Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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50? session du Conseil des ministres de l?OCI : Cessez-le-feu pour d?velopper!

C?est le challenge que doit relever Lejeune Mbella Mbella, port? ? la t?te de cette institution lors des travaux tenus les 29 et 30 aout dernier ? Yaound?. ?D?veloppement des infrastructures de transport et de communication intra-OCI: instrument majeur de lutte contre la pauvret? et l?ins?curit??. C?est sous ce th?me que se sont tenus les travaux relatifs ? la 50? session du Conseil des ministres des Affaires ?trang?res des pays membres de l?Organisation du Conseil islamique. L??v?nement qu?a organis? le Cameroun les 29 et 30 aout dernier au Palais des Congr?s de Yaound? a permis de tabler d?une part sur le d?veloppement et d?autre part, sur la situation s?curitaire instable au sein desdits pays. DialogueLes assises pr?sid?es par Joseph Dion Ngute, Premier ministre du Cameroun, interviennent au moment o? le pays c?l?bre le cinquantenaire de son adh?sion ? l?OCI. En dehors de cela, il y a que les travaux de Yaound? ont lieu au moment o? la pauvret? et l?ins?curit? contre lesquelles il faut lutter sont accentu?es par de nombreux meurtriers ? l?international. Ces travaux ont donc ?t? l?occasion pour diff?rents orateurs, au nom de leurs pays respectifs, de prendre position. Sur le pupitre, les uns apr?s les autres, ils ont d?plor? toutes les atrocit?s que les civils subissent dans le Sahel, la Palestine, la bande de Gaza. Pour Joseph Dion Ngute, ?la situation humanitaire est catastrophique? parce que, regrette-t-il, des milliers de Palestiniens et d’Isra?liens sont tu?s chaque jour. D?o? l?urgence ?de trouver une solution juste et d?finitive ? ce probl?me? a relev? le repr?sentant de Paul Biya, pr?sident de la R?publique. D?ailleurs, c?est au nom du ?mendiant de la paix? que le patron de l?immeuble ?toile appelle au dialogue. ?Le Cameroun soutient toute initiative fond?e sur le dialogue et la concertation? a indiqu? Joseph Dion Ngute. Pour lui, le retour ? la paix ne peut ?tre possible que ?si les diff?rentes parties en conflit amorcent un dialogue franc et sinc?re. C?est ? cette condition que la paix et la s?curit? tant souhait?es par tous seront atteintes?. D?veloppementEn pr?sidant la c?r?monie d?ouverture, au nom du chef de l??tat Paul Biya, ce 29 aout, Joseph Dion Ngute ?voque la pauvret? comme un d?fi auquel il faut imp?rativement faire face. D?o? l?appel lanc? aux participants afin qu?ils proposent des solutions pour booster le d?veloppement. ? ce sujet, ?voque Mamadou Tangara, ministre des Affaires ?trang?res de la Gambie, ?le d?veloppement de nos infrastructures de transport et de communication peut contribuer de mani?re significative ? la lutte contre nos d?fis communs en mati?re de pauvret? et d?ins?curit?, dans la mesure o? les am?liorations dans ces domaines pourraient renforcer et consolider le d?veloppement social et ?conomique durable de la oumma islamique?. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations ext?rieures sugg?re pour sa part ?une action collective dans une approche inclusive? pour pallier les crises et le terrorisme au sein des pays membres de l?OCI. Joseph Julien Ondoua Owona

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Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) : vers la radiation du Cameroun

