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La RDC se dit en « alerte maximale » face ? une « maladie inconnue » meurtri?re

d?mocratique du Congo (RDC) est en « alerte maximale » face ? l’?mergence d’une maladie inconnue qui a tu? plus de 70 personnes, a annonc? jeudi le ministre de la Sant? publique, Roger Kamba. Les r?sultats pour d?terminer cette maladie myst?rieuse sont attendus ce vendredi ou samedi, selon la direction du Centre africain de contr?le et de pr?vention des maladies (CDC Afrique). ALERTE MAXIMALE Cette maladie « d’origine encore inconnue » rapport?e dans la zone de Panzi dans la province du Kwango (sud-ouest), qui a ?t? d?crite comme une « ?pid?mie », a affect? 382 personnes depuis octobre 2024, lesquelles ont pr?sent? des sympt?mes qui « ressemblent ? la grippe », a-t-il indiqu?. Selon lui, quelque 40 % des cas concernent des enfants. Le ministre a ?galement soulign? que 61% des enfants dans la province du Kwango souffrent de malnutrition, ce qui pourrait aggraver les effets de cette maladie. Soixante et onze d?c?s ont d?j? ?t? rapport?s, ? savoir 27 morts dans des structures de soins et 44 autres dans les communaut?s, a pr?cis? M. Kamba, ajoutant qu’environ 300 personnes avaient gu?ri. « Nous sommes en alerte maximale. Nous consid?rons que c’est un niveau d’?pid?mie que nous devons surveiller de mani?re maximale », a assur? M. Kamba. « Nous ne savons pas si nous avons affaire ? une maladie virale ou une maladie bact?rienne », a expliqu? Dieudonn? Mwamba, directeur g?n?ral de l’Institut national de sant? publique de RDC lors d’un point de presse en ligne du CDC Afrique. RESULTATS ATTENDUS « Nous ne connaissons m?me pas le mode de transmission », a relev? jeudi Jean Kaseya, directeur du CDC Afrique, lors du point de presse en ligne, notant que les r?sultats pour confirmer les caract?ristiques de cette maladie sont attendus ce vendredi ou samedi. Des ?quipes d’intervention sp?cialis?e ont ?t? envoy?es sur le terrain pour identifier la nature de cette maladie, selon lui. « On attend toujours les premiers r?sultats » pour d?terminer la cause et les traitements. « On est plus ou moins dans l’affirmation que c’est respiratoire », a ajout? le ministre. Selon lui, sur base de cette hypoth?se, l’?mergence de cette maladie co?ncide avec la grippe saisonni?re qui commence d’octobre ? mars avec un pic en d?cembre. Roger Kamba a ?galement cit? l’hypoth?se de la COVID-19, dont le taux de mortalit? est moins ?lev? que celui signal? dans le Kwango. « Les taux de mortalit? observ?s, autour de 7,8%, ne correspondent pas au profil de la COVID-19, mais nous restons prudents dans nos analyses », a-t-il pr?cis?. « Ce sont des hypoth?ses en attendant des r?sultats des pr?l?vements », dont les op?rations ont ?t? emp?ch?es par les mauvaises conditions m?dicales et logistiques sur le terrain, a reconnu le ministre. « Nous avons re?u, en fin de semaine derni?re, une alerte de sant? publique en provenance de la zone de sant? de Panzi, situ?e ? environ 417 km de Kenge, dans une r?gion recul?e avec des routes impraticables, surtout en cette saison des pluies », a-t-il expliqu?. Cependant, selon le ministre provincial de la Sant?, Apollinaire Yumba, cit? jeudi par les m?dias locaux, 131 d?c?s ont ?t? enregistr?s depuis le 10 novembre « ? ce jour ». M. Kamba a ni? tout « combat de chiffres ». « Il y a beaucoup de chiffres qui ont ?t? annonc?s ? plusieurs reprises. Nous ne nous sommes pas pr?cipit?s ? les communiquer parce que nous ne pouvons pas communiquer sur les rumeurs », a-t-il insist?. Xinhua

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Tchad : tenue du Forum des think tanks chinois et africains sur l’?nergie 2024

