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Relecture du Rapport Annuel 2024 de l?UEAC : un exercice de rigueur institutionnelle

En organisant ? Douala un atelier intensif de relecture et de validation de la version pr?liminaire du Rapport Annuel 2024 de l?Union ?conomique de l?Afrique Centrale, la Commission de la CEMAC a envoy? un signal politique clair : celui d?une institution qui entend renforcer sa cr?dibilit? par la qualit? de ses outils d?analyse et de reddition des comptes. Derri?re l?apparente technicit? de l?exercice, l?enjeu est strat?gique pour une sous-r?gion en qu?te de coh?rence et de r?sultats tangibles. Pr?sid?s par le Vice-Pr?sident de la Commission, Dr Charles Assamba Ongodo, les travaux ont rappel? que le rapport annuel n?est pas un simple document administratif. Il constitue un instrument d?aide ? la d?cision pour la Conf?rence des Chefs d??tat et le Conseil des Ministres, mais aussi un barom?tre de la performance communautaire vis-?-vis des partenaires et des citoyens. En ce sens, l?exigence de conformit? aux standards internationaux traduit la volont? de hisser la gouvernance communautaire ? un niveau comparable ? celui des grandes organisations multilat?rales. La m?thodologie adopt?e, fond?e sur des groupes th?matiques sp?cialis?s suivis d?une consolidation en pl?ni?re, r?v?le une approche participative et structur?e. Elle a permis de croiser les regards sur les dynamiques ?conomiques, l?int?gration r?gionale, le march? commun et la comp?titivit?, tout en mettant en lumi?re les faiblesses persistantes, notamment en mati?re de donn?es et d?alignement institutionnel.Au-del? de la forme, cet atelier interroge le fond : la capacit? de l?UEAC ? traduire ses objectifs en r?sultats mesurables. La validation prochaine du rapport par le Coll?ge des Commissaires appara?t ainsi comme une ?tape d?cisive, appel?e ? renforcer la lisibilit? de l?action communautaire et ? restaurer la confiance dans le projet d?int?gration de la CEMAC. Ongoung Zong Bella

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Politiques de commande publique : la CEMAC acc?l?re l?harmonisation

Face aux besoins croissants en infrastructures et aux marges budg?taires toujours plus ?troites, la CEMAC a engag? une r?forme d?ampleur visant ? moderniser et unifier les r?gles encadrant la commande publique dans les six ?tats membres. L?adoption, en f?vrier 2024 et 2025, de deux textes majeurs ? la D?cision relative ? la strat?gie sous-r?gionale de la commande publique et la Directive ?tablissant le cadre juridique et institutionnel des partenariats public-priv? ? marque une ?tape d?cisive dans la refonte de la gouvernance publique r?gionale. Ces nouveaux instruments visent ? renforcer la transparence, am?liorer la performance des investissements et attirer davantage d?op?rateurs priv?s dans la r?alisation des infrastructures essentielles. Consciente des d?fis administratifs li?s ? cette harmonisation, la Conf?rence des ministres a accord? un d?lai de vingt-quatre mois pour permettre aux ?tats d?assurer la transposition nationale des nouvelles normes.C?est dans ce contexte que s?est tenu ? Yaound? un atelier national de mutualisation et de d?marrage de la transposition de la Directive PPP. Pr?sid?e par le ministre d?l?gu? ? la Planification, Paul Tassong, la rencontre a r?uni experts techniques, administrations sectorielles et partenaires au d?veloppement. Elle a permis d?identifier les ajustements n?cessaires et de d?finir un calendrier op?rationnel pour l?adaptation des l?gislations nationales. Invit? ? pr?senter le contexte d??laboration de la Directive, le Repr?sentant-R?sident de la CEMAC a rappel? les enjeux de la r?forme : s?curiser les investissements, encourager les montages innovants et garantir une meilleure soutenabilit? des projets publics. Selon lui, l?harmonisation engag?e devrait permettre de r?duire les divergences r?glementaires entre pays, source de lenteurs, de surco?ts et d?incertitudes pour les investisseurs. L?atelier a ?galement mis en lumi?re l?importance strat?gique des partenariats public-priv? pour acc?l?rer le d?veloppement des infrastructures de transport, d??nergie, d?eau ou encore de t?l?communications. Dans une r?gion o? les financements publics restent insuffisants, les PPP apparaissent comme une alternative cr?dible ? condition d??tre encadr?s par des normes claires et un dispositif institutionnel robuste.Avec cette initiative, la CEMAC entend poser les bases d?un march? r?gional de la commande publique plus coh?rent, plus attractif et capable de soutenir durablement la transformation ?conomique de l?Afrique centrale. Jean -Ren? Meva?a Amougou

