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Il nous manquera

C?est hier qu?a ?t? annonc?e la nouvelle de son d?c?s. Inutile de dire que ce d?c?s a surpris et plong? amis, connaissances et followers dans la tristesse car nul ne savait que cet ?v?que qui savait chanter et faire rire souffrait d?une grave maladie.Mgr Nicod?me Barrigah, mon chemin n?avait jamais crois? le sien dans la vie r?elle. Je ne l?avais vu que sur Facebook o? j?apprenais toujours quelque chose en l??coutant. Il disait, par exemple, que se contenter du minimum alors qu?on peut faire davantage est un blasph?me contre Dieu parce que, pour lui, l?humilit? n?a rien ? voir avec la m?diocrit?. Il soutenait que l?homme ne devait pas attendre que Dieu fasse tout ? sa place.Il reconnaissait que ?nos ?glises sont remplies de gens qui crient ? longueur de journ?e mais qui ont d?missionn? de leurs responsabilit?s?.Il constatait que ?les citoyens africains sont des fr?res et s?urs qui se battent au lieu de combattre leurs ennemis?, estimait que, ?si l?Afrique va mal, c?est parce que certains de ses guides ont travesti leur mission et transform? leur vocation en une recherche de gain facile?.Il invitait les hommes de Dieu ? cesser de ?faire croire aux fid?les qu?il suffit de prier pour que tout soit r?solu dans leur vie?.?Insondables sont les desseins du Seigneur, imp?n?trables ses voies?. En reprenant ces paroles de David dans le livre de Samuel, le 11 janvier 2020, jour de son installation comme archev?que de Lom?, Mgr Barrigah ne savait pas que le ma?tre des temps et de l?Histoire le rappellerait ? Lui 4 ans plus tard. Moi non plus. Ce que je commence ? comprendre, en revanche, c?est que ?les meilleurs partent toujours les premiers?. Jean-Claude Dj?r?k?

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Riz : trois lettres, mille probl?mes d?j? r?pertori?s

