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Histoire coloniale au Cameroun : l?Allemagne ouvre sa galerie

A travers une exposition baptis?e ?Il ?tait une fois la naissance du Staat Kamerun 1884-1914?, la pr?sence de ce pays au Cameroun se raconte. Pour les organisateurs de l?exposition, cet ?v?nement ouvre un pan de dialogue entre les faits historiques et les objets d’art abordant la p?riode de la violente intrusion de l’Allemagne imp?riale sur le territoire camerounais. ?Notre ?quipe de l’ambassade a eu l’honneur de visiter l’exposition ?Staat Kamerun? et de d?couvrir diverses perspectives contemporaines sur l’histoire coloniale au Cameroun. Ne manquez pas cette occasion unique de plonger dans l’histoire. L’?quipe de l’exposition appel?e ?Il ?tait une fois? la naissance du Staat Kamerun 1884 – 1914? se d?crit sans doute le mieux comme une grande famille et cela se refl?te dans le r?sultat de leur travail?, ?crit l?ambassade d?Allemagne ? Yaound? sur sa page Facebook. ContenuLe projet d?exposition ?Il ?tait une fois? la naissance du Staat Kamerun 1884-1914? est initi? par le Mus?e National du Cameroun, Doual?art et le Goethe-Institut en collaboration ?troite avec le MARKK de Hambourg, puis du soutien du Minist?re des Affaires Etrang?res d?Allemagne et de Pain pour le Monde. Il ouvre pour la premi?re fois un dialogue entre les faits historiques, les objets traditionnels et l?art contemporain qui abordent la p?riode de la violente intrusion de l?Allemagne imp?riale sur le territoire du Cameroun. A partir de perspectives tr?s diverses, sont examin?s les nouvelles r?gles et nouveaux codes introduits sous l?administration coloniale allemande, lesquels ont durablement marqu? le tissu social, culturel et ?conomique du Cameroun jusqu?? ce jour. L?exposition met en lumi?re les changements, notamment sous l?angle de leur signification pour les soci?t?s camerounaises et sous l?aspect du pouvoir. Bas? sur l?exigence de d?velopper une compr?hension commune de l?histoire camerounaise, le projet veut aussi inviter ? un large d?bat public qui, outre l?exposition, s?appuiera sur des ateliers participatives destin?es ? diff?rents groupes cibles et tranches d??ge. ?Il faut un processus non seulement en Allemagne, mais aussi au Cameroun. Le gouvernement camerounais a d’ailleurs mis en place une commission pour que nous puissions ?changer sur les questions de restitution. Car c’est complexe: il ne s?agit pas seulement de restituer des objets, mais de mener un processus de recherche de v?rit?, de tra?abilit? des provenances. Aujourd’hui, je per?ois une dynamique positive autour de ce processus.?, avait d?clar? Katja Keul alors secr?taire d’?tat allemande, au cours d?une visite au Cameroun en octobre 2024. Bobo Ousmanou

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Ramadan 2025 : Je?ne bien ? sucr? ?, selon Sosucam

Le leader du march? camerounais du sucre rassure au sujet de la disponibilit? de ce produit tout au long du mois de privation pour la communaut? musulmane.? En r?gle g?n?rale, la consommation de sucre est ?lev?e en p?riode de ramadan. La Soci?t? sucri?re du Cameroun (Sosucam) le sait. Aussi prend-elle des dispositions pour que le sucre soit disponible sur toute l??tendue du territoire camerounais. Au cours d?un point de presse qu?il anime ce 19 f?vrier 2025 ? Yaound?, Jean-Fran?ois Ntsama-Etoundi est formel : ? Bient?t le ramadan va d?buter. A nos consommateurs de la communaut? musulmane du Cameroun, je dis que le sucre sera disponible partout et ? temps. Personne ne souffrira d’une quelconque p?nurie durant la p?riode du mois de Ramadan et m?me au-del?. Nous disposons de stocks suffisamment importants dans nos magasins de Mbandjock, Nkoteng, Douala, Ngaound?r? et de Yaound? ?.  Le directeur g?n?ral adjoint de la Sosucam insiste : ? les ?v?nements survenus r?cemment ? Mbandjock et ? Nkoteng n?impactent en rien le march? sucrier et encore moins la disponibilit? du sucre du nord au sud, et de l?est ? l?ouest ?.   Jean-Ren? Meva?a Amougou

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S?rie sur les h?ros africains?: Victor Biaka Boda, martyr de la lutte anticoloniale??

