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Sommet du nouveau pacte mondial financier : entre bilan et ambitions manqu?s

Un an apr?s le Pacte de Paris, le bilan est mitig?. Tenu les 22 et 23 juin 2023, le Sommet pour le nouveau pacte financier mondial a drain? du beau monde sur le sol fran?ais. Une quarantaine de chefs d??tats et de gouvernements, des dirigeants des institutions financi?res internationales, des responsables des organisations internationales, des patrons d?entreprises, des membres de la soci?t? civile et autres y ont pris part. Objectif, penser une nouvelle politique de financement ? l?intention des pays ? faibles revenus, au regard de la mont?e en puissance des changements climatiques.Initiateur de cette rencontre, Emmanuel Macron, pr?sident fran?ais avait ?propos? ? ses partenaires le ?Pacte de Paris pour les peuples et la plan?te? (4P) sur la base du consensus cr?? autour d?une conviction forte: aucun pays ne devrait avoir ? choisir entre lutter contre la pauvret? et la pr?servation de la plan?te?, rappelle le site gouvernemental fran?ais diplomatie. gouv.fr. Par la m?me occasion, certains pays dont le Tchad et le Kenya avaient souhait? l?annulation de leurs dettes. Et la seule r?ponse de la France sur le sujet, apprend-on, avait ?t? l?annonce de l?accord de la restructuration de la dette ext?rieure zambienne par le Cadre Commun. Manque d?ambitionsDepuis lors, l?eau a coul? sous le pont et rien ne semble avoir ?t? fait, constatait alors le site internet dette-developpement.org, le 22 janvier 2024. ?Au lendemain du ?Sommet pour un nouveau pacte financier? (NPF), la Plateforme Fran?aise Dette et D?veloppement s?interrogerait d?j? sur le manque d?ambition du Sommet et le d?calage de vision et de sentiment d?urgence entre les pays riches du Nord, France en t?te, et les pays du Sud dans un contexte de crises climatique et de dette sans pr?c?dent. Six mois apr?s ce sommet, la situation des pays du Sud s?est-elle am?lior?e gr?ce aux engagements pris lors du Sommet de Paris? Le Sommet a-t-il au moins en partie permis aux pays du Sud de ne ?plus avoir ? choisir entre la lutte contre la pauvret? et la lutte contre le changement climatique?? La r?ponse est non, pire la situation semble encore s??tre d?grad?e?, ?crivait alors. BilanUn an apr?s ce sommet, Emmanuel Macron, principal initiateur en fait le bilan. ?Il y a un an, nous lancions le Pacte de Paris pour les Peuples et la Plan?te pour qu?aucun pays n?ait ? choisir entre la lutte contre la pauvret? et la protection de la plan?te. Nous sommes pr?s de 60 pays engag?s et nous avons des r?sultats. Ce n?est que le d?but?, d?clare-t-il sur son compte Twitter, sans mot dire de plus.Derri?re cette publication au bilan mielleux, le site observatoiredeleurope.com (?dition du 24 juin 2024) voit plut?t des ambitions politiques. ?Au-del? du bilan annuel, l?objectif du pr?sident [Emmanuel Macron, NDLR] semble ?tre de se positionner comme un leader mondial en mati?re de lutte contre le r?chauffement climatique et de d?veloppement durable. Une telle initiative permet aussi de t?moigner du r?le actif et volontariste de la France sur la sc?ne internationale, au-del? des fronti?res europ?ennes?, lit-on. Joseph Julien Ondoua Owona

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Fausse monnaie en zone Cemac : les explications de la Beac

Sans verser d?autres ?l?ments dans le ?dossier?, la Banque centrale r?affirme son r?le. Rarement, on a vu des banquiers d?barquer dans une possible d?finition du journaliste. Que l?un d?eux s?y essaie en cet apr?s-midi du 24 juin 2024, voil? qui permet aux hommes et femmes de m?dias de bien tendre l?oreille. ?Journaliste. Homme secourable qui vous pr?te un parapluie quand il fait beau, et vous le r?clame d?s qu’il commence ? pleuvoir?, ironise un haut cadre de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac). La sc?ne se d?roule ? l?immeuble-si?ge de l?institution financi?re ? Yaound?. Dans le hall principal, les hommes et femmes de m?dias choisissent de prendre les mots de ?l?argentier? par leur esprit plut?t que par leur lettre. Ce d?autant plus qu?en conf?rence de presse, quelques minutes plut?t, ils ont interpel? le gouverneur de la Beac sur un sujet hautement sensible: la circulation d?un milliard et demi de FCFA au niveau de l?espace frontalier Cameroun-Gabon-Guin?e ?quatoriale.? cause de cette actualit? qui implique l?un de ses cadres, la Banque centrale se sent chahut?e dans les tournures de la question d?un journaliste. Avant d?y r?pondre, Yvon Sana Bangui s?offre de longues secondes de silence. Servie par la conjonction de multiples ?l?ments dont dispose la presse au sujet de la circulation de faux billets dans la zone dite des Trois Fronti?res, l?ambiance est lourde. Tout en restant discret, le gouverneur de la Beac propose une explication synth?tique et claire du r?le de l?institution dont il pr?side aux destin?es. Il place le tout dans un large contexte des faits mis en lumi?re par le scandale de circulation de la fausse monnaie relay? par la presse. ?La premi?re mission statutaire de la Banque centrale, d?clare Yvon Sana Bangui, c?est celle d??mettre des billets et des pi?ces d?un cours l?gal et pouvoir lib?ratoire. Je voudrais dire ici que la Beac accorde une importance capitale dans la conduite de l??mission mon?taire. D?ailleurs, elle y met tous les moyens pour s?curiser les signes mon?taires?. Petite plage de silence?Et la suite offre de nombreuses ressources pour le sous-entendu. Selon le gouverneur de la Beac, ?si la question pos?e probablement avec l?actualit? qui concerne les faux billets en circulation au niveau des fronti?res Cameroun-Gabon-Guin?e ?quatoriale, il faut dire que la Beac prend des mesures fortes pour pr?server les signes mon?taires dans notre zone. C?est pour cela que vous verrez qu?en 2022, nous avons chang? de gamme; avec une nouvelle gamme de monnaie qui int?gre de nouvelles technologies de s?curit?. Mais les faussaires emploient des m?thodes rudimentaires de photocopie. Et pour nous, en plus des efforts de la Banque centrale, nous collaborons ?troitement avec les autorit?s de la police pour pouvoir traquer, pas seulement les faussaires, mais aussi les trafiquants de ces billets. Parce qu?il en va de la stabilit? mon?taire que nous assurons en premi?re ligne de notre mission?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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L??glise catholique et le ch?mage de sa jeunesse

