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Lutte contre la cybercriminalit? : Kaspersky fait la le?on ? Yaound?

Sous le couvert du minist?re camerounais des Postes et T?l?communications (Minpostel), l?entreprise russe sp?cialis?e dans la cybers?curit? a anim? une conf?rence de sensibilisation sur les diff?rentes vuln?rabilit?s et les m?thodes pr?ventives de protection des syst?mes d?information. Au Cameroun, on enregistre 19 millions de cyberattaques contre les entreprises et les institutions en 2024. Selon des donn?es collect?es et compil?es par Kaspersky, la situation est pr?occupante. Elle r?v?le par ailleurs que, comme partout ailleurs, les syst?mes d?information au Cameroun sont aujourd?hui confront?s ? des menaces de plus en plus sophistiqu?es. Piratage de donn?es, ran?ongiciels, attaques par d?ni de service, et bien d?autres. De plus en plus, ces vuln?rabilit?s des syst?mes d?information sont multiples et ?volutives. D?apr?s le constat des experts, elles peuvent provenir de failles techniques, de l?utilisation de logiciels obsol?tes, de la n?gligence des utilisateurs, ou encore de l?absence de politiques de s?curit? robustes. Ces faiblesses sont exploit?es par des acteurs malveillants. D?o? la tenue le 13 f?vrier 2025 ? Yaound? de la conf?rence de sensibilisation sur les diff?rentes vuln?rabilit?s et les m?thodes pr?ventives de protection des syst?mes d?information. AnticiperOrganis?e ? l?initiative de Kaspersky, la rencontre a permis de d?crire ?une menace impr?cise, pr?te ? surgir ? tout moment?. Cela est aussi vrai pour les structures qui ont ?t? pirat?es et celles qui ne savent pas qu’elles l’ont ?t?. Aussi, l?accent a ?t? mis sur les enjeux actuels et futurs de la cybers?curit?, les nouvelles menaces, les tendances technologiques et les solutions innovantes pour prot?ger les infrastructures num?riques des entreprises, des administrations et des particuliers. ?Un ?v?nement cl? pour tous ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances en cybers?curit?, anticiper les risques et d?couvrir des solutions innovantes pour prot?ger leurs syst?mes d’information?, a d?clar? Mohamadou Saoudi, repr?sentant du Minpostel, ? l?ouverture des travaux. Pour le secr?taire g?n?ral du Minpostel, ?le Gouvernement du Cameroun a pris conscience de l?urgence de la situation. La cybers?curit? n?est plus consid?r?e dans notre pays comme une simple question technique, mais comme un enjeu strat?gique pour sa souverainet? num?rique. Face ? ces d?fis, la pr?vention est notre meilleure arme. Les m?thodes pr?ventives de protection des syst?mes d?information doivent ?tre au c?ur de nos strat?gies de cybers?curit??. D?marcheEt pour accompagner le gouvernement dans sa d?marche, Kaspersky proc?de par ?tapes. La premi?re est la sensibilisation et la formation: ?Les utilisateurs sont souvent le maillon faible dans la cha?ne de s?curit?. Il est donc crucial de les sensibiliser aux bonnes pratiques, comme la gestion des mots de passe, la d?tection des emails de phishing et la s?curisation des appareils connect?s?, pr?conisent ses experts.Comme seconde ?tape, Kaspersky ?voque la mise ? jour des syst?mes. Selon l?entreprise russe, ?les logiciels obsol?tes sont une porte ouverte aux cyberattaques. Il est imp?ratif de maintenir les syst?mes ? jour et d?appliquer r?guli?rement les correctifs de s?curit??. Troisi?me et quatri?me ?tapes: l?adoption de solutions de s?curit? robustes et la mise en place de politiques de s?curit?. ?Les pares-feux, les antivirus, les syst?mes de d?tection d?intrusion et les outils de chiffrement sont des ?l?ments cl?s pour prot?ger nos infrastructures. Chaque organisation doit disposer d?une politique de s?curit? claire, incluant des proc?dures de gestion des incidents, des audits r?guliers et des plans de continuit? des activit?s?, avisent les experts de Kaspersky. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Election pr?sidentielle au Gabon:les choses se pr?cisent

