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Un dignitaire indigne

Boga Sivori, ancien militant du Front populaire ivoirien (FPI) et ex-journaliste ? ?Notre Voie?, quotidien pro-Gbagbo fond? le 25 mars 1998, est le tout nouveau chef central du d?partement de Gagnoa situ? au Centre-Ouest de la C?te d?Ivoire.Au cours de son intronisation, qui s?est d?roul?e le 25 juillet 2024 devant deux ministres de Ouattara (Anne Ouloto et Belmonde Dogo), Boga a affirm? que Gagnoa aime Dramane Ouattara et soutient ses actions. Boga, qui a ?crit en 2010 l?ouvrage ?Alassane Dramane Ouattara, le drame de la C?te d?Ivoire?, est donc d?accord avec les actes pos?s par Ouattara depuis 1993.Quels sont ces actes? Il s?agit, en plus de la construction des ponts et routes de pacotille, de sa tentative de s?emparer ill?galement du pouvoir apr?s la mort d?Houphou?t en 1993, du coup d??tat contre le pr?sident B?di? (24 d?cembre 1999), des tentatives de coup d??tat contre le g?n?ral Robert Gue? et Laurent Gbagbo (2000 et 2001), de l?attaque et de la division de la C?te d?Ivoire (18-19 septembre 2002), de l?embargo sur les m?dicaments, de la fermeture des banques, du bombardement de la r?sidence pr?sidentielle, du massacre des populations ? Du?kou?, Guitrozon, Nahibly, Adebem, de la d?portation de Laurent Gbagbo ? Korhogo puis ? La Haye (2010-2011), de l?impunit? dont b?n?ficient les d?tourneurs de fonds publics, de la drogue qui a envahi tout l?espace, du rattrapage ethnique, des march?s gr? ? gr? octroy?s exclusivement aux entreprises fran?aises, marocaines et burkinab?, de la corruption par l?argent des chefs traditionnels et de certains guides religieux.Quand ce r?gime sera balay?, et il le sera in?luctablement car tout passe, Boga devra assumer.Pour l?heure, on peut simplement constater que certains Africains sont vils et indignes. Est vil et indigne celui qui se croit oblig? de mentir pour remplir sa panse avec les miettes qui tombent de la table d?un ?anarchiste notoire? (les mots sont de Boga Sivori)Celui-ci a-t-il oubli? que les chefs traditionnels sont soumis ? une obligation de r?serve et de neutralit?? Qu?est-ce qui n?a pas march? pour qu?il retourne sa veste? Laurent Gbagbo ou un proche de ce dernier l?aurait-il frustr?? ? supposer que ce soit le cas, est-ce une raison pour qu?il chante aujourd?hui les louanges d?un homme qu?il accusait hier d?avoir d?truit l??cole ivoirienne et d?avoir apport? la guerre qui a d?figur? la C?te d?Ivoire et appauvri les Ivoiriens? Est-il le seul ? avoir des griefs contre les Refondateurs?Certes, on doit se garder de g?n?raliser car tous les Bh?t?s ne sont pas affam?s ni abonn?s ? l?indignit?, mais il est tout de m?me curieux que ceux et celles qui s?adonnent ? ce jeu ignoble, les Rapha?l Lakp?, Louis Dacoury-Tabley, Eug?ne Allou Wanyou, Alcide Dj?dj?, Patrick Zasso Dagrou, Koukougnon Yvon alias Johny Patcheco et Boga Sivori, viennent tous de la m?me r?gion. Ont-ils conscience du tort qu?ils font ? leur descendance et ? la terre des Biaka Boda, Dignan Bailly et Kragb? Gnagb?? Jean-Claude Dj?r?k?

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Bloc 5 Awae Escalier (Yaound? 4e): la pauvret? au millim?tre carr?