Ce matin, j?ai ?chang? avec un jeune compatriote qui vit au pays. Son pr?nom est Ulrich. Quand nous nous sommes rencontr?s pour la premi?re fois, il avait 18 ans et militait dans la Jeunesse ouvri?re catholique (JOC). Aujourd?hui, il est trentenaire et exerce un boulot qui lui permet de vivre d?cemment. Lorsqu?il m?a appel? et que nous nous sommes salu?s, il a commenc? par la question suivante: ?O? devrais-je payer ma d?me?? ?Dans ta paroisse?, lui r?pondis-je. Lui: ?Ma conscience me commande de la verser au pasteur qui m?a aid? ? avoir mon job actuel?. Pendant les 8 ans que j?ai pass?s sur ma paroisse, ni le cur? ni les la?cs chefs d?entreprises ou bien plac?s dans la soci?t? ne nous ont donn? un coup de pouce, mes amis et moi. Personne ne nous a donn? la chance de mettre en pratique les connaissances accumul?es jusqu?au Master. Nous ?tions bons uniquement pour placer les b?ches et chaises lors des f?tes organis?es par notre paroisse. Sans travail, je n?arrivais plus ? payer le studio qui me co?tait 60.000 francs CFA par mois. Un jour, un ami de l??glise ?vang?lique me raconta qu?il sortit du ch?mage parce que son pasteur le confia ? l?un des membres de l??glise. Celui-ci le mit en contact avec une autre personne qui dirigeait une petite entreprise. Il m?invita ensuite ? venir prier dans son ?glise, ce que je ne refusai pas. Et le pasteur avec qui j??changeai longuement fit pour moi la m?me chose qu?il fit pour mon ami, c?est-?-dire qu?il me connecta ? un autre fid?le qui m?embaucha dans sa ?bo?te? deux semaines plus tard?. Moi: ?Je confirme que ce genre d?aide existe dans les ?glises ?vang?liques. C?est une excellente chose et je pense que les disciples du Christ devraient faire la m?me chose partout o? ils sont implant?s car la foi sans les ?uvres est une foi morte comme le corps sans ?me (Jacques 2, 26). On dit souvent que ce qui fait la force des Francs-ma?ons et des Rosicruciens, c?est leur solidarit?, leur capacit? ? voler au secours des fr?res qui sont dans le besoin.Pourquoi les catholiques africains sont-ils ? la tra?ne dans ce domaine? Pourquoi l?Association des cadres catholiques, l?AFEC et d?autres mouvements demeurent-ils passifs et immobiles devant le ch?mage qui frappe nombre de jeunes catholiques?Lui: Ils sont tout simplement m?chants. Ils ne veulent pas aider. Moi, je suis rest? catholique mais je connais beaucoup de jeunes catholiques qui sont devenus ?vang?liques parce que c?est cette communaut? qui s?est occup?e d?eux quand ils avaient besoin d?aide.Chers amis et fr?res catholiques, partagez-vous l?explication d?Ulrich? Pensez-vous que les cur?s et conseils paroissiaux devraient imiter l?exemple des ?vang?liques?? Jean-Claude Dj?r?k?

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Cameroun/Gabon/Guin?e ?quatoriale: Au c?ur de la money connection

