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Retour de la Commission de la Cemac ? Bangui: on y est !

L??v?nement tant attendu a d?sormais cours. Le vice-pr?sident de la Commission de la Cemac rassure ce jeudi 1?? aout 2024. ?Nous sommes venus d?finitivement ? la maison. On l?a dit au pr?sident de la R?publique, le Pr Faustin Archange Touad?ra, et on est venu redire ? notre patron, le pr?sident du Conseil des ministres de l?UEAC, que nous sommes l??, d?clare Charles Assamba Ongodo au sortir d?une audience avec ce membre du gouvernement. Constat en a ?t? fait par le Conseil des ministres de l?Union ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (UEAC) le 20 juin dernier. ?Prenant acte des diligences d?j? accomplies et de l?installation du gouvernement de la Commission de la Cemac ? Bangui, le Conseil invite celle-ci ? acc?l?rer son travail?, relatait le communiqu? final desdites assises.Pour le dirigeant communautaire, le train est irr?m?diablement sur les rails. ?Et en tant que pr?sident du Comit? de pilotage du projet de retour ? Bangui, nous nous devions d??tre l? pour accueillir les autres et pour v?rifier que le clou qui a d? ?tre plac? dans un coin l?a v?ritablement ?t??, d?clare-t-il. Il reste toutefois ? prendre toutes les mesures pour rendre d?finitivement fonctionnel l?ensemble du patrimoine de la Cemac ; ? l?instar des locaux devant abriter l??cole Inter-?tats des douanes et l?ancienne direction nationale de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac). Assurance est dans la foul?e donn?e sur la disponibilit? des moyens n?cessaires pour finaliser la viabilisation de ces infrastructures. Louise Nsana

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Notation souveraine: un CCC+ pour le Gabon

Le Gabon ne rassure pas sur le plan ?conomique. Et pour en donner la pleine mesure, l?agence de notation am?ricaine Fitch Ratings r?trograde sa note souveraine de B- ? CCC+ (degr? ?lev? de risque de cr?dit). Elle suit sur cette tangente l?agence Moody?s qui a r?cemment r??valu? sa consid?ration du pays plac? sous transition politique depuis pr?s de deux ans. De fait, le Gabon pr?sente d?j? d??normes risques de liquidit?, avec des arri?r?s ext?rieurs de l?ordre de 165 millions de dollars en fin mai 2024 et une obligation de rembourser 605 millions de dollars de ses eurobonds en fin 2025. ? cela, il faut ajouter une dette publique estim?e ? 70,4% du PIB; et qui devrait atteindre, 79% en 2026, largement sup?rieure au seuil r?gional de 70%.L?inqui?tude de l?agence se fonde surtout sur ses doutes quant aux capacit?s du gouvernement de transition ? insuffler le changement. Pr?cis?ment dans un contexte ?conomique marqu? par l?expansionnisme du gouvernement de transition. Lequel est par ailleurs engag? dans une augmentation de ses d?penses budg?taires. ?Nous pr?voyons que le d?ficit budg?taire augmentera pour atteindre 5,3% du PIB en 2025 et 5,8% en 2026, car les recettes p?troli?res devraient diminuer en raison de la baisse des prix du p?trole et de la production ? partir de 2025?, souligne l?agence. ? ces probl?mes, il s?ajoute des options de refinancement limit?es, et qui, si elles ont lieu, pourraient avoir un faible impact. Louise Nsana

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Connectivit? des transports: l?Afrique ? l?aff?t des solutions innovantes