Visages d?un quartier o? les sous-produits de la mis?re se livrent un duel ?pique. ?Comment je fais pour vivre?? En choisissant ces mots, Barthelemy F. ne se limite pas ? nous retourner une question impos?e ce 19 juillet 2024. On dirait m?me que notre ?change sert de combustible ? une litanie. ?Comment pouvez-vous demander ? un Camerounais, p?re de 5 enfants, comment fait-il pour vivre??, insiste cet habitant du quartier Awae Escalier (Yaound? 4e). Pour la suite, il s?invente une langue ouverte ? la b?ance de sa vie: ?Ce que je vois, je fais, ce que je ne vois pas, je ne fais pas. C?est comme ?a depuis 2014?. En insistant sur cette derni?re pr?cision, Barthelemy F. ne manque pas de convoquer un fond d?images aux relents honteux. ?Ma vie est pire que celle d?un animal. Pour faire manger mes enfants, je fouille dans les immondices ? la recherche de bouts de plantain crus jet?s par les vendeurs de vivres au march? d?Ekounou?, renseigne-t-il, assis ? la v?randa de sa bicoque d?saffect?e. D?un ton rieur, il nous invite ? une forme de d?couverte ??merveill?e? dans un rayon d?environ 100 m?tres. De l?infime et du globalSous nos yeux se d?ploie un tableau improbable. Ici et l?, nous d?terminons ais?ment l??chelle de vie des habitants. L?un d?eux nous propose de l?eau ? boire aux couleurs chamarr?es. ?C?est dans le puits que vous voyez l? que nous la puisons?, confie-t-il. La sc?ne offerte ? notre regard est anim?e par une eau dans laquelle vit joyeusement une faune ? l?aspect tropical, dont on ne sait si elle rel?ve d?une excroissance des esp?ces marines ou d?une variation de certains sp?cimens. De l?infime et du global, tout s?inscrit dans un registre qui, ? la fois, traduit de nouveaux agencements homme-nature et cristallise la pauvret?.Il est 13 heures ce 19 juillet 2024. Par une fen?tre ouverte, on entend la radio nationale. Le speaker annonce pour les 23 et 24 juillet 2024, le lancement de la session de pr?paration du budget pour le compte de l?exercice 2025. L??nonc? fait rire un groupe d?amis occup?s ? s?enfiler des whiskies en sachets ? quelques m?tres d?un centre de sant?, ? l?entr?e duquel tr?nent des d?jections de chiens. Des bribes de conversation avec le promoteur de la minuscule structure, l?on apprend que plusieurs parents d?enfants malades ?vacu?s ici peinent ? acheter une plaquette d?antipalud?ens. ?On n?en peut plus de vivre de mani?re entrav?e, o? tout ce qui peut sembler normal ailleurs, comme le simple fait de soigner nos enfants ou avoir de l??lectricit? 7 jours sur 7, est source de complications?, lance un homme qui revendique le statut de ?fonctionnaire depuis 30 ans?. Il se d?sole de ne pas pouvoir payer de grandes ?tudes ? son fils a?n?. ?Il est brouettier au march? d?Ekounou?, signale-t-il, r?activant du m?me coup le th?me de la ?soci?t? bloqu?e par l?extr?me pauvret??.R?sum? par une m?taphore qui ?vite d?utiliser de gros mots, ce th?me n?a rien d?anecdotique ici au bloc 5 d?Awae Escalier. Ici, c?est une m?re qui vend ? d?autres enfants des bonbons tri?s par son fils tuberculeux. L?, c?est quelques jeunes femmes. De loin, leurs strings ? rayures sont ? la merci de notre regard. Point?es comme des vendeuses de sexe par quelques voisins, un pasteur d?une ?glise r?veill?e les endort ? l?aide d?un sermon articul? autour de ?la transformation du quartier en un paradis d?ici quelques jours?. Plus loin, des journaliers pay?s au noir d?chargent de la terre d?un camion. ?Je n?ai pas vu 2000 FCFA depuis deux semaines. Voil? pourquoi je suis venu ici, car depuis je ne mange que 5 beignets et quelques grains de haricot avant de dormir?, confesse l?un d?eux. Sans le dire ouvertement, il nous apprend qu?il vit avec 100 FCFA par jour.Plus loin encore, le football est roi. Il semble bien qu?en le pratiquant, des jeunes du quartier exorcisent leurs vies caboss?es en r?vant de devenir des Samuel Eto?o. Plus on avance, plus on se persuade de la tr?s grande improbabilit? qu?un rayon de soleil puisse percer cet univers de mis?re o? les sous-produits de la mis?re se livrent un duel ?pique.?Nos vies sont un condens? de ce que le gouvernement ne sait plus voir?, abr?ge Sandra Mfegue, la cheffe du bloc 5 du quartier Awae Escalier. En construisant un champ d?affects impersonnels, la jeune dame op?re un rapprochement du proche et du lointain: ?2035, c?est dans 10 ans. Mais nous, ici, nous ne pouvons pas nous identifier servilement ? ceux qui vont atteindre l??mergence? Jean-Ren? Meva?a Amougou ??mergence en 2035? : l?ivresse du slogan se dissipe Des chiffres prouvent qu?au fil du temps, les strat?gies de lutte contre la pauvret? n’ont pas prise sur le quotidien des Camerounais. ?Il fut un temps o?, ? tout-va, et comme dans une nouvelle sorcellerie, l?on scandait 2035 comme l?ann?e de toutes les volupt?s aux Camerounais. Pour entretenir cette illusion, le gouvernement n’a d’autre choix que de se livrer ? une surench?re en termes de promesses aussi d?magogiques qu’intenables?, ironise Dr Jude Batoum. ?Or la r?alit? actuelle met clairement en vedette des protocoles distanc?s de 2035?, postule l??conomiste. ? l?en croire, ?par rapport ? 2035, le Cameroun est entr? dans une errance de pauvret? infinie telle que l?expliquent de nombreux chiffres?. ExemplesCeux-ci viennent de la Banque mondiale (BM). R?cemment, dans ses projections, l?institution de Bretton Woods a estim? que si les tendances actuelles se maintiennent, le taux d?extr?me pauvret? pourrait grimper ? 25 % d?ici 2026 au Cameroun. Huit millions de citoyens pourraient en ?tre affect?s directement. Usant de quelques ?l?ments de contexte plus profonds, la BM a ?tabli que, depuis 2001, la population vivant dans l?extr?me pauvret? a d?j? augment? de plus de 2 millions et d?passe d?sormais les 6 millions, soit 23%.Dans la foul?e, l?on ne peut se garder de rappeler autres chiffres alarmistes publi?s le 24 avril 2024 par l?Institut national de la statistique (INS). Inspir?s de la 5e Enqu?te camerounaise aupr?s des m?nages (ECam5), lesdits chiffres soulignent une augmentation de l?incidence de la pauvret? au

