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BRICS+ ou G7 ou le choix corn?lien pour le Cameroun

L?Institut national de la statistique (INS) donne ? voir la difficile ?quation que repr?sente pour le Cameroun un choix entre les BRICS+ (Chine, Inde, Russie, Br?sil, Afrique du Sud, Egypte, Ethiopie, Iran, Arabie saoudite, Emirats arabes unis) et le G7 (Canada, France, Allemagne, Japon, Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Italie). Le deuxi?me bloc rassemble les principales puissances ?conomiques et politiques mondiales tr?nant ? la t?te de la Banque mondiale et du Fonds mon?taire international (FMI). Quant ? la premi?re alliance, elle polarise la grande majorit? des Etats en d?veloppement. Au-del? des questions ?conomiques, l?adh?sion du Cameroun ? l?un ou l?autre des blocs mat?rialise de fa?on sous-jacente son alignement ? une vision particuli?re de l?ordre mondial. Le pays de Paul Biya est convoit? par les deux grands bocs. Le r?cent sommet Chine-Afrique en a rappel? l?enjeu au travers d?appels ? un repositionnement des pays en d?veloppement au sein des institutions faiti?res de la politique et de l??conomie mondiales. Avec un clin d??il sur la sympathie affich?e par la Russie ? l??gard du continent noir ces deux derni?res ann?es. Face au questionnement, l?INS sugg?re le non-alignement. Se montrant ainsi fid?le ? la position historique du Cameroun. L?Institut recommande ?de renforcer les relations ?conomiques avec les deux blocs?. La raison tient ? l?intensit? des ?changes commerciaux entretenus avec les deux organisations. ?Les BRICS+ se d?marquent comme principal partenaire, achetant 26% des produits export?s et fournissant 30% de produits import?s. Le G7 ach?te 21% des exportations et livre 21% des produits import?s?, soutient l?INS. Sur un tout autre plan, le G7, au travers de la Banque mondiale et du FMI, contr?le 52,2% de la dette multilat?rale du pays ; tandis que la dette bilat?rale est d?tenue ? 69,1% par les BRICS+. Principalement la Chine (66,4%). Louise Nsana

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Agro?cologie et d?veloppement local : l’Afrique centrale optimise ses chances

