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Au p?ril du secteur priv? en Afrique centrale

Selon les patronats de la Communaut? ?conomique et mon?taire d’Afrique centrale (Cemac), l’impl?mentation du d?mant?lement dans le cadre des APE plombe l’int?gration ?conomique de cette sous-r?gion. R?unis ? Douala du 8 au 10 ao?t 2024, les pontes du secteur priv? et des administrations fiscales ou douani?res des pays membres de la Cemac ont explor? toutes les difficult?s ?conomiques li?es ? cette sous-r?gion. Les ?changes plac?s sous le th?me ?d?finir les approches pour une meilleure coordination des politiques de promotion du secteur priv?? font suite ? la r?union du 28 juillet 2023 ? Douala, organis?e ? la demande de l?union des patronats d?Afrique centrale (Unipace). Paradis fiscalMalgr? les multiples efforts mobilis?s au quotidien pour fructifier les ?changes commerciaux dans la zone Cemac, la situation n?est toujours pas au beau fixe. Selon C?lestin Tawamba, pr?sident de l?Union des patronats d?Afrique centrale (Unipace) ?la zone de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) est la derni?re zone d?int?gration dans le monde en termes d?int?gration de commerce. On est ? peine ? 3%? probl?me de coordination des politiques fiscales et douani?res. Il est extr?mement difficile dans nos zones de comprendre que le syst?me fiscal qui r?git la zone Cemac a besoin de visibilit? sur le plan fiscal, douanier?. Et parce que la pression y fiscale est faible, tout porte ? croire que la sous-r?gion est un vaste paradis fiscal. Faux, d?fend le pr?sident de l?Union des patronats d?Afrique centrale (Unipace). ?On nous dit que le taux de pression fiscale est faible. C?est donc dire que la zone Cemac serait un paradis fiscal. La zone Cemac est loin d??tre un paradis fiscal. Pour les entreprises, le taux de pression fiscale est uniquement appliqu? ? tr?s peu d?entreprises. Le taux r?el que les entreprises supportent pour certains va jusqu?? 50, 80, 100%. Il faudrait revenir ? un syst?me de fiscalisation normal du b?n?fice et pas des chiffres d’affaires?, ajoute C?lestin Tawamba. En r?alit?, celui qui est ?galement le pr?sident du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam) pense que cette situation est le fait de l?entr?e en vigueur des Accords de partenariat ?conomiques (APE) avec l’UE et la Grande-Bretagne. ?Il se trouve que les APE sont venues mettre ? mal le tarif ext?rieur commun. Les politiques d?investissement communes en termes d?investissement ne sont pas tout ? fait claires?, d?peint-il. APE en Zone Cemac? y voir plus clair, la situation de la zone Cemac n?est pas vraiment ? plaindre. Peu avant l?entr?e en vigueur des APE relatifs, plusieurs acteurs avaient pr?dit d??normes difficult?s aux communaut?s qui vont y adh?rer. Or, le Cameroun, seul signataire desdits accords, est ?galement la plaque tournante de la Cemac. Le moindre impact sur son secteur priv? pourrait donc impacter ceux de la sous-r?gion.Pour y faire face, les patrons de l’Afrique centrale explorent d’autres moyens. Ceux-ci ?impliquent que les dispositifs r?glementaires et institutionnels de la Cemac soient davantage consid?r?s et adapt?s en cons?quence. Des chantiers communs sont ? ouvrir ou ? consolider parmi lesquels la vulgarisation de nombreux r?glements communautaires de la mise en conformit? des textes communautaires et nationaux aux textes de la zone de libre-?change continentale africaine?, fait savoir Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission de la Cemac. RappelsAlors que l?Union europ?enne et les blocs r?gionaux ?taient en pourparlers pour conclure les APE, certains observateurs ne se sont pas priv?s de tirer la sonnette d?alarme sur les cons?quences n?fastes qu?ils impliquent sur les ?conomies desdits blocs. Parmi eux, Ablasse Ouedraogo. Pour l?ancien directeur g?n?ral adjoint de l?OMC, ancien conseiller sp?cial du pr?sident de la Commission de la Cedeao sur les n?gociations commerciales, la lib?ralisation des ?changes avec l?UE n?a pas que des avantages. ?S?ils [les APE Ndlr] ?taient finalis?s dans leur forme actuelle, ils priveraient les pays ACP d?instruments de politique essentiels ? leur d?veloppement. ? l?oppos? des objectifs initiaux, ils auraient pour effet de compromettre l?int?gration r?gionale, en aggravant la pauvret? et en emp?chant les pays de diversifier leurs productions et de s?affranchir de la d?pendance vis-?-vis des produits de base.?, avait-il confi? dans les colonnes de Jeune Afrique en 2010. Et d’ajouter: ?Depuis plus de trente ans, les pays africains, convaincus du fait que seuls des espaces ?conomiques importants sont viables ? terme, mettent en place des organisations inter?tatiques pour promouvoir l?int?gration r?gionale. Ce travail est loin d??tre achev? et le commerce intrar?gional en Afrique de l?Ouest repr?sente moins de 10% du volume total des ?changes, contre plus de 60% en Europe. La lib?ralisation impos?e par les APE pourrait accentuer cette extraversion des ?conomies africaines et annihiler les efforts titanesques entrepris par les organisations sous-r?gionales? (Cedeao, UEMOA, Cemac, SADC?), pour consolider un march? r?gional en cours de construction. Les pays comme la C?te d?Ivoire, le Ghana ou le Cameroun, qui ont sign? individuellement des accords int?rimaires avec l?UE, sont r?gis actuellement par diff?rents r?gimes commerciaux. Ce qui peut avoir des retomb?es au niveau r?gional?, expliquait-il dans un texte intitul? ?5 raisons de suspendre les n?gociations sur l?APE?. Joseph Julien Ondoua Owona Commerce ext?rieur : La balance commerciale exc?dentaire pour la premi?re fois en 20 ans Avec l?Union europ?enne (UE), la balance commerciale est exc?dentaire en faveur du Cameroun de 201,5 milliards de FCFA en 2023, en recul de 71% par rapport ? 2022, dont l?exc?dent se chiffrait ? 697,6 milliards de FCFA. Baisse de 22% des recettes d?exportations vers l?UE entre 2022 et 2023 En 2023, les recettes d?exportation de marchandises ? destination de l?Union europ?enne (UE) baisse de 22% par rapport ? l?ann?e 2022 et se chiffre ? 1 524,6 milliards de FCFA. Ce partenaire a acquis 51% des exportations camerounaises en 2023. Cependant, ces exportations en direction de (UE) restent tr?s peu diversifi?es et sont domin?es essentiellement par les produits de base ou ceux ayant subi une premi?re transformation. Elles sont constitu?es principalement des huiles brutes de p?troles (43%), du cacao en f?ves (17%) et du gaz naturel liqu?fi? (15%). Au sein de l?UE, le Pays bas est le premier client du Cameroun en 2023 avec 45% des parts de march? vers ce partenaire;