C?est un h?ros et un martyr de la lutte anticolonialiste. Il est regrettable que sa famille biologique n?ait jamais vu son corps, qu?il n?ait pas eu droit ? une s?pulture digne, que F?lix Houphou?t-Boigny et ses successeurs n?aient pas daign? reconna?tre son sacrifice et honorer sa m?moire. Mort pour la patrie, cet homme ne peut continuer d??tre ignor? pendant que les rues, avenues et boulevards de la capitale ?conomique portent les noms des ?Angoulvant, Clozel, Chardy, Nogu?s et autres massacreurs chamarr?s, les pires symboles de la colonisation? (Marcel Amondji).? Un proverbe bh?t? enseigne que, ?lorsque les abeilles finissent de fabriquer le miel, elles disparaissent et ce sont les mouches qui apparaissent?. Le m?decin et s?nateur Victor Biaka Boda n?a pas seulement disparu dans la nuit du 27 au 28 janvier 1950. Il a aussi disparu de l?histoire de la conqu?te de l?ind?pendance de la C?te d?Ivoire. Aucun manuel ne parle de lui, aucun monument n?a ?t? construit pour lui. Hormis le stade de Gagnoa qui porte son nom, rien n?a ?t? fait par la nation pour l?honorer. Et pourtant, de mani?re significative, il prit part ? la lutte contre la colonisation, mena cette lutte sans ruse ni calcul et en paya le prix fort. En effet, Biaka Boda a ?t? assassin? ? Bouafl? par des suppl?tifs syriens de l?arm?e coloniale fran?aise apr?s avoir ?t? tortur? ? coups de ba?onnette. C?est plus tard qu?on retrouva son corps sans t?te et suspendu ? une branche d?arbre. Comment tout cela arriva-t-il? Biaka Boda avait quitt? Yamoussoukro. Il ?tait en route pour Gagnoa quand son v?hicule tomba en panne ? quelques kilom?tres de Bouafl?. Il d?cida alors de passer la nuit dans cette ville. L?Almamy Ali Diaby, qui avait accept? de l?h?berger, ?tait-il de m?che avec les assassins de Biaka Boda? Toujours est-il qu?il fut enlev? et liquid?, cette nuit-l?. Sa mort ne sera officiellement annonc?e par la m?tropole que le 20 mars 1953.  Jusqu?au s?nat fran?ais Que reprochait la France ? Biaka Boda? Qu?est-ce qu?elle ne lui a pas pardonn?? D?avoir ?t? aussi intransigeant que Ruben Um Nyob?, F?lix-Roland Moumi? et les autres leaders nationalistes de l?Union des populations du Cameroun (UPC) qui voulaient une vraie ind?pendance, d?avoir refus? de se soumettre, selon un repr?sentant du Comit? central de la France d’Outre-Mer qui s?exprimait en 1952 sur sa mort (cf. Claude G?rard, ?Les pionniers de l’ind?pendance?, ?ditions Intercontinents, 1975). Biaka Boda repr?sentait l?aile dure du Rassemblement d?mocratique africain (RDA). Malgr? la pers?cution des leaders de ce parti par les colons, malgr? les arrestations, brimades, emprisonnements et autres tueries (je pense entre autres ? la r?pression des manifestations de Bouafl?, le 21 janvier 1950), le s?nateur fustige les d?rives de la colonisation et appelle les villes qu?il visite ? l?insurrection. Mais c?est ? Daloa qu?il prononce, le 18 novembre 1949, le discours le plus virulent contre le colonialisme. L’administrateur Andr? Buttavand avait us? de tous les moyens (barrages dress?s sur la route, d?ploiement de la police et de la gendarmerie) pour emp?cher le meeting de Biaka Boda dans la cit? des antilopes. Excellent tribun et grand harangueur de foules, le s?nateur fait comprendre ? ceux qui sont venus l??couter que personne ne peut confisquer ?ternellement la libert? d?un peuple et que la C?te d’Ivoire sera bient?t affranchie de la colonisation. ? cette ?poque, le RDA est un parti anticolonialiste qui n?a pas peur d?organiser des gr?ves, des marches et des manifestations pour protester contre les exactions de la colonisation. Des ?meutes ?clatent et se succ?dent dans le pays ? partir du 6 f?vrier 1949. Le 14 novembre 1948, le gouverneur Laurent P?choux est envoy? ? Abidjan pour mater les insurg?s et ?pacifier? la colonie. Le m?me jour, Victor Biaka Boda est ?lu au S?nat fran?ais dans le cadre de l?Union fran?aise. Son ?loquence, sa fermet? et sa droiture lui attirent rapidement le respect et l?admiration des s?nateurs. Il utilise la tribune du S?nat pour condamner la r?pression des manifestations pacifiques, pour d?fendre les int?r?ts des populations ivoiriennes, pour r?clamer l’alignement des pensions des anciens combattants d’Outre-Mer sur celles de la m?tropole. Mais qui est cet homme de petite taille n? ? Dahi?pa-K?hi, le 25 f?vrier 1913 ? D?o? tire-t-il sa force et sa d?termination ? D?o? lui vient son courage ? Quelles rencontres a-t-il faites ? Victor Biaka Boda perd tr?s t?t son p?re et sa m?re. Il sera donc ?lev? par ses grands-parents maternels ? Biakou, village situ? ? environ douze kilom?tres de Dahi?pa-K?hi. En 1920, il commence l??cole ? Gagnoa. Sept ans plus tard, il d?croche le certificat d’?tudes primaires ?l?mentaires. En 1930, il obtient le brevet d’?tudes primaires sup?rieures ? l??cole primaire sup?rieure de Bingerville. L??cole de m?decine de Dakar l?accueille de 1931 ? 1937. Il en sort avec le titre de m?decin africain. Il soigne ses premiers patients ? Nz?r?kor?. Pendant son s?jour en Guin?e, Biaka fait la connaissance d?Ahmed S?kou Tour?, celui qui, le 28 septembre 1958, dira ?non? ? la communaut? franco-africaine du g?n?ral de Gaulle. S?kou Tour? dirigeait alors la section guin?enne du RDA, le plus grand mouvement d’Afrique occidentale qui ?tait vent debout contre la colonisation. Biaka ne tarde pas ? adh?rer au RDA. Admis au comit? directeur du RDA-Guin?e, il attaque le colonialisme chaque fois qu?il a l?occasion de s?adresser aux militants de ce parti. L’administration coloniale commence ? surveiller ce jeune r?volutionnaire.  En 1947, il rentre en C?te d’Ivoire. Jean-Baptiste Mockey, Ouezzin Coulibaly, Jacob William, Mathieu Ekra, Dignan Bailly, Anne-Marie Raggi, Ren? S?ry-Kor? et d?autres ?taient d?j? engag?s dans le combat contre l?exploitation coloniale. Sans tarder, Biaka Boda se joint ? eux. En f?vrier 1949, huit responsables du PDCI-RDA sont arr?t?s et incarc?r?s sans jugement ? la prison de Grand-Bassam. Le 24 d?cembre 1949, leurs ?pouses et s?urs marchent sur la prison civile de Grand-Bassam pour r?clamer leur lib?ration. Contrairement ? beaucoup d’autres qui se cachaient, de peur de subir le courroux des colons, Biaka Boda joua un r?le actif dans la mobilisation pour la lib?ration des prisonniers politiques. Devrait-on s?en ?tonner? Non