Entre les tapages m?diatiques sur les projets dans le secteur extractif et l?inaction du comit? national, le pays risque une nouvelle suspension en d?cembre 2024. Le Cameroun a ?t? suspendu par le secr?tariat du comit? international de l?ITIE. L?annonce remonte au 4 mars 2024. L?organisme international reproche ? l??tat camerounais de ne pas suffisamment impliquer la soci?t? civile. Laquelle ?volue dans un lot de contraintes dont un manque de libert? d?expression. Et c?est la deuxi?me suspension en deux ans.Depuis lors, l?eau a coul? sous le pont et l?on note tr?s peu ou pas d?action. ?Beaucoup de projets sont en train d??tre r?alis?s, beaucoup de permis sont attribu?s, mais le comit? qui est en charge de r?guler ce secteur ne fonctionne pas. Il n?y a pas un texte qui constate son effectivit?. De mani?re claire, il n?y a pas de comit?. On ne peut donc pas s?attendre ? des r?sultats?, d?plore Eric Etoga, charg? de projets au Centre pour l’environnement et le d?veloppement (CED). Ce n?est pas tout. RadiationLe Cameroun est cens? produire un nouveau rapport au 31 d?cembre 2024. Pour en arriver l?, le comit? national, dument constat?, doit statuer pour d?signer le conciliateur et ?tudier les termes de r?f?rence, les dossiers d?pos?s, pour identifier l?entit? qui doit faire l??valuation au Cameroun; ainsi que les termes de r?f?rences relatives ? sa mission de collecte des donn?es aupr?s des entit?s d?clarantes. Autant d?activit?s qui prennent beaucoup de temps (environ quatre mois). Sachant que le Cameroun avait d?j? ?t? suspendu en 2021, il est fort probable qu?il soit de nouveau suspendu pour la m?me raison. ?Avec la suspension qui p?se sur nous, si nous devons encore ?tre suspendus pour n?avoir pas fourni le rapport ? temps, ce sera la radiation?, pr?vient Eric Etoga. Autant de faits qui poussent le Prince Henri Njoh Manga Bell ? se demander ?si notre pays n?adh?re pas ? ces instruments internationaux pour satisfaire quelques exigences?. RecommandationsDans sa position d?accompagnateur de l??tat et en vue d?acc?l?rer le processus, la soci?t? civile vient de pr?senter ses mandataires. C??tait le 29 aout dernier ? Yaound?. Au nombre de douze, ils ont ?t? d?sign?s pour repr?senter la soci?t? civile au sein du comit? national ITIE. Parmi les diff?rentes factions repr?sent?es, se trouvent en bonne place les communaut?s religieuses, porte-voix des d?munis, des femmes et des enfants.Une fois encore, les OSC tirent la sonnette d?alarme. ?Nous risquons la radiation et cela aura une incidence sur les projets avec les bailleurs de fonds internationaux, dans la mesure o? un pays qui n?est pas transparent fait preuve d?un manque de s?rieux et d?une ins?curit?? explique Eric Etoga, leur mandataire. Il sugg?re de constater le comit? national et d??laborer des contrats de travail aux personnels en situation d?ins?curit?. Joseph Julien Ondoua Owona

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Zone Cemac : vers une hausse des prix de 17,6% des produits export?s au 2?me trimestre 2024

Les secteurs de l?agriculture, des min?raux et des m?taux des pays de la zone de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) connaitront une hausse des exportations au 2? trimestre 2024. Celle-ci, d’apr?s les pr?visions, va se chiffrer ? 17,6%. Les chiffres proviennent de l?indice composite des cours de produit de base (ICCPB) export?s par les pays de la sous-r?gion Afrique centrale qu’a publi? la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac). Selon l’institution, cette ?volution confirme la ?tendance haussi?re entam?e depuis le troisi?me trimestre de l?ann?e 2023?. Les pays de la zone Cemac vont donc pousser un ouf de soulagement.L?indice composite des cours de produit de base (ICCPB) se fonde sur les cours de 20 produits de base export?s par les pays de la Cemac, repr?sentant 90% des valeurs de ses exportations. Le panier se d?compose en cinq grandes cat?gories: produits ?nerg?tiques, m?taux et min?raux, produits forestiers, produits agricoles et produits de la p?che.?Entre le premier et le deuxi?me trimestre 2024, l?indice global des cours de produits de base s?est accru du fait de la hausse conjointe des cours des produits non ?nerg?tiques (30,4%) et des produits ?nerg?tiques (3,8%). Par cat?gorie de produits non ?nerg?tiques, le cours des produits non agricoles a bondi de 37,1% et celui des m?taux et min?raux de 30,1%. Tandis que les cours des produits forestiers et des produits de la p?che se sont repli?s respectivement de 0,6% et 1,8%?, d?taille le rapport de l?ICCPB de la Banque centrale. Diane Kenfack

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R?fugi?s nig?rians ? Minawao : embarras autour de la natalit?