Acteurs et m?thodes d’un r?seau de fausse monnaie qui s’est longtemps jou? des trois fronti?res. Fracas, d?nonciation, incompr?hension, indignation, interrogation: ce qui est d?sormais appel? l??affaire des faux billets? ici ? Kye Ossi est bien l?arch?type du scandale transfrontalier. Et pour sortir celui-ci de son ?troit corset, pas moins qu’un post du vice-pr?sident de la R?publique de Guin?e ?quatoriale. En effet, pour qui entend sortir d?une vision ?triqu?e de l’affaire et ? sauver l?id?e qu’elle est tentaculaire, les renseignements fournis par Teodorin Nguema Obiang Mangue sont une lecture stimulante. ?L’enqu?te ouverte par la gendarmerie (?quato-guin?enne, NDLR) a permis de d?couvrir qu’il s’agit d’un groupe compos? d’un haut grad? de l’arm?e nationale de Guin?e ?quatoriale, du chef d’agence Beac et du commissaire d’Ebibeyin. Ils ont ?t? arr?t?s au Cameroun en possession de 1,5 milliard FCFA en faux billets de 10 000 FCFA. ? ce stade, la partie ?quato-guin?enne a pu r?cup?rer 50 millions FCFA en faux billets « , ?crit le fils du chef de l’?tat ?quato-guin?en sur son compte X officiel, le 7 mai 2024.Ici ? Kye Ossi, des sources s?curitaires proches du dossier signalent l’arrestation en mi-mai de quelques Camerounais, cadres sup?rieurs et agents subalternes de l’unit? de police d’?mi-immigration, ainsi qu’une douzaine de personnes travaillant dans des ?tablissements de microfinance de la ville. Selon les m?mes sources, en plus des ?quato-guin?ens, ces Camerounais sont en exploitation ? Yaound?. Abord?e de cette fa?on, l’affaire r?v?le les trajectoires des acteurs qu?elle implique. « Cette n?buleuse est le support d?une multitude d?activit?s visant ? cr?er et ? ?changer des faux billets », ?crit La Gazetta. ? en croire le quotidien ?quato-guin?en, dans son ?dition du 3 juin 2024, ?il s’agit d’un v?ritable monstre financier prosp?rant dans l’anonymat, au c?ur de l’Afrique centrale. Il s’est ?panoui dans l?ombre et a longtemps profit? du myst?re qui entoure certains secteurs de souverainet??. Plus loin, le m?me m?dia renseigne que ?cette n?buleuse s’est charg?e de transporter elle-m?me son faux argent, de le faire passer ? travers les fronti?res de certains ?tats couverts par la Beac. Ici et l?, elle organisait elle-m?me les transactions entre les usagers (les commer?ants et les hommes d’affaires notamment), cr?ditait leurs comptes en fonction de leurs besoins?. Monstres financiersPour ce faire, apprend-on de sources s?curitaires de premi?re main ? Kye Ossi, des hommes ? l’int?rieur des agences de transfert d’argent ont mis au point des proc?d?s occultes de fabrication et de transmission d’informations et d’argent. Des techniciens de la finance ont cr?? un outil complexe, subtil et performant, dont l’existence et les r?gles de fonctionnement n’?taient connues que de quelques initi?s. Ces techniciens de la finance jouaient sur la vitesse. Dans leur travail de transformation des fonds, ils exploitaient les points aveugles dudit syst?me. ?Un des t?moignages les plus importants de cette histoire est celui d’un ancien responsable de l’informatique d’une microfinance, qui explique, avec moult d?tails, que jusqu’? son arrestation en d?but juin dernier, il ?tait charg? d’effacer les traces de certaines transactions entre des commer?ants gabonais, ?quato-guin?ens et camerounais; cr?er artificiellement des pannes informatiques, de sorte qu’on ne puisse plus faire de liens sur les microfiches et dans les archives des clients, entre certains acheteurs et certains vendeurs de marchandises diss?min?s entre les trois pays?, explique un enqu?teur commis par Interpol. Et pour donner quelques indications chiffr?es, nos informateurs font ?tat d’environ 53 000 transactions trait?es depuis la mise en circulation par la Beac d’une nouvelle gamme de billets dans l’espace Cemac. Jean Ren? Meva’a Amougou, envoy? sp?cial ? Abang Minko?o

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March? d’Abang-Minko’o : au ?Mondial?de la fausse monnaie

Depuis quelque temps, le ph?nom?ne entretient le sens du burlesque, tout en laissant circuler un cort?ge d’interrogations au milieu des commer?ants et des clients. Billets du 15 d?cembre 2022 et le g?nie des faussaires ?Le Cameroun et la R?publique Centrafricaine (RCA) seraient sous le coup d?une menace ?conomique pernicieuse en provenance du Tchad voisin?. En juin 2023, tel un lanceur d’alerte, le journal Int?gration s’?tait d?j? rendu sous les pav?s de la fausse monnaie en circulation dans quelques pays d’Afrique centrale. En d?crivant le scandale, votre hebdomadaire pointait alors prioritairement « un r?seau criminel op?rant en complicit? avec des agents de l?Agence nationale de S?curit? (ANS) et des proches du pouvoir, et qui a orchestr? la production et la circulation de milliards de faux billets ? travers les provinces? du Tchad.En d?but du mois de septembre 2023, pr?s de 30 millions de FCFA en fausses coupures ont ?t? saisis entre les mains de malfrats dans la ville de Souza, dans la r?gion du Littoral au Cameroun. De nouvelles coupures de 10.000, 5000, et 2000 FCFA qui s?appr?taient ? ?tre mises en circulation via des achats de marchandises aupr?s des