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?Innovate Africa?: Rendez-vous ? Kigali du 25 au 27 septembre 2024

Dans la capitale rwandaise, la deuxi?me ?dition de ce symposium?des experts en gouvernance des donn?es, des d?cideurs politiques, des chercheurs et praticiens africains sera plac?e sous ?le th?me?? Renforcer la gouvernance des donn?es dans l??cosyst?me africain??, avec la participation. Initi? par la Banque africaine de d?veloppement (BAD), en collaboration avec l?Institut national de la statistique du Rwanda, le symposium abordera les r?centes avanc?es significatives en mati?re de gouvernance des donn?es qui profiteront, ? terme, ? l?ensemble du continent. Aussi, il mettra en relief le r?le central de cadres robustes de gouvernance dans l?exploitation des donn?es pour la croissance socio-?conomique ? l??re du num?rique. A en croire les organisateurs, les sessions du symposium seront ? la fois des s?ances pl?ni?res et des tables rondes. Des sessions parall?les explorant les diff?rentes dimensions de la gouvernance des donn?es auront lieu sur l?innovation et la strat?gie, les plateformes et les processus, ainsi que les ?tudes de cas et les d?monstrations technologiques. L?objectif de ce symposium est d?offrir une approche holistique pour unifier le paysage actuellement fragment? de l?innovation en mati?re de donn?es et des technologies associ?es. L??v?nement est une occasion unique de r?seautage, d?apprentissage et de collaboration. Cette ann?e, l’?dition va acceuillir un public plus large parmi lequel des responsables gouvernementaux, des repr?sentants d?universit?s, de la soci?t? civile, du secteur priv? et d?organisations internationales qui ?changeront sur l?am?lioration de la transparence, de l?efficacit? et de l?innovation gr?ce ? une gouvernance efficace des donn?es. Pour rappel, la pr?mi?re ?dition a eu lieu l’an dernier ? Johannesburg, en Afrique du Sud. Jean Ren? Meva’a Amougou

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March? des valeurs du Tr?sor en zone C?mac: des mesures drastiques attendues

Les autorit?s communautaires comptent mettre en place un nouveau cadre (infrastructurel, juridique et humain), avec un accompagnement de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale dans le souci de redynamiser le march? domestique. L?objectif est de renforcer l’attractivit? du march? ? l’international.  Parmi les solutions envisag?es figurent l?am?lioration des politiques budg?taires, l?efficacit? de la politique mon?taire, la r?forme de la fiscalit? et le professionnalisme des acteurs du march?. ? Nous devons promouvoir l??thique financi?re ? travers la formation des acteurs ?, a insist? le pr?sident du Cadre permanent de concertation (CPC-TP), Raymond Yoka Ikama, au cours de la 11e session de cette instance, ouverte le 3 septembre 2024 ? Brazzaville   ? ces mesures, il faut ajouter la n?cessit? de moderniser le mode de gestion de la dette publique et d’assurer une gestion active de la tr?sorerie. Le compte unique du Tr?sor demeure la voie royale, estime un autre expert. Les Tr?sors sont invit?s ? recourir ? des souscriptions au taux d?int?r?t faible et de maturit? longue. La couverture des investissements publics par le recours au march? domestique repr?sente un ?l?ment central de la strat?gie de d?veloppement de la Cemac. Les pays membres ont besoin de ces ressources pour financer les projets sociaux et acc?l?rer le d?veloppement de leurs ?conomies.  Pr?s de 13 ans apr?s sa cr?ation, le march? des valeurs du Tr?sor de la Cemac fait face ? la baisse des souscriptions, ? l?accumulation des arri?r?s, au manque de transparence des activit?s des Tr?sors publics. Bien plus, indiquent des tendances actualis?es, il attire de moins en moins d?investisseurs, alors que les ?tats membres ont besoin d?argent. La situation est attribu?e ? la faible capacit? des Tr?sors publics ? rassurer les investisseurs, ? respecter les ?ch?ances de remboursement et ? communiquer avec le r?seau des SVT, principalement des banques commerciales. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Cemac:? enfin de la liquidit? avec 150 millions de pi?ces de monnaies

La Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac) va injecter 150 millions FCFA de monnaie divisionnaire de la gamme existante dans le circuit ?conomique, afin de juguler la p?nurie r?currente des ?jetons?. La banque centrale donne jusqu?au 31 d?cembre prochain ? ses services pour r?partir totalement les stocks command?s. La Beac a fait fabriquer des pi?ces de 25, 50 et 100 FCFA, ? hauteur de 150 millions FCFA, d?apr?s une circulaire adress?e le 13 ao?t dernier par le directeur g?n?ral de l?exploitation de la banque centrale aux directeurs nationaux et directeurs des agences BEAC. L?objectif de cette op?ration est de faire face ? la persistance de la p?nurie des pi?ces de monnaie dans les pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire des ?tats de l?Afrique centrale (Cemac). La mise en circulation des pi?ces de monnaie est attendue depuis 2023, une gamme de monnaie divisionnaire qui devrait redynamiser les circuits ?conomiques de la sous-r?gion et r?tablir l??quilibre. C?est au cours de la session du comit? de politique mon?taire de la Banque centrale, en mars 2023, que l?institut d??mission mon?taire avait pris la d?cision de r?injecter 150 millions FCFA en pi?ces afin de juguler la p?nurie. La d?cision de la Banque centrale d??mettre 150 millions de pi?ces de monnaie est per?ue par les observateurs comme un bol d?air pour l?espace communautaire. Cela devrait permettre une am?lioration de la liquidit? du syst?me financier de la sous-r?gion et garantir que les transactions de petite valeur se d?roulent sans entrave. Selon les autorit?s de la Beac, cette initiative va stimuler l?activit? ?conomique, renforcer la stabilit? financi?re et encourager l?inclusion financi?re en rendant les transactions plus accessibles ? tous. En facilitant les transactions de faible valeur, cette mesure permettra une circulation plus fluide des fonds, ce qui est crucial pour les petites entreprises et les ?changes commerciaux informels. La Beac pr?voit que cette am?lioration de la liquidit? contribuera ? renforcer la stabilit? ?conomique de la r?gion, ? stimuler l?activit? ?conomique et ? promouvoir une meilleure inclusion financi?re. Les entreprises locales, en particulier celles op?rant dans le secteur informel, devraient voir une r?duction des obstacles li?s aux paiements en esp?ces, ce qui pourrait se traduire par une augmentation de leur chiffre d?affaires et une meilleure rentabilit?. Par ailleurs, l?acc?s facilit? ? des pi?ces de monnaie pourrait encourager les investissements dans des secteurs autrefois p?nalis?s par la p?nurie de liquidit?s. En r?ponse ? la p?nurie de pi?ces en circulation, exacerb?e par le d?tournement vers l?Asie, la Beac pr?voit de lancer une nouvelle gamme de pi?ces fin novembre. Cette nouvelle s?rie sera dot?e de mesures de s?curit? renforc?es pour pr?venir les abus et les trafics. Les nouvelles pi?ces sont con?ues pour ?tre plus s?curis?es, r?duisant ainsi les risques de d?tournement et de contrefa?on. Cette initiative vise ? r?tablir l??quilibre mon?taire dans la r?gion et ? s?curiser le syst?me financier contre les pratiques illicites. Vigilance accrue des autorit?s s?curitaires La Beac a ?galement appel? les autorit?s s?curitaires ? intensifier leur vigilance sur les mouvements de personnes et de biens. Les autorit?s doivent renforcer les contr?les aux fronti?res, tant terrestres, maritimes qu?a?riennes, pour ?viter les abus et garantir l?int?grit? des nouvelles pi?ces mises en circulation. Cette mesure de s?curit? est essentielle pour assurer le succ?s de la nouvelle initiative mon?taire et pour prot?ger l??conomie r?gionale contre les menaces externes. Pour les investisseurs, cette initiative offre des opportunit?s int?ressantes. L?am?lioration de la liquidit? et la s?curit? accrue du syst?me mon?taire r?gional peuvent rendre la Cemac plus attrayante pour les investissements, en particulier dans les secteurs o? les transactions en esp?ces sont pr?dominantes. Les entreprises et les investisseurs doivent consid?rer cette r?organisation mon?taire comme une chance de s?engager dans une r?gion en pleine transformation ?conomique et de capitaliser sur les opportunit?s croissantes offertes par un environnement financier stabilis?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Commission de la Cemac: rentr?e effective ? Bangui, ?cole buissonni?re ? Malabo