L’?dition 2024 du Forum des think tanks chinois et africains sur l’?nergie, organis?e jeudi ? N’Djamena, la capitale tchadienne, a port? sur des sujets tels que l’exploitation et l’utilisation des ressources ?nerg?tiques en Afrique, la coop?ration sino-africaine en la mati?re ou encore le d?veloppement durable. Coorganis? par l’Institut de recherches ?conomiques et techniques (IRET) de la China National Petroleum Corporation (CNPC), l’Institut africain de politiques (IAP), la CNPC Africa et la CNPC International (Tchad), il a attir? plus de 70 participants venus de Chine, du Tchad, du Kenya, du Nigeria et d’Afrique du Sud sur le th?me « Avancer ensemble dans la modernisation de la coop?ration ?nerg?tique sino-africaine et cr?er de nouvelles opportunit?s pour la coop?ration ?nerg?tique sino-africaine ». Un rapport sur les recherches en mati?re d’exploitation, ainsi que l’utilisation et le d?veloppement des ressources min?rales cl?s en Afrique a conjointement ?t? pr?sent? par l’IRET et l’IAP ? cette occasion. Apr?s les discussions, les participants sont parvenus ? ce consensus : la Chine et l’Afrique devraient approfondir leur coop?ration dans les domaines de l’?nergie et des ressources min?rales cl?s, ainsi que b?tir ensemble un syst?me d’approvisionnement et de production ?nerg?tique s?r, stable, fluide, efficace, ouvert, inclusif et mutuellement b?n?fique. N’DJAMENA, 5 d?cembre (Xinhua)

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L??v?que atypique

Au moment o? Mgr Paul Dacoury-Tabley fait son entr?e dans le club des nonag?naires, me reviennent en m?moire quelques faits qui disent quelque chose de la densit? et de la « saintet? » de l?enfant de Kpap?kou. Je l?ai vu participer jusqu?? l?aube ? la veill?e fun?bre organis?e pour le papa d?un pr?tre.Un pr?tre avait d?couvert que son pr?d?cesseur et deux ?v?ques d?j? d?c?d?s avaient d?tourn? une importante somme destin?e ? l?enseignement catholique. Quand il voulut r?cup?rer l?argent, il fut insult? puis menac? de mort par les d?tourneurs. Le pr?tre porta l?affaire devant Mgr Dacoury qui mena sa propre enqu?te et aboutit ? la m?me conclusion que le pr?tre. L?ancien ?v?que de Gd-Bassam, preuves en main, convoqua alors les deux ?v?ques et leur enjoignit de pr?senter leurs excuses au pr?tre. Ce t?moignage, je le tiens du pr?tre devenu ?v?que depuis. Quand Mgr Dacoury voulut me nommer en 2009 cur? de Sainte-Anne de Port-Bou?t pour une ann?e, certains pr?tres tribalistes et carri?ristes de Grand-Bassam manipul?s par le cur? sortant se soulev?rent contre lui et moi, promettant de nous « braiser ». ?videmment, cette triste affaire divisa la paroisse. C?est deux semaines plus tard qu?un groupe de pr?tres du dioc?se m?appela pour me rencontrer et conna?tre ma version des faits. Le lendemain, je parlai de cette rencontre ? Mgr Dacoury qui me dit ceci: « C?est une bonne chose mais sache que c?est moi qui les ai envoy?s ? toi car je leur ai dit qu’ils ne pouvaient pas se contenter d?une seule version, celle d?Isaac Aboudou, qu’il serait juste qu?ils te rencontrent aussi. »Je l?ai entendu critiquer l?incoh?rence des leaders politiques ivoiriens: « Ils disent que Ouattara n?est pas ivoirien mais ils l?invitent ? participer ? leurs r?unions. » Une ann?e, il avait remplac? Mgr Yago pour l?hom?lie de la messe pour la paix. Dacoury n?avait pas ?t? tendre avec ceux qui, ? tout bout de champ, parlent de paix tout en posant des actes contraires ? la paix. Houphou?t n?avait pas aim? le propos et avait dit ? un de ses proches: « M?me en soutane, un Bh?t? reste un Bh?t?. » Ceux qui ont connu cette p?riode rapportent que l?abb? Dacoury ?tait pr?sent au proc?s des Gu?bi?s et qu’il avait applaudi lorsqu’un prisonnier affirma que lui et ses parents soutenaient Kragb? Gnagb? parce que le r?gime l?emp?chait de cr?er son parti, chose qui ?tait pr?vue dans notre Constitution.Un ?v?que d?c?d? il y a peu m?a confi? que, lors de sa messe de fin de mission, Mgr Yago qui l?estimait beaucoup avait l?ch? cette phrase: » Paul, j?aurais bien aim? que tu succ?des ? moi ici mais h?las? » Peut-?tre les tribalistes, ceux qui croient ? tort que le si?ge archi?piscopal d?Abidjan leur est r?serv?, en avaient-ils d?cid? autrement. Dommage! Un autre ?v?que fut un de ses plus proches collaborateurs. Les deux habitaient sous le m?me toit. Cet ?v?que a t?moign? que Dacoury ne dormait pas tant que lui, le pr?tre, n??tait pas rentr? et que Dacoury partageait avec lui l?argent et les cadeaux qu?il avait re?us.Un colloque sur la vie et l??uvre de cet homme simple, accessible et humain aurait ?t? le bienvenu. J?ai sugg?r? l?id?e ? des gens. Mais, comme on est dans un pays o? on pr?f?re avant tout manger, boire et danser, l?id?e a ?t? vite enterr?e.Joyeux anniversaire, Monseigneur! Ce que tu as ?t?, ce que tu as fait, sera proclam? d??ge en ?ge. Jean-Claude Dj?r?k?