Selon le minist?re de l?Administration territoriale (Minat), le nombre de naissances enregistr?es est de 50 par mois. Une situation qui pr?occupe le gouvernement camerounais. Il subsiste au Cameroun un embarras autour de la situation des r?fugi?s nig?rians y ayant trouv? refuge du fait des exactions de la secte islamiste Boko Haram. Cela n?a d?sormais plus rien ? voir avec des soup?ons quant ? la collusion de certains r?fugi?s avec ce groupe arm?. C?est plut?t la forte natalit? sur le site de Minawao qui suscite les inqui?tudes de Yaound?. Et pour cause, la population de r?fugi?s au Camp de Minawao croit ? une vitesse exponentielle malgr? les vagues importantes de retourn?s depuis 2021. ? en croire le minist?re camerounais de l?Administration territoriale, cette situation n?est pas le seul fait de la migration humaine. Elle est aussi imputable au nombre ?lev? de naissances y enregistr?es. ?Il convient de relever que ce camp compte 78 000 r?fugi?s et enregistre 50 naissances par mois?, a r?v?l? ce d?partement minist?riel d?but ao?t 2024, ? l?occasion d?une remise de dons en produits alimentaires, d?une valeur de 100 millions FCFA. Pour en d?tailler avec exactitude la situation, la plateforme de donn?es du Bureau de coordination de l?action humanitaire (Ocha) fait ?tat d?un afflux de 1786 nouveaux arrivants en moyennes et de 5358 nouvelles naissances enregistr?es entre juillet 2013 et fin 2023. Sur le profil des populations relocalis?es sur le site de 623 hectares, l?institution ?voque ?61% de mineurs (moins de 18 ans) et 54% de femmes/filles?.Sur le site am?nag? pour accueillir initialement 15 000 personnes forc?es au d?placement, la population actuelle y vit confront?e ? des difficult?s li?es ? la pr?carit? des conditions de vie, un acc?s difficile aux soins de sant? et ? l?insuffisance alimentaire, entre autres. Tout ce qui pose un probl?me au gouvernement camerounais, mais pas que. ?Avec ce taux de plus en plus croissant qui met en difficult? les donateurs, il devient urgent de trouver des solutions palliatives telles que les d?parts volontaires. ? cet effet, le chef de l??tat a planifi? le rapatriement volontaire progressif de 20 000 r?fugi?s, en esp?rant que les conditions s?am?liorent dans leur pays?, poursuit ce d?partement minist?riel; rappelant des mesures prises ant?rieurement par les autorit?s pour renforcer la r?silience ?conomique de cette communaut?, au travers ? titre d?illustration de la cession de 151 hectares de terres cultivables. Et m?me si des expulsions n?ont plus ?t? enregistr?es au Cameroun depuis 2016, une op?ration de rapatriement volontaire de 241 r?fugi?s nig?rians a eu lieu le 10 ao?t 2024, en pr?sence des autorit?s de ce pays. Louise Nsana

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Forum Chine-Afrique: quel ?bon moment?!