revendeuses.D?but octobre 2023, la presse gabonaise signalait la saisie de plusieurs millions FCFA de faux billets libell?s en nouvelles coupures. Le paquet avait une destination: le Cameroun. Cette fois, c’est toute la surface des Trois fronti?res qui est devenue l’?picentre de d?ploiement d’une n?buleuse productrice de faux billets. Une fois encore, la gamme mise en circulation le 15 d?cembre 2022 par la Banque des ?tats d’Afrique centrale (Beac) est tortur?e par des faussaires. Comme mesure conservatoire, le gouvernement ?quato-guin?en ferme sa fronti?re avec le Cameroun. Enqu?te. JRen? Meva’a Amougou ?Ici au March? mondial, je croyais avoir tout vu?, souffle ce commer?ant camerounais qui souhaite rester anonyme, se cachant presque sous son b?ret. Voil? pr?s de douze ans qu?il vend des vivres frais sous ce hangar ? l?allure d?saccord?e. Il raconte une histoire dont la conclusion met en balance na?vet? et ridicule. ?Je me suis fait prendre simplement?, marmonne-t-il, tout en faisant semblant de s?interroger frontalement sur son propre r?cit. Sans trouver de r?ponse, l?homme noie son sujet sous une phrase dont la profondeur oscille entre le vouloir-dire et le savoir se taire: ?Je remets tout ? Dieu?.Au fond, le probl?me de notre interlocuteur, c?est l?articulation entre le premier degr? et tous les autres degr?s de circulation de la fausse monnaie ici au march? d?Abang-Minko?o. ?Depuis que les nouveaux billets sont utilis?s pour des transactions entre clients et vendeurs, le ph?nom?ne fait retentir haut plusieurs faits divers?, renseigne Cl?ment Mone Zeh, secr?taire ex?cutif du Collectif des commer?ants camerounais du march?. Ce dernier, dans une sorte d??l?gie, fait part de ?beaucoup d?argent et des millions en faux argent? en circulation ici. Les sources qui nous ?clairent sur le sujet sont nombreuses et vari?es. Selon quelques commer?ants rencontr?s ici, en moyenne cinq cas sont signal?s chaque semaine. ?Si de nombreuses femmes vendeuses ou acheteuses de marchandises se plaignent d’en ?tre victimes, c’est parce qu?elles sont bien conscientes qu?elles sont faciles ? tromper, car peu averties des modalit?s d’utilisation des esp?ces et de leurs caract?ristiques. Cependant, les usagers masculins rencontrent, eux aussi, de grosses difficult?s ? distinguer les bons billets des mauvais. Les vendeurs, en particulier ceux qui ne sont pas sensibilis?s ? l?identification des faux billets ou qui n?ont pas de d?tecteur, peuvent accepter les faux billets de bonne foi.En ayant une perte d?attention, on peut facilement embarquer ou encaisser un faux billet, car il y a peu de diff?rence avec les vrais. Ceux qui sont faux pr?sentent une grande similitude avec la vraie monnaie! Certaines personnes profitent donc de cette ressemblance pour r?gler leurs achats?, explique-t-on au poste de police. D?apr?s la m?me unit?, ?ici au March? mondial, on est pass? de quelques centaines, ? plusieurs milliers de fausses coupures de 5 et 10 000 FCFA, dont une grande partie est libell?e en billets mis en circulation l?an dernier dans l?espace Cemac; ce sont les coupures de choix des faussaires. Leur saisie a augment? de 15% depuis avril 2024?. Quitte ? para?tre un peu pompeux, un fonctionnaire gabonais dresse le portrait actuel du March? mondial: ?espace porteur d?un drame ?conomique gla?ant pour toute l?Afrique centrale?. PieuvreParce qu?il est per?u comme tel, le ph?nom?ne est suivi de pr?s par Interpol. ?Depuis quelques mois, cette affaire de fausse monnaie se d?ploie d?une mani?re in?dite et trouve des ?chos tout aussi in?dits dans environ trois pays de la sous-r?gion?, souffle un officier de liaison ayant requis l?anonymat. ? l’en croire, ce qui se passe ici au march? d?Abang-Minko?o ne refl?te absolument pas l?ampleur du trafic. ?Cet endroit est juste ? la fois une zone de transit et de destination de fausse monnaie. Le trafic est op?r? par des r?seaux appartenant ? l??conomie souterraine et qui ont des liens transnationaux?, apprend-on.La froideur d’une telle information ?tale toute la difficult? ? localiser et ? identifier les acteurs. Et parce que nul ne sait qui est qui, un geste est devenu syst?matique partout dans le march?. ? chaque billet re?u, une v?rification s’impose.  » Moi, c’est ? l’aide de cette petite machine que je d?tecte les faux billets « , explique un propri?taire d’entrep?t de vivres frais. « Si c’est un client habituel, il va ? la banque, il le change ou il me paie autrement. Parfois, ce sont aussi des clients qu’on ne voit jamais, qui viennent occasionnellement, et qui essaient de refiler un faux billet », ajoute-t-il.Chez Vianney Ondo, point focal d’un Gic gabonais sp?cialis? dans l’importation des tomates du Cameroun vers les march?s de Libreville, il y a aussi la technique du « mouchoir en papier ». « On frotte, et hop, vous ?tes s?r que ce sont des vrais billets », affirme-t-il en d?voilant un mouchoir t?ch? par la couleur d’une fausse coupure de 10 milles FCFA. « ?a marche pour n’importe quel billet, ? chaque fois la couleur du billet ressort », ajoute-t-il fi?rement. InterpolDans cette zone o? les syst?mes de paiement formels sont rares, et o? les transactions au comptant restent ?