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Cameroun : un mort dans une attaque de Boko Haram dans l’Extr?me-Nord

Un civil a ?t? tu? et plusieurs maisons incendi?es dans la nuit de lundi ? mardi lors d’une attaque attribu?e aux combattants de Boko Haram, a indiqu? Oumar Mahamat, membre du comit? de vigilance de Kolofata, dans le nord du Cameroun. L’attaque a eu lieu ? Bakariss?, village dans l’arrondissement de Kolofata, dans la r?gion de l’Extr?me-Nord du Cameroun, selon la m?me source. Aucune r?action officielle des autorit?s n’?tait disponible dans l’imm?diat. Lors d’une incursion pr?c?dente, les assaillants ont emport? plusieurs dizaines de t?tes de b?tail. YAOUND?, 16 d?cembre (Xinhua)

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47e r?union annuelle de l?ABCA: ? Yaound?, deux visions s?affrontent

Dans les coulisses du grand raout bancaire de la capitale camerounaise. La premi?re, men?e par des pays favorables ? un assouplissement mon?taire, estime qu?une plus grande flexibilit? est indispensable pour financer la transition ?nerg?tique et moderniser des infrastructures r?silientes. La seconde craint que cette strat?gie n?amplifie les pressions inflationnistes dans des ?conomies d?j? expos?es. Mais pour l??conomiste camerounais Jean-Luc Kamdem, ? le danger n?est pas la souplesse, mais la passivit? : ignorer le climat revient ? subir une inflation que l?on n?a pas anticip?e ?. D?autres experts africains appellent ? une approche plus offensive. La Nig?riane Mary Okonkwo estime que ? l?Afrique doit s?approprier la transition verte pour ?viter une d?pendance accrue aux financements ext?rieurs ?. Une transition impos?e de l?ext?rieur, pr?vient-elle, risquerait d?alourdir la dette et de fragiliser des ?conomies ?mergentes. Le sp?cialiste marocain des syst?mes financiers, Fouad El Idrissi, insiste pour sa part sur la n?cessit? d?? une diplomatie mon?taire climatique plus affirm?e ?, jugeant urgent de coordonner les r?ponses au niveau continental. Au c?ur des d?bats figure aussi la question de la r?silience institutionnelle. Plusieurs gouverneurs plaident pour la cr?ation d?unit?s internes d?di?es au risque climatique, capables de mod?liser les impacts sectoriels et d?orienter les politiques de cr?dit. L??thiopien Tsegaye Mekonnen rappelle que ? les banques centrales ne peuvent plus se contenter de stabiliser les prix : elles doivent prot?ger des ?conomies contre les chocs syst?miques provoqu?s par le climat ?. Cette reconfiguration s?inscrit aussi dans un paysage mondial en mutation. Alors que les grandes banques centrales commencent ? int?grer des stress tests climatiques, les institutions africaines entendent ?viter d??tre de simples suiveuses. Pour la Sud-Africaine Thandiwe Mokoena, ? l?Afrique a une fen?tre d?innovation : ses vuln?rabilit?s peuvent devenir un moteur d?exp?rimentation ?. Plusieurs propositions circulent : obligations vertes r?gionales, m?canismes d?assurance climatique mutualis?s, int?gration du risque environnemental dans les taux directeurs ou plateformes de donn?es climatiques communes. Le S?n?galais Mamadou Sarr, expert en finance durable, estime qu?? une telle convergence pourrait donner au continent une voix plus visible dans les n?gociations internationales ?. ? Yaound?, l?enjeu d?passe la technique. Il s?agit de savoir si l?Afrique se contente d?adapter ses outils, ou si elle choisit d?imposer sa propre lecture de la g?opolitique climatique pour mieux d?fendre ses int?r?ts sur la sc?ne mondiale. Jean -Ren? Meva?a Amougou

