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Ebolowa: Paul Biya dans son Sud natal

Dans la capitale r?gionale du Sud, la campagne ?lectorale 2025 d?passe le simple affrontement politique. Elle se d?ploie comme un th??tre vivant, o? Paul Biya, est omnipr?sent et glorifi? comme un monument in?branlable, tandis que l?opposition avance avec prudence, humour et cr?ativit? pour se faire entendre. D?s l?entr?e nord d?Ebolowa, la ville s?ouvre sous un ciel doux, caress? par le soleil matinal. Comme des drapeaux immobiles dans un ballet silencieux, les affiches de Paul Biya s??tirent sur plusieurs m?tres ? un carrefour. Chaque couleur, chaque slogan semble anim? par une respiration propre, un souffle qui traverse la ville et qui accompagne le pas des habitants. Au march? central, le brouhaha des clients se m?le ? l?odeur du caf? br?lant et des ?pices fra?ches. Mme Akono, commer?ante de 42 ans, dispose ses tissus color?s et regarde les passants : ? Chaque matin, je vois ces affiches et je me sens prot?g?e. La stabilit?, c?est ce que nous voulons pour nos enfants, pour nos familles. ? ? quelques m?tres, M. Nguema, propri?taire d?une petite boutique de textiles, hoche la t?te en souriant : ? Mais nous voulons surtout continuer ? vivre, ? travailler, ? voir nos affaires prosp?rer. Peu importe le nom sur l?affiche, l?essentiel est que la ville respire. ? L?omnipr?sence du pr?sident d?passe le cadre d?une simple campagne. Chaque poster devient c?l?bration, chaque slogan une ode ? la long?vit? et ? la sagesse. Martine Mfou?ou Mengue, vendeuse de beignets ? Nko?ovos, s?exclame avec ferveur : ? Paul Biya, c?est notre guide. Sans lui, que serait le Sud ? ? ? ses c?t?s, un jeune ?tudiant en ?conomie, lunettes l?g?rement de travers et sourire espi?gle, compl?te : ? Il est comme le soleil : on sait qu?il va se lever chaque matin et r?chauffer nos vies. ? M?me sous la chaleur accablante de midi, il ajoute en riant : ? Au moins, il est l? ! ? Dans les caf?s et les march?s, la conversation oscille entre admiration et nostalgie, entre respect et ironie. ? Ici, il est un roi ?, confie un retrait?, yeux riv?s sur une affiche gigantesque pr?s de la mairie. ? Dans le Sud, on le v?n?re presque comme un arbre centenaire. ? Une commer?ante de jus de gingembre rench?rit, mi-s?rieuse, mi-fac?tieuse : ? Et quand il tombera, il faudra des parapluies : la pluie de posters ne s?arr?tera pas ! ? Les enfants, eux, trouvent dans cette omnipr?sence un amusement innocent : ? Pourquoi on voit toujours le m?me monsieur partout ? ? demande une fillette, tandis que son camarade propose : ? Peut-?tre qu?il veut ?tre notre professeur pour toujours ! ? Rires spontan?s, complicit? joyeuse, et la ville enti?re devient sc?ne d?une com?die politique douce et vibrante. Face ? cette d?ferlante, l?opposition avance avec prudence, transformant la discr?tion en force. Les partisans de Cabral Libii et des autres candidats observent et dialoguent dans l?ombre, avec humour et ?nergie. Dans une ruelle ?troite du quartier nord, un militant murmure : ? Ici, on est comme des cam?l?ons. On observe, on ?coute? mais on ne fait pas de vagues. ? Pourtant, derri?re ces sourires calcul?s, bouillonne une ?nergie nouvelle. Les jeunes brandissent des pancartes miniatures et ?changent messages et vid?os sur les r?seaux sociaux, tandis que les a?n?s, assis sous les manguiers, discutent de renouveau, de perspectives et de d?mocratie. ? On ne peut pas ignorer l?histoire, mais on peut r?ver d?un futur diff?rent ?, confie un enseignant retrait?, ajustant ses lunettes, le regard mi-s?rieux, mi-espi?gle. Le contraste entre la gloire de Biya et la discr?tion de l?opposition est saisissant. Dans les march?s, les conversations oscillent entre admiration et frustration. ? Quand je vois Biya partout, je me dis qu?il est comme un vieux ch?ne : imposant, inamovible. Mais un jour, m?me le ch?ne tombe? ?, confie un commer?ant au sourire mi-figue, mi-raisin. Une vendeuse de l?gumes ajoute, avec un rire retenu : ? Et quand il tombe, attention aux branches ! ? Dans un caf?, un jeune journaliste ?tudiant analyse : ? Les gens adorent, ils critiquent, mais chacun cherche sa v?rit?. La politique ici est un spectacle o? tout le monde joue son r?le. ? Les places publiques deviennent sc?nes de th??tre improvis?es. Dans un village p?riph?rique, les militants du RDPC chantent, dansent et scandent des slogans, transformant la route en carnaval politique. ? C?est un festival de la gloire de Biya ! ? s?exclame un jeune tambourinaire, frappant le rythme des slogans. ? quelques m?tres, une militante de l?opposition, souriante mais d?termin?e, confie : ? On ne peut pas rivaliser avec les affiches, mais nos id?es touchent les c?urs. Chaque conversation, chaque sourire compte. ? Sous un manguier, un groupe de jeunes d?bat avec passion des projets pour l?avenir, tout en ?changeant des anecdotes et des messages sur leurs t?l?phones. ? M?me si on n?est pas visibles partout, on peut semer des id?es ?, dit l?un d?eux. Entre les rires des enfants, les chants des militants et les murmures des observateurs attentifs, Ebolowa raconte une campagne ?lectorale qui d?passe les simples slogans : elle devient spectacle, m?moire et esp?rance, o? chaque citoyen joue son r?le, qu?il admire, critique ou r?ve d?un lendemain diff?rent. Paul Biya reste le soleil in?branlable de la sc?ne politique, mais autour de lui, des rayons d?opposition percent l?ombre avec douceur et d?termination. Dans ce th??tre vivant, chaque poster, chaque sourire, chaque dialogue devient partie int?grante de l?histoire d?une ville qui respire la politique comme on respire l?air du matin : intens?ment, avec curiosit?, ?merveillement et une pointe d?humour. JRMA