Hausse des tromperies et des arnaques commerciales, ?mergence des probl?mes de sant? publique li?s ? la consommation, faiblesse de la qualit? nutritionnelle, sp?culation?. Les citoyens ne savent plus o? trouver la bonne c?r?ale qu?ils consommaient jadis. ?Sourire devant un plat de riz, c?est un bonheur qui n?a pas de prix ces temps-ci?. Au-del? de la mine rieuse et du regard p?tillant qu?arbore infailliblement dame R?gine Essama, on vient juste d?apprendre que le kilogramme de riz est d?j? hors de prix ? Yaound?. ?600 ? 800 FCFA, c?est comme ?a partout. Il n?y a pas assez de riz et quand vous en trouvez, on vous vole sur la mesure!?, renseigne cette m?re de 7 enfants.T?moignant d?un certain niveau de familiarit? avec plusieurs commer?ants du march? de Mfou (Mefou-et-Afamba), l?exp?rience d?une m?nag?re n?est pas satisfaisante. Bien au contraire, elle est relat?e n?gativement. ?Ils vendent leur bon riz au noir quand cela les arrange. A d?faut, ils vous proposent du riz de moindre qualit? au prix du bon, en pr?tendant que l?affaire n?est pas ? leur niveau?, explique-t-elle. Sur l’aspect gustatif, de nombreux consommateurs se plaignent des vari?t?s de riz propos?es sur le march?. ?Les gens viennent vers nous pour nous exposer des probl?mes de mastication ou de d?glutition. Ces riz vendus partout sont peu app?tissants, sans aucun go?t et difficilement identifiables par les consommateurs?, glisse Simon Kaldjob, pr?sident et porte-parole du Collectif des Organisations des Consommateurs du Cameroun.Comment les citoyens font-ils face ? cette situation? On commence ? le savoir, et ce n?est gu?re r?jouissant. Chez le marchand, les femmes ach?tent d?sormais le riz au gobelet, ?pour faire semblant de bien voir ce qu?on prend; car dans le sac ils dissimulent d?j? du riz avari??.?Du coup, la soupe du soir est de plus en plus liquide. Seuls quelques grains sont autoris?s ? flotter sur l?eau dans la marmite?, souffle R?gine Essama. Sur la sc?ne commercialeTous les moyens sont bons. Le tableau pr?sente un march? du riz pour le moins contrast?, o? des pratiques peu d?fendables se perp?tuent au nom de l?imp?ratif de rentabilit?. La preuve: fin juin dernier, dans un entrep?t situ? dans l?arrondissement de Yaound? 3e, la D?l?gation r?gionale du Commerce du Centre et la gendarmerie nationale, ont mis la main sur un r?seau de r?ensachage de riz avari?. Environ 4000 sacs de riz pr?ts ? ?tre commercialis?s, ont ?t? saisis. A Douala, un trader explique, chiffres ? l?appui, comment le march? du riz a, de fa?on tr?s opportuniste, provoqu? l?envol?e des prix. ?D?s qu?ils ont su que la demande devient plus forte que l?offre, des commer?ants ont fait passer le sac de 25 kilo de 13 000 ? 17 000 FCFA?, trahit-il.Dans la m?me ville, le g?rant d?une sup?rette de proximit? explique l?absurdit? de sa situation et comment la centrale d?achat de riz de son enseigne lui impose des prix plus ?lev?s que ceux de ses concurrents. Mais il d?couvre au cours d?une discr?te enqu?te dans les rayons d?un supermarch? voisin que la baisse n?est pas r?percut?e par certaines grandes enseignes, qui profitent donc de l?occasion pour augmenter substantiellement leurs margesDans cette ambiance, les petits d?taillants ne font qu’amplifier une appr?ciation g?n?rale: il n?y a pas assez de riz. ?Aujourd’hui, c?est toutes les vari?t?s et origines de riz qui sont concern?es par des ruptures d’approvisionnements. A la diff?rence des crises anciennes, il y a un probl?me d’approvisionnement ou de couverture, l’offre est insuffisante pour couvrir la demande courante de riz. Moralit? de l?histoire: les profits capt?s d?un c?t? de la cha?ne doivent immanquablement ?tre pay?s de l?autre? par les consommateurs. Du coup, tous les prix s’envolent?, tente de r?pondre une source au minist?re du Commerce. ?Ce qu’il faut esp?rer, c’est que ?a se d?bloque et qu’on soit r?approvisionn?s, parce qu’on ne sait pas trop o? on va?, ajoute notre interlocuteur.Au passage, on a vite devin? que la situation actuelle convoque de multiples interactions commerciales. Sur le terrain, chacun se d?brouille, arnaque, jauge, juge, observe, esquive, d?nonce, d?teste, rejette? La grande distribution du riz dit offrir des prix toujours plus bas et rend syst?matiquement responsables des hausses les demi-grossistes, lesquels retournent l?accusation vers les petits d?taillants. Qui dit vrai? Personne, peut-?tre? Le 12 avril 2024, le Mincommerce, Luc Magloire Mbarga Atangana annonc? par le biais d’un communiqu? de presse une baisse significative du prix du riz au consommateur final. Les ?quipes charg?es du contr?le au sein du minist?re du Commerce ont re?u des directives pr?cises pour garantir une application rigoureuse et efficace de ces nouveaux tarifs sur le terrain, dans l’int?r?t des consommateurs. ?Bien entendu, l?effet de cette d?marche n?est pas de dissiper le danger qui presse ou de r?soudre le probl?me pos?; bien au contraire, elle repr?sente une sorte d?aveu, de d?guiser le danger ou le probl?me, de les mettre en quelque sorte ? distance et ainsi de vivre avec eux, aussi longtemps du moins qu?ils demeurent chroniques et ne connaissent pas d?aggravation brutale?, commente Dr Jude Batoum, ?conomiste. Jean-Ren? Meva?a Amougou Fili?re riz : Pas suffisamment de grains pour tout le monde Au Cameroun, les estimations de la demande en riz blanc s’?l?vent ? 648 085 tonnes contre 140 710 tonnes seulement pour ce qui est de l?offre en 2024. Sur les r?seaux sociaux, on peut lire: ?Vous vous interrogez sur la r?alit? de la fili?re riz du pays, voici la dure r?alit? en chiffres?. Et pour ?tre complet, cette r?alit? est en d?phasage avec les objectifs vis?s par le Plan int?gr? d?import substitution agropastoral et halieutique (Piisah) 2024-2026 du gouvernement. C?est que, le d?ficit en riz au Cameroun est en hausse de 11 964 tonnes (+3%) par rapport ? celui affich? en 2023. ?Il suit d?ailleurs une courbe ascendante depuis 2020?, pointe Dr Jude Batoum. S?inspirant d?un document de travail ?labor? par le minist?re de l?Economie, de la Planification et de l?Am?nagement du territoire (Minepat), l?universitaire ?tablit que ?la demande du riz est ?troitement li?e ? la croissance d?mographique de la population, au taux d?urbanisation et ? l?indice de consommation du riz par habitant qui est d?environ

