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Fotrac 2024 : ce sera ? Ebolowa!

Initialement pr?vue ? la zone des trois fronti?res Ky?-Ossi-(Cameroun) Ebebiyin (Guin?e ?quatoriale) et ? Bitam (Gabon), la 15? ?dition de la Foire transfrontali?re annuelle de l?Afrique centrale (Fotrac) est d?localis?e dans le chef-lieu de la Mvila. Cette ann?e, la Fotrac ne se tient pas conjointement au tripoint Cameroun-Guin?e ?quatoriale et le Gabon. La 15? ?dition de pr?vue du 7 au 21 juillet prochain se tiendra dans la ville d?Ebolowa (R?gion du Sud Cameroun). C?est ce que l?on retient de la sortie de Danielle Nlate sur les ondes du Poste national de la Cameroon Radio and T?l?vision (CRTV). ?Apr?s ?valuation de la derni?re tourn?e dans la zone des trois fronti?res avec le minist?re du Commerce, le gouverneur du Sud Cameroun, le pr?fet de la Vall?e du Ntem, les autorit?s s?curitaires ? Ky?-Ossi, et une importante r?union ? Bitam (Gabon) nous avons pens? qu?il faut d?localiser ponctuellement le site?, fait savoir la promotrice de la Fotrac. Et de souligner que l??v?nement n?est pas exclusif ? la ville de Ky?-Ossi. Selon elle, il est organis? dans cette ville frontali?re ?pour sa proximit? avec les deux autres pays, Ebibeyin en Guin?e ?quatoriale et Bitam au Gabon. Ce qui, selon elle, est un atout pour le d?ploiement. Pour cette 15e ?dition, nous avons pris en compte les d?sid?ratas des participants en dehors des pays h?tes qui sont le Gabon et la Guin?e ?quatoriale?. La promotrice de la Fotrac invite les populations d?Ebolowa ? ?saisir l?opportunit?, non seulement ? venir montrer leur savoir-faire, leur savoir-?tre ? travers les diff?rentes articulations et cette manifestation qui vise ? amplifier l?int?gration r?gionale, mais aussi l?int?gration socio-?conomique des peuples. Ils ont la possibilit? de commercer ? deux fronti?res, importer et exporter malgr? les barri?res. C?est ? nous, populations, c?est ? nous citoyens de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale d?aider et de soutenir les textes vot?s, promulgu?s pour que vive la libre-circulation des personnes et des biens?. Zlecaf? travers la Fotrac, la promotrice vise grand. Elle tient ainsi par la kyrielle d?activit?s ? promouvoir les produits locaux Made in Africa, afin de conqu?rir le march? interafricain la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf). Pour ce faire, le fil conducteur de cette 15? ?dition s?articule sur le th?me: ?Faciliter les ?changes, favoriser les voies de dialogue et la coop?ration transfrontali?re pour le d?veloppement socio?conomique en Afrique ? l??re de la Zlecaf?.

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Mobilit? urbaine : quand Yaound? ?respire? au rythme des taximen

