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Sabrina: mage ? l?art libre

Elle vient de la r?gion des Grassfields, l?Ouest du Cameroun. Elle fait danser les ?motions au rythme de ses m?lodies contenues dans son nouvel album. Auteur, compositrice et interpr?te, le 5e art coule dans ses veines. Sabrina appartient ? cette g?n?ration d?artistes africains qui r?inventent la musique, la font respirer et voyager. Inspir?e par des ic?nes comme Ang?lique Kidjo, Gr?ce Decca ou Charlotte Dipanda, elle tisse leurs influences dans une toile unique o? se m?lent voix, instruments et ?motions. C?est avec le cover d?un c?l?bre titre de Danielle Ahanda qu?elle se r?v?le, offrant une interpr?tation qui touche et captive. Sa musique devient alors un pont entre pass? et pr?sent, tradition et modernit?. Elle encha?ne avec des collaborations prestigieuses : Abele avec le roi de la rumba Koffi Olomide, Pull-over aux c?t?s du rappeur am?ricain Dsmoke, et Simplicity, hommage ? l?ic?ne africaine Prince Nico Mbarga. Trajectoire Sabrina r?ve en musique et vit en chanson. Elle explore les ?motions humaines, de l?intime ? l?universel, en gardant toujours ses racines africaines comme boussole. Sa voix, ? la fois douce et puissante, traverse les fronti?res, et son talent futuriste lui vaut une nomination R?v?lation de l?ann?e aux Trace Awards. ? son actif, trois albums majeurs : Love Agenda, souffle d?amour et de tendresse ; Unstoppable, hymne ? la libert? et ? la d?termination ; Freely, ode ? l?authenticit? et ? la sensibilit?. Sans compter une s?rie de singles qui s?duisent le public et affirment sa place dans le paysage musical africain. Son nouvel album est une caresse pour l??me, un souffle tendre o? chaque note murmure l?amour, la nostalgie, la joie et l?esp?rance. Produit par Afrobit Production, son propre label, cet opus est le reflet d?une artiste qui marche sur le fil fragile de la tradition et de la modernit?, faisant vibrer les c?urs avec la douceur d?une plume et la puissance d?un tambour. Son nouvel album est plus qu?une collection de chansons : ? Alone ; ? Agility ? ; ou encore ? Only One ? constituent un voyage intime et universel, une invitation ? ressentir, ? s??merveiller, ? se laisser porter par la musique. Entre douceur et puissance, h?ritage et innovation, Sabrina s?impose comme une voix singuli?re, pr?te ? conqu?rir le monde, un souffle ? la fois, une note ? la fois. Elle transforme l?air en ?motion, le son en souvenir, et chaque chanson en un pont vers l?infini. Mais Sabrina ne se contente pas de briller aujourd?hui. Elle travaille sans rel?che, sculptant chaque note, chaque mot, chaque souffle pour que sa musique traverse le temps. Elle ne chante pas seulement pour elle-m?me, elle chante pour une g?n?ration, pour l?Afrique, pour tous ceux qui r?vent avec elle. Plus qu?une artiste, elle est ambassadrice de la jeunesse africaine, une voix qui fait vibrer la culture, la fiert? et l?espoir. JRMA

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D?veloppement?: Bipindi qui dit merci, Bipindi qui en redemande

