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A?e Jo Mamadou : c?urs qui saignent, ch?urs qui chantent

De son vivant, il a cr?? le couplet. Apr?s sa mort, le public assure le refrain. ?C?est le c?ur lourd que nous annon?ons que notre fr?re ador? A?e Jo Mamadou, le Lion Blanc, nous a quitt?s?, ont ?crit sur Facebook ses camarades de l?Ecole Notre-Dame des Victoires de Nkol-Ewo?. ?Nous sommes choqu?s, tristes et avons le c?ur bris?. Notre fr?re ?tait un homme incroyable. Il reste ?ternel jusqu?????? !?, ajoutent-ils. ?L?argent a soign? la maladie, mais n?a pas soign? la mort. Nous gardons les doigts lev?s vers le ciel. Pour qu?Il t?accueille dans la qui?tude ?ternelle. Bon voyage A?e Jo Mamadou?, poste l?artiste Koppo. Cela faisait plusieurs mois que l’?tat de sant? du chanteur inqui?tait ses fans. Malgr? la promesse r?p?t?e de son retour sur la sc?ne, le ?Lion Blanc? est mort le 20 septembre, aux environs de 20 heures, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Yaound?. Il avait 62 ans. Dans une vid?o r?alis?e par l?un de ses proches quelques jours seulement avant son d?c?s, le fauve du bikutsi, tremblant et essouffl?, ?cartel? entre ivresse de vivre et d?tresse de mourir, tient ? faciliter une communication manquante autour de l?infection de la rate. Devenu d?bilitant et incurable, le mal terrorisait le chanteur depuis des ann?es. ?J’irai sous la terre; je ne dois rien ? personne?, lance-t-il, en guise d?adieu. ?Un exemple d??criture?Avant de s’en aller, Martin Magloire Meva?a (de son vrai nom) laisse ? post?rit? les ?uvres inou?es qu’il a su cr?er. On d?marre avec ?Amour ? 100%?. Si le nom de la chanson laisse ? croire ? une histoire d’amour, elle est surtout une ode ? la vie ordinaire. Pour un album qui laisse entrevoir une th?matique aux couleurs intimistes, les paroles caracolent en petit cheval jovial; les phrases digressent sans jamais agresser et le verbe godille entre d?rision et sinc?rit?. ?Un exemple d??criture musicale sup?rieure qui, inspir?e de Messi Martin, a le m?rite d?avoir travers? le temps?, soutient Albert Mvondo alias ?Atebass?. ?Amour ? 100%, une chanson immens?ment subtile et sophistiqu?e digne d??tre ?lev?e au rang des beaux-arts?, s??panche Pr Eric Mathias Owona Nguini. ?Lisibilit? musicale ? la Messi Martin? En 2008, A?e Jo Mamadou est bien l? tout entier, au garde ? vous des attentes de ceux qui l?ont d?couvert quelques ann?es plut?t. Cette fois, il sort ?Souvenir?. ?De nombreux chroniqueurs musicaux ? l??poque se sont appliqu?s ? souligner uniquement l?essence de cette chanson, c?est-?-dire une chanson sur un amour impossible?, se souvient Serge Pouth. ?Et pourtant, ajoute le journaliste culturel en service ? la CRTV, Il y a l?, de fait, des vestiges d?un certain Messi Martin, tant un ?tagement harmonique aigu dans un d?cha?nement de percussions, une ?criture ?clat?e, fragment?e, propice ? un suivi ais? pour l?auditeur y sont bien rep?rables?. Pour faire bref, A?e Jo Mamadou, lui, a une mani?re de caract?riser sa musique par une grande clart? des lignes vocales. De quoi s?duire, une nouvelle fois, la critique du Pr Eric Mathias Owona Nguini: ?Toute bonne oreille musicale a s?rement constat? que, chez ce compositeur exceptionnellement dou? pour la musique vocale, toutes les chansons sont ramass?es, homog?nes, intelligentes, afin d?assurer une remarquable unit? th?matique, qui se d?gage de bout en bout, permettant une coh?sion ainsi qu?une lisibilit? musicale assez rare dans le bikutsi depuis l??poque de Los Camaroes de Messi Martin?. Comme un axe cosmogonique autour duquel se construit une carri?re, l?esprit de Messi Martin r?de non loin de celle d?A?e Jo Mamadou. Quand en 2009, il met l?album ?Etat d?urgence? sur le march?, le fils de Ze Pongmoni et de Julienne Abomo salue l?extraordinaire h?ritage de celui qu?il appelle ?Dieu du Bikutsi?. Lors d?un concert ? Malabo, l?artiste d?clare: ?C?est mon p?re spirituel?. L’?motion est l?, pr?sente et juste, renforc?e par la puret? de la composition. Pour celle-ci, La Gazetta (quotidien ?quato-guin?en) ne tarit pas d??loges: ?Dans cette chanson (?Etat d?urgence?), A?e Jo Mamadou apporte avec lui un nouveau beat qu?il entend faire circuler partout en Afrique centrale?. Apr?s une tourn?e dans tous les pays de la Cemac, le bilan est tir? dans les colonnes de Cameroon Tribune en avril 2010. ?Partout o? il a prest?, la question de l?ambiance, la notion de foule, l?id?e de la fusion du public, le charisme de l?artiste, le registre des ?motions, l?id?e d?int?gration sous r?gionale, toutes ces notions ont ?t? mises ensemble?, ?crit le quotidien camerounais. ?D?licatesse et ?l?gance?Curieusement titr?e ?Alerte maximale?, la chanson sign?e A?e Jo Mamadou sort en 2018. Au premier abord, elle s?ouvre sur les affects et sur une approche ? la fois totalisante et englobante de l?effervescence. C?est fou quand les ch?urs s’emparent des refrains. Voix pleine de souffle, l??agr?g? en facult? de bikutsi? signe les mots d?une rare intensit?. Il va m?me jusqu?? parler de sexe sans renoncer ? la d?licatesse et l??l?gance qu?on lui conna?t. ?Un type de beat bien carr? qui s?appr?cie bras crois?s en hochant la t?te d?un air douillet?, commente Fran?ois Bingono Bingono. Selon le journaliste-anthropologue, ?l?-dedans, il ne s?agit pas pour l?artiste de repr?senter un paysage, une montagne ou un monde, ? la mani?re dont le peintre de chevalet s?en va au motif pour reproduire ce qu?il voit, mais de faire appara?tre ? m?me la toile la manifestation brute de l?acte de cr?ation. A?e Jo Mamadou ne se limite pas ? faire de la bonne musique; il renvoie aussi ? un entrelac de m?moire plus profond qui semble se nouer comme autant de s?diments pass?s de sa propre vie, qui ?chappe aux coordonn?es de notre g?ographie du visible?. La suite semble dire la m?me chose autrement: ?En fait, il reprend ? son insu peut-?tre, l??trange qu?te spirituelle de tout artiste, inversant l?horizon de son avenir, ? l?image d?une montagne qu?il devine ? l?envers?. ?Quand c?est bon c?est bon?En 2020, ce titre renforce tous ces ?l?ments. La chanson est porteuse de codes et signes qui d?taillent ?un programme int?rieur?. Cette fois, ?Le Lion Blanc? propose un bikutsi auquel personne ne parvient ? trouver de nom propre. Le d?signant tant?t de ?classique? par m?tonymie, tant?t

