Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Mont?e de l?Extr?me droite en Europe: l?Afrique ? plus ou moins l?infini

?Mont?e de l?Extr?me droite en Europe: pourquoi ce pourrait ?tre un mal pour un bien pour l?Afrique?. La structure en mosa?que du titre d?un article paru dans Le Point (?dition num?rique du 13 juin 2024) permet d?aborder plusieurs th?mes sans s?imposer une lecture m?thodique. Et entre toutes les options possibles, Lassane Oumar Traor?, l?auteur dudit article, se veut tranchant. ?Au-del? de la question migratoire, la mont?e des nationalismes en Europe intervient dans un contexte particulier o? l?Afrique revendique de plus en plus sa souverainet??, ?crit l?hebdomadaire fran?ais. ?tant donn? leur fr?quence et, souvent, leur virulence, l?on ne pourrait pas s?attendre ? ce que ces th?mes qu??nonce Lassane Oumar Traor? rompent certaines s?ries de questions et introduisent de nouvelles interrogations en fonction de l?actualit?.Avant d?aller plus loin, remarquons tout de m?me un fait particuli?rement important pour la suite: Dans la plupart des 27 pays de l’Union europ?enne (UE), le scrutin de d?but juin a consacr? une large et historique victoire de l’extr?me droite, ce que pr?disaient d’ailleurs les sondages quelques semaines plus t?t. En France, par exemple, le Rassemblement national (RN), emmen? par son pr?sident, Jordan Bardella, a rafl? plus de 30% des voix, loin devant Renaissance, le parti du pr?sident Emmanuel Macron, qui s’en est sorti avec ? peine 15% du suffrage. M?me sc?nario en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas? Selon les estimations, la droite nationaliste s’empare de pr?s d’un quart des 720 si?ges de l’h?micycle europ?en.Quelles r?percussions politiques la composition du nouveau Parlement europ?en aura-t-elle sur la politique de l’UE vis-?-vis des gouvernements et des populations en Afrique? Mais aussi de la diaspora africaine qui vit en Europe? Assisterons-nous ? une acc?l?ration des accords entre pays sur, par exemple, l’externalisation des fronti?res pour freiner les migrations avec l’accord de l’UE? Les l?gislatives anticip?es en France auront-elles des cons?quences directes pour les Africains et la diaspora qui vit en Europe? Alors que plusieurs pays du continent africain restent des points de d?part de milliers de migrants ill?gaux vers l’Europe, faut-il s’en r?jouir ou s’en inqui?ter?La mont?e de l’extr?me droite en Europe pourrait ?tre un mal pour un bien pour l’Afrique?, r?pond Lassane Oumar Traor?. Il note que cette pouss?e nationaliste intervient dans le contexte d’une Afrique en pleine mutation, o? de plus en plus de pays africains invoquent la question de leur souverainet? dans le choix et la diversification de leurs partenaires. Et si dans le cas d’esp?ce, on est loin du repli identitaire aux relents de x?nophobie qui caract?rise la plupart des mouvements d’extr?me droite, il n’emp?che que cette fa?on, pour ces pays africains, de se recentrer sur eux-m?mes, d?note d’une volont? de rupture avec un ordre ancien. Une telle situation mettrait les dirigeants africains face ? leurs responsabilit?s en les obligeant ? trouver des solutions innovantes ? la crise migratoire pour fixer les Africains sur un continent qui a besoin de la force des bras et de l’intelligence de ses fils pour amorcer son vrai d?veloppement?.Au-del? des r?percussions de fa?on globale sur le continent africain, le contr?le imminent du Parlement europ?en par la droite est pes? et soupes? sur la balance des int?r?ts bilat?raux. Dans certaines capitales, on ?value d?j? les pertes et les profits li?s aux enjeux g?opolitiques et ?conomiques. En toute rigueur, il y a (? nouveau) un d?bat sur la relation entre l?Afrique et l?Europe. Certains disent qu?il faut la poursuivre, d?autres qu?il faut l?arr?ter. En m?me temps, beaucoup ne cessent d?esquiver le d?bat en disant: ?Vos questions sont simplistes, le probl?me ne se pose pas comme ?a?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Vente de chaussures de seconde main ? Yaound? : plomb? par l’augmentation du prix du carburant ? la pompe

La mesure du gouvernement camerounais a occasionn? la hausse des prix dans le secteur d?activit?s. Pierre, jeune, originaire de Maroua dans l’Extr?me nord du pays, est un vendeur de chaussures friperie. Ce vendredi 28 juin, nous le retrouvons aux abords de la caisse de stabilisation des produits d’hydrocarbures (CSPH). Sp?cialis? dans la vente des chaussures pour adultes et adolescents, il se confie ? nous. ?Cela fait trois ans que je suis dans le m?tier. Je prends ma marchandise au d?ballage au March? Mokolo. Ces chaussures viennent d’Europe. Notamment de la France et de la Belgique. Il y a aussi l’Italie et l’Allemagne?, confie le fripier. Il existe donc deux d?ballages, explique-t-il. Celui de six heures et celui de neuf heures, qui selon lui, est le meilleur. Sur le coup, il nous pr?sente une botte et une tenue qu’il a pu obtenir au march?, bien qu’il regrette que la moisson du jour n’ait pas ?t? assez bonne. ?Je n’ai pas eu la chance d’avoir beaucoup de chaussures aujourd’hui. Mais je suis mieux que mes fr?res. Ils n’ont rien obtenu?, raconte-t-il. Mais avant, de proposer sa marchandise ? ses clients, il doit d’abord la passer ? ?la t?lerie?. Il s’agit d’un ensemble constitu? de la super glue, du briquet, du ?papier vert? et autres dont il se sert pour redonner une belle allure ? la chaussure. Dans ses mains, l’homme pr?sente une botte de couleur beige qu’il vient de remettre ? neuf. ?Je l’ai achet? au prix de 1 500 FCFA et je la vendrai au minimum ? 4 000 FCFA. Si j’ai 2 500 FCFA de b?n?fices, c’est une bonne affaire?, esp?re Pierre. Selon le vendeur, les chaussures de la friperie n’ont pas de prix fixe. Celui-ci est tributaire de l’?tat et de la qualit?. Pour lui, les Yaound?ens s’int?ressent, en g?n?ral, ? ces chaussures parce qu’elles sont moins ch?res et de meilleures qualit?s que certaines vendues ? prix d’or dans les boutiques. Cela fait son bonheur. ?Quand le march? est bon, poursuit-il, je peux vendre 7 ? 8 paires par jour. Pendant les mois de f?tes, je vends 17 chaussures. Mais en septembre, je peux avoir 800 000 ? 1 000 000 FCFA de b?n?fices?, souligne-t-il.Plusieurs personnes se sont lanc?es dans le commerce ambulant de la friperie. ? la nouvelle route Bastos, en 3 heures d’observation, l’on compte pas moins de 35 fripiers ce vendredi 28 juin 2024. La plupart de ces vendeurs, apprend-on, ont un ou deux collaborateurs. ?On fait venir nos fr?res du nord pour soutenir la famille?, ajoute Boukari, le r?gulateur du coin. Il se plaint d’un fait r?cent. ?L’augmentation du carburant a aussi augment? le prix de la marchandise. Une chaussure que tu pouvais acheter ? 1 000 FCFA, on l’ach?te ? 1500 FCFA?. Cet ?tat des choses ne permet pas aux petits commer?ants comme lui de s’en sortir. Andr? Gromyko Balla