Le 22 septembre 2025 ?tait jour d?inauguration du projet minier de Grand Zambi dans l?arrondissement de Bipindi par le Premier Ministre, chef du Gouvernement. A l?occasion, le maire de la localit? et les populations ?taient partag?s par la gratitude et la dol?ance. Le projet minier ? Grand-Zambi va booster l’?conomie locale, l??conomie nationale et l??conomie sous- r?gionale. Qui plus que les populations de Bipindi pour dire merci au grand b?tisseur, Son Excellence Paul Biya. Le Maire de Bipindi, ?lias Bilong, n?a pas manqu? de mot pour dire la gratitude et surtout en redemander. Les b?n?fices ?conomiques annonc?s : au moins 3000 d’emplois directs ; de nombreuses et infrastructures… Les populations, conscientes des retomb?es positives, accueillent cette initiative avec enthousiasme et r?affirment leur soutien ? la politique de d?veloppement promue par le Pr?sident Paul Biya. Le bitumage du tron?on routier Grand Zambi – Bigambo et la fourniture du courant ?lectrique comptent parmi les attentes de Bipindi.  Le projet d’exploitation mini?re conduit par G-STONE du g?ant BOCOM est la mat?rialisation de la volont? du gouvernement, sous l’impulsion du Pr?sident de la R?publique, de faire du Cameroun un pays ?mergent, selon la SND30. Les populations de Bipindi comprennent que la stabilit? et la prosp?rit? de leur arrondissement d?pendent largement de l’engagement du gouvernement. Le soutien au pr?sident de la R?publique s’inscrit ?galement dans un contexte plus large de fiert? nationale et d’engagement citoyen.  D?fis Cependant, des d?fis demeurent. La mise en ?uvre effective de ce projet n?cessite un suivi rigoureux pour ?viter les d?rives potentielles susceptibles de nuire aux ressources naturelles et aux populations locales. Le gouvernement et G-STONE doivent travailler en ?troite collaboration avec les habitants pour garantir que les promesses de d?veloppement se traduisent par des actions concr?tes. Selon le maire de Bipindi, deux probl?mes majeurs minent le quotidien des populations de cette partie du pays. Le tron?on routier Grand Zambi ? Bigambo, long de 45 kilom?tres, est comme un caillou dans la chaussure. L’enclavement l?gendaire de ce tron?on est un v?ritable calvaire pour nos populations. ??Si jamais vous passiez par-l?, au niveau de Mbikiligui, je vous assure, vous ne seriez pas arriv? ici malgr? la performance des v?hicules?? a d?clar? Elias Bilong au Premier Ministre. Et d?ajouter?: ??il y a ?galement la fourniture du courant ?lectrique. Nous avions ?t? inform?s depuis des ann?es que Bipindi serait reli? au r?seau ?lectrique de Bissiang. Mais jusqu’? pr?sent, le projet est lettre morte. Monsieur le Premier Ministre, nous sommes convaincus que votre pr?sence ici est le d?but de solution de ces maux qui minent le quotidien des populations de cette arrondissement, qui malgr? tout, ne cesse pas de soutenir le chef de l’?tat Son Excellence Paul BIYA, et reste attacher ? ses id?aux de paix, de prosp?rit? et de vivre ensemble??.?Le Premier Ministre a re?u un message qu’il transmettra au chef de l’?tat, Pr?sident National du RDPC?: BIPINDI bastion imprenable du Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais, r?serve une ?crasante victoire au soir du 12 octobre 2025. C’est-?-dire un 100%. Bobo Ousmanou

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Paul BIYA : l?esth?tique au service du politique