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Un homme dangereux et opportuniste

Un billet post? hier par le fr?re Dramane Traor? nous apprend que, le 10 juillet 2014, sur RFI, Robert Bourgi ne disait pas que Dramane Ouattara avait perdu l??lection pr?sidentielle d?octobre 2010 mais que Laurent Gbagbo avait foul? aux pieds le verdict des urnes. L?homme qui transportait l?argent des pr?sidents africains pour Jacques Chirac soutient aujourd’hui que c’est Gbagbo qui a gagn?. Mais ne pouvait-il pas le dire dix ans plus t?t? Ouattara et Sarkozy lui auraient-ils refus? quelque chose pour qu’il se retourne contre eux? A-t-il le pressentiment que Gbagbo pourrait revenir au pouvoir en 2025 et qu’il faudrait donc commencer ? se rapprocher de lui? Lui, qui pr?tend avoir souffert individuellement et en famille de la barbarie de Sarkozy contre Gbagbo, a-t-il une seule fois rendu visite ? l?ancien pr?sident ? La Haye? Pour moi, non seulement Robert Bourgi ne dit rien de nouveau mais il reste un agent de la criminelle Fran?afrique, c’est-?-dire un ?nergum?ne dont il faut se m?fier comme de la peste. C’est un homme dangereux et opport Jean Claude Dj?r?k?

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Corruption au Cameroun?: l?Etat Camerounais perd environ 115 milliards Fcfa ?