Certes, l??ch?ance de fin mai 2024 fix?e par les Autorit?s sup?rieures de la Communaut? n?est pas respect?e. Mais les derni?res arriv?es de personnels dans la capitale centrafricaines sont pour ce mois de septembre. Malgr? des freinages de quatre fers. Feuille de route. 1-Chemin de retour? Le vice-pr?sident de la Commission de la Cemac a effectivement d?pos? ses valises ? Bangui depuis le 31 juillet dernier. Il y a travaill? durant tout le mois d?aout. ?Nous sommes venus d?finitivement ? la maison ? Bangui. Nous nous devions d??tre l? pour accueillir les autres et pour regarder aussi si le clou qui a ?t? mis dans un coin l?a bien ?t?; parce que parfois, en l?absence de ceux qui doivent regarder, les ouvriers ne font pas bien le travail. Ce travail – l? ne nous emp?che pas d??tre l?. On est d?finitivement l??, d?clarait-il ? l?occasion d?une mission en Centrafrique du 1?? au 5 ao?t dernier. Avant lui, le pr?sident de ladite commission avait d?barqu? dans la capitale de la R?publique Centrafricaine en juin, m?me si ses r?centes activit?s publiques sont men?es depuis son cabinet provisoire ? Malabo en Guin?e ?quatoriale. Actuellement, les commissaires rejoignent avec leurs familles le si?ge statutaire de l?institution en Centrafrique. Le cas des commissaires Fulgence Likassi Bokamba (Education, Recherche, D?veloppement social, Droits de l?homme et Bonne gouvernance) et Ngabo Seli Nbogo (March? commun). Dans les faits, ils r?pondent aux instructions du pr?sident de la Commission de la Cemac, Baltasar Engonga Edjo?o. Qui a fix? la date butoir du vendredi 30 ao?t 2024 pour cette activit? ?galement ?tendue ? l?ensemble des d?partements de la Commission. Tous ces d?ploiements sont conformes au plan de retour ?labor? et suivi par un Comit? de pilotage. Ce comit?, plac? sous l??gide du vice-pr?sident de la Commission, s?est r?uni le 24 ao?t autour de la question des modalit?s financi?res et logistiques ? l?installation ? Bangui. Dans les coulisses de l?institution, l?on a fort ? dire pour d?montrer que l?appareil est mis en branle. De sources inform?es, l?on apprend ainsi qu?un commissaire est commis pour assurer la permanence ? Malabo jusqu?au d?part des derniers personnels. Des fonctionnaires d?origine centrafricaine ont pris en priorit? leurs quartiers ? Bangui, ? la demande des hautes autorit?s de leur pays. En rappel, le commissaire d?origine centrafricaine est install? ? Bangui depuis 2023. 2-Parcours de combattant Outre la Commission de la C?mac, on note l?installation de l??cole inter-?tats des douanes de la Cemac (EIED) ? Bangui depuis le 20 ao?t 2024. Elle y est repr?sent?e ? date par son directeur g?n?ral et son directeur administratif et financier, indique l??cole sur son site Internet. De fait, l?administration de l?EIED a souhait? ce d?nouement de tous ses v?ux. C?est la raison pour laquelle le concours d?entr?e dans cette ?cole a subi plusieurs reports ces derniers temps; en t?moigne le r?sum? de l?audience tenue le 14 juin 2023 entre le directeur g?n?ral de l?institution de formation et le directeur de cabinet du ministre centrafricain des Finances et du budget. ?Le but de notre mission ?tait d??changer sur le retour rapide de l?EIED ? Bangui, afin de permettre que la rentr?e se fasse dans les meilleurs d?lais. Nous avions report? le concours par deux fois et nous ne souhaiterions pas le faire pour la troisi?me fois?, d?clarait alors le responsable de l??tablissement, Taigma Doumapi. Ses propos, loin de minauder l?effort consenti par le gouvernement centrafricain, ont le m?rite de rappeler ? l?opinion publique les d?sagr?ments caus?s par la d?localisation provisoire du si?ge de la Commission. La dynamique observ?e en direction de la capitale centrafricaine est port?e par les autorit?s de ce pays; principalement le chef de l??tat, Archange Faustin Touadera, pr?sident en exercice de la Conf?rence des chefs d??tats de la Cemac. Qui a exprim? ses positions en pesant de son poids en juin 2023 pour que ?la passation de service du nouveau gouvernement de la Commission de la Cemac se tienne ? Bangui, au si?ge historique de la communaut??, renseigne l?ancien pr?sident Daniel Ona Ondo dans son discours de circonstance. Pour concr?tiser les choses, le gouvernement centrafricain avait d?j? proc?d? ? la mise ? disposition des villas d?habitation pour les hauts responsables communautaires. Il avait par ailleurs lanc? dans un processus d?acquisition de r?sidences locatives ? Bangui, avec une priorit? sur les quartiers les plus s?curis?s. Toutes ces avanc?es notables sont enregistr?es dans un contexte politique et ?conomique difficile pour le pays de Touadera, du fait d?une crise s?curitaire affectant depuis fort longtemps toutes les r?gions du pays. Cependant, elles t?moignent, au-del? de tout, de l?empressement du pays ? se conformer ? l?exigence d?un apport financier ? la Cemac pour ce qui est du retour ? Bangui. En effet, l?institution financi?re est en bute ? d?importantes difficult?s financi?res, principalement dues ? un faible recouvrement de la Taxe communautaire d?int?gration et la faible participation des ?tats au financement de l?institution sous-r?gionale. Des mesures sont toutefois prises pour accorder les moyens de sa politique ? la Centrafrique dans la vis?e du retour au bercail de la Commission de la Cemac. 3-Forces de l?ombre Selon des informations d?Int?gration, l?organisation d?une lev?e de fonds ? travers une mission circulaire (Cameroun, Congo, Guin?e ?quatoriale, Tchad et Gabon) est convenue. Elle sera en route dans les prochaines semaines. Objectif: sensibiliser sur la situation actuelle de la Commission de la C?mac et mobiliser des appuis financiers pour une installation r?ussie de la Commission ? Bangui. ?Nous avons mis tout notre poids, nos moyens, pour r?habiliter l?ancien si?ge de la Cemac ainsi que le transfert de l?ancien si?ge de la Beac (Banque des ?tats de l?Afrique centrale) qui est d?sormais mis ? disposition. Donc, il y a une bonne volont? de la part du pr?sident de la R?publique. Il faut aussi que de l?autre c?t? que les gens, au regard de toute cette mobilisation, de tous les moyens qui sont mis en jeu, fassent de telle sorte que le si?ge de la Cemac retourne ? Bangui?, soulignait le ministre du Plan, de l??conomie et de la coop?ration internationale, Richard Filakota, au

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Secteur Cacao-caf?: le partage de donn?es de g?or?f?rencement s?impose