la Chronique des relations internationales de Jean Ren? Meva’a Amougou Du 4 au 6 septembre 2024, Beijing va vibrer au rythme de la 9e ?dition du Forum Chine-Afrique. ?galement connu sous le nom de Forum sur la Coop?ration Chine-Afrique (Focac), l??v?nement de cette ann?e propose un espace innovant pour un dialogue d?un genre nouveau. ? en croire de nombreux sp?cialistes des relations Chine-Afrique, le Forum traitera des transformations contemporaines et des d?fis qu?elles adressent aux deux parties. Aux c?t?s du pr?sident chinois Xi Jinping, l?on retrouvera le pr?sident congolais, Denis Sassou Nguesso en qualit? de copr?sident des assises. Sur l?agenda retenu figurent, entre autres, des r?unions de haut niveau, des s?ances pl?ni?res, la Conf?rence des entrepreneurs chinois et africains et des r?unions de consultation ferm?es. Selon des experts, il s?agit pour le Forum de ne pas ?tre simplement un ?colloque de plus?. En effet, son format et ses contenus d?finissent un ordre du jour adoss? sur trois nouveaux piliers du remodelage du syst?me international que P?kin appelle de tous ses v?ux. Il s?agit de la Global Development Initiative (GDI), de la Global Civilization Initiative (GSI) et de la Global Security Initiative (GSI). Mais, si le Focac s?est impos? comme un forum unique, il est encore largement fa?onn? par une dynamique donateur-b?n?ficiaire, dans laquelle les pays africains restent en retrait tandis que la Chine prend l?initiative d?une grande partie de l?ordre du jour. Cela s?explique en partie par les faiblesses de la planification strat?gique du c?t? africain. Alors que la Chine publie r?guli?rement des documents strat?giques complets sur l?Afrique, tels que les livres blancs de 2006, 2015 et 2021, les pays africains n?ont pas de strat?gie coh?rente ? l??gard de la Chine. C?est, sans doute, la raison pour laquelle Chen Xiaodong, vice-ministre chinois des Affaires ?trang?res, parle du ?bon moment? pour approfondir la coop?ration entre la Chine et l’Afrique. Suivre: La propret? doit ?tre une priorit? en C?te d?Ivoire C?est pourquoi le Comit? de pilotage du Forum a souhait? que la manifestation se conclue, solennellement, par l?adoption d?une D?claration. Jusque-l?, rien que de tr?s traditionnel. Mais ? dynamique nouvelle, nouvelle m?thode d??laboration. Ce n?est donc pas dans une salle ? l??cart des ateliers et des s?ances pl?ni?res que cette D?claration sera ?labor?e. Les membres du Comit? de pilotage ont en effet souhait? qu?un projet de texte ?non?ant, de mani?re concise, des pr?occupations, un diagnostic, et un plan d?action consensuel soit largement d?battu. C?est aussi pourquoi la rencontre rev?t plusieurs enjeux ?conomiques. D?abord, il est question d??valuer les engagements pris ? Dakar en 2021. En effet, la Chine s??tait engag?e ? lancer 10 projets agricoles supervis?s par 500 experts agricoles chinois; ? initier neuf autres projets dans les domaines de la sant?, de l?innovation digitale, du d?veloppement vert et des domaines culturels. La Chine s??tait ?galement engag?e ? cr?er un centre yuan transfrontalier Chine-Afrique afin d?offrir aux institutions financi?res africaines une ligne de cr?dit de 10 milliards de dollars, sans oublier la promesse li?e aux doses de vaccins. On ne saurait oublier qu?en 2022, P?kin avait proc?d? ? la r?duction des droits de douane sur 98% des importations taxables en provenance du B?nin, du Burkina Faso, de Guin?e-Bissau, du Lesotho, du Malawi, de Sao Tom?, de la Tanzanie, de l?Ouganda et de la Zambie. Cette d?cision n?a malheureusement pas port? ses fruits et la balance commerciale est rest?e d?s?quilibr?e. En 2023 par exemple, les  exportations chinoises vers l?Afrique s??levaient ? 172 milliards de dollars tandis que les importations se situaient autour de 109 milliards de dollars. De m?me, des ?changes sur la Small and Beautiful Initiative permettront ? Xi Jinping de mieux expliquer ? ses partenaires africains les contours de cette nouvelle approche d?investissements en contexte de Belt and Road Initiative. Jean-Ren? Meva?a Amougou Vu sur le site: C?est quoi la r?ussite?

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C’est quoi la r?ussite?

Par Jean-Claude Dj?r?k? Il n’est pas rare d’entendre autour de nous qu’untel a r?ussi dans la vie et que tel autre a r?ussi sa vie. Y-a-t-il une diff?rence entre r?ussir dans la vie et r?ussir sa vie? Pour moi, r?ussir dans la vie, c’est s’assurer une situation confortable ou enviable dans la soci?t? (avoir un emploi, avoir les moyens n?cessaires pour se loger, se d?placer, se nourrir, s’habiller, se soigner et s’occuper des siens) alors que r?ussir sa vie, c’est vivre en coh?rence avec ses valeurs, principes et aspirations. C’est ici qu’intervient la morale. On peut « r?ussir » dans la vie sans r?ussir sa vie. En effet, certains ont b?ti leur r?ussite sur la souffrance ou le sang des autres, en exploitant, en tuant, en trichant, en trahissant des amis, en reniant leurs propres principes. Peut-on ?tre fier d?une telle r?ussite? Non. Mais on peut ne pas r?ussir dans la vie et r?ussir sa vie. Martin Luther King n’?tait pas milliardaire, n’avait pas plusieurs v?hicules mais il a r?ussi sa vie en faisant ce ? quoi il croyait de toutes ses forces: mettre fin ? la discrimination raciale dans son pays. Je pourrais citer aussi l’exemple de Thomas Sankara qui en peu de temps au pouvoir a impact? positivement la vie de millions de Burkinab?. On peut vivre avec peu de moyens et r?aliser de grandes choses pour l’humanit? ? partir d’une vision ou d’un id?al. Car ce qui compte, en d?finitive, c’est l’h?ritage que chacun de nous laissera. Or l?h?ritage n’est pas que mat?riel. Quelle image avons-nous gard?e de Mobutu, de Sankara ou de Rawlings? Le plus important, ? mon avis, est donc de r?ussir sa vie et non de r?ussir dans la vie. Jean-Claude Dj?r?k?

