l??tablissement au Baccalaur?at et ou GCE A-level de la densit? de scolarisation dans la zone ?.  Le tout sur la base de quelques crit?res :  ? Faire partie de la liste des cinquante meilleurs ?tablissements de la r?gion  ? Enregistrer un score minimal de 50% de succ?s au Baccalaur?at ou au GCE A-level ; ? Les ?tablissements primaires sont exclus de cette premi?re cuv?e ; ? 50 ?l?ves seront prim?s dans chaque ?tablissement retenu, ceci pour assurer un prix pour chaque premier de classe. Pour ce qui est du choix des ?l?ves, l?hypoth?se retenue est de primer les meilleurs ?l?ves de chaque classe pour un effectif de cinquante ?l?ves donc 50 paquets minimums par ?tablissements. 2-M?thodologie pour la bourse  Pour ce qui est de la bourse, la First Bank organisera un concours en ligne ouvert aux nouveaux ouvert aux titulaires du Baccalaur?at et du GCE A level des sessions 2024 et 2025 ayant obtenu au minimum la mention Assez Bien ou le grade 2B. Ce concours permettra de s?lectionner 50 laur?ats devant b?n?ficier de la bourse B-First. Les 50 laur?ats du concours feront partie du programme et b?n?ficieront d?une aide financi?re pour couvrir une partie de leurs frais de scolarit? dans l?universit? de leur choix.  Organisation du concours  Les ?preuves seront mises en ligne sur le site internet de la Banque. Les r?sultats de l??valuation seront transmis aux postulants par le m?me canal.  Principales ?tapes de la s?lection pour la bourse  Appel ? candidatures : Diffusion d?un appel ? candidatures aupr?s des ?coles publiques et priv?es du Cameroun et dans la presse. ?valuation des candidatures ; ?valuation par voie du test mis en ligne. Bon ? savoir : l??valuation des candidats pr?s?lectionn?s s?effectue via une plateforme num?rique h?berg?e sur le site internet d?Afriland First Bank. Les ?preuves en ligne ?valuent les candidats selon des crit?res de performance acad?mique rigoureux, garantissant la s?lection des 50 meilleurs profils nationaux. ; publication des candidats s?lectionn?s par les canaux retenus par la Banque ; envoi des correspondances d?information aux ?coles d?appartenance du talent sur l?enr?lement de leurs anciens ?l?ves comme pupilles d?Afriland first Bank ; envoi des

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Manifester n?est pas un crime