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La France face ? son pass? colonial: un d?ni persistant

Le Mois de l’histoire des Noirs (Black History Month en anglais) comm?more une fois par an la contribution des Noirs ? la construction et au d?veloppement des ?tats-Unis. La comm?moration, pr?vue au d?part pour durer une semaine (Negro History week), avait ?t? initi?e par l’historien afro-am?ricain Carter G. Woodson et le pasteur Jesse E. Moorland. Les deux hommes avaient choisi la deuxi?me semaine de f?vrier 1926 pour ne pas g?ner l?anniversaire de naissance d’Abraham Lincoln (le 12 f?vrier) et celui de Frederick Douglass (le 14 f?vrier). Ces deux anniversaires, les communaut?s noires am?ricaines avaient coutume de les c?l?brer depuis la fin du XIXe si?cle. Kent State University (dans l??tat d?Ohio) accueillera en f?vrier 1970 la premi?re c?l?bration du Mois de l?histoire des Noirs. 6 ans plus tard, ? la faveur du bicentenaire des ?tats-Unis, le Mois de l’histoire des Noirs est officiellement reconnu par le gouvernement am?ricain. Gerarld Ford, 38e pr?sident des ?tats-Unis, invite toute l?Am?rique ? ?saisir l’opportunit? d’honorer les r?ussites trop souvent ignor?es des Noirs am?ricains dans tous les domaines ? travers notre histoire?. L?exemple des ?tats-Unis sera suivi par le Royaume-Uni en 1987, puis par le Canada en 1995.En France, il faudra attendre 2018 pour voir l?association M?moires & Partages organiser ? Bordeaux le premier Mois de l?histoire des Noirs. Comme Nantes, La Rochelle et Le Havre, la ville de Bordeaux s?est enrichie gr?ce ? la traite n?gri?re et ? l?esclavage aux XVIIe et XVIIIe si?cles. Par Jean-Claude DJEREKE

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A la Croix-Rouge camerounaise 2025, ann?e de d?fis

Selon la pr?sidente C?cile Akame Mfoumou, ceux-ci vont du renforcement des pouvoirs des comit?s locaux au d?marrage des travaux d?envergure, en passant par la pr?servation de l?image de marque de l?institution humanitaire. A Yaound?, ce 4 f?vrier 2025, au cours de la pr?sentation des v?ux, la pr?sidente de la CRC profite de la circonstance pour faire un discours de politique g?n?rale. Parmi les grandes lignes du propos de C?cile Akame Mfoumou, figure l’am?lioration du cadre de travail des services d?concentr?s ainsi que les ?ch?ances ?lectorales ? venir. Pour pleinement jouer son r?le d’auxiliaire de pouvoir public en mati?re de gestion et la pr?vention des catastrophes, la CRC se propose de couvrir au moins 10% des besoins humanitaires du Cameroun. Voil? pourquoi elle va renforcer les pouvoirs de ses comit?s locaux. L’objectif de l’organisme humanitaire, est d’intervenir de mani?re efficiente, rapide et efficace dans n’importe quelle partie du Cameroun, ?quelle que soit l’urgence humanitaire nous, nous devons ?tre capable d’intervenir?, ? en croire C?cile Akame Mfoumou, la pr?sidente de la CRC. Concr?tementIl est question de renforcer le parc automobile. Avec l’acquisition de nouveaux v?hicules destin?s aux comit?s d?partementaux, la construction et la reconstruction de certains si?ges des comit?s d?partementaux, notamment ceux bas?s dans des zones ? risques comme Makari, Kousseri, Mokolo ou encore ? Buea. Liant la parole ? l’acte, deux v?hicules pick-up de marque Toyota sont remis aux comit?s d?partementaux du Diamar? et du Logone et Chari. C?cile Akame Mfoumou annonce aussi la construction d’un entrep?t de stockage ? Maroua. Ce dernier permettra de renforcer les interventions sur le terrain. En plus?La pr?sidente annonce ?galement l’extension de l’h?pital Henri Dunant de Yaound?. Et faisant allusion ? l?immensit? de la t?che, l?oratrice dit compter sur l’appui des partenaires. ?L’immensit? de nos besoins nous conduit ? la recherche de nouvelles sources de revenus. J’invite toutes les ?mes de bonne volont? et autres institutions d’accompagner la Croix-Rouge Camerounaise, afin que nous apportions du secours et du r?confort aux populations?, insiste-t-elle. Parmi ces bailleurs, on cite Comit? International de la Croix-Rouge (CICR), USAID, la France, la Suisse, le Canada, l’Arabie Saoudite? Affirmer son ind?pendance et sa neutralit? face aux d?fis ?lectoraux de 2025, voil? ?galement un axe prioritaire de la CRC. C?cile Akame Mfoumou, la pr?sidente profite de la c?r?monie des v?ux o? est pr?sent le gratin de l’institution dont elle a la charge pour faire cette annonce. Au cours de cette ann?e sensible, la CRC travaillera pour faire taire les critiques qui peignent en noir les organisations non gouvernementales. Elle ne veut pas que son institution soit accus?e d’?tre partiale. Raison pour laquelle elle mart?le le caract?re apolitique de la Croix-Rouge. ?Le calendrier politique de notre pays en 2025 sera un moment d’intenses activit?s. Notre soci?t? nationale doit profiter de cette occasion pour ?tre capable d’affirmer sa neutralit? et son ind?pendance face ? ce qui peut repr?senter des divisions?, a-t-elle confirm? au cours de son allocution. Andr? Gromyko Balla