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?Calling calling? : alerte sur une anarque financi?re au t?l?phone

Une nouvelle technique d’escroquerie se propage. Cette fraude, relativement simple, repose sur une usurpation d’identit?. La technique est rod?e. ? tel point que les op?rateurs de t?l?phonie mobile bas?s au Cameroun la redoutent. Celle-ci permet ? un escroc qui se pr?sente comme un agent du fisc ou des t?l?communications d’avoir acc?s au compte bancaire ou ?lectronique de la victime. Pour ce faire, le pseudo-agent fait croire ? la personne appel?e qu’une fraude est en cours sur son compte. La victime communique alors ses codes d’acc?s ? l’escroc pour stopper la fraude? et le tour est jou?! Autre m?thode efficace: l’escroc indique que la carte bancaire de la victime a ?t? identifi?e ou que l’on est en train d’effectuer des achats gr?ce ? son compte? m?me r?sultat. Son travail consiste ? passer des appels frauduleux ? des personnes peu m?fiantes pour leur extorquer de l’argent. Ces appels peuvent prendre plusieurs formes. La plus connue consiste ? vous dire que votre colis est arriv? et qu’il faut faire un d?p?t via Momo ou Orange pour vous l’apporter. L?arnaqueur tend un hame?on ou un app?t pour amener des victimes peu m?fiantes ? taper des codes et ? faire des d?p?ts. Face ? ce type d’attaque, il est recommand? d’?tre tr?s vigilant. Se faisant passer pour des gens honn?tes, ils r?ussissent parfois ? extorquer d’importantes sommes d’argent au t?l?phone. Madame veuve Ewan? confie: ?j’ai re?u un appel o? on m’informait que mon num?ro avait ?t? tir? au sort et que j’?tais l’heureuse gagnante de la somme de 400.000 FCFA, mais que pour rentrer en possession de mon d?, je devais faire un d?p?t de 12.000 FCFA. Alors, je leur ai tout simplement demand? de d?duire cette somme sur mon argent et de m’envoyer bien s?r le reste. Chose curieuse jusqu’? ce jour, je n’ai rien re?u?. Les amateurs de fraudes de ce type n’en sont pas ? leur premier coup d’essai; d’autres pratiques de fraudes ont en effet ?t? rapport?es par les services de s?curit?s et les compagnies de t?l?phonie mobile. Par exemple de faux sites administratifs peuvent vous proposer, contre de l’argent, de faciliter telle ou telle d?marche administrative (demande de permis de conduire, de carte grise, d’acte de naissance) mais aussi de vous renseigner sur la mise en ?uvre de r?glementations sp?cifiques (traitement automatis? de fichiers de donn?es ? caract?re personnel, accessibilit? des ?tablissements recevant du public) ? travers de faux courriels notamment. Marie-No?lle Etoungou (stagiaire)

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Foncier ? Yaound? : ? l?affut du mar?cage