Quelles solutions int?gr?es et intelligentes pour am?liorer la connectivit? des transports et logistique sur le continent africain? La Banque africaine de d?veloppement (BAD) pousse la r?flexion sur le sujet. Et pour cause, la croissance d?mographique, les vell?it?s d?industrialisation et l?expansion du commerce intra-africain sont – du point de vue de l?institution – des raisons qui doivent focaliser l?attention sur la n?cessit? de r?former les syst?mes de transport. ?Selon les projections du PIDA, d’ici 2040, les infrastructures et les services de transport devront absorber un trafic multipli? par 6 ou 8, et ce chiffre sera encore plus ?lev? pour les pays enclav?s. S’ajoutant ? cette tendance ? long terme, la reprise post-pand?mique et les instabilit?s g?opolitiques internationales ont redistribu? les cartes au sein du continent. Ce contexte aggrave la p?nurie d’infrastructures de transport sur le continent?, indique la BAD. Plusieurs pistes de solution sont envisag?es dans la foul?e. Elles englobent la r?duction des transports, le renforcement des ports et a?roports pour leur permettre de mieux jouer leurs r?les d?interface, la r?duction de la d?pendance de la mobilit? africaine aux ?nergies import?es, entre autres.Toutes ces questions seront amplement discut?es au cours du 2? Forum africain des transports qui se tient du 18 au 19 septembre 2024 ? Abidjan, sur le th?me ?L’Afrique en mouvement: acc?l?rer la connectivit? durable des transports et de la logistique?. Les conf?rences et les activit?s de r?seautage pr?vues dans le cadre desdites assises r?uniront les ministres des Transports, les d?cideurs politiques, les industriels et les experts autour de la question des infrastructures. La BAD esp?re y renforcer le dialogue entre les ?tats autour des politiques efficaces, des questions institutionnelles, de la recherche strat?gique, des programmes et des interventions de la Banque. Louise Nsana

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Afrique centrale: 19 millions de carats de diamants produits en 2023

La production de diamants en Afrique centrale se chiffre ? 18,220 millions de carats en 2023, selon les donn?es statistiques du Syst?me de certification du processus Kimberley (SCPK). Par cette performance, la sous-r?gion se positionne parmi les leaders du continent en la mati?re, face ? une production globale africaine de 58,07 millions de carats d?une valeur de 7, 53 milliards de dollars (45,793 milliards FCFA). Les productions les plus importantes de la sous-r?gion sont enregistr?es en Angola (9,754 millions de carats), en R?publique d?mocratique du Congo, RDC (8,347 millions de carats) et en Centrafrique (111.918 carats). L?Angola et la RDC figurent ?galement dans le top cinq africain aux c?t?s du Botswana (25,094 millions de carats), de l?Afrique du Sud (5,894 millions de carats) et du Zimbabwe (4,913 millions de carats). Pour leurs parts, le Congo et le Cameroun enregistrent 4074 et 2950 carats pour des valeurs de 320224 dollars (194,742 millions de dollars)? et 223804 dollars (136,105 millions de dollars). Les donn?es compar?es entre 2022 et 2023 montrent une hausse de la production en Angola, au Cameroun et au Congo. Un an auparavant, ces pays enregistraient des performances de l?ordre respectif de 8,763 millions, 2,431 carats et 3534 carats. ? contrario, la RDC marque une r?gression. Ces pays d?Afrique centrale continuent simultan?ment ? exporter la quasi-totalit? de leur production de diamants. Seul le Congo fait une exception pour l?ann?e 2023 en dirigeant 18 carats sur le march? international. Louise Nsana

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Un cardinal doit-il utiliser un langage cod??

