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Diplomatie humanitaire : les retomb?es de la visite de Jagan Chapagain au Cameroun

Le Secr?taire g?n?ral de la F?d?ration Internationale des soci?t?s de Croix-Rouge et du Croissant Rouge ?tait en visite de deux jours ( 17 et 18 octobre 2025) ? Yaound? au Cameroun. ? l’occasion, Jagan Chapagain a visit? la Croix Rouge Camerounaise et ses diff?rentes activit?s. Le patron de la F?d?ration Internationale s’est montr? tr?s admiratif du travail de la Soci?t? nationale, apr?s sa visite du si?ge, de l’h?pital et de l’?cole de formation aux m?tiers de sant?. Il a salu? l’action des secouristes – volontaires de la Croix Rouge Camerounaise sur l’ensemble du territoire national. Pour lui, la CRC doit avoir plus de moyens pour continuer sa mission humanitaire et m?riter davantage sa casquette d’auxiliaire des pouvoirs publics. Aussi, Jagan Chapagain a fait des plaidoyers de plus de soutiens ? la CRC lors de ses audiences aupr?s autorit?s publiques du pays, en l’occurrence au Premier minist?re et aux relations ext?rieures. Dans la foul?e, il n’a pas manqu? de faire des clins d’oeil au secteur priv?. «  Nous sommes ravis de cette visite qui va laisser la CRC les bras charg?s », a comment? C?cile Akame Mfoumou. ? en croire la Pr?sidente de la Croix Rouge Camerounaise, trois millions de personnes en situation de vuln?rabilit? au Cameroun ont besoin de l’assistance de la la Croix – Rouge. Des besoins toujours croissants alors que les appuis n?cessaires sont en r?gression. Vivement les retomb?es de la visite de Jagan Chapagain au Cameroun. Bobo Ousmanou

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Le Cameroun annoncera les r?sultats de l’?lection pr?sidentielle le 27 octobre

Le Conseil constitutionnel du Cameroun a annonc? mercredi soir que les r?sultats d?finitifs de l’?lection pr?sidentielle du pays seront proclam?s lundi, 15 jours apr?s le scrutin. Selon le Conseil, les r?sultats des 31?653 bureaux de vote seront lus lors d’une c?r?monie t?l?vis?e ? Yaound?, la capitale, avant la proclamation du vainqueur. L’?lection pr?sidentielle s’est tenue dans ce pays d’Afrique centrale le 12 octobre. YAOUND?, 22 octobre (Xinhua)

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Centrafrique : la MINUSCA annonce une r?duction de son personnel militaire et civil en novembre prochain

La Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a annonc? mercredi une r?duction de son personnel militaire et civil en raison de la baisse de son budget, lors de sa conf?rence de presse hebdomadaire. Selon Florence Marchal, porte-parole de la MINUSCA, cette r?duction est li?e ? une baisse de 15% du budget accord? par les partenaires internationaux, et c’est une situation financi?re difficile qui oblige la mission onusienne ? revoir ses effectifs. « En raison du non-paiement ou du tardif par certains Etats membres de paiement de leurs contributions obligatoires au budget du maintien de la paix, le secr?taire g?n?ral des Nations Unies a ?t? contraint d’activer, d?but octobre, un plan de contingence qui s’applique ? l’ensemble des missions de maintien de la paix », a pr?cis? Mme Marchal. Elle a indiqu? que la mission onusienne allait devoir r?duire ses effectifs, qu’il s’agisse de la force, de la police ou du personnel civil international, ainsi que le volume de ses op?rations et programmes. La porte-parole de la MINUSCA a ajout? que cette d?cision, « impos?e » par des contraintes budg?taires au niveau de l’ONU, n’?tait en aucun cas li? ? la situation du pays, qui continue d’enregistrer de nombreux progr?s, ni aux performances de la mission, qui continue de jouer pleinement son r?le en appui au gouvernement centrafricain. BANGUI, 23 octobre (Xinhua)

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Des manifestations ?clatent au Cameroun suite ? des all?gations de fraude ?lectorale pr?sidentielle