Apr?s avoir brad? la terre ferme, les autochtones jettent leur d?volu sur les zones mar?cageuses. Pour Philippe, la loi de 1974, faisant des zones mar?cageuses des domaines priv?s de l’?tat, n’est pas au-dessus de celle de ses anc?tres. Au Village Minkan, sur les bordures de la rivi?re Mefou, ce natif du coin proc?de au remblai du mar?cage d?une superficie, estim?e selon lui, ? 4 hectares. ?Il faudra d?bourser au minimum 40 000 FCFA le M2 pour parler avec moi?, pr?vient le promoteur immobilier. Le terrain mar?cageux a la m?me valeur financi?re voir plus que celui situ? sur de la terre ferme. M?me s?il connait les retomb?es que cela peut impliquer, il ne s?en pr?occupe gu?re. Ce qui l?int?resse plus que tout, c?est le profit qu?il peut en tirer.Au lieudit Sun City ? Yaound?, des vrombissements de moteur se font entendre ? longueurs de journ?e. Des camions, des Caterpillar et des compacteurs dictent leur loi. L’auteur de ce concert, s’appelle Aubin M. Il proc?de au remblai du mar?cage se trouvant derri?re la concession familiale. Au vu de l’?tendue de l?espace, ses voisins subiront ces vacarmes pendant aux moins 3 semaines. ? peine exploitable, l?espace en cours de pr?paration pour la construction des habitations et autres attire d?j? la convoitise de ses cousins, Thierry et Jean. ?Ce mar?cage est la propri?t? de tous nos parents. Alors nous devons nous asseoir pour trouver une solution?, lance Jean, le chef de l’une des familles. Ce discours ne passe pas aupr?s d’Aubin. Il a investi son argent pour rendre le mar?cage exploitable. Pour lui, c?est un sacrifice qui lui donne tous les droits sur les lieux. ?Ce mar?cage se trouve derri?re la maison de mes parents. Vous ?tes ? 200 m?tres d?ici??, r?torque Aubin. Il a d?j? ?labor? le partage avec ses partenaires. Ces derniers occupent de hautes fonctions dans l’administration camerounaise. ?Je donne 50% de la superficie ? mes soutiens et financiers. Dans nos 50%, j’aurais 30%. Mon fr?re et mes s?urs prendront le reste?, murmure celui qui se dit propri?taire dudit mar?cage.? Mekenseur, le mar?cage est ?galement au menu des d?bats entre membres d?une m?me famille, mais l?ambiance trahit une sc?ne d’hostilit?. Il s?agit d?un conflit ouvert, obligeant les forces de l’ordre ? intervenir. ? l?origine, le partage du mar?cage ?appartenant? ? la famille A. Les trois filles de la famille estiment avoir ?t? oubli?es dans le partage du mar?cage. Pour emp?cher le passage des camions transportant la terre, elles se couchent sur la route emm?nag?e pour la circonstance. Ce qui perturbe fortement le processus de remblai ce jeudi 18 juillet 2024. ?La location d’engins co?te 1.300.000 FCFA la journ?e. Vous allez rembourser cette journ?e perdue?, pr?viens le chef de chantier furibond. Il est contraint d’appeler la s?curit?. Pour ne pas envenimer la situation, une solution provisoire est trouv?e. Les membres de la famille s’accordent ? laisser les travaux continuer. Mais des s?ances de discussion sont annonc?es pour r?gler le diff?rend familial. Andr? Gromyko Balla

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Commerce ill?gal de bois : le sable comme moyen de transport

Le mat?riau de construction est r?guli?rement utilis? par les exploitants v?reux pour d?jouer les vigilances des policiers en charge des produits forestiers. Face aux multiples contr?les d?agents des Eaux et for?ts, les exploitants de bois ont trouv? une bou?e de sauvetage aupr?s des transporteurs de sable. ?Il y a de cela trois mois, tout mon argent allait dans les contr?les. Je ne savais quoi faire?, confie J?r?my, exploitant forestier dans les coins les plus recul?s de la ville de Mfou. Mais un jour, mon fils a trouv? la solution. Selon lui, le processus est simple. Il suffit de mettre les planches en dessous et le sable au-dessus.Depuis plus de trois mois, le trafic d’arbres de J?r?my est l?abri des gardiens du patrimoine forestier. Pourtant, il a d? revoir les co?ts de sa marchandise. ?Je d?pense doublement, parce que je dois payer le transport du sable et je dois attendre que le v?hicule qui le transporte aille d?charger le sable pour obtenir mes planches. De plus, je dois payer ceux qui d?chargent ledit sable et je paye ? nouveau ceux du d?p?t. Donc une planche que je dois vendre ? 2500 FCFA, je la vends ? 3 500 FCFA?, explique- t-il.Ce cas est loin d’?tre isol?. Herv? ?y?b? change le lieu de d?charge. Ce dimanche 14 juillet dernier, il fait d?charger sa cargaison des trois camions commun?ment appel?s ?10 roues?. Nous sommes ? Nkolo II, une bourgade du quartier Nkoa-Abang. Dans chacun des v?hicules, il y a 100 planches savamment dissimul?es sous une couche de sable peu ?paisse. Dans l’un, l?on trouve les planches en bois blanc. Les autres semi-remorques contiennent le bois dit dur (Moabi, Bubinga). ?Je suis soulag?e de voir que le bois est arriv?. ?a fait une semaine que j’essaie de le faire sortir depuis la for?t de Kamba?, dit-elle. Cette marchandise est estim?e ? pr?s d’un million de FCFA. Mais avant les r?jouissances de l’exploitant forestier, place au payement des camions de sable. Les chauffeurs exigent la prime de risque qu’ils estiment ? 20.000 FCFA pour chaque camion. ?Si on arr?te le camion parce qu’il transporte le bois, le propri?taire risque de me licencier. Surtout que nous avons ?chapp? belle ? Nkilzock (village situ? ? 5 km de Mfou) o? on a failli se faire arr?ter?, explique Achille, un des conducteurs. Sur le coup, l?exploitant forestier se retrouve dos au mur? MalchanceLa chance n?est pas au rendez-vous pour dame Ngono ce m?me dimanche. Sa cargaison de bois est stopp?e net par les ?l?ments des Eaux et for?ts, ? l’entr?e de la ville de Mfou, au lieu-dit lyc?e bilingue. La cargaison en partance pour une soci?t? de fabrication de meubles de luxe ? Yaound? n?est pas conforme. Les responsables europ?ens de la structure sont oblig?s d’envoyer de l’argent pour obtenir leur marchandise. C?est un triomphe pour les contr?leurs. L?un d?eux d?voile la technique de d?tection des camions suspects: ?quand l’eau ne coule pas d?un camion de sable, cela suppose qu?il y a quelque chose sous ce sable, il faut donc v?rifier?, pr?vient-il. Andr? Gromyko Balla