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Yaound?-Nsimalen : la poubelle s’invite sur l?autoroute

Depuis peu, l?ouvrage manifeste des signes d?insalubrit? inqui?tants, Enqu?te. Entr?e du quartier Toutouli, sur l?autoroute Yaound?-Nsimalen, ce 6 f?vrier 2025. Des espaces verts transform?s en d?potoirs par des riverains. Tout s?y trouve: d?chets verts, d?blais de d?molition, pl?tre, ferraille, encombrants m?nagers, pare-brise des v?hicules, phytosanitaires, pots de peinture, a?rosols, batteries, piles, cendres et r?sidus, etc. En plus des animaux domestiques errants. L?endroit attire ?galement des r?cup?rateurs qui fouillent dans la d?charge, cherchant tous ce qui est valorisable. La g?omorphologie du site et la pente abrupte favorisent le drainage et l??coulement des d?chets vers l?aval, augmentant ainsi le risque de transfert des polluants vers le cours d?eau voisin au fond d?un vallon bois?. ?C?est ici que j?ai grandi, l? o? maintenant se trouve une poubelle g?ante, l?, passait le ruisseau, et j?allais jouer et me baigner avec les copains, on a eu quand m?me du bon temps ici, vraiment on ne se voit pas ailleurs?, d?sole papa Ndoumba, patriarche du coin. Proximit?A quelques endroits, le trottoir est devenu impraticable. Des habitants qui doivent enjamber une montagne d?ordures pour rentrer chez eux. Et lorsqu?ils font r?f?rence ? ce qui se passe ici depuis quelque temps, ils ?voquent un espace d?figur?, souill? par la d?charge. Les atteintes ? la sant? deviennent aussi par extension des atteintes aux maisons par la d?valorisation fonci?re, et ? leur quartier par la pr?sence de la d?charge. ?De plus en plus nombreux sur cette autoroute, ils ont fini par produire une nouvelle proximit? entre les ordures et nous les riverains. Nous qui habitons le coin commen?ons ? avoir les moustiques dans les maisons, ce qui n’existait pas. Je me rends compte que j?ai le nez qui saigne, je ne suis pas le seul. Ma femme, pareil, mon fils qui habite l? aussi. Il a sans arr?t des probl?mes respiratoires. Et toujours cette odeur lancinante qui est tr?s piquante le soir et tr?s piquante le matin et, au gr? des vents, qui dispara?t? Et l?, on se rend compte qu?il y en a plein d?autres ? avoir les m?mes sympt?mes que nous?, expose papa Ndoumba. VictimesDans ce contexte, nombreuses sont les incertitudes qui p?sent sur ce type de pollution, notamment sur les cons?quences des faibles expositions ? certaines mol?cules toxiques. Dans ce contexte aussi, les riverains se pr?sentent comme des victimes. Si, il y a quelques mois seulement, c??tait ?la belle autoroute, comme beaucoup en garde le souvenir, actuellement, son visage en fait un de ces tron?ons routiers ?cart? de sa vocation initiale. Dans le r?cit des riverains, on ne sait pas qui jette les ordures ici. Tout au plus, quelques personnes all?guent que ?ces ordures sont jet?es par des personnes venant de loin. Elles viennent dans la nuit avec leurs v?hicules et balancent les ordures quand tout le monde est d?j? couch??. Malgr? les progr?s faits en mati?re de s?curit? et de gestion des d?chets et les travaux d?am?nagement r?guli?rement men?s sur les d?charges par quelques habitants, le d?cor est d?crit comme r?pugnant: ?Je me bats contre cette d?charge, je ne la veux pas, c?est dangereux, elle me r?vulse?, s?emporte un jeune. Si d?autres jeunes se rem?morent le temps o? la d?charge n??tait qu?un ?tas d?ordures?, leur pr?occupation nouvelle vis ? vis de la situation actuelle est d?interpeler les autorit?s en charge de la gestion des d?chets dans la ville de Yaound?. Sur le coup, nombreux sont ceux qui, d?une part, questionnent le r?le des cam?ras accroch?es le long de l?autoroute et, d?autre part, les ?lus locaux sur ce nouveau d?cor qui affecte leur quotidien. L? aussi, la situation est celle d?un ?bras de fer? entre les autorit?s publiques et les riverains. Pour en parler, ces derniers utilisent plut?t l?image assez classique de la ?lutte du pot de terre contre le pot de fer?.

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Pascal Baylon Owona Toute une vie conjugu?e ? la voix active