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7101,7 milliards au 31 d?cembre 2025, correspondant ? un taux de couverture ext?rieur de la monnaie de 73, 2%

La performance sera au rendez-vous, malgr? le trou de 1000 milliards de FCFA enregistr? au mois de juillet et aout dernier. Le Gouverneur de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC) se montre tr?s optimiste sur les r?serves de change appel?es ? augmenter jusqu?? 9500 milliards Fcfa en 2028. La sortie de Yvon Sana Bangui au cours d?une conf?rence de presse organis?e le 29 septembre 2025, au sortir du troisi?me Comit? de pilotage mon?taire. Je voudrai faire un rappel de l??volution r?cente des r?serves de change. Puis, je mobiliserai deuxi?mement les facteurs explicatifs des ?volutions constat?es ces derniers mois. Ensuite, je vous ferai part troisi?mement des actions entreprises imm?diatement par la Banque centrale ? l’effet de jumeler les facteurs de risques sur la dynamique des r?serves. Pour enfin cl?turer mon propos par une exposition des perspectives d’?volution de nos r?serves de change ? moyen terme. 1-L’?volution r?cente des r?serves de change de la Cemac Ces r?serves se situent 6556 milliards, soit 10,81 milliards d’euros au 31 ao?t 2025. Il s’agit bien entendu d’une donn?e provisoire, enregistrant une l?g?re baisse de 0,09% comparativement au 31 ao?t 2024. Apr?s la hausse tendancielle enregistr?e entre octobre 2024 et mars 2025, soutenue par des d?caissements de pr?ts et la bonne tenue des r?trocessions des devises, les r?serves de change se sont inscrites sur une tendance baissi?re, avec une vitesse plus prononc?e entre juin et ao?t 2025. Sur la m?me p?riode, le taux de couverture de la monnaie (qui mesure la capacit? de la monnaie ? ?tre ?chang?e contre des devises ?trang?res) est pass? de 69,8% ? 61,6% au 31 ao?t 2025. Ce niveau est sup?rieur ? l’objectif de la banque centrale en termes de stabilit? externe de la monnaie, qui est fix? au moins ? 20% ? chaque instant. Les r?serves en mois d’importations des biens et services sont situ?es quant ? elles ? 4,24 mois des importations au 31 ao?t 2025 contre 4,28 au 31 ao?t 2024. Les normes en la mati?re pr?conisent un niveau minimal de trois mois d’importations des biens et de services. Pour la fin de l’exercice 2025, les estimations des services de la banque centrale montrent que les r?serves de change se situeraient ? 7 101,7 milliards au 31 d?cembre 2025, correspondant ? un taux de couverture ext?rieur de la monnaie de 73, 2% apr?s 74,9% en fin 2024. En mois d’importation des biens et services, les r?serves des ?changes couvriraient un peu plus de 4,59 mois, contre 4,82 en 2024. Bien qu’en l?g?re baisse, le niveau des r?serves d’?changes reste donc confortable au regard des objectifs en mati?re de stabilit? externe de la monnaie. 2-Facteurs explicatifs de la situation actuelle En ce qui concerne les facteurs explicatifs des ?volutions observ?es au cours des derniers mois, l’on peut retenir que le niveau des r?serves d’?changes, a ?t? soutenu en 2025 par quelques facteurs positifs dont entre autres : la capitalisation des revenus de porte – feuille, la dynamique des rapatriements du secteur extractif, et l’appr?ciation de l’or. Toutefois, depuis quelques mois, les r?serves de changes p?tissent de plusieurs facteurs dont essentiellement la diminution des appuis budg?taires dans un contexte de fin des programmes financiers de plusieurs pays avec le FMI. Deuxi?mement, la hausse des payements ext?rieurs ordonn?s par les Etats pour le r?glement du service de la dette et des travaux de construction. Troisi?mement, la hausse des r?glements des produits p?troliers, des produits pharmaceutiques, et certains produits alimentaires, notamment le bl? et le poisson, synonymes de la d?pendance de la sous-r?gion vis-?-vis de l’ext?rieur. Quatri?mement, la d?t?rioration des termes de l’?change ? moins 13,4% en lien essentiel avec la baisse des co?ts des principaux produits d’exportations notamment le p?trole, le coton, le bois et j’en passe. Sixi?mement l’augmentation des r?glements des dividendes des investisseurs ?trangers. Et pour terminer, l’accroissement des transferts rapides et de la couverture des soldes mon?tiques. ? propos des actions entreprises au sein de la banque centrale, il faut souligner que face ? cet ?tat des lieux, la banque centrale, dans le p?rim?tre de ses attributions, m?ne des actions qui aident ? consolider le suivi du respect de la r?glementation des changes par les acteurs. Il s’agit particuli?rement du renforcement quantitatif et qualitatif des ?quipes techniques affect?es au suivi de la r?glementation des ?changes. Il s’agit aussi d’am?liorer les outils permettant d’effectuer un contr?le permanent du respect de la r?glementation par tous les acteurs, notamment la v?rification de l’effectivit? des rapatriements et des r?trocessions. Aussi, il s’agit de la facilitation des ?changes avec les op?rateurs ?conomiques y compris les fintech et ?tablissements de payement ? l’effet de les sensibiliser sur les aspects r?glementaires. Toutefois, les solutions mises en ?uvre par la banque centrale ne sauraient suffire ? inverser la tendance. Il est primordial de d?velopper des politiques ?conomiques favorisant la r?duction de la d?pendance de la sous-r?gion vis-?-vis de l’ext?rieur. Dans ce sens, les autorit?s r?gionales ont mis en place une strat?gie d’import – substitution qui permettra ? terme de remplacer les importations de biens ?trangers par une production locale pour renforcer et diversifier l’?conomie locale, tout en all?geant la pression sur les r?serves de change. 3-Enfin, en termes des perspectives d’?volution ? moyen terme des r?serves de change Elles sont plut?t favorables de 2026 ? 2028. En effet, apr?s 7101, 4 milliards en fin 2025, soit une couverture de 4,59 mois d’importation des biens et services, les r?serves de change devraient atteindre 7707 milliards soit 4, 91 mois d’importation en 2026, puis 8372, 5 milliards en 2027 et 9475,9 milliards en 2028. Cette ?volution est ? mettre en relation avec la hausse pr?visible des investissements directs ?trangers dans les secteurs strat?giques aujourd’hui, comme les mines, le gaz, l’industrie du bois? et aussi les tirages publics ? l’ext?rieur pour financer les besoins fondamentaux des investissements et surtout des besoins en infrastructures de base dans la sous-r?gion. Sur la m?me p?riode, le taux de couverture ext?rieur de la monnaie devrait se situer en moyenne annuelle autour de 79,6% apr?s 73,2% en 2025. Ces perspectives sont