C’est ce que l’on retient de la signature de l?accord de mutualisation des donn?es de g?olocalisation des parcelles cacaoy?res et caf?i?res tenue ce 28 ao?t ? Yaound?. Tenue ? Yaound? ce 28 aout, la concertation entre les pontes du secteur du cacao et du caf? du Cameroun intervient quelques mois apr?s l?entr?e en vigueur, le 30 d?cembre 2024, du r?glement europ?en sur la « d?forestation import?e ». Il s’agit du texte qui vise ? bannir du march? europ?en les produits issus de la d?forestation et qui impose une tra?abilit? rigoureuse des parcelles de production et auquel le Cameroun doit s’arrimer. C’est dans ce cadre que s’inscrit la c?r?monie de signature de l?accord de mutualisation des donn?es de g?olocalisation des parcelles de cacaoy?res et de caf?i?res. Selon Luc Magloire Mbarga Atangana, ?c?est une d?monstration de la professionnalisation des acteurs des fili?res cacao et caf? au Cameroun?. Suivre ?galement notre podcast sur les Diversit?s culturelles au Cameroun Gr?ce ? cette mutualisation des donn?es centralis?es, il sera ?tabli une cartographie pr?cise et dynamique du secteur. Pour davantage se garantir un acc?s au march? europ?en, le Cameroun a choisi une approche collaborative. Pour cela, ?les gros op?rateurs ont consenti ? partager leurs donn?es volontairement?, a soulign? Luc Magloire Mbarga Atangana, qui pr?sidait l’?v?nement. Ainsi, apprend-on, c?est l?occasion idoine pour les petits exportateurs nationaux de saisir l?opportunit?, car n?arrivant pas ? se conformer aux nouvelles exigences. Aussi, il les appelle ? se conformer. Plaidoyer Pour le ministre du Commerce, la signature de cet accord est ?la preuve que le Cameroun est un partenaire fiable qui honore ses engagements?. En retour, Luc Magloire Mbarga Atangana  souhaite que l?Union europ?enne prenne en compte le plaidoyer de son pays, s?agissant notamment du prix au producteur. Celui-ci doit ?tre la contrepartie des efforts d?ploy?s en mati?re de qualit? et de respect des clauses environnementales. C?est-?-dire, en cons?quence, un prix ?lev?. Par ailleurs, le Mincommerce souhaite que la sp?cificit? du Cameroun en mati?re de production du cacao et du caf? soit prise en compte au moment de la relecture du r?glement ?voqu?. Celle-ci est pr?vue dans 24 mois. Encore que, le mode de culture de ces deux produits rentre dans le cadre de la pr?servation des for?ts. Pour les producteurs locaux, les b?n?fices pourraient ?tre substantiels. Tout simplement parce qu’une meilleure tra?abilit? devrait renforcer la confiance des acheteurs et potentiellement se traduire par des prix plus ?lev?s, pense le Mincommerce. Diane Kenfack Vu sur le site: IRIC/Int?gration R?gionale et Management des Institutions Communautaire

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Forum Chine-Afrique: quel ?bon moment?!

la Chronique des relations internationales de Jean Ren? Meva’a Amougou Du 4 au 6 septembre 2024, Beijing va vibrer au rythme de la 9e ?dition du Forum Chine-Afrique. ?galement connu sous le nom de Forum sur la Coop?ration Chine-Afrique (Focac), l??v?nement de cette ann?e propose un espace innovant pour un dialogue d?un genre nouveau. ? en croire de nombreux sp?cialistes des relations Chine-Afrique, le Forum traitera des transformations contemporaines et des d?fis qu?elles adressent aux deux parties. Aux c?t?s du pr?sident chinois Xi Jinping, l?on retrouvera le pr?sident congolais, Denis Sassou Nguesso en qualit? de copr?sident des assises. Sur l?agenda retenu figurent, entre autres, des r?unions de haut niveau, des s?ances pl?ni?res, la Conf?rence des entrepreneurs chinois et africains et des r?unions de consultation ferm?es. Selon des experts, il s?agit pour le Forum de ne pas ?tre simplement un ?colloque de plus?. En effet, son format et ses contenus d?finissent un ordre du jour adoss? sur trois nouveaux piliers du remodelage du syst?me international que P?kin appelle de tous ses v?ux. Il s?agit de la Global Development Initiative (GDI), de la Global Civilization Initiative (GSI) et de la Global Security Initiative (GSI). Mais, si le Focac s?est impos? comme un forum unique, il est encore largement fa?onn? par une dynamique donateur-b?n?ficiaire, dans laquelle les pays africains restent en retrait tandis que la Chine prend l?initiative d?une grande partie de l?ordre du jour. Cela s?explique en partie par les faiblesses de la planification strat?gique du c?t? africain. Alors que la Chine publie r?guli?rement des documents strat?giques complets sur l?Afrique, tels que les livres blancs de 2006, 2015 et 2021, les pays africains n?ont pas de strat?gie coh?rente ? l??gard de la Chine. C?est, sans doute, la raison pour laquelle Chen Xiaodong, vice-ministre chinois des Affaires ?trang?res, parle du ?bon moment? pour approfondir la coop?ration entre la Chine et l’Afrique. Suivre: La propret? doit ?tre une priorit? en C?te d?Ivoire C?est pourquoi le Comit? de pilotage du Forum a souhait? que la manifestation se conclue, solennellement, par l?adoption d?une D?claration. Jusque-l?, rien que de tr?s traditionnel. Mais ? dynamique nouvelle, nouvelle m?thode d??laboration. Ce n?est donc pas dans une salle ? l??cart des ateliers et des s?ances pl?ni?res que cette D?claration sera ?labor?e. Les membres du Comit? de pilotage ont en effet souhait? qu?un projet de texte ?non?ant, de mani?re concise, des pr?occupations, un diagnostic, et un plan d?action consensuel soit largement d?battu. C?est aussi pourquoi la rencontre rev?t plusieurs enjeux ?conomiques. D?abord, il est question d??valuer les engagements pris ? Dakar en 2021. En effet, la Chine s??tait engag?e ? lancer 10 projets agricoles supervis?s par 500 experts agricoles chinois; ? initier neuf autres projets dans les domaines de la sant?, de l?innovation digitale, du d?veloppement vert et des domaines culturels. La Chine s??tait ?galement engag?e ? cr?er un centre yuan transfrontalier Chine-Afrique afin d?offrir aux institutions financi?res africaines une ligne de cr?dit de 10 milliards de dollars, sans oublier la promesse li?e aux doses de vaccins. On ne saurait oublier qu?en 2022, P?kin avait proc?d? ? la r?duction des droits de douane sur 98% des importations taxables en provenance du B?nin, du Burkina Faso, de Guin?e-Bissau, du Lesotho, du Malawi, de Sao Tom?, de la Tanzanie, de l?Ouganda et de la Zambie. Cette d?cision n?a malheureusement pas port? ses fruits et la balance commerciale est rest?e d?s?quilibr?e. En 2023 par exemple, les  exportations chinoises vers l?Afrique s??levaient ? 172 milliards de dollars tandis que les importations se situaient autour de 109 milliards de dollars. De m?me, des ?changes sur la Small and Beautiful Initiative permettront ? Xi Jinping de mieux expliquer ? ses partenaires africains les contours de cette nouvelle approche d?investissements en contexte de Belt and Road Initiative. Jean-Ren? Meva?a Amougou Vu sur le site: C?est quoi la r?ussite?

