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Quand la promesse d’un corps signe une aventure po?tique: les seins de l’amante de Timba Bema, ?ditions Stellamaris, juin 2018

Dans Les seins de l’amante de Timba Bema l’arri?re-pens?e est la traduction des sens du corps pour que celui-ci se dise, s’?crive et se d?voile sans ambages. Cela ? travers une voix laminaire et sans gravit? qui persiste tout au long du po?me en questionnant l’intensit? de la fonction du langage social ainsi que l’extr?me affection, la fugacit? du temps, la d?liquescence de l’amour, l’invasion inou?e et les allusives possibilit?s des violences « des poisons doux de cette folie douce/Qui br?le comme un enfer ton corps sur terre. » Le syst?me m?trique de Timba Bema privil?gie le vers long. La rime est moins pr?sente que les anaphores, qui elles-m?mes ne sont pas syst?matis?es. Cette forme stylistique laisse sous-entendre que pour le po?te, dans l’aventure de son ?criture ici, le fond lui importait beaucoup que la mani?re de dire. Et si les vers sont m?l?s et ?clat?s ? la fois, c’est qu’ils sont le moyen qui facilite la d?construction ? la Derrida de la complexit? d’une po?sie libre qui permet ainsi de faire savoir comment rendre compte dans le pr?sent projet de l’oralit? corporelle. Une oralit? corporelle analogue aux mouvements des vifs sens du  » corps nu/corps libre/D?barrass? des cha?nes/ Qui entravent tous les corps » d?cid?s ? sonder la profondeur de l’?vanescence d’un amour pr?tendument sinc?re du c?ur d’un amant qui endure et transmet tout. Pr?cis?ment les choses « Des yeux qui voient de l’int?rieur, non plus de l’ext?rieur » avec une comp?tence cosmopolitaine. C’est – ?-dire que les yeux de l’amant, depuis le quai de la gare o? il se tient en observant, impuissant, l’amante qui s’?loigne de lui dans le train en direction des steppes du nord (l’Ailleurs), ont la capacit? lui permettant de voir et de se voir ? partir des perspectives culturelles et humaines des Autres. Et ce, dans le but de terreauter ce qui en soi, lui permettrait de potentiellement renouer avec ce qui lui appara?t d?sormais lointain, l’amante et son histoire donc. L’?loignement du train est, ici, le motif presque anaphrodisiaque ? travers lequel le po?te illustre la fugacit? du temps et l’?vanescence de l’amour. Mais, pas seulement. Le d?part de l’amante, m?me s’il surprend et bouleverse l’amant, qui esp?re en vain trouver la paix de l’?me  (ataraxie)dans les « Alcools forts », n’est pas fortuit. Il est orchestr?, voire programm? par celle-ci.  En effet, elle s’en va pour que le destin s’accomplisse: l’amant est sans rep?res, il doit donc se retrouver et ?ventuellement renouer avec son histoire, ce « pass? qu’il a longtemps fuit ». Car, il est rest? vague, superficiel, coinc? par les remembrances des moments de satisfaction de son seul d?sir – plaisir phallique quand « les seins de l’amante ?taient l?, [devant] une main tremblotante pour les palper ». C’est tout cela qui l’?loigne des miettes de signaux significatifs et plein de sens ( les voix des anc?tres) que son corps lui envoie. Or, ces miettes de signes corporels, qu’il juge peu fiables, lui auraient pourtant permis de comprendre ce qu’il n’arrive pas, bradype, ? comprendre jusque-l?: le pourquoi du d?part de l’amante! Le po?te a r?ussi ? cr?er des images fortes qui transcendent la question de la colonisation, de la trace et de la m?moire pour en contempler les nuances. Dans ce sens, le corps n’est plus seulement une instance d’assouvissement libidineux, mais aussi le ponceau communicatif entre l’Homme et son destin. Voire, son histoire. Ce paradigme pose d’embl?e le corps comme l’exposition de la m?dialit? surtout ? travers le processus qui aspire ? l’apprivoiser dans l’?crit po?tique de Timba Bema pour qu’il se lib?re plus qu’il ne l’est d?j?  (l’amante) et pour que dans sa solitude (l’amant) il accepte de « Retourner vers son pass? » pour essayer de donner un vrai sens ? son histoire. Autrement dit, c’est la formulation d’une m?thode Cou? qui pourfend l’ouverture ? une imagination de la diversit?-rencontrer l’Autre sans pr?jug?s ni sur sa sexualit? ni sur ses origines. La corporalit? va alors se transmuer en objet incontournable dans la r?alisation sociale, historique, cultuelle, culturelle, sexuelle et politique de l’Homme. Ce qui pr?c?de permet au po?te d’?chafauder les ponts qui outrepassent les sens du corps pour se connecter aux mondes, l’ »imaginative engagement »(engagement imaginatif) ? la Nikos Papastergiadis servant de sout?nement in?luctable dans ce dispositif qui a un r?le important dans une certaine relation avec l’Autre… »Qui te pleurera quand tu ne seras plus de ce monde? » Soit! Cons?quemment, l’?criture du corps est l’esth?tique qui informe la po?tique de Timba Bema comme chez Maurice Sceve  (Le vif du sens, Corps et po?sie, 2003) et Herberto Helder  (Officio Cantate,  2009). Autrement dit, c’est cette esth?tique qui lui permet, dans son ?criture ici, d’expliciter comment l’Homme travaille ? se sortir de quatre zones de refoulement sp?cifiques: (1) affectif, (2) sentimental, (3) social, (4) sexuel. Ceci, pour pouvoir assumer et vivre avec « Des gestes de vie et de mort »(Kand?) qui irriguent son existence. Les seins de l’amante n’est donc pas le terreau de la d?monstration herm?tique et obscure de l’ex?g?se des sens et gestes du corps, mais une certaine cat?gorie ant?rieure ? la cr?ation textuelle qui sugg?rerait une interpr?tation performative de la sexualit? et de la sensibilit? de l’agent-lisant, l’agent-observant et de l’agent-?crivant. Ce long po?me de Timba Bema devient alors chant-son du corps, des sens et par-dessus tout des mots. C’est dire que les pauses, les parenth?ses et les ruptures dans la lecture se n?gocient par elles-m?mes, en fonction de l’instinct et du libre-plaisir du lecteur. Chant-son,  qu’est ce long po?me charnel, prend ?galement la forme d’un chapelet que le po?te tient entre ses mains, et qu’il ?gr?ne. D’une part pour conter-compter-les malheurs « des hommes / Qui, parfois,  savent ?tre g?n?reux /devant les malheurs de l’autre ». Et d’autre part, pour mieux scruter la vocation d’une existence en traduisant et en interpr?tant le langage continuel des sens et des mouvements du corps. Par ailleurs, l’absence de la ponctuation est le moyen qui permet non seulement au po?te d’exprimer sa pens?e avec beaucoup de libert?, mais ?galement de faire ressortir la puissance de la parole/oralit? qui caract?rise ce long po?me. Le