?Les d?clarations de candidature ? l??lection du pr?sident de la R?publique du 12 avril 2025 seront re?ues du 27 f?vrier au 08 mars 2025 de 08 heures ? 18 heures?, peut-on lire dans le communiqu? final du Conseil des ministres tenu le 13 f?vrier dernier ? Libreville. Plac? sous la pr?sidence du G?n?ral de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, ledit conclave a adopt? plusieurs autres projets de d?crets en pr?lude ? l??lection pr?sidentielle du 12 avril 2025. Selon l’Agence de presse gabonaise (AGP), il est arr?t? que ?la campagne ?lectorale s?ouvrira le samedi 29 mars 2025 ? z?ro heure et se cl?turera le vendredi 11 avril 2025 ? minuit?. Par ailleurs, ?tous les candidats ou candidates d?sireux de postuler pour l??lection pr?sidentielle ont dix jours pour se d?clarer. Ces derniers devront remplir certaines conditions ?dict?es par le nouveau code ?lectoral. Ils doivent ?tre n?s gabonais avec au moins un parent lui-m?me n? gabonais. De plus, seule la nationalit? gabonaise est admise: ?un candidat qui aurait acquis une autre nationalit? doit y renoncer au moins trois ans avant l??lection?, a pr?cis? le communiqu? du Conseil des ministres. Un bulletin de vote unique sera utilis? pour cette ?lection. Il affichera les noms, pr?noms et photographie de chaque candidat, ainsi que des signes distinctifs permettant d?identifier les candidats ind?pendants et ceux soutenus par des partis politiques ou des groupements l?galement reconnus. Le d?cret impose aux candidats, listes ou partis politiques de pr?senter un compte pr?visionnel de campagne d?taillant leurs ressources et d?penses pr?vues. Ce document, ?tabli sur un imprim? officiel, doit ?tre d?pos? aupr?s de la Cour des Comptes ou de la chambre provinciale comp?tente, quatorze jours avant le scrutin. L??lection pr?sidentielle au Gabon, pr?vue initialement en ao?t prochain, marquera la fin de la transition et favorisera une recomposition du paysage politique du pays. Bobo Ousmanou

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Activit? de change dans la zone Cemac: ce qui fait probl?me

Entreprises du Commerce ext?rieur, bureaux de change, assurances, ?tablissements de cr?dit et de microfinance, experts financiers et ?conomiques de la sous-r?gion se sont r?unis le 5 f?vrier dernier ? Douala. A l?invitation du minist?re camerounais des Finances (Minfi), ils sont venus d?battre du renforcement de la conformit? des op?rateurs ?conomiques ? la r?glementation en vigueur dans la zone Cemac, en vue de pr?server les r?serves de change de la sous-r?gion et d?assurer une stabilit? mon?taire durable. A en croire une note d?information publi?e le 12 f?vrier 2025 par le Minfi, ?le respect de cette r?glementation des changes est confront? ? de multiples obstacles. Parmi les probl?matiques pr?sent?es, il y a l?approvisionnement des bureaux de change en devises aupr?s des ?tablissements de cr?dit?. ?Ici, poursuit le document du Minfi, les probl?mes identifi?s se situent au niveau des r?glementations strictes et des quotas d?approvisionnement. Les ?tablissements de cr?dit sont soumis ? des r?glementations restrictives en mati?re de quotas de devises qu?ils sont autoris?s ? vendre aux bureaux de change. Ces limitations peuvent entra?ner une insuffisance de liquidit?s en devises disponibles pour les bureaux de change?. Autres probl?mes identifi?s: le taux de commission ?lev?, les diff?rences entre les besoins des bureaux de change et les disponibilit?s des ?tablissements de cr?dit. ?Les besoins des bureaux de change en devises ne correspondent pas toujours aux montants que les ?tablissements de cr?dit sont pr?ts ? fournir. Les devises disponibles sur le march? peuvent ne pas r?pondre aux demandes sp?cifiques des bureaux de change, surtout dans le cas de devises rares ou peu demand?es. Les banques ? cet ?gard ne donnent g?n?ralement que les Euros?, explique la note du Minfi. Last but not the least, il y a ?galement ?le manque de transparence et de flexibilit?, les ruptures d?approvisionnement et les d?lais de livraison, le non affichage du num?ro d?agr?ment des bureaux de change. Bon ? savoir: la rencontre de Douala r?pondait ? l?une des recommandations formul?es lors de la derni?re conf?rence des chefs d?Etat de la Cemac ? Yaound?. Ils avaient alors r?affirm? la n?cessit? imp?rieuse de renforcer les mesures de reconstitution et de pr?servation des r?serves de change. Parmi ces mesures, figurent l?application stricte de la r?glementation des changes, le rapatriement effectif des recettes d?exportation et une gestion optimis?e des flux financiers. Bobo Ousmanou