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APE Cameroun- Grande-Bretagne : Qui roule qui

Malgr? sa sortie de l?Union europ?enne, les ?changes commerciaux entre ce pays et le Cameroun se portent bien. Il ?tait une fois: les APE et l’Afrique centrale En 2003, l?Union europ?enne (UE) a entrepris des n?gociations avec un groupe de huit pays de l?Afrique centrale en vue de la conclusion des Accords de partenariat ?conomique (APE). Avec le Cameroun, la R?publique centrafricaine, le Congo, la R?publique d?mocratique du Congo, le Gabon, la Guin?e ?quatoriale, Sao Tom? ? Principe, le Tchad, il ?tait question de conclure les APE en 2007. Au regard des faibles gains et des multiples sonnettes d?alarmes tir?es ici et l? par des organisations non gouvernementales, les pays africains, pour la plupart, se sont r?fract?s. seul le Cameroun s?est aventur? sur le terrain des APE qu?il a alors paraph? le 17 d?cembre 2007, sous l?appellation d’?Accord d??tape vers un accord de partenariat ?conomique entre la Communaut? europ?enne et ses ?tats membres, d’une part et la partie Afrique centrale, d’autre part?.Apr?s l’avoir sign? le 15 janvier 2009, le Cameroun va ratifier l’APE avec l’Union europ?enne le 22 juillet 2014. Il s?agit d?un accord visant essentiellement le libre-?change des marchandises, m?me si les services et les investissements li?s au commerce peuvent ?tre abord?s.Au moment de la signature desdits APE, la Grande-Bretagne, alors membre de l?Union europ?enne, ?tait partie prenante. Ce qui lui donnait tous les droits que les autres pays membres de l?UE, quant aux APE. La Grande-Bretagne a fini par quitter cet espace ? la suite d?un r?f?rendum. ? travers cette sortie, appel?e ?Brexit?, la Grande-Bretagne a perdu le b?n?fice des accords commerciaux alors pass?s entre l?UE et le Cameroun. Et pour sauvegarder les ?changes commerciaux avec ce partenaire, comme tous les autres, la Grande-Bretagne a conclu de nouveaux accords commerciaux avec le Cameroun. Appel?s APE, ils sont calqu?s sur le mod?le des accords conclus avec l?Union europ?enne. Apr?s quelques ann?es d?impl?mentations, il convient de scruter ces deux APE qu?a sign?s le Cameroun et qui sont suivis de pr?s par plusieurs instances, dont l?Union des patronats de l?Afrique centrale. Joseph Julien Ondoua Owona APE-Cameroun : plus de peur que mal ? Signataire des Accords de partenariat ?conomiques avec l?Union europ?enne et la Grande-Bretagne, les pertes enregistr?es par le Cameroun du fait de l?impl?mentation du d?mant?lement des tarifs douaniers restent en de?? des pr?visions. Les gains ?galement. Parmi les clauses des APE conclus entre le Cameroun et l?Union europ?enne, d?une part et le Cameroun et la Grande-Bretagne, d?autre part, il y a celle relative au d?mant?lement des tarifs douaniers. La 9e phase y relative est effective depuis le 4 ao?t 2024. Dans un communiqu? rendu public le 5 aout dernier, Louis-Paul Motaze, en dit davantage sur le sujet. Selon le ministre des Finances du Cameroun, cela induit des exon?rations des tarifs douaniers de ??100% pour les marchandises du 1er groupe, 100% pour les marchandises du 2e groupe et 50% pour les marchandises du 3e groupe?? d?barqu?es au Cameroun, en provenance de l?UE et de la Grande-Bretagne. Si cela n?a rien d??tonnant ? premi?re vue, il convient de pr?ciser que cette neuvi?me phase est synonyme d?augmentation des exon?rations sur les marchandises du 3e groupe. Il s?agit des v?hicules utilitaires, des carburants, des ciments ou encore des motos, etc. dont les tarifs douaniers sont r?duits de 50% depuis le 4 ao?t 2024. L?ann?e derni?re, ils ?taient estim?s ? 