Au moment de se passer le volant, ils bloquent les grands axes de liaison de la ville. Si vous prenez la route de Nkomkana ? partir de 14 heures, il faudra sans doute vous armer de patience. ?C?est l?heure la plus difficile entre le Carrefour Sous-Pr?fecture Tsinga et Madagascar?. Selon ces termes de Daouda, habitu? des lieux, c?est un axe tr?s emprunt? par ses coll?gues taximen. ?A cette heure-l?, explique-t-il, le volume d?embouteillage explose ? cause du travail de quart. Les coll?gues qui ont roul? le matin passent le volant ? d?autres et versent la recette aux propri?-taires de voitures?.Ce 26 janvier 2024, l?exp?rience du Carrefour Ekounou (Yaound? 4e) en donne d?j? un bon exemple. L?acc?s ? Kon-dengui via Carrousel tr?s difficile ? partir du d?but d?apr?s-midi. D?s 14 heures et peut-?tre m?me avant, le jaune intense des taxis dicte sa loi. L?image ?crit un chapitre essentiel du quotidien de ce haut-lieu situ? dans le 4e arrondissement de la capitale. Selon le Ceema (Cabinet d??tudes et d?expertise sur la mobilit? et l?am?nagement qui recense le trafic en temps r?el ? Yaound?, ?Nkomkana, Carrefour Ekounou, Rails Ngousso, Biyem-Assi Lac, Carrefour Essomba, Messamen-dongo sont d??pouvantables chaos quand les taxis changent de conducteurs; m?me hors circonstances exceptionnelles, le tra-fic n?y est jamais vraiment fluide?. ?Op?ration escargot?En ?coutant ce que disent des usagers, on peut rep?rer que l?inconfort v?cu. ?Nous vivons tous les apr?s-midi ces bou-chons infernaux. Quand on arrive ici ? cette heure-ci, c?est l?op?ration escargot; on roule ? moins d?un kilom?tre ? l?heure; c’est ubuesque ici ? Rails Ngousso!?, signale l?un d?eux descendu de sa grosse cylindr?e. Et malgr? les am?na-gements initi?s par les mairies, ces lieux persistent ? garder leur d?cor fait de foules de taximen, conduites transgressives, stationnements abusifs, concert de klaxons, engueulades? et m?me des affrontements sanglants entre propri?taires de taxis et chauffeurs. Tout pour mettre en mots l?embarras et l?impuissance des forces de l?ordre ? prendre en charge tous ces d?sordres. ?On pourrait croire qu’ici, il faut plus de routes pour ?viter les bouchons mais ce n’est pas le cas. C’est quelque chose qu’on observe naturellement Il n’y a pas de so-lution magique pour enrayer les embouteillages ? ces endroits en ce moment-l??, confesse un agent de police.Face ? la faiblesse des autorit?s, les taximen deviennent in-contr?lables. Au Carrefour Essomba (Yaound? 4e) par exemple, les taximen r?gnent en ma?tres entre 14 et 15 heures. Cette mainmise, notamment sur la chauss?e et les ?di-fices environnants, a une forte incidence sur la circulation. ?Le Carrefour Essomba est un passage structurant pour les usagers qui roulent en direction de Sous-Manguiers, Terminus Mimboman et m?me au-del?. Mais, quand les volants des taxis changent de mains, il se bloque carr?ment?, renseigne Tobie Mvondo, le chef de quartier. Selon ce dignitaire tradi-tionnel, cette situation ne s??vapore pas avant une heure. ?En ce moment-l?, m?me la portion routi?re pouvant servir de passage aux voitures personnelles est enti?rement coup?e et ce sont les taximen qui gouvernent?. Entr?es et sortiesEt pour mieux faire valoir leur costume de gouvernants, cer-tains parmi eux devisent au milieu de la chauss?e, comme au lieu-dit Biyem-Assi Lac (Yaound? 6e). Dans ces conditions, tout le monde se trouve dans une position d?licate. ?Quand un coll?gue a d?j? remis sa voiture ? un autre, il faut maintenant g?rer la phase de la sortie. On ne peut pas sortir quand les autres voitures bloquent la route et que leurs chauffeurs boi-vent des sachets ou de la bi?re au milieu de la route comme vous voyez?, explique un ancien m?canicien devenu taximan. ?Le soir, je pouvais amener des personnes en 20 minutes jusqu?? Acacia, maintenant il faut minimum une heure pour franchir cet endroit quand il est cette heure-ci?, encha?ne-t-il.Toute la subtilit? consiste donc ? ?g?rer les voitures qui sor-tent, celles qui entrent et celles qui passent tout simplement?, selon le chef de piste d?une station-service sise au quartier Nkomkana. A cet exercice d??quilibriste s?adonnent quelques taximen et m?me des associations d?exploitants de taxis. ?Si nous ne nous ing?nions pas ? fluidifier la circulation quand on a d?j? pris la recette du matin, on ne peut rien esp?rer le soir. Puisque le taxi est sur place, il ne peut pas travailler de l?argent?, d?montre David.A bien consid?rer les choses, non seulement ces mesures se sont traduites par une place encore plus importante laiss?e au d?sordre, mais en plus elles ont ?chou? ? diminuer la conges-tion dans les sites d??change de chauffeurs. Cet ?chec, com-bin? ? la mont?e progressive du nombre de chauffeurs postu-lants, a pouss? les propri?taires de taxis ? red?finir la g?ogra-phie du temps. ?Ici ? Ekounou, nous disposons des fiches de d?charge pour nos chauffeurs. Ce qui nous prend encore de longues minutes, c?est la v?rification de l??tat du v?hicules?, renseigne Albert Fotso. ?Le patron? (comme on l?appelle ici) travailler dans la perspective d?une exploitation qui garantit la baisse du niveau de congestion du carrefour Ekounou. L?enjeu ?tant de rendre le covoiturage plus comp?titif que la voiture individuelle. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Voitures vol?es ? la fronti?re Cameroun-Gabon-Guin?e ?quatoriale : un triste destin ? la va-vite

