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Organisation de la coop?ration islamiste : Yaound? accueille le Conseil des ministres

La 50? session dudit conseil se tient finalement les 29 et 30 ao?t 2024 au palais des Congr?s de la capitale camerounaise. C?est confirm?. Le Cameroun va enfin organiser la 50e session du Conseil des ministres l?Organisation de la coop?ration islamique sur son sol. L?information est relay?e sur la page Facebook officielle du minist?re des Relations ext?rieures du Cameroun (Minrex). ?En cette ann?e du cinquantenaire de l?adh?sion du Cameroun ? l?Organisation pour la coop?ration islamique (OCI) depuis juin 1974, le Cameroun a l?honneur d?accueillir la 50? session du Conseil des ministres des Affaires ?trang?res (CMAE). Cet ?v?nement se d?roulera du 29 au 30 ao?t 2024 au palais des Congr?s de Yaound? (Cameroun)? lit-on sur le mur du d?partement minist?riel dirig? par Lejeune Mbella Mbella. En pr?paration ? cet ?v?nement, une r?union pr?paratoire des hauts fonctionnaires de l?organisation internationale s?est tenue ? Djeddah, en Arabie Saoudite, ce 4 aout 2024. A l?occasion, son Excellence Hissein Brahim Taha, secr?taire g?n?ral de l?OCI adresse ?ses sinc?res f?licitations? ? la R?publique du Cameroun pour la pr?sidence de la cinquanti?me session du Conseil des ministres des Affaires ?trang?res, apprend-on du site internet de l?organisation (new.oic-oci.org).Parmi les diff?rents sujets ?voqu?s lors de cette rencontre, il y a les efforts et les initiatives de l?OCI concernant la situation en Afghanistan, au Jammu et au Cachemire; l?instauration de la paix, de la s?curit?, de la stabilit? et du d?veloppement dans toutes les r?gions de l?OCI; la d?fense des droits des communaut?s et des minorit?s musulmanes dans les pays non membres; et les activit?s humanitaires de l?OCI. Il souligne les efforts d?ploy?s pour accueillir une conf?rence internationale de donateurs au secr?tariat g?n?ral ? Djeddah en octobre, afin de mobiliser des ressources pour aider ? relever les d?fis auxquels sont confront?s les r?fugi?s et les personnes d?plac?es dans le nord-Est du Nigeria, au lac Tchad et dans la r?gion du Sahel. Autant de sujets qui pourront faire l?objet des d?bats lors des assises de Yaound?. ReportAvant le report, puis la confirmation pour la fin de ce mois, Lejeune Mbella Mbella avait re?u les ambassadeurs des pays membres de l?OCI bas?s en Afrique du Nord et du Sud du Sahara. Parmi eux, il y avait, le Gabon, le S?n?gal, l?Alg?rie, le Niger, la C?te d?Ivoire, le Tchad et le Nig?ria. L?audience collective tenue le 1?? juillet dernier avait servi de cadre d??change sur les diff?rents enjeux, les th?matiques et autres sujets relatifs ? cette session. ? chacun de ses h?tes, le ministre des Relations ext?rieures avait remis une invitation adress?e ? leur pays.

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Affaire Glencore: sus ? la r?tention de l?information

S?appuyant sur la m?moire de ce qui a pr?c?d?, l?opinion publique camerounaise dialogue avec elle-m?me. Avec son ?me rendue triste par l?affaire Glencore, cette opinion publique nourrit son ?coute, anticipe sur ce qui va suivre. Le 10 septembre 2024, les oreilles des Camerounais seront tourn?es vers le Tribunal de Westminster. La juridiction londonienne va statuer sur cette orgie malsaine, hors du commun par ses proportions d?mesur?es et ses ramifications. La perspective ainsi ouverte a, entre autres caract?ristiques, d??tre assise sur un horizon ?triqu? et ?largi ? la fois. C?est d?sormais clair: l?affaire Glencore d?veloppe encore un peu plus ce qu’il en est des grandes affaires et des secrets dont on parle depuis des d?cennies. Avec l’avantage qu?elle ?tale les aveux du g?ant minier anglo-saxon. Ces aveux, ce sont de pr?cieuses informations avec des faits, des dates, ce qu’on dit sur le sujet, ce qu’on a pens?, ce qu’on ne dit plus, etc. De quoi permettre une petite compr?hension du n?goce du p?trole ? l??chelle internationale. Le tout soutenu par des sp?cialistes qui l?vent le voile sur un monde souvent fantasm?, qui ouvrent des fonds d’archives m?connus et qui pr?sentent des anecdotes inattendues jalonnant cette histoire de l’ombre.Au Cameroun, o? l?opinion publique r?clame les t?tes de ceux qui, entre 2011 et 2018, ont per?u pr?s de sept milliards FCFA de Glencore, les esprits ne veulent plus s??parpiller dans le secret. Tous ceux qui ont touch? cet argent doivent ?tre expos?s au pilori des places publiques. Le peuple exprime cela de la mani?re suivante: fini le secret qui a longtemps pr?valu dans les affaires du p?trole camerounais et voici venu le moment de la transparence. Dit simplement, il s?agit d?inaugurer enfin l??re de l?information qui va au-del? du cercle des dirigeants. Pour le peuple camerounais, il s?agit surtout de disposer de toutes les informations possibles et imaginables sur les noms. Que les noms de ceux qui ont ?t? de m?che avec Glencore soient d?ment r?pertori?s, livr?s ? l?opinion publique en temps et en heure, avec un degr? tr?s ?lev? de fiabilit?. Cela r?sonne comme un appel ? se d?tourner des mensonges au sommet, des barbouzeries et autres affaires politico-financi?res qui, souvent, donnent au citoyen des raisons de douter, de croire que la v?rit? est ailleurs.Sans c?der au complexe du « tous coupables ou tous pourris » dans l?affaire Glencore, le peuple camerounais refuse l?information incompl?te, qui peut ? la fois signifier une information imparfaite, une information fausse ou une information manipul?e. Oui, avec cette satan?e affaire Glencore, et au-del? des l?gendes et des proc?s faits au s?rail, le peuple camerounais veut en finir avec l?obligation de secret qui interdit ? ceux qui disposent, en raison de leurs fonctions, d?informations confidentielles privil?gi?es, de les exploiter pour leur propre compte ou pour le compte d?autrui et de les communiquer ? des fins autres, ou pour une actualit? autre que celles aux raisons desquelles ils les d?tiennent. Il faut reconna?tre que cette demande de transparence de la part des Camerounais est largement l?gitime, particuli?rement en ce qui concerne les chemins emprunt?s par l?argent de leur p?trole! Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Exigences de la vraie ind?pendance