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Supervision des Caisses de d?p?ts et consignations et modalit?s de r?gulation des fonds en d?sh?rence: on verra plus clair en mars prochain

A Yaound?, le 12 f?vrier 2025, dans les services centraux de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac), s?est tenue la r?union du Groupe de travail charg? de formuler des propositions consensuelles pour la supervision des activit?s des Caisses des D?p?ts et Consignations (CDC) et la gestion des avoirs en d?sh?rence dans la Cemac. Sous la pr?sidence de Yvon Sana Bangui, le Gouverneur de la Banque centrale, les travaux ?taient tenus de fixer le cadre d?examen des deux avant-projets de r?glement Cemac ?labor?s par le secr?tariat g?n?ral de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). D?apr?s le communiqu? de presse consult? par Int?gration, il s?agit de ?l’avant-projet de r?glement Cemac relatif aux conditions d’exercice et ? la supervision des CDC et l’avant-projet de r?glement Cemac relatif au traitement des comptes inactifs et des avoirs en d?sh?rence dans les livres des ?tablissements assujettis ? la Cobac?. Au terme d’?changes ?tr?s fructueux et constructifs?, les propositions pertinentes ont ?t? approuv?es et seront int?gr?es dans les nouvelles versions des avant-projets de textes. Les discussions vont se poursuivre afin de finaliser la r?flexion sur les points se rapportant notamment aux diff?rentes options de supervision des caisses de d?p?ts et consignations ainsi qu’aux modalit?s de r?gulation des fonds en d?sh?rence. Les nouvelles propositions seront examin?es lors d’une ultime r?union pr?vue au mois de mars 2025, avant de soumettre les projets de textes aux organes comp?tents de la Cemac. En rappel, ce groupe de travail pilot? par la Beac, regroupant l’ensemble des parties prenantes (Beac, Cobac, CDEC, APECCAM) a pour mission d’identifier des pistes de convergence et de formuler des recommandations concr?tes pour lever les obstacles et renforcer la confiance des acteurs de la place financi?re. L?on se souvient ?galement qu?il y a quelques mois, suite ? des d?saccords avec la banque centrale, Richard Evina Obam, le directeur g?n?ral de la Caisses des D?p?ts et Consignations du Cameroun (CDEC), avait r?affirm? l’engagement de son institution ? collaborer ?troitement avec les autres parties prenantes pour parvenir ? un consensus et tout ceci avec l’id?e de pr?server la stabilit? du syst?me financier de la Cemac dans un esprit de coop?ration. Ongoung Zong Bella

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PRODESV II : le Feicom red?ploie ses ailes sur Babadjou