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Le d?clin a-t-il commenc? ?

Toujours dans l?arrogance et le d?ni, la France politique, affairiste et m?diatique, que nous ne confondons pas avec le peuple fran?ais, croyait que mensonge et ruse l?aideraient ? s?en sortir. Malheureusement, pour elle, apr?s les pays de l?AES, le S?n?gal et le Tchad n?ont pas h?sit? ? chasser son arm?e. Michel Barnier, qui avait usurp? la place du Nouveau Front populaire (NFP), vainqueur des l?gislatives de juillet 2024, vient d??tre renvers?. La crise n?est donc plus seulement financi?re (il faudra d?sormais faire le budget sans les richesses pill?es en Afrique), elle est aussi politique. On est en effet dans une crise de r?gime. Cest peu de le dire: la Cinqui?me R?publique et la d?mocratie lib?rale qui pi?tine royalement le choix du peuple ont montr? leurs limites. La France va bient?t lire l?heure, pour reprendre une expression ch?re aux Camerounais et Ivoiriens. Mais comprendra-t-elle enfin que celui qui refuse de se remettre en question finit par ?tre ch?ti? pour tant de crimes perp?tr?s contre des peuples qui l?avaient accueillie ? bras ouverts? On lui a parl?, mais elle a pr?f?r? accuser la Russie. Jean-Claude Dj?r?k?

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Quelle le?on pouvons-nous tirer de Thiaroye ?