Pour certains Fran?ais, la colonisation fut une chose positive. Ils sont persuad?s que leurs anc?tres auraient cr??, en Afrique, des routes, ?coles, dispensaires et chemins de fer. ?Arracher la vraie ind?pendance, laquelle ind?pendance devrait rimer avec responsabilit?et amour de la patrie, telle est peut-?tre la mission de notre g?n?ration. Pour r?ussir une telle mission, il est n?cessaire que les souverainistes africains soient clairs, vrais et cons?quents avec eux-m?mes. Cela veut dire rompre avec la duplicit?, la na?vet? et l?amusement sans fin, s?occuper vraiment du peuple en mettant ? sa disposition les infrastructures les plus ?l?mentaires, s?appuyer comme la R?publique Centrafricaine, le Burkina, le Mali et le Niger sur un alli? fort et craint pour se d?barrasser de ceux qui nous pourrissent la vie depuis 1960? En effet, l?agriculture, sur laquelle reposerait le succ?s de certains pays, n?a jamais ?t? motoris?e. Les travaux champ?tres se font toujours avec la machette ou la daba.Ceux qui ont ?tudi? ? l’?cole occidentale n?ont jamais ?t? capables de fabriquer un v?lo ou une aiguille. Quand une machine tombe en panne, il faut payer le billet d?avion, aller-retour, du Blanc pour qu?il vienne la r?parer. Dans l?administration comme ? l??cole, on n?utilise que les langues du Blanc (fran?ais, anglais, portugais). Certains N?gres sont fiers de faire leur th?se sur les penseurs occidentaux, oubliant que ces penseurs ont r?fl?chi et ?crit sur les probl?mes de leur temps et milieu. Ils sont heureux de citer G?rard Genette, Emmanuel Kant, ?mile Durkheim, Kelsen Hans, John Maynard Keynes; mais ils ont honte de parler des travaux de Tchundjang Pouemi, de Jean-Marie Adiaffi, de Mongo Beti, de Cheikh Anta Diop, de Ngugi Wa Thiong?o ou de Joseph Ki-Zerbo. Ces ?peaux noires, masques blancs?, ont oubli? que s?ouvrir ? l?ext?rieur ne signifie pas n?cessairement se renier, que ?rien n?est plus ali?nant qu’une image de soi et de sa place dans le monde qui se nourrit des d?sirs et du discours des autres? (Aminata Traor?) et que ?ce n?est qu?en enfon?ant ses racines dans la terre nourrici?re que l?arbre s??l?ve vers le ciel?. (Birago Diop). Dans d?autres domaines, les choses ont carr?ment empir?: les h?pitaux, o? il faut payer avant d??tre consult? et soign?, sont devenus des mouroirs, les houphou?tistes autoproclam?s n?ont pas emp?ch? que les grandes ?coles et avenues de Yamoussoukro tombent en ruine; les internats n?existent plus dans notre pays et peu de nouveaux coll?ges ont ?t? ajout?s ? ceux laiss?s par le colon. Ceux qui ont gouvern? la France depuis 1960 s?entendent bien avec les nouveaux dirigeants dont les biens mal acquis (propri?t?s, voitures luxueuses, comptes bancaires) en France se chiffreraient en centaines de millions d?euros, si l?on en croit l?enqu?te de Fabrice Arfi de ?Mediapart?. L?Alg?rie aurait d?j? r?cup?r? une bonne partie de ces biens mal acquis. ?Nous te laissons d?poser ici l?argent vol? ? ton peuple. Tu nous en donnes un peu pour nos campagnes ?lectorales et nous ferons tout pour que tu conserves le pouvoir dans ton pays. Tant que tu sers nos int?r?ts, tant que tu es favorable au franc CFA et au maintien de nos bases