Du 11 au 13 septembre 2024 ? Douala, on a entendu parler du 2e Forum r?gional sur l?agro?cologie. Plac?e sous le th?me : ? L?agro?cologie face aux enjeux du d?veloppement local et des dynamiques socio-?conomiques des territoires ?, l?initiative avait pour ma?tre-d’oeuvre la Plateforme r?gionale des organisations paysannes d?Afrique centrale (PROPAC), (Cameroun). Pendant trois jours, une soixantaine de participants y ont pris part, en l?occurrence des leaders, des jeunes et des femmes des organisations paysannes nationales membres de la PROPAC, des repr?sentants d?organisations agro?cologiques, des Communaut?s ?conomiques r?gionales (CEEAC, CEMAC), des minist?res sectoriels du Cameroun, des partenaires au d?veloppement (UE, FIDA, FAO, GIZ), des ONG europ?ennes (AGRICORD, Forum Rural mondial, TRIAS) et des instituts r?gionaux de recherche agricole (CORAF, PRASAC). L?objectif ?tait d?accro?tre la compr?hension, l?int?r?t et le soutien des d?cideurs politiques et des bailleurs de fonds pour des politiques promouvant l?entrepreneuriat agro?cologique ? diff?rents niveaux en Afrique centrale. Il s?agissait d?une occasion propice pour renforcer les liens entre les acteurs de l?agro?cologie et promouvoir des pratiques agricoles durables. En mettant l?accent sur la collaboration et l?innovation, le forum ambitionne ? terme de contribuer ? fa?onner un avenir plus r?silient et prosp?re pour les communaut?s locales et les territoires de la r?gion. Au cours d’un expos? sur l’? Agro?cologie et d?veloppement des territoires : enjeux, d?fis et opportunit?s en Afrique ?, le charg? de programmes ? l?Alliance pour la souverainet? alimentaire en Afrique (AFSA), Famara Di?dhiou a r?v?l? les diff?rentes facettes de l?agro?cologie et son r?le crucial dans le d?veloppement durable des territoires africains. L?intervenant a abord? les principaux enjeux et d?fis auxquels l?agro?cologie est confront?e, notamment : la transition vers des syst?mes agricoles durables (remplacer les pratiques industrielles par des m?thodes respectueuses de l?environnement), la souverainet? alimentaire (assurer que les communaut?s locales produisent suffisamment de nourriture de mani?re durable), le changement climatique (renforcer la r?silience des syst?mes agricoles face aux impacts climatiques). Selon l?expert, l?agro?cologie constitue une niche d?opportunit?s pour le continent africain, en termes d?am?lioration de la biodiversit? (restaurer et pr?server la biodiversit? locale gr?ce ? des pratiques agricoles durables), de renforcement des ?conomies locales (stimuler les ?conomies locales en cr?ant des emplois et en am?liorant la s?curit? alimentaire) et de soutien des politiques publiques (int?grer l?agro?cologie dans les politiques agricoles nationales, ? l?image de certains pays africains). La le?on inaugurale a en outre permis de passer en revue des sujets tels que la gestion des ressources naturelles, les politiques de soutien ? l?agro?cologie, et les d?fis sp?cifiques rencontr?s par les agriculteurs africains. La PROPAC a mis un accent sur les d?fis et les opportunit?s de l?agro?cologie, dans un contexte o? l?agriculture, surtout l?agriculture familiale, fait face ? la question du changement climatique qui commence d?j? ? affecter les productions agricoles, ? appauvrir les terres. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Libre circulation en Afrique centrale: le Cameroun et le Tchad montrent la voie

Pour marquer explicitement leur volont? de mettre en ?uvre la libre circulation aux ressortissants de l’espace de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l’Afrique centrale (Cemac), les hauts responsables charg?s de la s?curit? et de diplomatie dans les deux pays se sont donn? pour t?che de donner des ordres ? leurs collaborateurs. Au Cameroun, c’est le D?l?gu? g?n?ral ? la s?ret? nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguele qui, dans un message-port? sign? le 5 septembre 2024, pr?cise ses instructions relatives ? la mise en ?uvre de l’Acte additionnel N 05/19-Cemac-07 0u-CCE du 19 avril 2019, portant adoption de la politique commune en mati?re d’immigration et d’?migration et la protection des fronti?res. Sur la base de cet instrument juridique, le DGSN r?it?re que les  » tous les ressortissants des ?tats membres de la Cemac d?sirant se rendre dans tout autre pays de cet espace communautaire sont exempts de visa ». Au Tchad, le 8 septembre 2024, le ministre des Affaires ?trang?res, de l’Integration africaine et de la Coordination internationale, Hissein Brahim Taha, s’est inspir? de l’Acte additionnel N01/1305/19-Cemac-07 0u-CCE-SE du 25 juin 2013. Le membre du gouvernement tchadien s’en est donc servi pour rappeler que  » la libre circulation des ressortissants des six ?tats membres de la Cemac est int?grale sur l’ensemble du territoire communautaire « . Le message de Hissein Brahim Taha a plusieurs destinataires: les ambassadeurs, les chefs de missions diplomatiques et consulaires accr?dit?s par Ndjamena. Selon nos sources, la publication de ces deux documents fait suite aux entretiens informels que les dirigeants de l’espace Cemac ont eu ? Beijing, en marge du r?cent Sommet Chine-Afrique. A cette occasion, renseignent nos informateurs, Paul Biya, le pr?sident du Cameroun avait sugg?r? ? ses homologues de la Cemac d’acc?l?rer encore plus la mise en ?uvre de la libre circulation des biens et des personnes dans la sous-r?gion. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Cemac-Ohada: les textes juridiques en travail pour am?liorer les affaires en Afrique centrale