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G?opolitique num?rique et d?fense africaine dans le cyberespace: enjeux et priorit?s d?aujourd?hui

Le nombre croissant des tensions g?opolitiques mondiales exercent une influence sur les strat?gies de cyber d?fense des Etats africains. Puisque certains Etats renforcent rapidement leurs syst?mes cybern?tiques pour faire face ? ces menaces, cela d?place les cybercriminels vers ce qu?on appellera des ?cibles faciles? qui sont le plus souvent des Etats africains. La jeunesse africaine occupe une place encore sous-estim?e de l?agenda num?rique international, mais d?ici 2050, le taux de p?n?tration du smartphone atteindra 55% et 1 personne sur 3 en ?ge de travailler dans le monde se trouve en Afrique.  Cette reconfiguration d?mographique devrait faire ?voluer le poids de l?Afrique en mati?re de cyber g?opolitique. La g?opolitique du num?rique est de l?imp?rialisme au pas de g?ants aujourd?hui. Elle permet d?explorer la toile complexe des relations de pouvoir qui se tissent entre les puissances ?tatiques, le citoyen et les multinationales, qui d?tiennent des r?seaux des c?bles sous-marins, des plateformes de services mondialement utilis?es et une masse importante de donn?es, d?veloppant des v?ritables strat?gies d?expansion territoriale. La cyber d?fense quant ? elle, est l?ensemble des mesures techniques et non techniques permettant ? un Etat de d?fendre dans le cyberespace les syst?mes d?information jug?s essentiels. Dans les mots de Nicolas T?nese[1], la cyber d?fense rassemble la cyber s?ret?, la cyber s?curit?, la cyber r?silience (lutte informatique d?fensive) et la cyber agression (lutte informatique offensive). Il s?agit donc d?un d?fi politique, ?conomique, social et ?pist?mique de premier ordre tant pour les Etats que pour les organismes priv?s et se pr?sente comme source de connaissances et de mise en de mise en relation des acteurs (Sudres, 2017).  Au Cameroun, la cyber d?fense continue d??tre domin? par le regard normativiste et institutionnel (Delerue, Grey, 2018), alors qu?elle interpelle fondamentalement la rationalit? scientifique et m?thodologique de toutes les disciplines. Nous sommes face ? une acc?l?ration num?rique en Afrique, ou le march? IT pourrait peser 180 milliards de dollars en 2025, et plus de 700 milliards en 20250. Or qui dit digitalisation, dit augmentation du risque cyber. Il r?gne encore en Afrique une grosse omerta de la part des victimes, ce qui ne facilite pas la cr?ation des bases de donn?es, barom?tres et autres statistiques. D?apr?s le rapport ECA 2022, la cyber s?curit? africaine est immature par rapport ? d?autres r?gions, ce qui rend le continent vuln?rable aux cyberattaques, car le march? num?rique africain devrait atteindre 712 milliards de dollars d?ici 2050. Le continent est estim? ? perdre 4 milliards de dollars par an ? cause de la cybercriminalit?. Le faible niveau de pr?paration de l?Afrique en mati?re de cyber s?curit? coute aux Etats membres en moyenne 10% de leur PIB. Cibles r?currentes ? Quelles priorit?s pour l’Union africaine La convention de l?Union Africaine sur la cyber s?curit?, dite convention de Malabo (27 juin 2014), et la ZLECAF offre des opportunit?s