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Statut du personnel de la Cemac : le bout du tunnel ajourn?

La question reste non ?lucid?e au sortir du Conseil des ministres de l?UEAC de ce 20 juin 2024 ? Bangui. Le statut des personnels de la communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) reste en suspens. Quoique le sujet ait ?t? port? ? l?examen du Conseil des ministres de l?Union ?conomique de l?Afrique centrale (UEAC) ce jeudi, le projet de r?glement y relatif n?a pas ?t? valid?. ?Ce projet de r?glement a fait l?objet au sein du Comit? inter-?tats. Nous avons examin? de fond en comble ce document et le Comit? inter-?tats n?a pas valid? ce document, mais a demand? ? la Commission que ce document soit encore revisit?, am?lior?, en y ins?rant l?aspect soutenabilit? budg?taire, en y int?grant l?implication de toutes les institutions sp?cialis?es et en y mesurant l?incidence financi?re que cela peut engendrer?, souligne le pr?sident du Comit? inter-?tats, Barth?l?my Mbodou.Ledit projet de r?glement doit conduire ? la suppression de deux r?glements ant?rieurs relatifs ? la gestion des personnels communautaires: celui de 2009 sur la classification des personnels (fonctionnaires communautaires et contractuels) et celui de 2003 sur la grille des salaires. ?Le nouveau projet de texte se justifie par la n?cessit? de corriger un certain nombre d?impr?cisions contenu dans les r?glements actuels; et de lever un certain nombre de difficult?s rencontr?es dans la mise en ?uvre du r?glement 03, notamment sur le mode de classification du personnel, les contenus motionnels, les modalit?s de saisine juridictionnelle, les incoh?rences r?sultants de l??volution des l?gislations nationales, les ?carts observ?s avec les standards internationaux, etc?, renseigne la Commission de la Cemac. Ce processus d?actualisation fait suite aux recommandations de la 40? session du Conseil des ministres tenu en 2023 ? Bangui.Arri?r?s en fond de toileLa question de la dette sociale de la Cemac est la grande absente des d?bats sur le sort des personnels de la Communaut?. Celle-ci est revenue de fa?on laconique dans le cadre des sessions d?information. ?Les ministres ont ?galement ?t? inform?s de la situation des arri?r?s du personnel de la Carte rose et en ont pris acte?, indique le communiqu? final de cette session extraordinaire. Ce, quoique la ressource humaine soit, elle aussi, affect?e par ce probl?me. La situation sus-?voqu?e n?a pourtant de cesse de prendre des proportions iportantes. Elle englobe autant les dettes dues aux fournisseurs, les divers frais de personnel, les cotisations sociales, les frais de session, les indemnit?s de d?part ? la retraite. Le tout pour une enveloppe de 23 777 696 000 FCFA ? fin octobre 2022 contre 20 397 393 000 FCFA en d?cembre 2020. Cela n?aurait pour autant pas ?t? la premi?re fois que la probl?matique parvienne ? la table des ministres de l?UEAC. Lors de la session d?octobre de l?ann?e ?coul?e, le Conseil des ministres a r?solu de solder partiellement ladite dette. Un montant y d?di? de 4,431 milliards FCFA ?tait ? cet effet consacr? dans le budget pour l?exercice 2024. D?o? l?augmentation de celui-ci ? 96,842 milliards FCFA contre 72,187 milliards FCFA un an plus t?t.Cette situation a tout ? voir avec le non-reversement, par les ?tats-membres, des cotisations dues au fonctionnement de la Communaut?. ?Le Conseil a par ailleurs suivi la pr?sentation de la situation relative ? la mobilisation des ressources issues de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI) faite par l?agent-comptable central. Prenant acte de la situation pr?sent?e, le conseil a invit? les ?tats-membres ? s?engager dans le respect des m?canismes de la TCI et les a exhort?s ? mettre en place un Plan d?apurement des arri?r?s dus ? cette taxe?, souligne le communiqu? final. Louise Nsana Retour de la Commission de la Cemac ? Bangui L?attente se prolonge Les appels ? la fin des proc?dures y relatives se multiplient. Les ministres de l?UEAC joignent leurs voix au concert. Cela fait exactement dix ans que le si?ge de la Commission de la Cemac a connu une d?localisation de Bangui (en Centrafrique) ? Libreville (au Gabon); du fait notamment des affrontements entre miliciens ?anti-Balaka? et les rebelles de la Seleka. Son retour ? Bangui est de mise depuis 2015. Au-del? de garantir le retour ? l?ordre, il constitue dor?navant un facteur de confiance des investisseurs vis-?-vis de la Centrafrique. Seulement, la mayonnaise tarde ? prendre et les appels ? la concr?tisation de ce projet fusent de tous les horizons. Ce 20 juin 2024, le Conseil des ministres de l?Union ?conomique de l?Afrique centrale (UEAC) se pourfend d?une invitation ? ?acc?l?rer le travail de la Commission ? l?effet de concr?tiser le retour d?cid? par la Conf?rence des chefs d??tats?, mentionne le communiqu? final de la session extraordinaire du Conseil des ministres. Pr?s d?un an plus t?t, le groupe de la Banque mondiale, l?un des principaux partenaires de marque des ?tats-membres, s?immis?ait dans ce d?bat; r?clamant l?acc?l?ration des op?rations.? la faveur de ce communiqu?, l?on apprend par ailleurs que les difficult?s pratiques li?es au si?ge sont d?sormais lev?es. ?Le Conseil s?est f?licit? pour la mise ? disposition, le 19 juin 2024 par le gouvernement de la R?publique centrafricaine, d?un b?timent ayant abrit? par le pass? les services de Direction nationale de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale?, souligne le communiqu?. ? cette avanc?e, il convient d?ajouter l?onction de la Conf?rence des chefs d??tats, et m?me l?installation du gouvernement de la Commission dans la capitale centrafricaine. Il faut alors chercher dans le discours du ministre centrafricain du Plan, de l??conomie et de la Coop?ration internationale, Richard Filakota, pour avoir une ombre des probl?mes r?els autour de ce retour. ?Nous avons mis tout notre poids, nos moyens, pour r?habiliter l?ancien si?ge de la Cemac ainsi que le transfert de l?ancien si?ge de la Beac qui est d?sormais mis ? disposition. Donc, il y a une bonne volont? de la part du pr?sident de la R?publique. Il faut aussi que de l’autre, il y ait une bonne volont?. Que les gens, au regard de toute cette mobilisation, de tous les moyens qui sont mis en jeu, fassent de telle en sorte que le si?ge de la Cemac retourne ? Bangui?, a-t-il d?clar?

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Strat?gie d?endettement: la CAA tient le cap Strat?gie d?endettement

