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L?homme debout, ?un devoir d?humanit? et de civilisation?

Avant de ressusciter la fille de Ja?re, J?sus lui tient la main. Il attrape cette main qui avait cess? de se mouvoir.Tenir, saisir la main ou tendre la main ? celui/celle qui est confront? ? la souffrance ou ? la d?tresse ne sont pas simplement des gestes de proximit? et de compassion. Ce sont aussi des gestes de vie parce qu?ils redonnent force et courage, parce qu?ils remettent debout.Mettre l?homme debout est ?un devoir d?humanit? et de civilisation?, disait le pape Fran?ois au stade V?lodrome de Marseille, le 23 septembre 2023.Nous mettons l?homme debout lorsque nous l?aidons ? vaincre la peur ou ? sortir de l?isolement, lorsque nous disons ?non? aux discours et pratiques qui blessent ou bafouent sa dignit?, lorsque nous emp?chons la haine, la violence, l?exclusion et la discrimination de l?emporter, lorsque nous nous dressons contre toute forme de pouvoir qui pi?tine le droit de penser et de s?exprimer librement.Donner la main ou tendre la main au fr?re qui affronte seul ses probl?mes, mettre debout la s?ur qui n?arrivait plus ? marcher ? cause de la culpabilit? ou ? cause de la perte de confiance en elle-m?me est une mani?re de le/la ressusciter.J?sus veut utiliser nos mains pour saisir et ranimer les mains inanim?es de notre soci?t?. Qu?ils sont nombreux, les hommes et femmes qui, comme la fille de Ja?re, attendent que nous leur tendions la main! Allons-nous regarder ailleurs, les mains dans les poches? Jean-Claude Dj?r?k?

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Autonomisation financi?re : le Minproff booste le mental de veuve

Marie-Th?r?se Abena Ondoa a, au cours de la 14? ?dition de la Journ?e internationale ? elle d?di?e, donn? des armes aux femmes ayant perdu leurs ?poux. Les conditions de vie des veuves sont ? d?crier en Afrique en g?n?ral et au Cameroun en particulier. Apr?s le d?c?s de l??poux, les femmes veuves sont confront?es aux difficult?s inh?rentes aux us et coutumes. Entre r?glements de compte maquill?s en rites de veuvage et d?possession par la belle-famille, elles voient de toutes les couleurs. Dans cette atmosph?re, les enfants, eux aussi vuln?rables, en payent le prix. Douleur et pr?carit? deviennent alors leur lot quotidien. SensibilisationPour sortir les femmes veuves de cette spirale infernale de la mis?re, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), Marie-Th?r?se Abena Ondoa les a convi?es ? l?esplanade de l?immeuble Ongola le 25 juin dernier. Les ?changes tenus ? l?occasion ont port? sur le th?me: ?Lutter contre la vuln?rabilit? des veuves, am?liorer leur situation socio-?conomique?. Il en ressort que la lutte contre la pauvret? et l?exclusion sociale des veuves inclut un investissement dans ?les projets et programmes pour la famille?, souligne le Minproff. Et c?est la raison pour laquelle, elle mise sur la sensibilisation. ?Un accent particulier doit ?tre mis sur la sensibilisation de l?exercice de leurs droits, elles doivent ?tre encourag?es ? se regrouper en associations l?galis?es, pour b?n?ficier des appuis de la Caisse Nationale de la Pr?voyance sociale (CNPS), du gouvernement et partenaires financiers et techniques. L?accent doit ?galement ?tre mis sur la gestion des revenus issus de vos activit?s, vous devriez ? cet effet recevoir des formations sur les montages des projets g?n?rateurs des revenus. Le Minproff quant ? lui, ? travers le Guide juridique des veuves, va devoir accompagner les veuves pour leur prise en charge. Ce document est en voie d??tre traduit en langue locale, et des efforts sont faits pour d?sint?resser les malvoyants, et les analphab?tes pour les audios?.