Il y a 80 ans, la France massacrait environ 300 soldats africains appel?s tirailleurs s?n?galais, dans le camp de Thiaroye, une banlieue de Dakar (S?n?gal). Ces Africains, qui venaient de contribuer ? mettre fin ? l’occupation et ? l’humiliation de la France par l’Allemagne nazie, quel crime avaient-ils commis pour ?tre trait?s de la sorte ? Ils avaient simplement r?clam? le paiement de leur solde, ils avaient simplement voulu b?n?ficier du m?me traitement que leurs fr?res d?armes fran?ais. Regarder le film que Semb?ne Ousmane consacra en 1988 ? ce massacre vous met forc?ment en col?re mais, apr?s la col?re, que fait-on ou bien que devrions-nous faire pour ne plus subir ce genre de foutaise ?Malheureusement, les Africains n’ont jamais exig? ni excuses ni r?paration pour cette barbarie. Alors, les Fran?ais ont continu? ? tirer sur le Noir : Um Nyob? et ses camarades qui luttaient pour la vraie ind?pendance au Cameroun en 1958, 63 jeunes qui manifestaient pacifiquement devant l’h?tel Ivoire, d?but novembre 2004, une centaine de jeunes mass?s autour de la r?sidence pr?sidentielle ivoirienne en avril 2011, 19 civils maliens qui participaient ? un mariage le 30 mars 2021, etc. Ces crimes et d’autres ont ?t? commis parce que l?affront de Thiaroye en 1944 n?avait pas ?t? lav?. Au lieu de demander r?paration, nous avons pr?f?r? pardonner et tourner la page. Mais c??tait oublier qu?un tel pardon ?quivalait ? un permis de tuer encore. Et les tueurs ont continu? ? tuer. Et, avec la complicit? de Blaise Compaor?, ils ont tu? celui-l? m?me qui disait que nous ne tendrions plus l?autre joue, Thomas Sankara.Non, nous ne devons plus tendre l?autre joue. Nous ne devons plus ni pardonner ni oublier. Ce qu’il faut, c?est r?pondre du tac au tac comme Maliens, Burkinab? et Nig?riens l?ont fait ces trois derni?res ann?es. Le Tchad vient de mettre fin ? son accord de d?fense avec la France. Esp?rons que le S?n?gal, le Gabon et la C?te d?Ivoire lui embo?teront le pas sous peu.L?heure de nous faire respecter a sonn?. Laissons l?amour des ennemis de c?t? et comportons-nous dignement. Montrons que nous sommes un peuple qui a des couilles. La loi du talion (« ?il pour ?il, dent pour dent »), parce qu?Isra?l la pratique, quiconque veut l?attaquer est oblig? de r?fl?chir plusieurs fois avant de passer ? l’action. L?un ou l?autre Africain a pr?conis? que nous puissions bousiller la m?choire de celui qui nous a arrach? une dent. Pourquoi pas ? Bref, nous ne pouvons pas continuer ? pardonner ? nos bourreaux, parce qu’il y a des crimes impardonnables. Nous ne pouvons pas continuer ? dire idiotement que nous laissons pour nous ? Dieu. Dieu aime tous ses enfants. Il n?y a donc aucune raison pour qu’il soit avec Yao contre Dupont. Dieu passe par les hommes pour venir en aide aux hommes brim?s, exploit?s ou humili?s. C?est ? nous de voir qui, parmi ces hommes, peut nous aider ? avoir la force militaire sans laquelle les tueurs seront toujours tent?s de nous massacrer. Dieu nous a donn? une intelligence. Utilisons cette intelligence pour trouver les moyens de nous faire respecter. Ces gens-l? ne reculent que devant la force. Ils ne respectent que ceux qui sont capables de leur tenir t?te. C?est le principal enseignement que nous devrions tirer du 80? anniversaire du massacre de Thiaroye. Jean-Claude Dj?r?k?

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Carte Nationale d’Identit? (CNI) le pr?cieux s?same offert dans des quartiers

Remont? de voir leurs voisins interpell?s par les forces de l’ordre, certains commissaires de police se lancent dans ce qu’ils appellent campagne d’?tablissement des CNI. Immersion dans l?arrondissement de Mfou. l est 7h lorsqu?une grosse berline aux vitres fum?es s’arr?te au lieu-dit ancien stade Meyo. A cet endroit, de nombreux parents regardent leurs enfants embarquer dans des autocars pour l’?cole. Un commissaire divisionnaire, habitant du quartier, descend de la berline. Il est porteur d’une bonne nouvelle. ? Je vous informe que vous devez vous faire ?tablir les cartes nationales d’identit?. Je vous demande de vous organiser en dressant une liste o? vous joignez vos actes de naissance. Je les prends dans deux jours pour ?tablir les certificats de nationalit?. Apr?s je vous conduirai moi-m?me dans un commissariat ?, informe-t-il. ? Tr?s bonne nouvelle ?, lance Thierry. Il dit avoir d?j? d?pens? plus de 50.000 FCFA en 2024, pour n?gocier soit des lib?rations dans les gendarmeries, soit dans des postes de contr?le lors des voyages. ? Voil? une opportunit? en or qui se pr?sente ?. Dans les secondes qui suivent, il appelle sa m?re afin d’amener son fils ? se faire ?tablir une CNI. Quarante minutes suffiront pour que la nouvelle se r?pande. Jo?l, qui tient la liste, se retrouve avec une trentaine de noms. Dans cette liste, l’on a deux cat?gories d’aspirants : les moins nombreux n’ayant pas de CNI, soit quatre personnes ; les plus nombreux dont les cartes ne sont pas jamais sorties. Pierre est de cette derni?re cat?gorie. ? Depuis 2012, ma carte sollicit?e dans un commissariat ? Mfou n’est jamais sortie. Je ne compte plus le nombre de prorogations que j’ai eues ?. Son ?pouse Marthe est dans la m?me situation. ? L?implication du commissaire va ? coup s?r faciliter l’obtention du s?same. Surtout qu’il ne demande pas d’argent. Pour B?ranger, c’est une nouvelle qui ?gaie sa journ?e. ? Je serai enfin un citoyen camerounais ?, ironise ce technicien en b?timent. Coup de gueuleC’est au cours de l’assembl?e g?n?rale d’un 2-0 ? Mendong II sur la route de Mfou qu’un m?c?ne (le pr?sident d’honneur de cette association sportive) s?est engag? ? financer l?obtention du pr?cieux document. Il est parti du constat que sept adh?rents du ? 2-0 ?, majoritairement autochtones, ne poss?daient pas de CNI. ? Il n’est pas normal qu’un Camerounais, de surcro?t membre de notre mouvement, ne poss?de pas de CNI. Il ne faut jamais m’appeler pour me dire que j’ai ?t? arr?t? pour d?faut de CNI. Je m’engage ? donner 10.000 FCFA par personne pour l??tablissement des Cartes nationales d?identit? (CNI) ?, d?clare le haut commis d’?tat. Il est remont? contre ce qu’il qualifie d’irresponsabilit? : ? au 21e si?cle, les originaires de la capitale n’ont pas de CNI. Vous montrez quel exemple au reste du pays ? R?veillez-vous les gars !?. Andr? Gromyko Balla