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C’est quoi la r?ussite?

Par Jean-Claude Dj?r?k? Il n’est pas rare d’entendre autour de nous qu’untel a r?ussi dans la vie et que tel autre a r?ussi sa vie. Y-a-t-il une diff?rence entre r?ussir dans la vie et r?ussir sa vie? Pour moi, r?ussir dans la vie, c’est s’assurer une situation confortable ou enviable dans la soci?t? (avoir un emploi, avoir les moyens n?cessaires pour se loger, se d?placer, se nourrir, s’habiller, se soigner et s’occuper des siens) alors que r?ussir sa vie, c’est vivre en coh?rence avec ses valeurs, principes et aspirations. C’est ici qu’intervient la morale. On peut « r?ussir » dans la vie sans r?ussir sa vie. En effet, certains ont b?ti leur r?ussite sur la souffrance ou le sang des autres, en exploitant, en tuant, en trichant, en trahissant des amis, en reniant leurs propres principes. Peut-on ?tre fier d?une telle r?ussite? Non. Mais on peut ne pas r?ussir dans la vie et r?ussir sa vie. Martin Luther King n’?tait pas milliardaire, n’avait pas plusieurs v?hicules mais il a r?ussi sa vie en faisant ce ? quoi il croyait de toutes ses forces: mettre fin ? la discrimination raciale dans son pays. Je pourrais citer aussi l’exemple de Thomas Sankara qui en peu de temps au pouvoir a impact? positivement la vie de millions de Burkinab?. On peut vivre avec peu de moyens et r?aliser de grandes choses pour l’humanit? ? partir d’une vision ou d’un id?al. Car ce qui compte, en d?finitive, c’est l’h?ritage que chacun de nous laissera. Or l?h?ritage n’est pas que mat?riel. Quelle image avons-nous gard?e de Mobutu, de Sankara ou de Rawlings? Le plus important, ? mon avis, est donc de r?ussir sa vie et non de r?ussir dans la vie. Jean-Claude Dj?r?k?

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50??session du Conseil des ministres de l?OCI: cessez-le-feu pour d?velopper!