L?intervention faite par le cardinal Jean-Pierre Kutw? le 3 ao?t 2024 continue d??tre comment?e et interpr?t?e. Ainsi, certaines personne estiment que l?ancien archev?que d?Abidjan a bien parl? parce qu?un cardinal ne peut pas dire les choses cr?ment. Je ne suis pas d?accord avec ce point de vue. Pourquoi? Du 31 janvier au 3 f?vrier 2023, le pape Fran?ois effectua un voyage apostolique ? Kinshasa. Il profita de ce voyage pour interpeller vigoureusement les Occidentaux en leur demandant de respecter l?Afrique qui n?est pas une terre ? d?valiser et de cesser de l??touffer. Avait-il mal parl?? Non. Le ciel lui tomba-t-il dessus et fut-il emp?ch? de retourner ? Rome? Non. Le 9 mars 1983, lorsque Jean-Paul II d?clara au dictateur ha?tien Jean-Claude Duvalier: ?Il faut que quelque chose change ici?, commit-il une erreur? Non. Alors, pourquoi des gens blanchis, nourris et cens?s ne pas avoir de famille (femme et enfants) manquent-ils de courage pour appeler un chat un chat (tancer publiquement les gouvernants qui martyrisent et affament le peuple) alors qu?une m?re de famille comme Pulch?rie Gbalet fait quotidiennement montre de ce courage, m?me apr?s avoir fait la prison et apr?s avoir ?t? injustement renvoy?e du Bureau national d??tudes techniques et de d?veloppement (BNETD)? Un la?c peut utiliser un langage diplomatique parce qu?il a des enfants ? ?lever et un emploi ? prot?ger. Ce ne devrait pas ?tre le cas pour un individu qui pr?tend parler au nom du Christ qui, comme chacun le sait, fut maltrait? et crucifi? pour avoir dit la v?rit? aux riches et puissants de son ?poque, pour avoir critiqu? publiquement scribes et pharisiens (Mt 23,1-33), pour avoir trait? de renard le roi H?rode Antipas (Lc 13,32). Bref, le Nazar?en ?tait per?u comme un homme dangereux par l?establishment politico-religieux parce qu?il n?avait pas sa langue dans la poche, d?une part, et parce qu?il n?avait pas pour habitude de r?primander en cachette les gens qui le m?ritaient (Jn 18, 13-27).Il y a des discours ambigus et tellement vagues que l?on ne sait plus ? qui et de qui l?orateur veut parler. Un ?v?que qui tient ce genre de discours est ? la fois un poltron et un complice de ceux qui d?pouillent et terrorisent les populations africaines. Il trahit ? la fois J?sus et le peuple africain. Le cardinal Fridolin Ambongo (RDC) affirme que le devoir de r?serve convient aux diplomates et qu?un ?v?que n?est pas l? pour caresser dans le sens du poil dictateurs et violeurs de constitution. Pour l?archev?que de Kinshasa, un vrai homme de Dieu doit ?tre direct et franc dans sa prise de parole, se mettre toujours du c?t? du peuple, prendre la d?fense des opprim?s et exploit?s et ?tre pr?t ? souffrir pour cela. Le grand probl?me dans notre ?glise d?Afrique, c?est que certains veulent l?argent, les titres et les honneurs sans la croix. De la fonction, ils aiment les avantages mais d?testent les inconv?nients. Or la route que choisit J?sus est celle de la croix. Les ?v?ques et cardinaux qui fuient la croix, n?ayons pas peur de les qualifier d?imposteurs.C?est bien beau de s?habiller de telle ou telle fa?on mais ceux qui portent des v?tements rouges en connaissent-ils la signification? Le rouge symbolise le sang vers? par le Christ durant sa passion. C?est la couleur des martyrs. Les cardinaux doivent donc ?tre capables de rendre t?moignage ? la v?rit? jusqu?au sang (usque ad sanguinem). C?est la formule latine employ?e par le pape lorsqu?il leur remet la barrette (coiffe rouge ? quatre bords). La soutane, la calotte et la barrette rouges signifient que les cardinaux sont appel?s ? verser leur sang pour la cause de la v?rit? et de la justice. Jean-Claude Dj?r?k?

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Harmonisation des statistiques en zone Cemac?: une mise au point s?impose