La Banque des collectivit?s territoriales d?centralis?es au Cameroun y a fourni des infrastructures commerciales afin de dynamiser l??conomie locale. Le Fonds sp?cial d??quipement et d?intervention intercommunal (Feicom) poursuit la mise en ?uvre de la 2e phase du Programme de d?veloppement ?conomique et social des villes secondaires expos?es ? des facteurs d?instabilit? (PRODESV II). Cet ?v?nement a eu lieu dans la ville de Babadjou dans le d?partement du Bamboutos ? l?Ouest du Cameroun. Apr?s la mise en service d?un mini r?seau d?alimentation en eau potable en ao?t 2024, l?accent est cette fois mis sur la r?silience ?conomique des populations et de la commune via des infrastructures commerciales. ? Les populations de Babadjou vont b?n?ficier d?un projet de construction de 20 boutiques. Cet ouvrage r?alis? avec le concours de la KFW sera prochainement ouvert pour la plus grande joie du maire et de nos concitoyens ?, a annonc? l?instance le 7 f?vrier dernier. Voil? qui remplit le cahier de charges du PRODESV II lanc? en 2021 sur un financement de 8,6 milliards de FCFA de la Kreditanstalt fur Wiederaufbau (KfW). Lequel vise ? apporter un appui substantiel ? huit communes du Littoral et de l?ouest pour leur hospitalit? ? l??gard des populations d?plac?es du fait de la crise s?curitaire dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les villes de Babadjou, Dibombari, Mbanga, Nkongsamba V et Melong (dans la r?gion du Littoral) et Nkong-zem, Babadjou, Galim et Bangourain (dans la r?gion de l’Ouest) font preuve d?exemplarit?. Elles ont accueilli plus de 35 000 personnes en 2021, selon des donn?es compil?es par les agences humanitaires et le minist?re de l?Administration territoriale. A ce jour, le nombre de personnes d?plac?es originaires de cette partie du pays est estim? ? environ 700 000. De fait d?une crise s?curitaire qui s??ternise et face ? une aide humanitaire insuffisante, ces populations sont confront?es ? des d?fis li?s ? la r?silience ?conomique, l??ducation, l?acc?s aux ressources naturelles et autres. Le PRODESV entend r?pondre ? ces besoins, tout en renfor?ant les capacit?s d?accueil des communes. C?est ? ce titre que 50 salles de classe et 30 blocs de latrines ont pu ?galement ?tre construits et quelques 1800 tables-bancs fournis ? des ?coles depuis 2021 dans le cadre de cette 2e phase. Par ailleurs, le nombre d?emplois temporaires cr??s ? ce jour s??l?ve ? 2248 dont 876 pour les femmes et 404 pour les r?fugi?s. De m?me, 48 GICs ont re?u des accompagnements dont 48% sont des structures de transformation agricole, 17% des projets agricoles. A cela, il faut ajouter l?impl?mentation de 172 projets infrastructures. Louise Nsana

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S?rie sur les h?ros africains?: Amilcar Cabral, po?te et politique combattant?