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En plein air: Paul Biya sature sur les panneaux publicitaires

Dans les carrefours des grandes villes et les banlieues, difficile de ne pas tomber sur des portraits g?ants du pr?sident ? candidat. Ce qui pose notamment le probl?me d??quit? et d??galit? dans la publicit? politique des candidats. La question est de savoir si la campagne n’est pas vici?e ? Sur les 12 candidats ? la pr?sidentielle du 12 octobre prochain, un seul occupe les panneaux publicitaires. Il s’agit de Paul Biya, candidat du Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais (RDPC). Le samedi 27 septembre, jour de lancement officiel de la campagne, le reporter du journal Int?gration sillonne les art?res de plusieurs localit?s de la capitale. Son constat est sans ?quivoque : il n?y en a que pour un seul candidat en mati?re d?affichage urbain. D’Essazock ? Nsimalen en passant par Odza jusqu’? Mfou, on ne voit que la photo embellie de l’homme du 6 novembre 1982. De nombreuses interrogations naissent apr?s cette d?couverte au matin du samedi 27 septembre 2025. ? Est-ce un manque de moyens des candidats de l’opposition ? Est-ce une d?rive des autorit?s ? ? Teasing Les populations d?couvrent le visage du candidat du parti au pouvoir et son slogan de campagne ? travers l?affichage. ? Le Nnom Nguii vient de rouler ses proches dans la farine. Il vous parle directement. Il ne veut plus d’interm?diaires. Voil? ce que je vois derri?re ces affiches g?antes ?, pense Honor? Mouafo. Le vendeur d’appareils ?lectrom?nagers est surpris en admiration du panneau publicitaire sur Paul Biya au carrefour Awae-escalier. Alain, transporteur routier sur le trajet Awae-escalier-Mfou est impressionn? par la rapidit? dans la pose des affiches. ? ? 2h du matin, les affiches n’?taient pas visibles quand je rentrais ? la maison. Quatre heures apr?s, elles sont d?j? partout. Habituellement, les sp?cialistes de ce secteur travaillent pendant des heures voire des jours pour mettre les affiches. Ils ont fait comment pour travailler ? Paul Biya a une ?quipe de campagne tr?s forte ?, estime Alain. ? Nul ne peut passer ici sans voir cette photo ?, estime Tamo, taximan ?tabli au carrefour Messamendongo. ? c?t? de la photo, il y a le slogan de campagne, un autre maillon essentiel de la communication. Grandeur et Esp?rance. Francky, ? bord d?un taxi, attire l’attention des autres passagers. ? Vous vous focalisez sur la photo, regardez le nouveau slogan. Il a encore cr?? le d?bat avec ce slogan. Voil? le th?me de campagne ?. Andr? Gromyko Balla ? Akono

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Ebolowa: sur les routes du d?veloppement gr?ce au Fonds routier