Selon la Caisse Autonome d?Amortissement, les objectifs fix?s ? l?horizon 2024 sont respect?s au 30 avril 2024, ? quelques exceptions pr?s. ?Dans les pays ? faibles revenus, la dette est souvent per?ue comme une source essentielle de financement du d?ficit budg?taire. Les ?tats y recourent ?galement pour stimuler les investissements et encourager une croissance durable?. Ces paroles d?Adolphe Noah Ndongo peuvent se comprendre comme suit: le Cameroun, pays ? faible revenu, n?a pas l?exclusivit? de l?endettement. Depuis l?ann?e 1952, le pays fait recours ? des fonds ?trangers pour financer des projets de d?veloppement. Aujourd?hui, ?le d?bat autour de la dette publique a pris de l’ampleur. Les pr?occupations collectives concernant un endettement excessif persistent, malgr? les annonces fr?quentes de nouveaux emprunts et la r?alisation sans pr?c?dent de projets d?envergure ? travers le Cameroun. Les Camerounais s’interrogent aujourd’hui sur la soutenabilit? de la dette publique et la capacit? de notre pays ? conserver sa souverainet? face aux app?tits de certains cr?anciers bilat?raux et multilat?raux?, observe le directeur de la Caisse Autonome d?amortissement du Cameroun (CAA). Et c?est pr?cis?ment pour mettre fin aux rumeurs qu?il a convi? les hommes de m?dias ? une rencontre ce 14 juin 2024. Objectif: tenir un ?change sinc?re autour de la probl?matique de la dette publique au Cameroun. TauxDe ces ?changes ressortent quelques points importants. Pour atteindre les objectifs fix?s et d?crits dans divers documents de r?f?rence tels que le DSCE (Document de Strat?gie pour la Croissance et l’Emploi) et la SND30 (Strat?gie nationale de D?veloppement-Cameroun 2030), le Cameroun a mis en place une ing?nierie ?conomique et financi?re. Cela, explique le patron du service de la dette, a permis de mobiliser des ressources financi?res exceptionnelles sur les march?s des capitaux, tant ? l’int?rieur qu’? l’ext?rieur de notre pays. ?Ainsi, notre endettement est pass? de 1 379 milliards de FCFA en 2008 ? 12 714 milliards de FCFA ? la fin de mars 2024?, fait-il savoir. ?tat des lieuxAu terme des quatre (04) premiers mois de l?ann?e 2024, un montant de 199 milliards de FCFA a ?t? mobilis? aupr?s de bailleurs de fonds ext?rieurs, soit le taux d?ex?cution des d?caissements ext?rieurs de 19% par rapport au montant de 1 041 milliards de FCFA attendu pour l?ann?e. Sur le plan domestique, les ?missions des Obligations du tr?sor assimilable (OTA/OT) au cours des quatre premiers mois de l?ann?e 2024, ont port? sur 22 milliards FCFA. Soit un taux d?ex?cution de 5% compar? au montant de 450 milliards de FCFA pr?vu en 2023. Quant aux Bons du tr?sor assimilables (BTA), les ?missions se sont chiffr?es ? 250 milliards de FCFA, contre des remboursements enregistr?s de 209 milliards de FCFA, soit une ?mission nette de 42 milliards de FCFA. Ce qui porte l?encours des BTA ? fin avril 2024 ? 461 milliards de FCFA, contre 231 milliards de FCFA vis? ? fin 2024.?L?ex?cution de la strat?gie d?endettement montre que la majorit? de cibles fix?es ? l?horizon 2024 sont respect?es au 30 avril 2024 ? l?exception de: la maturit? moyenne du portefeuille de la dette publique (7 ans) qui est largement en dessous de la cible minimale de 12 ans et la part de la dette int?rieure ? court terme qui se situe ? 13% contre une cible maximale de 10%. Aussi, la cible relative ? la composition du portefeuille de dette publique ? fin 2024 n?est pas encore atteinte au 30 avril 2024. Cependant, si les niveaux des d?caissements ext?rieurs (y compris les appuis budg?taires) pr?vus dans le plan d?endettement 2024 sont mobilis?s, le poids de la dette ext?rieure (69%) devrait augmenter pour se rapprocher de la cible de 75% fix? ? fin 2024?, apprend-on de la CAA. Joseph Julien Ondoua Owona Gestion de la dette Payer pour s?enrichir Dans le cadre du r?glement de la dette ext?rieure, l??tat du Cameroun contracte trois types de dettes: la dette multilat?rale, bilat?rale et commerciale. De ce fait, le service pr?visionnel cumul? au 31 d?cembre, annex? ? la loi de Finance ?tait estim? ? 898 000 milliards de FCFA avec les paiements effectifs 723 389 milliards FCFA. Soit un ?cart de 171 611 milliards de FCFA constituant non seulement une sur?valuation du service effectif de la dette ext?rieure, mais aussi l?eurobond qui est une partie de la dette pay?e par le Tr?sor. Selon la loi de finance 2024, le service pr?visionnel cumul? au 31 d?cembre de l?ann?e en cours est ?valu? ? 825 000 milliards de FCFA; avec les paiements effectifs semestriels de 380 360.74 milliards de FCFA. Soit un reste ? payer pour le second semestre de FCFA 444 639 milliards. Dette Int?rieurePour ce qui est du service du r?glement de la dette int?rieure, il concerne la dette structur?e, structur?e d?une part, et celle non structur?e d?autre part. Pour le premier cas, le paiement doit uniquement se faire sur la base d?un ?ch?ancier de remboursement qu??tabli la direction g?n?rale du Budget annex? ? la convention ou protocole d?accord. Dans le cas de la dette non structur?e, le paiement se fait en fonction de la demande des cr?anciers. Ceci, sur une dette audit?e par les cabinets d?audit commis par le minist?re des Finances (Minfi) et transmis ? la CAA pour apurement, apprend-on. Ainsi, le service pr?visionnel hors titres Publics cumul?s au 31/12/2023, annex? ? la Loi des Finances, est estim? ? 308.545 milliards de F CFA, avec les paiements effectifs de 271.811 milliards de FCFA, soit un ?cart de 36.734 milliards de FCFA constituant les arri?r?s. Tandis que le service pr?visionnel hors titres Publics cumul?s au 31 d?cembre 2024, annex? ? la Loi des Finances, est estim? ? 445.37 milliards de F CFA. Joseph Julien Ondoua Owona Noah Ndongo Adolphe Il ?tait une fois, la dette de l?Etat du Cameroun Morceaux choisis de l?histoire cont?e par le directeur g?n?ral de la Caisse Autonome d?Amortissement. Les premiers emprunts du Cameroun remontent ? la p?riode coloniale, effectu?s aupr?s de la France (AFD) pour financer des projets ?nerg?tiques en 1952 et 1953. Apr?s son ind?pendance, le Cameroun a poursuivi ses emprunts en 1963 aupr?s de la Banque Mondiale

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Rolland Kanaga : ?Nos ?conomies ont vraiment besoin d??tre refinanc?es?Rolland Kanaga :