La Commission nationale anti-corruption (CONAC) a livr? le 26 septembre 2024, au Palais des Congr?s de Yaound? son ?13e rapport sur? l??tat des malversations financi?res. La Commission nationale anti-corruption (CONAC) s?est livr?e ?au rituel annuel de pr?senter le rapport 2023, sur l??tat de la corruption au Cameroun. Le rapport de l?ann?e 2023 est tr?s alarmant, compar? ?? celui de? ?2022. Le rapport 2023 fait ?tat d?une perte de 114 035 922 502? (Cent quatorze milliards trente-cinq millions neuf cent vingt-deux mille cinq cent deux) Fcfa.? Contrairement ? 2022 o? le chiffre ?est 109?412?503 584 (Cent neuf milliards six cent vingt-trois millions quatre cent dix-huit) FCFA. Soit une augmentation ?de 4 623 418 918 (quatre milliards six cent vingt-trois millions quatre cent dix-huit mille neuf cent dix-huit) Fcfa. ??La perte de cette somme plombe tout processus du d?veloppement? du Cameroun, qui a fix? son ?mergence ? l?horizon 2035, qui a pour encrage la Strat?gie Nationale de D?veloppement (SND30)??, d?clare ?le R?v. Dr Dieudonn? Massi Gams pr?sident de la Conac. Le patron de la lutte anti-corruption, ne perd espoir. Vu l?accompagnement que certains institutions commence ? apporter en mati?re coercitive dans la lutte anti-corruption. Avec des r?sultats ? l?appui. Cette coop?ration et collaboration est port? par deux institutions majeur ? savoir le Tribunal criminel sp?cial (TCS) et la Caisse des Recouvrements et des Cr?ances du Cameroun, ?l?un des constats majeurs qui se d?gage du rapport sur l??tat de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2023 est ind?niablement la mont?e en puissance des institutions impliqu?es dans le recouvrement des avoirs issus de la corruption. Il s?agit particuli?rement du TCS et la CRC?, se ?f?licite le Rev. Dr Dieudonn? Massi Gams pr?sident de la Commission nationale anti-corruption (CONAC).? Andr? Gromyko Balla

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Gestion des d?chets : Hysacam dote Douala d’un centre de transfert

Pour all?ger les co?ts de la collecte ? Douala, la soci?t? en charge du ramassage des ordures m?nag?res construit un centre de transfert de d?chets La soci?t? d’hygi?ne et salubrit? du Cameroun ( Hysacam) d?veloppe un programme de construction de centres de transfert permettant de regrouper les d?chets collect?s par les camions-bennes avant de les acheminer par un moyen de transport de plus grande capacit? et ? co?ts ma?tris?s jusqu’aux installations de traitement.La premi?re installation de cette s?rie a ?t? inaugur?e ce mercredi 25 septembre 2024 au quartier Youpwe, dans le 1er arrondissement de Douala. B?ti sur 5000 m2, ce centre de transfert de d?chets a ?t? construit par Hysacam et financ? ? hauteur d’un milliard de FCFA par la communaut? urbaine de Douala ( CUD ). La mise en oeuvre des centres de transfert des d?chets permettra ? Hysacam de r?duire les co?ts li?s au ramassage des ordures dans les villes << Ce premier centre peut transf?rer 800 tonnes de d?chets par jour et r?duire de moiti? 50%la collecte journali?re des d?chets, estim?e ? 1800 tonnes dans la capitale ?conomique>>, a d?clar? Jean-Pierre Ymele, directeur g?n?ral d’Hysacam. du ramassage des ordures m?nag?res construit un centre de transfert de d?chets La soci?t? d’hygi?ne et salubrit? du Cameroun ( Hysacam) d?veloppe un programme de construction de centres de transfert permettant de regrouper les d?chets collect?s par les camions-bennes avant de les acheminer par un moyen de transport de plus grande capacit? et ? co?ts ma?tris?s jusqu’aux installations de traitement.La premi?re installation de cette s?rie a ?t? inaugur?e ce 25 septembre 2024 au quartier Youpwe, dans le 1er arrondissement de Douala. B?ti sur 5000 m2, ce centre de transfert de d?chets a ?t? construit par Hysacam et financ? ? hauteur d’un milliard de FCFA par la communaut? urbaine de Douala ( CUD ). La mise en oeuvre des centres de transfert des d?chets permettra ? Hysacam de r?duire les co?ts li?s au ramassage des ordures dans les villes << Ce premier centre peut transf?rer 800 tonnes de d?chets par jour et r?duire de moiti? 50%la collecte journali?re des d?chets, estim?e ? 1800 tonnes dans la capitale ?conomique>>, a d?clar? Jean-Pierre Ymele, directeur g?n?ral d’Hysacam. En plus, << gr?ce ? ce site le co?t de transport des d?chets fix? ? 13000 FCFA par tonne et factur? ? la mairie de Douala, devra baisser d’environ 23%>>, a-t-il ajout?. Gr?ce ? ce centre, la collectivit? d?centralis?e va d?sormais d?bourser 10500 FCFA par tonnes de d?chets transport?s. Le centre est dot? d’un pont bascule, d’une aire de d?chargement des d?chets, d’une aire de maintenance, d’un bassin de r?cup?ration des eaux us?es, d’un espace pour l’accueil des d?chets des eaux us?es et d’un espace pour l’accueil des d?chets industriels banals et des d?chets pr?alablement tri?s provenant des m?nages, et d’un tunnel pouvant accueillir simultan?ment 6 gros porteurs de 30m2. Le site est am?nag? pour accueillir les d?chets m?nagers de quatre arrondissements de Douala, ? savoir se Douala 1er ? Douala 4?me. Les d?chets une fois dans le centre, seront transf?r?s par les gros porteurs vers le centre de traitement de d?chets de Ngomb?, ? PK10. La soci?t? en charge du ramassage des ordures m?nag?res ne compte pas s’arr?ter en si bon chemin. Et demande de ce fait l’accompagnement des pouvoirs publics. Car deux autres centres de d?chets sont annonc?s d’ici 2025. Malgr? de nombreuses difficult?s que fait face Hysacam, notamment les tensions de tr?sorerie, l’entreprise rel?ve le d?fis et incite de ce fait les municipalit?s ? s’engager dans la mise en ?uvre de ces centres de transfert. L’objectif ?tant de rendre Douala une ville propre et agr?able et attrayante. Diane Kenfack