In?dit. L?Organisation pour l?Harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) et la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) vont travailler main dans la main. Les balises de cette coop?ration g?opolitique sont pos?es depuis le 19 septembre dernier ? Yaound?. Sous les auspices du pr?sident de la commission de la Cemac Baltasar Engonga Edjo?o, les deux parties envisagent signer une convention g?opolitique de partenariat pour encadrer le monde des affaires en zone Cemac dans les prochains jours. Concr?tement, l?Ohada compte traduire les textes juridiques sur les activit?s ?conomiques dans toutes les langues officielles de la sous-r?gion, comme souhait? par la Commission de la C?mac. ?L?un des axes essentiels de la g?opolitique aujourd?hui c?est la question de la traduction des textes. Nous sous assurerons que les textes qui existent dans le cadre de la vulgarisation sont effectivement dans la langue de celui qui devrait ?tre le destinataire. L?op?rateur ?conomique qui parle espagnole doit avoir les textes en espagnol ; l?avocat ou l?huissier de justice parlant anglais ou arabe doit avoir le texte dans sa langue de pr?dilection?, indique le Pr Mayatta Mbaye, Secr?taire permanent de l?Ohada. M?me si cet organisme compte en plus du fran?ais, l’anglais, l’espagnol et le portugais. Pour le pr?sident de la Commission de la Cemac, cette traduction des textes dans les diff?rentes langues ? permet une meilleure int?gration des Hommes, pour mieux faciliter les ?changes?. Baltasar Engonga Edjo?o affiche son optimisme. La coop?ration annonc?e va ? n?en point doute solidifier la coop?ration Cemac-Ohada, pour contribuer ? la libre circulation des personnes et des biens, dans une zone C?mac confront?e ? de nombreuses barri?res li?es aux langues officielles, h?ritage de la colonisation. Ce qui va d?cloisonner les barri?res et renforcer l??conomie au sein de l?espace Cemac, ? l?aune de la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf).L’Ohada est une organisation appeler ? collaborer avec la Cemac au vu de ses missions. Celles-ci encouragent la cr?ation d’entreprise, l’attrait des investissements et la promotion du d?veloppement socio-?conomique. Cette int?gration va au-del? de la Cemac. En effet, 17 pays sont membres de cette institution judiciaire, avec en bonne place les pays francophones de l’Uemoa. Andr? Gromyko Balla

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VIH-Sida : la pire part des jeunes femmes

Au Cameroun, celles dont l??ge oscille entre 15 et 24 ans repr?sentent 0,64% par ann?e sur l?incidence de la maladie, contre 0,07% chez les gar?ons. Comptabilit? macabre faite par minist?re de la Sant? publique (Minsant?): A l??chelle du pays, 8 990 ados-jeunes ont ?t? identifi?s s?ropositifs au VIH-Sida en 2023 (soit 7115 filles et 1875 gar?ons). Plus terrifiant encore: ?D?apr?s les enqu?tes de Camphia et d?mographique et sant? (Eds) r?alis?es respectivement en 2017 et 2018, la pr?valence (anciens et nouveaux cas) du VIh chez les ados-jeunes est de 1%, l?incidence du Vih est de 0,35% par ann?e, avec un poids 9 fois plus ?lev? chez les filles (0,64 par ann?e) par comparaison aux gar?ons (0,07% par ann?e)?, expose le Minsant?. ?Ces chiffres refl?tent des normes sociales largement r?pandues qui perp?tuent l’in?galit? entre les deux sexes et des coutumes nuisibles, telles que le mariage forc? de tr?s jeunes filles, la prostitution et la violence sexuelle, accroissant la vuln?rabilit? des adolescentes. Toutes choses qui les emp?che de prendre des d?cisions plus ?clair?es pour la pr?servation de leur sant?, la pauvret? et le manque d?acc?s aux programmes de pr?vention du Vih et de la sant? sexuelle reproductive?, a expliqu? Manaouda Malachie, le Minsant?. Celui-ci rel?ve que la tranche d??ge 15-24 ans repr?sente environ 30% du poids de l?ensemble des nouvelles infections au Vih enregistr?es au Cameroun durant l?ann?e 2023. ?L?heure n’est plus aux solutions de fortune et aux ripostes dans l’urgence. Il nous faut trouver un ?quilibre entre la nature urgente du Sida et la n?cessit? de mettre en place des solutions durables. ? l’heure o? l’information est malmen?e plus que jamais, o? des opinions plus ou moins fantaisistes s’affrontent dans des d?bats contradictoires qui ach?vent d’?garer le public, un regard scientifique ne peut que nous ?clairer?, assure Dr Omer Lagan Mvele. Le praticien croit qu?afin de prot?ger les filles et les jeunes femmes contre ce virus, ?il faut renforcer l??ducation des jeunes en am?liorant les programmes scolaires bas?s sur la connaissance du Vih-Sida; renforcer davantage par le biais des m?dias, les campagnes de marketing social visant ? am?liorer les connaissances des jeunes sur le Vih-Sida?. A tout ceci, il propose ?galement d?autonomiser les filles et jeunes femmes vuln?rables issues des milieux d?favoris?es; de lutter efficacement contre le mariage pr?coce, d??duquer et sensibiliser largement les filles et les jeunes femmes sur la n?cessit? de se prot?ger contre cette maladie. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Prix du carburant: vers un l?ger mieux ? la pompe en 2025