En ayant recours ? des techniques toujours plus sophistiqu?es, le trafic de voitures vol?es constitue l’une des activit?s criminelles les plus rentables dans la zone des Trois fronti?res. ?Go fast?, l?anglicisme claque comme un titre de film am?ricain. Sauf qu?entre les fronti?res nord du Gabon, du sud du Cameroun et de l?Est de la Guin?e-?quatoriale, il d?signe une pratique spectaculaire: ces convois de puissantes voitures lanc?es ? pleine vitesse. ?Dans un go fast, il y a syst?matiquement au moins un ouvreur. C?est lui qui sert servent d’?claireur: il est constamment en contact avec les voitures qui suivent et les avertissent des dangers ?ventuels. Cela peut ?tre un barrage de douane ou de police ou encore un accident qui pourrait forcer le convoi ? s’arr?ter? Enfin, la plupart des convois sont accompagn?s d’un ou plusieurs « protecteurs », des v?hicules qui veillent ? la s?curit? du convoi. Ils transportent des bidons d’essence (car les v?hicules du convoi ?vitent de s’arr?ter dans les stations-service), mais sont surtout arm?s pour mieux repousser les policiers, les douaniers et d’?ventuels malfaiteurs concurrents, qui tentent parfois de braquer ces convois?, renseigne une source polici?re ? la fronti?re Cameroun-Gabon. Un convoi, d’accord, mais un convoi de quoi?De voitures vol?es. Le ph?nom?ne est localisable sur toute la bande frontali?re Cameroun-Gabon-Guin?e Equatoriale. ?Dans la journ?e du 21 mai 2024, un important convoi de 17 voitures de luxe en provenance d?Ebolowa a ?t? stopp? par nos ?l?ments. Des premiers ?l?ments de l?enqu?te que nous avons ouverte, il ressort que ledit convoi ?tait celui de voleurs de voitures. Sp?cialis?s dans ce domaine, ils ont imagin? de nouvelles m?thodes pour garder la main sur ce juteux commerce. Derni?rement, ils ont tout simplement exploit? les rouages d’une nouvelle organisation qui se met progressivement en place et qui fait intervenir des soci?t?s priv?es pour la d?livrance des certificats d’immatriculation?, pr?cise un officier de liaison d?Interpol.Sur la foi des indications fournies par quelqu?un qui se pr?sente comme un ?ancien passeur? aux fronti?res Cameroun-Gabon et Cameroun-Guin?e Equatoriale, l?on observe qu’? la t?te de ce syst?me se trouve un groupe de trafiquants qui re?oit une commande de voitures. Pour honorer cette commande, les trafiquants engagent des voleurs qui assurent la fourniture des voitures, des m?caniciens travaillant dans des garages qui leur appartiennent, des faussaires pour l’obtention de faux documents pour les voitures (carte grise et permis de conduire) et des passeurs pour conduire les voitures vers le pays o? r?sident les acheteurs. TechniquesAinsi, dans ce syst?me, apr?s la fourniture des voitures par les voleurs, intervient la vente qui, elle, consiste ? signer un contrat par lequel des ?marchandises? s’?changent contre de l’argent. Elle se distingue de la fourniture du fait de l’intervention fr?quente des interm?diaires servant d’?cran entre les fournisseurs et les acheteurs. Le conditionnement est une op?ration importante, car une m?me ?marchandise? peut n?cessiter un conditionnement diff?rent selon qu’elle va suivre un parcours officiel ou clandestin.Par ailleurs, selon les besoins des trafiquants, une voiture pourra ?tre d?coup?e par les m?caniciens, dans le but d’approvisionner le march? illicite en pi?ces recycl?es. En effet, la voiture vol?e est compl?tement ou partiellement d?mantel?e et les pi?ces sont ensuite vendues sur le march? illicite. G?n?ralement, les voitures les plus menac?es d’?tre vol?es, afin d’?tre d?coup?es, sont celles dont les mod?les sont les plus vendues, car la demande en pi?ces recycl?es est forte. Le transport est l’op?ration consistant ? faire franchir physiquement une fronti?re aux marchandises de contrebande; c’est l’?uvre des passeurs. ?Tr?s souvent, dans la zone des Trois Fronti?res, le parcours est clandestin?, affirme l? ?ancien paseur?. D?apr?s ce dernier, c’est ? ce moment que le maquillage et le clonage sont mis en ?uvre par les m?caniciens. En effet, ceux-ci se procurent, d’une part, une voiture gravement accident?e sur le march? l?gal et, avec l’aide des voleurs, volent, d’autre part, une voiture dont les caract?ristiques sont similaires ? celles de la voiture pr?tendument accident?e en question. Les m?caniciens transf?rent ensuite sur la voiture vol?e le num?ro d’identification de celle-ci donnant ainsi ? la voiture vol?e l’identit? de la premi?re. Cette op?ration est appel?e ?maquillage? d’une voiture vol?e. Le ?clonage? ou ?jumelage? diff?re quelque peu du maquillage, apprend-on. Dans ce cas, un nouveau num?ro est pr?lev? sur une voiture stationn?e, ?puis on utilise ces informations sur une voiture identique mais vol?e et on fait immatriculer la voiture clon?e dans une autre province du pays?.??a marche, parfois ?a ?choue?, reconnait notre interlocuteur. Sur le coup, un ?l?ment des ?quipes de pr?vention routi?re sur l?axe Ambam-Kye Ossi raconte une anecdote. ?Il y a quelques mois, un des voleurs a ?t? identifi? gr?ce ? la vid?osurveillance d’un parking ? Douala et sa filature sur plusieurs semaines a permis de remonter le r?seau. Les gars achetaient des cl?s ?lectroniques vierges sur internet et avec un encodeur et le num?ro de s?rie de la voiture parvenaient ? ouvrir la voiture. Une fois la voiture ouverte, les voleurs devaient brancher l’encodeur sur le v?hicule, faisaient reconna?tre la cl? vierge et d?sactivaient la cl? d?origine. Durant l?interrogatoire, les membres du r?seau ont reconnu qu?ils sont actifs au sein d?un r?seau sp?cialis? dans la contrebande de voitures. Ils sont ?paul?s dans ce trafic par des agents de douane qui travaillent au bureau des fronti?res?, indique l?agent de s?curit? routi?re. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Production des carreaux : la plus grande usine de carreaux d?Afrique centrale est op?rationnelle