militaires en Afrique, tu peux te soigner ici avec ta famille, tu peux m?me briguer un troisi?me mandat?, voil? comment raisonnent les successeurs du colon quand ils s?adressent ? nos pantins de pr?sidents; et voil? qui montre que la France est toujours parmi nous, avec nous et contre nous. Pourquoi ne s?en alla-t-elle jamais? Pourquoi s?agrippe-t-elle tant ? nos pays? Pourquoi refuse-t-elle de nous l?cher? Parce qu?elle deviendrait rapidement plus pauvre que le Portugal dont les ressortissants sont d?sormais oblig?s d?aller chercher du travail ? Luanda.Pour survivre, pour faire partie des grandes nations, la France a besoin de mettre ? la t?te de nos pays des hommes de paille, des b?ni-oui-oui, dont la mission premi?re est de l?aider ? piller nos richesses. Les insoumis comme Ruben Um Nyob?, F?lix-Roland Moumi?, Sylvanus Olympio, Thomas Sankara ou Modibo Ke?ta furent assassin?s ou renvers?s avec l’aide de certains Africains indignes et stupides. Ainsi fonctionne la fameuse Fran?afrique dont le Togolais Kofi Yamgnane semble avoir donn? la meilleure d?finition lorsqu?il parle de ?relations bilat?rales incestueuses entre certains chefs d??tat africains et le chef de l??tat fran?ais, relations qui pr?sentent de multiples facettes: le soutien ou la tol?rance vis-?-vis de r?gimes politiques dictatoriaux, parfois install?s par le gouvernement fran?ais lui-m?me, malgr? le rejet de la majorit? des habitants; les circuits mafieux d?argent; le d?ni de l?Histoire; des politiques de solidarit? qui s?effritent; des interventions militaires improvis?es et l?absence totale de respect des peuples africains et de leurs dirigeants?. (cf. ?Afrique. Introuvable d?mocratie?, Paris, ?ditions Dialogue, 2013). Cette histoire de ?Je pars mais je continue ? agir dans vos pays ? travers mes marionnettes? dure depuis 64 ans. Et aucun changement positif n?est intervenu dans la vie des populations. En revanche, les pseudo-ind?pendances ont enrichi la France et ses esclaves. Et cette richesse gagn?e sur le dos du peuple donne ? ces derniers l’illusion qu?ils sont importants et qu?ils ont r?ussi. Or peut-on fanfaronner, faire de grands discours sur la souverainet?, se pavaner dans de grosses cylindr?es, se donner des titres quand tout vous ?chappe et que ce sont d?autres, l?ancien colonisateur en l?occurrence, qui contr?lent votre ?conomie, votre monnaie, votre sant?, votre ?ducation, votre arm?e et m?me votre politique? Non, nos pays ne sont pas encore ind?pendants et seuls des inconscients peuvent danser et se r?jouir le jour o? De Gaulle nous octroya ces fausses ind?pendances, car ?tre ind?pendant, c’est avoir la libert? de nouer des relations avec qui on veut, disposer de sa propre monnaie, ne pas avoir une arm?e ?trang?re sur son sol, d?cider par soi-m?me et pour soi-m?me. Certains soutiennent que, en 1960, nous avons arrach? l?ind?pendance politique. Ce n?est pas vrai pour tous les individus qu?on appelle abusivement ?p?res de la nation?. Hormis Ahmed S?kou Tour? qui refusa que la France continue ? contr?ler la Guin?e, les autres ne voulaient pas couper le cordon ombilical avec la France. Senghor, l?un d?entre eux, ?tait ouvertement hostile ? l?ind?pendance comme le