Les directeurs g?n?raux des instituts nationaux de la statistique (INS) de la Cemac se sont r?unis ? Douala les 29 et 30 juillet 2024 au cours de la 10? session du comit? sous r?gional de la statistique afin d??valuer les travaux li?s aux recommandations de la session pr?c?dente. La disponibilit? des donn?es statistiques comparables et de qualit? est incontournable et reste un d?fi majeur pour le processus d?int?gration. Depuis trois ans d?j?, le Programme statistique de la communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique (Stat-Cemac) vient r?pondre ? cette pr?occupation. ?tal?e sur la p?riode 2021-2030, l?activit? statistique dans la Cemac est en cours d?impl?mentation.  Lors de la 10? session du comit? sous r?gional de la statistique, tenue pendant deux jours dans la capitale ?conomique camerounaise, les directeurs g?n?raux des pays de la sous-r?gion Afrique jugent la mise en ?uvre des recommandations de la session pr?c?dente satisfaisante. ? Sur 25 recommandations de la pr?c?dente session, 15 ont ?t? mises en ?uvre, 9 sont en cours et une recommandation n?a pas encore ?t? ex?cut?e. Donc 60% des recommandations ont ?t? ex?cut?es. Nous avons adopt? une nouvelle m?thodologie qu?on appelle Indice de performance statistique (IPS) dans la zone Cemac pour mesurer les capacit?s de nos instituts nationaux de statistique (INS) ? produire les donn?es dans le d?lai. Nous avons ?galement examin? la liste des indicateurs que les pays doivent produire?,a affirm? Blaise Bienvenue Ali, directeur g?n?ral de l?Institut national de la statistique (INS) Centrafrique. Dans le cadre de la mise en ?uvre de la politique des statistiques en zone Cemac, l?Observatoire ?conomique et statistique de l?Afrique subsaharienne  (AFRISTAT), apporte son soutien en tant que conseiller des ?tats. Ceux ? travers le renforcement des capacit?s. L?Afrique centrale fait face ? une difficult?, fait savoir Paul-Henri Nguema Meye. ?Dans le sch?ma actuel, chaque pays sur un certain nombre d?op?rations va individuellement rechercher ses financements. Mais ce que nous allons observer forc?ment, c?est que chaque pays en fonction de la vitesse avec laquelle il aura mobilis? les financements, organisera son op?ration statistique. La cons?quence, c?est qu?on ne pourra pas organiser la m?me ann?e ou dans un laps de temps de 2 ans la m?me op?ration dans tous les ?tats.?, a expliqu? le patron observatoire ?conomique et statistique d?Afrique Subsaharienne (AFRISTAT).  Pour sortir de cette impasse, ? je leur ai recommand? pour les initiatives ? venir de voir comment est-ce qu?on peut mettre en place une organisation qui permette de mener un certain nombre d?op?rations statistiques de mani?re simultan?e. Mais pour y arriver, il faudrait qu?il y ait un soutien au niveau de la Commission de la Cemac pour essayer de mobiliser les ressources qui permettent de couvrir les besoins de tous les ?tats membres ?, ajoute le directeur g?n?ral d?AFRISTAT. En gros, il sera question de coordonner les efforts, de les harmoniser afin d??viter leur duplication. Diane Kenfack

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Luc Ndongo: ?Notre contr?e doit retrouver une visibilit? sur la sc?ne nationale et internationale?