C?est le challenge que doit relever Lejeune Mbella Mbella, port? ? la t?te de cette institution lors des travaux tenus les 29 et 30 aout dernier ? Yaound?. ?D?veloppement des infrastructures de transport et de communication intra-OCI: instrument majeur de lutte contre la pauvret? et l?ins?curit??. C?est sous ce th?me que se sont tenus les travaux relatifs ? la 50? session du Conseil des ministres des Affaires ?trang?res des pays membres de l?Organisation du Conseil islamique. L??v?nement qu?a organis? le Cameroun les 29 et 30 aout dernier au Palais des Congr?s de Yaound? a permis de tabler d?une part sur le d?veloppement et d?autre part, sur la situation s?curitaire instable au sein desdits pays. Dialogue Les assises pr?sid?es par Joseph Dion Ngute, Premier ministre du Cameroun, interviennent au moment o? le pays c?l?bre le cinquantenaire de son adh?sion ? l?OCI. En dehors de cela, il y a que les travaux de Yaound? ont lieu au moment o? la pauvret? et l?ins?curit? contre lesquelles il faut lutter sont accentu?es par de nombreux meurtriers ? l?international. Ces travaux ont donc ?t? l?occasion pour diff?rents orateurs, au nom de leurs pays respectifs, de prendre position. Sur le pupitre, les uns apr?s les autres, ils ont d?plor? toutes les atrocit?s que les civils subissent dans le Sahel, la Palestine, la bande de Gaza. Pour Joseph Dion Ngute, ?la situation humanitaire est catastrophique? parce que, regrette-t-il, des milliers de Palestiniens et d’Isra?liens sont tu?s chaque jour. D?o? l?urgence ?de trouver une solution juste et d?finitive ? ce probl?me? a relev? le repr?sentant de Paul Biya, pr?sident de la R?publique. D?ailleurs, c?est au nom du ?mendiant de la paix? que le patron de l?immeuble ?toile appelle au dialogue. ?Le Cameroun soutient toute initiative fond?e sur le dialogue et la concertation? a indiqu? Joseph Dion Ngute. Pour lui, le retour ? la paix ne peut ?tre possible que ?si les diff?rentes parties en conflit amorcent un dialogue franc et sinc?re. C?est ? cette condition que la paix et la s?curit? tant souhait?es par tous seront atteintes?. D?veloppement En pr?sidant la c?r?monie d?ouverture, au nom du chef de l??tat Paul Biya, ce 29 aout, Joseph Dion Ngute ?voque la pauvret? comme un d?fi auquel il faut imp?rativement faire face. D?o? l?appel lanc? aux participants afin qu?ils proposent des solutions pour booster le d?veloppement. ? ce sujet, ?voque Mamadou Tangara, ministre des Affaires ?trang?res de la Gambie, ?le d?veloppement de nos infrastructures de transport et de communication peut contribuer de mani?re significative ? la lutte contre nos d?fis communs en mati?re de pauvret? et d?ins?curit?, dans la mesure o? les am?liorations dans ces domaines pourraient renforcer et consolider le d?veloppement social et ?conomique durable de la oumma islamique?. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations ext?rieures sugg?re pour sa part ?une action collective dans une approche inclusive? pour pallier les crises et le terrorisme au sein des pays membres de l?OCI. Joseph Julien Ondoua Owona

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G?opolitique num?rique et d?fense africaine dans le cyberespace: enjeux et priorit?s d?aujourd?hui

Le nombre croissant des tensions g?opolitiques mondiales exercent une influence sur les strat?gies de cyber d?fense des Etats africains. Puisque certains Etats renforcent rapidement leurs syst?mes cybern?tiques pour faire face ? ces menaces, cela d?place les cybercriminels vers ce qu?on appellera des ?cibles faciles? qui sont le plus souvent des Etats africains. La jeunesse africaine occupe une place encore sous-estim?e de l?agenda num?rique international, mais d?ici 2050, le taux de p?n?tration du smartphone atteindra 55% et 1 personne sur 3 en ?ge de travailler dans le monde se trouve en Afrique.  Cette reconfiguration d?mographique devrait faire ?voluer le poids de l?Afrique en mati?re de cyber g?opolitique. La g?opolitique du num?rique est de l?imp?rialisme au pas de g?ants aujourd?hui. Elle permet d?explorer la toile complexe des relations de pouvoir qui se tissent entre les puissances ?tatiques, le citoyen et les multinationales, qui d?tiennent des r?seaux des c?bles sous-marins, des plateformes de services mondialement utilis?es et une masse importante de donn?es, d?veloppant des v?ritables strat?gies d?expansion territoriale. La cyber d?fense quant ? elle, est l?ensemble des mesures techniques et non techniques permettant ? un Etat de d?fendre dans le cyberespace les syst?mes d?information jug?s essentiels. Dans les mots de Nicolas T?nese[1], la cyber d?fense rassemble la cyber s?ret?, la cyber s?curit?, la cyber r?silience (lutte informatique d?fensive) et la cyber agression (lutte informatique offensive). Il s?agit donc d?un d?fi politique, ?conomique, social et ?pist?mique de premier ordre tant pour les Etats que pour les organismes priv?s et se pr?sente comme source de connaissances et de mise en de mise en relation des acteurs (Sudres, 2017).  