bloc d’article

bloc d'article

500 milliards FCFA

En moins de quatre mois, c?est la somme que l?Agence de promotion des investissements du Cameroun (API) a r?ussi ? s?curiser (sous forme d?investissements) dans des secteurs strat?giques tels que l??nergie, l?agriculture, les infrastructures et les technologies. Cette performance t?moigne de l?efficacit? de l?API ? attirer des capitaux et ? stimuler l??conomie nationale. Selon l?API, cette dynamique in?dite pourrait redessiner le paysage de l?investissement au Cameroun, renfor?ant la confiance des investisseurs locaux et ?trangers. En favorisant des projets ? forte valeur ajout?e, l?API entend cr?er des emplois, moderniser les infrastructures et soutenir la diversification ?conomique. Cette avanc?e rapide illustre la capacit? du Cameroun ? mobiliser et canaliser les ressources pour un d?veloppement durable et inclusif, tout en consolidant son attractivit? sur la sc?ne africaine et internationale.

bloc d'article

Assainissement ? Yaound?: entre annonces ambitieuses et r?alit?s persistantes

Dans une r?cente sortie m?diatique, le maire Luc Messi Atangana ?voque une nouvelle phase en mati?re de propret? urbaine. En 2022, la Communaut? urbaine de Yaound? (CUY) a ouvert ? la concurrence le secteur de la collecte et du transport des d?chets. L?arriv?e de Thychlof Sarl, aux c?t?s d?Hysacam, devait am?liorer la couverture et la r?gularit? du ramassage. Sur le papier, les taux de collecte progressent. Dans les faits, de nombreux quartiers p?riph?riques continuent d??tre oubli?s, livr?s ? eux-m?mes ou contraints d?improviser des d?charges sauvages. La propret? du centre-ville contraste avec les collines surpeupl?es des arrondissements p?riph?riques, o? les camions passent rarement. C?t? traitement, la mairie mise sur un projet de valorisation des d?chets en n?gociation avec des investisseurs ?trangers. Une perspective s?duisante, mais encore hypoth?tique. La d?charge de Nkolfoulou, satur?e depuis des ann?es, continue d?accueillir des tonnes de d?tritus chaque jour, faute d?alternative imm?diate. L?annonce d?une nouvelle d?charge ? Ongot, dans le 7? arrondissement, suscite ? la fois espoir et inqui?tude : espoir d?une meilleure organisation, inqui?tude pour les riverains, souvent tenus ? l??cart des d?cisions. Le maire revendique aussi un progr?s dans la gestion des d?chets liquides. La station de traitement des boues de vidange d?Etoa, ouverte en 2021, devait mettre fin aux pratiques insalubres. Si elle a r?duit les vidanges sauvages, sa capacit? reste limit?e face ? l?ampleur des besoins. La ville ne dispose que d?une vingtaine de camions pour assurer la navette entre les m?nages et le site, un nombre d?risoire pour une m?tropole de plusieurs millions d?habitants. Soutenu par l?Association internationale des maires francophones (AIMF), le projet a permis la formation de quelques op?rateurs priv?s, mais la professionnalisation du secteur demeure embryonnaire. Entre ambitions modernistes et contraintes budg?taires, Yaound? semble avancer ? pas mesur?s sur un terrain glissant : celui d?un assainissement encore d?pendant d?investisseurs ?trangers et de d?cisions centralis?es. Car si les annonces abondent, le citoyen, lui, attend toujours de voir la promesse d?une ville propre se mat?rialiser au coin de sa rue. Ongoung Zong Bella