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Parcours Autiste, dessinateur prodige et cameraman accompli

Son histoire, marqu?e par sept ?checs au baccalaur?at, trois ?checs au probatoire, est celle d’une transformation. Ulrich, un jeune homme d’une vingtaine d’ann?es, est l’exemple vivant de la r?silience et de la capacit? ? tracer sa remarquable destin?e. Une enfance entre talent et malentendusD?s son plus jeune ?ge, Ulrich a d?montr? une aptitude impressionnante pour le dessin. Souvent, son professeur d’allemand LVII lui infligeait des punitions parce qu’il remplissait son cahier de cours des bandes dessin?es bibliques. Le tableau de la salle de classe, lui aussi, ?tait parfois rempli de dessins ? l’allure pornographiques. Frapp?e par son talent inn? pour le dessin, celle-ci lui conseilla d’aller s’inscrire dans une ?cole des beaux-arts. Ses croquis, d’une pr?cision et d’une cr?ativit? rare, ?merveillaient son entourage. Ses enseignants, parfois d?munis face ? sa singularit?, peinaient ? l’aider ? exprimer pleinement son potentiel. Ce contexte a men? ? une s?rie d’?checs scolaires, qui n’ont jamais entam? le moral d’un si grand vainqueur. Un mod?le d’int?gration et de pers?v?ranceL’histoire d’Ulrich est une le?on de vie. Il est aujourd’hui un porte-parole involontaire de ceux qui, comme lui, ne rentrent pas dans les cadres traditionnels, mais qui ont tant ? offrir au monde. Ulrich continue d’inspirer par son travail, mais aussi par son histoire. Derri?re chaque cadre qu’il filme, on devine une profonde humanit? et une volont? farouche de montrer la beaut? du monde tel qu’il le per?oit. Sa cam?ra est devenue son nouvel outil pour dessiner des histoires, cette fois en mouvement, touchant les c?urs et ?changeant les perspectives. Le dessin l’a aid? ? composer des cadres originaux et ? jouer avec les ombres et les lumi?res. Des comp?tences tr?s prises dans le domaine de la r?alisation audiovisuelle. En quelques mois, il est pass? d’un amateur passionn? ? un professionnel en devenir. Aujourd’hui, il travaille comme cam?raman ind?pendant et collabore avec des ?quipes de production pour des clips musicaux, des documentaires et des ?v?nements culturels. Sa r?ussite rappelle que l’accompagnement, l’ouverture d’esprit et la reconnaissance des talents individuels sont essentiels pour b?tir une soci?t? inclusive et ?quitable. Marie No?lle Etoungou (stagiaire)

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Centrafrique : la BAD octroie plus de 7 milliards de francs CFA pour la mise en ?uvre d’un projet des r?formes ?conomiques et sociales