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Port autonome de Kribi (PAK): class? ?le plus s?r? du Golfe de Guin?e

Dans l?immense oc?an o? navigue l?activit? portuaire internationale, le PAK tient sa place. A la 13e ?dition du Salon de l’action gouvernementale (Sago), la structure a dit avoir men? sa barque vers la performance. Selon le commandant Aliou, marin au PAK, cette affirmation repose sur un ensemble de crit?res d??valuation bas?s sur des indicateurs de r?f?rence tels que ISO 45 001, ISO 50 001 ou encore ISPO. Arr?t?s par des organismes internationaux, ces indicateurs appliqu?s au PAK font de ce dernier le ?port le plus s?r du Golfe de Guin?e. ?Premi?rement, le PAK, a les supports d’?change d’informations ? travers ses plateformes num?riques. Deuxi?mement, il a la d?mat?rialisation avec la r?duction de la pr?sence humaine dans la cha?ne de gestion. Ce qui facilite la fluidit? dans les proc?dures. Troisi?mement, le PAK est num?ro 1 dans la mise en ?uvre des textes juridiques li?s aux activit?s portuaires. Sur le quatri?me point, Il a s? mutualiser les moyens pour la s?curit? onshore et offshore dans cette gigantesque structure (On enregistre moins d’incidence nautique). S’agissant du cinqui?ment point sur la ressource humaine, les autorit?s du PAK travaillent sans cesse pour le renforcement des capacit?s de son personnel. En termes simples, le PAK a un acc?s facile pour les navires. Il peut accueillir tous types de bateaux. Partant d’Afrique du Sud, jusqu’? Dakar, il est ?tabli de mani?re g?ographique par les am?ricains que Kribi est le seul grand port en eaux profondes en Afrique centrale?, explique le commandant Aliou. De 2018 ? 2024, le PAK estime qu’il ?tait en mode rodage. Il est d?sormais question pour le plus grand port Camerounais de monter en gamme. Il compte donc d?multiplier ses revenus et parler de milliards FCFA. Ce qui galvanisE les autorit?s portuaires, ce sont les recettes douani?res du secteur douane sud. En 6 ans, ces recettes passent de 20 millions FCFA par mois ? 20 milliards FCFA mensuel. Soit 240 milliards FCFA l’ann?e. Andr? Gromyko Balla

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P?riode de soudure: PAM et BM aux c?t?s du Tchad

De juin ? septembre, l?on est ? pleine p?riode de soudure. Elle entraine avec elle son lot de souffrance pour des millions de personnes dans les zones rurales africaines. Faible production agricole et insuffisance alimentaire sont les maitre-mots d?une s?rie aliment?e sur le continent par les al?as climatiques, l?ins?curit? et l?augmentation des prix. Le Tchad n?en est pas au bout de ses peines. Ce pays d?Afrique centrale en est ? 5e ann?e cons?cutive d?ins?curit? alimentaire, avec 3,4 millions de personnes, dont des r?fugi?s, qui ne pourront pas r?pondre ? leurs besoins alimentaires et nutritionnels de base durant cette p?riode de soudure, selon les projections de l?analyse sur la s?curit? alimentaire du Cadre Harmonis? de mars 2024. ?Cela repr?sente une augmentation de 240 % compar?e ? 2020 pour cette m?me p?riode cruciale o? les stocks alimentaires s’?puisent et la faim atteint son pic en attendant les prochaines r?coltes?, mart?le le Programme alimentaire mondial (PAM). Le Gouvernement du Tchad est au fur et au moulin pour veiller u bien ?tre de la population. Il vient de ce fait de d?clencher son Plan national d?urgence pour r?pondre au besoin d?un million de personnes parmi les plus vuln?rables du pays. PAM, Banque mondiale, Commission europ?enne, Japon et Etats-Unis se tiennent ? son c?t? pour la distribution de nourriture, de kits de semences, et des transferts mon?taires aux populations concern?es. ?En mobilisant plus de 100 millions de dollars pour aider le gouvernement ? faire face ? l’urgence alimentaire, la Banque Mondiale travaille ? l’am?lioration des conditions de vie de la population tchadienne, qui fait face ? plusieurs chocs ? la fois? d?clare Rasit Pertev, le repr?sentant-r?sident de la Banque Mondiale au Tchad. Le PAM fait appel ? des investissements massifs pour apporter des solutions durables au probl?me. Louise Nsana