Comme Frantz Fanon, dont il est id?ologiquement proche, Amilcar Cabral pr?ne, dans ses textes, la r?sistance culturelle tout en fustigeant la colonisation. Ces textes seront publi?s en 1975 sous la direction de M?rio de Andrade, aux ?ditions Maspero, sous le titre : ?L?arme de la th?orie?. Il y affirme, par exemple, qu?il est n?cessaire d?avoir conscience de la lutte ? chaque moment, que lui et ses camarades ne sont pas des militaires mais des militants arm?s. Que la vraie d?mocratie suppose que le peuple soit impliqu? dans toutes les d?cisions le concernant, que les colonialistes ne nous ont pas fait entrer dans l?Histoire mais qu?ils nous ont fait sortir de l?Histoire, de notre propre Histoire pour les suivre dans leur train, ? la derni?re place. Ses parents ?taient de nationalit? cap-verdienne et avaient ?migr? en Guin?e-Bissau qui, ? l??poque, ?tait une colonie portugaise. En 1945, Am?lcar Cabral, ?g? de 21 ans, d?barque ? Lisbonne (Portugal). Bien qu?aimant les lettres, il choisit d??tudier l?agronomie. Dans la capitale portugaise, il c?toie d?autres ?tudiants africains qui sont contre le colonialisme. Il s?agit, entre autres, des Angolais Agostinho Neto et M?rio Pinto de Andrade, des Mozambicains Eduardo Mondlane et Marcelino dos Santos. Ensemble, ils fondent en catimini le Centro de Estudos Africanos dont le but est la promotion de la culture des peuples noirs colonis?s. Gr?ce au Parti communiste portugais, ils re?oivent des ouvrages interdits par le r?gime de Salazar. Retour au pays Il rentre au pays en 1952. Il est charg? du recensement agricole, ce qui l?oblige ? parcourir la Guin?e-Bissau pendant deux ans. En 1954, il pense qu?une organisation politique nationaliste pourrait lui permettre d?am?liorer les conditions de vie des populations et de d?barrasser le pays du colonialisme portugais mais sa tentative de cr?er cette organisation ?choue. Cabral est expuls? de Guin?e. De 1954 ? 1958, il travaille pour plusieurs compagnies agricoles en Angola. Parall?lement, il s?int?resse ? la N?gritude de Senghor, C?saire et Gontran Damas et au marxisme. En 1956, il est autoris? ? retourner en Guin?e. La m?me ann?e, avec son demi-fr?re Luis Cabral, Aristide Pereira, Ab?lio Duarte et Elis?e Turpin, il fonde le PAIGC (Parti africain pour l’ind?pendance de la Guin?e et des ?les du Cap-vert). En 1961, il participe, au Caire, ? la troisi?me Conf?rence des peuples africains. Lors de sa prise de parole, il attire l?attention des participants sur la n?cessit? de l’analyse concr?te de chaque situation concr?te pour combattre le colonialisme. Le PAIGC ? la t?te duquel il a ?t? port? commence ? organiser et ? former politiquement la soci?t?. C?est ? partir de 1963 que Cabral et ses compagnons embrassent la lutte arm?e. Pourquoi prennent-ils les armes ? L’arm?e portugaise avait massacr? des dockers de Pidjiguiti qui s’?taient mis en gr?ve en ao?t 1959. Cabral comprit alors que les Portugais ne voulaient pas l?cher du lest et qu?il ?tait illusoire de croire que la n?gociation pourrait les amener ? changer d?avis. La lutte est men?e ? partir des pays voisins (la Guin?e-Conakry et la Casamance, une province du S?n?gal). Progressivement, le mouvement gagne du terrain en d?pit d?importants moyens militaires d?ploy?s par le Portugal, en d?pit des bombes au napalm que les colons l?chent sur les populations. Il contr?le 50 % du territoire en 1966, puis 70% en 1968. Il installe des structures politico-administratives dans ces r?gions. Comme Frantz Fanon, dont il est id?ologiquement proche, Amilcar Cabral pr?ne, dans ses textes, la r?sistance culturelle tout en fustigeant la colonisation. Ces textes seront publi?s en 1975 sous la direction de M?rio de Andrade, aux ?ditions Maspero, sous le titre : ?L?arme de la th?orie?. Il y affirme, par exemple, qu?il est n?cessaire d?avoir conscience de la lutte ? chaque moment, que lui et ses camarades ne sont pas des militaires mais des militants arm?s. Que la vraie d?mocratie suppose que le peuple soit impliqu? dans toutes les d?cisions le concernant, que les colonialistes ne nous ont pas fait entrer dans l?Histoire mais qu?ils nous ont fait sortir de l?Histoire, de notre propre Histoire pour les suivre dans leur train, ? la derni?re place. Les ?crits de Cabral parlaient aussi de la lutte contre nos propres faiblesses, lutte dont il reconnaissait qu?elle ?tait la plus difficile. Mais Amilcar ne se contente pas d??crire. Il est aussi pr?sent sur le front diplomatique. Il voyage et rencontre des dirigeants dans le but de faire conna?tre son mouvement et de rallier ? la cause guin?enne le plus grand nombre de sympathies. Il est re?u par le pape Paul VI et par les dirigeants sovi?tiques, b?n?ficie du soutien de Fidel Castro et de S?kou Tour?. En janvier 1960, il prend part ? la seconde conf?rence des peuples africains ? Tunis, puis va ? Conakry en mai. En juin, il participe ? une conf?rence internationale ? Londres. C?est au cours de cette conf?rence qu?il d?nonce pour la premi?re fois le colonialisme portugais. Sa d?claration sera publi?e en Angleterre sous le pseudonyme d?Abel Djassi. Si Cabral ne se montre gu?re tendre avec le colonialism, il affirme cependant qu’il se bat contre le syst?me colonial instaur? par le Portugal, et non contre le peuple portugais. En octobre 1972, des ?lections sont organis?es sur les territoires contr?l?s par le PAIGC. Une Assembl?e nationale est mise en place, ce qui pousse l?ONU ? reconna?tre le PAIGC comme ?le v?ritable et l?gitime repr?sentant des peuples de la Guin?e et du Cap-Vert?. Malheureusement, Am?lcar Cabral est assassin? le 20 janvier 1973 ? Conakry par des membres de la branche militaire du parti, avec le soutien de la police secr?te portugaise. Il dispara?t, six mois seulement avant l?ind?pendance de la Guin?e-Bissau proclam?e le 10 septembre 1974. Triste fin pour un homme qui aimait son pays et combattit farouchement pour lui. Il est mort comme Patrice-Emery Lumumba, c?est-?-dire trahi par ses propres fr?res qui certainement voulaient s?enrichir rapidement et vivre dans le luxe. S?kou Tour? attribue l?assassinat d?Am?lcar Cabral ? Innocente Camil, commandant de la marine du PAIGC, qui avait ?tabli son quartier g?n?ral dans une ville proche de

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L’UA appelle ? un cessez-le-feu « imm?diat et inconditionnel » dans l’est de la RDC