Les co?ts du p?trole s?effondrent ? l?international, et ce, depuis mars 2023. Cette tendance ? la baisse produira-t-elle un impact sur les prix des carburants au Cameroun? ?Certainement? n?est peut-?tre pas le dernier mot d?un discours qui se refuserait d?aller plus loin, ni le terme ultime d?une pens?e h?sitant ? prolonger son audace sp?culative. En l?utilisant, Dr Bareja Youmssi met en avant la probabilit? que les prix du carburant ? la pompe au Cameroun soient r?vis?s ? la baisse d?s janvier 2025. En r?f?rence ? ce qui se passe au niveau international, l?expert camerounais en mines et p?trole argumente. ?L?Etat ne subventionne pratiquement plus le carburant. Les importations du carburant ont ?t? lib?ralis?es, c?est-?-dire que le prix du carburant ? la pompe se fixe sur le principe de l?offre et de la demande qui d?pend directement des cours du p?trole brut ? l?international. Le consommateur camerounais qui croule sous le poids de la vie ch?re est naturellement en droits de s?attendre ? une baisse du prix du carburant ? la pompe d?ici d?but 2025?, explique Dr Bareja Youmssi. Selon lui, il y a plus: ?2025 s?annonce comme une ann?e exceptionnelle pour le Cameroun. Au regard des enjeux politiques de 2025, le chef de l?Etat devrait poser des actes de s?duction et une baisse des prix du carburant ? la pompe devrait ?tre l?annonce phare de son discours de fin d?ann?e ? la nation. Cette baisse devrait varier de 50 FCFA ? 100 FCFA par litre?. Conscient du poids que peuvent prendre ses propos, Dr Bareja Youmssi brandit la carte de l?actualit? p?troli?re dans le monde. ?Le baril de p?trole Brent a baiss? de 4% au soir du mardi 10 septembre 2024, passant sous les 70 dollars le baril pour la premi?re fois depuis d?cembre 2021. Le brut Brent de r?f?rence internationale s?est ?chang? ? 68,95 dollars le baril, avec une baisse de 4% par rapport au cours de cl?ture de la veille qui avait fini la journ?e 71,84 dollars. Le brut am?ricain de r?f?rence West Texas Intermediate (WTI) a, pour sa part, d?gringol? de 4,5% ? 65,58 dollars le baril, soit son seuil le plus bas depuis mai 2023, apr?s avoir cl?tur? les ?changes du 10 septembre 2024 ? 68,71 dollars. Et relevons que les analystes de Citi, l?une des plus grandes institutions financi?res au monde, estiment que les cours du p?trole devraient enregistrer une chute significative d?ici 2025 avec un baril de Brent sous les 60 dollars, soit une diminution de plus de 20% par rapport aux pr?visions actuelles?, ?num?re l?universitaire camerounais. 840 et 828 FCFATels sont les prix respectifs du litre de super et de gasoil actuellement en vigueur au Cameroun. L?on se souvient qu?en d?but f?vrier dernier, d?cision a ?t? prise au sortir d?une r?union pr?sid?e ce jour par le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana avec ses homologues des Transports; de l?Eau et de l?Energie; du Travail et de la s?curit? sociale; ainsi que des repr?sentants des syndicats des transporteurs et des forces de l?ordre, dans la salle de conf?rences de la Caisse nationale de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph). C??tait alors la deuxi?me augmentation des prix ? la pompe au Cameroun apr?s celle du 1er f?vrier 2023. Selon le gouvernement, ?c?est en raison de r?sorber les contraintes budg?taires croissantes auxquelles l?Etat est confront? et d??viter les tensions dans l?approvisionnement du march? national en produits p?troliers?.Dans son adresse ? la nation le 31 d?cembre dernier, le chef de l?Etat Paul Biya annon?ait d?j? ces r?ajustements. Pour lui, les subventions aux carburants qui ?taient de plus de 1000 milliards FCFA en 2022 ont ?t? revues ? 640 milliards FCFA en 2023, soit une baisse de 350 milliards FCFA (-35%). Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Stabilit? constitutionnelle en Afrique centrale : le th?me et son dossier s?invitent ? l?Iric

