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Le pr?sident gabonais f?licite Paul Biya pour sa r??lection ? la pr?sidence du Cameroun

Le pr?sident gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a adress? lundi ses f?licitations ? Paul Biya pour sa r??lection ? la pr?sidence du Cameroun pour un huiti?me mandat. « Brice Clotaire Oligui Nguema, pr?sident de la R?publique, chef de l’Etat, adresse ses f?licitations ? son excellence Monsieur Paul Biya pour sa r??lection ? la magistrature supr?me », indique une d?claration du pr?sident gabonais lue au journal t?l?vis? de 20 heures. Dans son message, M. Nguema a salu? « la confiance renouvel?e du peuple camerounais envers son pr?sident » et lui a pr?cis? ses « v?ux de succ?s pour ce nouveau mandat », tout en r?affirmant « son attachement aux valeurs de paix et de stabilit? ». ?g? de 92 ans, Paul Biya dirige le Cameroun depuis le 6 novembre 1982. Selon les r?sultats officiels proclam?s lundi par le Conseil constitutionnel, Paul Biya a remport? l’?lection pr?sidentielle avec 53,66% des voix. LIBREVILLE, 27 octobre (Xinhua)

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R?sum? de l’actualit? mondiale de Xinhua ? 00h30 GMT, le 28 octobre

Paul Biya a ?t? r??lu pr?sident du Cameroun pour un huiti?me mandat, recueillant 53,66 % des voix, a annonc? lundi le Conseil constitutionnel du pays. Le candidat du Front du salut national du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, est arriv? deuxi?me avec 35,19 % des voix. Plus de 4,6 millions de Camerounais ont vot? sur plus de huit millions d’?lecteurs inscrits, portant le taux de participation ? 57,76 %, contre 53,85 % en 2018 et 65,82 % en 2011. (Cameroun-Election-R?sultats) – – – – ABIDJAN — Le pr?sident sortant de la C?te d’Ivoire, Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des houphou?tistes pour la d?mocratie et la paix, a remport? un quatri?me mandat ? l’?lection pr?sidentielle avec 89,77 % des voix, selon les r?sultats provisoires publi?s lundi par la Commission ?lectorale ind?pendante (CEI). Fran?ais Selon la CEI, Ouattara a recueilli 3.759.030 voix sur un total de 4.187.318 bulletins valides exprim?s, avec une participation ?lectorale atteignant 50,10 pour cent parmi les 8,7 millions d’?lecteurs inscrits en C?te d’Ivoire et ? l’?tranger. (C?te d’Ivoire-Election-R?sultat) – – – – BUDAPEST — La Hongrie ne soutiendra pas le lancement des n?gociations d’adh?sion ? l’Union europ?enne (UE) avec l’Ukraine tant qu’un gouvernement national sera au pouvoir, a d?clar? lundi le ministre des Affaires ?trang?res Peter Szijjarto. R?pondant aux questions au parlement, Szijjarto a d?clar? que la chance pour la candidature de l’Ukraine ? l’UE de symboliser la paix ?tait pass?e, et que la Hongrie continue d’opposer son veto aux n?gociations en raison de pr?occupations concernant la s?curit? europ?enne, l’?conomie et les march?s du travail. (Hongrie-UE-Ukraine) – – – – BEYROUTH — Deux personnes ont ?t? tu?es lundi dans une frappe de drone isra?lienne dans le sud du Liban, a rapport? l’Agence nationale de presse officielle libanaise (NNA). Citant le centre d’urgence du minist?re de la Sant?, l’ANI a d?clar? que la frappe a touch? un site ? la p?riph?rie du village d’Al-Bayad dans le district de Tyr, tuant deux fr?res et en blessant plusieurs autres. (Liban-Isra?l-Frappes a?riennes). YAOUNDE

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Tensions post-?lectorales: les parents d’?l?ves refusent d’envoyer les enfants ? l’?cole