L’Union africaine (UA) a appel? ? un cessez-le-feu « imm?diat et inconditionnel » et au « retrait imm?diat » du Mouvement du 23 mars (M23) et d’autres groupes arm?s op?rant dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC). Cette d?claration a ?t? faite par le Conseil de paix et de s?curit? de l’UA dans un communiqu? publi? mardi ? la suite de sa r?cente r?union sur l’escalade du conflit dans l’est de la RDC. « Le Conseil condamne sans ?quivoque les activit?s du M23 et de ses partisans, des Forces d?mocratiques alli?es, des Forces d?mocratiques de lib?ration du Rwanda et d’autres groupes arm?s. Il appelle ? un cessez-le-feu imm?diat et inconditionnel et ? la cessation des hostilit?s, ainsi qu’au retrait imm?diat de toutes les forces ?trang?res non invit?es et de tous les groupes arm?s et terroristes op?rant en RDC », peut-on lire dans le communiqu?. Exprimant sa « grave pr?occupation » face ? la d?t?rioration de la s?curit? et de la situation humanitaire dans l’est de la RDC, le Conseil a d?clar? que l’aggravation du ph?nom?ne n?cessitait une action collective dans l’esprit des « solutions africaines aux probl?mes africains ». R?it?rant son respect total pour la souverainet? et l’int?grit? territoriale de la RDC, il a demand? instamment que l’acc?s humanitaire soit libre et s?r, que les civils soient prot?g?s et que les services publics essentiels soient r?tablis dans la ville de Goma et dans d’autres zones touch?es. Le Conseil a ?galement appel? ? la r?ouverture de l’a?roport international de Goma. Soulignant qu’il n’y avait pas de solution militaire au conflit, le Conseil a appel? les parties concern?es ? donner la priorit? aux engagements diplomatiques et politiques. Il a ?galement demand? la reprise imm?diate des n?gociations avec toutes les parties ?tatiques et non ?tatiques, ainsi qu’avec les factions militaires et non militaires, dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi. Le Conseil a soulign? l’importance de s’attaquer aux causes profondes du conflit, notamment l’exploitation ill?gale des ressources naturelles, et s’est engag? ? rester activement engag? dans la r?solution de la crise. L’escalade du conflit ?tait l’un des principaux points ? l’ordre du jour du 38e sommet de l’Union africaine, qui s’est achev? dimanche au si?ge de l’Union ? Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie. Selon Bankole Adeoye, commissaire de l’UA charg? des affaires politiques, de la paix et de la s?curit?, les dirigeants africains pr?sents au sommet ont exprim? leur « grande inqui?tude » face ? l’aggravation de la situation en mati?re de s?curit?. Le M23 progresse actuellement dans l’est de la RDC depuis qu’il s’est empar? de la plus grande ville de la r?gion, Goma, ? la fin du mois de janvier. Les m?dias locaux ont rapport? que le groupe arm? s’?tait empar? dimanche de Bukavu, une ville importante de la r?gion. ADDIS-ABEBA, 19 f?vrier (Xinhua)

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RDC: 90 sites de d?plac?s autour de Goma d?truits au milieu des hostilit?s rebelles (OMS)

Quatre-vingt-dix sites accueillant des personnes d?plac?es internes autour de Goma dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC) ont ?t? d?truits au milieu des hostilit?s rebelles, a indiqu? mercredi l’Organisation mondiale de la sant? (OMS). Un total de 248.676 personnes ont ?t? affect?es par la destruction de ces sites dans les environs de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, que la r?bellion du Mouvement du 23 mars (M23) affirme avoir captur? le 27 janvier, selon le dernier rapport de situation de l’OMS. L’OMS a affirm? que la situation s?curitaire reste « extr?mement volatile » ? Goma, centre logistique crucial pour la r?gion dans la distribution de l’aide humanitaire, et que l’entr?e de la r?bellion dans la ville a consid?rablement aggrav? la situation humanitaire. Lors d’un point de presse de mardi soir, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a d?clar? que plus de 5.000 corps avaient ?t? enterr?s ? Goma. Il a pr?cis? que 1.568 d?c?s avaient ?t? enregistr?s dans les ?tablissements de sant? et que 4.645 personnes bless?es avaient re?u des soins m?dicaux. L’OMS a ?galement mis en garde contre les risques sanitaires auxquels la ville est confront?e, notamment une r?surgence des cas de chol?ra, tandis que plusieurs centres de traitement du mpox dans les camps de d?plac?s internes ont ?t? d?mantel?s en raison des hostilit?s. Parmi les 128 patients atteints de mpox qui ont fui les centres de traitement de Goma lors des affrontements arm?s, seuls 33 ont ?t? retrouv?s, a pr?cis? l’OMS. Un corridor humanitaire a ?t? ouvert dans la r?gion de Goma samedi dernier. Selon le ministre de la Sant? de la RDC, Samuel Roger Kamba, l’OMS a ?t? autoris?e ? livrer des fournitures humanitaires ? Goma via le Kenya et le Rwanda. La situation dans l’est de la RDC se d?t?riore rapidement, avec de graves violations et atteintes aux droits de l’homme, a averti mardi le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Turk, appelant ? une cessation imm?diate des violences. KINSHASA, 19 f?vrier (Xinhua)