Au cours des expos?s, les experts ont le pris le parti de d?crire avec une pr?cision variable les conditions et modalit?s de r?vision constitutionnelle dans la sous-r?gion. En pr?lude au Sommet de la Francophonie pr?vu ? Paris le 4 octobre prochain et en prolongement ? la 44e session de la Conf?rence minist?rielle de la Francophonie tenue les 4 et 5 novembre 2023 ? Yaound?, l?Institut des Relations Internationales du Cameroun (Iric) a servi de cadre au ?Symposium sur le suivi des r?solutions de Yaound? ? l?issue de la Conf?rence minist?rielle de la Francophonie?. Plac?s sous le th?me ?Stabilit? constitutionnelle en Afrique centrale ? l?aune de la R?solution de la Conf?rence Minist?rielle de la Francophonie de Yaound??, les travaux se sont d?roul?s du 11 au 12 septembre 2024. Au centre de ceux-ci, la probl?matique de rupture de l?ordre constitutionnel ? partir de l?exp?rience de l?Afrique centrale. Situation?Dans la sous-r?gion comme dans d?autres Etats africains francophones, l?actualit? et l?allure des r?visions constitutionnelles sont inqui?tantes et les conditions pour assurer la stabilit? de la Constitution sont loin d??tre r?unies. Il devient alors imp?ratif d?assurer sa stabilit? m?me si, par ailleurs, chaque nation doit pr?server son droit imprescriptible de changer sa Constitution. Il est de notori?t? publique que l?encadrement juridique des r?visions constitutionnelles en Afrique n?est pas rigoureux. Cette absence de rigueur se manifeste du fait que la proc?dure des r?visions constitutionnelles est non seulement une proc?dure toujours instrumentalis?e, mais aussi le contr?le des proc?dures de r?vision constitutionnelles est un contr?le incertain?, explique Dr Eloge Mougang, l?un des participants. Comme lui, d?autres experts pr?sents ? l?Iric assimilent volontiers la forme ?crite de la Constitution ? son caract?re rigide. ?Dans ces conditions, il peut para?tre paradoxal qu?en d?pit de cette rigidit? proc?durale, s?installe une inflation r?visionniste. Cette derni?re traduit en effet la permanence d?une grande instabilit? constitutionnelle en Afrique. La r?vision la plus fr?quente de nos jours est ?videmment celle concernant la clause instituant la limitation des mandats pr?sidentiels. Cette d?marche concerne la presque totalit? des pays africains d?expression fran?aise au point qu?on peut se demander, au vu de sa banalisation, si la r?vision ne devient pas un simple processus d?ajustement de la norme fondamentale?, s?interroge Dr Blaise Awana. Et le politologue promet de remettre ce questionnement sur la table le 4 octobre prochain ? Paris. Ongoung Zong Bella

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L?unit? des chr?tiens viendra-t-elle de P?ques?