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Les larmes de crocodile de Robert Bourgi

Robert Bourgi, avocat franco-libanais dont la mission ?tait de porter l’argent que certains pr?sidents africains ?taient oblig?s de d?caisser pour Jacques Chirac, vient de publier un livre pour, dit-il, soulager sa conscience. Nous y reviendrons plus longuement dans les jours ? venir. En attendant, voici quelques questions qui se bousculent dans notre t?te: 1) Si le sort de Laurent Gbagbo pr?occupait tant Bourgi, pourquoi ce dernier ne demanda-t-il pas ? t?moigner en sa faveur ? la CPI? N?aurait-il pas rendu service ? son « ami » et ? toutes les personnes attach?es ? la v?rit? s’il y ?tait all? dire que l??lection pr?sidentielle de 2010 avait ?t? remport?e par Laurent Gbagbo? Lorsque Bourgi fait une telle « r?v?lation » aujourd’hui, c’est-?-dire 5 ans apr?s l?acquittement de Laurent Gbagbo et 13 ans apr?s que de nombreuses vies humaines ont ?t? fauch?es par l?arm?e fran?aise et par les soudards du couple Dramane Ouattara/Guillaume Soro, que gagnent les Ivoiriens? Qu’est-ce que cela leur apporte? La majorit? des Ivoiriens ne savait-elle pas d?j? que Ouattara avait perdu? Car, si Ouattara avait ?t? ?lu, Sarkozy aurait-il affirm? en 2014 que son pays avait « sorti Gbagbo et install? Ouattara sans aucune pol?mique »? J?ai post? sur ma page Facebook la vid?o o? Bourgi pr?tend avoir souffert de la mani?re dont Laurent Gbagbo fut trait? par la France. Sous la vid?o, un ami fran?ais a laiss? le commentaire suivant: « Amis africains, Sarkozy a ?t? une calamit? pour vous mais, rassurez-vous, pour les Fran?ais aussi. Le pire, c’est qu?il continue ? ?tre r?mun?r? et a de nombreux avantages en nature pris tous les ans sur le budget et donc les imp?ts et la dette de tous les Fran?ais. » S’il est scandaleux que ce barbare patent? et voyou chevronn? ne soit pas derri?re les barreaux dans la « patrie des droits de l?homme », il est encore plus surprenant que Sarkozy puisse se rendre en C?te d?Ivoire et en sortir sans jamais ?tre inqui?t? par les Ivoiriens. Le 14 d?cembre 2008, le journaliste irakien Mountazer al-Za?di avait lanc? ses chaussures contre George W. Bush apr?s l?avoir trait? de chien. L?Africain, lui, pr?f?re laisser « pour lui » ? Dieu. Jusqu’? quand? Jean-Claude Dj?r?k?

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Contr?le aux fronti?res: les brigades mixtes prennent corps