Bas?e ? Bipaga, dans l?arrondissement de Lokoundj? (Sud-Cameroun), l?entreprise chinoise, Keda, ambitionne de produire 20 millions de carreaux par an sur un investissement initial de 38 milliards FCFA. L?usine de carreaux de Keda est une r?alit?. ? Bipaga, localit? proche de Kribi, le site se dresse ? perte de vue. Une infrastructure ultramoderne bariol?e aux couleurs bleues et blanc de l?entreprise. Des machines encore toutes neuves sur lesquels des techniciens camerounais et chinois veillent comme du lait sur le feu. En visite sur les lieux ce 07 juin 2024, les ?lites du d?partement de l?Oc?an ont d? se r?soudre ? une belle s?ance de marche sportive pour parcourir une bonne partie de la trentaine d?hectares r?quisitionn?s pour l?implantation de l?usine situ?e dans l?arrondissement de Lokoundj?, d?partement de l?Oc?an. Pour saluer leur bravoure, le patron des lieux, Jie Yue, DG de Keda Cameroon Ceramics LTD, s?est r?solu ? leur offrir quelques pi?ces de c?ramiques. Question aussi de rassurer ses convives du jour: l?usine de Keda fonctionne. D?j?! La dur?e d?exploitation est de 20 ansLes travaux sont totalement achev?s et les premiers essais ont ?t? r?alis?s avec succ?s. La mise en gaz effectu?e le 6 juin 2024 par la SNH a permis un d?marrage ? plein r?gime et le DG de Keda annonce une pr?sence de ses produits ?d?s ce mois de juin 2024?. La dur?e d?exploitation est de 20 ans et le lancement des travaux d?ing?nierie ont eu lieu en janvier 2023. Le 31 mai 2024 signait la fin du ?commissioning? des syst?mes de gazoduc vers Keda avant la mise en gaz le 07 juin 2024.L?unit? de production de carreaux de l?entreprise Keda Cameroon Ceramics LTD, filiale locale du Chinois Keda Industrial Group CO permettra de produire des c?ramiques sur place au pays et d?inverser, m?me partiellement, l??norme d?ficit de la balance commerciale du Cameroun. Mais pour arriver ? son fonctionnement effectif, il fallait de l??nergie. Du gaz dans le cas d?esp?ce. Et c?est la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures (SNH) qui s?y est coll?, r?pondant ? l?une de ses missions premi?res. Ravitaillement en gazLe projet porte sur la construction, par la SNH et son partenaire Perenco, d?un gazoduc pour fournir le gaz naturel ? l?usine de production des c?ramiques construite par le groupe chinois Keda ? Bipaga, dans l?arrondissement de Lokoundj?. La longueur du gazoduc est de 5,27 km pour 15,24 cm de diam?tre. La capacit? install?e du gazoduc est de 25mmsdcfd alors que les besoins en gaz de Keda sont estim?s entre 3,5 et 6,5 mmsfcd (100 000 ? 184 000 m?//jour, pour une obligation minimale de consommation (take or pay) de 6,7 mmscfd. La consommation de l?usine ?tant extensible ? 15 mmsfcd. La station initiale est compos?e d?une gare racleur qui permet l?acc?s au gazoduc pour le nettoyage et l?inspection r?glementaire, les ?quipements de s?curit? qui garantissent le transfert du gaz en toute s?curit?. Made in CameroonLa station terminale situ?e au niveau de la production des c?ramiques est dot?e d?un syst?me de filtration, qui garantit qu?aucune impuret? ne soit transf?r? ? l?usine; un syst?me de chauffage qui r?chauffe le gaz pour ?viter la formation d?hydrates lors de la d?tente, un syst?me de d?tente et un syst?me d?analyse. Un b?timent abrite les locaux techniques, la salle de contr?le et les bureaux pour l??quipe en charge de l?exploitation du gazoduc.Cette usine consommera du gaz naturel pour la production d??nergie, les fours pour la cuisson des carreaux, ainsi que la pr?paration de la mati?re premi?re. ? la SNH, on se f?licite pour cette r?alisation qui vient r?pondre au projet d?industrialisation formul? par le pr?sident de la R?publique, Paul Biya. ?Il me semble opportun de nous attacher ? d?velopper les secteurs de notre ?conomie qui pourront r?duire sensiblement nos importations de biens et services. Cette politique pr?sentera l?avantage de nous permettre de r??quilibrer notre balance commerciale chroniquement d?ficitaire?, avait-il notamment d?clar? dans son discours inaugural du septennat en cours, le 06 novembre 2018. 2500 emplois directsSelon Francis Makemb? l?ing?nieur camerounais en charge du projet, l?impact environnemental a ?t? r?duit au risque z?ro et les carri?res de pierres seront mises ? contribution dans l?arri?re-pays pour cr?er une chaine de valeur ?C?est un v?ritable projet d?import substitution, car nous allons utiliser 95 pour cent de mat?riaux locaux?, explique-t-il. Il pr?cise ensuite que le gaz de la SNH va permettre d?atteindre ?des temp?ratures comprises entre 1800 et 2000?, afin d?avoir des carreaux de bonne qualit?.? Ce qui est quasiment impossible de r?aliser avec l??lectricit?, vu la quantit? et la qualit? de production du courant ?lectrique du Cameroun. Le Dg de Keda a insist? sur la possibilit? de r?aliser de grandes choses en cr?ant des synergies fructueuses en d?pit des difficult?s. ?Au Cameroun, quand on veut, on peut?, a-t-il d?clar? sous des accents jubilatoires.Pour le deuxi?me producteur de c?ramique au monde, il s?agit de sa 2? et derni?re usine en Afrique. Le cout du projet est de 7,212 280 milliards de FCFA. Dans sa phase initiale, le projet a g?n?r? 1600 emplois locaux, dont 4 pour cent enregistr?s au mois de mai 2024. Dans sa deuxi?me phase, l?usine devrait g?n?rer 2500 emplois directs auxquels il faudrait rajouter des dizaines de milliers d?emplois indirects. ?Nous avons pour ambition de satisfaire la demande locale en c?ramiques de qualit?, de cr?er un hub industriel et d’exporter nos produits dans la sous-r?gion?, soutient Jie Yue. Bobo Ousmanou