bloc d'article

Lutte contre le paludisme: des h?teliers s?en m?lent

Afin de renforcer la confiance des visiteurs et de pr?server leur sant?, une cinquantaine de propri?taires d?h?tels ont adopt? un plan d?action interne de pr?vention de la maladie. Dans un contexte o? le paludisme reste une menace sanitaire majeure au Cameroun, certains acteurs du secteur touristique ont d?cid? de prendre les devants. Leur initiative, apprend-on, s?inscrit dans une dynamique de collaboration entre le secteur priv? et les institutions publiques. Les mesures ? mettre en ?uvre ont ?t? d?finies lors d?un atelier organis? r?cemment ? Yaound?, sous l??gide du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), du minist?re du Tourisme et de l?organisation Impact Sant? Afrique. L?objectif : faire du tourisme au Cameroun une exp?rience s?re, o? la protection contre cette maladie mortelle ne rel?ve plus du hasard. Selon les participants, ces engagements ne se limitent pas ? de simples d?clarations d?intention. Les h?tels concern?s pr?voient de renforcer la formation de leur personnel sur les m?thodes de pr?vention, d?assurer une surveillance r?guli?re des installations pour ?viter la prolif?ration des moustiques et de sensibiliser les clients sur les gestes simples mais essentiels pour se prot?ger. Des campagnes de pulv?risation cibl?e, l?installation de moustiquaires impr?gn?es d?insecticide dans les chambres et la mise ? disposition de produits r?pulsifs figurent ?galement parmi les mesures envisag?es. Enjeu Le choix de cibler le secteur h?telier n?est pas anodin. Le tourisme repr?sente pour le Cameroun un levier strat?gique de d?veloppement ?conomique, avec l?ambition d?attirer 3,5 millions de visiteurs d?ici 2030. Or, le paludisme, responsable de pr?s de 3 millions de cas et de plus de 2?000 d?c?s recens?s en 2024 selon le PNLP, constitue un frein significatif ? cette ambition. La mise en ?uvre de plans de pr?vention dans les h?tels peut donc constituer un signal fort pour les touristes, rassur?s par l?attention port?e ? leur sant?. Pour les experts, cette initiative marque un tournant dans la gestion de la sant? publique au sein du secteur priv?. ? C?est une d?marche proactive qui montre que le tourisme et la sant? peuvent aller de pair ?, souligne un repr?sentant du PNLP. ? La collaboration entre les institutions et les h?teliers est essentielle pour transformer cette ambition en r?alit? concr?te ?, ajoute-t-il. Au-del? des b?n?fices imm?diats pour les visiteurs, les h?tels engag?s esp?rent ?galement am?liorer leur image et fid?liser une client?le sensible ? la qualit? des services et ? la s?curit? sanitaire. Dans un contexte mondial o? la sant? est devenue un crit?re central du choix des destinations, ces initiatives peuvent constituer un avantage comp?titif pour le Cameroun, qui cherche ? se positionner comme une destination s?re et accueillante. Toutefois, le succ?s de ce plan d?pendra de la rigueur avec laquelle ces mesures seront appliqu?es et suivies dans le temps. Le PNLP et ses partenaires ont pr?vu un dispositif d?accompagnement et de suivi pour ?valuer l?efficacit? des actions mises en place et partager les bonnes pratiques entre ?tablissements. Le but est clair : cr?er un mod?le de pr?vention durable qui pourrait, ? terme, ?tre ?tendu ? l?ensemble des h?tels du pays. Alors que la saison touristique s?annonce cruciale pour le Cameroun, ces initiatives constituent une ?tape significative vers un tourisme s?curis? et responsable, capable de concilier d?veloppement ?conomique et protection de la sant? publique. Les prochains mois permettront de mesurer si cet engagement traduit r?ellement une avanc?e tangible dans la lutte contre le paludisme dans les lieux de loisirs. Jean Ren? Meva’a Amougou

bloc d'article

Humeur: la soci?t? civile, un instrument du savoir, au-del? de l’?mancipation et de l’?ducation ? la citoyennet?