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Tchad: recul du taux d?extr?me pauvret?

Le taux d?extr?me pauvret?, mesur? au seuil international de 2,15 dollars par personne et par jour, est en recul au Tchad. Selon un article publi? sur le blog de la Banque mondiale, celui-ci connait une baisse de 1,1 point de pourcentage en 2023 pour s??tablir ? 29,7%. Le nombre de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvret? reste cependant ?lev? dans le pays, 5,4 millions d?individus. Deux ans plus t?t, la frange de la population affect?e par ce probl?me ?tait de 42%, soit 6,5 millions de personnes, rapporte la quatri?me enqu?te sur les conditions de vie des m?nages et la pauvret? au Tchad (Ecosit 4); laquelle se base sur le seuil national annuel de 242 094 FCFA.Outre la pr?carit? rampante au sein de sa population, le Tchad accueille pr?s de 1,1 million de r?fugi?s, principalement issus du Soudan. Ce qui accroit les vuln?rabilit?s dans le pays. ?Cette situation met ? rude ?preuve les ressources limit?es du pays, en particulier dans les provinces de l?Est et du Sud, entrainant une augmentation de la pauvret?, de l?ins?curit? alimentaire et une pression accrue sur les services de base?, mart?le l?institution. L?ins?curit? alimentaire est un volet de la vuln?rabilit? ? laquelle est expos?e une partie de la population au Tchad. Elle reste un probl?me majeur pour le pays, 2,1 millions de personnes affect?es, soit 11,5%. La situation est d?autant plus pr?occupante au sens de la Banque mondiale qu?elle ne trouve pas d?am?lioration malgr? une baisse de l?inflation (dont celle alimentaire). Les prix ? la consommation des m?nages ont pourtant recul? ? 4,1% en 2023, contre 5,8% un an plus t?t. Louise Nsana

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Genre et commerce intrar?gional: la Zlecaf en ?sauveur?