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Protection de l??cosyst?me num?rique d?Afrique centrale : la cuirasse que propose le CADIF

Les ?tats de la sous-r?gion sont convi?s ? s?unir pour faire face aux mutations induites par l?intelligence artificielle. En pr?lude ? la troisi?me ?dition du Central Africa Digital Fair (Cadif) qui se tient du 23 au 25 octobre prochain au Palais des Congr?s de Yaound?, les organisateurs ont tenu une conf?rence de presse ce 25 juin 2024. L?objectif est de donner les contours de cette plateforme unique de l?Afrique centrale qui favorise la g?n?ration de connaissances, la diffusion de l?information et les structures de collaboration pour am?liorer l??cosyst?me num?rique de la sous-r?gion. Le fil conducteur de l??v?nement s?articule sur le th?me: ?La souverainet? num?rique en Afrique centrale ? l??re de l?intelligence artificielle?. Selon Jean Calvin Mengoumou Ayissi, promoteur du Cadif, lorsqu?on parle de souverainet?, cela renvoie aux questions de d?fense, de protection du cyberespace de l?Afrique centrale. Le souci majeur du promoteur est que ?les ?tats de l?Afrique centrale puisse former un bloc homog?ne, afin de mener ensemble le combat qui est celui de la souverainet?. Il s?agit pour les ?tats de se d?fendre face aux mastodontes, multinationales qui viennent nous phagocyter, nous imposer leurs technologies et cultures sans tenir compte des r?alit?s locales?, explique-t-il. La grande messe du mois d?octobre est une occasion pour les experts qui viendront du Gabon, Tchad, de la R?publique Centrafricaine, et du Congo-Brazzaville, de ?d?battre et de proposer les solutions qui vont contribuer ensemble ? l?am?lioration de l??cosyst?me du digital?, rench?rit Jean Calvin Mengoumou Ayissi, promoteur du Cadif. Pour le succ?s, le Cadif s?adosse sur les partenaires qui font preuve du soutien ind?fectible. Il s?agit de la Chaire de l?Organisation des Nations Unies pour l??ducation, la science et la culture (Unesco). Olivier Mbessit?

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Sant? des v?g?taux en Afrique centrale : le Presac et le Cpac dans le jardin