Craignant des ?chauffour?es apr?s la proclamation des r?sultats de la pr?sidentielle du 12 octobre 2025, certains chefs de famille retiennent leurs prog?nitures ? la maison. Au moins 80% d’?l?ves du primaire et du secondaire habitants le sud et les p?riph?ries-sud de la capitale auront au moins 16 heures d’absences pour le mois d’octobre. Cette fois-ci les ?coliers ne sont pas la cause de cette forte absence du 22 et 23 octobre 2025. Il faut plut?t incriminer les parents. Une responsabilit? qu’ils assument d’ailleurs, ? je ne peux pas envoyer mes trois enfants ? l’?cole. Il faut d’abord que la situation soit normale, je fonctionne avec les r?p?titeurs jusqu’? nouvel ordre ?, estime Abba, un parent d’?l?ve. Cas pratique Le couple Djou qui vit ? Abang (Mfou) n’empreinte pas deux chemins. Leurs 5 enfants dont un est mal voyant n’iront pas ? l’?cole tant que la proclamation des r?sultats de la pr?sidentielle n’est pas effective. Cette grande crainte du couple r?side dans le fait que leurs bambins fr?quentent dans un coll?ge priv? au complexe BEAC, un quartier tr?s hupp? du sud de la capitale, ? nous ne pouvons pas prendre le risque de les envoyer ? l’?cole. Si les conflits commence il sera compliqu? de partir d’Etoudi o? je travaille pour venir chercher les enfants. Leurs p?res travail ? Douala ?, se justifie la maman. Sur 17 ?l?ves que compte le CM2 de l’?cole publique d’Assock, seul trois r?pondent pr?sent. Cette forte abstention d?courage le ma?tre qui au lieu d’enseigner pr?f?re appeler les parents et leurs demandes de laisser les enfants rentrer ? l’?cole, ? les enfants sont en classe d’examen et je ne peux pas avancer avec 3 ?l?ves. Je serai m?me oblig? de voir comment est-ce que je programme les cours de rattrapage ?, regrette l’enseignant. Comme autre coup de gueule, il demande aux parents de ne pas c?der ? la pression et ?viter de m?ler les enfants ? la politique, ? la politique aux politiciens, l’?cole aux ?coliers ?, indique-t-il. Jules, chauffeur d’un bus de transport d’?l?ves met en veilleuse le groupe WhatsApp. Il prend le t?l?phone et appelle individuellement les parents. Il demande ? ces derniers d’appr?ter les enfants pour l’?cole, ? on a renvoy? la proclamation des r?sultats de la pr?sidentielle, appr?t?s les enfants pour qu’ils aillent ? l’?cole ?, dit-il. Sauf qu?arriv? au point de ramassage ? Ebouma-Adam ? Nkongoa, il n’y a aucun ?l?ve. Ce vendredi 23 octobre, certains ?l?ves du lyc?e Bilingue d’Odza, malgr? le report de l’annonce de la proclamation des r?sultats h?sitent ? se rendre au campus. La cause de cette crainte vient des r?seaux sociaux. ? Toutouli Mama Marthe, enseignante ? la retraite et grand-m?re de 6 petits fils en classes d’examens est oblig?e d’hurler sur ses petits-enfants, ? vous ?tes en classe d’examen, partez ? l’?cole. Je vais passer au lyc?e pour v?rifier si vous ?tes ? l’?cole. Au lieu d’?tre concentr? sur vos cahiers, vous parlez de politique. Vous comptez sur quoi ? ?, gronde la p?dagogue. Elle fait une promesse qui est de confisquer les t?l?phones portables de ces derniers, ? je vais demander ? vos parents de reprendre les t?l?phones ?. Incertitude Avec le renvoie de la proclamation des r?sultats de la pr?sidentielle, les parents sont de plus en plus anxieux. Bon nombre disent scruter les ?toiles avant d’envoyer les enfants ? l’?cole la derni?re semaine du mois d’octobre. Andr? Gromyko Balla

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Proclamation des r?sultats de la pr?sidentielle: le Grand Nord retient son souffle