La Banque africaine de d?veloppement (BAD) a apport? mardi un appui financier ? la Centrafrique ? hauteur de plus de 7 milliards de francs CFA (environ 11,2 millions de dollars) pour financer un projet de consolidation des r?formes ?conomiques et sociales, a-t-on constat? lors de la signature de l’accord ? Bangui entre la BAD et le gouvernement centrafricain. Selon Mamady Souar?, chef du bureau de la BAD en Centrafrique, cet appui budg?taire doit permettre au pays de mettre en ?uvre ses programmes de d?veloppement. « Nous avons beaucoup ? faire en Centrafrique qui est un pays victime de multiples crises militaro-politiques. Malgr? cette situation, le pays commence ? sortir sa t?te de l’eau. Nous sommes sur une lanc?e et cet appui va certainement permettre au pays de subvenir ? ses besoins », a-t-il esp?r?. De son c?t?, Richard Filakota, ministre centrafricain de l’Economie et du Plan international, a indiqu? que ce financement allait renforcer les r?formes structurelles dans le cadre de la gestion du bien public. Il va aussi contribuer v?ritablement ? soutenir le pays ? sortir de sa situation de fragilit?, a-t-il ajout?. Cet appui de la BAD intervient apr?s celui de plus de 6 milliards de FCFA pour soutenir certains projets du gouvernement centrafricain. BANGUI, 4 d?cembre (Xinhua)

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La Banque mondiale appelle la Centrafrique ? renforcer sa r?silience face au changement climatique

La Banque mondiale a appel? mercredi la Centrafrique ? renforcer sa r?silience face au changement climatique afin de freiner la pauvret? qui pourrait augmenter dans ce pays d’ici 2050, selon un rapport qu’elle a remis mercredi aux autorit?s locales ? Bangui, capitale centrafricaine. Dans ce document, elle souligne l’urgence pour la Centrafrique ? renforcer la r?silience face au changement climatique et ? freiner la pauvret? qui pourrait augmenter respectivement de 3% en zone urbaine et de 6% en milieu rural d’ici 2050. « Nous mettons en ?vidence l’imp?ratif d’une diversification ?conomique afin de r?duire la d?pendance aux secteurs agricoles et forestiers, particuli?rement vuln?rables aux chocs climatiques. Sans r?formes imm?diates, ces perturbations pourraient entra?ner des pertes de PIB jusqu’? 8% d’ici 2050 », a averti Guido Rurangwa, repr?sentant r?sident de la Banque mondiale dans ce pays. Il a estim? que la Centrafrique avait l’opportunit? de r?duire les pertes li?es au changement climatique en adoptant une politique audacieuse ax?e sur le renforcement du capital humain, le soutien aux populations d?plac?es et la revitalisation des ?conomies locales non diversifi?es. Dans son rapport, l’institution financi?re dresse quatre priorit?s principales pour r?duire la pauvret? et favoriser une croissance durable dans le pays, qui consistent entre autres ? renforcer la r?silience des infrastructures essentielles, ? favoriser les partenariats public-priv? pour l’?nergie renouvelables et l’?lectrification rurale et ? promouvoir l’?ducation et la communication sur le changement climatique. BANGUI, 5 d?cembre (Xinhua)

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Renforcement des capacit?s : banque mondiale et les Pme main dans la main