L?ann?e prochaine, la c?l?bration de P?ques sera commune ? tous les chr?tiens. Lors d?une rencontre avec le groupe ?Pasqua Together 2025? (?P?ques Ensemble 2025?) tenue le 19 septembre dernier au Vatican, le Pape Fran?ois a demand? ? ce que ?la c?l?bration commune du jour de la R?surrection du Christ ne soit plus une exception, mais devienne la norme?. Dans un discours consign?, le Saint-P?re a sugg?r? la poursuite des efforts dans la recherche d?une date commune ? tous les chr?tiens pour c?l?brer P?ques ? travers le monde. ?P?ques n’arrive pas de notre propre initiative ou selon tel ou tel calendrier : l’?v?nement pascal a eu lieu parce que Dieu ?a tant aim? le monde qu’il a donn? son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie ?ternelle?, a martel? le souverain pontife. Et dans le d?tail alors, que sugg?re le pape Fran?ois? Dans le d?tail, il sugg?re une nouvelle approche temporelle de la P?ques ? l?ensemble de la communaut? chr?tienne mondiale. Elle qui, soit dit en passant, voit se d?multiplier autour d?elle de nouvelles cohortes de pr?tres, commentateurs, th?ologiens, illumin?s, enrag?s, h?r?tiques, r?form?s, apostoliques, baptistes, anabaptistes et, autour d?eux, tout un nouveau cort?ge de querelles. Pour la P?ques, par exemple, la date n?est jamais la m?me partout pour tous ceux qui se r?clament chr?tiens. Les Juifs suivent le calendrier lunaire pour leur P?que. L?id?e, c?est de ne pas la faire en m?me temps que les autres. Un principe ?galement appliqu? par les orthodoxes, avec une nuance essentielle : la f?te doit toujours tomber apr?s la P?que juive, jamais avant. Les Juifs se basent sur le calendrier gr?gorien, alors que les orthodoxes ont recours au calendrier julien? En donnant la possibilit? ? l?implicite d??tre explicit?, le d?bat qui s?engage alors est d??tablir une nouvelle liturgie de la P?ques dans le monde entier. Et le Saint-P?re a demand? de ne pas ?laisser passer en vain l’importante opportunit? que nous offre 2025?. Ce que sugg?re le pape Fran?ois montre bien que le monde est en train de changer et, surtout, l?unit? des religions pourrait contribuer ? le modifier de mani?re in?dite, non seulement dans la mat?rialit? de l?existence, mais aussi dans les mentalit?s. On dirait que se fait jour un nouveau contexte, plus enclin ? mettre en ?vidence la vanit? de la fragmentation des religions et ? soutenir l??mergence de lexiques communs. ? l?image des ap?tres du Christ, le patron du Vatican encourage tous les chr?tiens ? ?marcher ensemble et, pour ce faire, il nous sera utile de partir, comme les Ap?tres, de J?rusalem, lieu ? partir duquel l’annonce de la R?surrection elle-m?me s’est r?pandue dans le monde?. En ?vitant d??tre otages d?un d?bat beaucoup plus complexe, on dira que, tout comme les rites pour appeler la pluie ou les rites pour appeler le soleil, les rites religieux, pour autant qu?ils ont ?t? inspir?s par une foi et qu?ils ont ?merg? dans des conditions g?ographiques et historiques d?termin?es, c?est encore de la m?me inspiration qu?ils ont besoin pour faire surgir de nouvelles r?ponses ? la probl?matique de l?unit? des religions. Mais pour aboutir ? un tel changement, il faudra encore nombre de conciles ?cum?niques? Quitte ? servir de temps ? autre de th?me ? des invocations incantatoires dans le processus actuel de mondialisation. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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?L?apport de la discipline LCN dans la vision de l?int?gration nationale au Cameroun?