Qui ?tait-il ? On pose la question comme on lancerait un ballon? Pour voir comment il rebondit et zut, ?a fonctionne. Portrait. Et ce jour, ?a fonctionne autrement, en raison de cette annonce bombard?e depuis la France: Pascal Baylon Owona est mort ce 5 f?vrier 2025 ? Paris des suites de maladie. Il avait 84 ans. Dans ce difficile et douloureux travail de deuil, on se console: les morts ne meurent jamais tout ? fait surtout s?ils avaient quelque importance sociale de leur vivant. ?Tristesse. Nous pensons ? lui tr?s fort?, ?crit-il sobrement Pr ?ric Mathias Owona Nguini dans un message post? sur facebook ce 6 f?vrier 2025. ?Footballeur talentueux, Monsieur Owona Pascal a marqu? son ?poque ? travers des performances remarquables dans la mythique ?quipe de Tonnerre Kalara club de Yaound?. Des prousses qui lui ouvrirent les portes de la s?lection nationale seniors, les Lions indomptables au d?but des ann?es 1970, avec laquelle il a ?crit des pages historiques. Devenu pr?sident de la F?d?ration ? la fin de sa carri?re professionnelle et sportive, il s?est b?ti au fil des ann?esune solide r?putation d?homme int?gre et de conviction, port? par la passion pour le rayonnement du football camerounais. A la t?te de la Fecafoot et en tant qu?administrateur chevronn?, il a grandement contribu? ? moderniser la gestion du de l?administration de la F?d?ration?, mentionne un communiqu? r?dig? par la f?d?ration camerounaise de football le 5 f?vrier 2025. Le foot?Le parcours de Pascal Baylon Owona est ainsi fait. Tout en pr?tendant parler de l?homme, plusieurs r?cits l?ignorent et parlent en fait du football qu?il a pratiqu? et servi pendant de nombreuses ann?es. ?Il a aim? le foot ? sa fa?on. Surtout, il se reconnaissait en lui. Aussi n?a-t-il jamais m?nag? ses efforts pour sortir le football camerounais des mauvais pas dans lesquels certains temp?raments imp?tueux l?ont fourr?. Je garde de lui l?image d?un homme rigoureux, fier de lui, ami quand il le faut, et surtout tr?s fraternel. Comme joueur, Pascal Baylon Owona ?tait bien ce gar?on qui n?avait pas son pareil pour mettre plusieurs adversaires chevronn?s dans le vent. Ceux qui l?ont surnomm? ?Homme sec? ont ?t? tr?s inspir?s, car il ?tait un d?fenseur intraitable. Comme capitaine, tout ?tait en lui pour bien g?rer ses pairs sur le terrain, et plus tard, comme pr?sident de la F?d?ration?, souligne Valentin Elono, l?un de ses amis. Celui-ci reste d?ailleurs impressionn? par la dimension d?un personnage qui a r?alis? les r?ves qu?il portait. ?En inscrivant dans ses programmes les devoirs envers Dieu, en admettant ainsi la notion divine dans sa vie quotidienne, Pascal Baylon a mis son talent au service de ses id?aux?, dit-il. Sur le sujet, Jean Paul Akono, son co?quipier pendant 4 ans en s?lection nationale ne tarit pas d??loge ? l?endroit du disparu: ?Quand il jouait, c?est ? peine s?il transpirait. Il jouait sans la moindre brutalit?. De toute sa carri?re, il n?aimait pas la publicit? et ne supportait pas que sa vie priv?e dev?nt publique, car taiseux dans l??me. Malgr? qu?il ?tait tr?s expos? comme d?fenseur central, je ne sais pas s?il avait ?cop? d?un seul carton rouge, tellement il ?tait propre dans son jeu. Meneur d?homme, personne exemplaire, il ?tait tr?s g?n?reux. Lors d?une r?union au minist?re des Sports, consacr?e aux anciens Lions, pendant la Can 2022 disput?e au pays, bien que nous ayons eu la m?me enveloppe, il avait redistribu? ? chacun de nous ses 200 000 FCFA. En dehors des stades, il avait consacr? sa vie ? Dieu. Il aimait rappeler ? tous ses proches que nous devons rendre gr?ce au Seigneur, en le louant continuellement?.A cette heure o? des querelles de tous les formats poissent le football camerounais, o? les d?cibels malveillants b?illonnent toute discussion et o? l?incertitude garrotte tout horizon, Valentin Elono se souvient d?une phrase de Pascal Baylon Owona: ?le football est un sport simple, rendu compliqu? par les gens qui n?y connaissent rien?. Les mots ne servent en effet pas simplement ? d?crire une r?alit? contemporaine, ils la construisent. Premier pr?sident ?lu de la F?cafoot (1990-1993), Pascal-Baylon Owona a pos? les jalons d?une gestion moderne du football camerounais. Son mandat a marqu? le d?but d?une nouvelle ?re pour le football national, ?tablissant des standards qui r?sonnent encore aujourd?hui. Joueur d?exception devenu administrateur ?m?rite, Pascal-Baylon Owona incarnait la parfaite synth?se entre excellence sportive et comp?tence administrative. Il f?t d?ailleurs le dernier Directeur de l?Office national des Sports. Lorsqu?il revient comme membre du Comit? de normalisation de la F?cafoot en 2013, ?Aujourd?hui, les d?rives financi?res deviennent inh?rentes au fonctionnement de la f?d?ration. Elles font syst?me avec lui. Il semble de plus en plus difficile de poursuivre ou de sanctionner, ? due proportion, les coupables sans en venir ? mettre en cause toute l?organisation. La d?rive la plus b?nigne – mais combien r?v?latrice – est le refus de la transparence financi?re de certains acteurs et amateurs occasionnels de football. Plus g?n?ralement, la multiplication des intervenants a affaibli la f?cafoot; les nombreuses successions de comit?s de normalisation depuis au moins deux d?cennies ajoutant par ailleurs ? ce constat. Aux changements exog?nes expos?s ici et pouvant d?sormais transformer les partenaires traditionnels de cette administration en rivaux, en raison de l?accroissement de leurs ressources et influence, s?additionnent en outre des changements internes. Dans cette configuration, la production de rh?toriques et pratiques d?fensives et le rappel constant des syst?mes de r?f?rence ant?rieurs figurent au titre des strat?gies visant ? r?sister ? la bonne gouvernance de notre football. L?ensemble de ces dynamiques appelle ainsi ? poursuivre l?analyse Du vrai probl?me qui est le contr?le de l?argent?, avait ?mis Pascal Baylon Owona dans un commentaire portant sur quelques actualit?s vivantes en provenance de la Fecafoot. Une trajectoire secr?teRaconter la vie de Pascal Baylon Owona en constitue un tour de force qui a laiss? d?confits des journalistes et des biographes qui s?y sont attel?s. ?Ils ont parfois survol? un aspect de son parcours: Il fait partie de la premi?re cuv?e des footballeurs revendiquant un cursus acad?mique au-dessus de la moyenne et qui