Dans un monde objet aujourd’hui de mutations, de multiples transformations sociales, g?opolitiques et g?ostrat?giques ; en particulier l?Afrique a besoin de sens, de ligne directrice, d?alternatives plurielles, de projets innovants et de perspectives nouvelles. Face ? l’ampleur de ces bouleversements aussi bien qu’? l’urgence de ces interrogations, la n?cessit? de repenser le r?le de la soci?t? civile dans un environnement o? les hommes politiques et les intellectuels camerounais sont frapp?s de discr?dit pour leurs errances politiques, leurs erreurs de jugement, de d?rives id?ologiques donc certains sont menac?s de disparition. La soci?t? civile dans ses missions de veille, d’?veil, de contr?le, d?influence, d?arbitre d’impartiale, en aigle face ? la temp?te doit :1-Se d?marquer par la bonne analyse des politiques et un plaidoyer en jouant le r?le de m?diateur entre les pouvoirs publics et le peuple profond pour favoriser la bonne gouvernance ;2-Par la r?glementation, le suivi des performances de l’action de l’?tat et du comportement des agents publics ;3-Par le renforcement du capital social permettant aux citoyens d’identifier, d’exprimer leurs valeurs, leurs croyances et leurs normes civiques dans un processus d?mocratique, pour une culture politique transculturelle et consensuelle.Elle se doit d’?tre un instrument important qui aident les institutions ? devenir plus fortes, transparentes, responsables et inclusives dans leurs processus d?cisionnels, leurs services et leurs projets. S.E Paul Biya, candidat sortant ? la prochaine ?lection pr?sidentielle du 12 octobre publiait je cite sur son compte x courant 2025 :La soci?t? civile camerounaise est d’un dynamisme remarquable et d’une contribution appr?ci?e ? l’?ducation ? la citoyennet?, ? la promotion des causes de natures diverses (politique, ?conomique, culturelle, environnementale, corporatiste, etc). Ma conviction est qu’il n’y a pas de r?gime d?mocratique prometteur, sans soci?t? civile ?nerg?tique. Il n’y a pas de r?gime d?mocratique prometteur sans une soci?t? civile ?nerg?tique ! par ailleurs, celle-ci ne saurait ?tre une antichambre de l’opposition, pour la simple raison qu’elle ne l’est pas. Si nous sommes confront?s ? une opposition moribonde et << b?te>> comme l’a titr? un journal c’est justement parce que la soci?t? civile n’a jusqu’ici pas ?t? exigeante vis ? vis de l’opposition, il arrive tr?s souvent qu’elle se confonde ? elle, la caressant dans le sens du poil. La soci?t? civile n’est non plus une chambre ? coucher du r?gime, qui l’a souvent pris pour une auberge de passage. L?arrogance, la corruption? qui font corps dans cet ordre gouvernant sont d? ? une soci?t? civile vassalis?e et ?mascul?e? En m?me temps sa neutralit? est contestable du fait qu’elle est instrument de d?veloppement strat?gique au service de la nation, elle se doit de prendre position en cas de n?cessit? au gr? des int?r?ts du peuple profond ou de l’int?r?t sup?rieur de la nation, la souverainet? ?tant non-n?gligeable. Nos positions qui semblent parfois ambigu?s tranchent souvent avec cette logique qui vise ? mettre l’int?r?t sup?rieur de la nation au-dessus de nos int?r?ts personnels. Rev. Jean De Dieu Evouna, expert en sciences sociales/Pr?sident de l’Organisme africain de d?veloppement des familles (OADF-ONG).