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Commerce des chiens de race ? Yaound?: arnaque, supercherie?

L’activit? aux revenus all?chants est infest?e d’individus de toutes sortes. Immersion dans le circuit. M?me si cela semble curieux pour bon nombre de personnes, la vente de chiens ? Warda est un milieu o? r?gne l’arnaque. Bon nombre de vendeurs, revendeurs et autres vendent des chiens commun?ment appel?s ?kouandjangs? en lieu et place des chiens dits de race (berger allemand, berger malinois?). Plusieurs personnes disent avoir ?t? victimes de la supercherie de ces commer?ants ?v?reux?. Il faut ?tre chanceux pour tomber sur un vendeur honn?te.?nos Assala, ing?nieur ?lectronique, se souvient de sa m?saventure. Il la raconte ? une dame qui se rendait ? Warda pour acheter un chien de race, question de la mettre en garde. ?Je suis dans un quartier o? on vole r?guli?rement. J’ai obtenu 300 000 FCFA de la tontine dans laquelle je suis et j’ai d?cid? de prendre un berger malinois (r?put? tr?s bruyant, mais aussi efficace) pour dissuader les voleurs. Deux mois apr?s, je constate que c’est un chien ordinaire. Quand j’appelle le vendeur, pour en savoir un peu plus, le num?ro de t?l?phone ne passe plus?, raconte-t-il. Aussi, sugg?re ?nos ? la dame, ?il vaut mieux prendre attache avec les soci?t?s de gardiennage?. MaladieSon cas est loin d’?tre isol?. Charles se souvient d’avoir achet? un jeune bulldog anglais ? 600 000 FCFA. Deux jours apr?s, le chien est mort. En r?alit?, regrette-t-il, l’animal ?tait malade. Lorsqu’il appelle le vendeur, ce dernier lui demande de ramener son chien afin de lui donner son argent.Jules, policier dans un corps d’?lite de la place, dit avoir interpell? pas moins de cinq vendeurs de chiens, depuis le d?but de l’ann?e en cours. L’un d’eux, explique-t-il, ?tait receleur. Il avait achet? un chien vol? ? un couple d’expatri?s ? 3 000 FCFA. En allant sur les lieux lors de l’enqu?te, ?le caniche s’est mis ? aboyer lorsqu’il entendait son nom?.ExceptionDans ce milieu o? r?gnent les faussaires, l’on a aussi des vendeurs soucieux de satisfaire les clients. D’autres construisent leur vie gr?ce ? cette activit?. Le cas d’Alexandre Longue Ebouele. Ce fils de banquier a su se d?partir du patrimoine familial et tirer son ?pingle du jeu. Depuis 2011, le jeune Camerounais, originaire de la r?gion du Littoral, excelle dans le dressage et la commercialisation des chiens de race et de ceux dits hybrides. Il offre ses services aux particuliers et aux soci?t?s de gardiennage.Parce qu’il rapporte suffisamment, plusieurs personnes s’y investissent, y compris les hommes en soutane. Pasteur du minist?re de la gloire divine, le r?v?rend pasteur Paul Wandji ne vend qu’une seule race, le berger royal. Dans son espace aux allures d’une ?glise m?di?vale, se trouvent deux petits n?s le 30 avril dernier. Et, pr?cise-t-il, chacun d’eux coute 250 000 FCFA. Il connait la supercherie des vendeurs du carrefour warda et les invite ? ?tre honn?tes vis-?-vis de leurs clients. Andr? Gromyko Balla

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Face ? la raret? des pi?ces : le ?Tchang tchang? comme solution