Depuis quelque temps, une formule devenue virale est syst?matiquement servie ? ceux qui choisissent de battre le pav? contre le r?gime Ouattara : ? Ils envoient les enfants des autres ? l?abattoir pendant que leurs propres enfants sont au chaud. ? Cette phrase, souvent utilis?e par des ministres ou des journalistes proches du pouvoir, vise ? discr?diter les mouvements de contestation populaire en insinuant une manipulation des masses par une ?lite hypocrite. Mais cette critique, en apparence frapp?e du bon sens, est en r?alit? fallacieuse, injuste et profond?ment malhonn?te. Elle r?v?le davantage le m?pris de certains pour les aspirations l?gitimes du peuple que leur attachement ? une v?rit? ou ? la justice. Il est donc temps de remettre les pendules ? l?heure. Une lecture s?lective de l?histoire r?cente Ceux qui se permettent de lancer cette accusation ont visiblement la m?moire courte ? ou tr?s s?lective. Car, si l?on jette un ?il sur l?histoire politique r?cente de la C?te d?Ivoire, il est ?vident que certains leaders de l?opposition ont toujours ?t? en premi?re ligne lorsqu?il s?agissait de marcher contre l?injustice ou l?arbitraire. Le pr?sident Laurent Gbagbo, qu?on l?aime ou non, a souvent ?t? vu dans la rue avec sa famille. Sa femme Simone Gbagbo, figure de la lutte syndicale et politique, ?tait constamment ? ses c?t?s dans les combats de rue. Michel Gbagbo, leur fils, a lui aussi ?t? emprisonn? pour ses engagements, preuve qu?il n?a pas ?t? tenu ? l??cart du feu. Quant ? Pascal Affi N?Guessan, il n?a jamais attendu que le peuple aille seul au front. Lors des grandes manifestations, il ?tait toujours pr?sent, au milieu des militants, assumant pleinement son r?le de leader engag?.Que dire, dans le m?me temps, du camp pr?sidentiel ? Qui, honn?tement, peut affirmer avoir vu un seul enfant d?Alassane Ouattara participer ? une marche du RDR ou du RHDP ? Aucun. Et cela n?a jamais ?t? exig? non plus. Ce n?est pas l? que le b?t blesse. Le probl?me, c?est l?utilisation constante de cet argument pour d?l?gitimer les actions populaires et semer la peur. Manifester n?est pas un service ? rendre ? un politicien. La r?alit?, c?est que les Ivoiriens ne descendent pas dans la rue parce que tel ou tel leader leur en a donn? l?ordre. Ils le font, d?abord et avant tout, parce qu?ils estiment que leur vie ne s?am?liore pas. Parce qu?ils ressentent dans leur chair les cons?quences des choix politiques d?un r?gime qu?ils jugent injuste, sourd, ou arrogant. Parce qu?ils n?ont plus d?autre levier que la rue pour se faire entendre. On ne manifeste pas pour faire plaisir ? Gbagbo, ? Affi, ? Soro ou ? Tidjane Thiam. On manifeste pour soi-m?me, pour son avenir, pour ses enfants, pour sa dignit?. C?est une d?cision intime, personnelle, politique certes, mais fond?e sur un v?cu, une souffrance, une col?re, une aspiration. Si certains estiment qu?Alassane Ouattara a fait un travail remarquable, qu?il a transform? le pays, qu?il a redonn? ? la C?te d?Ivoire son ?clat, qu?ils restent donc chez