bloc d'article

?lection pr?sidentielle: le Cameroun ? la crois?e des chemins

Dans quelques jours, le Cameroun jouera son avenir lors des ?lections pr?sidentielles. Il y a 35 ans, je publiais dans Cameroon Tribune un article intitul? ? Le retour du diable ?. Trois d?cennies et demie plus tard, ce texte r?sonne avec une acuit? gla?ante : notre pays s?effondre, rong? par une mis?re rampante qui s?est install?e dans nos vies comme une fatalit?. Nous continuons, pour beaucoup, ? danser au rythme d?un pouvoir vid? de sa substance. Le RDPC n?est plus qu?un simulacre, r?duit ? la figure d?un pr?sident omnipr?sent dans les discours, mais devenu spectre dans les actes. Je ne suis pas m?decin. Je suis journaliste, experte en communication. Je travaille encore, avec la m?me passion, mais dans un autre registre. Ce qui est path?tique, voire pathologique, c?est de voir un pays s??teindre ? petit feu. Je ne suis pas en Occident. Je suis en Afrique. Je voyage dans des nations o? le mot ? ind?pendance ? n?a pas ?t? vid? de son sens. Ind?pendance du Cameroun : parlons vrai Le contentieux historique Cameroun – France , que le Dr Daniel YAGNYE TOM d?nonce depuis des d?cennies, reste entier. 2025 n?a rien r?solu. Sommes-nous sortis du cercle tragique ? Non. Pendant des d?cennies, j?ai subi un tribalisme rampant au Cameroun. Les insultes, des insinuations vicieuses : chauve-souris, Nkenkerou, asmodisia, cochon gratt?, Agatha, ont souvent jalonn? mon parcours. Ainsi, je ne me reconnais pas dans ce repli ethnique qui ne sert qu?une minorit?, sous couvert d?un tribalisme savamment orchestr?. Ce qui sid?re, c?est de voir certains s?accrocher ? des ?lucubrations villageoises pour justifier la long?vit? d?un pr?sident africain. En v?rit?, cette long?vit? repose sur une m?canique bien huil?e : l?accaparement des ressources publiques par une caste qui les d?tourne pour corrompre et ?craser. Dire cela ne fait pas de moi une opposante. Cela fait de moi une patriote lucide. Un choix assum?, un engagement visc?ral Je suis Camerounaise par choix. J?ai obtenu mon baccalaur?at en France, mais j?ai choisi de rentrer au Cameroun en 1983. J?ai ?tudi?, travaill? 35 ans, fond? une famille dans mon pays. C?est pour mes enfants et pour la jeune g?n?ration que je prends la parole aujourd?hui.M?me ministre, je d?noncerais la d?ch?ance actuelle du Cameroun. Nous sommes tous complices, ? des degr?s divers : passe-droits, trafics d?influence, tchoko. C?est notre Cameroun. Francophones, anglophones? nul n?est innocent.Pendant ce temps, les OTS et autres gagne-mis?res crient famine. Silence impos?, pillage m?thodique Pourquoi ne pas exiger des profiteurs du syst?me qu?ils freinent leur voracit? ? On demande aux victimes de pr?server la paix sociale, co?te que co?te. Brim?s, battus? trop facile. Les ?l?phants s?affrontent, et l?on exige de l?herbe qu?elle reste immobile.Au Cameroun, il n?y a que deux tribus : les oppresseurs et les opprim?s. Le reste n?est que diversion. On nous impose le silence pendant que le pillage s?intensifie. Les bien-pensants d?p?cent la ? b?te ? Cameroun en se gavant. Appartements luxueux ? Paris, dans le 16e, voisins de Dominique de Villepin ; ? Neuilly, avec Nicolas Sarkozy ; ou sur la 5e Avenue ? New York. Et que dire des comptes num?rot?s dans des paradis fiscaux ? M?moire vive, parole aff?t?e Alors adolescente, imaginer un Cameroun sans le pr?sident Ahidjo relevait de l?impensable. Aujourd?hui, on nous rejoue le m?me sc?nario.? la veille de ma retraite, j?ai servi quatre ans au minist?re de la Communication, sous la tutelle de Monsieur Tchiroma. Un conflit violent m?a oppos?e ? un directeur. Dans ce contexte tendu, Monsieur Tchiroma s?est distingu? par une droiture rare. Il a tranch? avec ?l?gance, mais surtout avec une justice exemplaire. Il a r?tabli l??quilibre l? o? l?abus mena?ait. Ce geste, dans un environnement souvent hostile, m?rite d??tre salu? avec force. Je ne me laisserai pas embarquer dans des youyou creux et insipides. Je n?ai ni besoin d?huile de sardine, ni de gadgets ? deux sous pour livrer le sort de mon pays ? une « esp?rance » sans lendemain. By Isabelle ESSONO Luanda, 07 octobre 2025.

bloc d'article

Pr?sidentielle 2025: ces non-inscrits, qui sont-ils ?