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Afrique?: le climat, bombe ? retardement pour la finance

Longtemps ignor? par les sph?res financi?res, le climat devient un facteur direct de risque syst?mique en Afrique. S?cheresses, inondations et temp?tes tropicales fragilisent les ?conomies et menacent la stabilit? des banques africaines. Des ?v?nements r?cents l?illustrent avec force : en 2019, le cyclone Idai au Mozambique provoque des pertes ?conomiques estim?es ? plus de 2 milliards de dollars et fragilise des milliers d?emprunteurs. Au S?n?gal, la mont?e des eaux ? Saint-Louis pousse certaines banques ? limiter les pr?ts immobiliers sur le littoral. Au Cameroun, les baisses de rendement du coton et du ma?s dans le bassin du Logone affectent gravement les remboursements dans les institutions de microfinance rurales.  ? Nairobi, la r?duction des niveaux hydrologiques dans les barrages hydro?lectriques fragilise les entreprises fortement d?pendantes de l??nergie, ce qui a entra?n? une augmentation des d?fauts de paiement. Dans les banques commerciales, l?exposition au risque climatique devient tangible et mesurable. Les institutions financi?res surveillent de pr?s leurs portefeuilles agricoles, immobiliers et d?infrastructure, secteurs parmi les plus vuln?rables aux al?as climatiques. ??Nous sommes ? l?aube d?une ?re o? le climat dicte la solidit? financi?re??, pr?vient Jean-Baptiste Tchega. ? Un choc climatique majeur dans un seul pays peut contaminer toute une union mon?taire ?, souligne l?analyste financier bas? ? Yaound?. ??Une s?cheresse prolong?e ou une inondation majeure peut provoquer une vague de d?fauts de paiement, mena?ant l?ensemble du syst?me bancaire??, avertit Gregory Akum, senior bank analyst et ? chercheur ? l?Institut panafricain de finance durable. Action Face ? cette menace, une tendance claire ?merge : la r?glementation financi?re africaine se r?invente autour de la dimension climatique. Les banques centrales commencent ? int?grer syst?matiquement le risque environnemental dans leurs directives prudentielles, les ratios de solvabilit? et les m?canismes de surveillance macro?conomique. Ce virage, encore in?gal selon les pays, dessine progressivement une nouvelle architecture financi?re o? la stabilit? ne se mesure plus seulement en termes de ratios bancaires, mais aussi en vuln?rabilit? face au climat. ? L?Afrique doit apprendre ? ?valuer la vuln?rabilit? climatique de ses portefeuilles comme elle le fait pour le risque de cr?dit ou de liquidit? ?, propose Abdul Rahman Tidjani.  Le banquier tchadien insiste sur la n?cessit? d?int?grer le climat dans la surveillance macro-prudentielle, pour ?viter que des pertes locales ne se propagent au syst?me financier. Certaines banques centrales africaines l?ont compris et ont pris conscience de l?urgence. La BEAC, la BCEAO et la Bank of Mauritius, par exemple, ont mis en place des stress tests climatiques inspir?s des standards du NGFS, le r?seau mondial des superviseurs financiers. La Banque africaine de d?veloppement insiste sur la coop?ration entre r?gulateurs, investisseurs et gouvernements. Ces exercices ?valuent l?impact d?inondations, de s?cheresses prolong?es ou de chocs ?nerg?tiques sur la solvabilit? des banques. Le constat est clair?: le changement climatique n?est plus une menace lointaine. Il est un catalyseur de r?forme, imposant aux banques africaines de repenser leur approche du risque. Comme le r?sume Amina Toure?: ??Lire le climat devient aussi vital que lire un bilan??. Urgence Selon des indications cr?dibles, la r?union des banques centrales africaines ? Yaound? confirme l?urgence. Joints par Int?gration, plusieurs participants soulignent d?j? la n?cessit? d?int?grer les risques climatiques dans la r?gulation bancaire et de renforcer les dispositifs de financement pour prot?ger les ?conomies vuln?rables. Pour ?tayer leurs positions, les uns et les autres mettent en avant la vuln?rabilit? sp?cifique du continent. L?agriculture, l??nergie et les infrastructures essentielles subissent des chocs environnementaux qui compromettent la solvabilit? des ?tats et des entreprises. L?enjeu d?passe la simple gestion des crises?: il s?agit de transformer la finance africaine. Les institutions doivent d?sormais combiner innovation et prudence dans un environnement o? la stabilit? ?conomique d?pend autant du climat que des politiques mon?taires. La r?ussite de cette transition pourrait red?finir le r?le de l?Afrique sur la sc?ne financi?re mondiale. JRMA

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Des d?put?s fain?ants et budg?tivores jusqu?? quand ?