40%. Une d?cote qui d?coule des dispositions de l?APE qui veulent que lesdits tarifs soient r?duits de 10% de plus chaque ann?e. Or, ce sont des produits ? rendement fiscal ?lev? pour le Cameroun. Exon?rationIl y a ?galement des produits tels que des pl?tres, chaux, marbres, clinkers, intrants pour industries alimentaires (m?langes odorif?rants? pour industries alimentaires ou des boissons, levures, etc.), fils machine, groupes ?lectrog?nes et convertisseurs rotatifs ?lectriques, machines et appareils, v?hicules automobiles pour le transport de marchandises (camion, etc.), remorques et semi-remorques, brouettes, certaines parties et certains accessoires de v?hicules (pare-chocs, ceintures, freins, roues, embrayages). Faisant partie du 2e groupe, ils connaissent un d?mant?lement tarifaire ? hauteur de 15% depuis le 4 aout 2017 et sont exon?r?s de la totalit? des droits de douane applicables ? date.Dans le m?me registre, se trouvent les produits dits du premier groupe. Le d?mant?lement des tarifs douaniers y relatif, entr? en vigueur le 4 aout 2016, pr?voit une suppression annuelle de 25% par an des frais. Exon?ration totalement atteinte ? date. Depuis 2019, produits pharmaceutiques, engrais, pesticides, tourteaux, papiers et cartons, bitumes et autres r?sidus de p?trole, craie, chaux, gaz, produits chimiques inorganiques et organiques, ordinateurs, v?hicules automobiles ? usages sp?ciaux, tracteurs, parties & accessoires de motocycle, bicyclette, etc., b?n?ficient d?une exon?ration fiscale. Recettes douani?resEn scrutant le premier trimestre de l?ann?e 2023, il est ?vident que l?acc?l?ration du d?mant?lement tarifaire dans le cadre de l?APE entre le Cameroun et les pays de l?Union europ?enne a engrang? des pertes financi?res. Celles-ci sont estim?es ? 8,6 milliards de FCFA. C’est ce que r?v?le la direction g?n?rale des douanes du minist?re des Finances. Laquelle pr?cise d?ailleurs que ce volume des pertes est en hausse de 61% en glissement annuel. Ceci, du fait de l?entr?e en vigueur de la 7e phase dudit d?mant?lement. Cependant, les pertes des recettes douani?res enregistr?es jusqu?ici sont en de?? de celles projet?es et tr?s redout?es lors de l?impl?mentation des APE. D?apr?s des experts, leur extension ? la Grande-Bretagne n?a rien chang?, alors qu?on pensait que cela alourdirait les pertes. Un an apr?s le d?but du d?mant?lement tarifaire sur les produits ? rendement fiscal ?lev?, le Cameroun n?a enregistr? que 20 milliards de FCFA de manque-?-gagner sur ses recettes douani?res en 2022, contre une projection initiale de 27 milliards de FCFA. Sur les six premiers mois de l?ann?e 2023, r?v?lent les donn?es de la direction g?n?rale des douanes, bien qu?en hausse de 61% en glissement annuel, les pertes de recettes li?es ? la mise en ?uvre de l?APE ont culmin? ? seulement 8,6 milliards de FCFA?, apprend-on du confr?re investiraucameroun.com. Par ailleurs, les recettes douani?res ne souffrent de rien, malgr? la lev?e progressive des verrous

