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Prix du riz ? Yaound??: la marmite de la sp?culation mijote

Depuis quelques jours, la reprise des exportations indiennes pose les jalons d?un triste constat qui se prolonge chaque jour et qui oblige ? penser les faits autrement. Marie O., dit avoir pris le parti de vendre le kilogramme de riz ? non-basmati ? ? 500 FCFA. ? Des contr?leurs de prix sillonnent partout et j?ai peur d??tre prise dans leur filet. Mais quand je peux vendre ? plus de 500, je joue le jeu ?, confie cette commer?ante abord?e au march? de Mfou (Mefou-et-Afamba) ce 11 octobre 2024. Si les mots soulignent ? grands traits ? la peur du gendarme ?, l?appr?ciation qu?ils imposent rappelle implicitement que la baisse du prix du kilogramme de riz, r?cemment accueillie avec joie par les consommateurs n?est pas appliqu?e sur le march?. ? C?est le cas au march? Mvog-Mbi o? nous avons pris en flagrant d?lit de sp?culation une vingtaine de demi-grossistes ?, souffle un agent du minist?re du Commerce (Micommerce). A l?en croire, certaines man?uvres, par leur singularit?, retiennent l?attention. ? Quelques commer?ants ?pingl?s nous ont confi? que leur riz achet? au prix fort ne saurait ?tre ?coul? suivant un ordre minist?riel qui ne tient pas compte des difficult?s des marchands. D?autres cr?ent des entrep?ts fictifs afin d?officialiser le manque de riz dans tout le march? ; c?est ce que nous avons observ? dans l?arrondissement de Yaound? 2. D?autres encore, plus rus?s, escroquent sur la marchandise en vendant des vari?t?s de riz superbement m?lang?es dans un m?me sac ; ces gens sont curieusement incapables de donner un r?cit fiable ? cette pratique ?, renseigne notre source. A l??vidence, en pr?sence de tels ressorts, dans certains march?s de Yaound? par exemple, l?annonce de la baisse du prix du sac de riz est v?cue comme une guerre civile l?gale entre contr?leurs de prix et commer?ants. ??De nombreux vendeurs de riz font ? ce que tout puisse co?ncider avec leur sens de sp?culation et donc de contr?le du march?. Pour leur part, les agents du Mincommerce per?oivent la situation comme un fromage dont il s?agit de profiter par tous les moyens??, soutient Barnab? Ondobo, d?fenseur des droits des consommateurs. Selon lui, bien que les prix du kilogramme de riz soient appel?s ? baisser, ??ce n?est pas si t?t que l?on pourra atteindre de la perspective de tout profil sain et neutre dans nos march?s??. Ongoung Zong Bella

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Inondations?: Alerte rouge dans neuf r?gions