?lu par le peuple, le d?put? est cens? porter la voix de ses ?lecteurs, proposer des lois, contr?ler l?action du gouvernement, d?fendre les libert?s, prot?ger les biens publics et faire progresser la soci?t?. Dans les d?mocraties o? l?institution parlementaire fonctionne correctement, l?h?micycle est un lieu d?innovation juridique, de d?bats de fond, d?avanc?es sociales majeures et d?arbitrages d?cisifs pour la vie de la nation. Nombre de pays, notamment en Europe ou en Am?rique du Nord, ont b?ti leur modernit? gr?ce ? des parlementaires audacieux, engag?s et profond?ment conscients de leurs responsabilit?s. En France, on cite souvent la loi Robert Badinter abolissant la peine de mort (1985), symbole d?humanisme et de courage politique. On pense ?galement ? la loi Simone Veil l?galisant l?IVG (1975), pierre angulaire des droits des femmes, ? la loi Jacques Toubon pour la d?fense de la langue fran?aise (1994) ou encore ? la loi Christiane Taubira sur le mariage pour tous (2013), qui a profond?ment transform? le paysage soci?tal. Dans tous ces cas, les lois sont associ?es ? un nom, celui du parlementaire qui les a propos?es, d?fendues, port?es avec conviction. Cette tradition n?est pas seulement symbolique. Elle souligne la capacit? des d?put?s ? laisser une empreinte durable, ? s??lever au-dessus des calculs partisans pour ?uvrer au bien g?n?ral. Elle r?v?le ?galement la force d?un syst?me o? les d?put?s ne sont pas de simples figurants mais de v?ritables acteurs du changement. Le contraste africain : silence, inaction et absence d?empreinte l?gislative En C?te d?Ivoire, comme dans plusieurs pays africains, l?absence d?initiatives l?gislatives marquantes des d?put?s est flagrante. Combien de lois ivoiriennes portent-elles le nom d?un d?put? ? Combien de r?formes profondes ont ?t? inspir?es, impuls?es ou d?fendues avec d?termination par un ?lu du peuple ? Combien de d?put?s ont marqu? positivement leur passage ? l?Assembl?e nationale ?La r?ponse, embarrassante, semble se situer entre tr?s peu et aucune. Ce d?ficit d?engagement t?moigne d?un dysfonctionnement structurel de la repr?sentation nationale. L?h?micycle devient alors, non pas un lieu de travail, d?id?es ou de contr?le d?mocratique, mais une simple instance de validation, une chambre d?enregistrement o? les d?put?s se bornent ? approuver des d?cisions d?j? prises ailleurs, souvent dans les hautes sph?res de l?ex?cutif. Cette passivit? est d?autant plus pr?occupante que les d?put?s ivoiriens jouissent d?avantages financiers, mat?riels et protocolaires consid?rables. Ils disposent d?indemnit?s confortables, de frais de fonctionnement ?lev?s, de v?hicules, parfois de primes diverses. Tout cela serait pleinement justifi? si ces moyens s?accompagnaient d?un engagement effectif, d?une production l?gislative ambitieuse et d?un contr?le rigoureux du pouvoir ex?cutif. Mais, lorsque l?on observe l?atonie parlementaire, la question du rapport entre co?t et utilit? devient incontournable. Quatorze ans de d?cisions douloureuses et un silence assourdissant Depuis qu?il a ?t? install? par Sarkozy, le r?gime Ouattara a pris nombre de d?cisions qui ont eu un impact profond ? et souvent douloureux ? sur la vie des Ivoiriens. Qu?il s?agisse de r?formes fonci?res controvers?es, de changements institutionnels contest?s, de privatisations mal comprises ou de mesures ?conomiques impopulaires, les d?cisions se sont encha?n?es sans que les d?put?s ne jouent v?ritablement leur r?le. O? ?taient-ils lorsque les Ivoiriens se sont plaints de la confiscation ou de la spoliation de leurs terres ?O? ?taient-ils lorsque certaines communaut?s ont exprim? leur d?tresse face ? des r?formes per?ues comme injustes ou d?s?quilibr?es ?O? ?taient-ils lorsque l?ex?cutif d?passait ou contournait les limites de la concertation d?mocratique ?Le r?le du d?put? n?est pas d??tre un spectateur passif. Il est d??tre un bouclier institutionnel. Un porte-voix. Un gardien du pacte r?publicain.Pourtant, les ?lus qui devraient ?tre les premiers ? s?indigner ont souvent choisi le silence ? un silence qui r?sonne comme une abdication de leurs responsabilit?s. ? aucun moment, ou presque, ils n?ont affich? un refus clair, une prise de position courageuse, une opposition constructive ou une d?fense explicite des int?r?ts de leurs ?lecteurs.On peut comprendre la discipline de parti. On peut comprendre l?alignement politique. Mais on ne peut ni comprendre, ni accepter l?indiff?rence face ? des d?cisions susceptibles d?appauvrir ou de fragiliser le peuple. Une inaction qui n?honore pas les ? honorables ? ?tre d?put?, c?est ?tre investi d?un mandat qui, dans l?esprit de la constitution, est noble et exigeant. Les d?put?s portent le titre d?? honorables ?. Mais l?honneur ne s?h?rite pas ; il se m?rite. Il se conquiert par la droiture, le travail, la constance, le courage, le sens du devoir. Or, que reste-t-il de cette noblesse lorsque les ?lus ne se l?vent pas pour d?fendre leur peuple ?Quand ils ne produisent aucune r?forme signifiante ?Quand ils ne contestent aucune d?rive ?Quand ils ne proposent aucun texte structurant pour am?liorer les conditions de vie des citoyens ?Un d?put? qui ne l?gif?re pas est comparable ? un m?decin qui ne soigne pas, un professeur qui n?enseigne pas ou un juge qui ne rend pas justice.L?exemplarit? parlementaire est pourtant indispensable pour redonner confiance au peuple. Sans elle, la d?mocratie se vide de sa substance et la population se d?tourne de la chose publique, convaincue que les institutions ne servent qu?une minorit? privil?gi?e. Des d?put?s co?teux pour l??tat Il existe un malaise profond lorsque l?on entend les Ivoiriens dire que leurs d?put?s sont fain?ants et budg?tivores. L?expression est brutale, mais elle traduit la perception g?n?rale. Comment justifier que des ?lus per?oivent des mensualit?s importantes, profitent d?avantages multiples et jouissent d?un statut social ?lev? alors que leur travail, objectivement, reste difficile ? identifier ?Ce n?est pas le co?t des d?put?s qui pose probl?me. Dans une d?mocratie, il est normal que les ?lus aient des moyens pour accomplir efficacement leurs missions. Ce qui pose probl?me, c?est l?absence de contrepartie, l?absence de r?sultats, l?absence d?engagement tangible.Un d?put? co?te cher, mais il peut rapporter ?norm?ment si ses actions am?liorent les lois, dynamisent l??conomie, renforcent la justice sociale, prot?gent les droits, pr?servent les terres et l?environnement ou encore soutiennent les secteurs faibles de la soci?t?.Mais, lorsqu?il ne fait rien de tout cela, la charge devient un fardeau, un luxe inutile, une d?pense injustifi?e. ?lection du 27 d?cembre 2025 : les d?put?s ont-ils chang? ? ? l?approche des