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Le pays vit toujours dans un climat de peur et de terreur

La hi?rarchie catholique de C?te d’Ivoire, r?unie en Assembl?e pl?ni?re ? Agboville (13-17 juin 2019), parlait de « l’installation dans notre pays d’un climat de peur et de terreur?. Elle souhaitait alors que ?les prochaines ?lections [octobre 2020] soient transparentes, cr?dibles et pacifiques pour que tous acceptent les r?sultats comme expression de la volont? de la majorit? des Ivoiriens?. Elle appelait aussi ?le pouvoir ex?cutif ? garantir aux personnes et aux institutions, notamment la Commission ?lectorale ind?pendante (CEI), une totale ind?pendance [car], ?si l’arbitre est ? la fois joueur et arbitre, la fin de la comp?tition est d?j? connue?.Le climat de peur et de terreur a-t-il disparu? Non. La CEI a-t-elle ?t? reform?e? Non. Les listes ?lectorales et le d?coupage e?lectoral ont-ils ?t? r?vis?s? Non. Aucune ligne n?a donc boug? entre 2019 et 2024. Mais ce n’est pas ?a le plus inqui?tant. Ce qui inqui?te le plus, c’est que celui qui disait en 2000 ?tre victime d?exclusion parce que, d’apr?s lui, il est du Nord et musulman a invent? des condamnations farfelues pour exclure les candidats susceptibles de le battre. Les condamn?s sont accus?s d’avoir braqu? la BCEAO dont l?argent avait pourtant servi ? payer tous les fonctionnaires en 2010. Il est ?vident que toutes ces choses exposent le pays ? la guerre.Enseignants, ?crivains, pasteurs, pr?tres et imams peuvent emp?cher cette guerre. De quelle mani?re? En jouant leur r?le de bergers. Le berger est charg? de pa?tre un troupeau. Il a le devoir de d?fendre ce troupeau contre les loups et les ravisseurs. Pour moi, Mgr Jules Sali?ge, ancien archev?que de Toulouse, fait partie de ces bergers courageux et soucieux du bien-?tre du troupeau. En 1942, en effet, lorsque les Juifs ?taient pers?cut?s, Mgr Sali?ge prit leur d?fense. Mieux encore, il faisait partie, avec le dominicain Bruckberger et les j?suites Gaston Fessard et Pierre Chaillet, des eccl?siastiques fran?ais qui refus?rent la collaboration avec Hitler. Apr?s la Lib?ration, Mgr Sali?ge fut cr?? cardinal et re?ut son chapeau de cardinal ? Toulouse des mains du nonce apostolique en France, Mgr Angelo Roncalli, futur pape Jean XXIII. Roncalli avait succ?d? ? Mgr Valerio Valeri dont le g?n?ral de Gaulle avait demand? le d?part ? cause de sa proximit? avec le g?n?ral collaborationniste, Philippe P?tain. Le chef de la France libre obtint aussi l?exclusion de 7 ?v?ques qui s??taient compromis avec les Nazis si l?on en croit Jacques Duquesne dans ?Les catholiques fran?ais sous l?occupation? (Paris, Fayard, 1986). Jean-Claude DJEREKE

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Campagne agricole d’ao?t 2024 et rentr?e scolaire : un go?t amer pour les cultivateurs