Pour contourner les difficult?s que g?n?re la p?nurie de pi?ces, commer?ants et acheteurs ont adopt? un syst?me orient? vers la satisfaction de toutes les parties. ? Kye Ossi, ?a se passe de mani?re tr?s l?g?re entre clients et acheteurs. Les uns et les autres appellent ?a ?Tchang tchang?. ?Ce que nous d?signons par cette expression, c’est le fait d’acheter une certaine cat?gorie de marchandises avec des pi?ces uniquement?, renseigne Marco, homme d’affaires ? la r?putation bien assum?e dans la zone des trois fronti?res. ? en juger par la description qui en est faite, les id?es qui escortent le ?Tchang tchang? portent des significations p?cuniaires. ?On parle d’argent, oui, mais de pi?ces?, pr?cise Marco. Il n’est pas tr?s ?vident que celui qui d?barque ici pour la premi?re fois comprenne quelque chose ? cela. En exploitant d’autres ?l?ments d’explication, le ?Tchang tchang? est une exp?rience unique. ?C’est notre fa?on ? nous de contourner le manque de pi?ces de monnaie dans les transactions commerciales?, explique Bachirou, d?taillant de vivres frais au march? d’Abang-Minko’o. Des ?clairages fournis par ce dernier, deux constantes sont ? consid?rer. ?C’est une r?gle non ?crite qui s’est impos?e ? l’ensemble des commer?ants et des clients. C’est ?galement une r?gle valable pour une certaine cat?gorie de produits et services dont la valeur sur nos march?s est en dessous de 500 FCFA?, ?tale encore Bachirou. Application sur le terrainAllons-y voir. Nous voici ? la sortie nord de la fronti?re entre la Guin?e ?quatoriale et le Cameroun. ?Tout va vite ici ; on n’a pas de temps ? perdre. D?s que je traverse avec votre marchandise, il ne me revient pas de chercher la petite monnaie. Tout le monde sait que la travers?e avec la brouette co?te 300 francs. Une fois le service rendu, comptez 300 francs pour me payer?, abr?ge un jeune propri?taire de brouette. Dans le fond, Tchang tchang s’est donn? une identit? s?re dans les ?changes observ?s au point de d?barquement tr?s pris? par les usagers clandestins. Ici, la logique de fonctionnement est ?clair?e par deux choses : la fluidit? et la proximit?. ?Quand nous travaillons ici, c’est une pratique qui aide tout le monde. Je vous rends un service, vous me payez exactement le montant que vous me devez. En plus, ?a permet de garder le contact avec nos clients camerounais, ?quato-guin?ens et gabonais?, explique un autre jeune. Ce que l’on entend, illustre et miniaturise une tendance. Une tendance dont les ressorts s’appr?cient au prisme de la disponibilit? ou de la raret? des pi?ces d’argent et du syst?me commercial qui en d?coule.? cet endroit o? les transactions au comptant restent ? la mode, les modalit?s d’utilisation des pi?ces ob?issent au contexte impos? par la raret? de celles-ci. ?Nous avons observ? que le manque de pi?ces d’argent nous causait beaucoup d’ennuis depuis au moins 10 ans. Nous perdions beaucoup de clients et d’argent parce qu’on arrivait plus ? faciliter les ?changes?, d?montre Marco. Selon ce dernier, il faut ?tre au courant de ce qui se passe entre nous commer?ants. Nous ne nous aidons pas mutuellement. Et pour ?viter de qu?mander la petite monnaie de boutiques en boutiques, le Tchang tchang permet d’?tre plus ind?pendant », poursuit-il.Parce qu’il est consid?r? comme tel, ce m?canisme de mise ? disposition de la petite monnaie r?git ainsi tous les march?s de la zone. ? Abang-Minko’o par exemple, la question ne se pose plus entre commer?ants et clients. ?Chacun sait qu’en achetant une marchandise qui co?te moins de 500 francs, inutile de venir pr?senter un billet de 1000 francs par exemple?, souffle Ernest Nzue, usager gabonais. De son propos, l’on remarque que la zone des trois fronti?res est un parcours organis? sur le plan commercial. ?Et ce au fur et ? mesure que s’accentue la p?nurie des pi?ces de monnaie dans l’espace Cemac?, analyse Quentin Onambele, cadre contractuel ? la d?l?gation d?partementale du Commerce pour la Vall?e du Ntem. ?Le Tchang tchang rend compte de la capacit? des usagers ? s’adapter et ? d’ajuster en vue de rendre la vie facile, d’abord pour eux-m?mes, les commer?ants et ensuite pour les clients?, poursuit notre source. Traduction : le Tchang tchang synth?tise plus l’?lan d’adaptation. ?Un tremplin ?conomique qui permet de surmonter certaines difficult?s dans les transactions?, appuie Quentin Onambele. BeacDans cette auguste institution, des recettes telles que le ?Tchang tchang? ne sont pas connues comme faisant partie des m?canismes formels d’?changes. D’ailleurs, l’on ?vite d’en parler. ?Ce qui est dans l’agenda de la Banque centrale, c’est le d?but d’ici ? la fin de l’ann?e d’un programme d’injection des pi?ces de monnaie dans l’?conomie de la sous-r?gion?, a inform? le gouverneur de la Beac, au sortir de la session ordinaire du Comit? de politique mon?taire du 24 juin dernier ? Yaound?. Selon le patron de la Banque centrale, ?il s’agit d’un programme ?tal? sur cinq ans pour permettre ? l’?conomie de la Cemac de se lib?rer de certaines contraintes li?es ? la raret? des pi?ces de monnaie?. Jean-Ren? Meva’a Amougou

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Trafic de drogue: l’Afrique centrale et de l’ouest sous l’?p?e des cartels