eux. Personne ne les oblige ? manifester. Mais qu?ils laissent ceux qui ont une autre lecture de la situation exercer leur droit. Car il s?agit bien d?un droit, reconnu par la Constitution ivoirienne, comme par tous les instruments internationaux auxquels notre pays a souscrit. Le vrai probl?me n?est donc pas dans la pr?sence ou l?absence des enfants des leaders politiques dans la rue. Il est dans la r?ponse disproportionn?e des autorit?s face aux manifestations. Il est dans le recours syst?matique ? la force, aux arrestations arbitraires, aux intimidations. Il est dans l?incapacit? du pouvoir actuel ? supporter la moindre contradiction sans brandir les matraques ou remplir les ge?les. Or, toute d?mocratie v?ritable suppose l?existence d?un espace de libert? pour les opinions divergentes, pour les critiques, pour la col?re populaire. Manifester, ce n?est pas attaquer la R?publique, c?est en faire vivre les principes fondamentaux. Les grands hommes d??tat ne sont pas ceux qui ?touffent les protestations, mais ceux qui savent les entendre, les canaliser et y r?pondre avec intelligence. Refuser ? un peuple le droit de manifester, c?est lui refuser la parole. Et, lorsqu?on prive un peuple de la parole, il finit toujours par prendre les armes ? ce que personne ne souhaite. La manifestation pacifique est donc une soupape d?mocratique. Emp?cher cette respiration revient ? ?touffer la nation. Ce qu?il faut vraiment dire aux Ivoiriens Plut?t que de leur r?p?ter sans cesse qu?ils sont manipul?s, infantilis?s ou utilis?s, il serait temps de faire confiance ? la maturit? politique des Ivoiriens. Ce peuple a suffisamment souffert, suffisamment appris, suffisamment perdu pour savoir ce qu?il fait. Quand un homme ou une femme d?cide de marcher, malgr? les risques, ce n?est pas par na?vet?, mais par conviction. Ce que nous devrions dire aux Ivoiriens, ce n?est pas : ? ne sortez pas, vous allez vous faire tuer ?. Ce devrait ?tre : ? sortez, mais restez pacifiques. Soyez nombreux, soyez organis?s, soyez vigilants. ? Et surtout : ?exigez que vos droits soient respect?s.? Voil? le discours qu?un gouvernement respectueux de son peuple devrait tenir. Pas celui de la peur, de la division ou du m?pris. Conclusion : la rue n?est pas une trahison En d?finitive, vouloir d?courager les manifestations en brandissant l?absence des enfants de leaders, c?est d?tourner le regard des vraies causes de la col?re sociale. Ce n?est pas une strat?gie politique, c?est une diversion. Ce que les Ivoiriens demandent, c?est d??tre entendus, pas jug?s.Marcher n?est ni un crime, ni une preuve de manipulation. C?est une d?marche citoyenne, courageuse, essentielle dans un pays o? les canaux de dialogue sont souvent verrouill?s. Tant que des injustices persisteront, tant que les libert?s seront bafou?es, tant que le pouvoir refusera de se remettre en question, les gens descendront dans la rue ? avec ou sans les enfants de leurs leaders. Et ce droit, personne n?a le droit de le leur contester. Jean-Claude DJEREKE