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Recrutement dans les Universit?s : le COTIDOGRANO joue ? quitte ou trouble

S?estimant l?s?s par un processus de s?lection sans grandeur et soumis au cynisme violent, les recal?s originaires de la partie septentrionale du pays comptent organiser un mouvement d?humeur. Une moue de durs ? cuire. C?est celle que pr?sentent les docteurs originaires du Grand-Nord, ligu?s au sein du Collectif des titulaires du doctorat/PhD du Grand-Nord (COTIDOGRANO). Candidats recal?s au recrutement sp?cial dans les Universit?s de Bertoua, Garoua et Ebolowa, ils envisagent de p?trifier leur col?re dans la rue. A en croire l??bauche du programme consult? par Int?gration, des marches seront organis?es dans la capitale r?gionale de l?Adamaoua le 21 f?vrier 2025. Puis, les 24 et 27 f?vrier prochain, ? Maroua et Garoua respectivement, le COTIDOGRANO initiera d?autres marches. Les itin?raires sont d?ores et d?j? arr?t?s. A Ngaound?r?, les docteurs indign?s se d?ploieront sur un itin?raire d?environ un kilom?tre. Ils longeront les all?es qui vont du Commissariat Central de ladite ville aux Services du Gouverneur en passant par la Place de l?Ind?pendance (Place des f?tes). A Maroua, ce sont ?galement plus de mille m?tres qui seront engloutis par les marcheurs. Le trajet ? parcourir commencera au Carrefour Djarma pour se terminer devant l?esplanade abritant les Services du Gouverneur. Et le 27 f?vrier, les indign?s du COTIDOGRANO feront tous le d?placement de Garoua o? ils effectueront une marche d?un kilom?tre allant du Pont de la B?nou? ? l?esplanade des Services du Gouverneur en passant par le Grand March? et le Carrefour BEAC. What next? Rien ne filtre des propos des organisateurs de ces mouvements. C?est une discr?tion totale. ?Notre strat?gie post-manifestations, nous ne la d?voilerons pas. Il y?a un noyau dur qui garde tout ?a au secret. Ce qui doit se savoir c?est que nous ne nous lasserons pas jusqu?? ce que nos revendications soient prises en consid?ration par le syst?me gouvernant. On va courir ensemble. C?est maintenant ou ch?meur ? jamais.?, mart?le l?un des signataires de la d?claration de manifestations de Maroua. Au rang de ces irr?gularit?s le COTIDOGRANO d?nonce: la r?ception de dossier et pr?s?lection sans consid?ration des profils de poste; la falsification de profil dans la liste des pr?s?lectionn?s; la non prise en compte des publications scientifiques et exp?rience d?enseignement; le d?voilement et l?instrumentalisation de l??quilibre r?gional. ?Nous, jeunes originaires du Grand-Nord Cameroun en g?n?ral, titulaires du doctorat/PhD sans emploi (?) avons pris connaissance de ces r?sultats avec effarement. Ces r?sultats renferment d?injustices sociales inacceptables sans tenir compte de la discrimination positive. Ce recrutement ?tant lanc? pour les titulaires du Doctorat/ PhD sans emploi, des fonctionnaires, des candidats non auditionn?s sont recrut?s au d?triment des sans-emploi. (?) Le Grand-Nord, ?tant une zone d??ducation prioritaire, est marqu? par de multiples crises s?curitaires, alimentaires et socio?conomiques qui entravent l??panouissement scolaire dans ces trois r?gions. Nous nous sommes battus corps et ?me pour pouvoir atteindre ce niveau d??tude sup?rieure afin de prouver ? nos cadets que tout est possible avec la volont? et l?abn?gation?. TOM

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Commission de l?Union africaine: ce qui attend le ?Mahmoud?