Des manifestations ont ?clat? mardi ? Yaound?, la capitale camerounaise, alors qu’une foule en col?re accusait les autorit?s de fraude lors de l’?lection pr?sidentielle du 12 octobre. Dans plusieurs quartiers, les manifestants brandissaient des pancartes d?non?ant la ? fraude ?lectorale ? et une ? victoire vol?e ?. La police et la gendarmerie d?ploy?es dans toute la ville ont dispers? les manifestants ? coups de gaz lacrymog?ne apr?s de brefs affrontements. Des vid?os partag?es par les m?dias locaux sur les r?seaux sociaux montraient des manifestants accusant les responsables ?lectoraux d’avoir ? manipul? le d?compte des voix ? en faveur du pr?sident de longue date Paul Biya. Des manifestations similaires ont ?t? signal?es ? Garoua, chef-lieu de la r?gion du Nord et ville natale du candidat de l’opposition Issa Tchiroma Bakary, qui a revendiqu? la victoire. Le gouvernement et les chefs traditionnels ont publi? plusieurs communiqu?s, appelant au calme et ? la retenue. Plus t?t mardi, la Commission nationale de d?compte final des voix a d?clar? avoir achev? le d?compte des bulletins de vote et soumettre les r?sultats provisoires au Conseil constitutionnel, mandat? pour proclamer les r?sultats. Certains m?dias locaux ont rapport? que Biya ?tait en t?te avec plus de 50 % des voix. Le Conseil constitutionnel devrait annoncer les r?sultats officiels d’ici le 27 octobre, conform?ment au Code ?lectoral camerounais. YAOUND?, 21 octobre (Xinhua)

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Femmes rurales: face ? un climat devenu adversaire

Aujourd?hui, chaque semence est un combat qu?elles m?nent contre la m?t?o.? ? l?aube, Amina marche sur la terre rouge, ses pieds effleurant la poussi?re qui br?le sous le soleil. ??Avant, nous savions exactement quand planter le ma?s ou le manioc. Aujourd?hui, chaque semence est un pari contre la m?t?o??, murmure-t-elle, comme si la terre ?coutait ses doutes. Elle s?arr?te un instant, ferme les yeux et sent le vent caresser son visage, emportant avec lui l?odeur ?cre de la poussi?re et les souvenirs des saisons anciennes. Chaque pas qu?elle fait semble tracer une danse fragile entre espoir et incertitude, et elle imagine les r?coltes futures comme des promesses que le ciel doit tenir. Plus loin, Fatou traverse les sentiers rocailleux avec un seau d?eau sur l??paule. ??Je marche trois heures par jour pour puiser de l?eau pour ma famille et nos ch?vres. La rivi?re change de cap selon l?humeur du ciel??, raconte-t-elle. Elle rit parfois, nerveusement, quand le vent emporte le peu qu?elle a pu r?colter. Ses yeux suivent les ondulations de l?eau, r?vant d?un filet plus g?n?reux qui nourrirait le village tout entier. Chaque pierre sur laquelle elle pose le pied semble murmurer des histoires anciennes de femmes courageuses, et elle se sent soudain moins seule face ? l?immensit? du ciel et ? la s?cheresse qui s??tire. ? quelques kilom?tres, Mariama observe son champ de manioc br?l? par le soleil. ??Le climat nous vole nos r?coltes. Chaque pluie qui tombe trop t?t ou trop tard change tout??, explique-t-elle, ses yeux cherchant les nuages comme on cherche un espoir perdu. Le vent soul?ve des tourbillons de poussi?re qui dansent autour d?elle comme de petites flammes, et elle imagine d?j? les prochains semis, les graines qui s?accrocheront ? la terre malgr? tout. Elle murmure des pri?res silencieuses aux nuages, convaincue que m?me dans la destruction, la vie s?accroche et que la r?silience des femmes du village finira par transformer chaque difficult? en promesse de renaissance. Pourtant, ces femmes ne se laissent pas vaincre. Fatoumata, coordinatrice d?un jardin solidaire au Niger, raconte les solutions inventives?: ??Nous stockons l?eau de pluie et plantons des vari?t?s r?sistantes. Sans l?entraide des autres femmes, nous aurions tout perdu??. Naomie, mara?ch?re en R?publique centrafricaine, ajoute?: ??Quand mes l?gumes poussent malgr? la s?cheresse, c?est toute ma famille qui respire. Chaque graine est un combat gagn? contre le soleil et la poussi?re.?? Obstacles Ces initiatives restent fragiles. L?acc?s au financement, aux technologies agricoles et aux pr?visions climatiques reste limit?. Les politiques publiques tardent ? atteindre ces femmes, et la r?silience se heurte au silence des d?cideurs. L?agronome L?a Mbarga insiste?: ??Investir dans les femmes rurales, c?est investir dans la survie des villages et dans la lutte contre les effets du changement climatique ?. La 30? Journ?e mondiale de la femme rurale n?est pas seulement symbolique. Elle rappelle que chaque r?colte est une victoire, chaque graine plant?e un acte de courage. ??Quand nous r?ussissons ? r?colter malgr? la s?cheresse, c?est toute la communaut? qui respire??, conclut Amina. Entre poussi?re et vent, pluie et soleil capricieux, elles continuent de semer la vie. Le climat est devenu leur adversaire premier, mais leur d?termination est une force que rien ne peut effacer. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Un appel ? agir