pour envisager une collaboration panafricaine plus franche sur le sujet. La cr?ation des hubs nationaux ou continentaux permettrait, comme ailleurs, de r?pondre ? des enjeux de souverainet?, notamment technologique. Pour faire face ? un ?ventail croissant de cyber menaces provenant de l?espionnage, du sabotage des infrastructures critiques et de la criminalit? organis?e, les gouvernements Africains doivent adopter les strat?gies de cyber s?curit? qui favorisent la collaboration et la confiance entre les acteurs civils et des secteurs de la s?curit?. A ce jour, seuls 39 des pays africains ont mis en ?uvre une l?gislation sur la cybers?curit?, et deux pays sont en train de r?diger une l?gislation. L?adoption de politiques et de r?glementation en mati?re de cybers?curit? sur l?ensemble du continent est de 72%, le niveau le plus bas au monde. Seuls 14 pays ont ratifi?[5] la convention de l?union africaine sur la cybers?curit? et la protection des donn?es personnelles. Les gouvernements doivent davantage travailler ? la connaissance de leurs donn?es. Et cela devient encore plus important ? mesure que des ?l?ments tels que la prise des d?cisions bas?es sur les donn?es dans les syst?mes de sant? et les visas ?lectroniques doivent ?tre plus s?curis?s. Les initiatives visant ? faire face aux menaces et aux d?fis croissants du continent en mati?re de cybercriminalit? abondent. Des 2019 la CEDEAO, en partenariat avec l?Union Europ?enne a lanc? le projet de la r?ponse de l?Afrique de l?ouest sur la cyber s?curit? et la cyber criminalit? et a adopt? une strat?gie r?gionale en la mati?re. Le m?canisme de coop?ration polici?re de l?Union Africaine (AFRIPOL) a cr?? une strat?gie de lutte contre la cybercriminalit? et pour la p?riode de 2020-2024, qui vise ? renforcer la coordination, ? d?velopper des capacit?s polici?res sp?cialis?es et ? harmoniser les cadres juridiques et r?glementaires Parall?lement l?Union Africaine s?emploie ? ?laborer et ? mettre en ?uvre sa propre strat?gie continentale en mati?re de cyber s?curit? gr?ce ? la cr?ation de la communaut? des cybers experts africains (ACE). L?UA s?associe au Forum mondial sur la cyber expertise (GFCE) pour soutenir le renforcement des capacit?s cybern?tiques. Ces efforts seront efficaces que s?ils inspirent une coordination et une coop?ration par chaque Etat pour faire face ? la cybercriminalit? organis?e transfrontali?re, l?extr?misme violent et les activit?s malveillantes dans le cyberespace. D?fis du cyberespace national Pour arrimer le Cameroun aux standards internationaux en mati?re de lutte contre la cybercriminalit?, selon que dispose la Loi N? 2010?12 du 12 d?cembre 2010relative ? la cybers?curit? et a la cybercriminalit? au Cameroun, Il faut aussi envisager entre autres, [1] Nicolas T?nes, Combattre les cyber agressions : Enjeux, politiques et limites, Paris/Pekin/Philadelphie, Nuvis, 2018. [2] ?galement connu sous le nom Desktop group, Common Raven, NXSMS, ou bluebottle est un groupe francophone a motivation financi?re qui op?re 2016, [3] En Afrique du Sud [4] Paysage des cybermenaces en Afrique 2023, African cybersecurity market [5] Jusqu?au 11/04/23  Mbandomane Oyono Paul, sp?cialiste des relations internationales.