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Pr?sidentielle 2025: Paul Biya r?affirme sa candidature

En surfant sur l’image positive des Lions indomptables, l’actuel locataire du palais de l’Unit? veut s’assurer le soutien de la jeunesse. ?M?adressant ? vous l?ann?e derni?re, dans les m?mes circonstances, peu de temps apr?s notre difficile campagne, lors de la Coupe d?Afrique des Nations en C?te d?Ivoire, je vous assurais que nous allions renouer avec la victoire. Notre brillante qualification pour la prochaine Coupe d?Afrique des Nations, qui se d?roulera au Maroc, illustre bien ce que notre jeunesse, qui ne manque pas de talent et de courage, est capable d?accomplir, avec de la discipline et des efforts acharn?s.Il est all? tr?s vite. Comme un fauve qui a minutieusement cibl? sa proie, Paul Biya s’est engag? ? toute vitesse pour se f?liciter de la qualification des Lions indomptables ? la coupe d’Afrique des nations de football Maroc 2025. Connu pour sa capacit? ? cr?er un contexte favorable ? sa personne, le chef de l’?tat a profit? de la performance de l’?quipe nationale de football du Cameroun pour rappeler ? ses jeunes compatriotes que le r?sultat savour? aujourd’hui avait ?t? annonc? ? l’avance par lui-m?me. Certainement, pour l’actuel locataire du palais de l’Unit?, cela augure d’une brillante perspective, ?si la concorde, la solidarit? et l?esprit d??quipe r?gnent au sein et autour? des Lions indomptables. ?Cet entrecroisement est symptomatique. On est frapp? par ce brouillage de rep?res?, signale Maxwell ?tam? Ndedi. Proche du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), l’universitaire et avocat estime que ?le rapport que Paul Biya entretient avec la qualification des Lions indomptables pour la CAN 2025 ?mane d’une production langagi?re traduisible selon le contexte sociopolitique du pays?. ?Cela s’appelle fabriquer des liens parmi des actualit?s, dans une strat?gie individuelle d’appropriation de l’espace politique?, explique-t-il encore. ?Qu?importe les critiques?, Paul Biya jure face ? ses jeunes compatriotes: ?Je vous tiendrai toujours le langage de la v?rit??. ?Et cette v?rit?, c’est la politisation du football au sens o? elle est susceptible de provoquer des effets de r?alit? sensibles et d’entra?ner une ?volution des configurations politiques?, postule Solomon Ndeh. Pour ce militant du Social Democratic Front (SDF), ?la parole de Paul Biya, saisie ? partir de n’importe quel bout, charrie un et un seul sens: la construction d’un entrelac qui lui offre la possibilit? de tacler ses adversaires ? travers un r?pertoire audible au niveau de la jeunesse pour qui le football est une passion?. Ce qui est dit ici fait r?f?rence ? un segment du message du chef de l’?tat ? la jeunesse le 10 f?vrier dernier. ?Je vous demande [?] de ne pas pr?ter l’oreille aux sir?nes du chaos que font retentir certains irresponsables, a-t-il encha?n?. Ne les laissez pas se servir de vous pour assouvir leurs desseins pernicieux, ? savoir cr?er le d?sordre dans notre cher et beau pays. Ne vous laissez pas non plus endormir par les promesses fallacieuses et pour la plupart irr?alisables qu’ils essayent de vous vendre?. De l?, il serait tentant d’acter que la derni?re sortie de Paul Biya s’est articul?e autour d’une id?e phare, habilement dissimul?e: sa r??lection ? la t?te du pays. ?Cela n’est pas une fausse piste. Tant les ?l?ments de langage mobilis?s le disent en exclusivit??, postule Nelly Nsom Hen, analyste politique. ? l’en croire, ? la veille de chaque ?lection pr?sidentielle, Paul Biya s’est toujours servi de l’?l?ment Lions indomptables. ?Nanti d’une certaine exp?rience op?rationnelle, il n’a jamais h?sit? ? invoquer ce totem qu’il s’est appropri? lorsqu’il s’agit d’?lection pr?sidentielle?, constate Nelly Nsom Hen. ?Cela n’est pas secondaire pour son image d’Homme-Lion adopt?e depuis 1992?, appuie Solomon Ndeh, autre analyste politique. Et aux jeunes qui veulent savoir quelle est la feuille de route de ?l’Homme-Lion?, celui-ci a sa r?ponse: ?Je continuerai d’?tre ? vos c?t?s pour r?aliser les d?fis auxquels vous ?tes confront?s?. Jean Ren? Meva’a Amougou Le Renouveau a l??preuve des contestations populaires dans le nord du Cameroun Alors que le discours de Paul Biya ce 10 f?vrier ? l?attention de la jeunesse camerounaise a raviv? le d?bat sur l?entr?e en campagne du RDPC dans le cadre d??ch?ances ?lectorales ? venir, l?expos? du Pr?sident de la R?publique a ?galement laiss? sur le carreau des jeunes hommes et femmes attentistes qui souhaitaient voir en cette d?claration une preuve que l?Homme du Renouveau accorde bien une attention particuli?re aux remous sociaux qui minent le Septentrion en ces temps. De l?annonce de la gr?ve des docteurs des r?gions septentrionales recal?s lors du r?cent recrutement des docteurs dans les universit?s camerounaises ? la contestation populaire men?e par les populations autochtones du Mayo-Kani contre la cr?ation d?un parc zoologique sur leurs terres en passant par les r?centes gr?ves des employ?s de la SOSUCAM dont un grand nombre est repr?sent? par des ressortissants du Nord, Paul Biya est bien pass? loin des attentes. ?Nous attendions qu?il calme le jeu. Nous attendions qu?il prononce dans son discours des mots ? notre encontre afin de calmer le jeu. Mais l?, il nous d?montre qu?il prend fait et cause pour ses collaborateurs. C?est une fa?on de nous faire savoir que nous devons accepter ces r?sultats teint?s de favoritisme et d?injustice. Ce que nous d?crions l?int?resse peu, ce n?est que sa future r??lection qui l?int?resse?, soutient Abdoul Aziz, docteur en droit non retenu.Et pourtant, le plus beau fleuron du Renouveau est sans aucun doute la r?forme universitaire. Paul Biya, parfaitement conscient du fait que la structure universitaire est devenue trop lourde, a sign? le d?cret n?93/026 du 19 janvier 1993 portant cr?ation d?universit?s. Une r?forme qui a favoris? l??clatement de l?Universit? de Yaound? en six autres universit?s. D?autres universit?s ont ?t? cr??es par la suite dans les autres r?gions. Des milliers d?enseignants ont ?t? recrut?s ces cinq derni?res ann?es ne favorisant toujours pas le r?tr?cissement du vide abyssal qui existe entre l?offre et la demande. Sur les diff?rents fora dans les r?seaux sociaux o? des versions ?crites de ce discours sont diffus?es, les avis divergent. On peut lire d?une part les sceptiques ?crire: ?le chef d?orchestre bat d?j? la mesure?; ?un syst?me pourri? et d?autre part les