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L?Afrique ? la crois?e des chemins

La 47? r?union annuelle de l?Association des banques centrales africaines (ABCA), qui se tient du 23 au 28 novembre ? Yaound?, n?est pas un simple rendez-vous technique. Elle marque un tournant d?cisif : le continent africain prend conscience que la stabilit? macro-?conomique ne peut plus se dissocier des enjeux climatiques. Le th?me choisi, ??Changement climatique et stabilit? macro-?conomique??, n?est pas un slogan, c?est un avertissement clair : l?Afrique doit d?sormais int?grer les chocs climatiques dans toutes ses politiques mon?taires. S?cheresses, inondations, temp?tes tropicales : ces ph?nom?nes ne sont plus des ?v?nements isol?s, mais des facteurs syst?miques capables de d?stabiliser les banques, les investissements et les ?conomies nationales. Les mod?les traditionnels, con?us pour des environnements pr?visibles, montrent leurs limites. Les instruments financiers doivent ?voluer, les pr?visions macro-?conomiques se r?inventer, et les strat?gies de r?gulation se renforcer. L?inaction co?tera cher, non seulement en termes ?conomiques mais aussi sociaux, accentuant pauvret? et in?galit?s. L?ABCA se place ainsi au c?ur d?un d?bat mondial : comment les banques centrales africaines peuvent-elles devenir des acteurs de la finance verte tout en garantissant la r?silience des ?conomies?? Les d?cisions prises ? Yaound? auront des r?percussions directes sur la capacit? du continent ? mobiliser des investissements durables et ? prot?ger ses citoyens des impacts du changement climatique. Il est temps de briser l?illusion de la s?paration entre climat et finance. L?Afrique doit concevoir ses politiques mon?taires comme des outils de r?silience climatique, et non comme de simples instruments de contr?le ?conomique. Cette r?union n?est pas seulement un rendez-vous de r?gulateurs : elle est l?opportunit? historique de red?finir l?avenir ?conomique du continent sous l?ombre du climat.

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L?Afrique ne doit pas ?tre dirig?e par ceux qui savent tirer.