En mobilisant les ressources du 9e art pour proposer, sur la base de faits marquants, la trajectoire du pr?sident de la R?publique ? partir d?une perspective in?dite, MANAOUDA MALACHIE vient enrichir, d?une d?marche originale, l?offre ?ditoriale consacr?e ? ? L?homme du Renouveau ?. R?sultat : une bande dessin?e qui vaut le d?tour. Les chiffres, a-t-on coutume de dire, parlent d?eux-m?mes ! Si l?on exclut les deux pages consacr?es ? ? l?avant-propos ? sign? de son auteur, ? Le Pr?sident Paul BIYA en BD. Itin?raire d?un homme d?Etat visionnaire ?, l?on d?nombre 122 planches ? travers lesquelles se donne ? voir le Pr?sident de la R?publique, sur 92 ans, dont 63 de service dans la haute administration, et 43 de magistrature supr?me. L?entreprise ?ditoriale de MANAOUDA MALACHIE s?impose ainsi par son audace, d?entr?e de jeu. Mais cette entr?e par les statistiques, pour important qu?elle soit, n?est que l?une des cl?s de l?ouvrage. La succession des bandes, l?encha?nement des bulles, le d?ploiement des r?citatifs, s?inscrivent, on s?en rend rapidement compte, dans le double registre de la restitution et de la reconstitution. Restitution des ?tapes d?un parcours singulier, et reconstitution d?une trajectoire particuli?re, qui marquent d?une empreinte notable notre histoire collective. Au gr? des dates marquantes, des lieux significatifs, des d?clarations historiques, des choix parfois corn?liens, le personnage central de cette Bande Dessin?e appara?t tel qu?en lui-m?me : un brin ?nigmatique, mais pragmatique, endurant et r?siliant, alliant fermet? et flexibilit?, ouverture au dialogue et disposition au consensus, au gr? des circonstances, des enjeux et des contraintes. Ce que l?on (re)voit, ce n?est pas seulement un cursus scolaire et acad?mique solide (de l??cole catholique de Nden ? l?Institut des Hautes Etudes d?Outre-mer, en passant par l?Institut d?Etudes Politiques de Paris). Ce que l?on (re)voit, c?est aussi les responsabilit?s exerc?es dans l?appareil d?Etat, jusqu?aux plus hautes fonctions ? la faveur de la succession constitutionnelle de novembre 1982. Ce que l?on (re)voit c?est ?galement le choix de la l?gitimation de son pouvoir par voie ?lectorale (et ce, d?s janvier 1984), les mutations impuls?es au sein du parti unique, devenu parti dominant suite ? la restauration du multipartisme, le recours aux Institutions financi?res internationales pour faire face ? la crise ?conomique, l?option du r?glement pacifique du diff?rend frontalier avec le Nigeria, ou encore celle d?une coop?ration internationale toute de prudence et de r?alisme, l??laboration et la conduite des politiques publiques dans divers domaines, entre autres rep?res. Bref, de cette Bande Dessin?e, Paul BIYA, homme d?Etat, n?est pas seulement le personnage central. L?auteur a d?cid? de le hisser au rang de h?ros. ? L?h?ro?sme du Pr?sident, affirme MANAOUDA MALACHIE, se situe au bout d?une exp?rience riche en rebondissements dont cette bande dessin?e se propose d?offrir une exp?rience narrative accessible au plus grand nombre de lecteurs : jeunes et moins jeunes, citadins et ruraux, hommes et femmes, universitaires et ?coliers, op?rateurs politiques et acteurs de la soci?t? civile trouveront dans cet ouvrage les ?motions et les nuances qu?un r?cit textuel n?aurait pas permis d??exprimer ?. (p.5) Il faut le dire avec force : la dynamique ?ditoriale de cet ouvrage est soutenue par deux choix majeurs qui en sont d?importants atouts. D?une part, celui de privil?gier les FAITS et leur (re)mise en contexte, ce qui en dit long sur le caract?re exigeant et m?ticuleux de la recherche. D?autre part, le recours ? JAIMES, dont l?ing?niosit? et la finesse, contribuent ? assurer une compr?hension claire des situations historiques mobilis?es et trait?es, dans une langue accessible, et un style vivant. De cette combinaison tout en compl?mentarit? (textes factuels et dessins inspir?s), ?merge l?image de Paul BIYA, capitaine tenant fermement, par temps de m?t?o cl?mente comme par moments de vents contraires, le gouvernail du ? bateau Cameroun ?, dont un ?minent membre de l??quipage se demandait s?il ?tait ? dans la tourmente ?, il y a quelques d?cennies. Depuis lors, beaucoup d?eau coul? sous les ponts. De nombreux ouvrages consacr?s ? celui que l?on appelle le ? sphinx ? ont ?t? publi?s : de Paul BIYA. Les secrets du pouvoir (Michel Roger EMVANA), au plus r?cent Paul BIYA ou la coh?rence d?un grand homme d?Etat (Narcisse MOUELLE KOMBI), en passant par Le Code BIYA (Fran?ois MATTEI), Au Cameroun de Paul BIYA (Fanny PIGEAUD), ou encore Les 200 plus belles citations de Paul BIYA sign?es d?un certain MANAOUDA MALACHIE? Ce-dernier est rest? fid?le ? lui-m?me, r?solu ? tracer, voire ? renforcer les lignes d?originalit? d?une production ?ditoriale, qui se veut en m?me temps un acte d?engagement et l?expression de sa loyaut? envers ? L?homme du Renouveau ?. Et de fait, Le Pr?sident Paul BIYA en BD. Itin?raire d?un homme d?Etat visionnaire, n?est ni un essai politique, ni un trait? de gouvernement, ni une biographie classique. En mettant les FAITS ? la disposition du dessinateur, ou plus exactement en stimulant sa cr?ativit? pour une Bande Dessin?e, c?est-?-dure en rejetant simultan?ment la caricature, il se distingue nettement des autres auteurs, en ce qu?il a fait le choix de s?investir dans le ? 9e art ?.Or, comme nous le rappelle Bernard LAMIZET, ? L?art est, d?abord une m?moire esth?tique du politique, qu?il inscrit dans les formes et dans les repr?sentations qui le donnent ? voir et, par cons?quent ? se rappeler. C?est par l?art que, sous la forme de ses acteurs, de ses institutions et des ?v?nements qui le scandent, le fait politique s?inscrit dans notre m?moire et dans notre culture. La repr?sentation artistique des ?v?nements politiques s?articule ? celle des m?dias en lui donnant la p?rennit? d?un ensemble de figures inscrites dans l?espace public et plac?es, de la sorte, sous les yeux des citoyens et des habitants de la cit? ?. (Le langage politique. Discours. Images. Pratiques, Paris, Ellipses, 2011, p.50) A l??vidence, les choix des FAITS effectu? par MANAOUDA MALACHIE pour conduire cette aventure ?ditoriale, ne manquera pas susciter des interrogations sur leur pertinence, leur consistance ; tel ?v?nement ayant ?t? ignor?, tel autre ayant vu sa port?e r?duite, tel autre encore ayant fait l?objet d?une emphase. L?on observera n?anmoins que toute s?lection est,