Au b?n?fice des ?lus locaux du Sud, l?institution en charge du financement et du paiement des prestations d’entretien routier a organis? un atelier ? haute valeur ajout?e. Sous le soleil encore timide de cette matin?e du 29 septembre 2025, la salle de conf?rence de l?h?tel Bengo se remplit peu ? peu. Maire apr?s maire, adjoint apr?s adjoint, les ?lus du Sud prennent place. Ils viennent de la Mvila, du Dja et Lobo, de l?Oc?an ou encore de la Vall?e du Ntem. Tous ont r?pondu ? l?invitation du Fonds routier du Cameroun pour un atelier in?dit consacr? ? la gestion des voiries. Plus qu?une rencontre de routine, la journ?e s?est transform?e en v?ritable laboratoire de gouvernance locale, o? finances, techniques et pratiques se sont conjugu?es pour donner corps ? une ambition : faire des routes communales un levier de d?veloppement. Des chiffres cons?quents, mais une m?thode surtout Pour 2025, le Sud b?n?ficie d?une enveloppe budg?taire remarquable : 827,96 millions de FCFA sp?cifiquement allou?s aux routes communales, auxquels s?ajoutent 2,14 milliards du minist?re de l?Habitat et du D?veloppement urbain, ainsi que 390 millions du minist?re des Transports. Mais si les montants impressionnent, les organisateurs insistent sur autre chose : la m?thode. ? Chaque franc investi doit produire un impact tangible pour nos populations ?, mart?le l?Administrateur du FRC, par la voix de son repr?sentant. Dans son esprit, l?argent seul ne suffit pas ; c?est l?appropriation des outils, la planification rigoureuse et la transparence qui permettront de transformer ces cr?dits en routes durables et s?res. Quatre modules pour professionnaliser la gestion Pendant toute la journ?e, les participants ont suivi quatre modules compl?mentaires : d?finition des comp?tences et cahiers de charges, ?laboration des programmes d?entretien, proc?dures de passation et suivi des contrats, enfin traitement des paiements. Loin des discours th?oriques, chaque s?quence s?est accompagn?e de d?monstrations pratiques, notamment gr?ce ? de nouveaux outils num?riques. Suivre un chantier en temps r?el, programmer une op?ration de curage de caniveau, v?rifier l??tat d?un pont ? distance : autant de gestes rendus possibles par les logiciels pr?sent?s. Mireille Ebanga, premi?re adjointe au maire de Kribi, confie son enthousiasme ? une coll?gue : ? Avec ces outils, nous pouvons planifier nos travaux, suivre chaque ?tape et rendre compte ? nos citoyens de mani?re transparente. ? M?me satisfaction du c?t? de Jean-Pierre Mvondo, cadre ? la mairie de Sangm?lima : ? C?est la premi?re fois que nous avons un cadre aussi complet qui relie financement, suivi et impact concret sur le terrain. ? Un espace d??changes et de solutions Au fil des heures, les d?bats se densifient. Certains ?voquent la r?habilitation urgente de pistes rurales qui relient les villages enclav?s aux march?s. D?autres soulignent la n?cessit? de s?curiser les ponts fragilis?s par les crues. On discute ?galement de l?entretien des axes secondaires, souvent oubli?s mais essentiels pour les petits producteurs agricoles. Les maires prennent des notes, posent des questions pr?cises, d?battent avec les formateurs. L?atelier devient un lieu d?apprentissage collectif, mais aussi de partage d?exp?riences et de solutions adapt?es aux r?alit?s locales. Le Fonds routier, d?instrument financier ? acteur strat?gique En quittant la salle ? la tomb?e du jour, beaucoup mesurent le chemin parcouru. Le Fonds routier, longtemps per?u comme un simple guichet de financement, s?affirme d?sormais comme un acteur strat?gique de la d?centralisation et du d?veloppement territorial. Par son approche p?dagogique, il outille les communes pour que chaque projet routier ne soit plus seulement une ligne budg?taire, mais une promesse tenue. ? Ebolowa, ce 29 septembre, les ?lus du Sud ont re?u plus que des chiffres et des proc?dures : ils ont pris conscience qu?une gouvernance m?thodique et participative des infrastructures peut changer le quotidien des populations. Les routes ne sont plus seulement des rubans de bitume ; elles deviennent les veines par lesquelles circule l?espoir d?un d?veloppement plus ?quilibr?. Jean Ren? Meva’a Amougou

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« Femmes rurales face aux d?fis des changements climatiques et de l’acc?s aux ressources productives »