En l?espace de quelques semaines, le continent africain a ?t? travers? par une succession d??v?nements ? au Cameroun, en Tanzanie, en C?te d?Ivoire, et hier encore en Guin?e-Bissau ? qui confirment une v?rit? inqui?tante : nos soci?t?s sont, et risquent d??tre de plus en plus, gouvern?es par le fusil, c?est-?-dire par la brutalit? de ceux qui d?tiennent les armes. Ce qui vient de se passer en Guin?e-Bissau n?est pas un simple coup d??tat de plus et n?est pas diff?rent de ce qui se passe au Cameroun en ce moment. Nous sommes tous comme au Mali, au Gabon, en Tanzanie, au Niger, en C?te d?Ivoire, au Burkina, ? Madagascar? tous emp?tr?s sur ce lieu de l?accident colonial. Ces ?v?nements ne sont pas des ?v?nements isol?s. C?est la m?me sc?ne jou?e et rejou?e, dans une esp?ce de loop narratif, comme dans un film depuis 65 ans qui refuse d?avancer. Un plan o? les acteurs changent mais o? le d?cor reste le m?me : des Etats avec la violence comme langage, la paralysie comme horizon, la r?p?tition comme politique. Moi, je viens du cin?ma. Et le cin?ma, ? motion pictures ?, m?a appris une v?rit? simple : pas de vie sans mouvement. Motion, e-motion, commotion : tout commence par le mouvement. Quand une histoire est coinc?e comme celle de l?Afrique actuellement, le cin?aste coupe, change de plan, r?invente la s?quence. La v?rit? que le cin?ma nous apprend et que nous refusons de regarder en face c?est que l?Afrique n?a toujours pas quitt? la sc?ne de l?accident colonial – car j?estime que la rencontre avec l?occident ?tait un accident. Cette sc?ne est aujourd?hui notre prison, nous avons oubli? avant l?accident que nous allions quelque part. Cette sc?ne est devenue notre prison ; nous avons oubli? que nous ?tions en route vers autre chose. Eh bien, l?Afrique est coinc?e et semble se plaire dans un ce film que d?autres ont ?crit pour nous. Voil? la trag?die des Paul Biya, des Alassane Ouattara et de leurs entourages qui veulent s??terniser au pouvoir : ils ne savent plus imaginer un autre film, ni pour eux-m?mes, ni pour l?Afrique. Ce sont nos imaginaires qui sont pris en otage. Et tout ce faux, toute cette tricherie, toute cette brutalit?, ne sont que les sympt?mes d?un immobilisme mental profond : perte du mouvement, perte de l??motion, perte de la projection. Nous avons perdu le ? motion ? et m?me l?e-motion? toute capacit? ? quitter cet endroit o? le blanc nous a laiss?. Sauf qu?entre temps, ? force de respirer son ? odeur ?, celle d?un p?re colonial, nous sommes devenus ce blanc dont il fallait se d?barrasser, au point o? nous ne pouvons plus faire sans cette Afrique invent?e des r?publiques fig?es, des pr?sidences ? vie, des ministres accroch?s ? leurs privil?ges ind?crochables? Si l?histoire du continent a ?t? marqu?e par la violence, il est temps que cela cesse. L?usage des armes n?est pas une force ? c?est une b?tise. Et la b?tise ne doit plus triompher de l?intelligence, de la sagesse, de la cr?ativit? et de l?imagination. L?Afrique ne doit plus ?tre dirig?e par ceux qui savent tirer. Nous ne pouvons plus accepter que la pens?e et l?imagination soient plac?es sous les ordres du fusil. Que ce fusil soit celui de Paul Biya au Cameroun ou de Samia Suluhu Hassan en Tanzanie, il ne doit plus d?cider ? notre place. J?en appelle donc aux penseurs, aux intellectuels, aux ?crivains, aux m?decins, aux architectes, aux enseignants, aux chercheurs, aux journalistes, aux cin?astes, aux artistes, aux ing?nieurs, aux entrepreneurs, aux leaders communautaires, aux femmes, aux jeunes ? ? tous ceux qui portent une vision ? ? reprendre la place qui leur revient au centre de nos soci?t?s africaines, on a trop laiss? faire. L?intelligentsia africaine a ?t? distraite, divis?e, neutralis?e, intimid?e ou corrompue. Les voix qui doivent ?clairer ne peuvent plus ?tre r?duites au silence pendant que la brutalit? avance, d?complex?e, ? visage d?couvert. Je refuse cette d?rive qui transforme nos ?tats en zones militaires, nos dirigeants en commandants, nos citoyens en cibles. Cet appel est un appel ? un renversement profond des priorit?s : remettre au centre non pas la force, mais la compr?hension ; non pas la peur, mais la responsabilit? ; non pas la violence, mais la vision ; non pas la domination, mais l?imagination. A ceux qui croient au fusil pour d?velopper l?Afrique, nous refusons de construire nos nations avec la peur, le silence, la m?fiance et la fragilit?. Dans nos traditions, le pouvoir appartenait au plus sage. ? celui qui savait anticiper, relier, apaiser. Cette tradition n?est pas une nostalgie : c?est un syst?me de valeurs qu?il nous faut r?activer. Aujourd?hui, nous affirmons que : l?intelligence doit diriger les institutions ; la sagesse doit guider les d?cisions ; la cr?ativit? doit inventer les solutions ; la pens?e doit redevenir souveraine. La plus grande impasse africaine actuelle n?est pas militaire : elle est dans les imaginaires. Nous vivons certes dans des mod?les politiques que nous n?avons pas invent?s, dans des institutions import?es, dans des r?ves qui ne sont pas les n?tres, mais il est possible de les r?inventer, de se r?inventer.  D?inventer de nouvelles formes de gouvernance, de nouvelles formes de l?gitimit?, de nouvelles fa?ons de d?cider ensemble, de nouvelles mani?res d?assurer la justice, la s?curit?, la parole et le progr?s sans armes ni domination. Le projet consiste ? : r?installer l?intelligence comme force politique en Afrique. Nous voulons : des dirigeants qui r?fl?chissent avant de d?cider, des institutions qui prot?gent avant de punir, des soci?t?s qui imaginent avant de craindre, des citoyens qui participent avant de subir. Je propose que l?Afrique redevienne un continent o? la parole instruit, o? la pens?e inspire, o? la cr?ativit? construit, o? la sagesse oriente, o? la vision pr?c?de l?action. J?appelle donc ? une r?activation de l?imagination politique africaine, afin que l?Afrique soit gouvern?e non par la force, mais par la connaissance, la dignit? et la vision. J?appelle tous les Africains qui refusent la brutalit? comme destin ? rejoindre ce