Malgr? des avanc?es notoires, tout n?est pas fin pr?t alors que se rapprochent les ?ch?ances fix?es. La libre circulation reste d?actualit? dans les diff?rentes assises de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Le 25e Forum des ministres en charge de la s?curit? en Afrique centrale n?a pas d?rog? ? l?imp?ratif d?en peaufiner un cadre de mat?rialisation. Les ministres en charge de la s?curit? du Cameroun, Tchad, Centrafrique, Congo, RDC, Gabon, Guin?e Equatoriale et Sao Tome et Principe ont pris des r?solutions visant ? acc?l?rer la concr?tisation de certains projets relatifs ? la libre-circulation. En l?occurrence le projet I-cemac dont la substance tourne autour de l?interconnectivit? des postes frontaliers en vue d?assurer l?acc?s et le partage d?informations criminelles via les syst?mes d?Interpol. 40 postes frontaliers sont cibl?s par cette activit?. A ce jour, 30 d?entre-deux sont interconnect?s alors que se rapproche inexorablement l??ch?ance pour la livraison de ce projet. Aussi des recommandations sont formul?es ? l?endroit d?Interpol, en vue d??acc?l?rer les travaux dans les dix postes restants, afin de respecter l??ch?ance fix?e au 31 d?cembre 2024 accord?e par la Cemac pour livrer le projet I-cemac?, mentionne le rapport final des assises ?voqu?es. Cette responsabilit? est adoss?e ? celle des Etats qui sont appel?s ? assurer le suivi des ?quipements install?s en termes de maintenance et de renouvellement; les Etats doivent ?galement pr?voir les financements relatifs ? la connexion internet lors de l??laboration des budgets nationaux. Lire ?galement : Criminalit? transnationale: l?odieux en Afrique centrale L?op?rationnalisation de la Brigade mixte est pr?vue au premier trimestre 2025; apr?s quelques reports, les d?membrements nationaux de cette instance doivent faciliter les difficult?s routi?res qui entravent les ?changes sur les corridors sous r?gionaux. Ce qui du point de vue de tous repr?sente encore l??pine dans le pied dans l?int?gration de la zone Cemac. ?Un plan d?op?rationnalisation est arr?t? et des missions circulaires ont commenc? ? sillonner les pays afin de sensibiliser les parties-prenantes sur les missions de la Brigade?, se r?jouit le pr?sident de la Commission de la Cemac. Baltasar Engonga Edjo?o fait r?f?rence ? l?op?rationnalisation de la Brigade mixte au Tchad depuis le 15 ao?t dernier. Par cette actualit?, le pays de Mahamat Idriss Deby Itno fait office de pr?curseur en la mati?re. Le Forum des ministres en appelle les autres Etats ? ?d?signer l?ensemble des personnels devant composer les d?membrements nationaux de la Brigade mixte-Cemac en vue de son op?rationnalisation?. Soit 50 agents de douane, de police, de gendarmerie, du commerce, du transport, des services phytosanitaires, des eaux et for?ts et autre service de contr?le reconnu. Les Etats sont par ailleurs appel?s ? intensifier les actions en vue de l?application de tous les textes relatifs ? la libre-circulation et au r?glement sur la politique commune d??migration et immigration et de protection des fronti?res. Ils doivent par ailleurs proc?der ? la mise ? jour des standards de cartes pr?vu par la politique communautaire d??migration et d?immigration. Ce qui se fera dans le cadre d?une r?union technique des responsables nationaux charg?s de la production des documents de circulation. Le secr?tariat permanent du Comit? des chefs de police d?Afrique centrale organisera cette r?union. Louise Nsana Partage des donn?es : la cl? d?une riposte contre la criminalit? d??chelle C?est dans cet esprit que les autorit?s entendent endiguer les menaces s?curitaires latentes aux portes de la sous-r?gion. Coop?rations polici?res, partage des donn?es et recours ? des syst?mes informatiques constituent les grands axes des actions de police contre les menaces s?curitaires dans la sous-r?gion. La raison tient de la n?cessit? de mutualiser les forces pour combattre ce ph?nom?ne aux ramifications r?gionales et mondiales, avec des formes immat?rielles facilit?es par les avanc?es technologiques. Le premier champ d?application de ces r?solutions du 24e Forum des ministres en trace les chantiers prioritaires. Il s?agit tout d?abord de la lutte contre les stup?fiants, les drogues et les m?dicaments de contrebande. Les responsables de l?application de la loi sont appel?s ? renflouer les bases de donn?es d?Interpol en transmettant syst?matiquement les statistiques de saisie des drogues. Il s?agit par ailleurs pour eux d?assurer l?accessibilit? de ces syst?mes dans tous les services concern?s par la lutte contre les stup?fiants. Objectif: r?duire l?exportation et la circulation de ces produits ?utilis?s ? des fins toxicomaniaques?, mentionne le rapport. Ce qui a le m?rite de rappeler l?ampleur du ph?nom?ne. Selon des donn?es actualis?es de l?Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), 9,7% de la population ?g?e de 15 ? 64 ans consommait du cannabis en Afrique centrale et de l?Ouest en 2020. Tandis que 2,4% ?tait adonn? ? des Opio?des pharmaceutiques ? des fins non m?dicales. A cet aspect, il convient de relever la force de l??conomie ill?gale. ?La criminalit? transnationale organis?e est une grosse affaire; en 2009, on estimait qu?elle g?n?rait 870 milliards de dollars par an, soit un montant ?gal ? 1,5% du PIB mondial. Le trafic de drogues continue d??tre pour les criminels l?activit? la plus lucrative, avec un chiffre d?affaires estim? ? 320 milliards de dollars?, rapporte l?institution onusienne. Les voitures aussiA Yaound?, l?int?r?t des chefs de police et des ministres s?est tout autant port? sur une synergie d?action contre le vol des v?hicules. Un autre probl?me qui s?impose aux autorit?s dans un contexte marqu? par la mont?e du terrorisme. ?Le trafic de v?hicules vol?s sert g?n?ralement ? financer et mener d?autres activit?s criminelles, telles que le trafic de stup?fiants, d?armes, de migrants et le terrorisme international?, explique l?organisation Interpol dans une note sur son site internet. Il est question pour les Etats-membres du CCPAC ? ?syst?matiser l?obtention d?un quitus Interpol pour contribuer ? la lutte contre le vol de v?hicules dans la sous-r?gion?. Louise Nsana Coop?ration en mati?re de police criminelle : Vers un accord entre l?Afrique centrale et de l?Ouest La signature imminente de cet instrument devrait optimiser la traque des criminels en fuite. Le ministre d?Etat, secr?taire g?n?ral ? la pr?sidence de la R?publique du Cameroun appelle de tous ses v?ux l?aboutissement du renforcement de la coop?ration entre l?Afrique centrale et de l?Ouest en