Selon la commission des droits de l?Homme du Cameroun, la r?gion a cess? d??tre une voie de transit pour devenir une v?ritable tani?re de consommateurs locaux. Chaque ann?e, la Journ?e internationale contre l?abus et le trafic illicite de drogue rappelle l?importance de lutter contre les stup?fiants. ? l?occasion de la 37? ?dition c?l?br?e ce 26 juin 2024, sous le th?me ?les preuves sont claires: investissez dans la pr?vention? la Commission des droits de l?Homme du Cameroun (CDHC) tire la sonnette d?alarme.Dans sa d?claration de circonstance, la CDHC rapporte que le ph?nom?ne du trafic et de la consommation de drogues douces et dures est pr?occupant en Afrique centrale. ?Au cours des dix derni?res ann?es, l?Afrique centrale et l?Afrique de l?Ouest qui servaient de voie de transit pour des drogues ill?gales en provenance d?Am?rique du Sud, sont devenues des march?s de stup?fiants en plein essor avec une hausse troublante du nombre de consommateurs locaux? indique l?institution que dirige James Mouangue Kobila. L?ampleurEn effet, les r?centes saisies et les cons?quences tragiques sur les pays de la zone renseignent sur l?ampleur du ph?nom?ne et l?urgence d?une r?ponse rapide et coordonn?e. Selon un r?cent rapport de l?Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les saisies de coca?ne dans les pays du golfe de Guin?e et du Sahel ont explos?, passant de 13 kg par an en 2015-2020 ? 1466 kg en 2022.Au Cameroun par exemple, le 30 mai 2024, la douane camerounaise a saisi une cargaison de 24,5 kg de coca?ne estim?e ? pr?s d?un milliard trois cent millions (1 300 000 000) FCFA. Il s’agit d?une cargaison en provenance de la ville de Sao Paulo au Br?sil et dissimul?e dans des sacs ? main et dans des chaussures.Le 16 avril de la m?me ann?e, une op?ration baptis?e ?coups de poings? men?e par la brigade de gendarmerie de Kondengui, a permis la saisie de 339 petits filons, 07 gros paquets d?une quantit? d?environ 7,425 kg de chanvre indien au quartier Mvog Atangana Mballa dans le 4? arrondissement de la ville de Yaound?. Burkina Faso, Mali, Niger, TchadCe rapport de l?ONUDC, explique que l’objectif des trafiquants est de cr?er un vaste march? africain ? travers une production locale de stup?fiants. La d?couverte au Niger de laboratoires de production de ?crack? (une coca?ne dite du pauvre) rel?ve de cette ambition. Ces pays servent aussi de transit pour la r?sine de cannabis venue d?Afrique du Nord, et de l?h?ro?ne d?Asie.D?apr?s l?Onu, le taux de pr?valence de la consommation de drogue en Afrique de l?Ouest et du Centre est sup?rieur ? 10% aux moyennes mondiales. Les traitements contre la toxicomanie restent encore rares sur le continent. Joseph Ndzie Effa (stagiaire)

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Cinquantenaire de Cameroon Tribune?:la Sopecam r?compense ses meilleurs artisans

La Soci?t? de Presse et d??dition du Cameroun vient de d?cerner des m?dailles d’honneur ? 266 anciens personnels et aux personnels en poste, sous l??gide du minist?re du Travail et de la S?curit? sociale (Mintss). Le si?ge de la Soci?t? de Presse et d??dition du Cameroun (Sopecam SCP) ? Yaound? est en effervescence. L?entreprise abrite depuis lundi dernier les activit?s marquant le cinquantenaire du quotidien national bilingue Cameroon Tribune. C’est dans cette perspective que son top management a d?cid? de d?cerner des m?dailles aux anciens personnels et aux personnels en poste. Une d?cision conforme au Code du travail camerounais. pour le Mintss,  ?cette c?r?monie a pour objectif de c?l?brer l?excellence au travail. Je saisis l?occasion que nous offre cette tribune pour saluer la trajectoire ascendante de la Sopecam ? travers notamment les innovations qui ont su ?tre introduites au profit de nombreux lecteurs.  Hier exclusivement Cameroon Tribune, aujourd?hui d?autres publications telles que Nyanga, Cameroon Insider et bien d?autres se sont ajout?es ? cette offre ?ditoriale. Cette progression heureuse dans un contexte de concurrence a accru la place centrale qui est la v?tre dans tous les espaces d?di?s ? la presse ?. L?occasion faisant le larron, cet ?v?nement a donn? lieu ? la Sopecam d?exprimer sa fiert? et son admiration envers son personnel, mais aussi pour soumettre quelques dol?ances ? l??tat. ? Nous sommes fiers de notre travail et allons maintenir les salaires de nos employ?s bien que le contexte soit difficile. Toutefois, afin d?obtenir un rendement optimal, nous esp?rons gagner davantage de march?s publics et avoir une r?elle autonomie de gestion ?, sollicite Marie-Claire Nnana directrice g?n?rale de la Sopecam.  Ainsi, 266 des personnels de cette entreprise ont re?u 387 m?dailles en or, argent et vermeil qui ont ?t? remises des mains de Gr?goire Owona, ministre du Travail et de la S?curit? sociale, assist? ? cet exercice par Joseph-Le, pr?sident du Conseil d?Administration de la Sopecam. Joelle Effa Laurentine Assiga,pr?sidente du R?seau des journalistes culturels du Cameroun, chef des services du journal Nyanga. ? Le journalisme, aujourd?hui, est ? la crois?e des chemins ? Il faut sans cesse innover avec les nouvelles technologies qui voient le jour. Le journaliste doit pouvoir s?adapter, on ne va pas compter 24 ans et rester en arri?re et conservateur sans s?adapter ? ces nouveaux outils comme le digital et l?intelligence artificielle. Donc, on va se renouveler encore pour mieux servir le public camerounais. Que ce soit nous dans les magazines, que ceux de Cameroon Tribune, nous avons un seul objectif, celui de positionner la Sopecam ? un niveau de leader. Mbassi Bikaga Epse Bikele Yvette Helene, chef service soci?t? et culture Cameroon Tribune ? ?a fait 29 ans que je travaille. ? Ma physionomie est tellement trompeuse que l?on ne pourrait imaginer que j?ai pu d?j? rassembler autant d?ann?es de service. Une m?daille comme celle-ci est la marque de la reconnaissance des efforts et des sacrifices consentis toutes ces ann?es. Et je pense qu?elle m?invite ? m?investir davantage parce qu?une m?daille comme celle-ci, c?est plus de responsabilit? afin de rester parmi les meilleurs. Gatsi Tananfouet Fenand, chef service Art graphique Cameroon Tribune ? Cameroon Tribune a pris sa pl?nitude dans le web ? Je suis tr?s fi?re de l??volution fulgurante de ce m?dia, et d’avoir apport? ma contribution, ceci, en coll?gialit? avec  mon entourage, pour que Cameroon Tribune d?colle. On peut avoir acc?s ? Cameroon Tribune partout dans le monde. Je suis d?autant plus fi?re du top management qui nous a permis aujourd?hui d??tre honor?s. Sorelle Guebediang, premi?re femme, chef d?agence de la Sopecam Ngaound?r?. ? La r?gion de l?Adamaoua va davantage alimenter ce journal. ? C?est la premi?re fois que je re?ois une m?daille d?honneur de travail. Cela me procure un sentiment de fiert? et me donne le courage de travailler davantage parce qu?en tant que premi?re femme chef d?agence ? la Sopecam ce n’est pas du tout facile. Cette m?daille est un booster pour continuer de l?avant.  Nous sommes donc plus confiantes et pr?tes ? alimenter le quotidien national en ce qui concerne les informations qui viennent de la r?gion du ch?teau d?eau du Cameroun. Propos recueillis par Joelle Effa