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Centrafrique : Nouvelle r?duction des effectifs de la Minusca

Le Conseil de s?curit? vient d?accorder un nouveau mandat ? la Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca). Celui-ci s??tend jusqu?au 26 novembre 2026, d?apr?s la r?solution 2800 adopt?e par l?instance ce 13 novembre 2025. Il est cependant caract?ris? par une nouvelle r?duction des effectifs maximums. Soit 354 officiers en moins sur les 14 400 militaires d?ploy?s autoris?s en novembre 2024. Le nouveau contingent devra ainsi se composer de : 580 observateurs militaires et officiers d??tat-major, et 2 999 policiers, dont 589 policiers hors unit?s constitu?es et 2 410 membres d?unit?s de police constitu?es, ainsi que 108 agents p?nitentiaires. La force de d?ploiement de la Minusca ? l?entame de ses op?rations en avril 2014 ?tait de 17 420 soldats. Toutes choses qui montrent une r?duction progressive des troupes d?ploy?es en Centrafrique pour le maintien de la paix. ? 580 observateurs militaires et officiers d??tat-major, et 2 999 policiers, dont 589 policiers hors unit?s constitu?es et 2 410 membres d?unit?s de police constitu?es, ainsi que 108 agents p?nitentiaires ?, a d?cid? le Conseil de s?curit?. Mettant ainsi en exergue les progr?s accomplis en mati?re de s?curit? et de r?tablissement de l?autorit? de l?Etat sur l?ensemble du pays. Ce, malgr? des menaces persistantes. Le contexte est par ailleurs marqu? par des coupes budg?taires cons?cutivement ? la baisse des contributions internationales. R?sultat : depuis octobre, la Minusca proc?de ? une r?duction de 15% de ses d?penses. L.S.

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Corridor Douala-Bangui : des pis pour sauver un axe qui ?touffe

? Yaound?, le 20 novembre 2025, une r?union de haut niveau pr?sid?e par le ministre camerounais des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, a marqu? une nouvelle ?tape dans la r?habilitation du corridor Douala-Bangui, art?re indispensable au commerce sous-r?gional. Autour de la table, les principaux partenaires techniques et financiers ont pass? en revue l??tat d?avancement des travaux, les points de blocage et les financements ? consolider pour acc?l?rer un chantier devenu urgent pour l??conomie camerounaise et centrafricaine. Selon les services du minist?re, certaines sections strat?giques, fortement d?grad?es par le trafic des poids lourds, constituent encore un frein majeur ? la fluidit? du corridor. Les partenaires ont soulign? la n?cessit? d?une meilleure coordination entre les entreprises, les autorit?s locales et les bailleurs, afin de garantir un calendrier r?aliste et une ex?cution plus rigoureuse. L?enjeu est d?autant plus crucial que pr?s de 80 % des marchandises ? destination de Bangui transitent par Douala. En cl?turant la s?ance, le MINTP a rappel? que ce corridor n?est pas seulement une route, mais un instrument de stabilit? ?conomique pour toute la r?gion. Il a insist? sur l?importance de s?curiser les financements, d?am?liorer le suivi op?rationnel et de renforcer la transparence dans la gestion des contrats. Les participants ont convenu de multiplier les r?unions techniques et d?acc?l?rer la mise en ?uvre des engagements pris. Cette r?union, qualifi?e de ?strat?gique? par plusieurs partenaires, laisse esp?rer un calendrier plus resserr? et une mobilisation accrue autour d?un axe vital pour les ?changes, l?int?gration r?gionale et la comp?titivit? des deux pays. Les discussions ont ?galement mis en lumi?re la question r?currente de l?entretien, souvent n?glig? apr?s les grandes phases de r?habilitation. Plusieurs experts ont rappel? que sans un m?canisme durable de maintenance, les sections aujourd?hui r?nov?es risquent de se d?t?riorer rapidement, annulant les investissements consentis. Ils recommandent la cr?ation d?un fonds d?di?, aliment? conjointement par l??tat, les usagers et les partenaires internationaux, afin de garantir une intervention continue. Cette approche, selon eux, permettrait de pr?server la qualit? du corridor sur le long terme et de r?duire les co?ts futurs. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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