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Gilbert F. Houngbo et Luiz In?cio Lula da Silva : la justice sociale est la meilleure des politiques

Respectivement onzi?me directeur g?n?ral de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et pr?sident de la R?publique f?d?rative du Br?sil (depuis 2023), militent en faveur d’un m?me niveau d’engagement pour une transition ?nerg?tique juste et des r?gles commerciales plus ?quitables.Il est facile d’?tre pessimiste en ces temps difficiles et incertains. L’instabilit? augmente et les conflits se d?roulent tous les jours sur nos ?crans. La reprise ?conomique post-Covid s’av?re in?gale et in?quitable. Les femmes et les plus pauvres b?n?ficiant le moins des gains r?cents. M?me si l’on peut s’attendre ? ce que le taux de ch?mage moyen mondial diminue l?g?rement cette ann?e, passant de 5% en 2023 ? 4,9% selon les projections, des d?ficits persistants subsistent en mati?re de travail d?cent.Par exemple, seulement 45,6% des femmes en ?ge de travailler (15-64 ans) ont un emploi d?clar?, contre 69,2% des hommes. Dans les pays ? revenu ?lev?, les femmes ne gagnent toujours que 73 cents en moyenne pour chaque dollar gagn? par les hommes. Dans les pays ? faible revenu, ce chiffre tombe ? 44 cents. Crise climatiqueDans le m?me temps, la crise climatique continue de faire des ravages sur la plan?te et les communaut?s vuln?rables. Les douze derniers mois ont ?t? les plus chauds jamais enregistr?s, ce qui a eu des r?percussions consid?rables sur la vie, les moyens de subsistance et la sant? de milliards de personnes. ? elle seule, la chaleur excessive touche 2,4 milliards de personnes – soit 70% de la population active mondiale. Elle tue pr?s de 19 000 travailleurs chaque ann?e.En outre, en raison des s?cheresses et d’autres facteurs, la faim continue de s’?tendre et les besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits. Les fruits du d?veloppement semblent de plus en plus avoir ?t? accapar?s par une poign?e de privil?gi?s. Et comme si toutes ces ?volutions ne suffisaient pas, les guerres et les conflits qui ont d?j? co?t? la vie ? des millions d’innocents semblent s’?tre enracin?s. Il n’y a pas de raison qu’il en soit ainsi. Une bien meilleure approche du d?veloppement, de l’action climatique et de la gouvernance mondiale serait ax?e sur la justice sociale. Ce principe est la cl? d’un monde meilleur et plus ?quitable. C’est le fil conducteur de l’Agenda 2030 pour le d?veloppement durable des Nations unies. Mais il est g?n?ralement formul? de mani?re abstraite, plut?t que comme un objectif politique concret.C’est ce qui doit changer. La justice sociale doit ?tre poursuivie avec la m?me urgence et le m?me niveau d’engagement qu’une transition ?nerg?tique juste et des r?gles commerciales plus ?quitables. Ces objectifs sont en fait interd?pendants, car les progr?s r?alis?s sur chacun d’entre eux nous aideront ? progresser sur les autres. Nous ne pouvons pas parvenir ? la justice sociale si nous ne prot?geons pas les travailleurs et les entreprises des effets d?l?t?res du changement climatique. Nous ne pouvons pas avoir un commerce durable si les emplois dans les usines et le long des cha?nes d’approvisionnement ne sont pas d?cents, avec des garanties professionnelles de base et des salaires d?cents. Nous ne pouvons pas garantir que nos soci?t?s resteront pacifiques si les individus ne sont pas en mesure de subvenir ? leurs besoins et ? ceux de leur famille gr?ce ? leur travail. De m?me, il ne peut y avoir de prosp?rit? sans paix, et les guerres sont souvent enracin?es dans la pauvret?, la d?gradation de l’environnement et d’autres manifestations d’injustice. PolitiquesMais pour progresser dans l’un ou l’autre de ces domaines, nous aurons besoin de politiques plus solides pour promouvoir l’?galit?, les droits et l’inclusion sur les march?s du travail et au-del?. Cela signifie qu’il faut garantir l’?galit? d’acc?s ? des emplois d?cents, ? des soins de sant? et ? une ?ducation de qualit?, ? des formations qualifiantes et ? l’apprentissage tout au long de la vie, ainsi qu’? un environnement s?r et sain.Pour que la demande de justice sociale devienne r?alit?, il faut mobiliser tous ceux qui croient au pouvoir de la collaboration, de la coop?ration, du dialogue social et du multilat?ralisme. La Coalition mondiale pour la justice sociale, qui a tenu son forum inaugural ? Gen?ve en juin dernier, en est un parfait exemple. Plus de 300 partenaires ont d?j? rejoint cette initiative qui rassemble des gouvernements, des organisations d’employeurs et de travailleurs, des organisations internationales onusiennes et r?gionales, des banques r?gionales de d?veloppement, des entreprises, des ONG et des institutions acad?miques, convaincus que des politiques v?ritablement inclusives doivent ?tre mises en ?uvre ? tous les niveaux de gouvernance ? mondial, r?gional, national et local. Engagements internationauxNous nous trouvons ? un moment historique. L’ann?e prochaine, la communaut? mondiale aura l’occasion de faire progresser l’objectif de la justice sociale lorsque les Nations unies organiseront le deuxi?me sommet mondial pour le d?veloppement mondial pour le d?veloppement social. L’objectif est d’aider tous les pays ? aligner leurs efforts sur les engagements internationaux, y compris ceux inscrits dans les objectifs de d?veloppement durable. Les gouvernements et les dirigeants de la soci?t? civile auront l’occasion d’?uvrer pour que chacun puisse b?n?ficier de protections sociales ad?quates et universelles et que toutes les personnes et les communaut?s soient dot?es des comp?tences, de l’?ducation et des connaissances dont elles ont besoin pour faire face aux grandes transitions ?conomiques et aux bouleversements mondiaux. Nous nous engageons ? faire notre part et ? agir en tant que vecteur de progr?s, par l’interm?diaire de la Coalition mondiale pour la justice sociale, lors du sommet mondial et au-del?. Nous invitons d’autres personnes ? nous rejoindre. L’avenir ne doit pas n?cessairement ressembler au pr?sent, mais ce sera le cas si nous n’adoptons pas un nouvel ?tat d’esprit, ax? sur des priorit?s politiques qui incarnent la qu?te de la justice sociale.