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50? session du Conseil des ministres de l?OCI : Cessez-le-feu pour d?velopper!

C?est le challenge que doit relever Lejeune Mbella Mbella, port? ? la t?te de cette institution lors des travaux tenus les 29 et 30 aout dernier ? Yaound?. ?D?veloppement des infrastructures de transport et de communication intra-OCI: instrument majeur de lutte contre la pauvret? et l?ins?curit??. C?est sous ce th?me que se sont tenus les travaux relatifs ? la 50? session du Conseil des ministres des Affaires ?trang?res des pays membres de l?Organisation du Conseil islamique. L??v?nement qu?a organis? le Cameroun les 29 et 30 aout dernier au Palais des Congr?s de Yaound? a permis de tabler d?une part sur le d?veloppement et d?autre part, sur la situation s?curitaire instable au sein desdits pays. DialogueLes assises pr?sid?es par Joseph Dion Ngute, Premier ministre du Cameroun, interviennent au moment o? le pays c?l?bre le cinquantenaire de son adh?sion ? l?OCI. En dehors de cela, il y a que les travaux de Yaound? ont lieu au moment o? la pauvret? et l?ins?curit? contre lesquelles il faut lutter sont accentu?es par de nombreux meurtriers ? l?international. Ces travaux ont donc ?t? l?occasion pour diff?rents orateurs, au nom de leurs pays respectifs, de prendre position. Sur le pupitre, les uns apr?s les autres, ils ont d?plor? toutes les atrocit?s que les civils subissent dans le Sahel, la Palestine, la bande de Gaza. Pour Joseph Dion Ngute, ?la situation humanitaire est catastrophique? parce que, regrette-t-il, des milliers de Palestiniens et d’Isra?liens sont tu?s chaque jour. D?o? l?urgence ?de trouver une solution juste et d?finitive ? ce probl?me? a relev? le repr?sentant de Paul Biya, pr?sident de la R?publique. D?ailleurs, c?est au nom du ?mendiant de la paix? que le patron de l?immeuble ?toile appelle au dialogue. ?Le Cameroun soutient toute initiative fond?e sur le dialogue et la concertation? a indiqu? Joseph Dion Ngute. Pour lui, le retour ? la paix ne peut ?tre possible que ?si les diff?rentes parties en conflit amorcent un dialogue franc et sinc?re. C?est ? cette condition que la paix et la s?curit? tant souhait?es par tous seront atteintes?. D?veloppementEn pr?sidant la c?r?monie d?ouverture, au nom du chef de l??tat Paul Biya, ce 29 aout, Joseph Dion Ngute ?voque la pauvret? comme un d?fi auquel il faut imp?rativement faire face. D?o? l?appel lanc? aux participants afin qu?ils proposent des solutions pour booster le d?veloppement. ? ce sujet, ?voque Mamadou Tangara, ministre des Affaires ?trang?res de la Gambie, ?le d?veloppement de nos infrastructures de transport et de communication peut contribuer de mani?re significative ? la lutte contre nos d?fis communs en mati?re de pauvret? et d?ins?curit?, dans la mesure o? les am?liorations dans ces domaines pourraient renforcer et consolider le d?veloppement social et ?conomique durable de la oumma islamique?. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations ext?rieures sugg?re pour sa part ?une action collective dans une approche inclusive? pour pallier les crises et le terrorisme au sein des pays membres de l?OCI. Joseph Julien Ondoua Owona