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Pr Jacques Fame Ndongo : ?la presse publique est au service de l?Etat ?

Fil conducteur de la le?on inaugurale du Colloque organis? ? l?occasion du 50? anniversaire de ? Cameroon Tribune ?. Sur la chaire, ce 4 juillet 2024 ? Yaound?, le Ministre d?Etat, Ministre de l?Enseignement Sup?rieur et non moins premier coordonnateur de la R?daction du quotidien camerounais ? capitaux publics.  Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, en vos rangs, titres et grades respectifs, vous permettrez qu?? l?entame de la Le?on inaugurale, je convoque une citation de Fernand Terrou, ancien professeur ? l?Institut d?Etudes Politiques de Paris et ex-Directeur de l?Institut Fran?ais de Presse (Universit? Paris II), non seulement au regard de l?immense stature scientifique du sus-nomm?, mais aussi en raison de l??pith?te ? politiques ? et du substantif ? presse ? inh?rents aux fonctions qu?il occupa : ? Si je l?che la bride ? la presse, je ne resterai pas  trois mois au pouvoir ?, d?clara Napol?on Bonaparte, au lendemain du 18 Brumaire (N.B. coup d?Etat du 9 novembre 1799, par lequel Bonaparte renversa le r?gime du Directoire). Sous le r?gne de Napol?on, la presse ne fut qu?un service de propagande gouvernementale et les journalistes, des agents du pouvoir, expos?s ? l?arbitraire le plus complet, tandis qu?aux Etats Unis o?, comme l?a ?crit Brissot, la R?volution ne se serait pas faite sans les gazettes, naissait une presse qui finira par l?emporter sur toutes les autres, au moins par son ampleur, et en Angleterre, ? l?abri de la libert? de publication et ? la faveur des progr?s techniques et ?conomiques, la presse prenait son essor ? (La presse P.U.F. Paris. p. 25).  ? Presse publique, pluralisme politique et r?volution num?rique ?. Telle est la th?matique, fort complexe et d?licate, de la le?on inaugurale que le Directeur G?n?ral de la SOPECAM, Mme Marie Claire Nnana, m?a demand? de d?livrer, ? la faveur du colloque organis? ? l?occasion de la c?l?bration du cinquanti?me anniversaire du quotidien ? Cameroon Tribune ?. De prime abord, il me fait plaisir de remercier Mme le Directeur G?n?ral de cette entreprise de presse et d??dition pour l?auguste responsabilit? scientifique et professionnelle dont elle a bien voulu me cr?diter, en cette circonstance historique o? l?un des plus prestigieux quotidiens d?Afrique, voire du monde, c?l?bre son ?ge d?or. Au demeurant, afin de m?acquitter convenablement, autant que faire se peut, de cette mission ? combien d?licate, m?adressant ? un auditoire averti et perspicace s?il en fut, je voudrais articuler ma communication autour de trois axes structurants : l?int?r?t du sujet, la d?finition des concepts op?ratoires, la plus-value induite par la r?volution num?rique. Le th?me du colloque scientifique qu?organise la Soci?t? de presse et d??ditions du Cameroun est d?une acuit?, d?une pertinence et d?un int?r?t on ne peut plus ?vidents. La citation relative ? Bonaparte prouve, ? suffisance, que depuis plusieurs si?cles, la presse est au c?ur de la probl?matique li?e ? la politique et qu?elle formate les invariants socio-culturels de la civilisation humaine, depuis le 18? si?cle au moins, jusqu?? ce jour.  En effet, la civilisation de l?information qui se consolide sous nos yeux a pour noum?ne la presse au sens large, ce terme f?t-il d?essence informatique, politique, journalistique, ?conomique, culturelle ou soci?tale. La presse, stricto sensu, dans ses trois composantes essentielles (?crite, audio-visuelle, cybern?tique) ne laisse personne indiff?rent ou ? l??cart de son champ de comp?tence. Nul, aujourd?hui, ne peut se passer de la presse publique ou priv?e, ? l?aune des acceptions que je viens d??num?rer.  La presse formate notre existence, nos comportements, nos sch?mes mentaux, nos choix, nos visions, nos r?ves voire nos fantasmes surtout dans son volet ludique le divertissement). Et, qui plus est, elle est en t?lescopage permanent avec l?homo politicus qui l?encourage, l?utilise, l?accepte, la craint, la manipule, l?oriente, la modifie, la formate, la courtise, en fonction de ses a-priori philosophiques, psychiques, cognitifs, lyriques ou id?ologiques (tout est id?ologique, m?me l?art culinaire). D?o? l?int?r?t ?vident du th?me que nous auscultons aujourd?hui. Et ce, d?autant plus que l??pith?te ? politique ? est accol?e ? ? pluralisme ?, sans oublier cette arl?sienne qu?est   la r?volution num?rique, v?ritable hydre ? sept t?tes que chaque humain se doit de dompter, de maitriser ou de s?duire pour ?viter d??tre phagocyt? par ce ? dinosaure ? (au sens neutre voire m?lioratif du terme.                                  Cette ?tape m?thodologique s?impose de mani?re apodictique, afin d??viter un dialogue de sourds puisque le mot colloque signifie ? parler ensemble ? (cum ? loquare). Et je sais que, pendant que je parle, hic et nunc, vous aussi vous parlez en esprit en disant (mentalement), a-t-il raison ? Est-il en train de p?rorer dans le n?ant ? Est-il p?dant, accessible, hors sujet, v?ridique ou d?phas? ? Je souhaite qu?int?rieurement, chacun se dise : c?est vrai, il a raison, je n?y avais pas pens? ?. Mais, c?est une gageure. Alors, d?finissons les concepts.                                   2-1- Presse :    chacun sait que ce mot vient de la grande invention de Jean Gutenberg et de ses deux associ?s, Jean Fust et Pierre Schoeffer.  L?utilisation simultan?e de deux ?l?ments (les caract?res mobiles m?talliques faits d?un alliage de plomb, d?antimoine et d??tain d?une part, et de la presse ? imprimer d?autre part, imagin? sur le mod?le des pressoirs ? vis employ?s par les vignerons rh?nans) se situe vers 1450 apr?s J.C.. Elle constitue l??v?nement fondamental qui marque la naissance de l?imprimerie et, donc, de la presse au sens technique, logique et professionnel. Apr?s cette date, le substantif ? presse ? a acquis une notori?t? exponentielle en commen?ant par l??dition des livres, puis des journaux, avec des proc?d?s toujours plus modernes : typographie, h?liogravure, offset etc. Aujourd?hui, le vocable ? presse ? est devenu polys?mique. Il d?signe aussi bien la presse ?crite, la presse parl?e, la presse t?l?vis?e que la presse cybern?tique. D?aucuns lui pr?f?rent un terme plus snob, issu du latin : medium, media. Le neutre pluriel a fini par devenir un nominatif singulier qui s?accorde au pluriel en gardant un ? s ?, ce qui constitue un barbarisme grammatical. 2-2- ? Publique ?                              Et quid de l?adjectif qualificatif ? publique ? ? Presse publique s?oppose ? presse priv?e dans notre imaginaire collectif manich?en, voire dans les r?f?rences juridiques, ?conomiques, normatives. Mais, la diff?rence entre les deux syntagmes nominaux n?est pas aussi claire qu?il n?y parait. En effet, toute presse est publique, puisqu?elle s?adresse ? un public