Si les ?l?ves sont contents de retrouver le chemin de l’?cole, ce n’est pas le cas pour les cultivateurs. Ils voient une main d’?uvre leurs ?chapper. Elle modie le ciel qui peine ? de laisser tomber la pluie. Plus encore, voir ses 12 petits enfants partir d’olanguina (Mefou et Afamba), alors qu’elle n’a pas encore fait les semis dans son champ est tr?s frustrant pour Nneme, une jeune veuve sexag?naire. ?Mes nounous partent ? Yaound? alors que je n’ai encore rien mis au sol?, regrette t-elle. La rentr?e frappant ? la porte, les gamins sont contraints de retrouver le chemin de l’?cole. Une main d’?uvre qui file entre ses doigts. Elle comptait sur ces derniers pour le processus de semaille. ?je devais semer juste apr?s le 15 ao?t. C’est ? dire le 16 ao?t. Et terminer au plus tard le 25?. Mais avec l’absence des pluies, elle retard? la mise en terre des arachides, maniocs et autres. Nneme se veut plus prudente, elle d?cide d’attendre l’arriv?e effective des pluies. Elle mise alors sur le mois de septembre. C’est aussi le m?me dilemme que rencontre Justine, dont le champ se retrouve ? Mbega dans le Nyong-Et S?. Se trouvant dans sa belle-famille, la dame est contrainte de laisser partir les enfants pour Mbalmayo. Elle d?cide de rester attendre la tomb?e des pluies pour semer les arachides. Pour soulager la t?che, son mari est contraint de faire les allers et retours pour s’assurer de voir que sa famille se porte bien, ?je serai oblig? de faire des vas et entre le village pour aider madame et venir en ville pour s’assurer du bon d?roulement de la rentr?e?, indique Achille, le chef de famille. Sans avoir consult?s l’observatoire national des changements climatiques (ONACC), plusieurs cultivateurs de la r?gion du centre d?cident d’attendre la tomb?e d’au moins 5 pluies de mani?re r?guli?re avant de proc?der ? la mise en terre des semences, le cas D?nise. De mani?re empirique cette derni?re retrouv? Nkolmeyang (Nkol-Afamba), a fait nettoyer et labourer son champ de pr?t d’un ha avant le 10 ao?t. Elle s’est mise ? scruter le ciel. Avec l’av?nement de la rentr?e elle n’est pas en ?tat de stress. ?Je suis contente car mes enfants ont fait leurs parts de boulot. Ils peuvent d?sormais aller ? l’?cole?. Selon la cultivatrice, les pluies tomberont ? coup s?r jusqu’au mois de novembre, ?? cause du changement climatique, je fais d?j? un d?calage d’un mois pendant les campagnes agricole. Donc les rentr?es en me posent plus de probl?me?, apprend-elle. Vieille ?coleMaman Judith que nous retrouvons toujours ? Nkolmeyang proc?de ? la mise en terre des arachides, ma?s et autres d?s le lendemain de la f?te de l’Assomption. Elle n’a pas entendu les mises en garde de ces coll?gues, sur le risque de voir son champ mal en point. ?avec les maladies je devais faire comment. Il fallait utiliser les enfants avant la rentr?e?, se justifie la grand-m?re de 70 ans. Selon ses pr?visions, elle pourra faire un autre semis si les premi?res semailles ne donnent pas et ? voir l’allure du champ en ce d?but du mois de septembre, il y a de fortes chances d’avoir un acte 2. Andr? Gromyko Balla

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Plateformes digitales des administrations publiques au Cameroun : bons et mauvais points sur la ligne