Rompu au commandement territorial, l?administrateur civil principal hors ?chelle est ?galement le pr?sident du Comit? de d?veloppement du Groupement Mvog-Amougou II. Il donne ici quelques rep?res de son action au sein de sa communaut? d?origine. M. le pr?sident, merci de vous pr?senter ? nos lecteurs.Je suis M. Luc Ndongo, administrateur civil principal hors ?chelle. Je suis dans le commandement territorial. Actuellement, je suis conseiller technique N?3 au minist?re de l?Administration territoriale apr?s avoir occup? sept postes de sous-pr?fet et trois postes de pr?fet dans les Hauts-Plateaux, de la Vina et du Haut-Nkam.C?est suite ? ma cooptation par les notabilit?s coutumi?res de mon village d?origine qui se trouve ?tre dans le Groupement Mvog-Amougou II qui comprend 10 chefferies de 3? degr?. Ces notabilit?s coutumi?res ont fait de moi le porte-parole du Groupement et le pr?sident du Comit? de d?veloppement du Groupement.Dans le cadre des activit?s dudit Comit? de d?veloppement, nous avons jug? utile de lancer un festival d?nomm? ?Festival Sports Vacances Culture Tourisme?. Ce festival a plusieurs objectifs. Le premier: rassembler la jeunesse pendant la tr?ve scolaire et inciter cette jeunesse ? mener des activit?s saines loin de certains fl?aux que nous avons observ?s dans quelques contr?es du Groupement.Second et troisi?me objectifs: l??mulation sportive et la rencontre de tous ces jeunes en vue du raffermissement des liens de solidarit? entre jeunes et parents. Il est ?galement question de ressourcer nos jeunes en mettant un accent particulier sur notre identit? culturelle et nos traditions.Le Festival comprend de nombreuses activit?s. Je citerai les danses et la gastronomie traditionnelles, des rites et coutumes tels que pratiqu?s anciennement et la promotion des sites touristiques de notre Groupement. Je parle notamment du point de rencontre de deux grands fleuves, la Mefou et le Nyong. C?est un lieu de spectacle qu?il faut visiter. La particularit? ?tant que sur environ cinq kilom?tres, les deux cours d?eau ne se m?langent pas.Dans le cadre de ce festival qui est en cours, l?on a vu des choses perdues de vue depuis des lustres dans notre contr?e. Je parle sp?cifiquement de l?accueil qui a ?t? r?serv? ? monsieur le pr?fet du d?partement de la Mefou-et-Afamba repr?sent? par l?un de ses adjoints. Celui-ci a ?t? port? sur une chaise ? porteurs traditionnels. C?est l?une des images fortes de la c?r?monie d?ouverture du festival que nous comptons reproduire lors de la cl?ture. Il faut relever que tous les invit?s install?s ? la tribune officielle ont d?gust? des plats traditionnels. Ceux qui ?taient l? ont pu voir un b?ton de manioc qui mesurait plus de 30 m?tres.Par la m?me occasion, nous avons int?gr? des danses et des sports traditionnels tels que le Ngueg, le Ngneng?Nous sommes ouverts au monde, c?est vrai. Mais nous sommes Africains et nous pensons que nos jeunes doivent ?tre impr?gn?s de nos traditions.? vous ?couter, l?on a relev? trois verbes dans vos propos. Vous avez parl? de ?rena?tre?, ?retremper? et de ?ressourcer?. Si l?on s?en tient aux sens premiers de ces verbes, l?on devine ais?ment que vous entendez impulser une nouvelle dynamique au sein du Groupement Mvog-Amougou II. Confirmez-vous cela?Vous ne vous ?tes pas tromp?s. Il s?agit bien d?un nouvel essor, tant il est vrai que, ant?rieurement, nous nous contentions juste d?un championnat de football. Cette fois, nous avons ajout? les aspects culturel et touristique, afin de permettre au Groupement Mvog-Amougou II de retrouver une visibilit? sur la sc?ne nationale et internationale. Ceux qui interpr?tent votre enthousiasme ? la t?te du Comit? de d?veloppement du Groupement Mvog-Amougou vous pr?tent, ? tort ou ? raison, d?autres intentions. Que leur r?pondez-vous?Vous savez, quelqu?un disait que ceux qui sont actifs ont en face d?eux trois cat?gories de personnes: ceux qui veulent faire la m?me chose ; ceux qui ne peuvent pas la faire et ceux qui ne veulent rien du tout. J?ai vu beaucoup de choses partout o? j?ai servi, que ce soit ? l?Ouest, au Centre, au Sud, au Littoral, ? l?Extr?me-Nord ou encore dans l?Adamaoua. J?ai acquis beaucoup d?exp?rience ; et c?est cette exp?rience que j?entends mettre au service du Groupement Mvog-Amougou II. En tant que pr?sident du Comit? de d?veloppement, quelle est votre astuce dans une contr?e r?put?e ?tre la plus peupl?e de l?arrondissement de Mfou?Il se trouve que je suis accessible. Ma porte est largement ouverte. Je re?ois, au bas mot, une centaine de personnes toute la journ?e quand je suis au village. Quand les moyens me le permettent, j?aide ceux qui sont dans le besoin. Derni?rement, j?ai offert deux motos ? deux paroisses catholique et protestante. Parfois, j?apporte ma modeste contribution ? quelques familles endeuill?es.Nous avons commenc? nos activit?s en janvier 2023. Mais, d?s novembre de la m?me ann?e, nous avons r?fectionn? le pont sur la rivi?re Mba?a. Cela a permis la viabilisation des deux voies d?acc?s dont dispose notre Groupement. Nous avons, pour cela, mobilis? pr?s de 200 jeunes qui, en moins de deux heures, ont rendu la circulation fluide.Par ailleurs, nous avons particip? ? toutes les activit?s li?es au 11 f?vrier, au 8 mars, au 20 mai. Des activit?s agropastorales ont ?t? ?galement men?es avec le d?frichage des parcelles de for?t pour faire de nouveaux champs. Pour reparler, si vous le voulez bien, du Festival Sports Vacances Culture Tourisme?, quelles sont les derni?res actualit?s de cet ?v?nement?Mon ?pouse et moi y avons mis nos ?conomies ? hauteur d?un million FCFA comme caution. Nous nous r?jouissons de l?affluence observ?e lors des rencontres sportives au stade de l??cole publique de Ndangueng II. Les ?quipes viennent de Mbalmayo, de Yaound? et d?ailleurs. Cela prouve que les jeunes ont adh?r? ? l?id?e et nous en sommes particuli?rement fiers. Nous allons sortir de cet entretien. Quel message lancez-vous ? l?endroit de ceux qui vous lisent?Un vibrant appel ? tous les natifs du Groupement Mvog-Amougou II. Que toute l??lite et les forces vives viennent s?associer ? nous afin que notre contr?e soit plus forte. Mr le Pr?sident, merci d?avoir r?pondu ? nos questionsC?est moi qui vous remercie. Et j?encourage votre label m?diatique ? accompagner les communaut?s, comme il l?a toujours fait. Propos