Mahmoud Ali Youssouf, 60 ans, est d?sormais ? la t?te de la Commission de l?Union africaine (UA). A l?issue d?un scrutin organis? lors du 38e sommet de l?organisation panafricaine tenu ? Addis-Abeba, le 15 f?vrier dernier, le Djiboutien a s?duit 33 pays sur les 49 votants. Sur le vif, la presse internationale le d?crit comme un diplomate chevronn?, ?un Mahmoud?, en r?f?rence au mammouth. En effet, sur son CV figurent quelques lignes fortes: ministre des Affaires ?trang?res de Djibouti depuis 2005; ambassadeur de Djibouti en ?gypte de 1997 ? 2001; et repr?sentant de son pays aupr?s de la Ligue des ?tats arabes. Conf?rencier et pan?liste francophone, anglophone et arabophone influent, il a particip? ? d?innombrables forums internationaux, y compris au sein des Nations unies, de l?UA et de l?Organisation de la Coop?ration islamique. D?cor? de l?Ordre National de la Grande ?toile de Djibouti et r?compens? par l?Union europ?enne pour sa lutte contre la piraterie maritime, ?c?est un ministre des affaires ?trang?res et non un ancien chef d?Etat. L?Union africaine n?a presque eu que des diplomates ? sa t?te depuis sa cr?ation. La grande force de Mahamoud Ali Youssouf est qu?il conna?t l?institution par c?ur?, explique Liesl Louw-Vaudran, chercheuse sp?cialiste de l?UA pour l?International Crisis Group (ICG). Mahmoud Ali Youssouf succ?de au Tchadien Moussa Faki Mahamat, arriv? au terme de ses deux mandats. Le nouveau pr?sident de la Commission de l?UA, issu de la r?gion de l?Afrique de l?Est en vertu du principe de ?rotation? interr?gional d?cid? par l?UA, s?est engag? ?galement ? renforcer la s?curit? r?gionale et ? favoriser l?unit? au-del? des clivages linguistiques et culturels en Afrique. Il estime que les Africains doivent prendre en charge le programme de paix et de s?curit? en Afrique, car le soutien ?tranger a entrav? les progr?s durables. A partir de l? se profilent les d?fis. En effet, si sa vision et sa capacit? ? r?former l?institution sont les aiguillons de son mandat, Mahmoud Ali Youssouf aura la lourde t?che d?insuffler un nouveau souffle ? l?UA, en conciliant les int?r?ts divergents des 55 ?tats membres et renfor?ant la coh?sion continentale. Premier test et non des moindres: la guerre dans l?est de la R?publique d?mocratique du Congo. Autre urgence sur laquelle le nouveau pr?sident de la Commission de l?UA est attendu: le Soudan. Il y a aussi la mise en ?uvre effective de la Zone de libre-?change continentale africaine (ZLECAF). Consid?r?e comme l?un des projets ?conomiques les plus ambitieux de l?UA, trois ans apr?s son lancement, sa concr?tisation reste lente et incompl?te. Le nouveau patron de la Commission de l?UA devra donc acc?l?rer l?application effective de ce projet en supprimant les barri?res tarifaires et non tarifaires, en harmonisant les r?glements commerciaux et en favorisant les investissements interr?gionaux. Si son ?lection est per?ue comme une reconnaissance de son exp?rience, Mahmoud Ali Youssouf ne va pas ?voluer sur du velours. La question des tensions inter-?tatiques, notamment entre le Maroc et l?Alg?rie sur le Sahara Occidental, ou encore les difficult?s de la CEDEAO ? r?int?grer les pays du Sahel, restent sensibles. De m?me, la cr?dibilit? de l?UA sera test?e face aux diff?rents coups d??tat militaires qui ont secou? le continent ces derni?res ann?es. Mais port? au pouvoir par des chefs d?Etat aux int?r?ts divergents et qui refusent le plus souvent de d?l?guer une partie de leurs pr?rogatives, le diplomate sait que sa marge de man?uvre sera ?troite. Plus encore depuis que Donald Trump a annonc? un gel de l?aide am?ricaine. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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