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Patrick Achi, la double nationalit? et la question de loyaut? nationale

Le Journal officiel de la R?publique fran?aise en date du 12 ao?t 2025 nous apprend que Patrick Achi J?r?me n?est plus Fran?ais. Cette information, en apparence anodine, suscite de profondes interrogations sur la gestion de notre vie publique et les principes qui fondent notre d?mocratie. Car cela signifie qu?Achi fut ministre des Infrastructures ?conomiques (2000-2017), puis Premier ministre de C?te d?Ivoire (10 mars 2021-16 octobre 2023), pr?sident du Conseil r?gional de la M? depuis 2013? en tant que citoyen fran?ais. La double nationalit? au sommet de l??tat : un silence coupable Peut-on diriger un pays tout en conservant un autre passeport ? Cette question, qui aurait d? susciter un d?bat national depuis longtemps, est aujourd?hui ?clips?e par le silence de ceux qui devraient en ?tre les garants : nos institutions, nos ?lus, nos gardiens de la Constitution. Comment un homme d?tenteur de deux nationalit?s peut-il ?tre autoris? ? acc?der aux plus hautes fonctions sans que cela ne trouble l?ordre r?publicain ? Cette situation, loin d??tre un cas isol?, traduit un profond dysfonctionnement de notre syst?me politique.Le cas de Patrick Achi est d?autant plus troublant que ce dernier n?a d?cid? de renoncer ? sa nationalit? fran?aise qu?? l??ge de soixante-dix ans. Pourquoi maintenant ? Pourquoi apr?s avoir pass? toute une carri?re au service de l??tat ivoirien, tout en ?tant juridiquement rattach? ? une autre nation ? Pourquoi ne pas avoir tranch? bien plus t?t entre ses appartenances ? La question m?rite d??tre pos?e. Une ambition pr?sidentielle dissimul?e ? Il est permis de s?interroger sur les raisons de cette renonciation tardive. Certains y voient une man?uvre politique en vue de pr?parer une candidature ? l??lection pr?sidentielle. Une hypoth?se plausible si l?on consid?re les pr?c?dents r?cents dans notre histoire politique. Le cas d?Alassane Ouattara, devenu pr?sident malgr? les controverses sur sa nationalit? et l?interpr?tation controvers?e de la Constitution de 2016, a ouvert la voie ? une lecture tr?s lib?rale ? pour ne pas dire laxiste ? des textes fondamentaux.Il ne s?agit pas ici de pointer du doigt la personne de Patrick Achi en particulier, mais plut?t de s?inqui?ter d?un syst?me dans lequel il est d?sormais possible d?atteindre les sommets de l??tat tout en entretenant une double loyaut? potentielle. Cette situation fragilise l?id?e m?me de souverainet? et interroge sur la protection de nos int?r?ts nationaux. Une R?publique perm?able, un ?tat infiltr? ? Pendant toutes ces ann?es o? Patrick Achi a si?g? au gouvernement, avait-il acc?s ? des secrets d??tat ? Probablement. ?tait-il dans une position de pouvoir strat?gique ? Ind?niablement. Alors, ? qui devait-il all?geance ? ? la C?te d?Ivoire ? ? la France ? Aux deux ? ? aucun ? Le simple fait que cette question puisse se poser suffit ? souligner la gravit? de la situation.Ce flou institutionnel renforce l?id?e selon laquelle notre pays serait devenu, aux yeux de certains, une simple cour de r?cr?ation, une cour du roi P?taud o? r?gne le d?sordre. Nos textes sont interpr?t?s au gr? des int?r?ts du moment, et notre souverainet? est peu ? peu vid?e de sa substance. Pendant que nous d?battons de futilit?s, des pans entiers de notre ?conomie sont entre les mains d?int?r?ts ?trangers, souvent au d?triment du d?veloppement national.L?hospitalit? est une valeur noble. Mais une nation, pour rester debout, doit faire la diff?rence entre ouverture et na?vet?. Elle ne peut accueillir ind?finiment tous les opportunistes du monde au pr?texte de l?inclusivit?. Une nation qui ne se respecte pas finit par devenir une poubelle diplomatique, ?conomique et politique. Refonder la R?publique sur des bases solides Lorsque le r?gime actuel sera balay?, il faudra revenir ? l?essentiel. Et cela passe par une r?vision profonde de notre Constitution. La Constitution de novembre 2016, fond?e sur une interpr?tation douteuse de la nationalit?, devra ?tre remise en cause. Il est temps de r?introduire la clause « ?tre de p?re et de m?re ivoiriens » pour tout pr?tendant ? la magistrature supr?me.Il ne s?agit pas de x?nophobie. Il s?agit d?un principe de pr?caution r?publicaine. Celui qui aspire ? diriger la nation doit ?tre irr?prochable sur le plan de son attachement exclusif ? la patrie. La double nationalit? ? ce niveau de responsabilit? constitue un conflit d?int?r?t permanent. De m?me, interdire l?acc?s ? la pr?sidence ? toute personne mari?e ? un citoyen ?tranger, notamment fran?ais, est un principe de coh?rence nationale. Le pouvoir supr?me ne peut se conjuguer avec la moindre ambigu?t?. Conclusion Le cas Patrick Achi, s?il est aujourd?hui un fait accompli, doit servir de le?on pour demain. Notre pays ne peut continuer ? fonctionner comme un moulin ? vent, o? chacun entre et sort selon ses int?r?ts personnels. Il est temps d?exiger plus de rigueur, plus de clart? et plus de patriotisme. Gouverner, ce n?est pas seulement g?rer des dossiers techniques. C?est incarner une vision, d?fendre une identit? et prot?ger un peuple.Les Ivoiriens m?ritent un ?tat fort, souverain et lucide. Et cela commence par des dirigeants qui n?ont qu?un seul passeport : celui de la C?te d?Ivoire.

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Les deux fautes qui pourraient co?ter cher ? Alassane Ouattara