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Nouveau mouvement populaire (NMP) : l??veil de conscience avant la bataille ?lectorale

Les sympathisants et les adh?rents de ce parti politique se r?unissent ? Douala la semaine prochaine ? l?effet d?am?liorer leur strat?gie en vue des ?ch?ances ? venir. ?Pour une action exceptionnelle de Dieu, P?re universel de tous, en faveur du Cameroun?. C?est sous ce th?me que se tient le troisi?me congr?s national du Nouveau mouvement populaire les 10 et 11 aout prochain dans la ville de Douala. Selon le ?document introductif? de cette rencontre, ce sera l?occasion pour les adh?rents, les sympathisants et autres de r?fl?chir sur un contexte politique, g?opolitique et global. Il sera ?galement question d’analyser des rapports de forces et tout ce qui peut en d?couler ; d’?valuer un chemin, un parcours trac?. Dans le m?me sens, les participants ? ce congr?s devront faire le point des capacit?s de l?organisation, afin d’anticiper sur la n?cessaire correspondance entre les mentalit?s, les comportements et le Projet de changement. Des th?matiques telles que ?la famille? seront ainsi abord?es pour se r?approprier l’importance de cette cellule sociale en crise au Cameroun depuis plusieurs ann?es. Dans le m?me sens, les leaders du MNP vont, une fois encore, saisir l’occasion pour rappeler les grandes lignes du panafricanisme. ?Dit plus concr?tement, il s?agit de constater qu?alors que tous les Africains veulent le changement, veulent changer les conditions socio-historiques de leur existence, la condition g?opolitique de leur continent, tr?s peu sont dispos?s ? payer le prix correspondant. Ceci, bien s?r, en termes de changement de mentalit?s, de comportements, etc. Ils veulent, h?las, des changements de fa?ade ? la suite desquels tout continuera comme avant. Ils ne veulent, ni se payer, encore moins s?imposer la cure de mentalit? qu?exige la transformation sociopolitique du continent. Ils ne r?ussissent ? s?entendre sur rien, y compris sur l?essentiel, pourtant absolument n?cessaire. Ils se combattent f?rocement entre eux et se plaisent ? inviter, de mani?re plus ou moins explicite, l??tranger ? venir g?rer leurs contradictions. Ils ne savent pas, pour certains, et refusent pour d?autres, d?articuler leurs int?r?ts individuels et singuliers avec le bien commun, avec l?int?r?t g?n?ral. Or, le changement, quant ? lui, n?est possible que si, les conditions objectives et les conditions subjectives de son av?nement sont r?unies?, lit-on dans le ?document introductif? dudit ?v?nement. Joseph Julien Ondoua Owona