Une contribution de Jean Herv? Njangan Ndjemba, Socio-didacticien, enseignant-chercheur en langues et cultures camerounaises. L’enseignement des langues nationales au Cameroun s’inscrit dans un cadre sociolinguistique complexe, marqu? par la coexistence de nombreuses langues. Le Cameroun compte environ 285 langues, dont 263 sont vivantes, ce qui en fait l’un des pays les plus riches en diversit? linguistique en Afrique.Depuis la r?vision de la Constitution en 1996, le Cameroun s’est engag? ? promouvoir les Langues et cultures nationales (LCN). Cependant, le fran?ais et l’anglais restent les langues d’enseignement officielles. L?enseignement des langues et cultures nationales permet un enracinement des jeunes dans les valeurs linguistiques et culturelles endog?nes, et l?enseignement des deux langues officielles (fran?ais et anglais) favorise la communication interethnique et renforce les liens entre les diff?rentes communaut?s du Cameroun. En int?grant les langues et cultures nationales dans le curriculum ?ducatif, les ?l?ves des lyc?es et coll?ges apprennent ? appr?cier la diversit? culturelle et ceci permet d?att?nuer les tensions identitaires et de promouvoir le vivre-ensemble en milieu scolaire au Cameroun. Le terme « int?gration » provient du latin integrare, signifiant « rendre entier ». Il ?voque l’id?e d’incorporation d’un ?l?ment dans un ensemble, favorisant l’harmonie entre les diff?rentes parties. Au sens g?n?ral, l?int?gration est un processus d?incorporation d?un ?l?ment dans un autre, accompagn? d?une transformation r?ciproque de ces ?l?ments tendant vers l?unit?. L’int?gration nationale d?signe le processus par lequel des individus ou des groupes, souvent issus de minorit?s ou de l’immigration, deviennent des membres ? part enti?re d’une soci?t? plus large, tout en conservant une certaine identit?. Ce concept implique une transformation r?ciproque entre les individus et la soci?t?, visant ? cr?er une unit? tout en respectant la diversit?. En sociologie, l’int?gration est le processus ethnologique qui permet ? une personne ou ? un groupe de personnes de se rapprocher et de devenir membre d’un autre groupe plus vaste par l’adoption de ses valeurs et des normes de son syst?me social. C?est est un processus dynamique et continu, essentielle pour maintenir la coh?sion sociale et pr?venir l’exclusion. La diversit? culturelle et l’int?gration nationale en milieu scolaire au Cameroun pr?sentent des enjeux complexes et interconnect?s.Paul Biya, Pr?sident du Cameroun depuis 1982, a formul? la doctrine du lib?ralisme communautaire dans son ouvrage Pour le lib?ralisme communautaire, publi? pour la premi?re fois en 1987. Cette doctrine vise ? concilier les principes de libert? individuelle avec ceux de solidarit? collective, en mettant l’accent sur le d?veloppement socio-?conomique du Cameroun. Cette doctrine se distingue des approches individualistes ou collectivistes, en mettant l’accent sur le d?veloppement harmonieux des individus et des communaut?s dans un cadre d?mocratique. C?est une vision de l?int?gration nationale. Biya consid?re que cette approche est essentielle pour b?tir un Cameroun ?mergent, d?mocratique et uni, capable de faire face aux d?fis contemporains tout en respectant ses valeurs culturelles. Avec l?enseignement des langues et cultures camerounaise depuis 2011 (date d?affectation de la toute premi?re vague d?enseignants de langues et cultures ? l?Ecole normale sup?rieure de l?Universit? de Yaound? 1), les lyc?es et coll?ges jouent un r?le crucial dans l’int?gration nationale, en particulier dans un contexte de diversit? culturelle. Les contenus ?ducatifs de la discipline LCN valorisent toutes les cultures pr?sentes au Cameroun et ceci ?uvre ? la construction d?une identit? nationale unie (tout en respectant la diversit?). Les lyc?es et coll?ges jouent actuellement un r?le crucial dans la promotion de la tol?rance et de l’acceptation des diff?rences. Il y a l?impl?mentation d?une ?ducation interculturelle qui favorise grandement l’enrichissement mutuel et la compr?hension entre les ?l?ves de diff?rentes origines. Il y a donc dissolution des replis identitaires. L?enseignement des langues et cultures nationales contribue ? r?duire les tensions identitaires. Aussi, la naissance de clubs de langues et cultures au sein des ?tablissements (comme c?est le cas au Lyc?e Bilingue de Ky?-Ossi depuis Mai 2015) contribue ? la consolidation de l?int?gration nationale au moyen d?un encadrement rigoureux des regroupements multilingues et multiculturels. Les enseignements de la discipline LCN et lesdits clubs promeuvent le dialogue intercommunautaire et le vivre-ensemble au sein des ?tablissements.En somme, nous pouvons affirmer que depuis l?int?gration des langues et cultures nationales dans le syst?me ?ducatif, il y a valorisation de la diversit? linguistique et culturelle du pays avec pour effet, la construction d?une identit? nationale tout en respectant les particularit?s de chaque groupe ethnique. Il y a donc une meilleure coh?sion nationale, une meilleure int?gration nationale.