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R?surgence du Coronavirus : le Cameroun entre en alerte

Le ministre de la Sant? publique en appelle au respect des mesures barri?res et la surveillance dans les a?roports. Le COVID-19 n?est pas derri?re nous. C?est l?alerte que lance le ministre de la Sant? du Cameroun ce 26 juin 2024, en ?cho aux ? la r?surgence de la maladie infectieuse en France au d?but juin. La situation est remise au go?t du jour sur les r?seaux sociaux, ? la suite d?une s?rie de concerts parisiens ayant rassembl? plus de 45 000 personnes. Manaouda Malachie a de ce fait pris un ensemble de mesures afin de ?pr?venir? et de ?contr?ler une ?ventuelle flamb?e dans notre pays?. Ses prescriptions portent pour l?essentiel sur la surveillance dans les a?roports du Cameroun. Il recommande le remplissage effectif des fiches d?identification de tous les voyageurs au d?barquement. Les autres mesures sont: le testing syst?matique des cas suspects et le d?pistage volontaire des voyageurs internationaux. ?Notamment ceux revenant du Hadj 2024?, pr?cise le ministre. Celui-ci fonde cette pr?cision sur l?exp?rience du S?n?gal, d?sormais en butte au Covid-19 suite au retour depuis la semaine derni?re de p?lerins infect?s. La d?l?gation camerounaise ? ce grand rendez-vous religieux d?Arabie Saoudite est constitu?e de 4 188 ?mes environ. Ces derniers sont toutefois toujours astreints au paiement de la somme de 30 000 FCFA.Le membre du gouvernement instruit par ailleurs le d?pistage syst?matique de tous les cas suspects dans les services de sant??; ainsi que la prise en charge gratuite de tous les cas av?r?s de coronavirus. Il en appelle par ailleurs les populations ? la reprise des mesures barri?res. ? savoir le lavage ou la d?sinfection r?guli?re des mains, la distanciation sociale, le port du masque en public d?s l?apparition des sympt?mes de la grippe, la d?sinfection des espaces communs.?Le gouvernement rassure les populations de la capacit? actuelle de son dispositif ? d?tecter rapidement tous les cas et ? les prendre en charge sur toute l??tendue du territoire?, souligne le ministre en rappel aux investissements en la mati?re consentis par le gouvernement au plus fort de la pand?mie en 2020. Laquelle fait officiellement 125 379 victimes dont 1974 morts ? fin janvier, selon les donn?es du minist?re de la Sant?. Louise Nsana

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Fili?re bois : dans les coulisses du march? noir ? Yaound?

Pourtant interdites de commercialisation, des essences telles que le Bibinga, sont transport?es et vendues dans des circuits officieux. Immersion dans quelques d?p?ts de bois de la capitale. La demande de bois dans divers secteurs de l’?conomie est sans cesse croissante en raison de la forte urbanisation de la m?gapole. Importante superficie dans le bassin du Congo, les acteurs de la fili?re, notamment les vendeurs en d?tail peinent ? tirer leur ?pingle du jeu ? cause de nombreuses restrictions et interpellation par des agents des eaux et for?ts et autres hommes en treillis.Pour dissimuler les essences d?sormais interdites comme le Bibinga, Suzanne a mis sur pied une technique sp?ciale. Celle-ci consiste ? enduire les planches de gamofel. Avec l’aide des scieurs, d’autres produits non prohib?s sont pos?es au-dessus des planches pr?cieuses.Malheureusement, ce dimanche 23 juin 2024, elle se fait d?masquer par la brigade de contr?le d’Elat (Mefou-et-Afamba), en voulant faire parvenir les planches jusqu?? la localit? de Nkoabang, plus proche de la ville de Yaound?. Cette fois, le parfum du gamofel n?a pas pu dissimuler celui des essences de Bibinga d?tect? par les contr?leurs. N?gociationsSachant qu?elle est en infraction, Suzanne essaie de n?gocier et les agents se pr?tent au jeu. Sauf que, ceux-ci exigent une forte somme d?argent. Au final, la femme se plie aux exigences, par peur des repr?sailles. ?Je finis par sortir 200 000 FCFA pour faire sortir son camion de bois?, confie-t-elle. Et arriv?e dans son entrep?t, la vendeuse, pour amortir la somme pr?c?demment d?bours?e, augment les ench?res. Son butin, elle le vend au march? noir. Il faut donc d?bourser la somme de 18 000 FCFA pour acqu?rir une planche de Bibinga chez Suzanne. ParrainageDans son d?p?t de Nkomo, dans le 4? arrondissement, Jean (nom d?emprunt) expose ce qui est appel? dans le coin ?simple bois?. Sur les ?tals, on ne voit que le bois de coffrage et les planches dites ?bois blanc?. Pourtant, ce ne sont pas les seules essences dont il dispose. Dans les tr?fonds de son entrep?t, sont scrupuleusement enfouies des planches de ?bois pr?cieux?. Et pour l?obtenir, apprend-on, il faut le parrainage des d?marcheurs et les menuisiers qui en tiennent le ?gombo?.Philippe n’est pas convaincu de la qualit? de bois des cercueils propos?s par les pompes fun?bres. Il d?cide d’honorer son p?re en faisant fabriquer un cercueil en Bibinga. Il est conduit par un grand nom du milieu dans le d?p?t de Jean. Il n?gocie la planche de Wengu? ? 18 500 FCFA, au lieu de 20 000 FCFA. Interrog? sur cette forte hausse du prix de la planche, Jean, explique que dans ce montant, se trouve la taxe sp?ciale que demandent les agents des Eaux et for?ts. ?S?il y a une descente de la brigade de contr?le, on risque de sceller mon entrep?t si on trouve des essences interdites?, se justifie-t-il. Evelyne, sa coll?gue, s’attelle ? d?noncer les mesures restrictives, ?on interdit l’utilisation de certains bois, mais on l’exporte. Chaque jour, des billes de Bibinga, Wengu? vont hors du pays. Comment on fait pour vivre?, d?crie-t-elle. Andr? Gromyko Balla