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Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) : vers la radiation du Cameroun

Entre les tapages m?diatiques sur les projets dans le secteur extractif et l?inaction du comit? national, le pays risque une nouvelle suspension en d?cembre 2024. Le Cameroun a ?t? suspendu par le secr?tariat du comit? international de l?ITIE. L?annonce remonte au 4 mars 2024. L?organisme international reproche ? l??tat camerounais de ne pas suffisamment impliquer la soci?t? civile. Laquelle ?volue dans un lot de contraintes dont un manque de libert? d?expression. Et c?est la deuxi?me suspension en deux ans.Depuis lors, l?eau a coul? sous le pont et l?on note tr?s peu ou pas d?action. ?Beaucoup de projets sont en train d??tre r?alis?s, beaucoup de permis sont attribu?s, mais le comit? qui est en charge de r?guler ce secteur ne fonctionne pas. Il n?y a pas un texte qui constate son effectivit?. De mani?re claire, il n?y a pas de comit?. On ne peut donc pas s?attendre ? des r?sultats?, d?plore Eric Etoga, charg? de projets au Centre pour l’environnement et le d?veloppement (CED). Ce n?est pas tout. RadiationLe Cameroun est cens? produire un nouveau rapport au 31 d?cembre 2024. Pour en arriver l?, le comit? national, dument constat?, doit statuer pour d?signer le conciliateur et ?tudier les termes de r?f?rence, les dossiers d?pos?s, pour identifier l?entit? qui doit faire l??valuation au Cameroun; ainsi que les termes de r?f?rences relatives ? sa mission de collecte des donn?es aupr?s des entit?s d?clarantes. Autant d?activit?s qui prennent beaucoup de temps (environ quatre mois). Sachant que le Cameroun avait d?j? ?t? suspendu en 2021, il est fort probable qu?il soit de nouveau suspendu pour la m?me raison. ?Avec la suspension qui p?se sur nous, si nous devons encore ?tre suspendus pour n?avoir pas fourni le rapport ? temps, ce sera la radiation?, pr?vient Eric Etoga. Autant de faits qui poussent le Prince Henri Njoh Manga Bell ? se demander ?si notre pays n?adh?re pas ? ces instruments internationaux pour satisfaire quelques exigences?. RecommandationsDans sa position d?accompagnateur de l??tat et en vue d?acc?l?rer le processus, la soci?t? civile vient de pr?senter ses mandataires. C??tait le 29 aout dernier ? Yaound?. Au nombre de douze, ils ont ?t? d?sign?s pour repr?senter la soci?t? civile au sein du comit? national ITIE. Parmi les diff?rentes factions repr?sent?es, se trouvent en bonne place les communaut?s religieuses, porte-voix des d?munis, des femmes et des enfants.Une fois encore, les OSC tirent la sonnette d?alarme. ?Nous risquons la radiation et cela aura une incidence sur les projets avec les bailleurs de fonds internationaux, dans la mesure o? un pays qui n?est pas transparent fait preuve d?un manque de s?rieux et d?une ins?curit?? explique Eric Etoga, leur mandataire. Il sugg?re de constater le comit? national et d??laborer des contrats de travail aux personnels en situation d?ins?curit?. Joseph Julien Ondoua Owona

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Zone Cemac : vers une hausse des prix de 17,6% des produits export?s au 2?me trimestre 2024