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Payement des recettes non fiscales : tresor Pay ouvre son guichet

? travers cette plateforme, le minist?re des Finances (Minfi) soulage les usagers d?un certain nombre de contraintes. De quoi parle-t-on ici? Au stand du Minfi ce 25 juillet 2024, l?on r?pond de mani?re pr?cise: ?Tresor Pay, c?est la plateforme qui permet de payer tous les frais exigibles par les administrations autres que les imp?ts et la douane. Il peut s?agir des amendes p?nales, des loyers des immeubles, ou des frais de concours, de d?livrance des actes judiciaires et extrajudiciaires ou d??tablissement des titres fonciers et des permis d?exploitation des ressources foresti?res?. ?Cette innovation est un vaste processus qui s?aborde ? la fois des points de vue global et sectoriel. Parce que notre avenir passe par le digital, c’est indispensable et in?luctable pour r?pondre aux besoins d’instantan?it? et de simplicit?. Concr?tement, Tresor Pay permet non seulement de payer en ligne une s?rie de services non fiscaux afin de les tracer et de les s?curiser, mais aussi de collecter des recettes, de d?mat?rialiser et de s?curiser les re?us de services. Il permet par ailleurs d?am?liorer les services et les infrastructures en favorisant, par exemple, l?interconnexion avec le syst?me d?information du Tr?sor afin de suivre efficacement le flux des transactions ?lectroniques effectu?es quotidiennement par les usagers. En fait, Tresor Pay affiche deux ambitions majeures: elle entend non seulement am?liorer l?efficacit? du fonctionnement des institutions gr?ce ? une r?duction drastique des couts dans un contexte de contraintes budg?taires accrues. Mais, elle vise aussi et surtout ? r?duire les charges administratives qui p?sent sur les citoyens-usagers par le biais d?une offre de services de bout en bout simplifi?e, conviviale et personnalis?e?, vante le Minfi ici au Sago 2024. On le comprend: la sp?cificit? de cette approche r?side principalement dans l?op?rationnalisation de la d?mat?rialisation totale des proc?dures dans les services du Minfi. A en croire ce dernier, Tresor Pay est un bon pr?dicteur de la r?ussite d?encaissements de toutes les ressources et de r?glement des d?penses d?coulant de l?ex?cution de l?ex?cution des budgets publics. Pour acc?der ? cette plateforme, il suffit simplement d?entrer l?adresse www.tresorpublic.cm Andr? Gromyko Balla

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Afrique centrale: 63 millions de personnes touch?es par la faim

Ces donn?es sont contenues dans le rapport 2024 sur l??tat de la s?curit? alimentaire et la nutrition dans le monde rendu public le 24 juillet 2024. Le document mentionne une augmentation continue de la faim dans la sous-r?gion Afrique centrale. Une personne sur cinq ont souffert de la faim en 2023. Ce qui repr?sente 62,2 millions de personnes, soit 30,8% de la population. L?Organisation des Nations unies pour l?alimentation et l?agriculture (FAO) met davantage le doigt sur l??cart observ? dans la sous-r?gion par rapport aux autres parties du continent. Sur ce, le rapport renseigne que les proportions de populations impact?es sont de 28,6% (138,5 millions) en Afrique de l?Est; 16% (70,4 millions de personnes); et 7,8% (20,7 millions) pour l?Afrique du Nord.L?Afrique centrale, comme la r?gion subsaharienne toute enti?re, continue de ramer ? contrecourant des autres r?gions du monde o? la situation tend ? se stabiliser. Le continent enregistre un taux de 20,4%, soit pr?s de 300 millions de personnes, contre 8,1% en Asie; 6,2% en Am?rique latine et 7,3% en Oc?anie. Les statistiques au niveau mondial montrent qu?une personne sur onze a ?t? expos?e ? la faim en 2023, Soit 733 millions de personnes. Louise Nsana