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Yaound? : le Ministre de la Sant? Publique d?dicace Paul Biya en BD, un itin?raire en images d?un homme d??tat visionnaire

? l?H?tel Hilton de Yaound?, Manaouda Malachie a pr?sent? son ouvrage in?dit : Paul Biya en BD. En retra?ant le parcours du Pr?sident de la R?publique sous forme de bande dessin?e, le livre propose une immersion originale dans l?histoire politique du Cameroun, entre grandeur, crises et modernit?. Ce 19 septembre 2025, dans une salle comble du Hilton H?tel de Yaound?, le Ministre de la Sant? publique, Manaouda Malachie, a pr?sent? son tout nouvel ouvrage d?di? au Pr?sident de la R?publique, Paul Biya. Ce livre, qui retrace les grandes lignes du parcours et de l?action de l?homme d??tat, se veut ? la fois un t?moignage personnel et une r?flexion institutionnelle sur l?impact de son leadership dans la construction du Cameroun contemporain. ? travers ses pages, Manaouda Malachie met en lumi?re l?engagement de Paul Biya en faveur de la stabilit? politique, du d?veloppement social et de la modernisation du syst?me de sant?, rappelant notamment les r?formes engag?es ces derni?res ann?es et la gestion des crises sanitaires. ? Ce livre est un devoir de reconnaissance, mais aussi un outil de m?moire collective ?, a soulign? l?auteur devant un parterre de personnalit?s politiques et des m?dias convi?es ? cette c?r?monie. Une narration politique r?invent?e Le choix de la BD n?a rien d?anodin. Comme l?a soulign? l?auteur, ? elle permet une narration immersive, cr?ative, capable de restituer le jeu des acteurs politiques, les coulisses et les moments intenses de l?Histoire ?. Plus qu?un roman graphique, c?est un r?cit qui assume ses asp?rit?s, montrant ? la fois les succ?s et les ?preuves travers?es au cours de quarante-trois ann?es de pouvoir. L?homme du Renouveau sous un autre trait Dans ce livre, Paul Biya appara?t tel qu?il a marqu? l?imaginaire collectif : un homme discret, affable, mais d?termin? ; un pr?sident qui s?est affranchi des d?pendances et des logiques de clans, pr?f?rant toujours l?int?r?t sup?rieur de la nation. L?ouvrage insiste sur son exemplarit? morale, sa sobri?t?, son refus du n?potisme et sa constance dans la modernit?. Des traits qui, selon l?auteur, expliquent la confiance durable que lui accorde le peuple camerounais. Des ?pisodes marquants grav?s en images La bande dessin?e s?attarde ?galement sur des ?pisodes cl?s : la restitution de la presqu??le de Bakassi au Cameroun, la stabilit? politique pr?serv?e malgr? les crises, mais aussi les turbulences sanglantes et les ?preuves personnelles que le chef de l??tat a travers?es. Chaque cicatrice, chaque d?fi relev? devient une case, un trait de crayon, un symbole des le?ons apprises et de la foi en l?avenir. Entre fresque et m?moire collective Loin de l?hagiographie, Paul Biya en BD se veut une fresque compl?te, qui conjugue grandeur et fragilit?, clairvoyance et difficult?s. L??uvre s?inscrit dans la tradition orale et imaginaire du Cameroun, en offrant aux jeunes g?n?rations un support accessible et vivant pour comprendre l?itin?raire d?un pr?sident qui, depuis plus de quatre d?cennies, reste la cl? de vo?te des institutions. Une invitation ? la r?flexion En concluant la c?r?monie, le Ministre a rappel? que ? cette ?uvre est une invitation ? la r?flexion sur notre histoire politique et sur l?avenir du Cameroun ?. Un pari audacieux, o? l?image et le texte se conjuguent pour graver dans la m?moire collective les s?quences marquantes du r?gne de Paul Biya. Tom.