Le 15 octobre de chaque ann?e, le Cameroun se joint ? la communaut? internationale pour comm?morer la Journ?e Mondiale?de la?Femme?? Rurale (JMFR). Plus qu?une simple comm?moration, il s?agit d?un rendez-vous mondial d?engagement et de plaidoyer en faveur de celles qui, par leur travail quotidien dans les champs et au sein des familles, portent une part essentielle de la s?curit? alimentaire et du d?veloppement durable. Institu?e par les Nations Unies ? la suite de la 4?me Conf?rence mondiale sur les femmes tenue ? Beijing en 1995, cette journ?e vise ? rendre hommage aux femmes rurales et ? attirer l?attention des ?tats et des partenaires au d?veloppement sur les d?fis auxquels elles font face, afin de mieux  orienter  les  politiques  publiques et les initiatives communautaires en leur faveur. Pour notre pays, cette c?l?bration constitue un moment privil?gi? d??valuation et de projection : ?valuation des efforts d?j? consentis pour am?liorer les conditions de vie des femmes rurales, et projection vers de nouvelles strat?gies adapt?es aux r?alit?s contextuelles. C?est ce ? quoi nous invite d?ailleurs le th?me de cette 30?me ?dition, qui est : ? Femmes rurales face aux d?fis des changements climatiques et de l?acc?s aux ressources productives ?. Ce th?me met en lumi?re deux d?fis majeurs qui affectent directement la vie et la r?silience des femmes rurales de notre pays. Il s?agit d?une part, des effets du changement climatique qui bouleversent les cycles agricoles, d?gradent les terres et compromettent la s?curit? alimentaire ; et d?autre part, les difficult?s d?acc?s aux ressources productives  (terre, cr?dit,  intrants, technologies et formation) qui limitent leur productivit? et entravent leur autonomisation ?conomique. Ce th?me est en parfaite coh?rence avec : – la Vision 2035, op?rationnalis?e dans sa deuxi?me phase par la Strat?gie Nationale de D?veloppement 2020-2030 (SND30) ; – l?axe strat?gique n?3 de la Politique Nationale Genre sur le ? Renforcement  de  la  contribution  des femmes au d?veloppement socio?conomique par leur insertion aux circuits productifs et l?acc?s ?gal aux opportunit?s d?emploi et aux facteurs de production ? ; – le Plan National d?Adaptation aux Changements Climatiques ; – les Objectifs de D?veloppement Durable (ODD), notamment l?ODD 2 qui vise ? ?liminer la faim, assurer la s?curit? alimentaire, am?liorer la nutrition et promouvoir l?agriculture durable, l?ODD 5 qui ambitionne de parvenir ? l??galit? des sexes et d?autonomiser toutes les femmes et les filles et enfin l?ODD 13 qui porte sur la lutte contre le changement climatique et ses impacts. Mesdames et Messieurs Les statistiques sont parlantes : au Cameroun, les femmes vivant en milieu rural repr?sentent 71,6% de la main d??uvre agricole et produisent plus  de 85% des produits  vivriers consomm?s. Les femmes rurales s’investissent dans les travaux champ?tres, le commerce et d’autres activit?s g?n?ratrices de revenus, pour am?liorer leurs conditions de vie et celles de leur famille. Par leur pr?sence, elles contri- buent ? la stabilisation des cam- pagnes, ? la lutte contre la faim et la pauvret?, ? la transmission des sa- voir-faire  traditionnels  et des pra- tiques durables adapt?s aux d?fis en- vironnementaux. Elles sont le pilier et le c?ur de leurs familles, de leurs communaut?s et de la soci?t? dans la- quelle elles vivent. Elles sont garantes des identit?s culturelles et, leur contribution ? l??conomie locale mais aussi nationale et mondiale est consid?rable! C?est pour toutes ces raisons que les femmes rurales m?ritent notre re- connaissance  et tout le  respect qui leur  est d?. Le Chef de l?Etat lui- m?me, Son Excellence Paul BIYA, dans son discours d?ouverture du Comice Agro-pastoral, le 17 janvier 2011 ? Ebolowa, leur rendait un vibrant hommage en d?clarant, je cite : ? Je tiens ? rendre un hommage m?rit? ? nos paysans, en particulier aux femmes rurales qui ne m?nagent aucun effort, ? tous les maillons de la cha?ne de production agro-pastorale, et gr?ce auxquelles  nous pouvons manger ? notre faim ?. (Fin de citation). Malgr?  ces r?les  majeurs dans notre soci?t?, les femmes rurales restent confront?es ? de nombreux obstacles entres autres : le faible acc?s ? la propri?t? fonci?re, au cr?dit, aux intrants, aux technologies ; la charge domestique ?lev?e et l?exposition ac- crue aux effets n?fastes des changements climatiques. Aussi, leur donner les moyens d??tre autonomes permet- tra au secteur rural de r?aliser pleinement son potentiel humain et sa capacit? productive. Conscient de ces d?fis, le Gouvernement, sous la tr?s haute impulsion du Chef de l??tat, Son Excellence Paul BIYA, et ? travers le Minist?re de la Promotion de la Femme et de la Famille ainsi que d?autres administrations et partenaires, met en ?uvre plusieurs actions, parmi lesquelles : – l?octroi de mat?riels et intrants agricoles aux femmes et groupes de femmes en vue de r?duire la p?nibilit? de leur travail ; – le renforcement des capacit?s des femmes sur les techniques modernes de production, de transformation, de conditionnement et de commercialisation ; – la sensibilisation sur les tech- niques et technologies adapt?es aux changements climatiques ; – la vulgarisation des services fi- nanciers inclusifs et adapt?s aux activit?s f?minines ; -le plaidoyer en faveur de l?acc?s des femmes ? la  terre et aux ressources productives ; – la valorisation des savoir-faire locaux des femmes vivant en milieu rural ; – la sensibilisation et l?accompagnement des femmes vivant en milieu rural au regroupement en coop?ratives ; – la diffusion des informations concernant les programmes et projets gouvernementaux mis en ?uvre dans le secteur rural ; – le renforcement de la mobilisation des communaut?s pour la lutte contre les pratiques culturelles n?fastes ? l??gard des femmes et filles vivant en milieu rural. ? l?occasion de cette 30?me ?dition, il est question de renforcer ces efforts ? travers des activit?s vari?es : caf?s-d?bats, foires-expositions, sessions de renforcement de capacit?s, forums de solutions vertes, octroi du mat?riel et ?quipements et bien d?autres. L?objectif ?tant d?outiller les femmes rurales ? mieux s?adapter aux changements climatiques et ? am?liorer leur acc?s aux ressources productives. Ch?res femmes rurales, Vous ?tes les  ? reines  de la terre ?, gardiennes de nos traditions et piliers de notre s?curit? alimentaire. Je  voudrais  vous rappeler  qu?une femme rurale