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Collecte des ordures m?nag?res: le business social de trois adolescents ? Douala

? Douala, pendant les grandes vacances, Luc, Martial et Vald?s aident les m?nages ? se d?barrasser de leurs ordures m?nag?res en ?change de quelques pi?ces de monnaie. Zoom sur le quotidien de ces trois adolescents ?g?s entre 14 et 16 ans. Mak?p? Missok? et Bepanda sont quelques quartiers bien connus des trois adolescents. Ces ?l?ves, actuellement en vacances, y entreprennent une activit? ?conomique: le ramassage des ordures m?nag?res. La journ?e de travail commence ? 8 heures du matin. Tels des professionnels, ils patrouillent dans la quasi-totalit? des domiciles situ?s dans ces deux quartiers de la ville de Douala. Les intemp?ries ne semblent pas les d?courager.?Lorsqu?il pleut le matin, on fait le ramassage uniquement dans la soir?e. Et s’il ne pleut pas, on travaille le matin et le soir?, apprennent-ils. Rencontr?s ce jeudi 1?? ao?t 2024 au quartier Missok?, arrondissement de Douala 5?, ils sont v?tus de culottes de couleur noire et de T-shirts rouges (Luc et Martial) et jaune (Vald?s). Ils chaussent des modestes sandales, vulgairement appel?es ?gommes?. Dans leurs mains, ils tiennent r?teau, pelle ronde et sac vide usag? dans lequel ils enfouissent les ordures collect?es. Un tricycle contenant d?autres sacs d?ordures m?nag?res n?est jamais loin. Cet engin ? trois roues permet de se d?placer en transportant les d?chets collect?s dans chaque maison. Pourquoi les trois camarades de classe d?cident de se lancer dans cette activit?? Parce que, ?depuis un certain temps, la soci?t? charg?e de la collecte desdites ordures ne passe pas dans certains quartiers. Lorsqu?on se renseigne et trouve que dans un quartier de la ville, elle a fait des semaines sans y travailler, nous allons proposer nos services?, explique Martial. Ensuite, ?lorsque nous portons les poubelles, nous partons les verser dans les points o? cette soci?t? a plac? des bacs ? ordures?, ajoute-t-il. Ils facturent leurs services en fonction de ?la quantit? des ordures?, pr?cise Luc. ?Les co?ts varient entre 100 et 500 FCFA?, fait-il savoir. Le tricycle appartient ? celui qui se fait appeler « P?re Watt ». Il leur loue l?engin pour la journ?e, ? un prix non d?termin?. ?Nous ne gagnons pas grand-chose. C?est en fonction de ce que nous avons travaill? que nous payons le propri?taire. ?tant donn? que c?est lui qui met le carburant?, lance Vald?s. Pour les populations du quartier Makepe Missok?, c?est un ouf de soulagement. ?Depuis que ces enfants ont commenc? cette activit?, les moustiques ont diminu?. Ils vident mes poubelles et je les r?mun?re. ?tant donn? que la structure qui doit faire ce travail ne passe pas r?guli?rement, ils sont pour nous une manne tomb?e du ciel?. ? la fin de la journ?e, les trois mousquetaires peuvent rentrer avec une somme de ?2000 ou 3000 FCFA? en poche, r?v?le Martial. Bien que l?activit? ne soit pas tr?s rentable, Martial, Luc et Vald?s parviennent quand m?me ? tirer leur petite ?pingle du jeu. C’est, pour eux, un moyen de se rendre utile ? la soci?t?. Joseph Julien Ondoua Owona