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Le CRADEC sonne l?alarme et interpelle les candidats

? moins d?un mois du scrutin pr?sidentiel, le Centre R?gional Africain pour le D?veloppement Endog?ne et Communautaire (CRADEC) appelle les pr?tendants ? rompre avec les demi-mesures : justice fiscale, lutte contre la corruption, ?galit? de genre et inclusion des jeunes. L?ONG met sur la table un agenda audacieux pour b?tir un Cameroun plus juste et prosp?re. Le Cameroun est ? la crois?e des chemins. Plus de 40 % de la population vit encore sous le seuil de pauvret?, alors que le pays a produit plus de 27 000 milliards FCFA de richesse en 2023. Cette contradiction flagrante, nourrie par la corruption, les flux financiers illicites et une gouvernance budg?taire opaque, ne peut plus durer. Pour le CRADEC, acteur majeur de la soci?t? civile, l??lection du 12 octobre 2025 doit marquer un tournant historique. Justice fiscale : ?largir l?assiette, prot?ger les plus pauvres Moins de 20 % de la population active contribue ? l?imp?t, pendant que la TVA, injuste et uniforme, p?se surtout sur les m?nages vuln?rables. Le CRADEC propose d??largir l?assiette fiscale en int?grant le secteur informel et en digitalisant les proc?dures, tout en garantissant que la charge ne repose plus sur les plus pauvres. L?objectif affich? : augmenter les recettes fiscales de 30 % en cinq ans et r?duire la d?pendance du Cameroun ? l?aide ext?rieure. Corruption : l?article 66 enfin appliqu? ? Chaque ann?e, 500 milliards FCFA disparaissent dans les m?andres de la corruption. Le CRADEC rappelle que l?article 66 de la Constitution, qui impose la d?claration des biens aux responsables publics, n?a jamais ?t? mis en ?uvre. L?organisation plaide pour une instance de contr?le r?ellement ind?pendante et la protection des lanceurs d?alerte, ? l?image du Cap-Vert, souvent cit? comme mod?le africain de transparence. Flux financiers illicites : d?tecter et r?cup?rer l?argent vol? En 2023, 1 700 milliards FCFA ont quitt? illicitement le Cameroun ? plus que le budget annuel combin? de l??ducation et de la sant?. Pour endiguer cette h?morragie, le CRADEC r?clame un renforcement des organes de contr?le (ANIF, douanes, justice financi?re) et un registre public des b?n?ficiaires effectifs, comme au Nig?ria. Objectif : r?duire de 40 % les capitaux illicites d?ici cinq ans. Femmes et jeunes : quotas et financement d?di?s Malgr? leur poids d?mographique, les femmes repr?sentent moins de 10 % des d?put?s et moins de 15 % acc?dent au cr?dit bancaire. Le CRADEC appelle ? une loi instaurant un quota de 30 % de femmes et de jeunes dans toutes les instances ?lues et nomm?es, ainsi qu?? la mise en place d?un fonds national de soutien aux projets port?s par ces cat?gories. L?exemple du S?n?gal, qui a atteint 43 % de femmes d?put?es apr?s sa loi sur la parit?, est cit? comme mod?le inspirant. Tom

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Jean Mballa Mballa: ? L??lection pr?sidentielle de 2025 doit marquer la fin de l?impunit? et de la corruption ?