Selon des experts, dans les prochaines semaines, la furie des eaux issues de pluies torrentielles risque d?installer un fleuve emportant s?curit? alimentaire, vies humaines et biens mat?riels.  On n?a pas fini de s?apitoyer sur le sort des populations des d?partements du Logone-et-Chari, Mayo-Kani et Mayo-Danay? Voici que des pr?visions m?t?orologiques annoncent encore un temps de chien dans d?autres circonscriptions administratives de la r?gion de l?Extr?me-Nord. En effet, ? en croire le bulletin du 1er au 10 octobre 2024 publi? par l?Observatoire national sur les changements climatiques (Onac), d?autres inondations sont ? pr?voir dans les d?partements du Diamar? et du Mayo-Sava. Des tableaux du m?me genre pourraient ?galement ?tre exp?riment?s ailleurs. De mani?re sp?cifique, pr?dit l?Onac, en plus des r?gions du Nord et de l?Adamaoua, dans la r?gion du Littoral, 5 arrondissements sur 6 de la ville de Douala et quelques localit?s environnantes (Loum, Nkongsamba, Melong) pourraient se retrouver les pieds dans l?eau. De m?me, dans le Nord-Ouest, la furie des eaux de pluie est ? craindre ? Bamenda, Babungo ou Mbengwi. Dans le Sud-Ouest o? l?Onac envisage de fortes et abondantes pluies, Buea et Bamuso risquent d??tre inond?s. Du c?t? de l?Ouest, les pr?visions m?t?orologiques n?ont rien de r?jouissant sous le ciel de tous les d?partements de la r?gion.  Dans la r?gion du Centre, l?Onac pr?voit des inondations dans les quartiers tels que Nkolmesseng, Nkolbisson, Centre-ville, Elig-Edzoa. A Kribi (r?gion du Sud), l?Onac tire la sonnette d?alarme en voyant se profiler des vagues d?inondations. Pire Sur la base de cette m?t?o ex?crable, l?Onac alerte sur les destructions des habitations et des cultures, les disparitions de b?tail, les destructions d?ouvrages de communication et des glissements de terrain. ? Ces ph?nom?nes v?cus par le pass? pourraient encore se reproduire avec un impact plus important cette ann?e ?, pr?vient l?institution. Dans une s?rie de projections ?tablies suivant le profil g?ophysique et humain de certaines r?gions du pays, l?Onac s?attarde sur le cas de la partie septentrionale. Ici, d?crit-on, ? la population   aime se mettre en danger dans des sites connus comme inondables et le pire en termes de pertes en vie humaines ou de sans-abris risque bien d??tre v?cu ?. Pour sa part, l?environnementaliste Alihou Mbara est pessimiste quant au prolongement des pluies diluviennes dans les r?gions de l?Extr?me-Nord, du Nord et de l?Adamaoua. ?En rapport avec la pluviom?trie intense annonc?e jusqu?au mois de novembre de cette ann?e, la situation est d?j? en train de faire le lit de l?inflation dans cette partie du pays et m?me dans les pays voisins??, explique-t-il, ?voquant ce qu?il appelle ??la trag?die de la famine??. ??D?j?, de nombreux champs ont ?t? d?truits. Et si l?on ajoute un suppl?ment de catastrophe ? cette ancienne catastrophe, il n?y aura rien ? manger, ni ? vendre, ni ? acheter sur les grandes places marchandes de ces r?gions. Et surtout lorsqu?on sait que, de plus en plus, plusieurs paysans bas?s dans ces zones optent pour des ventes ? l?avance ? des grossistes ?trangers, il faut ?galement craindre une prolif?ration des contentieux n?s des cas d?abus de confiance ou d?escroquerie??, explique encore Alihou Mbara. Bobo Ousmanou

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C?l?bration: Tradex souffle sur se 25?me bougie

Pour la c?l?bration de son 25?me anniversaire, le p?trolier camerounais Tradex  organise une s?rie d’activit?s jusqu’au mois de d?cembre 2024. A cet effet, une visite guid?e a ?t?  organis?e ce mercredi 16 octobre 2024  au sein de sa direction g?n?rale, ? Douala au quartier administratif Bonanjo, situ? dans le 1er arrondissement. L’ immeuble affiche fi?re allure lorsqu’il est 10 heures 30 minutes. A l’occasion, Emmanuel Patrick Mvondo,  le directeur g?n?ral par int?rim accueille une forte d?l?gation de journalistes conduite par Mariam Obam, pr?sidente nationale du syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc).  La visite d?bute au 4?me ?tage de l’immeuble pour les diff?rents services.  Le DG assist? de Calvin M’Bond,  chef de division de la communication et relations publiques, pr?sentent  les lieux de prise de d?cisions de l’entreprise, en passant par les secr?tariats, la direction des syst?mes d’informations, de l’innovation et des ?tudes, jusqu’? la salle de r?union du conseil d’administration, sans oublier la salle de formation, la direction des ressources humaines et la direction financi?re, etc.  Construit sur une superficie de  3200 m2, ce joyau architectural est lanc? en f?vrier 2012, et livr? en 2019. Sa r?alisation a co?t? 7,2 milliards de FCFA.  L’entreprise ambitionne conqu?rir le  c?ur des camerounais, ? en croire  son directeur g?n?ral. La soci?t? p?troli?re dont la soci?t? nationale d’hydrocarbures (Snh) d?tient 54% des parts, enregistre une bonne performance incroyable ( 32 milliards de FCFA du chiffre d’affaires de 2003 ? 388 milliards de FCFA en 2023).  L’entreprise panafricaine  sp?cialis?e dans la distribution des produits p?troliers, actuellement pr?sente dans quatre des six pays de la sous r?gion Afrique centrale ( Cameroun, Tchad, R?publique Centrafricaine, Guin?e ?quatoriale). Pour ses 25 ann?es d’existence,  Tradex pr?voit  plusieurs articulations. Notamment la remise des m?dailles d’honneur du travail ? 71 r?cipiendaires dont 2 retrait?s et 1 expatri? ; la participation ? Open de Golf Snh; l’organisation des journ?es portes ouvertes destin?es au public; des tombolas sur l’ensemble de son r?seau de distribution ; le d?ploiement de la caravane des 25 ans; l’op?ration 25 challenges et des animations diverses, un concert g?ant organis? ? Yaound? le 18 d?cembre. Pour le top des top l’entreprise met en jeu trois voitures pour le plus grand bonheur de ses fid?les. Diane Kenfack

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Commission de la Cemac: 85 milliards de FCFA de budget en 2025

La prudence et le r?alisme en lieu et place de l’ambition d?mesur?e d’il y a un an. E n pr?lude ? la 42e session ordinaire du Conseil des ministres de l?Union ?conomique de l?Afrique centrale (UEAC), une session du comit? inter-Etats a commenc? ses travaux le 7 octobre 2024 ? Bangui. ; avec pour objectif la pr?paration du budget 2025 de la Commission de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Les pr?visions inh?rentes sont arr?t?es ? la somme de 84 381 074 871 FCFA. Si cette enveloppe est maintenue ? l?issue des travaux des ministres le 11 octobre, cela repr?sentera une baisse significative par rapport aux 90 584287 669 FCFA pratiqu?s au courant l?exercice en cours. Le postulat du Comit? inter-Etats ce lundi rime ? contre-courant de celui du Parlement de la Cemac. L?instance est plut?t partie sur une hausse de 7,34% par rapport au budget 2024 au cours de la conf?rence budg?taire tenue ? Douala du 10 au 15 septembre dernier. Deux raisons peuvent expliquer ce recul des pr?visions budg?taires. Celles-ci ont premi?rement trait ? la continuit? de l?action de la Commission de la Cemac port?e par Baltasar Engonga Edjo?o. Lequel fixait les objectifs de cet exercice autour de la transformation de l?institution communautaire, le retour au si?ge statutaire ? Bangui et le financement des projets structurants, entre autres. Un peu plus d?un an apr?s la prise de fonction du nouveau gouvernement les retours en Centrafrique suivent leur cours et le plan de transformation a ?t? pr?sent? courant 2024 avec le concours financier des partenaires multilat?raux. La deuxi?me raison est li?e ? un contexte ?conomique international marqu? par des incertitudes. ?Crise immobili?re en Chine, vuln?rabilit?s climatiques, fragmentation g?o?conomique, tensions g?opolitiques et flux de r?fugi?s. Ces facteurs ont un impact direct sur les ?conomies des ?tats membres et, par cons?quent, sur les pr?visions budg?taires de la Cemac?, mart?le Pouninguiza Guelebe, directrice de Cabinet au minist?re du Plan et de l?Economie de la Centrafrique, repr?sentant le pr?sident du Conseil des ministres aux assises de Bangui. Les d?fis d?une mobilisation budg?tale Les faibles niveaux de mobilisation de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI) semblent ?galement sussiter une prudence quelconque dans les pr?visions du Comit? inter-Etats ce lundi. Et pour cause, celle-ci doit repr?senter 70% des allocations allou?es ? la mise en ?uvre des programmes et projets de la Cemac. Mais ? l?observation, celle-ci peine encore ? en franchir les 40%. La r?ticence des Etats ? respecter leurs engagements en la mati?re freine l?ex?cution du budget de la Communaut?. Ce qui a pour cons?quence de rendre ?les institutions communautaires d?pendantes du Fonds d?aide ? la coop?ration ?conomique et au d?veloppement (Fodec)?, selon Pouninguiza Guelebe. La question pr?occupe jusque dans les hautes sph?res dans la sous-r?gion. Aussi la r?centesession des ministres de l?UEAC a r?it?r? l?appel aux Etats ? se mettre ? jour sur ce propos. Au-del? des interpellations, des actions concr?tes ont cours pour en assurer l?effectivit?. Sur sollicitation de la Commission de la Cemac, le Parlement communautaire m?ne des actions de plaidoyer aupr?s des Etats en vue de la mobilisation et la r?trocession de la TCI. EnjeuxLes travaux en cours ? Bangui sont ?galement l?occasion d??valuer les performances pass?es au sujet de l?ex?cution du budget 2023 et 2024 et la pertinence des r?alisations de la Commission de la Cemac. A cet effet: ?la session fera le point sur l’?tat demise en ?uvre du plan de transformation de la Commission de la Cemac. Cette ?valuation permettra d’?valuer leprocessus de transformation engag? pour renforcer l’efficacit? et la cr?dibilit? de la Cemac. Le processus du retour de la Commission de la Cemac et de l?Ecole Inter-Etats des Douanes sera ?galement discut??, renseigne le communiqu? de presse desdites assises. Bien plus, il y est question de se fixer sur la strat?gie ? mettre en ?uvre pour renforcer l?int?gration ?conomique r?gionale. Un aper?u des orientations de cette strat?gie a ?t? d?voil? ? Douala le 17 septembre, ? l?occasion de la 1ere r?union du Comit? d?experts nationaux et internationaux pour l??laboration du nouveau Programme ?conomique r?-gional (PER) 2025-2050. Il s?agit entre autres du d?veloppement des infrastructures de base, la comp?titivit? des ?conomies, la mobilisation du financement ? travers les tables-rondes dans la sous-r?gion ou les pays amis, le d?veloppement du capital humain, de l??conomie num?rique, de la recherche et de la technologie, la protection de l?environnement et la trans-formation des ressources naturelles. Louise Nsana

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Laurent Gbagbo plus d?termin? que jamais

Le 16 octobre 2024, la cha?ne de t?l?vision AFO a interrog? l?ancien pr?sident Laurent Gbagbo. C?est sans langue de bois et (parfois) en souriant que l?invit? de marque a r?pondu ? la plupart des questions pos?es par le talentueux journaliste camerounais Alain Foka La m?moire du woody est rest?e intacte non seulement pour les douloureux ?v?nements qu’il v?cut avec tant d?autres Ivoiriens mais aussi pour le latin appris jadis au Petit S?minaire Saint-Dominique Savio de Gagnoa puisqu?on l?a entendu dire qu?il ordonna « illico presto » la nationalisation des banques ?trang?res lorsque la France voulut se servir de la fermeture de ces banques pour pousser la population ivoirienne ? la r?volte contre lui et que son adversaire croyait que lui, Gbagbo, resterait ? La Haye « ad vitam ?ternam ». Ces remarques de forme ayant ?t? faites, voici les passages que j?ai aim?s le plus dans les r?ponses du vainqueur de l??lection pr?sidentielle de 2010: 1) « Je pose un bon regard sur les pays de l?AES ».2) « Quand vous n??tes pas capables de vous mettre ensemble pour trouver des solutions aux probl?mes qui se posent, ne vous ?tonnez pas que les gens vous quittent. La CEDEAO est devenue un instrument de propagande de la France ».3) « Est-ce que ce n?est pas honteux que, ? Addis-Abeba, le si?ge de l?UA soit construit par une puissance ?trang?re [la Chine]? »Quand Sarkozy et Obama lui proposaient des avantages de toutes sortes s’il laissait le pouvoir, « je les ai envoy?s balader plus vigoureusement que Robert Bourgi ne l?a dit parce qu’il y a des choses avec lesquelles je ne peux pas jouer: la libert? de mon pays, l?ind?pendance de mon pays. Je n?attends pas que quelqu’un, parce qu’il est assis ? l??lys?e, puisse d?signer un chef d’?tat en C?te d’Ivoire. Je ne peux pas accepter ?a ». 4) Gilbert Ak? Ngbo (Premier ministre), D?sir? Dallo (ministre de l??conomie et des Finances), Kon? Katinan (ministre d?l?gu? au Budget) et moi, tout le monde a pris 20 ans [pour un pr?tendu braquage de la BCEAO alors que je devais payer les salaires] mais, apr?s, les autres ont ?t? amnisti?s. Le chef des accus?s [Kon? Katinan] est amnisti? et moi qui viens en derni?re position, je ne le suis pas. Pourquoi? » 5) « Je vais me battre jusqu’? la fin de ma vie parce que les combats des Nkrumah, des Lumumba, ce n?est pas achev? ».6) « ? Guillaume Soro et ? ses amis, j?ai dit: Vous me combattez pour quelqu?un que vous ne connaissez pas ».Comme le ph?nix qui rena?t ind?finiment de ses cendres dans la mythologie grecque, Laurent Gbagbo reviendra-t-il au pouvoir? R?alisera-t-il le m?me exploit que Lula da Silva au Br?sil? Une chose est certaine: malgr? les mauvais traitements que la France et l?ONU lui ont fait subir, l?homme n?a perdu ni sa combativit? ni sa d?termination ni son franc-parler. Jean Claude Dj?r?k?

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Retrouver l?esprit de solidarit?

« Un homme qui appelle ses amis ? un festin ne le fait pas pour les sauver de la faim. Ils ont tous de la nourriture dans leur propre maison. Lorsque nous nous rassemblons au village au clair de lune, ce n?est pas ? cause de la lune. Chaque homme peut l?a voir dans sa propre cour. Nous nous r?unissons parce que c’est bien de le faire. Continuons donc avec l?esprit d??quipe et profitons du pouvoir de la solidarit? », disait Chinua Achebe, l?auteur du c?l?bre roman « Le monde s’effondre » (« Things fall apart »). Notre monde africain s?effondre de jour en jour, il va ? vau-l?eau, il court ? sa perte parce que nous sommes en train de perdre les valeurs qui faisaient la force de nos anc?tres, parce que nous avons adopt? sans r?fl?chir certains vilains d?fauts comme l?individualisme, la course ? l?argent que nous faisons passer avant l?homme. C?est plut?t en nous retrouvant et en mettant nos id?es ensemble que nous trouverons les solutions ? nos probl?mes. Croire qu’on n?a besoin de l?aide de personne ou qu’on peut changer l?Afrique tout seul est une illusion.Ne soyons pas de ceux qui pensent que ce sont toujours les autres qui doivent les appeler ou leur rendre visite. Jean-Claude Dj?r?k?

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Fronde : Mbembe et sa clique ne sont pas attaqu?s gratuitement

I l y a des gens, comme Fran?ois Soudan, le fran?africain de « Jeune Afrique », hebdomadaire au service de la France esclavagiste et n?ocolonialiste, qui se demandent pourquoi l’historien camerounais Achille Mbembe est attaqu? depuis qu’il a copilot? le sommet de Montpellier (8 octobre 2021) o? Macron avait r?uni des jeunes du continent tri?s sur le volet pour leur raconter des balivernes. Non, Mbembe n?est pas attaqu? gratuitement. Nous ne faisons que critiquer sa nouvelle posture qui va ? contre courant des aspirations actuelles du continent. Soudan devrait savoir que chaque fois que Mbembe a fait une bonne chose, je ne me suis pas priv? de le f?liciter. Par exemple, j’avais fait en 1988, dans la revue j?suite congolaise « Telema », une ?logieuserecension de son essai « Afriques indociles » (Paris, Karthala) qui n?est gu?re tendre avec les dictateurs africains et la France qui lessoutient et les prot?ge. J’ai applaudi quand il a affirm? dans « Telerama » du 8 octobre 2010 que les Africains devraient oublier la France qui, selon lui, n’est pas le centre du monde et n’a plus rien ? offrir aux Africains. La v?rit? est que Mbembe ne faisait, en s’exprimant de la sorte, que reprendre l’analyse magistrale de Frantz Fanon dans « Les Damn?s de la terre ». Il a piqu? ?achez Fanon sans le citer, ce qui est malhonn?te. J’ai ?t? ?tonn? de le voir voler au secours de la France en octobre 2021 en faisant croire que la politique africaine de la France avait positivement chang?, ces derni?res ann?es alors que, demon point de vue, la France a fait pire en multipliant ses bases militaires et en utilisant le terrorisme pour d?stabiliser les pays o? on a d?couvert des minerais. J’ai ?t? choqu? d’apprendre que Mbembe a re?u de Macron 50 millions d’euros pour promouvoiren Afrique une d?mocratie dont tout le monde admet aujourd?hui qu’elle n’existe plus, les peuples europ?ens ?tant dirig?s et exploit?s par une oligarchie de plus en plus arrogante et cupide. La fondation pour l’innovation de la d?mocratie sera bas?een Afrique du Sud et sera dirig?e par le S?n?galais Souleymane Bachir Diagne qui avait pourtant critiqu? le sommet de Montpellier et n’y avait pas particip?. C’est cette incoh?rence, cette faiblesse devant l’argent et cet aplatissement devant un pays dont on a dit hier qu’il ne valait plus rien et qu’il ne pouvait rien apporter aux Africains, que je ne supporte pas. Achille Mbembe est indiscutablement talentueux, mais il n?est pas le plus intelligent, ni le plus dipl?m?, ni l’Africain qui a ?crit le plus de livres. Qu’est-ce qu’il poss?de de plus que Aminata Traor?, Ambroise Kom, Boubacar Boris Diop, Nicolas Agbohou ou Mamadou Koulibaly? Ceux qui pensent que Mbembe est jalous? sont tout simplement ridicules. « Jeune Afrique » et certains milieux fran?ais qui vivent de l’exploitation de l’Afrique veulent nous imposer Mbembe, Bachir Diagne et d’autres larbins comme lesplus grands penseurs du continent. Non, cette forfaiture ne passera pas car l’Afrique sait qui d?fend ses int?r?ts et qui est en train de la trahir. ?tre content de manger ou de prendre des photos avec Macron, prendre sa d?fense, empocher son argentapr?s avoir accus? la France d’avoir assassin? Ruben Um Nyob? qui ne demandait que la vraie ind?pendance pour le Cameroun, ce n’est pas une r?ussite mais un ?chec. C?est se renier. Je ne sais pas si un tel homme peut encore se regarder dans la glace.Je ne sais pas si Um Nyob?, Tchundjang Pouemi, Jean-Marc Ela, Mongo Beti, Meinrad Hebga et Fabien Eboussi Boulaga seraientfiers de leur compatriote Jean Claude Dj?r?k?

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Mourir d?bout

N? en Jama?que, Claude McKay est l?un des plus grands po?tes de la Renaissance de Harlem, un important mouvement litt?raire qui, dans les ann?es 1920, voulait valoriser l?identit? noire am?ricaine. Ce fut un haut lieu de la culture noire gr?ce ? des c?l?brit?s comme W.E.B. DuBois.McKay a ?crit en 1919 le po?me « Si nous devons mourir ». En voici un extrait. « Si nous devons mourir, que ce ne soit pas comme des porcs chass?s et parqu?s dans un endroit peu glorieux, tandis qu’au-tour de nous aboient les chiens fous et affam?s, se moquant de notre sort maudit. Si nous devons mourir, mourons noblement, pour que notre pr?cieux sang ne soit pas vers? en vain. Alors, m?me les monstres que nous d?fions seront contraints de nous honorer. Parents, nous devons affronter l’ennemi commun. M?me si nous sommes largement en inf?riorit? num?rique, montrons-nous courageux. Et, pour leurs mille coups, nous devons porter un coup mortel. Comme des hommes, nous devons affronter la meute meurtri?re et l?che, press?s contre le mur, mourant, mais ripostant. Jean-Claude Dj?r?k?

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Inflation en zone Cemac: navigation ? vue

La hausse des prix persiste m?me si l?on assiste une r?duction progressive des pressions inflationnistes sur l?ensemble de la sous-r?gion. C?est un gouverneur de la Banque centrale des ?tats de l?Afrique centrale (Beac) bien serein qui scrute l?horizon pour en d?celer des perspectives heureuses sur une potentielle sortie de l?inflation dans la sous-r?gion. Yvon Sana Bangui pense que cela pourrait se produire en 2025, ? en croire la teneur de son propos devant les hommes des m?dias le 23 septembre 2024. ?Nous maintenons la trajectoire actuelle?. Comme pour ?tayer sa pr?diction, les indicateurs en la mati?re se replient en une courbe positive. La sous-r?gion enregistre ?l?inflation persiste mais la tendance est baissi?re?, argue-t-il. La moyenne annuelle se situe 4,2% contre 5,6 en 2023. Si la banque centrale accorde un grand int?r?t ? la question des prix, la raison tient de ce que ?l?inflation est couteuse pour l??quilibre macro?conomique?, rel?ve-t-elle dans son document de travail ?Quels indicateurs d?inflation sous-jacente pour la Cemac? consultable en ligne. Toutefois, les r?sultats des mesures prises ? court terme pour r?sorber le probl?me pr?sente des disparit?s d?une p?riode ? une autre. Par exemple, au 2e trimestre 2023, la hausse des prix dans la Cemac s?est hiss?e ? 6,6% en moyenne annuelle et 5,7% en glissement annuel, contre respectivement 3,0% et 5,4% un an plus t?t; ce qui marque d?j? en soi une augmentation par rapport ? des donn?es de 2021. Lesquelles tournaient autour de 2,1 et 4,1% en 2021. Les tensions inflationnistes observ?es dans la sous-r?gion courent depuis le 4e trimestre 2021, ce qui a un lien avec la crise sanitaire de Covid-19. Mais l?ann?e 2022 et a marqu? un autre tournant avec notamment: les r?percussions de la crise russo-ukrainienne et la hausse en 2023 des prix des carburants ? la pompe dans tous les pays, en dehors du Gabon et de la Guin?e ?quatoriale. Face ? cette situation. ? cela, il faut ajouter les co?ts ?lev?s produits locaux. Ces derniers constituaient 73% du poids du panier de la m?nag?re ? fin septembre 2023. ?L?augmentation est plus marqu?e par les produits locaux, dont les prix en moyenne annuelle ont augment? de 7,7% que pour les produits import?s. Lesquels ont connu une hausse relativement moins importante de 6,1%?, souligne le rapport de politique mon?taire de la Beac de septembre 2023. Mais tout ne se limite car la Banque centrale a d?j? reconnu l?importance de facteurs sociologiques, institutionnels et socio-politiques dans la hausse g?n?ralis?e des prix en Afrique centrale. Dans son ?tude d?nomm?e ?D?terminants de l?inflation dans la Cemac: le r?le de la monnaie?, elle cite l?insuffisance des industries d?velopp?es, la guerre et les troubles politiques, la qualit? des infrastructures, la gouvernance et la qualit? des institutions. Horizon 2024Si le gouverneur Yvon Sana Bangui tanche en faveur de 2025 pour un retour au seuil communautaire d?inflation de 3%. Il convient de souligner que ce n?est pas la premi?re fois Qu?une date est avanc?e en ce sens. L?on ?tait d?j? partie sur une ?ch?ance de 2024. ?Les facteurs externes et internes mobilis?s dans cette analyse indiquent que les pressions inflationnistes devraient continuer leur acc?l?ration au moins jusqu?en fin d?ann?e 2022 apr?s avoir atteint leur pic avant d?amorcer une d?c?l?ration sur l?ann?e 2023 pour retomber progressivement au-dessous de la norme communautaire ? l?horizon 2024?, lit-on dans la Note sur l??volution de l?inflation dans la Cemac au mon?taire restrictive depuis 2021, par le rel?vement et le maintien de ses taux d?int?r?t. Seulement, le recours laisse plus d?une institution dubitative. ?La Banque mondiale note dans son barom?tre ?conomique du mois de mai 2024 que les taux pratiqu?s dans la Cemac restent plus ?lev?s que ceux de l?Union ?conomique e mon?taire ouest-africaine (Uemoa) mais avec des r?sultats moindres. ?Bien que cette tendance soit encourageante, l?inflation reste sup?rieure ? la cible r?gionale de 3,0%. En comparaison, en d?cembre 2023, l?inflation globale dans l?Uemoa ?tait inf?rieure ? 2,4%. M?mes effetsLe contexte reste le m?me dans l?Afrique centrale. M?me si des efforts sont faits aux niveaux nationaux pour am?liorer la gouvernance et stabiliser les prix. Toutefois de nouvelles hausses de prix des hydrocarbures ? la pompe ? partir de 2025 – selon le calendrier ?tabli avec le Fonds mon?taire international (FMI) pour la lev?e des subventions p?troli?re au Cameroun et d?autres pays de la sous-r?gion – pourrait susciter de nouvelles flamb?es de prix ? la consommation des m?nages. De plus. Celles-ci sont principalement port?es par les produits alimentaires locaux. Or la production agricole reste insuffisante dans la plupart des pays de la sous-r?gion du fait des facteurs tels que les al?as climatiques, l?ins?curit?, le vieillissement de la main d??uvre, la chert? des intrants agricoles. ?Ce probl?me est particuli?rement ?vident en Afrique subsaharienne. Les prix des engrais ont tripl? depuis le d?but de 2020 et restent volatiles, ce qui prive de nombreux petits agriculteurs d?un approvisionnement stable. La petite agriculture familiale dans les pays en d?veloppement ne sera pas mise en mesure de survivre, et encore mois d??tre comp?titive?, alerte la Banque mondiale dans un article sur son blog. L?agriculture et l?agro-alimentaire sont pourtant au c?ur de la politique communautaire d?import-substitution. Ce qui devrait, au-del? de renforcer les ?changes de l?Afrique centrale avec les autres r?gions du monde, contribuer ? renforcer l?approvisionnement du march? local et ainsi avoir une incidence sur les prix des produits alimentaires. La mayonnaise tarde ? prendre du fait des d?un climat des affaires d?favorables. Duel de chocs Le Comit? de politique mon?taire (CPM) de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC) a tenu sa 3eme session ordinaire de l?ann?e 2024. Travaux pendant lesquelles la situation ?conomique de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale est pass?e en revue; afin de d?finir les actions ? entreprendre ? court terme pour maintenir l??quilibre ?conomique de la sous-r?gion. Apr?s cet imp?ratif, le Comit? d?cide de maintenir inchang?s: ses Taux d?int?r?t des appels d?offres ? 5,00%, le Taux de la facilit? de pr?t marginal (6,75%), le Taux de facilit? de d?p?t ? 0,00%, les coefficients de r?serve obligatoires 7,00% sur les exigibilit?s ?

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Fluidit? dans la communication : All? CNPS? ici assur? social

8383 est le num?ro d?appel pour simplifier la vie des assur?s de la Caisse nationale de pr?voyance sociale. Vie facilit?es pour les b?n?ficiaires des prestations sociales de la Caisse nationale de pr?voyance sociale. En effet, la CNPS et S?curys Group viennent de lancer un nouveau service t?l?phonique pour assister les usagers et les alerter par SMS sur l??tat de leurs cotisations et autres dossiers.La Caisse nationale de pr?voyance sociale travaille inlassablement ? trouver des antidotes pour venir ? bout des tracasseries administratives, la corruption et autres arnaques dont sont victimes ses nombreux usagers. Cette institution s?inscrit par cons?quent dans l??re du temps. Finis les files d?attentes, les abus de toutes sortes, sans oublier les lourdeurs administratives. Place ? une communication horizontale et de proximit? entre les parties. ?Gr?ce au num?ro unique 8383, les assur?s pourront d?sormais poser leurs questions sur leurs cotisations, leurs droits, leurs pensions. Ils pourront effectuer leurs d?marches et suivis de dossiers de mani?res simple et rapide au lieu de se d?placer. Enfin, ils pourront b?n?ficier d?un accompagnement personnalis? des conseillers qualifi?s?, explique le communiqu? parvenu ? notre r?daction. SouscriptionPour souscrire ? ce service, les assur?s sont convi?s ? composer le code USSD *101# via le num?ro Orange et MTN. Le cout du service est de 750 fcfa/mois soit 9 000 FCFA par an. Le coup de l?appel est de 198 FCFA/minute. Grace ? WhatsApp/Chatbot, les assur?s peuvent consulter l?historique de leurs cotisations CNPS, consulter le nombre de mois cotis?s et le nombre de mois restant ? cotiser, ils auront acc?s ? toutes les informations relatives aux proc?dures CNPS, contacter un agent CNPS en ligne 24h/24, 7j/7 pour le suivi de leurs dossiers et autres informations. Ils pourront donc envoyer et recevoir les documents ? distance ? la CNPS et faires des d?nonciations d?actes de corruptions et d?autres pr?judices subis en toute discr?tion.En outre, gr?ce aux SMS mensuels, les assur?s pourront recevoir des messages relatifs aux paiements de leurs cotisations, recevoir des messages de rappels au d?lai de rigueur des cotisations pour les employeurs et les assureurs volontaires. Enfin, ils recevront des alertes lorsque les pensions des retrait?s sont pay?es dans leurs banques. Personnel CNPSCes artefacts communicationnels soulagent aussi le personnel de la CNPS et dopent encore plus leur efficacit?. Un dossier qui mettait du temps ? ?tre solutionn? parce qu?une pi?ce pouvait manquer pourra d?sormais ?tre solutionn? parce qu?un personnel qualifier avec la collaboration du concern? les ferra en quelques minutes.Allo CNPS est la preuve que la structure que dirige Alain Olivier Noel Mekulu Mvondo Akame est en qu?te permanente de la performance, de l?excellence pour soulager les usagers. ?All? CNPS, c?est la preuve que la CNPS s?engage ? offrir des services toujours plus performants et adapt?s aux besoins de ses assur?s tout en se rapprochant d?eux?. Andr? Gromyko Balla

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