Plus de 7 millions de citoyens majeurs ne voteront pas Le 12 octobre prochain. Qui sont ces non-inscrits, invisibles mais d?cisifs pour la vitalit? d?mocratique ? Une masse silencieuse Le fichier ?lectoral camerounais compte officiellement 8 219 210 ?lecteurs. Or, selon les estimations d?mographiques, le nombre de citoyens majeurs se situe entre 13 et 15 millions. Cela signifie que pr?s de la moiti? du corps ?lectoral potentiel ne participera pas au scrutin. Ces ?non-inscrits? forment une masse silencieuse, invisible dans les statistiques officielles mais bien r?elle dans la vie politique. Les jeunes en premi?re ligne La majorit? des non-inscrits est compos?e de jeunes ?g?s de 20 ? 35 ans. D?sillusionn?s par un syst?me politique qu?ils jugent verrouill?, beaucoup estiment que ?leur vote ne change rien?. L?abstention d?bute donc bien avant le jour du scrutin : elle prend la forme d?une non-inscription volontaire, symbole d?un d?sint?r?t croissant. Les oubli?s des campagnes d?enr?lement Une autre partie des non-inscrits vit dans les zones rurales et enclav?es. Le manque de centres d?inscription, les difficult?s de transport, mais aussi les lenteurs dans l?obtention des cartes nationales d?identit? expliquent leur absence du fichier ?lectoral. Ces citoyens, souvent les plus marginalis?s, sont doublement exclus : de l?administration et de la vie politique. La diaspora oubli?e Si pr?s de 5 millions de Camerounais vivent hors du pays, seuls 28 236 d?entre eux apparaissent sur les listes ?lectorales. Faible mobilisation, contraintes logistiques et manque de structures d?Elecam ? l??tranger expliquent ce chiffre d?risoire. La diaspora, pourtant influente ?conomiquement, reste ainsi quasi absente politiquement. Un d?fi pour la d?mocratie Les non-inscrits posent une question cruciale : quelle est la valeur d?un scrutin o? pr?s de la moiti? du peuple reste silencieuse ? L?galement, l??lection du 12 octobre sera valide. Mais moralement et politiquement, cette exclusion fragilise la l?gitimit? du futur pr?sident et r?v?le une d?mocratie encore incompl?te. Tom

bloc d'article

Pr?sidentielle 2025: plus de 7 millions de camerounais priv?s d’urnes

Derri?re les 8,2 millions d??lecteurs habilit?s ? voter pour leur prochain pr?sident le 12 octobre prochain, se cache un constat alarmant : la situation de pr?s de 7 millions de citoyens en ?ge de voter mais qui resteront en marge du scrutin faute d?inscription sur les listes ?lectorales. Une d?mocratie amput?e de presque la moiti? de son potentiel. ? trois semaines du scrutin pr?sidentiel, le Cameroun affiche un fichier ?lectoral provisoire de 8 219 210 ?lecteurs. Pourtant, selon les projections d?mographiques, le pays compte pr?s de 15 millions de citoyens majeurs. Cela signifie qu?au moins 7 millions de Camerounais, soit pr?s d?un ?lecteur sur deux, n?auront pas acc?s aux urnes. Un chiffre qui interroge la cr?dibilit? d?une ?lection cens?e incarner le suffrage universel. Des obstacles multiples La masse des non-inscrits s?explique par plusieurs facteurs. D?abord, la barri?re administrative : lenteurs dans la d?livrance des cartes nationales d?identit?, absence de centres d?enr?lement dans certaines zones rurales, files interminables. Ensuite, un d?sint?r?t croissant de la jeunesse, majoritaire dans la population, qui ne croit plus ? la port?e du vote. Enfin, une m?fiance envers Elecam et le syst?me ?lectoral, accus?s par une partie de l?opinion de manquer de transparence. Un risque pour la l?gitimit? du scrutin En droit, le scrutin du 12 octobre sera valable. Mais en politique, un pr?sident ?lu par moins de la moiti? du corps ?lectoral potentiel verra sa l?gitimit? fragilis?e. Dans un pays marqu? par les crises sociales, ?conomiques et s?curitaires, l?exclusion de millions de citoyens pourrait nourrir frustrations et contestations. ? Une ?lection o? la moiti? du peuple n?a pas parl? n?est pas une d?mocratie consolid?e ?, r?sume un observateur politique. Comment donner voix aux sans-voix ? Pourtant, ces exclus du fichier ?lectoral ne sont pas condamn?s au silence absolu. Certains pourront encore peser par la mobilisation citoyenne, les d?bats publics, les r?seaux sociaux, ou en rejoignant des organisations de la soci?t? civile. ? plus long terme, des r?formes structurelles s?imposent : automatiser l?inscription d?s l?obtention de la carte d?identit?, multiplier les antennes mobiles dans les zones recul?es, ou encore faciliter l?enr?lement num?rique. Et demain ? Le 12 octobre, le Cameroun choisira un pr?sident. Mais au-del? de la comp?tition entre candidats, c?est une autre bataille qui se joue : celle de l?inclusion d?mocratique. Tant que sept millions de citoyens resteront ? l??cart, le suffrage universel camerounais demeurera une promesse inachev?e. Tom.