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Infrastructures scolaire : l’offre ? la pelle dans la capitale

? Yaound?, plusieurs personnes investissent dans la construction des ?tablissements scolaires. Le cas dans quelques bourgades du 4? arrondissement. 14 juillet 2024, les populations de la petite localit? de Toutouli dans le sud de la capitale sont convi?es ? l’ouverture d’un nouveau complexe scolaire. B?tie sur plus de 5000 m?, la construction de cet ?tablissement va ?viter aux enfants de cette zone de parcourir de longues distances pour aller ? l’?cole. Les parents ne d?penseront plus en carburant. Des ?conomies pour tous d?s septembre 2024. Alfred Mbassi, dont les enfants ?taient r?guli?rement inscrits dans un coll?ge ?loign?, a d?sormais une bou?e de sauvetage. ?Maintenant, je ne d?pense plus pour payer le transport. Plus encore, cela me fait des ?conomies de pr?s de 120.000 FCFA au moins par an. Ce qui me permet de faire d’autres investissements?, affirme le parent.Non loin de l?, on trouve une ?cole priv?e. Cela fait un an ? peine que l’?tablissement a vu le jour. Et Justin, le promoteur, a d?cid? de lui faire subir une cure de jouvence et dans le m?me temps d’ajouter la section secondaire pour en faire un complexe scolaire. La grande interrogation est de savoir si ce dernier a une autorisation, au vu de l’empressement et la c?l?rit? des travaux. L?un de ses lieutenants murmure: ?Quelqu’un ne peut pas investir dans le social et ?tre d?rang?. Il peut construire et avoir les papiers apr?s?.Cette prolif?ration d’?tablissements scolaires est bienvenue pour Mani Etoungou. Il dit avoir trop souffert dans son enfance. ?On partait du quartier Barri?re pour Messamendongo ? pr?s de 3 km. Ce manque d’?tablissements ne m’a pas permis d’?tudier normalement?, r?v?le Mani, employ? de la mairie de Yaound? 4? et originaire du quartier Barri?re. Andr? Gromyko Balla

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Accidents : de quelle ?uvre ont ils

Regards sur les r?sultats du viol de la loi au rond-point de la Poste centrale de Yaound?. Si l?on regarde dans le r?troviseur de l?ann?e ?coul?e, l?image que renvoie le rond-point de la Poste centrale n?est pas suffisamment rassurante. En effet, selon les donn?es compil?es par le Ceema, le site a commenc? 2023 pieds au plancher: 81 accidents en moyenne tous les mois. En 2024, informe encore le Ceema, le chiffre est rest? constat, malgr? la mobilisation des forces de l?ordre. ?On dirait que la multiplication des attitudes accidentog?nes et l?aggravation continue des normes et des sanctions p?nales pr?sentent de plus en plus le caract?re d?un jeu pervers au rond-point de la Poste centrale?, traduit Diane Yemele. Pour l?experte en s?curit? routi?re, bien que les conducteurs soient verbalis?s et poursuivis, ces mesures, dont l?application concr?te est incertaine et disparate, n?ont pas produit totalement les effets attendus. Selon Anselme Tchounkeu, le probl?me devrait se lire ailleurs. ?Si l?on ne fait pas respecter le 50 km/h en ville, c?est donc qu?il n?est pas respectable ? cet endroit! Cela renforce l?usager, convaincu de la qualit? sup?rieure de sa conduite, dans son app?tence ? s?affranchir du respect des r?gles?, peste le promoteur d?auto-?cole. Il postule que plus de 90% d?accidents ? cet endroit sont li?s ? une erreur de l?usager, analys?e comme une faute en r?f?rence au Code de la route. Bien plus, dit Anselme Tchounkeu, l?accidentologie au rond-point de la Poste centrale de Yaound? ne dit qu’une chose: ?elle n’a pas explos?, mais que les comportements civiques se d?gradent et que c’est l? qu’il faut agir?. Il en est des accidents de carrefours comme de tous les autres types d’accidents: on s’est habitu? depuis longtemps ? leur survenue et en cons?quence, on s’est abstenu de r?fl?chir suffisamment concr?tement aux causes?, appuie Diane Yemele. Ces causes sont de divers ordres: ?le non-respect des priorit?s et le non-respect des distances. ? noter ?galement les longues et inconfortables travers?es pi?tonnes et le fait que le rond-point de la Poste centrale est utilis? comme zone de d?pose-minute pour taxis?. Jean-Ren? Meva’a Amougou

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Rond-point de la Poste centrale : le ?roi? du tout Yaound?