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APE Cameroun- Grande Bretagne : les ?changes commerciaux au scanner

Ils ont fait l?objet de d?bats au cours d?une r?union d??valuation et d?am?lioration entre les experts des deux parties tenue le 20 aout dernier ? Yaound?. Faire le point sur la situation des ?changes bilat?raux entre les deux pays partenaires ? l?effet de r?pondre aux priorit?s commerciales de mani?re ? moderniser leur partenariat. Voil? expos? en quelques mots, les principales raisons de la tenue de la deuxi?me r?union du Comit? de suivi et de coordination de l?Accord de Partenariat ?conomique (APE) entre le Cameroun et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d?Irlande du Nord. Tenue ? Yaound? le 20 aout dernier, cette rencontre est la suite logique du premier comit? de suivi qu?a abrit? la ville de Londres, il y a un an. AvancementEn prenant la parole en qualit? de pr?sident de s?ance, Alamine Ousmane Mey, s?est f?licit? des avancements notables enregistr?s jusqu?? pr?sent. Au rang de ceux-ci, le ministre de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du Territoire (Minepat) ?voque l?adoption et la signature du r?glement int?rieur du Comit? APE relatif ? l?arbitrage, ainsi que l??volution des discussions entre les experts du Cameroun et l??quipe britannique en vue de convenir de la liste des arbitres. ? cela, le membre du gouvernement ajoute l??change de propositions sur le projet de protocole conjoint sur les r?gles d?origine qui remplacera le Protocole 2A et Protocole 2B s?appliquant aux exportations des deux parties ? l?APE ; les mises ? jour sur les r?glements relatifs aux produits forestiers et les mesures sanitaires et phytosanitaires. Autant de points qui m?ritent beaucoup d?attention. D?ailleurs, il le pr?cise que ? le deuxi?me cycle de nos discussions ici ? Yaound? nous donne l?occasion d?affiner tous ces points et de tracer avec audace la voie ? suivre. Le contenu et la coh?rence de l?agenda refl?tent l?engagement sous-jacent des deux parties ? mettre en ?uvre rapidement l?APE sign? et ratifi? en 2021?. Pour Son Excellence Barry Lowen, Haut-Commissaire du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d?Irlande du Nord au Cameroun, cet APE est un d?clencheur important pour stimuler la croissance, l?emploi et les d?bouch?s. Et s?il en est convaincu, c?est parce que, ajoute-t-il, ledit accord ?constitue le fondement, en offrant certitude et stabilit? aux entreprises, aux investisseurs et aux consommateurs ?. ?valuationAinsi, les assises de Yaound? ont permis aux deux parties de tabler sur les politiques commerciales des deux pays, l?utilisation des pr?f?rences et des domaines dans lesquels elles pourraient ?tre renforc?es ; les engagements respectifs des parties vis-?-vis des entreprises en mati?re de commerce et d?utilisation de l?APE; la r?glementation sur les produits forestiers ? risque et le point sur les dispositions de l?APE en mati?re de cumul. Sur ce dernier point, le Cameroun a fourni des informations concernant ce qu?il veut voir int?grer dans la version actualis?e du protocole relatif aux r?gles d?origine, ainsi que celles sur les points ayant fait l?objet d?amendement avec l?Union europ?enne. L?approche pour adresser les obstacles relatifs au commerce a ?galement ?t? pr?sent?e par les deux parties au cours de cette discussion. Le Royaume uni ? ce sujet, a pr?sent? les nouvelles r?gles douani?res pour les marchandises ? destination de son territoire ainsi que la r?vision du tarif douanier de la banane camerounaise et des pays andins. Inspir?e de l?APE entre le Cameroun et l?Union europ?enne (UE), l?accord r?gissant les ?changes commerciaux avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d?Irlande du Nord a ?t? sign? le 9 mars 2021 ? la suite du Brexit. Il a ?t? ratifi? le 28 juin 2021 par les deux parties. Il offre la possibilit? au Cameroun de continuer b?n?ficier d?un acc?s pr?f?rentiel (sans droit de douane et sans contingentement) au march? britannique, pour la totalit? de ses produits. De son c?t?, le Royaume-Uni a la possibilit? de faire entrer, en franchise de droits de douane, 80% (? la fin du d?mant?lement tarifaire, pr?vu en 2030) de ses exportations sur le march? camerounais. Joseph Julien Ondoua Owona

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March? Mokolo : sur le bateau, ? la p?che des cartables