bloc d'article

Visite de Paul Biya ? Maroua: la communaut? du Septentrion ? Yaound? et ses environs dans la joie

Ils se disent une fois de plus privil?gi?s en r?servant sa premi?re sortie de sa campagne ? l’Extr?me-Nord. Ils snobent leurs compatriotes des autres r?gions du Cameroun. C’est rare de trouver les ressortissants du septentrion abandonner momentan?ment motos, fil ? coudre, comptoirs et bilbildrom. Mettre en veilleuse le commerce nomade (vendeurs de rem?de, de pagne et soya) en pleine journ?e et aux heures de pointes pour visionner. Ils l’ont fait ce 7 octobre 2025. Tel un match de football les ressortissants des 6 d?partements de la r?gion de l’extr?me-nord se retrouvent pour suivre la campagne qui se d?roule dans leur capitale r?gionale. C’est ce qui est observ? ? Nkongoa chez Amada, boutiquier et un des leurs o? une dizaine entre eux se retrouve pour regarder le meeting du pr?sident candidat. Ce n’est pas tant la visite en elle-m?me qui importe, c’est plut?t une surprise, vu les sp?culations sur la capacit? du pr?sident ? battre campagne, ils ne s’attendaient pas. ? Ma d?termination ? vous servir reste intacte ?, voil? le fragment de discours du candidat Biya qui rassure Seydou originaire de Kousseri et restaurateur dans le coin. Il pense que ce dernier va mourir au pouvoir, ? Paul Biya vous dit qu’il va diriger jusqu’? la fin de ses jours ?, voit-il. Appr?ciations M?me s’ils trouvent le discours du Dr Sani Babani, maire de ville de Maroua redondant et insipide, ? il dit ce que tous les politiques du RDPC disent ?, d?clare Yves, cordonnier. Ils saluent et appr?cient par contre celui de Cavaye Yegui? Djibril, pr?sident de l’Assembl?e nationale. Ils le trouvent tr?s sarcastique surtout ? cause de son improvisation. Le pr?sident de la commission r?gionale de campagne pour la r?gion, tel un visionnaire insiste sur l’?ducation. Leur joie est plus grande avec des ?clats de rires lorsque le tr?s honorable demande au candidat du RDPC d’envoyer les enseignants et les ?l?ves ? l’?cole ? Mr le Pr?sident, il faut demander aux enseignants et aux ?l?ves d’aller ? l’?cole, que les enfants aillent ? l’?cole. Ils ne doivent plus ?tre dans les bars pour consommer le bilbil ?, cette s?quence du meeting est tr?s amusante pour les t?l?spectateurs qui se trouvent chez Amada. Pour bon nombre d’entre eux, Cavaye Yegui? Djibril, a ravi la vedette ? Paul Biya. Bien avant la tenue du meeting, Kirikou et J?r?my, vendeurs de viande brais? installent un poste t?l?viseur. Le long du parcours du cort?ge pr?sidentielle est une occasion pour eux de pr?senter des merveilles touristiques aux clients, ? vous ?tes seulement ? Yaound?, partez un peu ? Maroua, vous verrez la beaut?. Ce que vous voyez ? la t?l? n’est rien ?, lance Kirikou. Il taquine Essama un autochtone de Coron qui regarde l’arriv?e de Paul Biya. Pour rendre leur vis-?-vis plus jaloux J?r?my parle de pollution, ? Paul Biya est chez moi au grand Nord parce qu’il fuit la pollution de Yaound?. Regardez comment le soleil est bio ?, estime le brasseur. Andr? Gromyko Balla