Le 27 novembre 2024, la ville de Douala? a accueilli? un atelier d?information? et de sensibilisation? in?dit, visant ? pr?senter les opportunit?s d?affaires pour le secteur priv? dans le cadre? des projets? financ?s par la Banque mondiale au Cameroun. Elle a offert un ?clairage crucial? sur les m?canismes? d?acc?s aux financements, tout en mettant? en lumi?re? les d?fis? auxquels? font face? les Pme. Selon  toutes les estimations du gouvernement, en 2023 les Petites et moyennes entreprises (Pme)  repr?sentaient 99,8% des entreprises install?es  et ont contribu? ? hauteur de 36% au  produit int?rieur brut (PIB)  du  pays. En mati?re de cr?ation d?emploi, une ?tude  financ?e par la banque en 2024 r?v?le que les Pme demeurent le 1er employeur  du secteur priv? avec 74% des effectifs contre 27%  seulement  pour les grandes entreprises. C?est dans le but de renforcer les capacit?s qu?un atelier d?information  et de  sensibilisation  sur les opportunit?s d?affaires  par le secteur priv? dans  le cadre  des projets d?investissements financ?s par la  Banque mondiale au Cameroun s?est tenu ? Douala.  ? Cet ?v?nement repr?sente une occasion privil?gi?e du groupe de la Banque mondiale (BM)  et comment nous travaillons avec les diff?rents acteurs dans  les pays notamment au Cameroun. Mais aussi  de partager des informations, d?identifier  les pistes de  collaboration et de  discuter des d?fis que rencontre le secteur priv? en particulier les Pme Camerounaise pour acc?der au march? public, plus pr?cis?ment ceux b?n?ficiant des financements de BM. Nous sommes convaincus que le secteur priv? joue un r?le essentiel dans cette dynamique en termes d’ innovations  et de cr?ation d?emploi pour l??mergence d?une ?conomie inclusive ?,  a  expliqu?  la repr?sentante du directeur des op?rations de la BM au Cameroun. March? public Force est de constater  qu?en ce qui concerne les questions d?acc?s au march? public, la plupart des Pme  ne sont pas suffisamment inform?es sur les proc?dures de passation de march? public en g?n?ral. ? Nous souhaitons partager l?information avec les petites et moyennes entreprises, les organisations patronales sur  le cadre r?glementaire qui existe et qui favorise l?acc?s  des Pme ? la commande publique.  Il y a  un certain nombre de facilit?s qui existent, mais qui ne sont pas toujours connues par des Pme. Qu?il s?agisse des march?s r?serv?s ou de la pr?f?rence nationale, c?est des choses que  beaucoup d?acteurs de la commande publique ignorent. Et donc, c?est l?occasion pour nous de pr?senter ces facilit?s que le gouvernement a mis en place en faveur des Pme ?,  a affirm? S.M Chancel Ako Takem, secr?taire g?n?ral au minist?re des march?s publics. Le probl?me de l?acc?s aux financements est ?galement un frein au d?veloppement  des Pme.  De ce fait,  le SG  au minist?re des march?s publics  rassure les Pme  de l?appui de son minist?re de comp?tence. ? Nous allons en liaison avec  toutes les  autres administrations  comp?tentes, voir dans quelle mesure on peut permettre aux Pme d?avoir plus de facilit? en termes de financement classique ou alternatif. Il y a ?galement l?appropriation  du cadre r?glementaire existant, et de ce point de vue  nous allons  avec les partenaires techniques et financiers  notamment avec la BM voir dans quel mesure renforcer les sessions de capacit?  de ces diff?rentes parties prenantes ?. Dans le cadre de sa politique publique d?acc?s ? l?information, la BM souhaite avant tout rendre l?action en mati?re de passation des march?s accessible ? tous et assurer la transparence de leurs  processus de s?lection.  Le pr?sent atelier permettra de comprendre les d?fis et obstacles qui se dressent  devant les Pme camerounaises pour acc?der aux diff?rentes opportunit?s qui existent  dans le cadre des march?s publics ? financement BM. Il permettra ?galement de pr?senter les diff?rentes opportunit?s  qu?offre la banque de par son portefeuille  large et diversifi?  repr?sentant environ 2480 milliards de FCFA. Diane Kenfack ILS ONT DIT Marie-Antoinette Ebene,  DG d?une  Pme ? Nous saurons exactement comment se comporter  pour aborder les appels d?offre ? Cet atelier  organis? aujourd?hui par la Banque mondiale de par sa th?matique qui vise ? sensibiliser sur les opportunit?s d’affaires pour le secteur priv?. C?est un atelier qui est  tr?s strat?gique et int?ressant  pour les petites et moyennes entreprises. Cet  atelier va permettre de nous ?difier sur les objectifs   et les missions de la Banque  mondiale, mais surtout de nous ?clairer sur  les canaux que nous pourrons saisir pour profiter des opportunit?s des projets financ?s par la Banque mondiale. Je pense qu?? la sortie de cet atelier, nous saurons exactement comment se comporter  pour aborder les appels d’offres. Les PME sauront d?sormais comment faire pour aborder la confection de leur dossier. Mais  ?galement cet atelier  qui vise ? valoriser le business des march?s publics comme  un pilier de d?veloppement des Pme, je pense que cela va avoir beaucoup d?impact sur notre fa?on de faire dor?navant. Elys?e Deumany, Chambre de commerce du Cameroun ? Il sera question d?orienter l?information  chez  ces  pme de la Chambre des commerces en leur disant qu?elles peuvent travailler avec la Banque mondiale ? Nous avons trouv? un int?r?t ?  ?tre pr?sent ? cet  atelier qu?? organiser la Banque mondiale, parce que les th?matiques qui y sont pr?sent?es sont celles qui int?ressent  la tr?s petite entreprise. Pour  nous,  il sera question d?orienter l?information  chez  ces  pme de la Chambre des commerces en leur disant qu?elles peuvent travailler avec la Banque mondiale. Elles peuvent ?tre int?ress?es par  les march?s que la Banque mondiale commande ? travers le minist?re des march?s publics du Cameroun. L?atelier est vraiment riche et intense. Propos recueillis??par Diane Kenfack???

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