? quelques jours de la rentr?e des classes, les parents se ruent dans ce grand espace marchand de la capitale politique du Cameroun pour se procurer des fournitures scolaires. La rentr?e scolaire approche ? grands pas. ? quelques jours du 9 septembre 2024, les march?s de la ville de Yaound? sont en ?mulation. Au lieu-dit « Bateau » ou encore ?P?che) au march? Mokolo (arrondissement Yaound? 2), en cette journ?e du mois d’aout 2024, difficile de se frayer un chemin. Rien de plus normal. L’endroit est r?put? pour ?tre le lieu par excellence pour l’achat des cartables. Ceux-ci occupent la totalit? des ?tals et des comptoirs de l’espace marchand. Sur les lieux, Samuel, l’un des semi-grossistes, se satisfait de r?aliser des meilleures ventes. Sur son comptoir situ? ? proximit? de la mosqu?e, est inscrit un slogan: ?Tout prix a un sac?. Objectif, app?ter tous les passants, question de les ramener dans son escarcelle. Dans son ?choppe, les parents d’?l?ves peuvent trouver des cartables pour toutes les tranches d’?ge. Ceux des tout-petits mis en avant, commun?ment appel?s « sacs gamelles ». L’appellation, explique le vendeur, fait r?f?rence ? un compartiment o? l’on peut ranger le gouter des enfants. Lesdits sacs se vendent comme des petits pains. ?Ce sont les sacs de classe les plus en vue. Tous les parents et les revendeurs s’en approprient sans cesse. De plus, ils ne co?tent pas cher?. Avec 3000 FCFA, on peut l’obtenir, pr?cise le commer?ant. Au regard de l’affluence, le commer?ant se fait aider par sa compagne. ?Quand il y a beaucoup de clients, je suis oblig?e de venir lui pr?ter main forte?, explique-t-elle. C’est d’ailleurs elle qui tient la caisse. ?Je ne peux pas tout faire seul. C’est la raison pour laquelle elle joue le r?le de la caissi?re pendant les p?riodes de forte affluence?, explique Samuel. Outre les « sacs gamelles », il y a ?galement les sacs moyens, pour les ?l?ves dont l’?ge varie entre 6 et 12 ans. Leurs prix varient entre 3000 ? 6000 FCFA. En contrebas du hangar de Samuel, Louise, m?re de 3 enfants du cycle primaire, d?couvre les cartables. En compagnie de Suzanne, la femme ne cache pas sa surprise d’entendre quant aux prix desdits articles vendus ? partir de ?1 000 FCFA! 1 000 FCFA!?. Sa surprise est encore plus grande lorsqu’elle voit les prix des sacs qu’elle souhaite acheter ? sa prog?niture. ?Les sacs qu’on vend ? Essos ? 15 000 FCFA, je les vois ici ? 4 000 FCFA. Donc avec 10 000, je partirai d’ici avec au moins quatre sacs?, dit-elle toute joyeuse. La femme envisage par ailleurs d’acheter un grand nombre de cartables pour les revendre dans son quartier Nkolmesseng (Yaound? 5). Les revendeursSur le m?me site, ?dith, une habitu?e du march? de Mvog-Mbi (Yaound? 4) surprend Patrick, un vendeur de sacs en plein d?ballage. S’encha?ne une querelle. ?Patrick, tu ach?tes des sacs ici ? 500 FCFA et tu viens nous les revendre ? 5 000 FCFA. Quel genre de personne es-tu pour ne pas tenir compte de la vie ch?re??, lance ?dith. ?Ici, nous sommes au march?, madame, je ne vous connais pas?, r?torque l’int?ress?. Pour calmer tout le monde, Ibrahim tient un discours apaisant. ?Tout le monde sera satisfait ici. On ne vient pas ? la p?che pour rentrer les mains vides?. Sauf que cela ne ralentit pas les ardeurs de la femme. Elle promet de faire large diffusion pour stopper l’arnaque. Andr? Gromyko Balla

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R?ussir sa vie

Il n’est pas rare d’entendre autour de nous qu’un tel a r?ussi dans la vie et que tel autre a r?ussi sa vie. Y-a-t-il une diff?rence entre r?ussir dans la vie et r?ussir sa vie?Pour moi, r?ussir dans la vie, c’est s’assurer une situation confortable ou enviable dans la soci?t? (avoir un emploi, avoir les moyens n?cessaires pour se loger, se d?placer, se nourrir, s’habiller, se soigner et s’occuper des siens) alors que r?ussir sa vie, c’est vivre en coh?rence avec ses valeurs, principes et aspirations. C’est ici qu’intervient la morale.On peut « r?ussir » dans la vie sans r?ussir sa vie. En effet, certains ont b?ti leur r?ussite sur la souffrance ou le sang des autres, en exploitant, en tuant, en trichant, en trahissant des amis, en reniant leurs propres principes. Peut-on ?tre fier dune telle r?ussite? Non.Mais on peut ne pas r?ussir dans la vie et r?ussir sa vie. Martin Luther King n’?tait pas milliardaire, n’avait pas plusieurs v?hicules mais il a r?ussi sa vie en faisant ce ? quoi il croyait de toutes ses forces: mettre fin ? la discrimination raciale dans son pays. Je pourrais citer aussi l’exemple de Thomas Sankara qui en peu de temps au pouvoir a impact? positivement la vie de millions de Burkinab?.On peut vivre avec peu de moyens et r?aliser de grandes choses pour l’humanit? ? partir d’une vision ou d’un id?al. Car ce qui compte, en d?finitive, c’est l’h?ritage que chacun de nous laissera. Or l?h?ritage n’est pas que mat?riel. Quelle image avons-nous gard?e de Mobutu, de Sankara ou de Rawlings?Le plus important, ? mon avis, est donc de r?ussir sa vie et non de r?ussir dans la vie. Jean-Claude Dj?r?k?

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