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Afrique subsaharienne : baisse des remises migratoires

Les flux des transferts de fonds vers le continent noir connaissent en 2023 une baisse de 0,3% par rapport ? l?ann?e pr?c?dente. Les ?missions de fonds des diasporas africaines en direction du continent se chiffrent ? 54 milliards de dollars (soit 33066,776 milliards de FCFA) pour le compte de l?ann?e ?coul?e. En valeur absolue, cela repr?sente une augmentation d?un milliard de dollars par rapport aux exp?ditions de 2022. Cependant, selon la Note d?information sur les migrations et le d?veloppement 2024, l?on observe une r?gression dans la courbe d??volution de ces donn?es. Bien que le montant des transferts se chiffre tout juste ? 53 milliards de dollars cette ann?e-l?, sa marge d?augmentation est de 6,1%. Cette dynamique, expliquait alors la Banque mondiale, se justifie en grande partie par ?le fort accroissement des transferts d?argent vers le Ghana (12%), le Kenya (8,5%), la Tanzanie (25%), le Rwanda (21%) et l?Ouganda (17%). Les flux ? destination du Nig?ria, qui constituent environ 38% du total des montants envoy?s par les travailleurs migrants dans la r?gion, ont augment? de 3,3% pour atteindre 20,1 milliards de dollars?. Les plus grands destinataires des envois de fonds dans la r?gion en 2023 sont le Nigeria (19,5 milliards de dollars), Ghana (4,6 milliards de dollars), Kenya (4,2 milliards) le Zimbabwe (3,1 milliards) et le S?n?gal (2,9 milliards). Les flux de transfert d?argent les plus importants proviennent des ?tats-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de la Suisse et d’Italie. Au plus basAvec ses 54 milliards de dollars, l?Afrique subsaharienne est la r?gion ayant mobilis? le moins de remises migratoires. L?Asie du Sud pr?ne ? la premi?re place en la mati?re avec une enveloppe de 186 milliards de dollars. Elle est suivie de l?Am?rique latine et les Cara?bes (156 milliards de dollars). L?Asie de l?Est et du pacifique b?n?ficient de 85 milliards de dollars, suivis de l?Europe et l?Asie centrale (71 milliards de dollars), ainsi que du Moyen-Orient et l?Afrique du Nord (55 milliards de dollars).La R?publique d?mocratique du Congo est le seul pays d?Afrique centrale qui figure dans le top 5 des principaux destinataires africains de remises migratoires. Elle enregistre des rentr?es de l?ordre de 1,4 milliard de dollars en 2023. Les autres pays de la sous-r?gion ont souvent affich? des gains modestes. C?est le cas du Cameroun, 375 millions de dollars, 18 millions pour le Gabon et 3 millions de dollars pour le Congo, estime la Banque mondiale dans une premi?re ?valuation des donn?es de 2023 rendues publiques en d?cembre de la m?me ann?e. Contexte d?favorableLes migrants ressortissants de l?Afrique subsaharienne font de la r?sistance en mati?re de transferts de fonds. C?est le moins que l?on puisse dire dans un contexte mondial certes en ?volution, mais toujours marqu? par une croissance ?conomique aux alentours de 2%, en de?? de la moyenne de 3,1% enregistr?e avant la pand?mie du Covid-19. ? cela s?ajoutent des pressions li?es ? l?inflation, le conflit entre la Russie et l?Ukraine, la persistance de la tendance inflationniste, le durcissement mon?taire, entre autres. Toutes choses qui influent sur la quantit? d?argent qu?ils peuvent envoyer vers leur pays d?origine. Cette r?alit? contraste quelque peu avec la situation en 2022 o?, ? la faveur de l?augmentation des cours du p?trole dans les pays membres du Conseil de coop?ration du Golfe, les revenus des migrants ont connu une progression. Ce qui a donn? un coup de pouce aux envois d?argent des diasporas ? Ces derniers se situent globalement ? 647 milliards de FCFA. ? ces difficult?s d?ordre conjoncturel, il faut ajouter le co?t des transactions. ?Au quatri?me trimestre 2023, le co?t moyen mondial de l?envoi de 200 dollars s??levait ? 6,4%, soit une l?g?re hausse par rapport aux 6,2% de l?ann?e pr?c?dente et bien au-del? de l?objectif de 3% fix? par les ODD (Objectifs de d?veloppement durable)?, souligne le rapport De cette situation, il apparait que les prix pratiqu?s par les banques (7%) restent bien plus ?lev?s que ceux des op?rateurs de t?l?communication (5%). Louise Nsana Du z?le et du leste La valeur des remises migratoires dans le d?veloppement des pays et la liaison financi?re entre les ?tats gagne en point au fil des ans. D?o? la panoplie d??tudes consacr?es au sujet ? travers le monde. La Banque mondiale de nouveau s?est pli?e ? cette exigence au travers de sa Note d?information sur les migrations et le d?veloppement parue ce mois de juin 2024. Laquelle rend compte de l??volution des transferts de fonds des migrants dans le monde en 2023, des perspectives y relatives pour l?ann?e en cours et des conditions globales de migration. La raison, souligne l?institution, en est que : ?Compte tenu de l?importance croissante des envois de fonds, il est essentiel de recueillir des donn?es pr?cises pour soutenir les objectifs de d?veloppement durable des Nations unies relatifs ? la baisse des co?ts et ? l?augmentation des volumes?. La t?che en la mati?re reste ardue. Les circuits informels et les d?placements d?argent en nature, r?duisent la coh?rence des donn?es.Il en ressort une stagnation des envois de fonds des diasporas vers leurs pays d?origines en 2023. Ils s??l?vent ? 656 milliards d?euros, alors qu?ils avaient fortement progress? sur la p?riode 2021-2022, renseigne le bailleur de fonds. Un deuxi?me enseignement que l?on tire de ce rapport porte sur le co?t ?lev? des transferts de fonds. ? ce propos, le Groupe soutient que: ?Au quatri?me trimestre 2023, le co?t moyen mondial de l?envoi de 200 dollars s??levait ? 6,4%, soit une l?g?re hausse par rapport aux 6,2% de l?ann?e pr?c?dente et bien au-del? de l?objectif de 3% fix? par les ODD. Le co?t des transferts num?riques ?tait plus faible: 5%, contre 7% pour les m?thodes classiques?. Cette comparaison met en ?vidence les avantages d?un recours aux transactions par voie technologiques dans la r?duction de la charge financi?re des expatri?s. Louise Nsana La manne de la diaspora pour le d?veloppement Les avantages des transferts de fonds des migrants pour les pays ? faible revenu ou ? revenu interm?diaire ne sont plus ? d?montrer. Les remises migratoires pr?sentent des avantages incontestables. Les organisations