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Gaspillage et perte alimentaires: quand l?abondance voisine avec la faim

Alors que le monde c?l?bre la Journ?e?internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages alimentaires, le Cameroun peine ? masquer ses contradiction. ? l??chelle nationale, ce sont environ 14,5 % de l?offre alimentaire totale qui disparaissent entre champs, routes et ?tals. Sur les march?s de Njombe- Penja, dans le Littoral, pr?s d?un fruit sur  deux  finit jet?. Dans le Nord et l?Adamaoua, plus de 550 000 tonnes de r?sidus agricoles s?accumulent chaque ann?e sans v?ritable valorisation. Cette situation choque d?autant plus qu?environ 3 millions de Camerounais vivent en ins?curit? alimentaire aigu?. ? Dans nos villages, nous manquons de mil ou de ma?s, alors qu?? quelques centaines de kilom?tres, ?des tonnes de tomates ou de bananes sont jet?es faute de d?bouch?s ?, soupire ?Mariama, agricultrice de l?Extr?me- Nord. Le paradoxe est criant : dans un pays riche en terres fertiles, le gaspillage devient un facteur ag- gravant? des in?galit?s alimentaires. Au-del? de l?aspect social, les pertes repr?sentent un manque ? gagner consid?rable pour les producteurs. ? Chaque cageot de tomates avari?es, c?est de l?argent en moins pour une famille d?j? vuln?rable ?, analyse Jacques Ngono, agro?conomiste ? l?Universit? de Yaound? II. Sur le plan environnemental, ces d?chets ?mettent  du  m?thane en se d?composant, aggravant  le  changement climatique. Appel ? l?action Des initiatives locales tentent de montrer la voie. ? Njombe-Penja, des associations  transforment  les fruits invendus en biogaz. Dans l?Adamaoua, des coop?ratives valorisent les r?sidus agricoles comme aliments pour b?tail ou compost. Mais  ces efforts restent marginaux. Les experts appellent ? une strat?gie nationale coh?rente : infrastructures de stockage, routes rurales praticables, appui aux fili?res de transformation. ? Il faut voir le gaspillage comme une opportunit?  : cr?er des emplois verts, s?curiser les revenus paysans et r?duire l?empreinte  carbone ?, insiste   une    repr?sentante d’une ONG internationale active dans la lutte contre la faim au Cameroun. C?l?br?e ce 29 septembre, la journ?e internationale contre le gaspillage alimentaire ?sonne comme un rappel : le Cameroun ne peut plus se permettre ?de perdre ?pr?s d?un sixi?me de son offre alimentaire alors que la faim persiste. Le d?fi est ? la fois moral, ?conomique et ?cologique. ? La lutte contre le gaspillage ne d?pend pas que de l??tat : commer?ants, transformateurs, consommateurs et collectivit?s ont chacun un r?le ? jouer. Faute de quoi, les march?s continueront de crouler sous l?exc?dent? pendant que des millions de fa- milles n?auront pas de quoi remplir leurs assiettes ?, re- commande Jacques Ngono. JRMA

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Port autonome de Douala

cela fait 150 ans qu’il e x i s t e . Cr?? en 1881 par la firme?allemande Woermann Linie avec l?accord des rois Douala, il passa des simples bateaux-pontons aux premiers quais en b?ton, devenant un hub moderne pour le commerce ouest-africain. Apr?s l?ind?pendance, il fut confi? ? l?ONPC avant de devenir Port autonome en 1998. Aujourd?hui, il reste un pilier strat?gique de l??conomie camerounaise et r?gionale, f?tant son anniversaire entre m?moire et perspectives d?avenir.

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Lutte contre la corruption fonci?re: entre?fr?missements?d?avanc?es?et?inerties?persistantes