bloc d'article, Sport

Paul Biya ? Maroua: entre promesses de r?confort et scepticisme populaire

Le chef de l??tat a tenu, ce 7 octobre ? Maroua, un meeting de campagne qui avait valeur de test. Apr?s plusieurs semaines de doutes sur sa mobilisation personnelle, Paul Biya a choisi le Septentrion pour rassurer, r?affirmer sa confiance dans l?avenir et tendre la main ? une population partag?e entre fid?lit? historique et lassitude sociale. Un discours de r?assurance aux allures de confession Sous un soleil de plomb et devant une foule mobilis?e par les structures du parti au pouvoir, Paul Biya a surpris par un ton plus direct qu?? l?accoutum?e 😕 Je connais les attentes insatisfaites qui vous font douter du lendemain. En me fondant sur l’exp?rience qui est le mien, je puis vous assurer que ces probl?mes ne sont pas insurmontables ?. Ces mots, salu?s par des acclamations, sonnent comme une reconnaissance implicite des frustrations qui traversent le Grand Nord. ? Quand il dit qu?il nous comprend, c?est d?j? un pas ?, confie A?ssatou, commer?ante au march? de Domayo. ? Mais nous avons trop entendu de promesses. Cette fois, nous voulons voir les actes ?. Le Septentrion, poumon ?lectoral sous tension Le choix de Maroua n?est pas anodin. R?gion charni?re et r?servoir ?lectoral d?cisif, le Septentrion (Adamaoua, Nord et Extr?me-Nord) concentre pr?s de 38 % de l??lectorat national, soit plus de 3 millions d?inscrits sur les listes ?lectorales selon les estimations d?Elecam. Lors de la pr?sidentielle de 2018, c?est dans cette partie du pays que Paul Biya avait r?alis? ses scores les plus ?lev?s, engrangeant plus de 70 % des suffrages dans certaines circonscriptions. Mais le paysage a ?volu? : la jeunesse, nombreuse et d?sabus?e, regarde avec scepticisme. ? Je suis venu ?couter, mais je n?attends plus rien ?, l?che Moussa, ?tudiant en sciences politiques. ? Depuis qu?on est enfants, on nous dit que l?avenir sera meilleur. Pourtant, nous sommes toujours sans emploi et sans routes. ? Dissiper les doutes apr?s les h?sitations La pr?sence de Paul Biya ? Maroua met fin aux rumeurs persistantes d?un d?sengagement direct dans la campagne. En apparaissant lui-m?me dans le Nord, il envoie un double signal : il reste le ma?tre du jeu et il reconna?t le poids politique du Septentrion, capable ? lui seul de faire basculer l??lection du 12 octobre. ? Le fait qu?il soit venu en personne est d?j? une r?ponse ? ceux qui pensaient qu?il ne pouvait plus porter la campagne ?, analyse un cadre local du RDPC. ? Mais il faudra plus qu?un discours pour convaincre les jeunes, qui repr?sentent plus de 60 % des ?lecteurs ici?. Promesse d?exp?rience contre fatigue ?lectorale En insistant sur son ? exp?rience ? comme gage de solutions, Paul Biya joue la carte du v?t?ran face ? une population impatiente. ? L?exp?rience, c?est bien ?, r?torque Hamadou, moto-taximan, ? mais ce qu?on attend, ce sont des routes, des h?pitaux, du travail. Pas seulement des paroles ?. Si le pr?sident-candidat parvient ? contenir les d?fections dans son fief septentrional, il consolidera une base ?lectorale difficile ? renverser. Mais une baisse de la participation, tr?s redout?e cette ann?e, pourrait affaiblir son socle et ouvrir des br?ches ? ses adversaires, notamment dans les grandes villes du Sud et de l?Ouest. Le test de Maroua Au-del? de l?enthousiasme affich?, Maroua aura servi de r?v?lateur : un pr?sident qui tente de transformer la lassitude en confiance, un ?lectorat strat?gique en qu?te de preuves concr?tes, et une campagne ?lectorale qui se joue d?sormais ? guichet ferm?. ? une semaine du scrutin, le message est clair : le Grand Nord d?tient plus que jamais les cl?s du verdict national. Tom.