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Jeux Olympiques: la marque de l?histoire de l?Afrique s?impose

Une seule question: que manque-t-il ? l?Afrique pour organiser les Jeux Olympiques? ?L?explication est simple, r?sume Mustapha Berraf. Dans les colonnes du quotidien fran?ais Le Monde du 30 juillet 2024, l?Alg?rien, pr?sident de l?Association des comit?s nationaux olympiques d?Afrique, poursuit: ?les moyens infrastructurels ne sont pas ? la hauteur?. Voil? pourquoi, depuis leur cr?ation en 1896, l?organisation du plus grand ?v?nement sportif du monde est un privil?ge que l?Afrique n?a jamais eu l?occasion de s?offrir. Depuis toujours, les Jeux Olympiques dessinent une carte dont les contours n?approchent gu?re le continent africain. Ils ne cessent d?exprimer les aspirations culturelles, ?conomiques et politiques des nations dites puissantes.Maintenant, ?largissons la focale. Dans un premier temps, des impressions v?hicul?es par lesdites nations dessinent les ?l?ments de contexte et les impond?rables anthropologiques. Ces rep?res sont autant d?appuis dont on se sert pour valider le point de blocage. L?ensemble du panorama et des exp?riences montre bien que des imaginations sont ? l??uvre. ? ce titre, il est ?vident que si en Afrique le potentiel est l?, les points de blocage demeurent toujours les m?mes, ? savoir des syst?mes ?conomiques flottants, un d?ficit chronique d?infrastructures suffisantes et de capacit?s humaines ? organiser les Jeux Olympiques. Il se dit qu?en Afrique, le retard accumul? dans les services publics ou collectifs ou encore la planification dessine des besoins d?investissement immenses auxquels les pays ne peuvent pas facilement faire face. Du coup, au sein du Comit? international olympique (CIO), l?Afrique n?est pas le continent que l?on pense en premi?re instance.Dans ces conditions, tous les domaines du droit ressortent comme faibles, incertains et instables. Avec un peu de recul, on per?oit qu?il s?agit l? d?une injustice, avec des d?cisions du CIO s?exprimant souvent sous un angle ?trange pour ceux qui ont l?habitude de la rationalit?. De mani?re tr?s op?rationnelle, les nations dites puissantes maintiennent leurs cadres de pens?e avec vivacit?, en travaillant sur les r?gles afin de structurer et de l?gitimer le hors-jeu de l?Afrique. Cette strat?gie d?action conjointe, qualifiable ? certains ?gards d?influence, a toujours exist?. Cela explique que ces derni?res ann?es, les vents de l?organisation des JO furent plus favorables aux pays europ?ens, am?ricains ou asiatiques.Or, la marque de l?histoire de l?Afrique aux JO s?impose. Cela doit ?tre compl?t? par un combat t?nu pour imposer, au niveau du CIO, une autre carte du monde que celle qui tra?ne dans les manuels occidentaux d?histoire et de g?ographie. Il s?agit, pour l?Afrique, de mobiliser sa culture du combat pour s?ouvrir des perspectives plus sereines, correctement ?tablies, suffisamment ?tay?es et articul?es au sein du CIO. ? moins de retomber dans l?illusion des promesses non tenues et dans l?orni?re des projets qui ne se r?alisent pas, l?effort premier doit se consacrer et se concentrer sur l??laboration des situations. Ce travail d??valuation appelle des op?rations centrales de formulation des questions. Le pari est bien d?accompagner ce mouvement d?s aujourd?hui pour parvenir ? dessiner des horizons diff?rents. La n?cessit? d?une telle strat?gie ? l??chelle du continent permet d??valuer la concurrence r?elle qui n?est pas si significative que cela. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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