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Protection du Bassin du Congo: la r?gle de trois de la BM

La Banque mondiale (BM) ?nonce ses formules pour la pr?servation du massif forestier du Bassin du Congo. Directeur des op?rations de l?institution pour le Cameroun, le Gabon, la Centrafrique et la Guin?e Equatoriale, Cheick Fantamady Kant? appelle ? ?mesurer la pleine valeur des ?cosyst?mes et services forestiers?. Notamment en investissant dans la gestion durable de ces espaces et dans des installations de transformation ? valeur ajout?e. La m?thodologie y aff?rente consacre par ailleurs une bonne part d?action ? attacher une mesure ? la valeur de la for?t de ladite for?t. ?L?attribution d?une valeur ?conomique ? des services ?cosyst?miques tels que la s?questration du carbone, la filtration de l?eau ou la biodiversit? permet de justifier les investissements dans la conservation et de cr?er des incitations tels que les programme de r?mun?ration des services ?cosyst?miques?, explique Cheick Fantamady Kant?. Dans son id?e, le directeur des op?rations de la BM ?nonce par ailleurs la n?cessit? de reformer les taxes foresti?res dans le but d?assurer la durabilit? de l??cosyst?me. Elle soutient la pens?e d?une fiscalit? refl?tant l?ensemble des avantages procur?s par les for?ts. Il associe ? cela l?importance d?une coop?ration internationale plus accrue. Ce qui, rapport?e ? tous les domaines, permettrait de capter de plus grandes marges de financements internationaux. Louise Nsana

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Noces d?or du Feicom : le temps du bilan

Le tableau affiche un soutien continu au d?veloppement local d?une part, et une bonne aura ? l?international d?autre part. 1974-2024, 50 ans de maturit?, que le Fonds Sp?cial d?Equipement et d?Intervention Intercommunale (Feicom) est aux c?t?s des Collectivit?s territoriales d?centralis?es (CTD). Cela se retrouve dans la d?signation du th?me: ?50 ans du financement du d?veloppement local pour contribuer ? l?am?lioration du cadre et des conditions de vie des populations?. Ce 24 juillet 2024, sur la sc?ne de la 13e ?dition du Salon de l?action gouvernementale (Sago) ? Yaound?, le directeur g?n?ral du Feicom entend populariser l?action de la structure dont il a la charge. A travers une d?marche ? la fois r?trospective et prospective, Philippe Camille Akoa en profite pour caract?riser la vision du Feicom. ?On ne peut ne pas continuer de grandir sans s?interroger sur son bien-fond?, son bilan, et appr?cier le chemin parcouru. Nous pensons que le bilan du Feicom est satisfaisant. Tout en restant dans l?am?lioration, nous pensons qu?il y a des choses ? parfaire?, dit-il. Et de poursuivre: ?Nous entendons faire des collectivit?s territoriales d?centralis?es un lieu o? il fait bon vivre, ?tre aux c?t?s du gouvernement pour effectivement am?liorer les conditions de vie de nos concitoyens?. RayonnementFort de son ancrage ? rendre les communes plus attractives, le Feicom suscite de l?int?r?t ? l??chelon international. ?Nous recevons les d?l?gations ?trang?res qui viennent s?inspirer du mod?le Camerounais sur la d?centralisation dans le cadre de son financement. D?ailleurs nous nous appr?tons ? recevoir une d?l?gation ?trang?re qui viendra de la Guin?e Conakry, en d?but d?ann?e nous avons eu le passage de deux d?l?gations venues du Burkina-Faso, et du Togo, et l?ann?e derni?re, nous avons re?u la d?l?gation du Gabon?, laisse entendre le Directeur g?n?ral du Feicom. PlaidoiriesNonobstant les bons points enregistr?s par le Feicom dans l?accompagnement des CTD Augustin Tamba, pr?sident de l?Association des Communes et Villes Unies du Cameroun(CVUC) dans sa plaidoirie attire l?attention de la tutelle, le minist?re de la D?centralisation et du D?veloppement Local (MINDDEVEL). ?Les fonds du Feicom ne peuvent pas ?tre s?questr?s, ils doivent ?tre libres pour avoir un statut sp?cial ? l??re de la d?centralisation. Nos fonds doivent rester disponibles, parce qu?ils sont faits pour r?gler les probl?mes au quotidien avec une flexibilit??, mart?le-t-il. Il conclut en la f?licitant ?pour les am?nagements mis en place pour que le Feicom h?berge les fonds d?riv?s de la diplomatie internationale de la coop?ration pour lui permettre d?avoir une capacit? d?intervention de terrain redoutable, et efficace pour l?am?lioration des conditions de vie de nos populations?. Olivier Mbessit?