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En partant du CM2 ou de Class 6?56% d??l?ves ne savent pas lireEn partant du CM2 ou de Class 6?

C?est ce que r?v?le le rapport d?analyse de l?Annuaire statistique du secteur de l??ducation et de la formation au Cameroun de 2022, publi? par l?Institut national de la statistique (INS). Savoir lire, ?crire et compter: tel est l?objectif ? atteindre pour les ?l?ves ? l??cole primaire. Les ?valuations ? l?entr?e en 6e et From 1 sont ensuite l? pour v?rifier ces comp?tences? Mais, selon l?INS, au Cameroun, 56% des ?l?ves en fin de cycle primaire francophone et anglophone ont un d?faut de lecture. Dans cette discipline, le niveau d?acquisition des comp?tences est en dessous du seuil acceptable au CM2 ou Class 6. Disparit?sPour justifier cet ?tat de choses, l?institution en charge de la production des statistiques officielles au Cameroun pointe ?l?environnement scolaire?. ?La situation est alarmante dans les zones d??ducation prioritaire?, s?inqui?te-t-elle. Bien entendu, l?INS ne parle pas d?analphab?tisme total puisque, selon elle, une bonne partie des ?l?ves dans ces zones est capable de d?chiffrer approximativement un texte simple. Dans ces zones, il y a de ?bons ?l?ves qui ont moins progress? qu’ils n’auraient pu? et plus de mauvais ?l?ves qui ?n’ont pas r?ussi ? progresser?. D?apr?s ces ?valuations, souligne l?INS, en 6e ou From 1, un tiers des ?l?ves issus de ces aires ont le niveau de lecture d?un ?l?ve de CE1 ou de Class 3. ?Un retard de pr?s de quatre ans qui cause d??normes disparit?s avec les ?l?ves vivant dans d?autres zones. ?Lors du test de lecture, les ?l?ves devaient lire le maximum de mots en une minute. R?sultat: 53 % d’entre eux n’ont pas r?ussi ? lire plus de 90 mots en une minute, le niveau attendu en classe de CE2 (Class 4)?, s?indigne Engelbert Messi Mbo?, instituteur ?m?rite de l?enseignement primaire et maternel. FaillesPendant que l?INS s?attarde sur les zones d??ducation prioritaire, les hommes de terrain indexent ?la nouvelle p?dagogie?. ?Elle s’est engouffr?e dans la logique des comp?tences parce que promue en premi?re ligne, ? travers sa d?signation nouvelle. Le ?lire ?crire compter? primaire, est le nouveau parent pauvre des programmes centr?s sur les disciplines secondaires. Aujourd?hui, l?essentiel c?est que l?enfant obtienne son Certificat d??tudes primaires, or auparavant, on pouvait reprendre une classe jusqu?? cinq fois chose qui n?est plus possible car le syst?me pr?voit que l?enfant ne reprenne qu?une fois un niveau d??tudes?, peste Olga Wakam.Dans cette faille que rel?ve l?institutrice de l?enseignement primaire et maternel ? la retraite, plusieurs mod?les se trouvent en concurrence. ?Ici, c?est pas apr?s pas. Les mots sont d’abord ?pel?s et syllab?s, puis lus mot apr?s mot et par pause, enfin couramment. L??l?ve lit ? voix haute une page inconnue, sans tr?bucher, en montrant par son intonation qu’il comprend. L?-bas, on enferre les enfants dans une combinatoire d?nu?e de sens, parce que les corpus de lecture sont ? la merci du non-sens justement?, explique-t-elle.Pour y rem?dier, il estime qu?il est n?cessaire de ?conjuguer les efforts de tous les acteurs du syst?me ?ducatif pour atteindre une qualit? dans l?enseignement et surmonter cette situation?. De l?avis de Nkwain Hashley Tumenta, instituteur et syndicaliste, ?il faut une politique de g?n?ralit? de la gratuit? du livre car l?enfant qui n?a pas de livre ne peut pas apprendre ? lire et celui qui n?a pas de livre de calcul ne peut faire de calcul. La deuxi?me chose, il faut agir au niveau des enseignants en leur garantissant de bonnes conditions de vie et de travail et enfin, il faut revoir les p?dagogies de calcul et de lecture en s?interrogeant sur leur efficacit??. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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R?duction de l?apatridie : le Cameroun suit la tendance