Officiellement, tout va pour le mieux pour rendre service ? distance aux usagers. Officieusement, seuls quelques ?initi?s? r?ussissent ? trouver satisfaction. Curieusement, c’est devenu un gagne-pain pour ceux exploitent ce paradoxe. ??a marche, c’est tout!?. Gageons que ce n’est pas seulement dans le souci de faire une grande d?claration qu’un haut fonctionnaire du minist?re des Finances (Minfi) nous le confie ce 13 septembre 2024 ? Yaound?. C?est qu?il y a, selon lui, ?une indigence intellectuelle en mati?re d’utilisation de l’outil informatique?. Alors, l’affaire se comprend d’embl?e: ce sont les usagers qui n’ont pas la ma?trise des syst?mes informatiques mis en place par de nombreuses administrations publiques au Cameroun. Seulement, l’on ne tarde pas ? imaginer quelque chose d’autre lorsqu’on ?coute Didier Villiers Atangana. ??a marche, mais ces syst?mes informatiques sont particuliers. Il faut disposer de certaines cl?s sp?ciales pour parvenir ? les faire fonctionner. Cela est d?autant plus regrettable qu?il me semble que les plantages souvent constat?s ont tendance ? s’?terniser?, dit le jeune sp?cialiste camerounais de syst?mes et r?seaux. R?alit?sAinsi, l’une apr?s l’autre, ces r?ponses traduisent deux r?alit?s diff?rentes. D’un c?t?, c’est de la promotion de la disponibilit? et de la fiabilit? qu’il s’agit. De l’autre, il appara?t vite qu’au Cameroun, l’informatique, c’est tout ?un programme?. Au milieu, il y a des usagers aux abois et un business dont le visage est souvent d?couvert lors d’un d?tour vers les e-services vant?s par diverses institutions publiques?. C’est tr?s difficile, vraiment compliqu? avec les plateformes digitales mises ? la disposition du public. Officiellement, tout le monde peut s’y rendre et obtenir un service en ligne; mais ce n’est pas ?vident?, signale une femme d’affaires. ?J’ai d? faire face ? de nombreuses difficult?s pour obtenir mon immatriculation l’an dernier. J’ai alors imm?diatement compris que les services en ligne dans notre pays sont justement en ligne pour le d?cor?, fulmine un agent de l’?tat. R?sidant ? Messondo, dans le Nyong-et-Kelle (r?gion du Centre), l’homme d?clare son impuissance ? suivre son dossier au minist?re de la Fonction publique et de la R?forme administrative, ?bien que le th?me de la digitalisation tous azimuts des services soit ? l’ordre du jour de ce c?t?-l??. ?On ne sait pas si ?a marche ou non; on ne sait pas si l’outil informatique mis en place est satisfaisant ou non. Toujours est- il que je me suis rendu physiquement ? Yaound? pour solutionner mon probl?me pendant l’op?ration de comptage physique des personnels de l’?tat?, d?roule un enseignant rencontr? ? Yaound?. ?On m’a dit que c’est tard dans la nuit, quand le r?seau est peu satur?, que c’est facile de naviguer sur le site internet des imp?ts, mais j’ai pass? une nuit blanche ? attendre qu’une seule application s’ouvre?, explique un op?rateur ?conomique bas? ? Yaound?. Pour l’essentiel, les plaintes tournent autour du manque de r?activit? des plateformes informatiques. Pendant que certains usagers r?lent sur les logiciels qu’ils trouvent peu optimis?s, d’autres s’attardent sur leur complexit?. ?Il y a trop d’informations ? renseigner et ? un moment donn?, l’ensemble finit par planter?, fait savoir une commer?ante qui dit avoir sollicit?, ? partir de son t?l?phone portable, un service fiscal pendant longtemps. ?Et du coup, nous nous demandons si ?a marche ou non. Pourquoi ?a marche bien ? une certaine heure et pas du tout ? une autre ??, avance un tenancier de vente ? emporter. Parmi ces questions, aucune n’est simple. C’est la raison pour laquelle Ernest Kontchou, ing?nieur en informatique, leur applique trois types de r?ponses: ?D’abord, d?s la conception, l’on n’a pas suffisamment travaill? sur ces syst?mes pour r?duire le nombre de bugs; ensuite, il n’y a personne pour v?rifier en permanence les syst?mes soit ? l’aide d’une batterie de tests, soit ? l’aide d’un recyclage ou une mise ? jour des algorithmes; troisi?mement, personne ou presque n’a pens? ? mettre des garde-fous dans les syst?mes pour d?tecter les bugs r?siduels suffisamment t?t. Si l?on accepte de les prendre en consid?ration, plut?t que de leur opposer syst?matiquement une posture critique ?tablie a priori, les trous de fonctionnement des dispositifs informatiques dans nos administrations publiques ne permettent pas de laisser de c?t? leur mode d’existence r?guli?rement bouscul? par des plantages. Il n’est donc pas impoli de parler d’une certaine fragilit? technique de quelques- uns de nos syst?mes informatiques; tant les protocoles d??change entre ceux qui contr?lent les machines en interne et des tiers ont des fronti?res trop peu marqu?es. Ce qui, in?vitablement, qui met ? mal l??tanch?it? que l?on cherche ? construire pour la circulation des informations ou les transactions?, postule l’expert. Vigiles invisiblesDans cet environnement, il n’est gu?re ?tonnant de trouver des gens qui se frottent les mains. Certains n’ont pas de poste fixe et d’autres officient en abordant directement leur client?le. D’autres encore font le branding de leur expertise sur la toile. Aux alentours du Minfi, par exemple, des hommes et m?me des femmes trouvent leurs comptes dans l’exploitation de la ?br?che?. Au vrai, le champ de l’obtention en ligne d’un bulletin de solde, d’une immatriculation ou d’une attestation t?moigne de l’exub?rance de l’activit? men?e par quelques ?sp?cialistes?. Tr?s au parfum des actualit?s digitales dans certains minist?res, l’un parmi eux parle du ?combat de la technique par la technique au service des citoyens?. L?, ce qui manque le moins, c’est la justification de ce paradoxe: ?Ce que nous faisons, n’a rien ? voir avec un quelconque d?tournement technologique. Nous exploitons juste des ?l?ments qui ne sont pas ? la port?e du premier venu?. Ce que l’on entend laisse appara?tre une chose: un savoir-faire technologique exclusif qui permet de se faire de l’argent, beaucoup d’argent en quelques minutes seulement. ?En une journ?e, moi personnellement je fais parfois des recettes de 50 ? 60 000 FCFA, surtout apr?s le lancement du budget de l’?tat?, confesse ?Alain Minfi?. Tr?s connu ? toutes les encablures du Minfi justement, ce jeune homme consid?re le plantage des syst?mes informatiques de certaines administrations comme un enjeu vital. ?Quand, par exemple, les gens nouvellement recrut?s ?prouvent des difficult?s ? obtenir leurs premiers bulletins de

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Papier ciment : une seconde vie en or dans l?emballage

Il fait du papier ciment une source de revenus. Immersion dans la collecte de celui qui se consacre d?sormais ? la recherche des emballages papiers ciment. L’utilisation des emballages plastiques est consid?r?e comme une source de pollution. Sans le savoir, de nombreux commer?ants – surtout dans le secteur bovins – contribuent ? minorer les emballages plastiques. En effet, les papiers ciment, qui avaient perdu leur prestige d’antan dans le secteur des emballages, notamment l’alimentaire, plus pr?cis?ment dans la commercialisation des barbecues au bord des routes fr?quent?es (vulgairement appel?e Soya), renaissent de leurs cendres. Abba, la cinquantaine sonn?e, est un grand promoteur de l’utilisation du papier ciment. Anciennement dans la commerce du Soya, il est d?sormais reconverti dans la vente en gros des sacs de ciment usag?s. Il se donne la d?licate mission de sillonner les zones ? forte expansion urbaine du sud et sud-est de la capitale camerounaise. Pour r?colter les emballages papier de ciment. Les fabriques de parpaings sont sa cible privil?gi?e. ?J’ai des contacts avec la grande majorit? des propri?taires de fabriques. Quand ils ont d?j? collect? le maximum de sacs, surtout la marque Cimencam, je parle d’au moins 100 emballages, ils m’appellent?, r?v?le Abba. Dans l’apr?s-midi du mardi 3 septembre 2024, nous le rencontrons dans la collecte et l’achat sur la route de Mfou, au lieu-dit Carri?re. ? son arriv?e dans la fabrique de Fotso, l’on entend les travailleurs dire ?le grossiste?, son petit nom. Ce jour-l?, il vient porter dans sa Toyota Yaris verso cinq ballots d’une contenance de 120 emballages chacun. Le sac de ciment usag? lui ai vendu ? 70 FCFA au lieu de 100 FCFA. Ce jour-l?, il verse une rondelette somme de 42.000 FCFA ? Fotso. De quoi acheter une demi tonne de ciment, ?cet argent fait partie de mes b?n?fices?, avoue le propri?taire de la fabrique. Le m?me jour, Abba apprend qu’il se rend aussi ? Nkilgou? pour prendre au moins 10 ballots avec la m?me contenance et les m?mes prix. Apr?s les achats, il achemine les papiers dans son domicile ? Nguem (Ekoumdoum), o? un hangar am?nag? accueille tous les emballages collect?s. Le processus de nettoyage peut commencer. Ils doivent ?tre d?faits de la poudre de ciment, ensuite bien rang?s comme des livres. Abba apprend qu’il vend un sac ? 125 FCFA. Et sa client?le, c’est la classe ais?e dans le secteur du Soya. Notamment les ?Soyadr?me? de luxe de la capitale. Pour illustrer, ce ressortissant du septentrion parle des alimentations en carreaux blanc. Cette client?le VIP se trouve ? Odza, Ekoumdoum, Bastos, Mbankolo, etc. ?Je livre aussi ? la Briqueterie parce que c’est le grand march??, poursuit-il. Andr? Gromyko Balla