R?unisle25septembre2025 ? Yaound? autour ?de la presse, de la soci?t? civile et de l?administration, ?les acteurs ?du secteur foncier dressent un ?tat ?des lieux contrast? : si des? pas significatifs se font depuis une d?cennie, le chemin vers une gouvernance fonci?re assainie ?demeure sem? d?emb?ches. ? l?initiative de Transparency International (TI) Cameroun, cette conf?rence de presse s?inscrit dans le prolongement d?un programme de suivi des r?formes fonci?res lanc? en 2014. ? Des avanc?es sont rep?rables dans l?am?nagement du dispositif juridique. Mais il reste beaucoup ? faire, au regard de l?indice de corruption qui ressort des enqu?tes de terrain ?, reconna?t Me Njoh Manga Bell, avocat international et figure du plaidoyer pour une transparence accrue dans le domaine. Des progr?s notables Ces avanc?es, les participants les identifient surtout dans le renforcement du cadre normatif. De nouvelles dispositions permettent de clarifier certaines proc?dures d?immatriculation et de r?duire, sur le papier du moins, les zones d?opacit?.  L?implication  croissante de la soci?t? civile dans le suivi  des  dossiers,  la  mise  en place de plateformes de dialogue multipartite et l??mergence d?acteurs locaux de contr?le constituent autant de signaux encourageants. Pour Eric Zobo, chef traditionnel du d?partement de la Leki?, la reconnaissance accrue du r?le des autorit?s coutumi?res est un pas important. ? L?implication des chefs dans le processus d?immatriculation ou de partage du patrimoine foncier contribue ? pr?venir des conflits destructeurs ?, souligne-t-il. Cette valorisation des m?diations traditionnelles r?duit ? terme les tensions r?currentes  qui opposent  familles, communaut?s  et acteurs ?conomiques. Les angles morts Mais ces progr?s restent fragiles et peinent encore ? se traduire  dans  la  pratique  quotidienne. La lenteur des proc?dures, la complexit? des d?marches et les interf?rences politiques entretiennent des zones d?ombre o? prosp?rent les pratiques frauduleuses. Les conclusions de TI sont sans appel : les pots-de-vin  pour  acc?l?rer  un dossier ou trancher un litige restent monnaie courante, et l?accaparement des terres au profit de r?seaux influents alimente la d?fiance des populations. Signe  inqui?tant  :  malgr? l?importance du sujet, la question fonci?re demeure absente des d?bats politiques. ? deux semaines de la pr?sidentielle du 12 octobre 2025, les programmes des candidats brillent par leur silence sur ce   dossier   explosif.   ?Nous sommes surpris de ne pas entendre les pr?tendants ? la magistrature supr?me pr?senter leur vision sur le foncier, alors m?me que c?est une bombe ? retardement. Ou plut?t, devrions-nous dire, une bombe qui explose d?j? chaque jour sous nos yeux ?, mart?le Me Njoh Manga Bell. Un enjeu national vital Le foncier n?est pas qu?une affaire d?experts ou de juristes : il concerne chaque Camerounais. H?ritage familial, base de subsis- tance agricole, levier de d?velop- pement ?conomique, il cristallise des attentes vitales. ? Je mets au d?fi quiconque de ne pas ?tre confront?, directement ou indi- rectement, ? un probl?me de terre dans son village, son quartier ou m?me dans son activit? professionnelle ?, insiste l?avocat. Les participants ? la rencontre de Yaound? s?accordent : seule une mobilisation nationale, int?grant toutes les parties prenantes (pouvoirs publics, autorit?s traditionnelles,   organisations   citoyennes, secteur priv?) permet de d?samorcer cette source chronique de tensions sociales. La sensibilisation, la vulgarisation des lois et la mise en ?uvre effective de r?formes ambitieuses apparaissent comme des conditions incontournables. Entre espoir et vigilance ? l?heure o? la question fonci?re devient un r?v?lateur de la gouvernance nationale, les avanc?es juridiques et institutionnelles m?ritent d??tre salu?es. Mais leur port?e reste limit?e tant que les pratiques sur le terrain ne changent pas. ? Tous les Camerounais doivent  pouvoir vivre d?cemment de ce qui leur est l?gu? en h?ritage : la terre ?, conclut le pr?sident de TI Cameroun, appelant ? hisser ce dossier au rang de priorit? nationale. La lutte contre la corruption fonci?re au Cameroun avance, mais ? petits pas. Et chaque reculade rappelle qu?une r?forme inachev?e se transforme en nouvelle source de frustrations. La bataille pour la terre, vitale et symbolique, reste ouverte. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Cent cinquanti?me anniversaire: Douala, port de r?f?rence dans le Golfe de Guin?e?