Comme un catalyseur pour l?autonomisation de l??conomie de l?Afrique Le potentiel de la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf) n?est plus ? d?montrer. C?est la plus grande zone d’?changes au monde, en termes de participants. Elle a commenc? ses op?rations le 1?? janvier 2021 dans les domaines de l?agroalimentaire, des services et de l?industrie. Lesquels devraient augmenter respectivement de 49,1%, de 37,9% et de 35,7% en 2045, par rapport ? la situation observ?e avant l?accord (Uneca, 2021-06). C?est dans le but de booster cette initiative que les experts du bureau sous r?gional pour la Commission ?conomique des Nations unies pour l?Afrique centrale (CEA) et de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) ont r?uni du 18 au 19 juillet 2024 ? Douala, au Cameroun, tous les acteurs de la cha?ne. Ceci, afin d??optimiser le potentiel de la Zlecaf en Afrique centrale en promouvant l?inclusivit? et l??galit? de genre dans les cha?nes de valeur r?gionales?, tel est le th?me de l?atelier.?L?atelier auquel nous prenons part est une des cons?crations d?un des axes strat?giques de ce cadre de coop?ration. C?est dans ce cadre que nous attendons que le syst?me des Nations unies accompagne tous les efforts des gouvernements pour faire de telle sorte que la zone de libre-?change au niveau de l?Afrique soit une r?alit?; faire de telle sorte que le commerce interr?gional dans cette sous-r?gion puisse contribuer davantage au progr?s ?conomique, mais surtout avec un principe majeur, qui est de ne laisser personne de c?t?. C?est la raison pour laquelle cet atelier regroupe non seulement les femmes, mais aussi les jeunes, les personnes vivant avec un handicap et les organisations de la soci?t? civile, y compris le secteur priv??, explique Siaka Coulibaly, coordonnateur r?sident par int?rim.La Zlecaf a vu le jour en 2018 avec pour objectif d?instaurer un march? unifi? susceptible de faciliter les ?changes commerciaux intrar?gionaux par l??limination des obstacles tarifaires et non tarifaires. Elle devrait d?s lors estimer le commerce intraafricain ? 52,3%. Diane Kenfack Le genre est une donn?e essentielle parce que les femmes contribuent le plus au commerce intrar?gional. Selon le rapport ?Genre et commerce interr?gional en Afrique centrale: opportunit?s et d?fis pour une Zlecaf inclusive?, les femmes repr?sentent environ 70% des commer?ants transfrontaliers informels, qui constituent 30 ? 40% du commerce total en Afrique subsaharienne. Malgr? cela, elles continuent de faire l?objet de discriminations et de subir des d?savantages ?conomiques. ?Les femmes sont des actrices majeures du commerce intrar?gional, du commerce transfrontalier dans la sous-r?gion. Il s?agit de faire face ? cette contrainte de formalit?, de les aider ? ?voluer vers le secteur informel qui est plus visible, mieux captur? et qui peut avoir acc?s ? des incitations. Deuxi?mement, c?est d?essayer de lever cet ?cueil dont on parle tr?s souvent, celui du financement. De faire en sorte que ces femmes aient acc?s au secteur financier, bancaire et au cr?dit y aff?rent pour pouvoir augmenter leur production, la qualit? de service et comp?tir sur les march?s beaucoup plus larges. Le troisi?me ?l?ment, c?est renforcer les associations et les organisations fa?ti?res qui mettent ces femmes ensemble pour leur permettre d??tre audibles dans les sph?res de d?veloppement de politique ?conomique. Il y a des nouvelles tendances qui ?mergent dans la sous-r?gion, notamment une augmentation du commerce digital. L?e-commerce est port? par des jeunes entrepreneurs qui ont un meilleur acc?s au march? sous-r?gional et qui peuvent recueillir des informations plus facilement. Il faut accompagner cette tendance en essayant de populariser l?acc?s ? Internet et d’am?liorer l?acc?s ? l?information pour renforcer ce commerce transfrontalier?, explique Jean-Luc Mastaki, directeur du bureau de la CEA pour l?Afrique centrale. Apport des Nations uniesLe syst?me des Nations unies apporte d?j? beaucoup ? ces femmes. ?Au Cameroun, par exemple, le syst?me des Nations unies ? travers la CEA et les autres agences, a aid? le pays ? travers la strat?gie de la zone de libre-?change continentale. Nous avons mesur? de fa?on exacte les contributions que la zone de libre-?change pourrait apporter aux ?conomies nationales, dans diff?rents secteurs. Ceci a permis ? ce que les pays de la sous-r?gion soient les premiers ? ratifier l?agenda basque, ?tant inform?s par des ?tudes empiriques. Nous travaillons sur l?inclusivit?, c?est-?-dire ne laisser personne de c?t?, que le train de la Zlecaf embrasse toutes les couches sociales pour qu?elle puisse ?tre un moteur pour une croissance inclusive. Nous essayons de continuer les plaidoyers et les renforcements des capacit?s des entit?s publiques de telle sorte qu?il y ait une coordination dans les r?ponses int?gr?es ? apporter aux populations pour qu?elles puissent tirer profit?, affirme le directeur Uneca, bureau sous r?gional pour l?Afrique centrale.Les dames de la f?d?ration des organisations des femmes entrepreneures de l?Afrique centrale (Fofe-AC) par la voix de Jacqueline Tientcheu, pr?sidente, parlent des attentes de la f?d?ration. Il est question de ?faire du networking avec toutes les associations, pour qu?enfin, l?Afrique centrale s?approprie et d?roule sa strat?gie f?minine du secteur priv? pour une harmonisation dans le d?ploiement et dans l?appropriation de la zone de libre-?change par les femmes et les jeunes?. Recommandations? l’issue de cette ?tude, des propositions de solutions sont faites. Il s?agit tout d?abord, du renforcement des capacit?s des institutionnelles pour une Zlecaf inclusive; de soutenir le d?veloppement de comp?tences pour une int?gration r?ussie dans les cha?nes de valeurs r?gionales et globales; soutenir la qualit? pour favoriser la comp?titivit? et les exportations; tirer parti des zones ?conomiques sp?ciales (Zes) comme leviers de l?inclusivit? dans les cha?nes de valeur globales; encourager le verdissement des petites et moyennes entreprises (Pme) pour tirer parti des opportunit?s de la Zlecaf; attirer les investissements intelligents en mati?re de genre ciblant les femmes et les jeunes engag?s dans le commerce intra-africain.La Zlecaf repr?sente ainsi une opportunit? significative pour redynamiser le commerce dans la sous-r?gion, pour impulser l?industrialisation et la transformation structurelle en encourageant le d?veloppement de cha?nes de valeur r?gionales; renforcer la comp?titivit? des entreprises, attirer les investissements directs ?trangers; diversifiez les ?conomies en r?duisant la d?pendance aux mati?res premi?res; favoriser la cr?ation d?emploi et la r?duction de la pauvret?; et

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Autoroute Yaound?-Nsimalen : quand Paul Biya chamboule un cadre de vie