Les deux organismes m?nent des r?flexions en vue de l?harmonisation du cadre l?gislatif phytosanitaire dans la sous-r?gion ? Douala. Les pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) ?prouvent des difficult?s pour exporter les produits agricoles vers les march?s internationaux. Selon une note de la Commission europ?enne en charge de la l?gislation phytosanitaire datant du mois d?avril 2022, les six pays de la zone Cemac font partie de la liste noire des pays interdits d?exporter certains produits agricoles vers l?Union europ?enne (UE). Parmi ces produits, il y a la mangue, la papaye, la goyave, du poivron, des aubergines et la tomate. Ces fruits et l?gumes destin?s ? l?exportation vers l?UE sont en sursis ? cause de leur qualit? questionnable et des failles observ?es dans les syst?mes nationaux de contr?le sanitaire et phytosanitaire.?Depuis des ann?es, on se soucie de la sant? humaine, de la sant? des animaux. Et il est aussi grand temps qu?on se soucie de la sant? des v?g?taux?, affirme Jean-Louis Mihindou Doukala, directeur g?n?ral du p?le r?gional de recherche appliqu?e au d?veloppement du syst?me agricole d?Afrique centrale (Prasac). Nous sommes le 24 juin 2024 ? Douala, au cours de la c?r?monie du lancement du projet de ?contribution ? l?harmonisation du cadre l?gislatif phytosanitaire en Afrique centrale?. Globalement, apprend-on, ce projet qui a b?n?fici? d?un appui financier de l’ONG « va permettre d?harmoniser le cadre l?gislatif phytosanitaire de sorte qu?un produit qui part du Cameroun pour le Gabon, du Tchad ou de la Centrafrique, soit sain. Au niveau de notre sous-r?gion, les produits peuvent circuler sans qu?on fasse trop d?attention. Mais une fois en Europe, il y a des laboratoires qui les analysent?, indique le DG du Prasac. Le financement du projet, estim? autour de 1,3 million de dollars, sera beaucoup plus ax? sur les formations initi?es ? l?endroit de tous les techniciens de la sous-r?gion qui s?occupent des v?g?taux.Selon Francial Giscard Baudin Libengue-Dobele, commissaire en charge du d?partement des infrastructures et du d?veloppement durable (DIDD). ?C?est un projet capital pour les pays de la sous-r?gion. Car il constitue une r?ponse ad?quate majeure pour la s?curit? alimentaire et la conqu?te du march? ext?rieur pour les produits agricoles cultiv?s dans notre sous-r?gion?. Objectif, mettre en application une s?lection des modules de l?outil d??valuation des capacit?s phytosanitaires de la convention internationale pour la protection des v?g?taux (CIPV) dans les ?tats b?n?ficiaires et actualiser les cadres l?gislatifs phytosanitaires nationaux ? travers une r?glementation harmonis?e au niveau sous r?gional. Instabilit?L?agriculture en zone Cemac souffre de rendements peu ?lev?s et d’une faible comp?titivit? des produits agricoles. Ces insuffisances sont principalement dues ? la pr?sence d?une grande diversit? de nuisibles. ? cela, s’ajoutent la menace de la s?cheresse; l?instabilit? de l?activit? agricole due aux troubles socio-politiques. Les constats faits ? ce jour prouvent ? suffisance que les producteurs ou les consommateurs finaux connaissent tr?s peu les produits qu?ils utilisent et encore moins les effets n?fastes li?s ? leur manipulation incontr?l?e.En effet, en d?pit de la d?livrance aux exportateurs de certificats de conformit? apr?s contr?le de leurs produits, des volumes importants de r?sidus et autres substances nocives, aussi bien ? la sant? qu?? l?environnement, ont souvent ?t? d?couverts dans les fruits et l?gumes. ?Vous ?tes au courant de ce qui se passe sur le formol par exemple, et c?est ? nos institutions de veiller ? ce que le formol, dont l?usage, semble-t-il, est abusif, ne soit pas g?n?ralis?, ne se pratique m?me pas. Parce que ?a met en p?ril la sant? des consommateurs?, a expliqu? Jean-Louis Mihindou. Selon la FAO 4,6 millions de tonnes de pesticides chimiques sont pulv?ris?s dans le monde chaque ann?e, ce qui ?quivaut ? 146 Kg par seconde. Bien que les pays en d?veloppement repr?sentent les 25% de la consommation mondiale de pesticides, ils enregistrent 99% des d?c?s dus ? leur utilisation.C?est dans cette perspective que le Cpac et le Prasac se proposent dans le cadre de ce projet de: renforcer les capacit?s des ?tats membres ? travers les modules ?valuation de capacit? phytosanitaire (ECP) d?velopp? par la convention de protection des v?g?taux et mettre ainsi ? la disposition des ?tats membres un cadre r?glementaire r?gional harmonis?. Solution ad?quatePour ainsi maximiser ces rendements, l?utilisation des pesticides constitue un ?l?ment catalyseur. Cependant, bien que ces pesticides soient la solution id?ale pour accroitre la production agricole, il n?en demeure pas moins que leur mauvaise utilisation repr?sente un v?ritable danger pour la sant? des populations, mais aussi et surtout pour l??quilibre de l?environnement.Le projet intitul? ?Contribution ? l?harmonisation du cadre l?gislatif phytosanitaire en Afrique centrale? (STDF/PG/768) est le fruit d?un don pour l??laboration de projets (DEP), accord? en fin 2021 pour une ex?cution annuelle. Ce DEP a ?t? mis en ?uvre avec l?appui technique et financier du Fonds pour l?application des normes et le d?veloppement du commerce (STDT) qui a ?t? commis par un consultant international appuy? par des consultants nationaux. Le Prasac et le comit? inter-?tat des pesticides d?Afrique centrale (Cpac) ont assur? la coordination des activit?s ainsi que la facilit? d?acc?s aux informations dans les pays membres de la communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Ce DEP a permis d?obtenir un document de projet qui a ?t? valid? et soumis ? STDF pour financement.Il va de soi que ces insuffisances dans un contexte o? les ?tats ont adopt? le principe de la libre circulation des biens et des personnes, notamment avec leur adh?sion ? la zone de libre-?change ?change continentale (Zlecaf), qui vise ? harmoniser ces cadres juridiques commerciaux sur le continent africain posent probl?mes. Diane Kenfack

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Viande de b?uf ? Yaound?: ?a se vend bien au porte-?-porte