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Criminalit? transnationale: l?odieux en Afrique centrale

Les mots n?ont pas tari en quatre jours au palais des Congr?s de Yaound? pour d?crier les formes de criminalit? en Afrique centrale. La Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac), l?Institut des ?tudes de s?curit? (ISS), l?Organisation internationale de la police criminelle (OIPC-Interpol) et le Comit? des chefs de police d?Afrique centrale (CCPAC) ont vid? leurs sacs. Non sans baisser la garde ? travers un rapport sur la situation attendue dont la pr?sentation effective fait l?objet d?une r?solution de la 3e r?union des chefs de police et du 23e forum des ministres en charge de s?curit? dans la sous-r?gion. Trafic de stup?fiants, drogues et faux m?dicaments, crimes transnationaux, enl?vement et prises d?otages, exploitation des ressources, traite humaine, utilisation des engins explosifs, vol de v?hicules, cybercriminalit?, terrorisme, sont entre autres les r?currences du document soumis ? l?information des ministres en charge de la s?curit?. ?Une infraction peut se commettre ici au Cameroun et avoir des cons?quences en R?publique d?mocratique du Congo et au Tchad. Avec les moyens de communication d?velopp?s, on peut partir du Cameroun aujourd?hui et arriver ? Kinshasa, passant par Sangmelima, Ouesso, Brazzaville et on traverse le fleuve. Le fleuve Congo peut ?tre travers? en moins de 15 minutes et l?on se retrouve ? Kinshasa. Donc les infractions peuvent avoir des ramifications dans tous les pays d?Afrique centrale. Nous devons monter des strat?gies pour lutter contre ces ramifications?, illustre le chef de bureau central Interpol ? Kinshasa, le g?n?ral De Gaulle Matangi Mbolo Deco. Il n?est pas encore possible d?en connaitre les profondeurs. Mais le vocabulaire ?manant de Yaound?, du 17 au 20 septembre 2024, fait r?f?rence ? un d?veloppement de la situation rapport?e dans l???valuation strat?gique de la criminalit? organis?e dans la r?gion de l?Afrique centrale? publi?e en 2019 par Interpol. L?organisation y parle sp?cifiquement de braconnage, de coupe ill?gale de bois et trafic de bois d??uvre, de minerais pr?cieux, de diamant, d?exploitation aurif?re ill?gale, de criminalit? financi?re, vol de b?tails et de voitures, flux illicites de fonds et d?avoir, de trafic d?armes l?g?res et de petit calibre, vol organis? et vol avec violence, infraction de facilitation et activit?s criminelles convergentes, trafic de migrants, entre autres. ?Les conflits cr?ent des conditions favorables au d?veloppement de puissantes organisations criminelles et leur offrent ?galement la possibilit? d?accro?tre leur influence et leurs profits. Ces organisations sont souvent enclines ? encourager la violence de mani?re ? garantir la persistance des march?s criminels dans l?espoir de se cr?er de nouvelles occasions de r?aliser des profits?, apprend-on. Opportunit?s ?conomiquesSi la situation s?curitaire figure au premier rang des pr?occupations des gouvernements (dont la R?publique d?mocratique du Congo dans le cadre du CCPAC) et de la Commission de la Cemac, c?est que l?Afrique centrale a soif de d?veloppement. Dans un contexte de pr?carit?, avec des services publics insuffisants, le manque d?opportunit?s ?conomiques, la porosit? des fronti?res, la crise de d?placements, et de g?n?ralisation des conflits dans l?espace communautaire, les gangs et les bandes organis?es ont pu trouver terreau dans la sous-r?gion. Par ailleurs, ces derniers, loin de se suffire avec les pays conquis, cherchent sans cesse ? ?tendre leurs activit?s au-del? des fronti?res ; ramifiant ainsi chaque fois ?les march?s illicites mondiaux?, selon des termes d?Interpol. Face ? cette menace en perp?tuelle mutation, les autorit?s en charge de l?application de la loi sont d?bord?es. Ce qui justifie la synergie des forces, promue tout au long de cette 4e r?union des chefs de polices et du 24e Forum des ministres concern?s. L?Afrique centrale est par ailleurs engag?e dans un processus d?int?gration ?conomique, avec en vue la cr?ation d?un march? commun r?gional et l?adh?sion ? la zone de libre-?change continentale (Zlecaf). Toutes ces opportunit?s entraineront ? terme un renforcement du tissu industriel et la comp?titivit? des entreprises. Une cause constamment mise en danger par l?ins?curit?. ?Pour la Commission de la Cemac, la pr?servation de la s?curit? constitue une exigence cruciale pour garantir l?effectivit? de l?int?gration r?gionale, en stimulant les affaires. La s?curit? rassure les investisseurs et encourage les talents. Je remercie particuli?rement pour l?introduction de deux dossiers importants pour la Cemac ? l?ordre du jour. Notamment l??tat d?avancement du projet Cemac-Interpol pour la s?curisation des fronti?res et l?op?rationnalisation de la Brigade mixte. Ces deux projets vont favoriser la libre-circulation des biens et des services dans l?espace Cemac?, d?clare le pr?sident de la Commission de la Cemac, Baltasar Engonga Edjo?o. Libre-circulationL?un des principaux changements d?coulant du processus en cours d?int?gration est la libre circulation des biens et des personnes dans l?espace Cemac. Elle est ouverte ? tous les ressortissants de la sous-r?gion, sauf les malfaiteurs. Les enjeux de la libre circulation dans les relations entre les Etats de la zone laissent voir qu?il n?est plus envisageable de freiner des quatre fers. Aussi, le Conseil des ministres en charge de la s?curit? recommande aux directeurs des polices de terre et des fronti?res de ?mettre ? la disposition de tous les postes de fronti?re, des copies de l?article 3 du r?glement sur la politique commune d?immigration et de protection des fronti?res sign? le 1er avril 2019. Selon cet article, tout citoyen ayant ses titres identitaires ? jour a le droit de circuler librement ou de s?journer dans un autre pays membre de la Cemac, pour une dur?e n?exc?dant pas trois mois?. Comme un pr?requis au contr?le des identit?s, cet exercice est adoss? ? la pr?sentation de documents exig?s: une carte nationale d?identit? biom?trique, une carte d?identit? Cemac et un passeport biom?trique. Louise Nsana ?Objectif atteint? Les mots supra sont du ministre d?Etat, secr?taire g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique du Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh, lors de cl?ture ce 20 septembre 2024 du 24e Forum des ministres en charge de la s?curit? en Afrique centrale. ?Apr?s avoir suivi avec grand int?r?t le rapport qui a sanctionn? les travaux, je constate que l?objectif a ?t? largement atteint. Je me r?jouis pleinement des probl?matiques abord?es au cours de ce forum. Cela traduit une parfaite convergence de vues entre les Etats de la sous-r?gion sur l?imp?ratif de b?tir ensemble une riposte