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Gong-non Emmanuel: comment je suis arriv? ? Yaound?

Install? ? Yaound? depuis trois ann?es, le jeune tchadien r?ussit ? survivre gr?ce aux ?mes de bonne volont?. L?homme au regard franc raconte son parcours, depuis son village jusqu?? la capitale camerounaise. ?Je m’appelle Gong-non Emmanuel. Je suis originaire du Tchad, d’une r?gion appel?e Pala tr?s proche de l’extr?me nord du Cameroun. Je suis parti de chez moi parce qu’il n’y a pas la paix, trop de probl?mes, la pauvret? et la famine. Les malfrats viennent nous enlever de la maison pour la brousse. Il y a des enl?vements contre ran?on et parfois ils vous tuent. Les parents sont pauvres. On souffre beaucoup ? Pala. C’est pourquoi j’ai fui et je suis arriv? ? Yaound?. J’avais coup? environ quinze poteaux avec lesquels l’on construit les maisons; je les ai vendus. C’est cet argent qui m’a permis d’atteindre Figuil. O? j’ai vendu des yaourts en route pendant deux semaines. Ces gens m’ont pay? 4500 FCFA. Je suis arriv? ? Garoua. ? Garoua, j’ai vendu de l’eau qu’on appelle Sahili chez une dame qui me payait 15.000 FCFA / mois. Apr?s deux mois de travail, elle m’a donn? 30.000 CFA. Cet argent m’a permis d’arriver ? Yaound?. Je suis arriv? ? Mvan aux environs de 20 h ce jour-l?. Ne connaissant personne, j’ai dormi ? l’agence le premier jour. Puis j’ai demand? du travail. On m’a orient? vers le quartier Briqueterie. ?tant donn? que je ne connaissais pas la route, j’ai vu un gars qui m’a d?conseill? d’y aller. ?Ne va pas ? la Brique. Il y a trop de bandits l?-bas. Je vais t’amener chez moi?. C’est comme ?a que j’arrive ? ?ki?. J’ai commenc? ? vendre les ?ufs pour lui. Il achetait et je vendais; mais il ne me donnait rien. Un jour, il me dit que nous devons aller dans son village. Arriv?s dans son village, nous avons trouv? que sa femme avait cultiv? un champ de ma?s. J’ai cass? tout le ma?s. J’ai aussi fait 45 sacs de charbon. Ce monsieur ne m’a remis qu’une modique somme de 2.000 FCFA apr?s la vente des 45 sacs de charbon. F?ch?, je lui ai fait comprendre que je ne pouvais plus rester avec lui, mais lui ne voulait pas me laisser partir. Il me tient la main et s’en va me laisser loin dans la brousse dans les villages Bassa. C’est en marchant et me renseignant que finalement je rejoins la route pour rentrer sur Yaound?. Propos recueillis parNo?lle Etoungou, stagiaire

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La Commission de la Cemac : sous haute temp?rature!