Les changements climatiques exacerbent leur pr?carit?. S?cheresses prolong?es, inondations impr?visibles, ?rosion des sols et perte de biodiversit? transforment leurs champs en terrains incertains. Chaque semence plant?e est un pari contre la nature qui se d?r?gle. Dans ce contexte, l?acc?s aux ressources devient un enjeu vital. L?eau, la terre et le financement ne sont pas toujours ? port?e de main. Les infrastructures agricoles sont souvent inexistantes, et l?acc?s aux cr?dits, aux technologies ou aux informations climatiques reste un privil?ge rare. Pourtant, loin de se r?signer, ces femmes innovent et s?organisent. Coop?ratives, jardins communautaires, adoption de pratiques agro-?cologiques et d??nergies renouvelables : autant de r?ponses locales ? un d?fi global. Mais ces initiatives ont besoin de soutien. Politiques publiques cibl?es, programmes de formation, acc?s au march? et inclusion financi?re sont indispensables pour transformer la vuln?rabilit? en puissance durable. Ignorer ces femmes, c?est compromettre l?avenir alimentaire et environnemental de nos nations. Les soutenir, c?est investir dans la r?silience des communaut?s rurales, la s?curit? alimentaire et la justice climatique. La 30? Journ?e mondiale de la femme rurale n?est pas seulement une c?l?bration : c?est un appel ? agir, pour que la voix et les efforts des femmes rurales soient reconnus, prot?g?s et valoris?s. Face aux d?fis du climat et des ressources, elles ne doivent plus ?tre seules. ? l?occasion de la 30? Journ?e mondiale de la femme rurale, c?l?br?e le 15 octobre dernier, il est crucial de braquer les projecteurs sur celles qui, au c?ur de nos campagnes, portent la r?silience de nos soci?t?s. D?o? le pr?sent zoom.

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Cemac: entre rebond ?conomique et vigilance

R?unis ? Malabo les 7 et 8 octobre 2025, les membres du coll?ge de surveillance multilat?rale de la CEMAC ont dress? un tableau encourageant de la situation ?conomique r?gionale. Sous la pr?sidence de Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission, la 42? session a examin? le Rapport de Surveillance Multilat?rale 2024 et les perspectives pour 2025-2026. Les donn?es pr?sent?es t?moignent d?un regain d?activit? : la croissance r?gionale s?est ?tablie ? 2,7 % en 2024, contre 1,8 % un an plus t?t. Cette embellie r?sulte du dynamisme du secteur non p?trolier, en hausse de 3,2 %. Toutefois, le ralentissement de l?inflation ? 4,1 %, bien qu?appr?ci?, reste sup?rieur ? la norme communautaire de 3 %, ? l?exception de la Centrafrique et du Gabon. Le coll?ge souligne des performances contrast?es entre ?tats. Le Cameroun (3,5 %), le Gabon (3,2 %) et le Tchad (2,6 %) tirent la croissance, tandis que la R?publique Centrafricaine am?liore ses r?sultats (1,8 %) gr?ce ? un contexte s?curitaire plus stable. En revanche, la conformit? aux crit?res de convergence demeure partielle : seuls le Cameroun, la RCA et la Guin?e ?quatoriale ont respect? deux crit?res sur quatre. Les indicateurs ext?rieurs affichent, eux, une nette am?lioration. Le taux de couverture de la monnaie atteint 74,9 %, et les r?serves de change couvrent d?sormais 4,86 mois d?importations, renfor?ant la stabilit? financi?re de la zone. Pour 2025 et 2026, la CEMAC table sur une croissance de 2,7 %, puis de 3,4 %. Mais ces pr?visions restent soumises aux al?as r?gionaux. D?o? l?appel du pr?sident Baltasar Engonga Edjo?o ? la prudence : ? La situation demeure fragile. Les ?tats doivent acc?l?rer les r?formes pour diversifier leurs ?conomies, am?liorer le climat des affaires et approfondir l?int?gration r?gionale ?. Remy Biniou