Un projet de loi y relatif est en cours d?examen au Parlement. Celui-ci qui devrait laisser une large marge de man?uvre au pr?sident de la R?publique. Le Cameroun est sur le point d?honorer son engagement ? adh?rer aux Conventions des Nations unies sur le statut des apatrides (du 28 septembre 1954) et la r?duction de l?apatridie (30 ao?t 1961). C?est le sens ? donner ? l?examen, ? l?Assembl?e nationale, ce 24 juin 2024 du projet de loi autorisant le pr?sident Paul Biya ? prendre tous les actes y aff?rents. Cela est attendu depuis pr?s d?une dizaine d?ann?es. Seulement, ?les proc?dures internes et les consultations nationales pr?alables ne lui permettront pas de faire aboutir le processus d?ici 2017?, renseigne un rapport du 2e cycle de l?Examen p?riodique universel (2012-2016). Lequel a le m?rite de mettre en lumi?re les raisons du retard du Cameroun ? finaliser la proc?dure d?adh?sion ? ces m?canismes.Le pays est pourtant confront? au ph?nom?ne de l?apatridie. Entendez par l? la situation de personnes ne b?n?ficiant de la protection d?aucun Etat. Le ph?nom?ne a des tentacules sur le territoire national, en particulier dans les r?gions en crise de l?Extr?me-Nord, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Il y est exacerb? par des crises s?curitaires ayant contraint au d?placement des millions de personnes. Lesquelles ont souvent perdu, tout au long de leurs p?riples, les preuves de leurs identit?s. Exception faite de la p?ninsule de Bakassi o? le changement de gouvernement (apr?s le retrait du Nigeria en 2009), a conduit certains habitants dans un risque d?apatridie; dans la mesure o?, ni le Cameroun, ni son voisin d?Afrique de l?Ouest ne les reconnaissent comme leurs ressortissants. A ceux-ci, le ministre de la Justice ajoutait ce 24 juin 2024 les migrants de longue date, les populations nomades, les personnes faisant l?objet d?identifications multiples et les personnes ne disposant pas d?acte de naissance.Sur le contenu desdites conventions, L aurent Esso pr?cise que ces derni?res pr?cisent les droits des apatrides et les conditions sous lesquels il peut en jouir. Elles garantissent ainsi, entre autres, la libre-circulations des personnes concern?es; tout en leur accordant des garanties en cas d?expulsion, en ne permettant cette mesure que pour des raisons de s?curit? et d?ordre public. Louise Nsana

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23?me championnat d’Afrique du ?d?sordre?