M?sententes, accusations et contre-accusation rythment le quotidien au sein de l?instance ex?cutif de la Communaut?. Cela fait d?j? un peu plus d?un an que le nouveau gouvernement de la Commission de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) est en poste. L?on se souvient tous des principes annonc?s au d?part comme piliers de l?action de l?ex?cutif port? par Baltasar Engonga Edjo?o: la solidarit?, la coll?gialit?, la transparence, l??galit? et la justice. Mais en fait, que sait-on vraiment de l?atmosph?re de travail au sein de cette institution communautaire ? ce jour? Le pr?sident de la Commission a fait l??talage de ce qui s?y passe ? l?occasion d?une r?union de travail ? laquelle ?tait convi? tout le personnel de l?instance le 24 ao?t dernier. ?Il me plait de rappeler que nous sommes dans une institution communautaire o? les principes de gestion des ressources humaines, financi?res ainsi que des comp?tences des dirigeants sont bien d?finis. L?application de ces principes ne nous permet donc pas d?avoir des consid?rations nationales, r?gionales ou ethniques pour favoriser certains?, entend-on Baltasar Engonga Edjo?o clamer dans un enregistrement audio parvenu ? Int?gration. Celui-ci ne s?arr?te pas l?. La suite de son propos est une description des ?carts de conduite qui ont lieu ? la Commission de la Cemac. Elle r?partit en deux groupes le personnel. D?un c?t? ceux qui adh?rent ? la dynamique impuls?e depuis le 6 juin 2023 et qui jouissent d? ?am?liorations de leurs statuts?. De l?autre c?t? ceux qui ne partagent pas les m?mes id?aux. ?Ils manifestent une r?sistance dans l?application des principes adopt?es; et m?me dans l?ex?cution des mandats donn?s par le Conseil des ministres pour assainir l?institution apr?s les r?sultats de l?audit administratif, financier et des ressources humaines r?alis? en 2023?, d?nonce l?Equato-guin?en. Un ex?cutif divis?Au-del? du personnel simple, le torchon semble bruler entre le pr?sident Baltasar Engonga Edjo?o et ses plus proches collaborateurs. Dans l?enregistrement d?une trentaine de minutes, il ?voque le manque de loyaut? et la confusion de r?les. ?J?ai par ailleurs constat? qu?il existe des messages parall?les et des instructions oppos?es aux principes adopt?s et conduisant ainsi ? la violation des textes en vigueur et ? la nouvelle vision de l?institution pr?vue dans le plan de transformation. J?observe en effet depuis un moment, des attitudes peu orthodoxes, voire mesquines, des cr?ations de groupes au sein de l?institution avec pour seul objectif de d?fendre des positions personnelles ou de favoriser les instructions parall?les aux principes de gestion adopt?s?, indique-t-il. Prise de bec sur le retour ? BanguiLe retour de la Commission de la Cemac ? son si?ge statutaire ? Bangui est sans aucun doute le plus grand point de discordance le point de discordance dans l??quipe de Baltasar Engonga Edo?o. En t?moigne la verve de ce dernier alors qu?on l?entend tancer ses collaborateurs. ?Il faut faire attention ? vos d?clarations?. Et de poursuivre: ?Il n?est pas responsable de lancer des messages aux fins de montrer ? la communaut? en g?n?ral que le gouvernement dirig? par le pr?sident de la Commission r?siste ou s?oppose ? appliquer la d?cision sans analyser la disponibilit? de la ressource financi?re pour cette op?ration donn?e et sans ?voquer non plus le co?t qu?entraine la mobilisation du personnel et de ses biens. La d?localisation et le retour de la commission de la Cemac ne sont pas des exercices aussi simples que certains voudraient le faire croire?. Le retour de la Commission ? Bangui est une d?cision de la Conf?rence des chefs d?Etats. La derni?re actualit? ? ce sujet est relative au d?part progressif des d?l?gations. Et les derni?res actualit?s en date sur ce sujet concernent le d?placement des commissaires et leurs familles ? la fin du mois d?ao?t. Les activit?s y relatives sont officiellement plac?es sous la houlette de Baltasar Engonga Edjo?o. Mais en petit comit?, le discours que tient l?Equato-guin?en est ? l?oppos? de son enthousiasme lors de diff?rentes sorties m?diatiques. ?Pour se d?placer de Malabo ? Bangui, m?me si on n?gocie avec une compagnie a?rienne et qu?on parvient ? arr?ter un montant; avec les caisses vides on va faire comment? Arriv?s ? Bangui, la disponibilit? des logements n?est pas encore effective. D?s que vous descendez de l?avion, vous vous arr?tez o?? S?il faut respecter les textes, ceux-ci pr?voient que d?s qu?un fonctionnaire a ?t? affect? ailleurs, il peut respecter un mois ? l?h?tel avant de trouver un l?h?tel. Cela s?applique ? un fonctionnaire ou deux mais nous sommes plus de cent; la facture-l? qui va la payer et avec quoi?, s?inqui?te-t-il devant le vice-pr?sident de la commission, les commissaires, les repr?sentants des personnels, les conseillers. Tout un symbole. Que celui du pr?sident de la Commission de la Cemac se d?fendant devant ses d?tracteurs sur la question du retour de l?institution ? son si?ge en Centrafrique. Ce, d?autant plus que la posture adopt?e ? ce moment est celle qui consiste ? prouver sa bonne foi. ?Le pr?sident de la Commission a rappel? au pr?sident du Conseil des ministres (de l?Union ?conomique de l?Afrique centrale, UEAC) avoir d?j? annonc? solennellement s??tre install? ? Bangui depuis juin 2024, en raison de sa qualit? de chef de l?institution, pour suivre la r?alisation des infrastructures de logements pour le personnel. La n?cessaire mobilit? due aux exigences de cette fonction a-t-il ajout?, ne saurait ?tre per?ue comme une non-installation au si?ge statutaire?, l?entend-on dire. A force d?arguments, Balthasar Engonga Edjo?o passe en revue l?historique de l?op?ration en cours, avec en fond de toile, les raisons judicieuses du choix de Malabo pour abriter le si?ge provisoire. ?Apr?s ce retour de la Commission ? Malabo, les autorit?s Equato-guin?enne ? travers un engagement politique fort avaient pris des mesures pour mettre ? la disposition des institutions des bureaux et des logements pour tous les personnels. Le ministre de l?Int?gration de l??poque s??tait engag? personnellement pour bloquer certains blocs des logements et n?gocier les prix ? la baisse, pour ?viter les sp?culations?, souligne-t-il. Baltasar Engonga Edjo?o sous-tend le d?part d?finitif de la capitale de la Guin?e Equatoriale ? une c?r?monie protocolaire d?au-revoir aux autorit?s

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Repr?sentation de la Cemac : Elisabeth Tsimbo d?ploie son ?tendard ? Yaound?