Les secteurs de l?agriculture, des min?raux et des m?taux des pays de la zone de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) connaitront une hausse des exportations au 2? trimestre 2024. Celle-ci, d’apr?s les pr?visions, va se chiffrer ? 17,6%. Les chiffres proviennent de l?indice composite des cours de produit de base (ICCPB) export?s par les pays de la sous-r?gion Afrique centrale qu’a publi? la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac). Selon l’institution, cette ?volution confirme la ?tendance haussi?re entam?e depuis le troisi?me trimestre de l?ann?e 2023?. Les pays de la zone Cemac vont donc pousser un ouf de soulagement.L?indice composite des cours de produit de base (ICCPB) se fonde sur les cours de 20 produits de base export?s par les pays de la Cemac, repr?sentant 90% des valeurs de ses exportations. Le panier se d?compose en cinq grandes cat?gories: produits ?nerg?tiques, m?taux et min?raux, produits forestiers, produits agricoles et produits de la p?che.?Entre le premier et le deuxi?me trimestre 2024, l?indice global des cours de produits de base s?est accru du fait de la hausse conjointe des cours des produits non ?nerg?tiques (30,4%) et des produits ?nerg?tiques (3,8%). Par cat?gorie de produits non ?nerg?tiques, le cours des produits non agricoles a bondi de 37,1% et celui des m?taux et min?raux de 30,1%. Tandis que les cours des produits forestiers et des produits de la p?che se sont repli?s respectivement de 0,6% et 1,8%?, d?taille le rapport de l?ICCPB de la Banque centrale. Diane Kenfack

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R?fugi?s nig?rians ? Minawao : embarras autour de la natalit?

Selon le minist?re de l?Administration territoriale (Minat), le nombre de naissances enregistr?es est de 50 par mois. Une situation qui pr?occupe le gouvernement camerounais. Il subsiste au Cameroun un embarras autour de la situation des r?fugi?s nig?rians y ayant trouv? refuge du fait des exactions de la secte islamiste Boko Haram. Cela n?a d?sormais plus rien ? voir avec des soup?ons quant ? la collusion de certains r?fugi?s avec ce groupe arm?. C?est plut?t la forte natalit? sur le site de Minawao qui suscite les inqui?tudes de Yaound?. Et pour cause, la population de r?fugi?s au Camp de Minawao croit ? une vitesse exponentielle malgr? les vagues importantes de retourn?s depuis 2021. ? en croire le minist?re camerounais de l?Administration territoriale, cette situation n?est pas le seul fait de la migration humaine. Elle est aussi imputable au nombre ?lev? de naissances y enregistr?es. ?Il convient de relever que ce camp compte 78 000 r?fugi?s et enregistre 50 naissances par mois?, a r?v?l? ce d?partement minist?riel d?but ao?t 2024, ? l?occasion d?une remise de dons en produits alimentaires, d?une valeur de 100 millions FCFA. Pour en d?tailler avec exactitude la situation, la plateforme de donn?es du Bureau de coordination de l?action humanitaire (Ocha) fait ?tat d?un afflux de 1786 nouveaux arrivants en moyennes et de 5358 nouvelles naissances enregistr?es entre juillet 2013 et fin 2023. Sur le profil des populations relocalis?es sur le site de 623 hectares, l?institution ?voque ?61% de mineurs (moins de 18 ans) et 54% de femmes/filles?.Sur le site am?nag? pour accueillir initialement 15 000 personnes forc?es au d?placement, la population actuelle y vit confront?e ? des difficult?s li?es ? la pr?carit? des conditions de vie, un acc?s difficile aux soins de sant? et ? l?insuffisance alimentaire, entre autres. Tout ce qui pose un probl?me au gouvernement camerounais, mais pas que. ?Avec ce taux de plus en plus croissant qui met en difficult? les donateurs, il devient urgent de trouver des solutions palliatives telles que les d?parts volontaires. ? cet effet, le chef de l??tat a planifi? le rapatriement volontaire progressif de 20 000 r?fugi?s, en esp?rant que les conditions s?am?liorent dans leur pays?, poursuit ce d?partement minist?riel; rappelant des mesures prises ant?rieurement par les autorit?s pour renforcer la r?silience ?conomique de cette communaut?, au travers ? titre d?illustration de la cession de 151 hectares de terres cultivables. Et m?me si des expulsions n?ont plus ?t? enregistr?es au Cameroun depuis 2016, une op?ration de rapatriement volontaire de 241 r?fugi?s nig?rians a eu lieu le 10 ao?t 2024, en pr?sence des autorit?s de ce pays. Louise Nsana

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Pr?vention et r?solution des conflits en RCA: de bonnes avanc?es