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Fonds en d?sh?rence dans les banques camerounaises : la CDEC ne se laisse pas distraire par la Cobac

La Caisse des d?p?ts et consignations continue de recevoir les transferts des fonds. Son directeur g?n?ral apporte des ?clairages sur les dispositifs l?gaux de gouvernance mis en ?uvre par l?entreprise de d?p?t et de consignation. ?Les int?r?ts corporatistes ne peuvent pas ?tre au-dessus de l?int?r?t g?n?ral. Le processus de transfert se poursuivra conform?ment ? la l?gislation et ? la r?glementation en vigueur. Il s?agit d?une r?forme instaur?e par l?Etat du Cameroun de mani?re souveraine, destin?e ? introduire un nouvel instrument de financement l?alternatif centr? sur l?int?r?t g?n?ral pour soutenir le d?veloppement de l??conomie camerounaise?, d?clare Richard Evina Obam dans les colonnes du quotidien Cameroon Tribune (?dition en ligne du 22 juillet 2024). Objectif de cette sortie m?diatique, apporter des ?clairages suite ? la lettre circulaire du 11 juillet dernier, dans laquelle le secr?taire g?n?ral de la Commission bancaire de l?Afrique centrale (Cobac) Marcel Ondele invitait les ?tablissements de cr?dit, les ?tablissements de microfinance et les ?tablissements de paiement au Cameroun ? surseoir au processus des transferts des avoirs en d?sh?rence au profit de la Caisse des d?p?ts et consignations du Cameroun (CDEC). Car selon lui, il n?existe pas de cadre r?glementaire communautaire qui d?finit les modalit?s de ces transferts. Sous sa casquette de directeur de la CDEC, Richard Evina Obam indique que la Cobac est charg?e de garantir le respect, par les ?tablissements de cr?dits, des dispositions l?gislatives et r?glementaires ?mises par les autorit?s nationales. Il poursuit,?La Cobac n?a pas le droit de s?immiscer dans un domaine souverain en demandant le report de l?application d?un d?cret du Premier ministre chef du gouvernement, pris en application d?une loi vot?e par le parlement camerounais sous le pr?texte de l?absence d?une r?glementation dans un domaine qui ne rel?ve pas de comp?tence communautaire?. Selon la Cobac, ces transferts dont les montants se chiffrent en dizaine de milliards de FCFA voire plus, vont vider les banques et probablement perturber la stabilit? financi?re du Cameroun. Pour Richard Evina Obam, cet argument est compl?tement inexact. Pour lui, les autorit?s camerounaises ont pris toutes les dispositions pour garantir la stabilisation du secteur bancaire ?le d?cret du Premier ministre a donn? la possibilit? aux ?tablissements de cr?dit, de micro-finance et de paiement, ainsi qu?aux autres acteurs d?tenteurs des ressources d?volues ? la CDEC, de recourir aux modalit?s particuli?res de transferts en cas de fragilit? financi?re ou de risque d?exposition au non-respect de certains ratios. Ces modalit?s permettent aux ?tablissements bancaires de proc?der aux transferts des fonds dans un compte ouvert dans leurs livres au nom de la CDEC? pr?cise-t-il. Pour faire preuve de clart?, Richard Evina Obam rassure les populations que ce nouveau mod?le de financement se distingue grandement des id?es re?ues v?hicul?es par certains protagonistes, dans l?imaginaire collectif. La CDEC se singularise des autres personnes morales de droit public par le fait qu?elle est un ?tablissement public de type particulier cr?? par une loi, d?tenant le privil?ge du Tr?sor et dont toutes les op?rations b?n?ficient de la garantie de l?Etat. La CDEC n?est pas une soci?t? ? capital public, mais elle fonctionne comme une entreprise publique, avec une gestion financi?re et comptable ob?issant aux r?gles de comptabilit? priv?e. Jo?lle Effa (Stagiaire)