Entre militarisation, peur et col?re contenue, les populations attendent la proclamation des r?sultats dans une atmosph?re de terreur politique. Les rues se sont vid?es, les visages se ferment, les conversations se murmurent. Dans les villes du Grand Nord, l?attente des r?sultats de l??lection pr?sidentielle du 12 octobre a pris des allures d?angoisse collective. ? Garoua, Maroua, Ngaound?r?, Mokolo, Yagoua ou Kousseri, la tension est telle qu?on parle d?sormais d?une r?gion ? en veille de feu ?.Tous les regards sont braqu?s vers le Conseil constitutionnel, ultime arbitre d?un scrutin dont la l?gitimit? est d?j? contest?e dans plusieurs cercles. Un calme de fa?ade, une peur bien r?elle Depuis quelques jours, un calme pr?caire s?est install?. Mais c?est un calme charg? de peur, de col?re et de r?signation. Les premi?res mobilisations populaires, rapidement contenues par les forces de s?curit?, se sont tues, non pas par apaisement, mais par attente strat?gique.? Les gens attendent juste la proclamation des r?sultats pour sortir ? nouveau. Ce sera le signal ?, confie sous anonymat un enseignant de l?Universit? de Maroua. Les centres urbains du septentrion sont d?sormais plac?s sous haute surveillance polici?re. Les patrouilles se multiplient, les check-points fleurissent ? chaque carrefour strat?gique. ? Un r?gime qui dit ?tre pl?biscit?, mais qui d?ploie l?arm?e partout, vit dans la peur de son propre peuple ?, ironise un jeune militant de Garoua. L?appel ? la rue de Tchiroma : la tension monte d?un cran Dans ce climat ?lectrique, une nouvelle ?tincelle vient raviver les inqui?tudes. Le candidat Issa Tchiroma Bakary, arriv? en t?te dans plusieurs bureaux de vote du septentrion selon des compilations locales, a appel? ses militants ? une marche pacifique nationale ce dimanche 26 octobre. Objectif d?clar? : ? d?noncer la volont? du r?gime de s?approprier la victoire du peuple ?. L?annonce, largement relay?e sur les r?seaux sociaux et les radios locales, a imm?diatement provoqu? un branle-bas de combat dans les services de s?curit?. Des instructions fermes auraient ?t? donn?es aux gouverneurs et pr?fets pour emp?cher tout rassemblement non autoris?, m?me pacifique. ? Garoua, des camions anti?meutes ont ?t? d?ploy?s pr?s du rond-point de la Pr?sidence r?gionale. ? Maroua, les forces mixtes sont visibles autour du march? central et des grands axes. ? Nous marcherons pacifiquement, car c?est notre droit. Si on nous emp?che, ce sera la preuve que le pouvoir a peur de la v?rit? ?, d?clare Hassan Hamidou, membre du comit? de campagne de Tchiroma joint par t?l?phone. Un pays sous tension : peur, r?serves et paralysie Dans plusieurs foyers, les familles font des stocks de vivres. ? Garoua comme ? Maroua, les march?s ont ?t? pris d?assaut : riz, farine, huile, eau, tout ce qui peut tenir quelques jours sans sortie.Des messages circulent sur les r?seaux : les camionneurs sont appel?s ? suspendre les trajets vers le Tchad et le nord du Cameroun, par peur de blocages ou d??meutes. ? l?Universit? de Garoua, le ministre de l?Enseignement sup?rieur a ordonn? un arr?t de cours de quelques jours, officiellement ? pour apaiser le climat social ?. Officieusement, il s?agit d??viter les regroupements ?tudiants dans une ville o? la grogne enfle. ? Quarante-trois ans, c?est assez ? : la jeunesse gronde Partout, la jeunesse dit son ras-le-bol. ? Quarante-trois ans au pouvoir, et nos vies n?ont pas chang?. Nous sommes encore sans ?lectricit?, sans routes, sans emplois ?, d?nonce Bruno Adamou, jeune de Tokomb?r?, le regard dur.  Son cong?n?re, assis ? c?t?, ajoute : ? Le Pr?sident est venu ? Maroua en 2018 implorer nos voix. Il est rentr? et s?est enferm? pendant sept ans. Il ne peut pas gouverner par procuration depuis Yaound? pendant que nous survivons ici. Ses proches d?cident de tout, pendant que nous, on cr?ve ?. Les frustrations se m?lent ? un sentiment d?abandon. Dans cette r?gion historiquement fid?le au r?gime, le foss? entre le pouvoir et la population n?a jamais sembl? aussi profond. Le Grand Nord au bord du pr?cipice Alors que le Conseil constitutionnel s?appr?te ? proclamer les r?sultats, la question br?le sur toutes les l?vres : le pays est-il pr?t ? affronter la v?rit? des urnes ? Le septentrion, longtemps consid?r? comme un bastion stable, semble ? la crois?e des chemins : entre loyaut? historique et exigence de changement. Un cadre administratif local r?sume la situation avec gravit? : ? ce n?est pas seulement une ?lection. C?est un moment de v?rit? nationale. Soit on ?coute la col?re, soit on la subit ?. Tom.