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L?homme debout, ?un devoir d?humanit? et de civilisation?

Avant de ressusciter la fille de Ja?re, J?sus lui tient la main. Il attrape cette main qui avait cess? de se mouvoir.Tenir, saisir la main ou tendre la main ? celui/celle qui est confront? ? la souffrance ou ? la d?tresse ne sont pas simplement des gestes de proximit? et de compassion. Ce sont aussi des gestes de vie parce qu?ils redonnent force et courage, parce qu?ils remettent debout.Mettre l?homme debout est ?un devoir d?humanit? et de civilisation?, disait le pape Fran?ois au stade V?lodrome de Marseille, le 23 septembre 2023.Nous mettons l?homme debout lorsque nous l?aidons ? vaincre la peur ou ? sortir de l?isolement, lorsque nous disons ?non? aux discours et pratiques qui blessent ou bafouent sa dignit?, lorsque nous emp?chons la haine, la violence, l?exclusion et la discrimination de l?emporter, lorsque nous nous dressons contre toute forme de pouvoir qui pi?tine le droit de penser et de s?exprimer librement.Donner la main ou tendre la main au fr?re qui affronte seul ses probl?mes, mettre debout la s?ur qui n?arrivait plus ? marcher ? cause de la culpabilit? ou ? cause de la perte de confiance en elle-m?me est une mani?re de le/la ressusciter.J?sus veut utiliser nos mains pour saisir et ranimer les mains inanim?es de notre soci?t?. Qu?ils sont nombreux, les hommes et femmes qui, comme la fille de Ja?re, attendent que nous leur tendions la main! Allons-nous regarder ailleurs, les mains dans les poches? Jean-Claude Dj?r?k?

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Migrations humaines : une question transversale