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Strat?gie r?gionale d?inclusion financi?re 2025-2029 dans la Cemac: principaux , axes strat?giques

A en croire la banque centrale, le diagnostic de l?inclusion financi?re et les diff?rentes concertations ont permis de faire ?merger les 06 axes strat?giques autour desquels les travaux de formulation de cette Strat?gie R?gionale d?Inclusion Financi?re ont ?t? structur?s. Les axes ont chacun fait l?objet de travaux sp?cifiques au sein de Groupes de Travail Th?matiques (GTT) ? travers plusieurs ateliers et travaux de groupes. Les r?sultats de ces travaux ont permis d??laborer un plan d’actions d?taill? qui rend compte des objectifs sp?cifiques ? chaque axe, des actions ? entreprendre pour remplir chaque objectif, et qui associe ? ces actions une liste d?activit?s ? r?aliser (pr?sent?es en annexe 5). Au total, le plan d’actions de la SRIF comprend six (06) axes strat?giques, vingt-quatre (24) objectifs sp?cifiques (OS) et soixante-huit (68) actions. Axe strat?gique 1Education et protection des consommateurs des services financiers ? Objectif Sp?cifique (OS) 1.1: Renforcer l??ducation financi?re et num?rique des populations cibles L?accent sera mis sur la mise en place des strat?gies d??ducation financi?re et num?rique, en passant par l’?laboration d?un document cadre et l?accompagnement des Etats dans leur conception et leur impl?mentation. ? OS 1.2: Sensibiliser les populations cibles sur l?inclusion financi?re formelle. Il s?agira d?informer les populations cibles sur l?inclusion financi?re, et de sensibiliser les promoteurs des MPME ?voluant dans l?informel (tant en termes de secteur d?activit? que par rapport aux services financiers) sur les avantages de la formalisation des entreprises et les d?marches ? suivre, renforcer les capacit?s financi?res des MPME, et les mettre en relation avec les fournisseurs de services financiers afin de les accompagner dans leur passage au formel. ? OS 1.3: Sensibiliser les diff?rents acteurs sur la protection des consommateurs. Cet objectif vise ? vulgariser l?information et la r?glementation sur les services financiers aupr?s des consommateurs et leur permettre de comprendre, comparer les services financiers et de bien d?fendre leurs int?r?ts, tout en mettant en exergue la loi sp?cifique devant prot?ger, d?fendre les droits du consommateur dans la CEMAC, en ad?quation avec la loi mod?le pour la protection du consommateur en Afrique, ?manation de l?Organisation Internationale du Consommateur (OIC). ? OS 1.4: Renforcer les m?canismes de protection des consommateurs. L?accent sera mis sur le cadre g?n?ral de collaboration en mati?re d??ducation financi?re et de protection des consommateurs, ainsi que sur le d?veloppement de partenariats sur ces sujets. Du c?t? des fournisseurs de services financiers, leurs proc?dures internes concernant la protection des consommateurs seront renforc?es, avec de meilleurs m?canismes de recours et des ?valuations p?riodiques des dispositions r?glementaires en mati?re de protection des consommateurs. Axe strat?gique 2Promotion et facilitation de l?innovation, l?utilisation des Services financiers num?riques (SFN) et l?interop?rabilit?. En ligne avec la d?finition de l?inclusion financi?re, la vision commune retenue est: ?Permettre l?acc?s et l?utilisation accrue d?une gamme de produits et services financiers adapt?s, diversifi?s et abordables, notamment pour les populations vuln?rables (ou exclues financi?rement), particuli?rement pour les jeunes, les femmes, la population rurale et les MPME de la zone Cemac?. L?objectif global mesurable de la SRIF ? l?horizon 2029 et 2032 s??nonce comme suit: ?Accro?tre le taux d?inclusion financi?re de 32% en 2021 ? 60% d?ici 2029 et 75% ? l?horizon 2032?. Compte tenu des disparit?s entre les diff?rents pays de la r?gion, les objectifs sp?cifiques pour chaque groupe cible de la SRIF devront ?tre adapt?s suivant les pays et d?clin?s dans les strat?gies nationales d?inclusion financi?re de chaque pays le cas ?ch?ant, avec un objectif de progression de 20 ? 30 points de pourcentage suivant les pays et les groupes cibles (par exemple: Accro?tre le taux d?inclusion financi?re des femmes tchadiennes de 4% en 2021 ? xx% en 2029). Les objectifs sp?cifiques retenus pour chaque groupe cible privil?gi? de la SRIF sont les suivants: ?Accro?tre le taux d?inclusion financi?re des femmes de 13% ? 35% de 2021 ? 2029; accro?tre le taux d?inclusion financi?re des jeunes de 12% ? 35% de 2021 ? 2029; accro?tre le taux d?inclusion financi?re des populations rurales de 11% ? 25% de 2021 ? 2029; accro?tre le taux d?acc?s au cr?dit des MPME de 23% ? 50% de 2021 ? 2029. Selon une note publi?e le 4 f?vrier 2025 par la Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac), l?on apprend que les cibles ? atteindre d?ici 2029 et 2032 tiennent compte de la base de r?f?rence ?tablie. Ces cibles (y compris celles du taux de l?inclusion financi?re) int?grent la mise en place du projet d?Identifiant Bancaire Unique (IBU) ? partir de 2024. Le projet d?IBU permettra d??viter la surestimation de l?inclusion financi?re en identifiant les personnes poss?dant un ou plusieurs comptes aupr?s de plusieurs fournisseurs de services financiers. ? OS 2.1: Promouvoir l?utilisation des paiements ?lectroniques par les services publics. En tant que levier d?utilisation des SFN, il s?agira d?encourager les services de l?Etat ? num?riser leurs services (tout comme ceux des grands facturiers), et ? faire la promotion de la num?risation des paiements au sein des services de l?Etat et de la population. ? OS 2.2: Faciliter l?acc?s et l?utilisation des paiements ?lectroniques par les populations cibles. L?objectif est de communiquer sur l??cosyst?me de paiements marchands et des transferts d?argent et de faciliter la mise en place de nouveaux acteurs locaux fournissant des services financiers num?riques et des paiements num?riques transfrontaliers. ? OS 2.3: Promouvoir la diversification de l?offre de services financiers num?riques s?curis?s et adapt?s aux besoins de la population cible. Cela passe par la promotion de l?interop?rabilit? des syst?mes et plateformes de paiements mon?tiques et de l?innovation, l?incitation ? l?expansion des fournisseurs de services financiers, notamment en zone rurale, et la mise en place d?un ?cosyst?me catalyseur. ? OS 2.4: Promouvoir l?utilisation des services financiers num?riques aupr?s des populations cibles L?accent sera mis sur les consommateurs, en favorisant l’utilisation de transactions num?riques ? moindre co?t par ces derniers par rapport aux transactions en esp?ces et comme moyen de paiement par les accepteurs, et en promouvant l’utilisation des services financiers formels par les consommateurs traditionnellement exclus. Par ailleurs, l?aboutissement du projet de d?veloppement du r?seau d?acceptation de paiements ?lectroniques dans la CEMAC devrait