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Dr George Elombi

Le Camerounais a officiellement pris ses fonctions ? la t?te de la Banque africaine d?import-export (Afreximbank) le week-end dernier au Caire, en ?gypte. La c?r?monie d?installation du quatri?me pr?sident de l?institution s?est tenue en pr?sence du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, chef de la d?l?gation camerounaise. ? la t?te d?une institution cl? du financement du commerce intra-africain, le Dr Elombi h?rite de d?fis majeurs : renforcer les capacit?s de financement des ?conomies africaines, soutenir la mise en ?uvre effective de la Zone de libre-?change continentale africaine (ZLECAf), tout en consolidant la r?silience de la banque face aux tensions ?conomiques mondiales et aux exigences croissantes de transformation industrielle du continent.

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1,5 ?C

? un mois de la COP30 au Br?sil, le secr?taire g?n?ral de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres a reconnu, mercredi 22 octobre 2025, que le monde ne parviendra pas ? limiter le r?chauffement climatique ? 1,5 ?C par rapport ? l??re pr?industrielle. Devant l?Organisation m?t?orologique mondiale ? Gen?ve, le secr?taire g?n?ral de l?ONU a estim? que ? le d?passement est d?sormais in?vitable ?, tout en appelant ? redoubler d?efforts pour ?viter le pire. Fix? par l?accord de Paris de 2015, cet objectif symbolique devait maintenir la hausse des temp?ratures ? un niveau jug? s?r pour les ?cosyst?mes et les soci?t?s humaines. Mais la plan?te s?est d?j? r?chauff?e de 1,4 ?C, selon le programme europ?en Copernicus. Les scientifiques alertent : chaque fraction de degr? suppl?mentaire accro?t les risques de catastrophes, des vagues de chaleur ? la destruction d??cosyst?mes entiers.

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Union Africaine (UA): Cap sur une renaissance institutionnelle ? Luanda

L?organisation continentale s?avance sur le fil de l?histoire, port?e par le souffle des grandes r?formes qu?elle s?appr?te ? valider. Le 24 octobre dernier, en visioconf?rence, les membres du Comit? de suivi de la r?forme institutionnelle ont pos? les premi?res pierres d?un ?difice en devenir, un avant-go?t des d?cisions qui s?imposeront lors du sommet extraordinaire du 26 novembre 2025 ? Luanda, en Angola. Sous la houlette du pr?sident k?nyan William Ruto, charg? de piloter ce chantier, dirigeants africains et pr?sident de la Commission de l?UA ont conjugu? leurs voix pour dresser un bilan et acc?l?rer la cadence d?un agenda ambitieux. Objectif affich? (selon un communiqu? officiel) : faire de l?organisation continentale un instrument plus efficace, plus transparent, et surtout plus en phase avec les aspirations des peuples d?Afrique. Les discussions ont tourn? autour de piliers essentiels : un cadre d?cisionnel plus d?mocratique, une rotation ?quitable aux postes de responsabilit?, et un renforcement de la gouvernance financi?re. Le comit? a pr?sent? des propositions concr?tes pour rationaliser le fonctionnement des organes de l?Union, clarifier la r?partition des comp?tences entre la Commission et les ?tats membres, et assurer une utilisation optimale des ressources internes. Chaque mot, chaque d?cision, semblait murmurer l?exigence d?une r?forme ? r?aliste, inclusive et transparente ?, conforme ? l?esprit de l?Agenda 2063, cette feuille de route qui dessine le r?ve d?une Afrique autonome, solidaire et durable. Pour les observateurs, cette refondation constitue une promesse : consolider la d?mocratie interne de l?Union, favoriser l?alternance ? sa t?te, et r?duire la d?pendance financi?re aux partenaires ext?rieurs. Plusieurs capitales africaines partagent cette conviction : l?avenir de l?Union se jouera dans l?appropriation africaine de ses moyens, de ses priorit?s et de son destin. Le temps presse, et ? un mois de Luanda, l?attente est palpable. Les ?tats membres auront ? trancher sur des r?formes structurelles susceptibles de redessiner le visage institutionnel de l?UA, de transformer ses ambitions en actions concr?tes, et d?inscrire la voix africaine au c?ur m?me de sa gouvernance. Ainsi, sous les cieux d?Angola, l?Union africaine pourrait ?crire un nouveau chapitre de son histoire, o? transparence et responsabilit? riment avec efficacit? et souverainet?. JRMA

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Sahara verdoyant? faut-il vraiment s?en r?jouir ?