Une candidature inattendue mais calcul?e Alassane Ouattara avait pourtant ?t? clair un jour: ? Si B?di? et Gbagbo se pr?sentent, je me pr?senterai aussi. ? Cette phrase, que beaucoup avaient per?ue comme une simple bravade, s?est r?v?l?e ?tre une annonce d?guis?e. Ouattara est bel et bien candidat ? l??lection pr?sidentielle d?octobre 2025, et cette d?cision suscite une vague d?interrogations, de col?re et de m?contentement. En d?cidant de briguer un quatri?me mandat, Ouattara semble s??tre engag? sur un terrain dangereux, aussi bien sur le plan politique que sur celui de la l?gitimit? constitutionnelle. D?j?, en 2020, sa candidature ? un troisi?me mandat avait provoqu? des violences ayant caus? au moins 83 morts. Aujourd?hui, c?est une nouvelle crise qui s?annonce, potentiellement encore plus grave. Le signal de Yopougon Le 9 ao?t 2025, la commune populaire de Yopougon a ?t? le th??tre d?un soul?vement massif ? l?appel conjoint du PPA-CI de Laurent Gbagbo et du PDCI de Tidjane Thiam. Ce jour-l?, le peuple est descendu dans la rue non seulement pour d?noncer la candidature jug?e ill?gitime d?Alassane Ouattara, mais aussi pour protester contre la radiation de quatre grandes figures de l?opposition: Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Tidjane Thiam et Charles Bl? Goud?. Ce que ce soul?vement r?v?le, c?est que les Ivoiriens se sentent d?poss?d?s de leur droit fondamental de choisir librement leurs dirigeants. Lorsque toutes les issues institutionnelles sont verrouill?es, la rue devient l?unique espace d?expression politique. Et c?est pr?cis?ment ce que Ouattara a sous-estim?: la capacit? du peuple ? reprendre la parole par la mobilisation populaire. Deux d?cisions aux cons?quences lourdes Les deux fautes majeures commises par le pr?sident Ouattara sont donc claires:*Sa d?cision de briguer un quatri?me mandat, en violation apparente de la Constitution.*L?exclusion des principaux leaders de l?opposition du processus ?lectoral.En agissant ainsi, Ouattara a non seulement renforc? l?image d?un pr?sident accroch? au pouvoir, mais il a aussi offert une unit? nouvelle ? une opposition pourtant fragment?e. Une opposition priv?e de ses figures charismatiques devient, paradoxalement, plus dangereuse, car elle se recentre autour d?un objectif commun: faire tomber le r?gime. Une lecture strat?gique diff?rente aurait pu permettre ? Ouattara de sortir par la grande porte. S?il avait choisi de ne pas se repr?senter et avait autoris? un jeu politique ouvert, il aurait pu se pr?senter en d?mocrate respectueux des institutions. Mais, en ?cartant les adversaires les plus s?rieux et en occupant seul le centre du jeu politique, il a donn? l?image d?un homme isol?, repli? sur lui-m?me et inquiet de sa propre succession. Un pi?ge tendu par Gbagbo ? Laurent Gbagbo n?a jamais ?t? un acteur politique banal. En annon?ant sa candidature en premier, il savait probablement ce qu?il faisait: provoquer Ouattara et l?amener ? faire un faux pas. En r?pondant ? l?appel de Gbagbo par une candidature controvers?e, Ouattara est tomb? dans le pi?ge. Il s?est mis en porte-?-faux avec une Constitution qui limite le nombre de mandats ? deux.Gbagbo, de son c?t?, a renforc? sa stature d?opposant cr?dible et de porte-voix du peuple. En plaidant pour la candidature de Guillaume Soro, il a aussi sem? la confusion dans les rangs du pouvoir, qui s?est vu oblig? de prendre des mesures de s?curit? accrues, redoutant une tentative de coup de force. Or, selon certains analystes, cette menace de Soro n??tait qu?une diversion. Car l?arme v?ritable de Gbagbo n?est pas un putsch militaire, mais la rue. Une rue qui, depuis plusieurs semaines, ne cesse de gronder. Le spectre des r?volutions africaines Ce n?est pas la premi?re fois en Afrique qu?un peuple se soul?ve pour dire « non » ? un pr?sident qui refuse de quitter le pouvoir. Robert Gu?? en C?te d?Ivoire en 2000, Ben Ali en Tunisie en 2011, Blaise Compaor? au Burkina Faso en 2014, Ibrahim Boubacar Ke?ta au Mali en 2020: tous ont ?t? renvers?s par la pression populaire. Ouattara pourrait-il ?tre le prochain sur la liste ? Les manifestations de plus en plus intenses montrent que la C?te d?Ivoire entre dans une phase de tension aigu?. Si la rue prend le dessus, si les manifestations parviennent ? paralyser le pays, alors le sc?nario d?un d?part contraint du pr?sident Ouattara ne serait pas ? exclure. Et, dans ce cas, Laurent Gbagbo appara?trait comme le grand strat?ge de l??chiquier politique ivoirien, celui qui aura su jouer avec finesse pour pousser son adversaire ? la faute. Conclusion Alassane Ouattara est aujourd?hui ? la crois?e des chemins. Les deux fautes qu?il a commises ? sa candidature jug?e ill?gale et l?exclusion de ses principaux opposants ? pourraient ?tre fatales ? son r?gime. Il pouvait choisir la grandeur d?un retrait honorable. Il a pr?f?r? la confrontation. Il pouvait jouer la carte de l?ouverture d?mocratique. Il a opt? pour la fermeture autoritaire. Le peuple, quant ? lui, semble d?cid? ? ne plus subir. Il reprend la parole, dans la rue, dans les quartiers, dans les m?dias. Et l?histoire r?cente du continent africain montre que, face ? une mobilisation populaire massive, m?me les r?gimes les plus solides peuvent vaciller.Le g?nie politique de Gbagbo est peut-?tre de retour. Mais c?est le temps ? et le peuple ? qui trancheront. Jean-Claude DJEREKE