Nous avons, volontairement, gliss? dans le titre de cette rubrique un terme qui fera sourire tous les managers s?rieux: d?sordre. Il semble qu?au Cameroun, ce mot recouvre un ?ventail extraordinairement large de ph?nom?nes divers. Il est m?me utilis? sans m?fiance, pour renvoyer ? des choses tout ? fait diff?rentes. On entend souvent parler de ?l?ordre du d?sordre? ou de ?d?sordre de l?ordre?, ou m?me de ?l?ordre d?sordre?. Nous n?allons pas expliciter tout ?a. Mais nous laisserons ? d?autres cette t?che ambitieuse, et nous nous en proposerons une autre, plus modeste.Voil?, parlons du d?sordre dans l?organisation de la 23?me ?dition du championnat d’Afrique senior d’athl?tisme qui vient de s?achever ? Douala. Tout le monde sait qu?? divers niveaux, cet ?v?nement ?tait fort cacophonique. Du 21 au 26 juin 2024, ceux charg?s de g?rer ledit championnat ont fini par nous donner le tournis avec leurs spectaculaires cascades de revirement. C??tait oui, et non, puis ? nouveau oui, puis non, selon les solutions que chacun d?entre eux a pu sortir de son chapeau. La grande f?te de l?athl?tisme africain, largement relay?e, a brutalement ?t? log?e dans la ?bo?te noire camerounaise?, o? sont entr?es des pressions et des man?uvres complexes, et d?o? sont sorties des d?cisions et des actions (souvent de l?ind?cision et de l?inaction).On en convient: tout cela ne saurait ?tre le symbole fort d?une organisation bien pens?e. C?est que, par? hier de toutes les vertus et de toutes les promesses, le Comit? d?organisation est malheureusement devenu le laboratoire de tous les d?sordres. Faisant bailler et brailler l?opinion publique, ce Comit? d?organisation a montr? que ses maladresses ont d?pass? toutes les possibilit?s d?un traitement ?technique?. Et pourquoi? La r?ponse se trouve dans la distribution inconsid?r?e de subsides, les exc?s de march?s et de produits d?riv?s. Ceux qui ont approch? ce Comit? d?organisation soup?onnent m?me que ce dernier a davantage recrut? dans ses m?andres des gens incapables de r?duire la rapacit? et les profits d?aubaine. De m?me, on soup?onne que, dans son ?valuation interne, le Comit? d?organisation n?a r?pondu ? d?autres crit?res que le d?ni et l?opacit?. Vrai ou faux, l?Histoire le dira!Seulement, ? cette allure, l?image du pays court ? la catastrophe. C?est ? se demander s?il n?a plus une garantie morale ou spirituelle. Puisque, dans ce d?sordre, seuls les comportements critiquables sont tol?r?s, l?aventurisme n?gligeant ?rig? en r?gle, la respectabilit? des fauteurs de troubles ? qui la chance a souri reste intacte en m?me temps que la myopie pr?visionnelle, la citoyennet? et la rigueur deviennent des paroles creuses. L?image du pays court ? la catastrophe, d?s lors que ceux qui se pr?sentent comme des ?remparts? contre le d?sordre s?affichent comme ses complices objectifs, quand ce ne sont pas ses meilleurs alli?s. Voyez comme, sur ce sujet, ils ?nonnent les m?mes d?nis avec le m?me air ahuri ou constip?. Personne ou presque, h?las, ne s?examine en fonction du co?t potentiel de ses incertitudes et sur sa capacit? ? r?parer ses erreurs. Dans quelques d?cennies, quand les historiens se pencheront sur notre ?poque rythm?e par le d?sordre, ils risqueront des haut-le-c?ur. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Acc?s aux soins de la sant? de reproduction : Si proche, si loin de l?objectif