bloc d'article

A l?UNESCO: un ?gyptien face aux d?fis

En succ?dant ? Audrey Azoulay, Khaled El-Enany h?rite d?une pile de dossiers urgents. Le 6 octobre dernier ? Paris, la direction g?n?rale de l?UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l??ducation, la science et la culture) a chang? de visage. C?est Khaled El-Enany, 53 ans, qui en porte d?sormais les espoirs et les tourments. A 54 ans, l?ancien ministre ?gyptien du Tourisme et des Antiquit?s h?rite d?une maison fragilis?e. Il promet une ? UNESCO pour les peuples ?, centr?e sur la d?fense des droits humains, la diffusion du savoir scientifique et la protection des expressions culturelles. Mais derri?re ce credo consensuel se cache une ?quation complexe : comment maintenir la cr?dibilit? et la neutralit? de l?organisation dans un monde o? les fractures politiques, ?conomiques et technologiques s??largissent ? Chantiers Le premier d?fi d?El-Enany est financier. Le d?part annonc? des ?tats-Unis en 2026 priverait l?UNESCO de pr?s de 75 millions de dollars par an sur un budget global d?environ 900 millions. Le nouveau directeur g?n?ral en a conscience : ? Sans budget, il ne peut y avoir d?action ?, a-t-il rappel? devant le Conseil ex?cutif. Mobiliser de nouvelles ressources, s?duire les partenaires priv?s et convaincre Washington de revenir dans le giron onusien constitueront ses priorit?s imm?diates. Le deuxi?me front est politique. Dans une institution o? les d?bats sur l??ducation, la m?moire ou le patrimoine deviennent souvent le reflet des tensions g?opolitiques, El-Enany devra jouer les ?quilibristes. Il s?est engag? ? maintenir une ? politique ouverte ? et un dialogue permanent, en traitant chaque dossier ? sur une base d??galit? et non politis?e ?. Une ambition louable, mais mise ? rude ?preuve par la comp?tition d?influence que se livrent les grandes puissances au sein m?me de l?UNESCO. Enfin, l??gyptien devra r?affirmer la pertinence de l?organisation face aux nouveaux d?fis plan?taires : la r?volution num?rique, la r?gulation de l?intelligence artificielle, le r?chauffement climatique et la protection d?un patrimoine mondial menac? par les guerres. Redonner du souffle ? une institution parfois per?ue comme lente et bureaucratique exigera autant de diplomatie que de courage politique. Entre crise budg?taire, rivalit?s d??tats et mutation du monde de la connaissance, Khaled El-Enany prend la barre d?un navire ? la fois prestigieux et vuln?rable. Son mandat commencera sous le signe du doute, mais aussi de l?attente : celle d?une UNESCO capable, ? nouveau, d??duquer, d??clairer et de rassembler. Bobo Ousmanou

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut