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De qui Sassou-Nguesso se moque-t-il?

Le 25 novembre 2024, en visite au Vatican, Denis Sassou-Nguesso a plaid? pour la b?atification d’?mile Biayenda, assassin? et enterr? vivant lors d’un sacrifice rituel dans la nuit du 22 au 23 mars 1977 par des soldats congolais. Sassou serait le commanditaire de ce meurtre si l?on se fie au t?moignage de feu Mgr Ernest Kombo qui dirigea la conf?rence nationale congolaise en 1991 (25 f?vrier-10 juin). Voulant soulager leur conscience, les meurtriers lui auraient r?v?l? le nom du commanditaire. Biayenda a ?t? tu? parce qu’il aurait convaincu Massamba D?bat et Marien Ngouabi d?abandonner le communisme et le mat?rialisme qui avaient conduit le pays dans une impasse, ce ? quoi Sassou se serait oppos?. Toutes ces informations ont ?t? donn?es par Ernest Kombo au fr?re Herv? Zebrowski (cf. H. Zebrowski, « Les assassins du cardinal. Terreur sur Brazzaville », Paris, L?Harmattan. 2009). Le proc?s de la canonisation de Biayenda a ?t? lanc? le 23 mars 1995 par le pape Jean-Paul II. La Congr?gation pour les causes des saints a valid?, le 29 mai 2015, le travail de la commission historique cr??e ? cet effet. Reste maintenant ? proclamer le cardinal Biayenda v?n?rable, puis bienheureux. C’est apr?s ces deux ?tapes qu’il sera d?clar? saint. Cette canonisation ne nous choque pas car Biayenda est un martyr. Ce qui est ? la fois choquant et ind?cent, en revanche, c?est le fait que le commanditaire feigne de soutenir la cause de la b?atification de Biayenda sans avoir jamais avou? son crime et sans avoir jamais battu sa coulpe. Sassou-Nguesso aurait mieux fait de se taire. Tout le monde au Congo-Brazzaville peut demander la b?atification de Biayenda, pas lui. Ce qu?on lui demande, c’est d’arr?ter de terroriser, d’affamer et d?appauvrir le peuple congolais. Ce qu’on attend de ce dictateur qui bataille pour mettre son fils ? sa place, c?est de permettre aux Congolais de choisir un autre pr?sident, c?est-?-dire un homme qui ne travaillera plus pour un clan et une ethnie. Quant au pape, les Congolais auraient aim? qu’il questionne Sassou Nguesso sur son r?le dans la mort de Biayenda, tout comme l?autre Congo appr?cierait que Fran?ois cherche ? savoir si le roi Baudoin n??tait pas impliqu? dans l?assassinat de Patrice Lumumba, le 17 janvier 1961. La recherche de la v?rit? sur la mort de l?ancien Premier ministre congolais doit pr?c?der une ?ventuelle b?atification de Baudoin comme l?a propos? le cardinal Fridolin Ambongo. Que l??glise catholique reconnaisse longtemps apr?s le triste r?le qu?elle joua dans l?esclavage et la colonisation n?est pas une mauvaise chose mais cela a-t-il un sens si la m?me ?glise continue de d?rouler le tapis rouge ? des criminels comme Sassou et Biya? Ce dernier n?a jamais fait la lumi?re sur l?assasinat de Mgr Yves Plumey, du P?re Engelbert Mveng, de Mgr Jean-Marie Beno?t Bala, entre autres. Malgr? cela, il est re?u en grande pompe au Vatican. On lui permet m?me de recevoir la sainte communion.Devons-nous comprendre par l? que, m?me pour le Vatican, la vie d’un Africain ne compte pas? Jean-Claude Dj?r?k?

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L?Afrique libre et souveraine en marche

Il y a parmi nous des gens qui, il n?y a pas longtemps, trouvaient que Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye avaient tourn? le dos aux engagements pris par eux dans l?opposition. Pour ces fr?res impatients, les deux fr?res avaient trahi la lutte pour un S?n?gal libre et souverain. Ce sont les m?mes impatients qui, apr?s avoir chant? ses louanges, sont devenus les plus grands pourfendeurs de Dramane Ouattara.Ils doivent comprendre aujourd’hui qu’il n?y a jamais rien de bon dans les jugements h?tifs et p?remptoires, qu’il est toujours sage d’accorder un certain temps ? quiconque vient de commencer avant de se prononcer sur son action. Je me suis donc gard? d?emboucher la trompette des Africains qui, parce que Sonko et Diomaye Faye n?agissaient pas comme ils voulaient, les voyaient d?j? comme des tra?tres. Ma lecture de la situation ?tait que les deux hommes attendaient de bien se poser, c?est-?-dire d?avoir la majorit? au Parlement, avant d’appliquer leur projet de soci?t?. Ce 28 novembre 2024, le pr?sident s?n?galais a d?clar? que la France va devoir fermer ses bases militaires au S?n?gal, l? o? Jean-Marie Bockel parlait de r?duction et de cogestion de ces bases. Je ne peux que le f?liciter pour cette courageuse d?cision. F?licitations ?galement au Tchad qui vient de mettre fin ? son accord de d?fense avec la France. On attend le tour du Gabon et de la C?te d?Ivoire. Mais seuls des souverainistes peuvent exiger la fermeture des bases militaires fran?aises dans ces deux pays que Paris a longtemps consid?r?s comme sa chasse gard?e. On veut des dirigeants souverainistes. Fini le temps des pr?sidents qui cherchent ? plaire ? la France. Jean-Claude Dj?r?k?

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R?publique du Congo: lancement commercial de la 5G

L’op?rateur de t?l?phonie mobile, MTN Congo, a proc?d? jeudi ? Brazzaville, au lancement commercial de la 5G, la derni?re ?volution des r?seaux mobiles. « Le d?ploiement de la 5G ne fait pas que faire entrer le Congo dans l’?re de l’ultra-connectivit?, il pose ?galement les bases d’un ?cosyst?me favorable ? l’innovation locale », a d?clar? le vice-pr?sident de la zone de l’Afrique centrale et de l’Ouest du Groupe MTN, Ebenezer Asante. « La technologie 5G repr?sente un potentiel immense dans la transformation num?rique, en apportant des b?n?fices significatifs dans divers secteurs de l’?conomie », a soulign? le ministre congolais des T?l?communications, L?on Juste Ibombo. La c?r?monie du lancement commercial de la 5G s’est d?roul?e au si?ge de MTN Congo, en pr?sence du pr?sident Denis Sassou Nguesso, des membres du gouvernement et des diplomates. Selon les responsables de MTN, la R?publique du Congo est le premier pays ? se doter de la 5G dans la sous-r?gion de l’Afrique centrale BRAZZAVILLE, 21 novembre (Xinhua)

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La BAD d?bloque 99 millions de dollars pour le d?veloppement rizicole en Afrique de l’Ouest

La Banque africaine de d?veloppement (BAD) a annonc? vendredi avoir approuv? un d?caissement de 99,16 millions de dollars pour un projet de d?veloppement des cha?nes de valeur r?gionales rizicoles en Afrique de l’Ouest. Elle a indiqu? sur son site officiel que ce feu vert avait ?t? donn? mercredi par le conseil d’administration du Fonds africain de d?veloppement (FAD), le guichet concessionnel de la banque pour les pays ? faible revenu. L’objectif du projet est de renforcer la s?curit? et la souverainet? alimentaires en Afrique de l’Ouest en favorisant les investissements publics et priv?s dans les cha?nes de valeur du riz pour accro?tre l’autosuffisance en riz de la r?gion d’ici ? 2030. Ce financement de 99,16 millions de dollars est destin? aux 15 pays membres de la Communaut? ?conomique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), mais ?galement au Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice). Le projet permettra d’augmenter la production et la productivit? rizicoles, ainsi que les revenus g?n?r?s pour les agriculteurs, notamment les femmes et les jeunes. Il permettra aussi d’accro?tre la r?silience et les capacit?s adaptatives des exploitations et des syst?mes de production rizicoles face aux changements climatiques ainsi que la transformation, la mise sur le march? et le commerce intra-r?gional du riz. Le projet r?gional port? par AfricaRice assurera un accompagnement technique r?gional pour favoriser l’innovation dans les cha?nes de valeur rizicoles dans les pays d’intervention du projet en Afrique de l’Ouest. Cela inclut une ?valuation des besoins en semences et vari?t?s dans les diff?rents pays ainsi que la production et la distribution de semences am?lior?es ABIDJAN, 22 novembre (Xinhua)

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Un haut l?gislateur chinois effectue une visite au Cameroun

A l’invitation de l’Assembl?e nationale du Cameroun, Zhang Qingwei, vice-pr?sident du Comit? permanent de l’Assembl?e populaire nationale de Chine (APN), a conduit une d?l?gation qui s’est rendue de jeudi ? dimanche au Cameroun. Au cours de cette visite, il a rencontr? le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute et s’est entretenu avec le pr?sident de l’Assembl?e nationale Cavaye Yeguie Djibril ainsi que le premier vice-pr?sident du S?nat Aboubakary Abdoulaye. La Chine et le Cameroun sont de bons amis, fr?res et partenaires, adh?rant toujours au soutien mutuel, ? l’?galit?, au b?n?fice mutuel, et ? la coop?ration gagnant-gagnant, a d?clar? M. Zhang. La Chine est pr?te ? travailler avec le Cameroun pour mettre en ?uvre le consensus important atteint par leurs chefs d’Etat lors du sommet de Beijing du Forum sur la coop?ration sino-africaine (FCSA), renforcer l’alignement des strat?gies de d?veloppement, approfondir la coop?ration dans divers domaines et promouvoir le d?veloppement en profondeur du partenariat strat?gique global entre la Chine et le Cameroun, a-t-il poursuivi. La partie camerounaise a exprim? sa gratitude envers le soutien ferme de la Chine ? son d?veloppement national. Elle a r?affirm? son adh?sion au principe d’une seule Chine, a fait l’?loge des r?sultats fructueux du sommet de Beijing du FCSA et a exprim? sa volont? de continuer ? renforcer les ?changes amicaux entre les organes l?gislatifs des deux pays tout en approfondissant la coop?ration bilat?rale dans les domaines de l’?conomie et du commerce, des infrastructures, de la sant? et des affaires internationales. Au cours de sa visite, M. Zhang a ?galement assist? ? la c?r?monie d’ach?vement et de remise du complexe de l’Assembl?e nationale du Cameroun, soutenu par la Chine, et a visit? l’Institut Confucius de l’Universit? de Yaound? II YAOUNDE, 1er d?cembre (Xinhua)

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Le Tchad annonce la fin de l’accord de coop?ration en mati?re de d?fense avec la France

Le ministre tchadien des Affaires ?trang?res Abderaman Koulamallah a annonc? jeudi la fin de l’accord de coop?ration en mati?re de s?curit? et de d?fense r?vis? le 5 septembre 2019 entre son pays et la France. Il a indiqu? que cette d?cision avait ?t? prise apr?s une analyse approfondie marquant ainsi un tournant historique. Selon le ministre, 66 ans apr?s la proclamation de la r?publique du Tchad, il est temps pour le pays d’affirmer sa souverainet? pleine et enti?re, et de red?finir ses partenariats strat?giques selon les priorit?s nationales. Concernant la mise en ?uvre de la fin de cet accord, le communiqu? du ministre renseigne que « le Tchad, conform?ment aux dispositions de l’accord, s’engage ? respecter les modalit?s pr?vues pour sa r?siliation, y compris le d?lai de pr?avis », et ? collaborer avec les autorit?s fran?aises afin d’assurer une transition harmonieuse. Toutefois, le gouvernement tchadien tient ? souligner que cette d?cision ne remet en aucun cas en question les relations historiques et les liens d’amiti? entre les deux nations, a rappel? M. Koulamallah. « Le Tchad reste d?termin? ? entretenir des relations constructives avec la France dans d’autres domaines d’int?r?t commun, au b?n?fice des deux peuples », indique le communiqu? minist?riel, ajoutant que N’Djamena reste ouvert ? un dialogue constructif pour explorer de nouvelles formes de partenariat N’DJAMENA, 29 novembre (Xinhua)

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Gabon : la victoire du « oui » au r?f?rendum constitutionnel confirm?e par la Cour constitutionnelle

Les Gabonais ont approuv? la nouvelle Constitution avec 91,64 % de suffrages en faveur du « oui » lors du r?f?rendum du 16 novembre, d’apr?s les r?sultats d?finitifs proclam?s vendredi par la Cour constitutionnelle gabonaise. Le taux de participation est ?tabli ? 54,18%, et aucun recours n’a ?t? form? avant l’expiration du d?lai l?gal, a pr?cis? la Cour. Le pr?sident de la Transition peut d?sormais promulguer la nouvelle Constitution qui remplace le r?gime semi-parlementaire par un r?gime pr?sidentiel. Le poste de Premier ministre est supprim?, tandis qu’un nouveau poste de Vice-Pr?sident du gouvernement, charg? de coordonner l’action gouvernementale, est institu?. Le mandat pr?sidentiel est fix? ? 7 ans, renouvelable une seule fois. Les descendants du pr?sident sortant ne peuvent pas ?tre candidats ? sa succession. L’adoption d’une nouvelle loi fondamentale marque une ?tape cl? de la transition dont la fin est pr?vue en ao?t 2025 avec une ?lection pr?sidentielle LIBREVILLE, 29 novembre (Xinhua)

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Cameroun : le gouvernement soumet au parlement un budget de 7.317,7 milliards de FCFA pour 2025

Le gouvernement camerounais a soumis ce dimanche au Parlement son projet de budget pour l’exercice 2025, s’?levant ? 7.317,7 milliards de FCFA (environ 11,21 milliards d’euros), a rapport? la CRTV, le m?dia d’Etat. Ce budget, en hausse par rapport ? celui de 2024, vise ? renforcer la croissance ?conomique tout en rationalisant les d?penses publiques. Le gouvernement pr?voit une croissance ?conomique globale de 4,1% en 2025, contre 3,8% en 2024, port?e principalement par le secteur non p?trolier (+4,3%), tandis que le secteur p?trolier devrait continuer ? se contracter (-1,0%). Le projet de loi de finances sera examin? par les s?nateurs et d?put?s pour adoption. Il marque une ?tape cl? dans les efforts du Cameroun pour stabiliser ses finances publiques et stimuler son ?conomie, malgr? les d?fis li?s ? la baisse de la production p?troli?re. YAOUNDE, 1er d?cembre (Xinhua)

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Brigade mixte Cameroun : 100 agents sur le frontde l?int?gration

Ainsi sera compos? le d?membrement national de l?instance charg?e de la s?curit? dans les corridors. Au Cameroun, les experts en charge de l?impl?mentation du d?membrement national de la Brigade mixte de la Communaut? Economique et Mon?taire de l?Afrique Centrale (CEMAC) ont pris des d?cisions sur la forme de cet organisme. Celui-ci sera compos? de 100 agents de la police, la gendarmerie, de la douane et des eaux et for?ts, organis?s en une structure centralis?e avec des bases locales. Cet effectif, le double du quota d?fini, tient compte de la longue connectivit? de ce pays aux autres Etats de la sous-r?gion. Via notamment les corridors conventionnels Douala-Bangui (1500 km) et Douala- Ndjamena (1837 Km) et des corridors non conventionnels tels que Douala ? Bata et Douala-Libreville, entres autres. Il ne reste plus qu?aux hautes autorit?s du Cameroun de d?signer les membres de la Brigade ? installer ? Yaound? – ville choisie pour abriter le si?ge de la Brigade mixte Cameroun, et qu?elles en transmettent la liste ? la CEMAC. Laquelle organisation est charg?e du financement de la Brigade mixte et du versement d?une indemnit? forfaitaire aux fonctionnaires mut?s au sein de cette brigade. La r?union de Yaound? s?est tenue du 20 au 21 novembre 2024, dans le cadre de la mission circulaire que m?ne depuis juin le d?partement du March? commun de la CEMAC et le Comit? des Chefs de Police d?Afrique Centrale (CCPAC). ?Le but de la r?union est de faire un ?tat de besoins de chaque pays. Nous sommes pass?s par tous les autres pays membres de la CEMAC. Aujourd?hui nous terminons par le Cameroun o? nous avons fait un ?tat des besoins avec toutes les administrations en charge de la circulation sur les corridors. La Douane, la Gendarmerie, les Eaux et for?ts, le minist?re du Commerce, le minist?re du Transport, le minist?re de l?Agriculture. C?est tout cela qui va permettre que la Brigade mixte fonctionne de mani?re optimale. Nous terminons cette mission circulaire et puis nous allons faire un rapport adress? au Conseil des ministres de l?UEAC qui pourront le transmettre ?galement ? la Conf?rence des chefs d?Etats?, souligne le secr?taire permanent du CCPAC, Esa?e Ovono Mezui. La somme des besoins logistiques enregistr?s ? ce jour comporte des mat?riels roulants, informatiques, de contr?le et de communication. Glissement de dateLa mission circulaire de la CEMAC entam?e courant ao?t au Tchad rentre dans le cadre de son plan d?op?rationnalisation de la Brigade mixte. Pour r?pondre ? l?injonction des chefs d?Etats sur l?acc?l?ration de ce projet communautaire, le 25e Forum des ministres en charge de s?curit? a instruit les Etats de ? d?signer l?ensemble des personnels devant composer les d?membrements nationaux de la Brigade mixte CEMAC, en vue de son op?rationnalisation. Laquelle a ?t? fix?e au premier trimestre 2025, apr?s plusieurs reports. Un autre glissement de date est d?actualit?, qui conduit inexorablement vers le premier semestre 2025. ?Les chefs d?Etats ont fix? eux-m?mes la date du 1er janvier 2025 pour que cette brigade soit op?rationnelle mais nous sommes confront?s ? des contraintes budg?taires qui font que cette date va ?tre un peu revue?, souligne le lieutenant-colonel Esa?e Ovono Mezui. L?existence de la Brigade mixte police-gendarmerie-douane tient de la volont? ? renforcer l?int?gration ?conomique dans la zone CEMAC. Et pour y parvenir la fluidification du trafic sur les principaux corridors transfrontaliers en est un pr?alable. Car la multiplicit? des points de contr?le et l?ins?curit? r?gnant sur ces axes routiers sont ? l?origine du: ?rench?rissement des co?ts des produits originaires de la CEMAC ; l?engouement des agents ?conomiques pour des importations directes en provenance des pays tiers, la limitation de la mobilit? et d?placements, ainsi que des ?changes commerciaux entre nos pays?, ? en croire la directrice de l?int?gration r?gionale au minist?re de l?Economie, la Planification et l?Am?nagement du territoire (MINEPAT). D?un autre c?t?, les r?sultats attendus de ce projets sont ?galement li? ? l?impl?mentation d?autres projets communautaires aux fronti?res : ? l?instar du Projet I-CEMAC ; lequel porte sur l?inter-connectivit? des postes frontaliers en vue d?assurer l?acc?s et le partage d?informations criminelles via les syst?mes d?Interpol. 30 des 40 postes concern?s sont d?j? interconnect?s et l??ch?ance est fix?e au 21 d?cembre 2024. ? Je ne peux pas garantir qu?il n?y ait plus d?entraves. Je pense qu?il y a plusieurs jalons qui doivent ?tre pos?s. La Brigade mixte de la CEMAC est ?galement un instrument sur lequel nous comptons pour pouvoir lever toutes ces entraves-l? ; Le vrai drame est que nous ne pouvons pas garantir que derri?re chaque policier, chaque gendarme ou douanier, il y a un ?l?ment de la Brigade mixte qui va s?assurer que chacun joue son r?le. Il y a la n?cessit? d?une meilleure sensibilisation ?galement au niveau des Etats, pour que la vision d?int?gration partag?e par nos chefs d?Etats soit comprise et impl?ment?e ? tous les niveaux. Au niveau individuel aussi, ce serait pr?tentieux de pr?tendre qu?il n?y aurait plus d?entraves, mais qu?on puisse au moins les limiter au maximum. Mieux, qu?on puisse penser qu?au-del? de l?acte d?un fonctionnaire au niveau des corridors, qu?il est le sentiment d??tre contr?l? ; et qu?il ait la crainte d??tre relev? s?il ne faisait pas convenablement son travail en constituant une entrave ? la libre-circulation? explique le commissaire en charge du March? commun. Au Cameroun pendant ce tempsNgabo Seli Nbogo a proc?d? ? une s?rie d??changes avec les hauts responsables d?administration du Cameroun en marge de la r?union tenue au MINEPAT. Celles-ci ont abouti ? des synergies autour de la mise en place d?un march? commun en Afrique centrale et son corollaire : la libre circulation des biens et des personnes. Cet id?al est port? par le Cameroun, qui au-del? d??tre membre de la CEMAC, sert de porte d?entr?e maritime ? certains pays de la sous-r?gion ? l?instar du Congo, du Tchad et de la Centrafrique. Aussi, le d?l?gu? g?n?ral ? la suret? nationale, Mbarga Nguel? a appel?, le 4 octobre dernier, l?ensemble des services charg?s du contr?le routier au respect des dispositions communautaires en vigueur dans la sous-r?gion. Louise Nsana

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Ceeac: la chaloupe de l?int?gration en eaux troubles

Sans utiliser les m?mes vocables, la th?se doctorale du Dr Daniel Pascal Elono trace la sinueuse trajectoire de l?institution communautaire, de sa cr?ation en 1983 ? ce jour. Le Dr Daniel Pascal Elono met un sceau ? son engagement pour des recherches sur les organisations r?gionales d?int?gration en Afrique centrale. Apr?s la publication d?un article scientifique sur la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique (Cemac), ce dernier fait une contribution sur les probl?mes d?institutionnalisation de la Ceeac. C?est au travers d?une th?se doctorale ? La Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique centrale (Ceeac) et la construction de l?int?gration r?gionale en Afrique centrale : analyse d?une institutionnalisation difficile? dont il a d?livr? la teneur ce 14 novembre 2024 devant un jury de cinq professeurs tri?s parmi des experts du droit communautaire, entre autres. Cette th?se raconte chronologiquement l??volution de la Ceeac de sa cr?ation en 1983 jusqu?? ce jour. De ce r?cit, elle extirpe des ?v?nements anecdotiques tels que la perte du trait? constitutif de la Communaut? ; et m?me le processus de cr?ation de cette institution en se conformant ? l?actualit? en Afrique de l?Ouest. Un regard sondeur est dans le m?me temps port? sur des contraintes g?opolitiques et g?o-?cologique de la r?gion et les diff?rentes crises dans les Etats qui ont eu des r?percussions sur l??volution de la communaut?. On le comprend tout de suite, le reste de l?histoire n?est qu?une succession de d?convenues, de pertes de rep?res, de projets non aboutis, etc. Une situation qui s?ajoute aux difficult?s financi?res de l?organisation. ?Notre Afrique centrale a proc?d? ? un suivisme des autres organisations telles que la Cedeao (Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique de l?Ouest) sans jamais r?ussir ? faire au moins ce que cette organisation a r?ussi ? faire dans leur espace. Notamment en mati?re d?institutionnalisation et en mati?re d?adaptation. La Ceeac n?a v?ritablement r?ussi ? mettre en place aucune des ?tapes que tout le monde a l?habitude de voir dans les ?tudes ? savoir la zone de libre-?change, l?Union douani?re, le march? commun, l?Union ?conomique et mon?taire?, explique ce dernier.Tr?s concern? par le sort de l?institution dont il retrace la trajectoire, le Dr Daniel Pascal Elono use de connaissances acquises tout au long de sa carri?re au sein de l?institution ; o? il exerce en qualit? d?ambassadeur de la Ceeac en R?publique d?mocratique du Congo. Il en donne un aper?u s?agissant des raisons de la faible institutionnalisation de la Ceeac. ?Sur le plan th?orique, notre ?tude a mis ? l??preuve des classiques de l?int?gration r?gionale, notamment le n?o-fonctionnalisme, l?inter-gouvernementalisme et le transactionnalisme, et on est arriv? ? la conclusion selon laquelle aucune de ces th?ories ne cadre de mani?re pertinence pour pouvoir ?tudier une organisation r?gionale comme la Ceeac?, d?clare le chercheur. Dans sa lanc?e, aucun des aspects n?est laiss? pour comptes. Car si l?avenir de la Ceeac dans une organisation partag?e avec la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) est envisag? sur de bons auspices, tous les nuages autour ne sont cependant pas blancs. ?Au d?part, ni la Cemac, ni la CEPGL n??taient associ?s au processus de rationalisation. C?est en 2016 que la rationalisation a ?t? d?cid?e ? Brazzaville. Nous sommes aujourd?hui en 2024. Presque sept ans et on arrive pas ? avancer. Beaucoup de r?unions techniques ont ?t? tenues jusque-l?. Beaucoup d?acteurs y compris des Etats qui adh?raient ? ce processus au d?part, semblent h?siter aujourd?hui ? s?engager. L?autre paradoxe c?est que le processus de rationalisation a ?t? engag? et au m?me moment on a d?cid? de la r?forme institutionnelle approfondie de la Ceeac. Il y a donc une forme d?incoh?rence entre cette rationalisation et la r?forme institutionnelle?, d?clare-t-il ? une interpellation du jury. Lequel, ouvrant le champ large aux r?flexions autour de la faible communautarisation plut?t qu?institutionnalisation, d?cerne la mention tr?s honorable pour ce travail de recherche. Bobo Ousmanou

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