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Echanges commerciaux: la confusion ? 25 FCFA pr?s

A cause de la troublante ressemblance entre la nouvelle pi?ce de 25 FCFA et l?ancienne de 50 FCFA, usagers et commer?ants se perdent, et les erreurs de comptes s?accumulent. Depuis l?introduction des nouvelles pi?ces de monnaie dans la zone CEMAC par la BEAC en 2023, un malentendu d?un nouveau genre s?est gliss? dans les ?changes quotidiens. Dans plusieurs localit?s du pays, o? les nouvelles pi?ces se d?mocratisent de plus en plus, la confusion est d?autant plus ressentie. Le probl?me est simple : la pi?ce de 25 FCFA version 2023 est quasiment un sosie de l?ancienne 50. M?me format, m?me couleur, m?me confusion. R?sultat, usagers et commer?ants s?y perdent, et les erreurs s?accumulent. Sur les march?s, dans les taxis ou chez les vendeurs de rue, la sc?ne devient famili?re : on tend une pi?ce, on plisse les yeux, on soupire. ? Je rends la monnaie au jug? maintenant. Si le client proteste, je lui rends son argent et je lui demande de faire l?appoint lui-m?me ?, confie Madeleine, caissi?re dans un supermarch? ? Garoua. ? Un passager m?a pay? 100 FCFA avec deux pi?ces. Croyant que c??taient deux 50, j?ai d?marr?. C??taient deux 25. Il a voyag? en promotion ?, raconte Moussa, chauffeur de taxi ? Yaound?. La situation est d?autant plus critique que ces nouvelles pi?ces, cens?es cohabiter progressivement avec les anciennes, inondent d?j? les poches camerounaises. ? Depuis deux mois, je ne vois presque plus les vieilles pi?ces. Maintenant, chaque jour, je dois deviner si c?est 25 ou 50 ?, se plaint Rosine, vendeuse de beignets ? Mfou. M?me les enfants s?y perdent. ? Yaound?, Mme Ngo Bissom raconte : ? Mon fils m?a dit qu?il avait eu 150 francs. C??taient trois pi?ces de 25. Il ?tait tout fier d?avoir gagn? au change ?. Depuis, la BEAC (Banque des Etats de l?Afrique centrale) avait d?fendu une d?cision strat?gique : pi?ces modernes, s?curis?es, moins co?teuses. Mais sur le terrain, l?impatience monte. ? Qu?on modernise, d?accord. Mais qu?on puisse au moins lire la valeur sans microscope ! ?, grince Jean-Roger, fonctionnaire ? Yaound?. En attendant mieux, chacun d?veloppe ses astuces : comparer le relief, peser les pi?ces ? la main, ou tout simplement? ?viter de les utiliser. Ongoung Zong Bella

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Acc?s aux ressources financi?res: les femmes rurales entre ruses et r?ves