Le Premier Ministre, chef du Gouvernement a lanc? le 26 septembre 2025 au port de Douala les festivit?s de ses 150 ans. L?occasion de se pencher sur le r?le capital de cette plateforme pour l’?conomie nationale et sous – r?gionale. La consolidation du commerce ext?rieur, la mobilisation des recettes douani?res et fiscales, la cr?ation de milliers d’emplois sont autant d’acquis de la dynamique engag?e par le top management actuel du Port autonome de Douala (PAD). Et les perspectives sont aussi reluisantes. Une place d?sormais incontournable dans la sph?re ?conomique nationale et Afrique centrale, attest?e par des chiffres. Au c?ur des d?fis actuels, le port de Douala Bonaberi confirme le caract?re strat?gique de son autorit? portuaire, le Port Autonome de Douala. Joseph Nguene Nteppe, Directeur de l?analyse, la prospective et la coop?ration au PAD : ? le port de Douala contribue pour environ 14% des emplois formels cr??s par l?Etat du Cameroun au Cameroun. Ce port repr?sente 70% du commerce ext?rieur du Cameroun. En termes de mobilisation des droits et taxes de douane, c?est 80% de recettes douani?res ?. Des chiffres obtenus gr?ce ? la strat?gie payante du partenariat public-priv?. Le port s’?tend et investit, sans s’appauvrir. ? Nous n?avons pas de licenciements ? caract?re ?conomique. Ce qui d?montre que l??conomie se porte bien ?, indique lorsque Nchechuma Banla, Directeur des ressources humaines au PAD. Au niveau de la Communaut? ?conomique d?Afrique centrale, le port de Douala est ?galement le port des R?publiques Centrafricaine et Tchadienne. En effet, l?essentiel du fret maritime de ces deux pays est g?r? ? partir de la capitale ?conomique du Cameroun. Une performance remarquable qui cherche quotidiennement la perfection. En effet, autant les critiques sont peu nombreuses dans les op?rations d?embarquement et d?barquement des marchandises en faveur de ces deux pays d?pourvus de face maritime, autant les tracasseries routi?res dans l?acheminement ? bon port du fret restent un ?norme d?fi ? relever par les autorit?s camerounaises. L?enjeu : ?viter au Tchad et ? la RCA d?envisager des solutions de contournement du port de Douala. La r?cente actualit? relative aux travaux d’extension du Port de Douala ? Missol? et ? Bonaberi laisse entrevoir des perspectives heureuses pour l??conomie nationale et la sous- r?gion. ? Les perspectives de croissance du trafic le confirment. La confiance des partenaires s?agrandit ?galement. Le port de Douala est train de se positionner comme un p?le majeur dans le Golfe de Guin?e ?, indique -t-on au PAD. Des perspectives qui am?liorent le statut de la place portuaire de Douala, port de r?f?rence dans le golfe de Guin?e.  Bobo Ousmanou avec L?on Bertrand Tanefo (Crtv Littoral)

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Plaidoyer: l??cho catholique de la campagne

Alors que les Camerounais s?appr?tent ? aller aux urnes dans une douzaine de jours, la lettre pastorale de Mgr Samuel Kleda, archev?que de Douala rendue publique le 8 aout 2025, et une vid?o de Mgr Paul Lontsie-Keune, ?v?que de Bafoussam, diffus?e le 31 juillet 2025, n?en finissent pas de susciter des r?actions diverses chez les ?lecteurs, partag?s entre attentes, scepticisme et espoir de changement. ? Douala, la lettre pastorale de Mgr Kleda a ?t? diffus?e dans les paroisses de son dioc?se le 10 aout 2025, ? l?occasion des messes. Elle met en avant des probl?matiques connues : ch?mage, pauvret?, manque de perspectives pour les jeunes. ? C?est notre quotidien ?, confie Pierre, un commer?ant du march? Nkoulouloun. ? Quand l?archev?que en parle, on se sent au moins entendus ?. ? Bafoussam, la vid?o de Mgr Paul Lontsie-Keune a ?t? largement partag?e sur les r?seaux sociaux. On y voit l??v?que insister sur la difficult? des familles ? assurer l?essentiel. ? Beaucoup de parents vivent ce qu?il d?crit ?, commente Aline, enseignante au lyc?e de Ngouach?. ? Ce n?est pas une d?couverte, cela rappelle aux responsables politiques ce qui se passe r?ellement sur le terrain ?. Si certains saluent la prise de parole de l??glise, d?autres se montrent plus prudents. ? Les ?v?ques parlent, mais au final, est-ce que ?a change m?me quelque chose ? ?, s?interroge Joseph, ?tudiant ? l?universit? de Yaound? I. ? Le probl?me, c?est que les dirigeants nous ?coutent rarement ?. Dans plusieurs quartiers, les discussions tournent autour de l?impact r?el de ces interventions. Pour certains fid?les, elles renforcent la n?cessit? d?aller voter. Pour d?autres, elles ne suffisent pas ? lever le sentiment de r?signation. Un rappel sans consigne ?lectorale Les responsables de l??glise insistent sur leur neutralit? : aucune consigne de vote donn?, aucun candidat d?sign?. Mais la port?e de leurs paroles est ind?niable. En ?voquant la pauvret?, ils replacent les enjeux sociaux au centre du d?bat politique. ? Quand un ?v?que parle, il ne dit pas pour qui voter ?, explique Martin, cat?chiste ? la paroisse catholique de M?len ? Yaound?. ? Mais il nous rappelle que rester ? la maison le jour du vote, c?est laisser les autres d?cider ? notre place. Il faut aller rempli son droit civique ?. ? mesure que le 12 octobre approche, ces prises de parole semblent agir comme un rappel collectif. Dans les march?s et les r?unions de quartier, les ?lecteurs en discutent. Certains affirment qu?ils iront voter pour ? essayer quelque chose de nouveau ?. D?autres doutent que les ?lections changent leur situation imm?diate, mais reconnaissent que ? ne pas voter revient ? ne rien tenter ?. Pour beaucoup, le message principal de l??glise est clair : la participation citoyenne est essentielle. Dans leurs sorties, les ?v?ques soulignent que la pr?carit? ne peut ?tre combattue que par des choix politiques adapt?s. ? travers ces interventions, l??glise catholique ne cherche pas ? orienter les suffrages, mais elle rappelle l?importance de la responsabilit? citoyenne. Dans un pays o? l?abstention est souvent ?lev?e, ce rappel r?sonne fortement. Le 12 octobre, les ?lecteurs auront l?occasion de s?exprimer. Reste ? savoir dans quelle mesure ces appels contribueront ? renforcer la participation et ? orienter les attentes autour de la lutte contre la pr?carit?. Tom

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