Sans contester le pouvoir du pr?sident de la R?publique (? qui ils t?moignent leur affection par le pseudonyme « Nnom Ngui »), les habitants disent ?tre r?guli?rement t?moins et victimes de nombreux d?sagr?ments li?s au passage du cort?ge pr?sidentiel. Paul Biya s’est envol? pour la France hier 24 juillet 2024. Sur invitation des autorit?s fran?aises, le chef de l’?tat camerounais fait partie du ghota des personnalit?s devant assister ? la c?r?monie d’ouverture des Jeux olympiques Paris 2024. En quittant le palais de l’Unit? pour l’a?roport international de Yaound?-Nsimalen, le cort?ge pr?sidentiel a, comme d’habitude, son itin?raire. Apr?s avoir aval? plusieurs kilom?tres sur les rues de la capitale camerounaise, ledit cort?ge d?barque sur la partie rase campagne de l’autoroute Yaound?-Nsimalen. Le trac? rectiligne et extraordinairement d?gag? sugg?re une certaine ?l?vation du niveau de vitesse. Dans cet espace qui talonne le domaine a?roportuaire, les habitudes quotidiennes sont subitement bouscul?es. Selon des riverains, la pr?sence pr?sidentielle tire derri?re elle quelques d?sagr?ments. ? les ?couter, c’est beaucoup de probl?mes qui imposent des restrictions ? la mobilit? des uns et des autres.  » Nous devons nous rendre ? nos champs. Mais sur ordre de la s?curit? pr?sidentielle, il nous est interdit d’emprunter le chemin le plus court et c’est ainsi ? chaque passage du pr?sident », s’indigne un habitant de Toutouli. Un autre ?voque la fermeture des commmerces. « Nous sommes des d?brouillards et lorsqu’on n’ouvre pas nos boutiques, c’est des manques ? gagner « , dit-il.En comparant les agents affect?s ? la gestion du cort?ge pr?sidentiel sur la partie rase campagne de l’autoroute Yaound?-Nsimalen ? des « missionnaires intransigeants », quelques habitants ne trouvent que peu d??quivalents ? ce qu’ils disent subir.  » On nous demande de rester chez nous et on ne veut rien savoir au sujet de nos petits et grands programmes. Vous pouvez passer de longues heures ? attendre que le pr?sident passe. Alors que c’est en d?but d’apr?s midi que les premi?res voitures de son cort?ge arrivent « , se lamente un fonctionnaire r?sidant dans les parages. ? bien ?couter, il s?agit l? d?une situation qui se mesure au nombre de retards au bureau. Andr? Gromyko Balla

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L??lection pr?sidentielle d?octobre 2025

Mgr Ignace Bessi Dogbo, qui s?appr?te ? succ?der ? Jean Pierre Kutw? ? la t?te de l?archidioc?se d?Abidjan, a accord?, le 15 juillet 2024, une interview ? ?Ecclesia TV?.Le point, qui m?a le plus int?ress? dans cette interview, a trait ? l??lection pr?sidentielle qui aura lieu dans notre pays en octobre 2025. Lorsqu?on demanda son avis l?-dessus, Mgr Bessi r?pondit que l??lection n??tait pas la guerre. Cette r?ponse, m?me si elle est juste, je la trouve incompl?te car j?eusse aim? que le pr?lat pousse plus loin l?analyse en expliquant pourquoi, dans certains pays africains, les ?lections conduisent parfois ? des troubles, ? des violences, voire ? des massacres. La C?te d?Ivoire a connu des destructions de biens et de vies humaines en 2010-2011. Cela peut arriver une fois de plus si Monsieur Dramane Ouattara s?obstine ? briguer un quatri?me mandat, s?il persiste ? refuser de s?asseoir avec l?opposition afin que tous les partis politiques parviennent ? un consensus sur le d?coupage ?lectoral, sur la composition de la commission ?lectorale et sur les listes ?lectorales.C?est pourquoi je propose que le nouvel archev?que d?Abidjan et les autres ?v?ques catholiques interpellent maintenant le pr?sident du Rassemblement des Houphou?tistes pour la d?mocratie et la paix (RHDP) en lui demandant poliment mais fermement de ne pas violer la Constitution une seconde fois et de discuter avec les leaders de l?opposition. Nos pr?lats ne doivent pas ?tre les m?decins apr?s la mort. Rien n?est plus irresponsable que de se taire aujourd?hui et d?appeler les gens ? prier pour la paix quand tout est ?g?t??.En disant ? Ouattara qu?il n?a pas le droit de se repr?senter, les ?v?ques ne sortiraient pas de leur r?le car ils sont ? la fois citoyens et pasteurs soucieux de la paix dans le pays. Ils ne seraient pas non plus les premiers en Afrique ? agir de la sorte. En effet, les ?v?ques du Burkina Faso r?unis ? Fada-Ngourma en f?vrier 2010 s??taient fermement et clairement oppos?s ? la modification de l?article 37 de la Constitution, modification qui aurait permis au dictateur Blaise Compaor? de s??terniser au pouvoir.Le 2 janvier 2018, r?agissant ? la volont? de Joseph Kabila de rempiler apr?s deux mandats ? la t?te du pays, le cardinal Laurent Monsengwo avait d?clar? :?Il est temps que les m?diocres d?gagent et que r?gnent la paix et la justice en RDC.?En mars 2024, la conf?rence ?piscopale du Togo d?plorait la pr?cipitation avec laquelle Faure Gnassingb? fit passer le pays du r?gime pr?sidentiel au r?gime parlementaire. Une telle modification de la Constitution, selon les ?v?ques togolais, aurait d? ?tre pr?c?d?e par un d?bat national inclusif.Il est urgent de sortir des demi-v?rit?s et des ambigu?t?s. ? un ?v?que qui soutenait que parler en priv? aux dirigeants du pays ?tait plus productif et plus efficace que le faire publiquement, je r?pondis que rien dans les saintes ?critures n?interdisait de prendre la communaut? nationale et internationale ? t?moin puisque Yahv? affirme n?avoir pas parl? en secret dans un lieu t?n?breux (Isa?e 45,19) et que J?sus fit comprendre au grand pr?tre qu?il avait parl? ouvertement ? tout le monde et qu?il n?avait rien dit en secret (Jn 18,19-20).Mais parler clairement et ouvertement ? ceux qui en violant la constitution risquent d?embraser le pays ne devrait pas ?tre uniquement l?affaire des ?v?ques catholiques. C?est tout le monde qui devrait se sentir concern? par le scrutin de 2025: enseignants, m?decins, artistes, artisans, ?tudiants, ouvriers, chefs traditionnels, partis politiques, syndicats, ch?meurs (surtout eux). C?est maintenant que tous doivent se lever et se dresser contre certains apprentis-sorciers qui, en voulant confisquer le pouvoir, mettent en danger l?existence m?me du pays. Jean-Claude Dj?r?k?