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Libre circulation?: apr?s le Cameroun et le Tchad, la RCA ?s?ouvre?

?Tout citoyen communautaire a le droit de circuler librement ou de s?journer dans un ?tat membre de la Cemac, pour une dur?e n?exc?dant pas trois mois (90 jours), sous r?serve de la d?tention de pi?ces suivantes : une carte nationale d?identit? biom?trique, une carte d?identit? Cemac, un passeport biom?trique ou un passeport Cemac, homologu?, en cours de validit? ?. Ceci est contenu dans une circulaire sign? le 23 septembre 2024 par Bienvenu Zokoue, le directeur g?n?ral de la police nationale (DGPN) de la R?publique Centrafricaine. Bien avant, des mesures similaires avaient ?t? prise par les autorit?s camerounaises et tchadiennes. Il est ? noter que, ces directives s?inscrivent dans le cadre de la mise en ?uvre de l?acte additionnel du 1er avril 2019, qui consacre la politique commune d??migration et d?immigration entre les ?tats membres de la Cemac. Dans ce document il est dit que tous les ressortissants des pays membres de la Cemac d?sirant se rendre dans un autre pays de l?espace communautaire sont d?sormais exempt?s de visa, sous r?serve de pr?senter un passeport biom?trique ou une carte nationale d?identit? valide. Les pays concern?s sont le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la Guin?e ?quatoriale, le Gabon, la R?publique centrafricaine et le Tchad. Notons que depuis plusieurs ann?es, la question de la libre circulation des personnes est une des pierres d?achoppement entre les Etats membres de la Cemac. Cette m?sentente est li?e ? une multitude de raisons, dont certaines participent de constructions imaginaires d?velopp?es en particulier au Gabon et en Guin?e ?quatoriale. ? Trois grands mythes sous-tendent le refus manifeste de ces deux Etats d?appliquer le principe communautaire de la libre circulation des personnes ; il s?agit des mythes de l?invasion d?mographique, de la spoliation ?conomique et de la perversion sociale associ?e ? la d?linquance d?origine ?trang?re ?, peut-on lire dans une publication de journals.openedition.org.  Ongoung Zong Bella

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Pr?visions de croissance en Afrique subsaharienne?: la Cemac au rouge

Selon les conclusions de son Comit? de politique mon?taire tenu le 24 septembre 2024 ? Yaound?, la Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac) s?est r?solue d?appliquer un coup de rabot sur ses pr?visions de croissance dans la sous-r?gion. En baisse de 0,4 point par rapport ? l’hypoth?se ?mise par la banque centrale en juin dernier, la nouvelle projection se situe d?sormais ? 2,9% en 2024.? En cause : le ? trou d?air ? travers? par les ?conomies des pays de l?espace communautaire. Selon Yvon Sana Bangui, le gouverneur de la Beac, la Cemac est confront?e ? une dynamique d?favorable qui plombe m?caniquement les perspectives pour l’ensemble de ses six pays. Beaucoup d’ingr?dients, a expliqu? le gouverneur de la Beac, semblent en effet r?unis pour contribuer ? un ralentissement ?conomique dans la sous-r?gion. Il s?agit, a pr?cis? le Centrafricain, du repli de l?activit? non-p?troli?re (3,3% contre 3,8% en 2024) et un taux d?inflation annuel de 4,2%, bien au-del? de la norme communautaire (3%).  La Beac qui continue de qualifier sa politique mon?taire d’accommodante, pr?voit aussi d?autres resserrements suppl?mentaires d’ici la fin de l’ann?e. Ces derniers, apprend-on, sont dus ? la fragilit? des finances publiques des Etats de la Cemac. Dans cet espace, a soulign? Yvon Sana Bangui, le solde budg?taire est d?ficitaire (-0,3%). Ce taux est escort? par une augmentation du compte courant de 3,5% du PIB. A cela s?ajoute une baisse en glissement annuel de 5% des r?serves de change.  En parcourant le bulletin de m?t?o ?conomique brandi par la Beac au sortir de la 3e session du Comit? de politique mon?taire tenu le 24 septembre dernier, aucune indication n?est donn?e au sujet des activit?s p?troli?res.  D?apr?s Louis-Marie Kakdeu, ? ces nouvelles pr?visions de croissance placent la Cemac dans la zone rouge de toute l?Afrique subsaharienne ?. L??conomiste camerounais fait d?ailleurs remarquer que ? dans l?espace UEMOA (Union ?conomique et mon?taire ouest-africaine), les projections de croissance caracolent ? 6,1% cette ann?e ; 5,6% pour les pays de la COMESA (March? commun de l’Afrique orientale et australe) ; 3,4% pour la SADC (Communaut? de d?veloppement de l’Afrique australe) et ? 5,8% pour la CAE-S (Communaut? d’Afrique de l’Est).? Jean-Ren? Meva?a Amougou

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De Pala (Tchad) ? Yaound? (Cameroun): Emmanuel G?ng- Non, mon quotidien ? Yaound?

Le tchadien est marqu?e par la capitale camerounaise. Yaound?, avec son dynamisme et sa diversit?, repr?sente ? la fois une promesse et un d?fi. Les obstacles ne manquent pourtant pas sur le chemin du nouvel arrivant. Il est ?tranger et ne connait personne. Il y a aussi la m?fiance de certains habitants et la difficult? ? trouver un logement. Qu?? cela ne tienne, Emmanuel G?ng-Non est d?termin? ? s’int?grer dans sa nouvelle ville d?accueil. Il a au moins un atout : il sait lire et ?crire le fran?ais. Apr?s sa m?saventure en pays Bassa, il parvient ? rentrer sur Yaound? et retourne au m?me quartier ?ki? o? il est accueilli dans une famille d’accueil pendant la p?riode des grandes vacances. Gr?ce ? cet accueil, il na?t en lui un sentiment d?appartenance dans cet environnement souvent hostile. Mais depuis la rentr?e scolaire, les vrais occupants de la maison sont de retour. Emmanuel est alors somm? de trouver son propre loyer. A d?faut, il devrait vendre son t?l?phone Android de marque Itel si ch?rement acquis pour verser ? sa famille d’accueil la modique somme de 20.000 francs CFA au titre de frais de logement. Que faire ? Emmanuel est ? la recherche d’un job qui tarde ? arriver. Pour se nourrir, il vide les poubelles, fait de petits travaux tels que sarcler les herbes, d?fricher, laver ou repasser des v?tements ? domicile. C?est le revenu de ces activit?s qui lui ont permis de s’offrir ce t?l?phone Android. Qui facilite la communication avec les siens rest?s ? Pala. Des nouvelles des parents. Son p?re et sa m?re vivent s?par?s, ses fr?res et oncles y sont rest?s malgr? l’ins?curit?. Ne pouvant r?pondre aux sollicitations familiales, il se sent oblig? de leur dire qu’il n’a pas encore trouv? le travail. Un avenir au go?t aigre mielAujourd’hui, Emmanuel r?ve d?un avenir o? il pourra construire une nouvelle vie, libre des menaces qui l’ont pouss? ? fuir. Bien que la route est encore sem?e d’emb?ches, sa r?silience et son esprit de solidarit? lui donnent la force de continuer. Son parcours illustre non seulement la lutte des r?fugi?s, mais aussi leur capacit? ? transformer l’adversit? en opportunit?. ?Si je savais que ?a allait ?tre comme ?a, je ne venais pas.?Dans un monde souvent divis? par les fronti?res, l’histoire d’Emmanuel rappelle l’importance de l’empathie et de l’accueil envers ceux qui cherchent simplement un lieu o? vivre en paix. Marie No?lle Etoungou (stagiaire)

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