Elle y exerce officiellement depuis le 4 septembre 2024 en qualit? de repr?sentante adjointe. Des toasts ont ?t? port?s. Un repas a ?t? partag? et des sourires se sont dessin?s sur des l?vres le 4 septembre 2024 ? l?honneur de la repr?sentante adjointe de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) au Cameroun. Silencieuse ? sa place ? la gauche du repr?sentant-Pays, Estelle Elisabeth Tsimbo ?coute religieusement les mots de bienvenue que lui adresse Pierre-Guillaume Boum Bissai. Durant le quart d?heure que prend ce dernier pour planter le d?cor ? cette future collaboration, il est quasi impossible de dire quelles sont les impressions de la promue au poste. Elle parait r?serv?e et la circonspection de son message de circonstance contribue ? renforcer cette perception que l?on d?elle au premier abord. ?Ce sera une t?che forc?ment exaltante de mettre en avant la Cemac. Faire de la repr?sentation un moteur pour aller vers une Cemac renouvel?e. Donner une impulsion au niveau du Cameroun, qui esp?re-t-on sera un exemple au milieu de toutes les repr?sentations?, ?nonce-t-elle sans ambages en guise d?engagement. L?installation de Estelle Elisabeth Tsimbo est cons?cutive ? une d?cision d?affectation du personnel dans les repr?sentations nationales de la Cemac. Elle vient ainsi renforcer les ressources humaines dont dispose l??quipe de Yaound?, dot?e d?une dizaine de personnels tout au plus ? ce jour. ?Nous savons votre grande exp?rience, nous connaissons votre parcours et nous r?jouissons d?avoir l?occasion de profiter de votre connaissance profonde de notre communaut? et de ses institution. Vous arrivez ? la Repr?sentation au moment o? nous avons entrepris, selon les orientations de la hi?rarchie, et dans l?esprit de la transformation de notre institution, de repositionner la Repr?sentation au sein du corps diplomatique au Cameroun, d?en faire un instrument plus op?rationnel au service des objectifs communautaires; de renforcer la collaboration avec les autorit?s nationales et les institutions communautaires pr?sentes au Cameroun?, d?clare Pierre Guillaume Boum Bissai. Dans son assurance, il sait pouvoir compter sur sa proche-collaboratrice car cette derni?re a d?j? occup? plusieurs hautes responsabilit?s au sein de la Cemac. Estelle Elisabeth Tsimbo y a occup? les postes d?expert principal, chef de la division juridique, chef de projet charg? de la concurrence. Elle a par ailleurs occup? le fauteuil de chef de service charg? des relations avec les institutions sp?cialis?es ? la Direction des affaires juridiques et celui de directeur du d?veloppement social. En dehors du cadre communautaire, Estelle Elisabeth Tsimbo s?est forg?e une exp?rience dans la gestion d?entreprise en travaillant en qualit? de chef d?agence au sein de la soci?t? Cotra en Guin?e Equatoriale. Une qualit? qu?elle devra mettre au service de l?instance qu?elle int?gre, Car d?sormais, la Cemac et ses diff?rents d?membrements sont engag?s dans un vaste mouvement de transformation. ?Il s?agit d?am?liorer la gouvernance de la Commission; et cela s?applique aussi aux repr?sentations, am?liorer la gouvernance de nos repr?sentations, am?liorer nos proc?dures de gestion; renforcer le capital humain; d?avoir des ressources humaines plus outill?es, mieux form?es et plus efficaces. Il s?agit d?avoir une organisation interne plus forte, plus structur?e et plus digitale; puisque la digitalisation, l?intelligence artificielle repr?sentent les enjeux du monde moderne?, pr?cise le repr?sentant-pays. De plus, la Cemac et la Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique centrale (CEEAC) sont lanc?s dans un processus de fusion avec pour objectif mieux encadrer les vis?es d?int?gration en Afrique centrale. Une op?ration qui rentre ?galement dans les cordes de la nantie d?une formation de clerc. Dans sa besace, Estelle Elisabeth Tsimbo renferme ?galement une licence en droit priv?, une ma?trise en droit priv? des affaires, un DESS en administration fiscale, un certificat d??tudes avanc?es, en droit international de la concurrence – r?gulation et conformit?, entre autres. Louise Nsana Dans la vall?e de? Le gouvernement de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) continue de d?ployer la dynamique voulue pour redorer le blason de l?institution. D?abord aupr?s des Etats-membres qui, l?esp?re-t-on, assumeront ainsi avec plus d?ardeur leurs obligations financi?res; ensuite aupr?s des partenaires au d?veloppement. Les piliers de cette dynamique se sont laiss? voir ce mois de septembre 2024 ? la Repr?sentation de la Cemac au Cameroun, ? l?occasion de l?installation de la repr?sentante adjointe. Dans un esprit de solidarit?, tout le personnel de ce d?membrement a renouvel? l?engagement ? mutualiser les ?nergies en vue de l?atteinte des objectifs de transformation. L?heure y ?tait ? la c?l?bration des comp?tences suppl?mentaires et ? l?exaltation d?une riche exp?rience ? mettre au service des vis?es de l?institution au Cameroun. Pendant ce temps au sein de l?organe ex?cutif de la Cemac, des ?v?nements r?cents montrent que la mayonnaise de la coll?gialit?, de la transparence et de l??galit? tarde ? prendre. La commission est on ne peut plus divis?e. Elle est par ailleurs en proie ? des vell?it?s de replis identitaires, de naissances de clans port?s par des id?aux antagonistes. Dans ce m?li-m?lo, aucun ?quilibre n?est en vue, les administrateurs s?opposent entre eux sur la mani?re de r?pondre aux plus hautes instructions, certains membres du petit personnel peinent ? entrer dans la nouvelle dynamique, le poids des actions pass?es continue d?accentuer les d?s?quilibres, etc. Louise Nsana Cemac: l?horizon s??claircit pour des fonctionnaires en disgr?ce Le pr?sident de la Commission se dit pr?t ? collaborer ? nouveau avec les concern?s, non obstat les proc?dures judiciaires en cours. Le pr?sident de la Cemac, Baltasar Engonga Edjo?o revient ? de meilleurs sentiments sur le sort des fonctionnaires tomb?s en disgr?ce apr?s l?audit de gestion financi?re et administrative de 2023. Laquelle a mis en lumi?re des pratiques peu orthodoxes de n?potisme, d?tournement de fonds, entre autres, sous l??re du pr?sident d?chu Daniel Ona Ondo. ?Concernant la situation des collaborateurs qui ont ?t? affect?s par des sanctions l?ann?e derni?re pour leur implication dans des activit?s ill?gales, l?analyse d?montre que plusieurs d?entre eux ont ?t? utilis?s pour poser les faits orchestr?s?, a indiqu? Baltasar Engonga Edjo?o au cours d?une r?union avec le personnel de la Cemac le 24 ao?t 2024. Non-obstant les proc?dures intent?es au p?nal contre les d?nomm?s Marc Aristide Nguema Mba, Joseph D?sir? Ondo