Chaque jour, le site est t?moin d?sesp?r? et exasp?rant du contournement g?n?ralis? et incessant de la loi. ?Chaque fois que se l?vera une ann?e se terminant par le chiffre 9, sachez que le b?timent qui enfanta du nom Poste centrale f?te dix ans de plus?. De son vivant, Jean-Baptiste Obama tenait pour vrai que l?un des plus grands carrefours de la capitale n?aurait pas pu mieux choisir son surnom qu?? partir de cet ?difice construit en 1939. ?? l??poque, ce b?timent ?tait amarr? au centre m?me de Yaound?? C??tait un endroit bien fluide?!?, affirmait le d?funt, ?rudit des origines de la capitale. Si l?anecdote historique est toujours belle ? entendre en 2024, il n??chappe ? personne que le lieu ?voqu? fait gronder les puristes du Code de la route. ?C?est devenu un rond-point de grand d?sordre circulatoire sp?cifi? par la vitesse et l?incivisme des automobilistes. On dirait un lieu d??change g?n?ralis? d?une violence r?ciproque qui prend certains aspects d?une guerre civile?, fulmine Anselme Tchounkeu. ? entendre ce promoteur d?auto-?cole bas? ? Yaound?, on ne se doute pas de la richesse des coulisses du site. Spectacles uniquesCe 31 juillet 2024, un jeune officier de police (qui requiert fortement l?anonymat) nous pr?vient: ?chercher ? tout regarder ici au rond-point de la Poste centrale devient la meilleure fa?on de ne rien voir au milieu de l?intensit? du trafic?. Quoi qu?il en soit, nous avons tent? de passer l??pais rideau de la sc?ne et d’observer ce qui se d?robe aux coups d??il press?s. Comme un verre grossissant, voici qu?apparait un lieu de production de spectacles uniques au c?ur de la capitale camerounaise. ?Le secret de ces exclusivit?s ? r?p?tition tient semble-t-il au fait que le grand volume du trafic au rond-point de la Poste centrale croise et met plusieurs choses en r?seau, et ? toutes ?chelles?, explique Anselme Tchounkeu. Sp?cificit?Ce que ses mots charrient comme sens suffit ? ?tablir premi?rement que le site est inscrit au tableau des endroits les plus fr?quent?s par les automobilistes de Yaound?. ?Un peu plus de 9 millions de v?hicules passent par l? chaque jour?, selon le d?compte de la Cellule des ?tudes et des statistiques du minist?re des Transports. Deuxi?mement, ?de par sa situation g?ographique, le rond-point de la Poste centrale est le point de convergence de toutes les grandes art?res de Yaound??, comme l?affirme la mairie de la ville. Troisi?mement, d?apr?s le Groupement r?gional de la voie publique et de la circulation du Centre, ?il y a la transversalit? de ses usages?. ?C?est ? la fois le passage oblig? des personnalit?s et des visiteurs de marque ; c?est ?galement le support de mise en ?uvre de plusieurs politiques urbaines?, explique-t-on dans cette unit? sp?ciale de la police. Et quatri?mement, ?c?est un espace de pluralit?, d?interactions et de symbole historique et citoyen?, ? en croire Dr Dorine Ngo Ntep, sociologue. Coquilles videsPour toutes ces raisons, certainement, le rond-point de la Poste centrale est ?quip? d?une multitude de dispositifs technologiques et humains auxquels sont assign?es des finalit?s de pr?vention des troubles ? l?ordre public. Seulement, ici, les institutions ou instruments porteurs de la citoyennet? se sont mu?s en autant de coquilles vides de contenu et de sens. Les automobilistes s?affrontent sur le plan des valeurs. Les plus puissants tendent ? d?velopper des comportements h?g?moniques qui menacent le syst?me. ?Quand un cort?ge officiel passe, l?appareillage de l?espace ne le persuade pas. Il monopolise ? son profit des secteurs entiers de l?espace en faisant reposer la totalit? de son passage sur le statut de ceux qui sont dans les voitures?, confie Diane Yemele. Dans son agencement, le vocabulaire qu?emploie la coordonnatrice du Centre d??tudes et d?expertise sur la mobilit? et l?am?nagement (Ceema) d?clame autre chose: le trafic d?influence. ?En ces lieux, il participe ? la construction des identit?s et des repr?sentations. Les situations de victimes dans lesquelles nous sommes en poste ici sont vari?es et complexes?, reconnait (sous cape) un policier. Il nous apprend que ceux qui outrepassent le Code de la route oublient qu?ils ?voluent dans un milieu public qui fonctionne avec des r?gles et des valeurs. Alors, ils mobilisent des paradigmes tels que ?sais-tu qui je suis?, ?sais-tu ? quelle table je m?installe?. D?rogationsSuite aux observations r?alis?es par les flics, des r?gles implicites r?gentent la circulation. Il peut ?tre imagin? que le passage des ?gros bonnets de la R?publique? donne une impression de patchwork incoh?rent, une impression d?apocalypse globale qui ne permet pas de savoir pourquoi telle ou telle r?gle implicite est d?application. Au vrai, la loi ne permet pas toujours de rendre compte de l?ensemble des actes commis par les d?linquants en col blanc. ? cet endroit, il est admis que ces derniers sont g?n?ralement des individus tr?s bien socialis?s qui savent jouer avec les r?gles du syst?me et donner l?apparence de la l?galit? ? leurs actes. ?C?est tout cela qui donne le ton ou le bon ton de la posture ? adopter en tant qu?automobiliste lorsqu?on arrive au rond-point de la Poste centrale?, souffle un fonctionnaire. ?Quand une voiture militaire viole le feu, elle b?n?ficie d?un traitement social de faveur comparativement aux taxis et autres voitures appartenant ? des civils?, ajoute-t-il.De fa?on tr?s g?n?rale, nombreux sont les policiers qui invoquent l?utilit? et l?urgence des missions s?curitaires. Et de fait, observer le trafic au rond-point de la Poste centrale, voil? un beau pari qui permet de vivre les astuces d?adaptation mise en musique par des civils. Ping-pongCe 31 juillet 2024, sous nos yeux, un homme traverse la rue. ? mi-chemin du passage pour pi?tons, la feue vire au rouge. L’homme, ?tonn?, reste sur place. Il ne fait aucun pas m?me lorsque les voitures d?marrent. Les conducteurs se mettent ? klaxonner. L’homme est fig? au milieu de la rue, ? mi-chemin du passage pour pi?tons. Un chauffeur sort de sa voiture et se met ? l’invectiver. L’homme s’embrouille? Il a beaucoup de mal ? interpr?ter le sens appropri? des choses, d’o? son comportement bizarre et absurde, parfois spectaculaire, parfois ?mouvant, parfois dr?le, parfois les trois ? la fois.