Et si la pluie tombait demain sur le d?sert ? Ce sc?nario, longtemps r?serv? ? la science-fiction, s?impose d?sormais dans les mod?les climatiques les plus s?rieux. Les chercheurs de l?Universit? de l?Illinois ? Chicago l?affirment : le Sahara pourrait recevoir jusqu?? 75 % de pr?cipitations suppl?mentaires d?ici la fin du si?cle. ? premi?re vue, la promesse d?un d?sert qui reverdit semble miraculeuse. Mais l?Afrique, prise entre s?cheresse historique et humidit? nouvelle, avance sur un fil. Car derri?re cette humidification apparente se cache une redistribution brutale des ?quilibres naturels. Depuis des d?cennies, le continent vit au rythme des moussons et des s?cheresses, dans un fragile ballet qui r?gule les r?coltes, les migrations et m?me les conflits. Les simulations r?centes montrent que les temp?ratures ?lev?es renforcent les flux d?humidit? venus de l?Atlantique et de l?oc?an Indien. R?sultat : le nord s?humidifie, le centre se gorge de pluies, tandis que l?extr?me sud se dess?che. Ce d?placement des zones climatiques pourrait red?finir la carte agricole et ?conomique de l?Afrique plus s?rement qu?aucune r?forme politique. Mais derri?re les chiffres, une autre r?alit? s?impose : ce n?est pas la pluie qui sauvera le continent, c?est la mani?re dont il s?y pr?parera. Car une augmentation des pr?cipitations ne rime pas forc?ment avec abondance. Elle peut signifier crues d?vastatrices, sols ?rod?s, infrastructures submerg?es et r?coltes d?truites. Les mod?les annoncent un Sahara plus vert, mais peut-?tre aussi un Sahel plus instable, un bassin du Congo satur?, un delta du Nil menac?. Autrement dit, un continent o? la pluie devient ? la fois espoir et menace. Ce bouleversement met en lumi?re un paradoxe : alors que le monde redoute la s?cheresse, l?Afrique pourrait bient?t affronter l?exc?s inverse. Les dirigeants du continent ont d?sormais la responsabilit? d?anticiper ce tournant. Urbanisme repens?, stockage des eaux de pluie, politiques agricoles r?silientes : il faut investir dans l?adaptation, non dans l?attente. Car la pluie de demain, si elle n?est pas ma?tris?e, risque de lessiver bien plus que la poussi?re du d?sert : elle pourrait effacer des modes de vie entiers. L?Afrique n?est pas condamn?e ? subir le climat ; elle peut en devenir actrice. Les donn?es scientifiques, aussi inqui?tantes soient-elles, offrent une chance historique : celle de b?tir une souverainet? ?cologique. Les courants d?humidit? qui se d?placent, les moussons qui se r?inventent, tout cela dessine le visage d?un continent en mutation. Encore faut-il que cette mutation soit pens?e, concert?e et ?quitable. Alors oui, il pleuvra peut-?tre sur le Sahara. Mais si cette pluie doit signifier la fin des rep?res climatiques et humains, la promesse du vert pourrait bien n??tre qu?un mirage. JRMA

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CANAL+ CAMEROUN r?affirme son engagement envers les femmes atteintes du cancer du sein