L?interview du Directeur ex?cutif du Cradec dans le cadre d?un plaidoyer adress? au candidat ? la pr?sidentielle Monsieur le Directeur Ex?cutif, pourquoi avoir lanc? cet appel citoyen ? la veille de l??lection pr?sidentielle d?octobre 2025 ? Directeur Ex?cutif du CRADEC : Parce que le Cameroun est ? un tournant historique. Plus de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvret? alors que notre pays produit des richesses consid?rables. Cette contradiction s?explique par la corruption, l??vasion fiscale et une gouvernance opaque. Nous voulons rappeler aux candidats que leur cr?dibilit? d?pendra de leur capacit? ? b?tir un Cameroun juste, transparent et inclusif. Qu?entendez-vous exactement par justice fiscale et mobilisation des ressources pour le Cameroun ? Directeur Ex?cutif du CRADEC : La justice fiscale, c?est avant tout un imp?t ?quitable. Elle se d?finit sur la base de la Constitution qui stipule que chaque citoyen doit contribuer aux charges publiques de l?Etat, en fonction de ses capacit?s contributives. Aujourd?hui, moins de 20 % de la population active paie l?imp?t, et la TVA de 19,25 %, qui est un imp?t sur la consommation, frappe surtout les m?nages pauvres. Nous proposons un r?gime simplifi? pour les petits commer?ants, artisans et prestataires du secteur informel, accompagn? de m?canismes de protection sociale, pour une plus grande mobilisation des recettes. Nous voulons aussi la transparence totale dans les revenus p?troliers et miniers, afin que ces richesses profitent r?ellement aux Camerounais. Vous ?voquez la lutte contre la corruption. Que manque-t-il aux mesures d?j? existantes ? Directeur Ex?cutif du CRADEC : Le probl?me, c?est que l?existant est largement inefficace. L?article 66 sur la d?claration des biens n?est pas appliqu?, et nos institutions ind?pendantes manquent de moyens et de pouvoirs. Nous proposons fortement la nomination de la commission de d?claration des biens et avoirs pour l?application de la Loi 003/2006 du 25 avril 2006, relative ? la d?claration des biens et avoirs ; , de cr?er une instance ind?pendante avec pouvoir de sanction, et de prot?ger les lanceurs d?alerte et les journalistes d?investigation. Ce sont des mesures concr?tes pour que la lutte contre la corruption ne reste pas symbolique. Les flux financiers illicites repr?sentent pr?s de 1 700 milliards FCFA chaque ann?e. Comment le CRADEC compte-t-il y faire face? Directeur Ex?cutif du CRADEC : C?est un d?fi colossal. Il faut renforcer les capacit?s de l?ANIF, des douanes et de la justice financi?re, durcir la l?gislation anti-blanchiment, et surtout mettre en place un registre public des b?n?ficiaires effectifs. Mais sans coop?ration internationale, ces mesures restent partielles. Nous voulons que le Cameroun s?aligne sur les meilleures pratiques mondiales pour prot?ger ses richesses. La bonne compr?hension et la conformit? du gouvernement aux Recommandations du GAFI et ? la Normes ITIE sont imp?ratives ? cet effet. Sur l??galit? de genre et l?inclusion des jeunes, quels leviers concrets proposez-vous ? Directeur Ex?cutif du CRADEC : Nous plaidons pour une fiscalit? sensible au genre et inclusive aux jeunes. Nous demandons une parit? minimale de 30 % pour les femmes et les jeunes dans les instances ?lues et nomm?es, et la budg?tisation sensible au genre. Nous voulons ?galement un fonds national pour soutenir les projets d?entrepreneuriat f?minin et jeune. L?objectif est de transformer ces propositions en r?alit?, et pas seulement en d?clarations d?intention. En r?sum?, quel message adressez-vous aux candidats ? la pr?sidentielle ? Directeur Ex?cutif du CRADEC : Nous leur disons : vos promesses ne seront cr?dibles que si elles traduisent ces r?formes en actes. Justice fiscale, lutte contre la corruption, contr?le des flux financiers, ?galit? et inclusion : ce sont les piliers pour b?tir un Cameroun plus juste et prosp?re. Les citoyens attendent de la clart?, de la transparence et des mesures concr?tes. Tom.

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Lutte contre le terrorisme: Yaound? et Washington l?vent l??p?e

Pour le Cameroun, qui mobilise quotidiennement ses forces de d?fense dans l?Extr?me-Nord, le renforcement de la coop?ration avec AFRICOM repr?sente ? la fois un appui militaire concret et un signal diplomatique fort. Vendredi 19 septembre 2025, Paul Biya, le pr?sident de la R?publique du Cameroun, a accord? une audience au g?n?ral Dagvin Anderson, commandant de l?US Africa Command (AFRICOM). La rencontre, qui s?est tenue au Palais de l?Unit?, a port? sur le renforcement de la coop?ration militaire entre le Cameroun et les ?tats-Unis, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Selon une communication officielle de la pr?sidence camerounaise, les ?changes ont port? principalement sur la situation s?curitaire dans le bassin du Lac Tchad, une r?gion confront?e aux attaques r?p?t?es de Boko Haram et d?autres groupes arm?s. Le chef de l??tat et son h?te ont ?galement examin? les moyens de consolider la r?ponse militaire et de renforcer les m?canismes de coop?ration existants. Priorit?s ? l?issue de l?audience, aucune pr?cision chiffr?e n?a ?t? communiqu?e. Toutefois, il est apparu que les discussions ont port? sur la modernisation des capacit?s op?rationnelles, l?am?lioration du partage de renseignements et le renforcement de la coop?ration bilat?rale en mati?re de s?curit? r?gionale. En recevant le commandant d?AFRICOM, le pr?sident Paul Biya a r?affirm? l?engagement du Cameroun ? poursuivre son action d?termin?e contre le terrorisme et ? maintenir la stabilit? dans le bassin du Lac Tchad. Pour leur part, les ?tats-Unis ont exprim? leur disponibilit? ? soutenir les efforts du Cameroun et de ses partenaires r?gionaux dans la recherche d?une paix durable. La visite du g?n?ral Dagvin Anderson traduit la volont? des deux parties de consolider cette collaboration dans un contexte marqu? par des menaces persistantes. Elle s?inscrit dans le prolongement de la diplomatie s?curitaire mise en ?uvre par le Cameroun, qui joue un r?le central dans la coordination des initiatives r?gionales de lutte contre l?ins?curit?. Elle t?moigne aussi du caract?re prioritaire que les deux pays accordent ? la stabilit? de l?Afrique centrale et ? la protection des populations face aux menaces transfrontali?res. Le Cameroun figure depuis plusieurs ann?es parmi les partenaires strat?giques des ?tats-Unis en Afrique centrale dans la lutte contre le terrorisme et l?extr?misme violent. ? ce titre, le pays b?n?ficie d?un appui multiforme d?AFRICOM, allant de la formation sp?cialis?e des unit?s de d?fense ? l?appui logistique et technique. Jean Ren? Meva’a Amougou