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Magba?: la gendarmerie r?tablit l?ordre

Apr?s la s?rie d?affrontements entre Bamoun et Tikar, ils s?appliquent stopper toute situation susceptible de d?ranger la tranquillit? publique.  Ce 9 aout 2024, ? Magba (un arrondissement situ? dans le d?partement du Noun, r?gion de l?Ouest) les hommes men?s par le colonel commandant l?gion de gendarmerie de l?Ouest Abba Sa?dou sillonnent les rues. Faute de parvenir ? rep?rer des signes ?vidents d?un possible trouble, les pandores portent une attention cibl?e sur quelques lieux bruyants. Face aux citoyens qui ne sont pas cat?goris?s comme sources de troubles (potentiels), les gendarmes cherchent ? conserver un ?quilibre pr?caire entre leurs possibilit?s d?actions et les attentes (suppos?es) de la population. ? Notre activit? de rep?rage et de traitement des troubles et nuisances qui surviennent dans les espaces publics occupe une partie de notre travail de terrain. Et pour cela, notre regard oscille entre r?probation et bienveillance et cela implique une forme de surveillance et un certain contr?le social prenant la forme de rappels ? la norme. Nous devons nous rendre visibles et montrer notre disponibilit? ? tous les citoyens ?, renseigne une source de premi?re main.  Selon celle-ci, c?est le lancement du festival Nguon qui a fait retentir la chape de plomb entre communaut?s Bamoun et Tikar, hier 8 aout 2024. ? Ce lancement a ?t? programm? dans tous les arrondissements du Noun. Mais le Tikar s?y sont farouchement oppos?s en all?guant qu?ils sont r?guli?rement trait?s comme des sous-hommes par les Bamouns ?, explique un gendarme. Selon ce dernier, casses, incendies des habitations et exactions diverses impliquant quelques ressortissants des deux communaut?s ont ?t? perp?tr?s ? Magba. Plus grave : la r?sidence du lieutenant-colonel Machou Zakariaou (com 21eme bataillon d?appui bas? ? Kumba) a ?t? mise ? sac par des individus encore non identifi?s. Au vrai, indiquent d?autres sources locales, la situation entre les deux parties est pr?caire depuis le 3 f?vrier 2023. Ce jour-l?, apprend-on, un Roi Tikar aurait appel? le Roi Bamoun ? mon fils ?. Outr?e, la garde du sultan Sa majest? Nfonrifoum Mbombo Njoya Mouhamed Nabil va brutaliser le souverain Tikar et arracher le micro qu?il tenait ? la main. Un affrontement qui va provoquer l?ire des populations Tikar. Pour venger leur Roi, qu?ils consid?rent avoir ?t? humili?, ils ont pris d?assaut les rues de Magba, d?truisant ? leur passage commerces et propri?t?s appartenant aux Bamouns. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Produits p?troliers : Tradex ? la conqu?te de la RDC

La d?cision d?extension et de cr?ation d?une filiale d?un capital social de 2,5 milliards FCFA en R?publique d?mocratique du Congo a ?t? prise le 25 juillet dernier ? Paris. Prise au conseil d?administration tenu ? Paris, la d?cision d’implantation du groupe camerounais en RDC participe du d?sir de son pr?sident du conseil d’administration (PCA) d?exporter la marque dans plusieurs pays d?Afrique centrale d?j? couverte ? hauteur de 80% et de s??tendre bien au-del?.D?nomm?e Tradex RDC, la filiale de Trading et Exploitation (Tradex), d?un capital de 2,5 milliards de FCFA, devrait ?tre op?rationnelle d?s l?ann?e 2025. D?apr?s des sources concordantes, des discussions sont en cours ? l?effet d?ouvrir l?actionnariat de cette nouvelle entit? aux investisseurs congolais. Il est question d’implanter chaque ann?e quatre stations-service, qui vont distribuer du gaz de p?trole liqu?fi? (GPL) dans le pays de F?lix Tshisekedi. Pour la R?publique d?mocratique du Congo, c?est un atout. En manque de cette ressource, l’?tat congolais a lanc? sa production du GPL en d?but de l?ann?e 2024. Cela lui a permis de sortir son premier cargo d?exportation de gaz liqu?fi? du territoire. Ainsi, la quantit? de production de la RDC en GPL passera de 600.000 tonnes cette ann?e ? 3 millions de tonnes par an, d?s l?ann?e 2025. ?Les engagements initiaux devraient tourner autour de 5 milliards de FCFA et pourraient ?tre revus ? la hausse ? cause de la forte dollarisation de l??conomie congolaise?, apprend-on d?Africa Business+.Apr?s le Tchad, la Guin?e ?quatoriale et la R?publique Centrafricaine, Tradex RDC devient la quatri?me antenne ? l??tranger exer?ant dans la distribution (stations-services, consommateurs et industriels) et l?exportation de produits p?troliers et le soutage maritime ou a?rien.Avec 81 stations- services, Tradex occupe le second rang dans la distribution des produits p?troliers sur le sol camerounais. Contr?l?e ? 54% par la Soci?t? nationale d?hydrocarbure (SNH) sa soci?t? fondatrice, Tradex compte deux partenaires. Il s?agit du trader suisse Geogas (35 %) et la Soci?t? africaine de participation – SAP (11%). En 2023, l?entreprise a brass? 390 milliards de FCFA de chiffre d?affaires, dont un b?n?fice de 15 milliards de FCFA. Soit une augmentation due ? l?explosion des ventes des produits commercialis?s ? plus de 500.000 tonnes de m3 de carburants (30,5%) et 100.000 tonnes m?triques de gaz domestiques (3%), au cours de la m?me ann?e. Joseph Julien Ondoua Owona