Dans les arrondissements de Yaound? 3e et Yaound? 4e, les populations s’approvisionnent en cette denr?e alimentaire ? domicile. Agriculteur et c?libataire, Claude n’a pas de quoi se mettre sous la dent. Et n’ayant pas assez d’argent, il balbutie, jusqu’? ce qu’arrive Rameau, un vendeur ambulant de viande de b?uf.?Puis-je avoir de la viande avec 800 FCFA??, lui demande-t-il?. M?me avec 500 FCFA, vous pouvez avoir de la viande. Tout le monde doit en manger?, r?pond le boucher ambulant. Plateau sur la t?te, il entend apporter satisfaction ? son client. Il descend le plateau et le pose sur le sol. De l?, il taille un morceau qu’il estime ?tre ? la mesure de la somme propos?e, au grand bonheur de Claude. Le cas de ce dernier est loin d’?tre isol?. Plusieurs personnes r?sidant dans les quartiers Nsam Escale, Obam Ongola, Barri?re dans le 3e arrondissement. Mebang, Abomey, Toutouli, ainsi que des quartiers mitoyens ? celui d’Odza dans le 4? arrondissement, se sont abonn?es chez Rameau. CommandesDame Boula, veuve vivant ? Meyo, ach?te des tas de viande de 1000 FCFA pour nourrir sa famille. ?Lorsqu?on a tr?s peu de moyens financiers, comme c’est mon cas, il faut user de strat?gie. En fonction de mon budget, Rameau me sert bien et chacun peut avoir un petit morceau?. Connu de tous, Rameau re?oit parfois des commandes ? distance. Ce lundi 24 juin 2024, dame Ayissi, femme au foyer, souhaite s’approvisionner en viande de b?uf. Au lieu de se rendre dans une boucherie, elle passe un coup de fil ? Rameau. Rien de nouveau. Depuis pr?s d’un an, elle s’approvisionne aupr?s de ce boucher ambulant. Pour le mois de juillet qui approche, elle passe la commande de la viande pour un montant de 30 000 FCFA. ?La viande que Rameau me vend est bon march?. Si je vais ? Mvog-Mbi, ou ? Borne 10, mes d?penses augmentent d’au moins 10 000 FCFA pour la m?me quantit? de viande?, ?value la fonctionnaire. RavitaillementDu fait des bonnes relations qu’il entretient avec ses clients, Rameau, peut se permettre de leur octroyer des cr?dits. Ce qui ne se fait pas dans les boucheries conventionnelles. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles son portefeuille client est aussi important. Ce d’autant plus qu’il permet ? des femmes tr?s occup?es comme madame Ndi, institutrice dans une ?cole priv?e de la ville, de s’approvisionner en viande de b?uf sans le moindre effort. Pour avoir pass? plusieurs ann?es ? faire ce travail dans la ville de Yaound?, Rameau peut aujourd’hui s’exprimer Ewondo (langue locale).Pour ravitailler sa client?le au quotidien, Rameau se rend au march? de Nsam tous les matins, ? six heures. Apr?s avoir fait ses emplettes, il se rend aupr?s des m?nages selon l’itin?raire qu’il aura lui-m?me trac?, en fonction des commandes de ses clients. Ce n’est qu’aux environs de 15 heures que son travail journalier prend fin. Il travaille ainsi tous les jours, except? le vendredi, jour de pri?re pour les musulmans et jour pendant lequel ceux-ci n’apportent pas de viande au march?. ? travers cette activit?, Rameau parvient ? vivre ais?ment. Andr? Gromyko Balla

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Intelligence artificielle: les grands chantiers du gouvernement

Diversifi?s, ils mettent en relations les pouvoirs publics, les industriels, les universitaires, les startuppers, la soci?t? civile et les partenaires au d?veloppement. L?Intelligence artificielle (IA) tourne en boucle ces 25 et 26 juin 2024 ? Yaound?. C?est ? la faveur des concertations nationales ?Quelles politiques gouvernementales pour une meilleure appropriation de l’IA au Cameroun?? Derri?re le th?me se profile un programme traducteur de la volont? du Cameroun ? faire de l?IA un module de d?veloppement. Selon la ministre des Postes et T?l?communications (Minpostel), ledit programme se d?cline en ?un cadre ?thique robuste et en un ensemble de r?glementations, ? m?me de guider le d?veloppement de l’IA, tout en respectant les valeurs culturelles et sociales du Cameroun?. Il s?agit, explique Mme Minette Libom Li Likeng d?un ensemble adoss? sur: Un plan strat?giqueL?on y voit l?int?gration de l’innovation technologique, y compris l’IA, dans les documents strat?giques du secteur, ainsi qu?une ?tude en cours de r?alisation par le PATNUC, en vue de la mise en place d?une politique g?n?rale d?utilisation ?thique et responsable de la donn?e.Sur le plan r?glementaire, l??laboration d?une Loi sur la protection des donn?es ? Caract?re personnel, ainsi que celle en cours d?une ?sandbox? r?glementaire, pour les startups et les entreprises innovantes en mati?re d?IA.Sur le plan de l??ducation et de la formation, l?introduction des programmes de formation en IA dans les universit?s et les institutions sp?cialis?es, ainsi que la mise en place de partenariats avec des institutions internationales et des entreprises priv?es, en vue du renforcement des capacit?s locales en mati?re d’IA.Sur le plan des infrastructures, la mise en place d?une politique visant ? moderniser et ? renforcer les r?seaux de communication et les centres de donn?es (augmentation de la capacit? de la bande passante, am?lioration de la couverture internet dans les zones rurales), pour assurer une gestion efficace et s?curis?e des informations.Sur le plan de l?instauration d?un cadre ?thique solide de d?veloppement de l?IA, la sensibilisation et la vulgarisation de l’IA, de ses risques et ses opportunit?s, la lutte contre la d?sinformation ? travers des campagnes d??ducation de masse et l?organisation des sessions de formation des diff?rents acteurs, sans oublier l?adoption d?une charte sur la protection des enfants en ligne.Selon la Minpostel, des discussions sont par ailleurs en cours entre le gouvernement et la Banque mondiale, dans le cadre du d?veloppement d?une Digital Public Infrastructure (DPI) qui englobe les plateformes num?riques publiques essentielles, facilitant l’acc?s ?quitable aux services num?riques. A travers un syst?me d’identification num?rique fiable, afin de soutenir l’innovation, am?liorer l’efficacit? des services publics, et de cr?er un environnement propice ? la croissance ?conomique et sociale.Et parce que les diff?rents chantiers impliquent plusieurs profils, le Minpostel, en charge du d?veloppement du num?rique, se donn? pour objectif, de capitaliser toutes les diff?rentes actions et initiatives d?j? engag?es par plusieurs organisations et structures publiques sur la question. Et ce dans le but de d?finir de mani?re concert?e et donc participative, une feuille de route de l?IA, permettant au Cameroun d?embrasser pleinement les avances de l?IA afin d’en tirer pleinement avantage. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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S.E. Thierry Marchand