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D?veloppement industriel au Cameroun: Afriland First au c?ur d?un projet m?tallurgique

En soutenant ProAlu, la banque affirme son soutien pour les initiatives structurantes du pays. A Douala, le 12 septembre dernier, l?industrie m?tallurgique camerounaise franchit un cap historique. Faits du jour : la pose de la premi?re pierre de l?usine ProAlu et la signature de la convention de financement, un ?v?nement qui place Afriland First Bank au c?ur du d?veloppement industriel national. Aux c?t?s d?autres partenaires financiers, Afriland First Bank s?affirme comme le pilier du projet port? par le Groupe de El Jammal Hayssam. La c?r?monie, pr?sid?e par le Premier Ministre repr?sentant personnel du Chef de l??tat, a rassembl? le promoteur, les institutions financi?res et de nombreuses personnalit?s du monde politico-?conomique. La d?l?gation d?Afriland First Bank, conduite par Ferry Nzonteu, directeur r?seau Littoral ? Centre, a symbolis? l?engagement concret de la banque pour soutenir les projets structurants du pays. Depuis ses d?buts, ProAlu b?n?ficie de l?accompagnement strat?gique de la banque. Ce partenariat, d?sormais renforc?, traduit la vision d?Afriland First : investir dans des initiatives ? fort impact ?conomique et social pour stimuler l?industrie, cr?er des emplois qualifi?s et renforcer l?autonomie productive du Cameroun. Pour Afriland First, ce soutien va bien au-del? du financement. C?est un acte de patriotisme ?conomique, une strat?gie visant ? dynamiser l??conomie, promouvoir la comp?titivit? et g?n?rer un progr?s social inclusif. ? Nous croyons en la puissance des projets qui transforment le tissu industriel national et cr?ent de la valeur durable pour nos communaut?s ?, souligne Ferry Nzonteu. Avec ProAlu, Afriland First Bank confirme sa position de leader du financement des projets structurants, consolidant son r?le d?acteur incontournable dans la transformation ?conomique du Cameroun. Entre vision strat?gique et impact concret, la banque d?montre que soutenir l?industrie nationale n?est pas seulement un choix financier, mais un engagement pour l?avenir du pays. JRMA

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Universit?s d?Etat: ? Les invisibles ? des campus l?vent la voix

Entre frustrations accumul?es et blessures silencieuses, des personnels d?appui des institutions publiques d?enseignement sup?rieur expriment leur ras-le-bol. Sans eux, amphith??tres, laboratoires et administrations sombreraient dans le chaos. L?excellence acad?mique, pr?viennent-ils, resterait un mirage inaccessible. Ce sont eux, dans l?ombre, qui tissent le quotidien de l?universit?, veillant ? ce que la machine ?ducative ne s?arr?te jamais. ??Sans le personnel d?appui, le travail des enseignants est nul et de nul effet. Ils sont les architectes de l?universit?. Avec endurance, pers?v?rance et comp?tence, ils travaillent dans l?ombre ?, lan?ait pompeusement le ministre d?Etat, ministre de l?Enseignement sup?rieur (Minesup) en mai 2011.  Pourtant, plus de dix ans plus tard, pr?s de 3 000 personnels d?appui ? travers le pays attendent encore la pleine application du d?cret du 18 mai 2011, le texte qui leur garantit primes d?enseignement et de recherche, primes de technicit? et de non-logement.  Col?re Le 17 septembre dernier, ? Douala, la parole longtemps contenue des agents d?entretien, techniciens, secr?taires ou laborantins s?est lib?r?e. Dans une salle o? l??motion flottait comme un souffle, leur message a fait frissonner : ??Nous ne sommes pas des gr?vistes, mais des serviteurs de l??tat oubli?s??. Le ton reste respectueux mais ferme. ??Nous croyons au dialogue, mais la patience a des limites??, avertissent-ils. Leurs revendications sont nettes et pr?cises : le paiement des rappels li?s ? la revalorisation du SMIG de 2014, partiellement appliqu?e en 2021 ; l?application imm?diate de la grille salariale valid?e en 2023 ; la mise en place d?un v?ritable profil de carri?re. Et pour prot?ger leur espace de comp?tence jusque-l? reconnu, ces travailleurs regroup?s au sein du SYNAPAUC (Syndicat national des personnels d?appui des universit?s du Cameroun) exigent le retrait des professeurs des lyc?es affect?s ? des postes r?serv?s au personnel d?appui.  Le timing n?est pas anodin. ? quelques semaines de la rentr?e universitaire 2025-2026, le collectif rappelle l?impact de la d?motivation sur le service public : ??Un travailleur mal pay? est un travailleur d?motiv???. Derri?re ces mots, c?est la stabilit? de l?enseignement sup?rieur camerounais qui se joue, mais aussi la dignit? de milliers de familles. Entre l?ombre et la lumi?re, ces invisibles r?clament justice, non seulement pour eux, mais pour l?avenir m?me de l?universit? camerounaise. Au Cameroun, on compte pr?s de 3000 personnels d?appui dans les universit?s camerounaises, selon les syndicalistes. Certains attendent ces textes depuis 1993, date ? laquelle ont d?but? les n?gociations sur leur statut particulier. JRMA