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Cameroun, Tchad, RCA, RDC?Les pieds dans l?eau?

Depuis l?ann?e 2024, le nombre de victimes d?inondations en Afrique centrale et de l?Ouest est pass? ? 2 millions 300 mille personnes. Soit un million au Tchad, 600.000 au Nigeria, 300.000 au Niger et 424.500 en R?publique d?mocratique du Congo, au Mali et au Cameroun. Les fortes pluies enregistr?es au cours des deux derni?res semaines du mois d?ao?t ont touch? 12 pays, 7 en termes de d?placements de populations et 11 en termes de maisons d?truites ou endommag?es. Avec l?arriv?e des saisons de pluies, de graves inondations sont enregistr?es en Afrique centrale et de l?Ouest. Quelques 1.590.000 personnes en sont affect?es depuis les deux derni?res semaines d?ao?t en R?publique centrafricaine, au Tchad, en C?te d’Ivoire, en R?publique d?mocratique du Congo, au Lib?ria, au Niger, au Nig?ria, au Mali et au Togo. Ce qui fait grimper le nombre de victimes d?inondations pour l?ann?e en cours ? 2,30 millions de personnes. Soit un million de personnes au Tchad, 600.000 au Nigeria, 300.000 au Niger et 424.500 en R?publique d?mocratique du Congo, au Mali et au Cameroun. ?Les fortes pluies enregistr?es au cours de cette p?riode ont touch? 12 pays, 7 en termes de d?placements de population et 11 en termes de maisons d?truites ou endommag?es. Du 15 au 30 ao?t dernier, 465 personnes auraient ?t? tu?es et 1747 autres bless?es. Entre le 15 et le 30 ao?t dernier, 354.000 hectares suppl?mentaires de terres agricoles ont ?t? touch?s; ce qui rend une superficie totale de 380.000 hectares impropres ? la production agricole et animale. Par ailleurs, on estime que 32.200 t?tes de b?tail ont ?t? emport?es par les inondations au cours de la m?me p?riode, portant le total ? 36.400 sur l?ensemble de l?ann?e 2024?, indique le rapport de situation du Bureau de coordination de l?action humanitaire au 6 septembre 2024. Ces al?as climatiques ont un impact n?gatif accru sur les conditions de vie des r?fugi?s et personnes d?plac?es. Selon l?Agence des Nations unies pour les r?fugi?s (HCR), ?Nombre des personnes touch?es vivent d?sormais dans des abris de fortune surpeupl?s et n’ont qu’un acc?s limit? aux services essentiels?. Cette r?alit? concerne pr?s de 40.000 r?fugi?s au Tchad, pr?s de 159.000 personnes au Cameroun et pr?s de 700.000 au Niger. Louise Nsana

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Au Cameroun, la Politique nationale de la Jeunesse (PNJ) bient?t r?vis?e

Du 25 septembre au 5 octobre 2024, une large campagne de consultations des jeunes d?marrera ? travers le pays. ? en croire une annonce officielle, ladite campagne sera pilot?e par le Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC). Son objectif, a pr?cis? Fatimatou Iyawa Ousmanou est d’?couter les jeunes Camerounais sur leurs aspirations et r?ves. Au cours d’une conf?rence de presse donn?e ? Yaound? le 18 septembre 2024, la pr?sidente du Bureau ex?cutif national du CNJC a d?clar? que toutes les cat?gories de jeunes sont concern?es ( scolaris?s ou non, actifs ou non, handicap?s, d?plac?s internes, victimes de violences?). A terme, le bureaux d?partementaux du CNJC s’att?leront ? un exercice de compilation des r?ponses. Puis, les bureaux r?gionaux prendront le relais en vue de la consolidation et de la transmission au niveau national. Appuy? par des partenaires au d?veloppement, le gouvernement devra s’inspirer des avis recueillis durant consultations pour ?laborer la nouvelle PNJ. Face ? la presse, Fatimatou Iyawa Ousmanou a insist? sur le sens de la d?marche des autorit?s camerounaises. Selon elle, « la r?vision de la PNJ permettra au Cameroun non seulement d’arrimer les strat?gies d’encadrement de la jeunesse aux priorit?s de d?veloppement national, mais ?galement de mieux positionner la jeunesse camerounaise comme acteur incontournable dans la r?alisation des objectifs de d?veloppement communs ? l’instar de l’Agenda 2030 des Nations unies sur les Objectifs de d?veloppement durable (ODF) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine ». Bon ? savoirUne premi?re PNJ avait ?t? mise en ?uvre pour la p?riode 2015-2020. A date, rien ou presque ne filtre de son bilan Jean Ren? Meva’a Amougou

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