En plus de son titre d?ambassadeur de France au Cameroun, il arbore, depuis le 21 juin 2024, la couronne de ?Zomlo?o si?geant ? la chefferie traditionnelle d?Afanoyoa IV (Yaound? 3)?. Pour faire partie de l??lite nobiliaire du coin, le diplomate fran?ais a d? se plier aux crit?res d?admission, construits traditionnellement sur la valeur de l?exemplarit? et ?cart?s de l?esprit d?intrigues et de passions qui animent une vie st?rile. Aussi, le nouveau ?zomlo?o? a la conscience d?appartenir ? une ?lite au sein de laquelle les fonctions et les attributions sont clairement d?finies.

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Femme et diplomatie en Afrique centrale: en attendant la ?victoire?

Nouakchott, nous sommes en janvier 2023. La capitale mauritanienne accueille la Conf?rence pour la Paix en Afrique. Les participants ? ces assises affirment imperturbablement que la question du genre et du nombre en diplomatie tend vers l’?quilibre dans plusieurs pays du continent. Les uns mettent l’accent sur l’action des femmes dans le r?glement des conflits; d?autres sur la distribution des postes labellis?s ?Affaires ?trang?res?. Les plus optimistes projettent m?me que le r?servoir de main-d??uvre f?minine dans la diplomatie africaine sera multipli? par cinq dans les prochaines d?cennies. Au cours de la Conf?rence, cette vision se d?cline sur plusieurs registres, auxquels des experts africains et bien d?autres consacrent une attention in?gale, m?me s?ils les examinent tous.Autre lieu, autre date: Conakry, 24 juin 2023. La diplomatie constructive et transformatrice sont quelques-uns des sujets abord?s par les pan?listes d?un colloque sur le ?R?le et place de la femme dans la diplomatie en Afrique?. Au-del? des actions de plaidoyer purement diplomatique, il s?agit de renforcer la prise en compte des enjeux de la diplomatie faite par les femmes, afin de la placer de mani?re plus syst?matique au c?ur de l?action ext?rieure des pays africains.Ce 24 juin 2024, 3e Journ?e internationale des femmes dans la diplomatie, ce v?u, est rest? vivant dans le d?bat. En Afrique centrale, les relations internationales sont marqu?es, comme l?ensemble de la sph?re politique, par une pr?sence r?siduelle de femmes dans les hauts postes de d?cision. Selon Onu-femmes, c?est une proportion de pr?s de 30% seulement. En cause: ?la lente adaptation des protocoles qui a pu freiner la nomination de femmes; la pr?f?rence masculine dans des postes ?conomiques et militaires ou encore la plus faible proportion de femmes admises dans des ?tudes vers la diplomatie?. Cependant, les chiffres ne disent pas tout et les quotas ne suffisent pas pour briser le plafond de verre: certaines directions du minist?re semblent maintenir un caract?re plus masculin et d?autres plus f?minin, certains postes sont aussi rarement occup?s par des femmes et la majorit? des femmes fonctionnaires des minist?res des Affaires ?trang?res sont employ?es au bas de l??chelle. Et ? ce niveau, l’affaire, dans son ensemble, est d’autant plus difficile ? r?gler qu’elle interf?re avec l’un des autres grands probl?mes des Etats. Seuls les id?ologues et les na?fs croient que la question est d?finitivement tranch?e dans tous les pays de la sous-r?gion.Et pour qu?elle le soit, l?on ?voque le d?passement des sch?mas intellectuels p?rim?s et d?autres erreurs de raisonnement qui fourmillent dans bien des pays d?Afrique centrale. C’est en allant au-del? du paradigme de la faiblesse de la femme?En attendant la ?victoire?. Plus pr?cis?ment, nous sugg?rons que, pour nourrir la transparence n?cessaire ? la participation de la femme d?Afrique centrale dans les relations internationales, il faut renforcer leurs capacit?s, s?lectionner les meilleures qui exercent dans le domaine, mais aussi les sanctionner si elles n?obtiennent pas les r?sultats attendus. Ongoung Zong Bella

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