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On peut exercer l?autorit? sans avoir l?autorit

Nous avons d?j? entendu ou utilis? les expressions suivantes: ?il n?a pas d’autorit??, ?de qui ou bien d’o? tient-il son autorit???, ?il parle avec autorit??, ?rencontrer les autorit?s civiles, militaires, religieuses de telle ville ou de telle r?gion?, etc. Pour d?couvrir la signification du mot ?autorit??, nous n’avons pas d’autre choix que de recourir au terme latin ?auctoritas? qui est la capacit? de faire grandir.Un chef ou un patron fait grandir les personnes qui sont sous ses ordres en les aidant ? donner le meilleur d’elles-m?mes. Cela suppose qu’il les observe bien, qu’il les ?coute, qu’il leur dise quels talents elles poss?dent, qu’il les encourage ou les f?licite quand elles agissent bien, qu’il les corrige sans les briser quand elles commettent des erreurs ou des fautes. Cela suppose qu’il soit en mesure d’admettre ses propres manquements et de faire le premier ce que lui-m?me pr?che aux autres. Quel employ? n’ob?irait pas avec empressement aux ordres d’un tel chef ou patron? Beaucoup de gens seraient heureux de travailler avec et pour un tel chef parce que, ici, l?autorit? n?est ni ?crasante ni rabaissante. Face ? une telle autorit?, l?ob?issance ne pourra ?tre feinte, ni forc?e mais naturelle (spontan?e). Et de celui ? qui on ob?it naturellement, on peut tout simplement affirmer qu’il a une autorit? naturelle. Celui qui a une autorit? naturelle n?a pas besoin de crier, ni de s’agiter, pour ?tre ob?i. Il n’a pas non plus besoin de dire: ?C?est moi le chef ici?.Ceux qui exercent l’autorit? dans nos pays sont souvent d?test?s parce qu’ils ont coutume de faire sentir leur pouvoir, de rabaisser ou de terroriser les personnes qui leur sont momentan?ment confi?es au lieu de les faire grandir. Car la vraie autorit? consiste avant tout ? ?lever l?autre, ? le rendre meilleur. J?sus parlait avec autorit? et non comme les scribes, parce qu’il ?tait profond?ment humain, parce qu’il ne regardait pas ses disciples de haut, parce qu’il y avait une coh?rence entre ses actes et ses paroles, parce qu’il ?tait capable d??coute et de compassion, parce qu’il prenait la vie et les hommes au s?rieux sans se prendre trop au s?rieux. Jean-Claude Dj?r?k?

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