Au Cameroun, la cyber d?fense continue d??tre domin? par le regard normativiste et institutionnel (Delerue, Grey, 2018), alors qu?elle interpelle fondamentalement la rationalit? scientifique et m?thodologique de toutes les disciplines. Nous sommes face ? une acc?l?ration num?rique en Afrique, ou le march? IT pourrait peser 180 milliards de dollars en 2025, et plus de 700 milliards en 20250. Or qui dit digitalisation, dit augmentation du risque cyber. Il r?gne encore en Afrique une grosse omerta de la part des victimes, ce qui ne facilite pas la cr?ation des bases de donn?es, barom?tres et autres statistiques. D?apr?s le rapport ECA 2022, la cyber s?curit? africaine est immature par rapport ? d?autres r?gions, ce qui rend le continent vuln?rable aux cyberattaques, car le march? num?rique africain devrait atteindre 712 milliards de dollars d?ici 2050. Le continent est estim? ? perdre 4 milliards de dollars par an ? cause de la cybercriminalit?. Le faible niveau de pr?paration de l?Afrique en mati?re de cyber s?curit? coute aux Etats membres en moyenne 10% de leur PIB. Cibles r?currentes ? Quelles priorit?s pour l’Union africaine La convention de l?Union Africaine sur la cyber s?curit?, dite convention de Malabo (27 juin 2014), et la ZLECAF offre des opportunit?s pour envisager une collaboration panafricaine plus franche sur le sujet. La cr?ation des hubs nationaux ou continentaux permettrait, comme ailleurs, de r?pondre ? des enjeux de souverainet?, notamment technologique. Pour faire face ? un ?ventail croissant de cyber menaces provenant de l?espionnage, du sabotage des infrastructures critiques et de la criminalit? organis?e, les gouvernements Africains doivent adopter les strat?gies de cyber s?curit? qui favorisent la collaboration et la confiance entre les acteurs civils et des secteurs de la s?curit?. A ce jour, seuls 39 des pays africains ont mis en ?uvre une l?gislation sur la cybers?curit?, et deux pays sont en train de r?diger une l?gislation. L?adoption de politiques et de r?glementation en mati?re de cybers?curit? sur l?ensemble du continent est de 72%, le niveau le plus bas au monde. Seuls 14 pays ont ratifi?[5] la convention de l?union africaine sur la cybers?curit? et la protection des donn?es personnelles. Les gouvernements doivent davantage travailler ? la connaissance de leurs donn?es. Et cela devient encore plus important ? mesure que des ?l?ments tels que la prise des d?cisions bas?es sur les donn?es dans les syst?mes de sant? et les visas ?lectroniques doivent ?tre plus s?curis?s. Les initiatives visant ? faire face aux menaces et aux d?fis croissants du continent en mati?re de cybercriminalit? abondent. Des 2019 la CEDEAO, en partenariat avec l?Union Europ?enne a lanc? le projet de la r?ponse de l?Afrique de l?ouest sur la cyber s?curit? et la cyber criminalit? et a adopt? une strat?gie r?gionale en la mati?re. Le m?canisme de coop?ration polici?re de l?Union Africaine (AFRIPOL) a cr?? une strat?gie de lutte contre la cybercriminalit? et pour la p?riode de 2020-2024, qui vise ? renforcer la coordination, ? d?velopper des capacit?s polici?res sp?cialis?es et ? harmoniser les cadres juridiques et r?glementaires Parall?lement l?Union Africaine s?emploie ? ?laborer et ? mettre en ?uvre sa propre strat?gie continentale en mati?re de cyber s?curit? gr?ce ? la cr?ation de la communaut? des cybers experts africains (ACE). L?UA s?associe au Forum mondial sur la cyber expertise (GFCE) pour soutenir le renforcement des capacit?s cybern?tiques. Ces efforts seront efficaces que s?ils inspirent une coordination et une coop?ration par chaque Etat pour faire face ? la cybercriminalit? organis?e transfrontali?re, l?extr?misme violent et les activit?s malveillantes dans le cyberespace. D?fis du cyberespace national Pour arrimer le Cameroun aux standards internationaux en mati?re de lutte contre la cybercriminalit?, selon que dispose la Loi N? 2010?12 du 12 d?cembre 2010relative ? la cybers?curit? et a la cybercriminalit? au Cameroun, Il faut aussi envisager entre autres, [1] Nicolas T?nes, Combattre les cyber agressions : Enjeux, politiques et limites, Paris/Pekin/Philadelphie, Nuvis, 2018. [2] ?galement connu sous le nom Desktop group, Common Raven, NXSMS, ou bluebottle est un groupe francophone a motivation financi?re qui op?re 2016, [3] En Afrique du Sud [4] Paysage des cybermenaces en Afrique 2023, African cybersecurity market [5] Jusqu?au 11/04/23  Mbandomane Oyono Paul, sp?cialiste des relations internationales.