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Cameroun: la dette publique ? 43,3% du PIB

Selon la CAA, c?est l?administration centrale qui porte le gros du pactole ? la fin du premier semestre 2024. La dette publique du Cameroun a grimp? ? 13?070 milliards FCFA ? fin juin 2024. Selon la Caisse autonome d?amortissement (CAA), cet encours repr?sente environ 43,3% du PIB du pays. Dans sa note de conjoncture mensuelle de la dette publique publi?e le 19 juillet 2024, la CAA souligne qu?? ? la fin du premier trimestre 2024, l’endettement public du Cameroun a augment? de 0,8% par rapport au trimestre pr?c?dent. Les ?sanctuaires de l?endettement?D?apr?s les donn?es de la CAA, l?encours de la dette de l?administration centrale repr?sente ? elle seule, 40,4% du PIB au 30 juin 2024, soit une valeur de 12 219 milliards FCFA. Il est en augmentation de 1,04% par rapport au trimestre pr?c?dent et de 5,7% par rapport ? juin 2023. Il est constitu? ? 67,5% de la dette ext?rieure et de 32,5% de la dette int?rieure. Baisse de la dette directe des entreprises et ?tablissements publicsPar rapport ? la m?me p?riode l?ann?e derni?re, la dette directe des entreprises et ?tablissements publics est en r?gression de 5,6% et de 1,3%% en glissement trimestriel. ?Cette dette est due ? 58,7% ? des cr?anciers ext?rieurs et ? 41,3% ? des partenaires nationaux?, lit-on dans la note. La Conjoncture mensuelle.? la m?me p?riode, les passifs conditionnels de l??tat, statistiques disponibles depuis plusieurs mois, sont estim?s ? 4 901 milliards FCFA, soit 16,2% du PIB, dont 99,9% constitu? des Partenariats publics-priv?s (PPP) et 0,1% de dette garantie par l?administration centrale.Quoiqu?en hausse, notons que la dette du Cameroun reste viable. Elle est en-de?? du seuil communautaire qui est de 70%. Elle repr?sente ? fin juin 2024 moins de 45% du PIB. Mais ? cause la faiblesse des recettes d?exportations, le pays s?expose ? un risque de surendettement. 5 578 milliards FCFA entre 2024-2026Pour la seule ann?e 2024, le Cameroun a des besoins d?endettement de 1 723 milliards FCFA, soit 5,5% du PIB. Ceux-ci seront couverts ?? travers la mobilisation de 1 041 milliards FCA, d?emprunts ext?rieurs (soit 60%) dont 907 milliards FCFA de pr?ts projets et 134 milliards FCA d?appuis budg?taires, et 681 milliards FCFA d?emprunts int?rieurs (soit 40%), dont 450 milliards de FCFA d?obligations de tr?sor et un encours des BTA de 231 milliards FCFA ? fin 2024?, selon la CAA. Entre 2024-2026, le pays aura besoin de 5.578 milliards FCFA. Au cours des quatre premiers mois de l?ann?e 2024, le pays avait d?j? mobilis? 199 milliards FCFA aupr?s des bailleurs de fonds ext?rieurs, pour un taux d?ex?cution des d?caissements ext?rieurs de 19% par rapport au montant de 1 041 milliards de FCFA attendu pour l?ann?e en cours. Joseph Julien Ondoua Owona

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