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Plaidoyer: le Gecam pour un nouveau dialogue public- priv?

Tenants et aboutissants pr?sent?s ? Yaound?, le 16 juillet 2024, au cours d?une audience avec le ministre du travail et de la s?curit? sociale, Gr?goire Owona. Les ambitions du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam) viennent d??tre pr?sent?es au ministre du Travail et de la s?curit? sociale (Mintss). Une d?marche qui entre dans le cadre du dialogue public-priv?. ?Nous sommes venus pr?senter la nouvelle organisation patronale au ministre de tutelle, question de lui pr?senter le nouveau programme. Nous souhaitons que le dialogue public-priv? qui est au c?ur de notre action puisse s?am?liorer, il faut changer de paradigme et surtout la question de la repr?sentativit? du patronat dans le dialogue?, confie C?lestin Tawamba, pr?sident du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam). La rencontre intervient au lendemain de la fusion du Gicam Groupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam) Entreprises du Cameroun (Ecam), survenue le 14 d?cembre 2023 et qui a donn? naissance au Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam). Dans la qu?te du dialogue entre le secteur priv?-public, le pr?sident du G?cam tient ? rappeler que la nouvelle entit? n?est pas un syndicat. ?Nous sommes l? pour avoir un regard sur le d?veloppement de l??conomie, de la sant? des entreprises, du d?veloppement des entreprises, mais aussi du d?veloppement du Cameroun ? C?est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas porter devant le gouvernement des sujets qui peuvent mettre ? mal l??tat?, souligne C?lestin Tawamba. Il poursuit: ?il est important de repenser le dialogue public-priv?; ?tant donn? que les rapports entre les entreprises et l??tat sont extr?mement importants. C?est la raison pour laquelle nous avons institutionnalis? un ?v?nement annuel qui sera organis? ? Yaound? pour permettre ? tous les ministres de participer, pour ce faire, le premier ?v?nement va se tenir au mois de mars 2025?, annonce le pr?sident du Groupement des entreprises du Cameroun. L??v?nement, pour sa r?ussite, aura besoin de l?appui du gouvernement, de l?appui des partenaires, on aura l?occasion de parler si tous les outils qui concourent ? l?environnement des affaires reposent sur le dialogue public-priv??. Pour favoriser le dialogue entre le patronat et les entreprises, nous allons mettre en place des d?l?gu?s r?gionaux. Ceci, en vue de ?b?tir une organisation patronale solide, pour cela, il est question de voir ce qui fragilise. Sans faire dans la langue de bois, le v?ritable probl?me, c?est le financement de l?organisation patronale, elle fonctionne sur les cotisations qui se veulent volontaires?, s?indigne C?lestin Tawamba.Pour rappel, le Gecam en tant que repr?sentant du secteur priv? aupr?s des pouvoirs publics travaille en permanence sur les sujets ?conomiques au rang desquels: l?environnement des affaires, l?acc?l?ration de la croissance, la comp?titivit? des entreprises, la promotion d?une agriculture de seconde g?n?ration, le d?veloppement des Petites et moyennes entreprises (PME) et Tr?s Petites entreprises (TPE). Olivier Mbessit?

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