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Le Cameroun proc?dera ? un recensement de la population en 2026

Le Cameroun proc?dera ? un recensement de sa population l’ann?e prochaine, a annonc? mercredi le bureau du Premier ministre dans un communiqu?. Ce recensement sera coupl? au recensement g?n?ral de l’agriculture et de l’?levage, pr?cise le communiqu?. Mardi, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a pr?sid? une r?union interminist?rielle pour d?lib?rer sur les modalit?s de l’op?ration. ? J’ai ordonn? que le calendrier des activit?s mutualis?es soit scrupuleusement respect?, avant d’aborder l’ex?cution physique de l’op?ration au premier trimestre 2026 ?, a d?clar? M. Ngute sur ses r?seaux sociaux t?t mercredi matin. Il s’agira du quatri?me recensement g?n?ral de la population que ce pays d’Afrique centrale m?nera, apr?s les recensements pr?c?dents de 1976, 1987 et 2005. Le recensement de 2005 indiquait que la population du Cameroun ?tait de 17?463?836 habitants. YAOUND?, 13 ao?t (Xinhua)

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Cameroun : onze personnes enlev?es par Boko Haram dans l’Extr?me-Nord

Onze personnes ont ?t? enlev?es mercredi matin par des hommes arm?s pr?sum?s appartenir ? Boko Haram sur la route nationale N?1 dans la r?gion de l’Extr?me-Nord du Cameroun, a rapport? jeudi matin un conseiller municipal de la commune de Waza. Il s’agit des onze passagers d’un bus assurant la liaison Kousseri-Maroua de la route nationale N?1. L’incident est survenu entre les localit?s de Zigague et Sal? peu apr?s le d?part du v?hicule, contraint la veille de passer la nuit ? Zigague en raison de restrictions de circulation apr?s 16H00. Les ravisseurs, visiblement inform?s des d?placements du bus, ont rel?ch? peu apr?s les femmes parmi les otages mais ont conserv? onze hommes, dont la localisation reste inconnue. Le chauffeur, ?pargn?, s’est vu confisquer ses documents personnels et son num?ro de t?l?phone pris par les m?mes ravisseurs, selon le conseiller municipal. Les autorit?s n’ont pas encore communiqu? officiellement sur l’incident. Ces derni?res ann?es, dans l’Extr?me-Nord du Cameroun, pr?s de la fronti?re avec le Nigeria, la situation s?curitaire est pr?caire avec des attaques et des enl?vements fr?quents perp?tr?s par Boko Haram. YAOUND?, 14 ao?t (Xinhua)

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