Pour faire pousser leurs projets, il leur faut plus que de la terre fertile : il leur faut de l?argent. Et l?, c?est une autre culture ? apprivoiser : celle des banques et des microcr?dits, souvent aussi myst?rieuse qu?une pluie au d?sert. ??Je suis all?e ? la banque avec mon manioc sous le bras pour montrer que je travaille dur. On m?a regard?e comme si j?avais amen? un mouton en costume-cravate??, raconte Clotilde Ngo Djell, mara?ch?re ? Songmbengue (Sanaga-Maritime, r?gion du Littoral), en ?clatant de rire. Comme elle, des milliers de femmes apprennent ? jongler entre justificatifs, proc?dures et formulaires, souvent plus complexes qu?un labyrinthe de termiti?res. Mais l?humour est aussi une arme contre l?adversit?. Marie Mbock Nloga, agricultrice ? Massok-Songloulou, confie : ??J?ai essay? de demander un pr?t ? la banque. On m?a demand? un titre foncier que je n?ai pas. Je me sens oubli?e par ceux qui devraient nous soutenir. ?Quand on me demande si je peux rembourser un pr?t, je r?ponds : ?Je peux rembourser? si le soleil daigne sourire ? mes tomates?!? ? Derri?re la plaisanterie se cache une v?rit? : l?acc?s au financement est une lutte quotidienne, ponctu?e de d?brouillardise et de solidarit?. Les femmes se r?unissent en coop?ratives, mettent en commun leurs maigres ?conomies et inventent des syst?mes d??pargne collectifs dignes d?un roman d?aventures. Certaines exp?rimentent m?me la ? banque du village ? ? leur fa?on : contributions mensuelles, micro-pr?ts entre voisines, et sanctions hilarantes pour celles qui oublient de rendre l?argent? ??On fait payer un sac de manioc ou cinq fagots de bois ? celles qui retardent leur remboursement. ?a motive et ?a fait rire??, confie Ang?le, tr?sori?re d?une coop?rative agricole dans la Mefou-et-Afamba (r?gion du Centre). Pourtant, derri?re les rires et les astuces, le message est s?rieux. Les femmes rurales savent que sans acc?s au financement, pas de semences, pas de r?coltes, pas de revenus. Les programmes de microcr?dit existent, mais restent souvent inadapt?s : taux ?lev?s, garanties impossibles et d?marches labyrinthiques. Elles r?clament un soutien adapt?, des outils simples et des financements accessibles, pour transformer leurs efforts quotidiens en prosp?rit? durable. A Songmbengue, les femmes rurales ont rappel?, avec humour et courage, que la finance n?est pas un terrain r?serv? aux comptables et aux bureaux climatis?s. Chaque pr?t accord? ? une femme rurale est une graine sem?e dans la terre du possible, et chaque sourire face ? l?absurdit? des proc?dures est une petite victoire po?tique. Entre chants de c?l?bration de la 30e Journ?e mondiale de la Femme rurale et calculs de pouce, elles ont montr? que m?me face aux banques les plus t?tues, la cr?ativit? africaine sait faire des miracles. JRMA

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Mme Marie-Th?r?se Abena Ondoa: ? nous avons pris en compte les dol?ances ?

D?claration de la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille du Cameroun, ? l?occasion de la c?l?bration de la 30e Journ?e mondiale de la Femme rurale ? Messok Songloulou. ? L?organisation a ?t? impeccable. Il y a eu une tr?s grande mobilisation. Les femmes nous ont montr? de quoi elles sont capables. Nous avons eu des sources de revenus tr?s adapt?es : la production des champignons, du miel, des hannetons, des escargots. Ce sont des investissements qui, ? long terme, peuvent les propulser tr?s loin, et les rendre financi?rement autonomes ; surtout qu?elles font des formations en cascades pour aller jusqu?aux fins fonds des communaut?s. C?est ce que nous avons appr?ci? au cours de c?r?monie. Nous avons vu une tr?s grande mobilisation des diff?rents d?partements de la r?gion du Littoral qui se sont retrouv?s ici ? Messok Songloulou pour c?l?brer celle qui nourrit le Cameroun ; celle qui permet au Cameroun d??tre ? l?abri de la faim ; et qui travaille encore beaucoup dans des conditions assez difficiles. Le gouvernement a fait l?effort de leur apporter un appui en diff?rents mat?riaux pouvant les aider dans leurs travaux agricoles. Nous pensons que ce que nous avons vu nous rassure. Nous avons pris en compte les dol?ances ; nous avons donn? des orientations pour voir dans quelle mesure on pouvait y r?pondre. Nous avons re?u l?adh?sion des uns et des autres et nous allons rentrer tr?s satisfaits par la belle c?r?monie dont nous ont gratifi?s les populations du Littoral en g?n?ral, celles de la Sanaga-Maritime en particulier ?. Source : Minproff

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