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Ma?trise des outils financiers: la BEAC lance son institut de formation

Mis en ?uvre ? partir de Yaound?, le projet vise ? combler le d?ficit de ressources humaines qualifi?es et ? doter l?Afrique centrale d?un outil moderne de transmission des savoirs. ? l?heure o? l?int?gration r?gionale en Afrique centrale reste un chantier sem? d?emb?ches, la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (BEAC) vient de franchir un pas symbolique et strat?gique. L?institution mon?taire a annonc? la cr?ation d?un Institut de formation et de perfectionnement, destin? ? renforcer les comp?tences des cadres financiers, bancaires et ?conomiques de la sous-r?gion CEMAC. Selon le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, cette initiative ? r?pond ? une double exigence : former une nouvelle g?n?ration de sp?cialistes capables d?accompagner les r?formes ?conomiques, et hisser la sous-r?gion au niveau des standards internationaux en mati?re de finance et de r?gulation ?. L?institut devrait ouvrir ses portes d?s l?an prochain, avec un si?ge ? Yaound? et des antennes pr?vues ? Douala et Libreville, c?ur des places financi?res de la CEMAC. Corpus Le programme de formation sera structur? autour de trois volets principaux : la politique mon?taire et la r?gulation bancaire, la gestion des march?s financiers r?gionaux, et l?analyse macro?conomique appliqu?e. Des modules sp?cialis?s en statistiques, cybers?curit? bancaire et innovation num?rique sont ?galement annonc?s. ? Nous devons pr?parer nos pays ? affronter la digitalisation de la finance, les risques li?s aux cryptomonnaies ou encore la n?cessit? de mobiliser l??pargne locale ?, pr?cise un cadre de la BEAC associ? au projet. Au-del? des techniciens de la Banque centrale, l?institut sera ouvert aux cadres des minist?res des finances, aux responsables d?institutions de microfinance et aux jeunes dipl?m?s d?sireux de se sp?cialiser. Une ouverture qui traduit une ambition plus large : transformer le d?ficit chronique de comp?tences en un vivier r?gional. Regards Les partenaires internationaux ne cachent pas leur int?r?t. La Banque mondiale et le FMI, d?j? impliqu?s dans plusieurs programmes de renforcement des capacit?s, ont salu? l?initiative, tout comme l??cole nationale d?administration (ENA) de Paris et l?Institut de la Banque de France, pressentis pour des collaborations. Pour certains observateurs, ce projet constitue aussi un outil politique. ? La BEAC cherche ? consolider son r?le de moteur de l?int?gration, dans un contexte o? la libre circulation des personnes et des capitaux peine ? se concr?tiser ?, analyse un ?conomiste camerounais. L?institut appara?t ainsi comme un geste de diplomatie r?gionale, capable de rapprocher des ?tats souvent rivaux autour d?un int?r?t commun : la formation des ?lites. Reste la question de la p?rennit?. Les pr?c?dentes tentatives de cr?er des centres de formation r?gionaux ont souvent but? sur le manque de financement et de coordination. La BEAC assure avoir pr?vu un budget pluriannuel, aliment? par une fraction de ses exc?dents et par des partenariats ext?rieurs. Si cette promesse est tenue, l?Afrique centrale pourrait enfin disposer d?un outil capable de transformer ses ambitions de d?veloppement en comp?tences tangibles. Dans une sous-r?gion marqu?e par les paradoxes ? richesse en ressources naturelles mais pauvret? structurelle, march?s fragment?s mais aspirations ? l?unit? ? la cr?ation de cet institut r?sonne comme un signal fort : celui d?un futur qui se construit par la connaissance et la ma?trise des outils financiers. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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