Bangui, la capitale centrafricaine, a abrit? le 28 ao?t 2024 la 8?r?union de coordination du processus de mutualisation de l?Accord politique pour la paix et la r?conciliation (APPR) et de la feuille de route de Luanda. Il s?agissait d??valuer les progr?s accomplis dans la mise en ?uvre de ces accords et de faire le point sur la d?centralisation du processus politique et de pacification de la Centrafrique. Lesquels processus sont engag?s depuis 2019 sous les auspices de l?Union africaine et des Nations unies. Il en ressort que le pays continue sur la tangente positive annonc?e par le pr?sident Faustin Archange Touad?ra courant 2023. Cet exercice-l?, les principales ?volutions ont port? sur la dissolution de neuf groupes arm?s sur les 14 prenant part auxdits accords. Cette ann?e, le gouvernement a mati?re ? se r?jouir de la cr?ation et de l?organisation des Comit?s de mise en ?uvre pr?fectoraux (CMOP); afin de faciliter l??change d?informations et de cr?er un environnement apais? dans toutes les pr?fectures. Les CMOP s’engagent activement avec les acteurs locaux pour promouvoir le dialogue intercommunal, le d?sarmement des groupes arm?s, une transhumance pacifique, et la participation inclusive de toutes les parties prenantes dans les processus politiques et ?lectoraux?, rapporte la porte-parole de Mission multidimensionnelle int?gr?e de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca), Florence Marshall. Ladite institution apporte un appui cons?quent ? la mise en ?uvre de ce processus de paix. Raison pour laquelle elle a eu regard sur la situation du respect des droits de l?homme; documentant dans la foul?e ?68 violations et atteintes aux droits de l?homme et violations du droit international humanitaire, ayant affect? 82 victimes. Les agents de l??tat ont ?t? responsables de 49 violations alors que les groupes arm?s signataires de l?Accord politique pour la paix et la r?conciliation en R?publique Centrafricaine (APPR-RCA) ont ?t? responsables de 17 atteintes?, pour des besoins de partage d?information. Louise Nsana

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Le Tchad, l?Afrique du Sud et le Nig?ria, dans le top des clients du Cameroun en 2023

Selon le rapport de l?Institut national de la statistique (INS), ces trois pays cumulent, ? eux seuls, un volume de transaction ?valu? ? 136,5 milliards de FCFA du montant total des marchandises qui sortent du Cameroun, vers les pays africains. Soit une enveloppe globale de 62%. Le taux d?exportation du Cameroun vers les autres pays d?Afrique demeure faible, malgr? une timide hausse du volume de ces ?changes. D?apr?s l?Institut national de la statistique (INS), les recettes d?exportation des produits camerounais vers l?Afrique sont estim?es ? 379 milliards de FCFA en 2023, contre 342,8 milliards de FCFA en 2022. Correspondant ? une hausse de 36,2 milliards de FCFA, soit plus de 8%. Sauf que ces derni?res repr?sentent 12,7% des recettes globales d?exportation sous la p?riode consid?r?e. Le Cameroun a ainsi export? vers les pays d?Afrique divers produits tels que: le savon, le riz, l?huile, le p?trole brut, les pr?parations alimentaires diverses, les barres de fer ou en aciers, le caoutchouc naturel, les cigares, les contenants pour gaz comprim?s ou liqu?fi?s. Dans son rapport, l?INS ressort ?galement le classement des principaux clients africains du Cameroun sous la m?me p?riode. En t?te, le Tchad dont le volume d?exportation est chiffr? ? 149,1 milliards de FCFA, soit 39%. En deuxi?me position, l?Afrique du Sud, avec des exportations de 47,9 milliards de FCFA, soit 13%. Le Nigeria, la Centrafrique et le Gabon, autres pays voisins du Cameroun, occupent respectivement les 3?, 4? et 5? rangs; avec 39,5 milliards de FCFA de volume de marchandises export?es ? 10% pour le Nig?ria; 34 milliards de FCFA avec un volume de marchandise export? ? 9% pour la Centrafrique; enfin le dernier rang ? 30,9 milliards de FCFA avec 9% de volume d?exportation pour le Gabon. Le classement se poursuit. La R?publique du Congo ? la 6??position, avec un volume de produits estim? ? 19,3 milliards de FCFA ? 5% de volume d?exportation; le S?n?gal avec 18,2 milliards de FCFA ? 5%; la Guin?e ?quatoriale avec un volume de 10 milliards de FCFA ? 3%; l??thiopie, 9,1 milliards de FCFA ? 2% et l?Alg?rie avec 7,7 milliards de FCFA ? 2%. En gros, les pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire d?Afrique centrale (Cemac) pr?sentent un faible taux d?exportation. Au total, un volume cumul? pour les 10 pays s’arr?te ? la somme de 379 milliards de FCFA de marchandises export?es par le Cameroun. Diane Kenfack

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Lutte contre la vie ch?re dans la Mefou-et-Afamba: la DYFEM en action?