Pour ce mois d?octobre d?di? ? la sensibilisation autour du cancer du sein, CANAL+ CAMEROUN pose un acte fort en faveur des personnes touch?es par cette maladie. Dans le cadre de ses actions de Responsabilit? Soci?tale d?Entreprise (RSE) ? travers son programme solidaire « 1 mois, 1 cause », la structure audiovisuelle a organis? une visite guid?e au sein du service oncologie de l?H?pital Laquintinie de Douala, en pr?sence de son personnel. Cette initiative s?est voulue humaine, solidaire et aussi ?ducative, en mettant en lumi?re la r?alit? quotidienne des femmes atteintes de cancer du sein. Les collaborateurs de CANAL+ CAMEROUN accompagn? de leur Directrice G?n?rale Christelle SOUBont ?t? chaleureusement accueillis par le personnel soignant sous la houlette du Dr NGANGUE Cheffe du service oncologie de l?h?pital Laquintinie, avant de rencontrer les patientes hospitalis?es. Au cours de cette visite, ils ont ?t? sensibilis?s sur les causes, les sympt?mes, les m?thodes de d?pistage pr?coce ainsi que les traitements disponibles. Cette d?marche s?inscrivait dans une volont? de mieux comprendre la maladie afin de mieux soutenir les femmes qui en sont victimes. Au-del? de la sensibilisation, la filiale camerounaise du groupe CANAL+ a remis des lots compos?s de produits de premi?re n?cessit?, ainsi que des bons de prises en charge destin?s ? couvrir les frais de chimioth?rapie des patientes pr?sentes. Ce geste g?n?reux a ?t? accueilli avec une profonde gratitude par les b?n?ficiaires et le personnel m?dical, qui ont salu? l?impact concret de cette action dans le quotidien des malades. L??motion ?tait palpable lorsque certaines femmes, touch?es par le cancer du sein, ont livr? des t?moignages bouleversants de leur parcours de lutte contre la maladie. Avec courage et dignit?, elles ont partag? leurs ?preuves, leurs doutes, mais aussi leur espoir et leur r?silience. Des r?cits marquants qui ont touch? le personnel renfor?ant leur volont? de continuer ? soutenir ces femmes dans leur combat quotidien. ? travers cette action, CANAL+ CAMEROUN confirme son engagement en faveur des personnes vuln?rables et son implication dans les causes de sant? publique. Le programme « 1 mois, 1 cause », port? par l?entreprise, permet chaque mois de mettre en lumi?re une probl?matique sociale ou sanitaire et d?y apporter une r?ponse concr?te. En ce mois d?octobre d?di? ? la lutte contre le cancer du sein, l?entreprise audiovisuelle a su allier ?coute, solidarit? et action, prouvant ainsi qu?elle est un acteur citoyen pleinement investi dans le bien-?tre des communaut?s et nous rappelle que la lutte contre le cancer du sein est l?affaire de tous, et que chaque geste compte pour redonner espoir et dignit? aux femmes qui affrontent cette maladie avec courage.

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Le Cameroun valide sa strat?gie nationale d’alimentation scolaire 2026-2030

Le gouvernement camerounais a valid? jeudi sa strat?gie nationale d’alimentation scolaire, jug?e d?cisive dans la lutte contre la malnutrition infantile et pour la promotion de l’?ducation inclusive, a rapport? la cha?ne publique CRTV. Ce programme couvre la p?riode 2026-2030 avec une approche multisectorielle qui allie ?ducation, sant?, nutrition et agriculture. L’objectif est de garantir ? chaque ?l?ve de la maternelle et du primaire un repas chaud quotidien et ainsi poser les bases d’un avenir plus r?silient pour le pays. Il va s’?tendre dans les r?gions les plus vuln?rables en dotant les ?tablissements d’infrastructures ad?quates pour une alimentation durable, tout en stimulant la production agricole locale dans le respect des normes agro?cologiques. Il s’agira ?galement de renforcer le cadre juridique et institutionnel existant, en mettant en place une structure de coordination interminist?rielle, incluant l’alimentation scolaire dans les plans de d?veloppement locaux, conform?ment ? la politique de d?centralisation. La strat?gie repose sur une mobilisation collective des parents d’?l?ves, enseignants, collectivit?s territoriales et producteurs locaux. Une enveloppe de 500 milliards de francs CFA (environ 885 millions de dollars) est d?j? inscrite au budget national pour appuyer cette ambition. Le Programme alimentaire mondial (PAM), partenaire cl? du projet, rappelle qu’un dollar investi dans l’alimentation scolaire rapporte jusqu’? huit dollars en retomb?es ?conomiques et sociales. D’apr?s Gianluca Ferrera, repr?sentant et directeur du PAM au Cameroun, « on peut s’attendre ? de meilleures performances scolaires, avec des b?n?fices vont au-del? de l’?ducation ». Gr?ce aux cantines scolaires et ? plusieurs programmes d’urgence contre la malnutrition, pr?s de 371.000 ?l?ves ont ?t? couverts dans six r?gions jug?es prioritaires : Nord, Extr?me-Nord, Adamaoua, Est, Nord-Ouest et Sud-Ouest. L’objectif est de couvrir au moins un million d’?l?ves d’ici 2030, ce qui repr?sente un taux de croissance annuel de 55,6%, alors qu’il se situe actuellement ? moins de 17%, selon le minist?re de l’?ducation de base. YAOUND?, 24 octobre (Xinhua)

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