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Exploitation mini?re : tout sur la convention Camalco S.A et l??tat du Cameroun

Dans un souci de transparence, les deux parties donnent des d?tails sur leur partenariat relatif au gisement de bauxite de Minim Martap. ? Yaound?, le 30 juillet 2024, Camalco S.A (filiale camerounaise de l?Australien Canyon Resources Ltd) et l??tat du Cameroun ont sign? une convention en vue de l?exploitation industrielle des r?serves prouv?es de 99,9 millions de tonnes de bauxite (51,6 % d?alumine et 2,4% de Silice) dans les arrondissements de Tibati, Ngaoundal et Martap (d?partements du Djerem et de la Vina, r?gion de l?Adamaoua). Le document au bas duquel figurent les signatures de Fuh Calistus Gentry et de Rana Pratap Singh (respectivement ministre camerounais par int?rim des Mines, de l?Industrie et du D?veloppement technologique et directeur g?n?ral de Camalco S.A) pr?cise les droits et les obligations des deux parties. Selon ces derni?res, le projet (dont la pose de la premi?re pierre de la mine ? ciel ouvert est envisag?e au courant de l?ann?e 2025) est bancable pour les institutions financi?res et a fait l?objet d?une publication ? la bourse australienne depuis le 22 juillet 2022. L?on pr?cise que ledit projet a ?t? examin? et valid? sous la banni?re de l?article 40 du Code minier de 2023. Il s?est ?galement soumis aux l?gislations et r?glementations sectorielles. Il s?est enfin inspir? des r?gles et des bonnes pratiques ayant cours ? l?international en mati?re d?industries extractives en g?n?ral et de contrats extractifs en particulier.S?agissant des capacit?s techniques et financi?res, Camalco S.A a pour partenaire la soci?t? Eagle Eye Asset Holding. ?Il s?agit d?un partenaire de poids qui dispose de solides capacit?s techniques et financi?res dans la fili?re bauxite-alumine?, a soulign? Fuh Calistus Gentry. ?Sur une p?riode de 20 ans, cette soci?t? va assurer le traitement de la bauxite en alumine, le transport de ces produits via l?infrastructure ferroviaire existante Ngaound?r?-Yaound?-Douala et l?exportation via les installations d?di?es construites au Port de Douala?, ajout? le membre du gouvernement camerounais. Retomb?esL?on apprend qu?elles sont diverses. L?accent est particuli?rement mis sur: 10% des parts gratuites de l??tat; la taxe ad valorem au taux de 5% de la valeur marchande; le partage de production au taux de 3% du produit marchand; le fonds de d?veloppement du secteur minier au taux de 1 % du chiffre d’affaires hors taxe; le Compte sp?cial de d?veloppement des capacit?s au taux de 1 % du chiffre d’affaires hors taxe; les droits de concession domaniale fix?s ? 100 000 FCFA par km? et par an; la taxe ? l?exportation au taux de 2% et l?ouverture du capital de la soci?t? de projet ? hauteur de 10% aux nationaux.Outre les 10% d?actions de l??tat ? titre gratuit, un m?canisme de partage de production pour l?attribution ? l??tat de 5% du produit marchand par Camalco S.A, d?s la premi?re production, sera mis en place. Cette proposition garantit ? l??tat des recettes directes d?s la premi?re ann?e de production commerciale, au lieu d?attendre le retour sur investissement de l?op?rateur pour calculer les dividendes ? reverser ? l??tat.En outre, le Code minier prescrit davantage l?obligation de mettre ? la disposition de l?industrie locale, 15% au moins de la mati?re premi?re extraite pour sa transformation locale. Quant ? la communaut? locale impact?e par le projet, elle b?n?ficiera d?un appui au titre de la quote-part de la taxe ad valorem au profit des Communes impact?es et du compte sp?cial de d?veloppement des capacit?s locales, inject? pour la mise en ?uvre du contenu local.Aussi, Camalco S.A contribuera ? l?alimentation du fonds de r?habilitation, de restauration et de fermeture des sites miniers dont la contribution annuelle est fix?e en fonction des co?ts pr?visionnels de la mise en ?uvre du programme de pr?servation et de r?habilitation de l?environnement, ?labor? de commun accord entre les deux parties. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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