L??conomiste voit, d?un bon ?il, la reprise des op?rations d?injection de liquidit?s en Afrique centrale. Ce qui, de son avis, est propice ? la r?alisation de la politique d?import-substitution. L?on entend parler d?injection et de retrait de liquidit?s par la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac). De quoi est-il concr?tement question?La Beac est la banque centrale charg?e de r?guler la politique mon?taire au sein de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). C?est la Beac qui d?cide de la quantit? de monnaie ? injecter ou de son retrait dans la sous-r?gion. La Banque centrale injecte la monnaie sur chaque exercice. Alors quand on parle d?injection de la monnaie, ?a veut dire que non seulement la Banque centrale d?cide d?injecter plus d?argent que d?habitude au sein des banques. Mais qu?en plus de cela, c?est une sorte de cr?dit qu?elle leur octroie avec un taux d?int?r?t attractif. Et elle impose un taux directeur ? ces banques pour qu?elles-m?mes, ayant re?u ces cr?dits-l?, puissent octroyer des cr?dits aux autres agents ?conomiques. Donc en fait, la Beac a deux moyens de r?guler la politique mon?taire dans sa zone, soit elle proc?de par l?injection de liquidit?, en ce moment-l?, on parle de refinancement de l??conomie. Soit, elle proc?de par des r?serves obligatoires et ? ce moment-l?, elle injecte moins de monnaie et ? des taux d?int?r?t beaucoup moins attractifs. Ceci a donc pour but de lutter contre l?inflation, c?est-?-dire de g?rer la stabilit? de la monnaie pour qu?il n?y ait pas migration dans la pente. Quand on parle surtout d?injection de la monnaie, ?a ouvre les portes ? un octroi massif des cr?dits par les banques nationales et par ricochet, ?a permet que les autres agents aient acc?s ? des cr?dits et donc qu?ils puissent d?velopper leurs diff?rentes activit?s ?conomiques. Alors que quand on parle de retrait, la Banque centrale, n?octroyant pas suffisamment de liquidit?, donne des taux d?int?r?t directeur ?lev?s, ? ce moment-l?, les banques commerciales se r?tractent, diminuent la quantit? de cr?dit qu?elles accordent et aussi ?l?vent les taux d?int?r?t. Il s?agit donc d?une mani?re de donner le pool de l?acc?s au cr?dit dans la zone Cemac. La Beac reprend avec le refinancement de l??conomie. Apr?s les op?rations de 2022-2022, doit-on comprendre que la conjoncture ne s?am?liore pas?En effet, la Beac s?est servi de ce m?canisme d?injection de la monnaie en 2020-2022 et a encore d?cid? de renouveler l?op?ration en 2024. Il faut comprendre que c?est une politique de stabilisation de la monnaie. Donc, ces op?rations doivent ?tre r?currentes et rythm?es. Cela ne doit donc pas faire l?objet d??tonnement que de voir la Banque centrale proc?der ? des injections ou ? des ponctions de liquidit? au sein des banques commerciales. Il faut aussi comprendre que dans les politiques ?conomiques, la politique mon?taire a un grand impact. Elle a la capacit? de relever le taux de croissance d?une ?conomie et aussi d?augmenter la richesse dans un pays. Quand on parle d?injection de la monnaie, si cette op?ration est bien mise sur pied et que les cr?dits octroy?s aux banques sont r?percut?s au niveau des agents ?conomiques, les entrepreneurs peuvent augmenter leurs capitaux et faire des investissements encore plus rentables. Si ces cr?dits sont utilis?s ? bon escient, cela peut relever une ?conomie. Il est donc d?plorable de constater malheureusement que les banques commerciales se d?clarent souvent en surliquidit?. Cela signifie en fait que l?acc?s au cr?dit est restreint. Je pourrais m?me dire qu?il est extr?mement limit?. Et c?est un dommage pour nos ?conomies qui ne peuvent pas se d?velopper; parce que le but de ces op?rations-l?, c’est d?aider les entrepreneurs ? augmenter leurs investissements. Quand on pense que le Cameroun a opt? pour l?import-substitution, l?occasion est id?ale pour booster la production locale, pour r?sorber le probl?me des importations. On peut dire que ce sont deux politiques ?conomiques conjointes qui peuvent relancer la croissance et l?augmentation de la production de la richesse dans la zone Cemac, ? condition que les cr?dits soient accord?s aux op?rateurs.Parlant de la conjoncture, il ne faut pas ?tre magicien pour observer que la conjoncture est assez galopante dans la zone Cemac. Il faudrait quand m?me reconnaitre que c?est une zone o? l?inflation est assez maitris?e et o? il y a un taux de croissance assez correcte; mais le but, pour des ?conomies qui se veulent ?mergentes, est d?atteindre un taux de croissance ? deux chiffres. Ce qui permettrait de booster v?ritablement la production et de diminuer les taux de ch?mage tr?s ?lev?s dans notre zone. Nous pouvons donc affirmer que nous sommes face ? une tentative de booster la croissance dans nos ?tats, il faudrait donc que nos ?tats soient capables, qu?ils aient la volont? politique et aussi les techniques macro?conomiques suffisamment aguerries pour profiter de la manne qui est faite par la Banque centrale. Le recours ? ce proc?d? a pr?c?demment fait face ? un accueil mitig? des banques. Une telle op?ration est-elle actuellement d??-propos??Le scepticisme observ? par les banques lors de la premi?re injection de la monnaie est d? principalement au fait qu?elles sont en surliquidit?. De ce fait, il serait vraiment difficile ou incompr?hensible de recourir ? un refinancement. Dans la mesure o? la quantit? de monnaie qui est contenue dans ces banques-l? est sup?rieure ? la quantit? de monnaie octroy?e sous forme de cr?dit. ? partir de ce moment-l?, il faut donc se poser la question de savoir comment r?gler la question de surliquidit? dans nos banques commerciales. C?est peut-?tre l? que se trouve le n?ud du probl?me. Et le probl?me se trouve ? deux niveaux: au niveau des banques elles-m?mes et au niveau des agents ?conomiques demandeurs de cr?dits. Commen?ant par la deuxi?me cat?gorique, l?on note une crise de confiance entre les demandeurs de cr?dit et les banques commerciales, si nous prenons l?exemple du Cameroun. Nous voyons que les banques n?ont pas de v?ritables moyens de recouvrer les dettes qui n?ont pas ?t? rembours?es. Et l??tat lui-m?me ne met pas en place des m?canismes suffisamment importants pour que les banques aient