Selon le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap), au Cameroun, le taux de mortalit? maternelle est ?lev?. ? Yaound?, le 26 juin dernier, le Fnuap a proc?d? au lancement du rapport de l??tat de la population mondiale. L??dition 2024, est plac?e sous le th?me: ?Destins entrem?l?s, lueurs d?espoir: Mettre fin aux in?galit?s dans la sant? et les droits sexuels et reproductifs?. Selon Alamine Ousmane Mey, ministre de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du Territoire (Minepat), ce th?me est en parfaite r?sonance avec les engagements de la conf?rence internationale sur la population et le d?veloppement retenus en 1994 au Caire en ?gypte. Cet engagement porte sur les droits humains, et notamment sur la vie et la sant? de la reproduction. ProgessionLa lutte pour l?am?lioration ou l?acc?s aux soins de sant? a connu certes des avanc?es. En revanche, de nombreux cas de d?c?s maternels, infantiles et juv?niles viennent entacher l?action du gouvernement et celle des agences du syst?me des Nations unies. Au Cameroun, les r?sultats de la cinqui?me enqu?te d?mographique de sant? r?v?lent que, seules 9,2% de femmes prennent des d?cisions concernant leur sant? reproductive. Par ailleurs, le taux de mortalit? maternelle ?valu? en 2019 est de 405 d?c?s maternels pour cent mille naissances vivantes. Selon le Minepat, au vu de ces chiffres, il est urgent de ?disposer des soins de sant? inclusifs, des structures des droits fondamentaux avec des retomb?es positives tant au plan individuel, qu?? l??chelle communautaire, ? la dimension collective?. En outre pour ce qui est du gouvernement du Cameroun, moyens et mesures sont mis ? contribution afin de ?r?pondre ? cette pr?occupation aussi bien au niveau central, qu?au niveau des agr?g?s pour faire des analyses afin de prendre des d?cisions cons?quentes?, fait savoir le Minepat. Une position qui vient davantage rehausser l?importance du r?le que des femmes et des filles pour le d?veloppement durable. Ceci dit, la lutte contre les in?galit?s et droits ? la sant? reproductive ? travers l?acc?s ?quitable aux services de soins de sant? rev?t tout son int?r?t.L?humanit? a atteint huit milliards d?habitants l?ann?e derni?re. Cela constitue une preuve que ?les progr?s sont ?normes sur certains indicateurs et qu?il reste encore du chemin ? faire?, conclut Dr Justin Koffi, repr?sentant-r?sident du Fnuap au Cameroun. Olivier Mbessit?

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De 1974 ? aujourd?hui? Cameroon Tribune, une bonne voix pour toutes

A la faveur du cinquantenaire du quotidien ? capitaux publics, quelques lecteurs de la premi?re heure, suivis de ceux de la g?n?ration android feuill?tent son pass?, son pr?sent et son futur. Quand on lui demande son avis sur le journal, Athanase Manga commence ? regarder en arri?re. Son premier lien avec le canard, c??tait dans les ann?es 80. ?Il s?duisait simplement par la simplicit? de sa titraille?, confie l?ancien cadre de banque. Il exemplifie quelques ?ditions dans lesquelles le journal s?est pr?occup? de construire un titre ?accessible ? tous?. En tant qu?organe de presse, deux valeurs sont rep?r?es: ?l?inventivit? et la proximit??, selon Poulenc Fouam Deffo Toukam, ancien journaliste ? la CRTV.De qui parlent-ils? De Cameroon Tribune. CT s?arrimer ? la tendance des diminutifs. En cinquante ans, le quotidien aura pris des couleurs. Tout le monde conna?t son logo. Il est devenu une ic?ne aujourd?hui incrust?e dans la r?tine de chacun. Ceux qui, sous leurs yeux, ont vu na?tre CT alignent les qualificatifs: ?beau, simple, pratique et archivable?. A ?couter ceux qui parlent, il y en a qui s?esclaffent avoir l??ge de CT?ou presque, avant de se replonger dans leurs souvenirs.?Cameroon Tribune tra?nait toujours sur la table de mon p?re; c??tait notre journal?, sourit Aicha. Une chose est s?re, celle qui est adjointe au responsable en communication d?une structure parapublique camerounaise a d?sormais laiss? le ?print de c?t?. ?Je suis abonn?e au num?rique. Maintenant c?est mon camarade de poche?. FacettesCT, Mathilde, 45 ans, a ?grandi avec?. Parce que le journal a toujours ?t? l?, dans sa famille. ?Tous les jours, il est pos? sur la table du salon?, raconte la professeure des lyc?es. ?J?ai commenc? ? lire quelques articles par-ci, par-l? au moment o? je suis arriv?e au coll?ge, vers 11-12 ans. Et j?ai continu? depuis?, se souvient-elle, non loin de sa petite s?ur. Ce que cette derni?re pr?f?re dans CT, ce sont les portraits ?singuliers? o? ?on apprend plein de facettes qu?on ne connaissait pas sur la soci?t??. Mais aussi les articles qui parlent de sport et de culture. ?Comme une bonne voix pour toutes, Cameroon Tribune est assez ouvert sur ces sujets, sur les sujets qui int?ressent les jeunes en g?n?ral. Quand je lis ?a, je n?ai pas l?impression que CT soit un journal de vieux, m?me si je lis la version papier?, sourit celle qui a plus que l??ge d??tre une ?digital native?.Martin Mvondo, 77 ans, est lecteur ?et depuis longtemps m?me?. ?J?ai commenc? ? lire CT au tout d?but, j?avais la vingtaine. Moi, ?a correspondait ? mon environnement de l??poque, alors avec plusieurs amis on a commenc? ? lire ce journal?. Marguerite, son ?pouse, lui fait un signe et chuchote: ?Sais-tu je lisais tout le contenu des num?ros que tu achetais?? Aujourd?hui, elle lit CT plus occasionnellement, ?quand il y a un ?v?nement marquant surtout?. ?Mais si on est l?, c?est surtout parce que, 50 ans apr?s, CT correspond encore ? notre esprit et on esp?re qu?il en sera ainsi au cours des ann?es futures?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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La vraie religion ne d?responsabilise pas l?homme