Depuis le d?but du mois en cours, la Dynamique des Femmes du Groupement Mvog-Amoug 2(DYFEM) est aux avant-postes d?une caravane de formations des femmes sur la fabrication des produits de premi?re n?cessit?. ?tre pauvre ou en situation de pr?carit? peut bien entendu ?tre li? ? un manque de ressources. Mais, comme le d?fend la Dynamique des Femmes du Groupement Mvog-Amoug 2(DYFEM), il s?agit surtout d?un probl?me de capabilit?, c?est-?-dire d?une capacit? ? convertir des ressources en des fonctionnements effectifs qui permettent de mener une vie digne. Sur cette base, Yollande Mbarga, la pr?sidente de la DYFEM pilote depuis le 1er septembre 2024, une caravane des formations sur la lutte contre la vie ch?re. ? Elle a pour but d’accompagner les femmes dans les formations sur la fabrication des produits de premi?re n?cessit? (savon liquide ; savon en poudre ; eau de Javel ; menthol et pierre noire notamment) ?, pr?cise Yollande Mbarga.   Mobilis?e sur un ambitieux projet qui s??tend jusqu?en d?cembre 2024 dans les 10 villages du Groupement Mvog-Amoug2, la pr?sidente de la DYFEM s?inscrit dans cette vision : ? la promotion de l?autonomie des femmes ? travers la cr?ation d?une activit? g?n?ratrice de revenu ainsi que la valorisation de leurs savoir-faire ?.? En s?inspirant de la formation sur la fabrication du menthol ayant impliqu? une trentaine de femmes des villages du sud du Groupement (Ekombiti?, Abimoah et Nkolmevah), Yollande Mbarga interpr?te le travail accompli par la DYFEM sous l?angle de la pratique de la r?silience et l?empowerment.  Selon la dirigeante de la DYFEM, la possibilit? d?une relance du progr?s social surgit ainsi ? travers une reconnaissance de l?approche par les capabilit?s, mani?re de penser les conditions du d?veloppement humain en ouvrant les choix de vie pour tout individu. ? C?est la raison pour laquelle nous laissons aux femmes install?es dans nos 10 villages de choisir la formation qui leur convient le mieux ?.  Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Forum africain des transports: regards riv?s sur Abidjan d?s le 18 septembre 2024

D?cideurs politiques, industriels, experts et hauts responsables des transports des secteurs public et priv? vont se r?unir le 18 septembre dans la capitale ivoirienne. Ce sera?dans le cadre de la tenue de la deuxi?me ?dition du Forum africain des transports. Organis?e par la Banque africaine de d?veloppement (BAD), la rencontre sera plac?e sur le th?me ? L?Afrique en mouvement : acc?l?rer la connectivit? durable des transports et de la logistique ?. A en croire le comit? d?organisation, le forum abordera des sujets critiques tels que la promotion d?une plus grande participation du secteur priv?, les politiques et les solutions int?gr?es et intelligentes en mati?re d?infrastructures et les m?canismes de financement innovants. Ce sera ?galement une occasion pour les participants d??changer sur la s?curit? routi?re, la multi-modalit? et les d?fis de la mobilit? urbaine. L??dition 2024 offrira l?opportunit? aux organisateurs dudit forum de pr?senter les principales initiatives prises dans le domaine des transports, notamment l?initiative sur les corridors r?gionaux, le programme d?entretien routier durable pour l?Afrique, la facilit? pour la mobilit? verte pour l?Afrique et l?Alliance pour l?infrastructure verte en Afrique. Cette deuxi?me ?dition du forum (qui se tiendra 9 ans apr?s la premi?re en 2015) s?aligne ?troitement sur la nouvelle Strat?gie d?cennale et les objectifs op?rationnels de la BAD, le ??High 5 ?, renfor?ant l?engagement de cette banque en faveur d?un d?veloppement durable des transports sur tout le continent. Notons que des ministres des Transports et des Infrastructures, des repr?sentants des autorit?s routi?res, portuaires et a?roportuaires ainsi que des dirigeants d?organisations internationales sont ?galement attendus pour l?occasion. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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