Le lien intrins?que entre les remises migratoires et les d?placements volontaires d?individus d?un pays ? un autre appelle ? un changement de paradigmes. ?Les migrations et les envois de fonds qui en d?coulent sont des moteurs essentiels du d?veloppement ?conomique et humain?. Cette d?claration de la directrice mondiale du p?le Protection sociale et emploi ? la Banque mondiale, Iffath Sharif, ? l?occasion de la pr?sentation de la Note d?information sur les remises migratoires et le d?veloppement, met le doigt sur la r?alit? des migrations aujourd?hui. Elle concerne 3,60% de la population mondiale, soit 281 millions de personnes ? fin 2020, selon l?Organisation internationale des migrations (OIM); et apporte une contribution significative au d?veloppement non seulement des pays d?origine, mais aussi de ceux leur offrant l?hospitalit?. Et pour en toucher un mot sur la question, Dilip Rata soutient que: ?Les communaut?s d?accueil d?pendent des migrants pour r?pondre aux besoins de main-d??uvre. Ils accomplissent les t?ches les plus fondamentales, de la construction des routes et des logements, ? la prise en charge des tr?s jeunes et des personnes ?g?es. Nous savons aussi qu?ils stimulent l?innovation. En plus, nous devons prendre en compte les taxes pay?es, leurs investissements et les activit?s commerciales qu?ils g?n?rent?. ? cela, s?ajoutent des ?pargnes des expatri?s dans les institutions bancaires de leur pays d?accueil. Lesquels, nous en apprend l??conomiste, restaient peu ou pas r?mun?r?s avant 2013. Des probl?mes ? la pelleLa d?sinformation fait partie des principales entraves ? la migration. Selon l?OIM, elle continue de fa?onner dans l?imagerie une perception n?gative des migrants. Il leur est ainsi reproch? ? titre illustratif ?de se rendre dans d?autres pays pour b?n?ficier de r?gimes d?aide sociale ou acc?der ? certains emplois?, ?nonce ? titre illustratif le rapport sur les migrations dans le monde de 2022. D?autres clich?s ont le vent en poupe. Notamment ceux relatifs aux trafics de drogue et de stup?fiants ou encore aux comportements violents. Lequel met en outre en ?vidence le fait que ces discours sont le plus souvent ?superficiels et parfois politis?s?. Pour en apporter la preuve, Dilip Rata tranche le d?bat. ?Nous avons appris que la migration n?accapare pas, en termes nets, les emplois des autochtones. Chaque nouveau migrant cr?e en moyenne un nouvel emploi, ce qui contribue donc ? la croissance de l??conomie?, rapporte-t-il dans sa chronique disponible sur le site des Nations unies. Les migrants sont par ailleurs confront?s ? diverses barri?res telles que les proc?dures longues et on?reuses de d?livrance des passeports et autres titres de voyage. Aventure p?rilleuse?Alors que nos march?s du travail mondialis?s recherchent des migrants et qu?un plus grand nombre de personnes veulent sortir de la pauvret?, notre syst?me de mobilit? internationale les en emp?che. Il renforce le pouvoir de ceux qui exploitent les migrants ? passeurs et trafiquants, recruteurs sans scrupules et employeurs corrompus. Il a gravement compromis les droits des migrants?, poursuit Dilip Rata. La Note d?informations sur les remises migratoires et le d?veloppement en 2023 reprend ? son compte cette r?alit?. La Banque mondiale y ?voque les expulsions quotidiennes de migrants de l?Alg?rie et de la Tunisie, les activit?s assum?es des passeurs de migrants ? Agadez au Niger. L?Actualit? internationale elle-m?me rapporte des faits d?expulsion en Guin?e ?quatoriale de certains expatri?s ressortissants de l?Afrique centrale; ainsi que des sc?nes de violence ? l??gard de ressortissants africains dans des pays du Maghreb et l?Afrique du Sud. Sus des r?glementationsLa question des blocages aux d?placements humains volontaires transcende la simple question des comportements individuels. Elle met aussi en exergue l?adoption par des gouvernements des cadres r?glementaires et l?gislatifs restrictifs en mati?re d?immigration. C?est le cas, pointe l?institution de Bretton Woods, de l?Afrique du Sud. Ce pays a pris mis en vigueur, depuis le 20 mai dernier, des mesures consacrant l’introduction d’un syst?me bas? sur des points pour le visa de travail g?n?ral et pour les visas d’affaires de longue dur?e, entre autres. La France affiche ces derni?res ann?es une tendance parmi les plus restrictives. C?est ce que d?montre la Loi ?immigration? promulgu?e dans ce pays le 26 janvier 2024. Laquelle permet de contr?ler le flux migratoire en direction de la France et resserre quelque peu les conditions d?int?gration. Au-del? de ces sujets, ladite loi met ? ?gale position les id?aux de la droite et des socialistes sous l??re sous l??gide du pr?sident Emmanuel Macron. Sous d?autres cieux, les ?tats-Unis d?Am?rique multiplient des efforts pour contenir l?afflux de r?fugi?s provenant d?Am?rique centrale. Des avanc?esLa bataille en faveur de l?immigration s?re et l?gale gagne tout de m?me du terrain. Selon la Banque mondiale, ?de nombreux pays cherchent ? organiser les migrations compte tenu de d?s?quilibres d?mographiques mondiaux et de d?ficits de main-d??uvre d?un c?t? et, de l?autre c?t?, de taux de ch?mage importants et de p?nuries de comp?tences. Nous travaillons ? la mise en place de partenariats entre pays d?origine et d?accueil des migrants pour faciliter la formation, en particulier celle des jeunes, afin qu?ils acqui?rent les comp?tences n?cessaires pour obtenir de meilleurs emplois et revenus dans leurs pays d?origine et de destination?. L?on peut aussi compter la structuration progressive des relations entre les gouvernements et leurs migrants. Ce qui est le cas au Cameroun o? un bureau est fonctionnel au Parlement pour traiter des questions touchant la diaspora; en plus de cela, le gouvernement est engag? dans une approche de d?veloppement inclusive. Il faut par ailleurs citer la Convention sur les travailleurs domestique en vigueur depuis 2013; Celui-ci offre un cadre de protection aux travailleurs les plus vuln?rables dont un grand nombre sont des migrants; et l?introduction d?un volet consacr? aux migrants dans les objectifs de d?veloppement durables (ODD). Louise Nsana Envoi des fonds de la diaspora Belles perspectives pour 2024 La croissance des envois de fonds vers l?Afrique subsaharienne devrait connaitre un l?ger redressement de 1,5% en 2025 apr?s avoir ?t? n?gative de 0,3% en 2023. En valeur absolue, cela repr?sente une augmentation attendue ? 55 milliards de dollars (soit 33 782,77 milliards de FCFA). Ces perspectives sont contenues dans la Note d?informations sur les remises migratoires et

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