En C?te d?Ivoire, et probablement dans d?autres pays africains, une messe est c?l?br?e chaque ann?e dans les paroisses catholiques pour les candidats au baccalaur?at. ? cette occasion, les ?l?ves apportent leurs livres, cahiers et stylos que le c?l?brant b?nit au cours de la messe.Ce qui est en cause ici, ce n?est pas la messe en tant que telle car quoi de plus normal que l??l?ve, qui pendant l?ann?e scolaire a travaill? dur et ?tudi? ses le?ons, demande au Seigneur de b?nir ses efforts et sacrifices? Ce qui pose probl?me, c?est lorsque la b?n?diction de Dieu est demand?e par des ?l?ves ayant pass? le plus clair de leur temps ? s?amuser, n?ayant jamais ouvert ni livres ni cahiers ou ayant fait l??cole buissonni?re. Ces ?l?ves voient la messe comme une chose magique. Ils croient ? tort que la messe dite par le pr?tre suffira pour qu?ils soient admis ? l?examen du bac, m?me s?ils n?ont rien ?foutu? en 10 mois.Pr?tres et pasteurs ont le devoir de faire comprendre ? ces ?l?ves fain?ants que Dieu ne peut pas tout faire pour l?homme. Ils doivent leur rappeler la r?gle de Saint Beno?t: ora et labora (prie et travaille).Il n?est pas rare de voir dans les villes africaines des pancartes publicitaires avec le message suivant: ?Venez nombreux ? notre programme de pri?re. Il y aura des miracles. Nous prierons pour vous et vous aurez votre visa, votre conjoint ou un emploi.?Les auteurs de ce type de message sont coupables de donner de faux espoirs ? des personnes ne sachant plus ? quel saint se vouer, de les d?responsabiliser et d?endormir leur conscience, donnant ainsi raison ? ceux qui, ? la suite de Karl Marx, pensent que ?la religion est l?opium du peuple?.Non, la vraie religion n?endort pas les gens mais les tient ?veill?s, les met en mouvement, ne dit pas ? l?homme d?attendre que Dieu fasse les choses ? sa place. La vraie religion ne pousse pas ? s??vader du monde ni ? tout attendre du Cr?ateur.Pour mieux appr?hender les choses, prenons un exemple concret: si je me contente de prier et de je?ner pour que Dieu me donne le visa Schengen, si je ne constitue pas un dossier, si je ne me d?place pas pour d?poser ce dossier ? l?ambassade d?un pays europ?en, obtiendrai-je ce visa? Jamais! L?homme doit se bouger, faire sa part avant que Dieu ne fasse la sienne. Et la part de Dieu, c?est de b?nir nos efforts et sacrifices. Voil? pourquoi Saint Augustin affirme: ?Dieu nous a cr??s sans nous mais Il ne veut pas nous sauver sans nous.?Alors, pasteurs et pr?tres, b?nissez uniquement les livres, stylos et cahiers des ?l?ves qui, de septembre ? juin, n?ont m?nag? aucun effort pour r?ussir. Les autres, c?est-?-dire les partisans du moindre effort, dites-leur de se mettre au travail!Ce qui est dit des examens est valable pour une soci?t? qui aspire au changement. Dieu passe par l?engagement, les efforts et sacrifices des membres de cette soci?t? pour apporter le changement. Dans le livre de l?Exode, ce n?est pas Dieu lui-m?me qui affronta Pharaon en ?gypte o? les enfants d?Isra?l ?taient r?duits en esclavage mais Mo?se. Pourquoi? Parce que Dieu nous veut coresponsables de notre salut. Jean-Claude Dj?r?k?

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