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Zoom Afrique: la Chine, partenaire commercial le plus important de l’Afrique depuis 15 ans?

BEIJING/NAIROBI, 30 ao?t (Xinhua) — Avec un sifflement fort et clair, le cargo TINA est parti le 29 mai vers 10H00 (heure de Beijing) de son poste d’amarrage au port de Weihai, dans la province chinoise du Shandong (est), marquant l’ouverture officielle de la ligne maritime internationale Weihai-Tanzanie. Apr?s 30 jours, le cargo charg? de v?hicules utilitaires, de tubes m?talliques ainsi que d’autres marchandises est parvenu successivement dans les ports tanzaniens de Dar es-Salaam et de Zanzibar. ? Le 18 juillet ? 10H47, un total de 400 roses fra?ches en provenance du Kenya et arriv?es par avion ? l’A?roport international Huanghua de Changsha, chef-lieu de la province chinoise du Hunan (centre), ont ?t? d?clar?es ? l’importation. A 12H04, les douanes de Changsha ont d?livr? le premier certificat de quarantaine phytosanitaire pour un transbordement dans le Hunan, et ? 12H42, les formalit?s douani?res d’exportation ?taient achev?es, ces roses ont pu ?tre transbord?es vers l’Ouzb?kistan avec succ?s. ? Jusqu’en 2023, la Chine est rest?e le partenaire commercial le plus important de l’Afrique pendant quinze ann?es cons?cutives. Selon les derni?res donn?es de l’Administration g?n?rale des douanes (AGD) de Chine, le commerce entre la Chine et l’Afrique a augment? de 5,5% en glissement annuel ? 1.190 milliards de yuans (environ 166,6 milliards de dollars) de janvier ? juillet 2024. ? UNE COOPERATION GAGNANT-GAGNANT SOUTENUE PAR L’ICR ? Selon Yang Baorong, chercheur ? l’Institut Chine-Afrique, les capacit?s de production de la Chine correspondent parfaitement au niveau de d?veloppement de l’Afrique. « Les produits m?caniques repr?sentent la plus grande part des exportations chinoises vers l’Afrique, soit plus de 60%, r?pondant ainsi aux besoins d’industrialisation autonome de l’Afrique. Cela t?moigne du soutien de la Chine au renforcement des capacit?s de d?veloppement autonome de l’Afrique. De plus, les importations chinoises en provenance d’Afrique ?voluent progressivement des produits primaires vers des produits ? valeur ajout?e, contribuant ainsi ? l’expansion du commerce sino-africain ». ? Pour sa part, Costantinos Berhutesfa Costantinos, professeur de politique publique ? l’Universit? d’Addis-Abeba en Ethiopie a expliqu? : « L’industrialisation de l’Afrique a commenc? tard et a une base faible. Ce n’est qu’en am?liorant les infrastructures, en promouvant la connectivit? et en parvenant ? l’int?gration ?conomique que l’Afrique pourra avoir une production industrielle ? grande ?chelle et int?grer efficacement le march? des produits industriels. »? ? Dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route (ICR), la coop?ration sino-africaine dans les infrastructures a donn? des r?sultats fructueux, avec des projets de qualit? jouant un r?le significatif dans le d?veloppement industriel et la transformation ?conomique de l’Afrique. Selon des statistiques, depuis le d?but de ce si?cle, la Chine a particip? ? la construction de plus de 6.000 kilom?tres de chemins de fer, autant de routes, pr?s de 20 ports et plus de 80 grandes installations ?lectriques en Afrique. ? Les projets de l’ICR am?liorent non seulement les conditions d’infrastructure dans les pays africains, mais cr?ent ?galement des conditions logistiques plus favorables pour le commerce bilat?ral, r?gional et international, ouvrant des march?s plus vastes pour aider les pays africains ? mieux s’int?grer ? la cha?ne de production mondiale. ? La soci?t? Hunan Xiyue Culture Media Co. Ltd., coop?re avec sept fermes florales au Kenya, vendant en moyenne 100.000 fleurs par mois et approvisionnant 14 grandes et moyennes villes chinoises.? « Nous esp?rons profiter des routes a?riennes entre Changsha et l’Afrique pour vendre des fleurs africaines aux pays participant ? l’ICR », a d?clar? Huang Zinan, responsable de l’entreprise. ? UNE AMITIE PROFONDE AVEC UNE VIE MEILLEURE ? La Zambie a lanc? en juillet dernier un projet de village intelligent dans le district de Namwala (sud), parrain? par la soci?t? chinoise Huawei Technologies. Ce projet, qui comprend une tour de communication et un syst?me solaire capable d’alimenter de nombreuses habitations, est le premier du genre dans ce pays d’Afrique australe. « Nous exprimons notre sinc?re gratitude envers Huawei Technologies Zambie pour son soutien, qui s’aligne sur le programme num?rique de notre gouvernement visant ? apporter le d?veloppement aux zones rurales », a salu? le pr?sident zambien Hakainde Hichilema lors de la c?r?monie de lancement. ? Situ? ? environ 200km de la capitale ougandaise, Kampala, la Zone industrielle sino-ougandaise de Mbale, exploit?e par l’entreprise priv?e chinoise Tian Tang Group, a attir? plus de 40 entreprises depuis son lancement en mars 2018, cr?ant plus de 5.000 emplois locaux. Chaque jour ? l’aube, Helen Mugala, 27 ans, rejoint ses coll?gues pour se rendre au travail. « Cette zone industrielle a aid? de nombreux locaux. J’ai acquis des comp?tences et je gagne ma vie gr?ce ? l’entreprise chinoise », a-t-elle t?moign?. ? Les zones industrielles install?es dans des pays africains ont jou? un r?le tr?s important dans l’attraction des investissements, en attirant rapidement des entreprises pour former des p?les industriels, en favorisant des atouts en mati?re de d?veloppement industriel et en promouvant la croissance de la fabrication, ce qui permet d’acc?l?rer l’industrialisation en Afrique et d’am?liorer la vie des populations. ? Alors que les ?changes commerciaux entre la Chine et l’Afrique se sont multipli?s constamment, la compr?hension mutuelle entre les peuples chinois et africain a ?t? approfondie. ? Le Coll?ge polytechnique r?gional int?gr? de Musanze (IPRC), un ?tablissement public d’enseignement sup?rieur du Rwanda, a r?cemment conclu un programme d’?change avec l’Ecole polytechnique de Jinhua dans la province chinoise du Zhejiang (est). Trente ?tudiants de l’IPRC ?tudieront pendant deux ans au Rwanda et une ann?e en Chine pour obtenir un dipl?me avanc?. ? ?UN AVENIR PARTAGE AVEC UNE COOPERATION A PLUSIEURS NIVEAUX    La Chine et l’Afrique ont mis en place des m?canismes de coop?ration ? plusieurs niveaux, tels que le Forum sur la coop?ration sino-africaine (FCSA). Ces m?canismes constituent une plateforme de communication directe et promeuvent une coop?ration pratique entre les deux parties. ? Le soutien au niveau de gouvernements locaux est une force indispensable pour la coop?ration sino-africaine. Le 5e Forum sur la coop?ration entre les gouvernements locaux Chine-Afrique s’est tenu le 9 juillet ? Guangzhou en Chine. Environ 350 d?l?gu?s chinois et africains sont convenus de renforcer la coop?ration entre les gouvernements locaux pour partager des exp?riences de

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