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Combats ? l?Est de la RDC: les ?tablissements de sant? paient le lourd tribut

Plus de 70 centres hospitaliers auraient ?t? endommag?s ou d?truits dans l’Est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), alors que la violence croissante paralyse les services m?dicaux, a averti l’Organisation mondiale de la sant? (OMS) sur son site internet le 10 f?vrier 2025. Selon l?organisme onusien, la situation actuelle est ?tendue et volatile?, les h?pitaux ?tant d?bord?s par les bless?s et les ?pid?mies de maladies. Rien que dans le Nord-Kivu, indique l?OMS, ?des groupes arm?s ont occup? des cliniques soutenues par l’OMS, et les services d’urgence sont d?pass?s; 3 082 personnes ont ?t? bless?es et 843 tu?es, tandis que les attaques contre les centres m?dicaux ont forc? les travailleurs de sant? ? fuir?. Sur le terrain, apprend-on encore, le conflit a aggrav? la propagation des maladies infectieuses. Les cas de chol?ra ont explos? dans le Nord-Kivu, avec pr?s de 600 infections suspect?es et 14 d?c?s signal?s en janvier. Les efforts de lutte contre le mpox ont ?galement ?t? gravement perturb?s, avec 90% des patients fuyant les unit?s d’isolement. Le paludisme, la rougeole et la tuberculose continuent de se propager, tandis que les soins pour les maladies chroniques deviennent de plus en plus inaccessibles. A en croire l’OMS, la r?cente d?cision des ?tats-Unis de geler l’aide ?trang?re a un impact consid?rable sur les efforts de secours en RDC. L’ann?e derni?re, les ?tats-Unis ont contribu? jusqu’? 70% de la r?ponse humanitaire du pays, a indiqu? l’agence, soulignant qu’elle avait ?galement ?t? un important contributeur ? la lutte contre le mpox, et avait promis un million de doses de vaccins provenant de ses stocks pour les efforts mondiaux. L’OMS a rapport? que plus de 900 personnes ont ?t? tu?es, avec pr?s de 3 000 bless?es. Des milliers de personnes ont ?t? d?plac?es, beaucoup fuyant vers le Rwanda voisin, y compris du personnel d’organisations internationales telles que les Nations unies et la Banque mondiale. BO

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