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Injection des liquidit?s: la Beac au four et au moulin

La Banque centrale en est ? sa deuxi?me op?ration depuis le mois de juin 2024; pour un montant de 185 milliards FCFA. La Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac) poursuit une nouvelle tangente en mati?re d?activation des m?canismes en sa possession pour dynamiser l??conomie de la sous-r?gion. Elle proc?de depuis le 11 juin 2024 ? des injections de liquidit? dans les banques commerciales. L?op?ration men?e ? cette date concerne un montant de 120 milliards FCFA pour une dur?e de sept jours et un taux d?int?r?t de 5%. Quelques jours plus tard, soit le 18 juin, elle lance un deuxi?me avis d?appel d?offres. Celui-ci porte sur un montant de 65 milliards FCFA. L?engouement manifest? par les banques connait des variations. Une seule banque a particip? ? la premi?re op?ration pour un besoin exprim? de 55 milliards sur les 120 milliards FCFA mis en adjudication. Quelques jours plus tard, six banques se saisissent de la nouvelle opportunit? de refinancement pour tenter de lever 292 milliards FCFA. Ce qui est sup?rieure ? la somme mise ? disposition par la BEAC. La banque centrale s?en est tenue ? servir les 65 milliards FCFA initialement mis en adjudication. TurnoverCes r?sultats, m?me s?ils marquent une certaine progressivit? dans l?empressement des banques ? saisir cette main tendue de la Beac; restent bas par rapport au nombre d?institutions de cr?dit que compte le syst?me bancaire de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale. Soit 52 banques selon le Rapport de la Beac sur les Services de paiement dans la Cemac en 2022.La situation ?tait la m?me quelques ann?es auparavant, en pleine crise de Covid-19. L?on est en 2020 et la Banque centrale tente de pallier ? l?impact de la crise sur les activit?s ?conomiques. Car, faut-il le rappeler, la crise sanitaire a induit une fermeture des fronti?res, la restriction des mouvements, la perturbation des circuits d?approvisionnement, etc. La Beac initie la vente des liquidit?s aux banques. Mais celles-ci montrent peu d?engouement. A titre illustratif, les op?rations initi?es entre le 1er avril et le 8 avril 2020 se sont sold?es par des r?sultats d?cevants. La raison, explique la Beac, tient de ce que les banques se trouvent alors en situation de surliquidit?. S?il n?est encore possible de dire si cela est toujours le cas en l?absence de donn?es actualis?es; il est cependant loisible de constater que le contexte a ?volu?. Les restrictions impos?es en guise de riposte contre le Coronavirus sont depuis longtemps lev?s. L?activit? ?conomique reprend progressivement malgr? la persistance de risques divers et le rebond de l?inflation. La croissance ?conomique a rebondi ? 3,5% depuis le d?but de cette ann?e selon les r?centes Perspectives ?conomiques mondiales de la Banque mondiale.Le manque d?engouement des banques est d?autant plus surprenante que cette attitude est la m?me observ?e face aux ?missions des Bons BEAC. Lesquelles ont pignon sur rue depuis d?cembre 2023. Les clich?s, pour en donner l??tendue, pr?sentent des op?rations infructueuses, ? l?instar de la premi?re initi?e courant f?vrier 2024. Celle du 18 mars dernier s?est sold?e par une offre de 2,5 milliards de FCFA sur les 50 milliards FCFA recherch?s par la Banque centrale. Apr?s la hausse des taux directeurs et la suspension des op?rations d?injection de fonds, la reprise des liquidit?s est rest?e jusqu?ici, la seule arme pour booster la croissance dans les Etats. Louise Nsana

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Afrique subsaharienne: l?investissement ploie sous le poids du recul des pr?teurs ?trangers

Les besoins en investissements dans les pays de l?Afrique subsaharienne vont croissant. D?apr?s le Groupe de la Banque mondiale, l?atteinte des objectifs de d?veloppement et la lutte contre les chocs climatiques ?n?cessiteront des milliers de dollars d?investissement chaque ann?e?. Ce qui, toutes pr?visions faites, porte les besoins d?investissement ? pr?s de 10% du PIB dans cette partie du monde, ainsi que dans les autres r?gions ?ligibles au financement de l?Association internationale de d?veloppement (IDA). ?Aucun gouvernement, aucune institution multilat?rale, ni aucun organisme caritatif ne peut r?pondre ? lui seul ? de tels besoins; et m?me s?ils unissent leurs forces, ils ne parviendront toujours pas ? atteindre le niveau d?investissement n?cessaire?, alerte une note disponible sur le site de l?institution.L?institution de Breton Woods mise sur la contribution du secteur priv? en vue du d?veloppement de la r?gion. Bien que celle-ci offre d?j? 90% des emplois, elle est appel?e ? jouer un plus grand r?le. Seul b?mol: l?attractivit? des pays IDA. La raison en est que ?l?instabilit? macro?conomique, les carences r?glementaires, la mauvaise gouvernance et les turbulences politiques ont des effets perturbateurs qui d?couragent les investisseurs priv?s et augmentent leur sensibilit? aux risques. Ce qui contribue ? rench?rir le co?t des projets. Le d?veloppement des projets sur ces march?s n?cessite plus de temps et de ressources, avec un co?t souvent deux fois sup?rieur ? celui des projets dans des march?s ?mergents plus ?tablis?, explique le Groupe de la Banque mondiale. Le tableau pour cette contr?e est agr?ment? des couleurs de l?extr?me pauvret?, la faim, la malnutrition, du surendettement et des faibles marges de man?uvres budg?taires. L?institution propose d’allier aux r?formes structurelles des financements concessionnels. Lesquels, souligne l?institution, jouent un r?le essentiel pour att?nuer le risque ? un niveau tol?rable pour les porteurs de projets et les investisseurs. Louise Nsana

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