Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Le fr?re et l?avocat des pauvres s?en est all?

Gustavo Guti?rrez a tir? sa r?v?rence, le 22 octobre 2024, rassasi? de jours car il avait 96 ans. C?est un j?suite indien, le P. Joseph Mattam, qui me fit conna?tre le P?re de la th?ologie de la lib?ration, en christologie, l?un des cours de th?ologie qui firent tant de bien ? mon c?ur ainsi qu’? mon ?me, entre 1992 et 1995 ? Nairobi (Kenya). Guti?rrez avait commenc? ses ?tudes au P?rou. Bien qu’il ait ?tudi? aussi ? Louvain (Belgique), ? Rome (Italie) et ? Lyon (France), il n?avait pas adopt? l?approche d?ductive qui ?tait pratiqu?e par les th?ologiens europ?ens et qui consiste ? r?p?ter comme un perroquet les principes de la foi et ? les appliquer sans r?fl?chir ? chaque situation. Lui ?tait pour la m?thode inductive qui veut que l?on parte de faits observables ? l?explication de ces faits. Pour le pr?tre p?ruvien devenu religieux dominicain en 1998, c?est en partant de ce que vivent les gens au quotidien, de leur r?alit?, que l?on commence ? th?ologiser d’une mani?re pertinente et appropri?e. Autrement dit, Guti?rrez estimait qu’il ?tait n?cessaire de partir du v?cu des gens avant de r?pondre ? la question: Qu’est-ce que la Parole de Dieu a ? dire sur ce v?cu? Et la question de Gustavo Guti?rrez ?tait de savoir ce que les Saintes ?critures ont ? dire aux pauvres et opprim?s dans un monde o? ils sont souvent per?us comme des sous-hommes et des ?tres inutiles. Il trouvera la r?ponse ? sa question dans le livre de l?Exode qui montre comment un peuple (les Isra?lites) conduit par Mo?se passe de l?esclavage en ?gypte ? la libert? et ? la dignit?. Pour Guti?rrez mais ?galement pour Leonardo Boff, Clodovis Boff, Hugo Asmann, John Sobrino, Ignace Ellacur?a, Juan Luis Segundo, Frei Betto, Dom H?lder C?mara, Rubem Alves et d’autres, la lib?ration, plut?t que de se limiter ? la lib?ration du p?ch?, devrait inclure l??limination des causes imm?diates de la pauvret? et de l?injustice, d?une part et l??mancipation des pauvres et marginalis?s de tout ce qui entrave leur capacit? de se d?velopper librement et dignement, d’autre part. Cette nouvelle fa?on de faire la th?ologie ne pouvait pas plaire ? tout le monde en Occident o? certains ont toujours pens? que rien de bon ni de beau ni de vrai ne peut sortir des pays du Sud (Am?rique latine, Afrique, Asie). Guti?rrez eut effectivement maille ? partir avec la Congr?gation pour la doctrine de la foi dirig?e ? l??poque par le cardinal allemand Joseph Ratzinger. Elle lui reprochait, entre autres choses, d?avoir utilis? l?analyse marxiste pour expliquer la pauvret? au P?rou et dans d’autres pays de l?Am?rique latine. Or de s?rieux sp?cialistes de Karl Marx comme le j?suite fran?ais Jean-Yves Calvez ont indiqu? que Marx a fourni l?une des meilleures critiques du capitalisme en d?non?ant l?accumulation des pouvoirs de d?cision entre les mains d’un petit nombre de personnes (cf. J.-Y. Calvez, « Changer le capitalisme », Paris, Bayard, 2001).En septembre 1984, Guti?rrez re?ut le soutien fraternel et ferme des ?v?ques du P?rou quand ces derniers furent convoqu?s au Vatican pour le d?savouer et condamner son ouvrage publi? en 1971 (« Une th?ologie de la lib?ration: Histoire, politique, salut »). Combien d??v?ques africains agiraient de la sorte? Quand la vie de l?abb? Jean-Marc ?la ?tait menac?e au Cameroun et qu’il ?tait oblig? de s’exiler au Canada pour ne pas mourir assassin? comme le P?re Engelbert Mveng en avril 1995, quel ?v?que africain le soutint publiquement? Quelle conf?rence ?piscopale en Afrique proposa de l?accueillir? Dans les paroisses, dioc?ses et s?minaires d?Afrique, on parle beaucoup de solidarit? et d??glise-famille de Dieu mais que fit-on concr?tement pour le « sociologue et th?ologien en boubou » (Yao Assogba)? Nos ?v?ques ont tellement peur de Rome, ils d?pendent tellement de ses subsides, qu?il ne fallait pas s’attendre ? ce qu’ils se solidarisent avec Jean-Marc ?la pers?cut? par le r?gime Biya pour avoir dit que le sang de Mveng et d’autres Camerounais criait justice. Le cardinal congolais Joseph Malula pouvait prendre ?la sous ses ailes parce qu’il ?tait un homme libre et debout. Mais, en 1995, il n??tait plus de ce monde.De tous les livres de Guti?rrez que j?ai pu lire, « Job: Parler de Dieu ? partir de la souffrance de l?innocent »(Paris, Cerf, 1987) et « La force historique des pauvres » (Paris, Cerf, 1986) sont ceux qui continuent de me faire pleurer et de m?accompagner, peut-?tre parce que l?auteur y d?fend l?id?e que la pauvret? n?est point une fatalit? et que, si les pauvres et opprim?s sont organis?s et d?termin?s, ils peuvent mettre fin ? leur souffrance.Apr?s la disparition de ce monument, on peut affirmer que les pauvres du monde ont perdu ? la fois un fr?re et un avocat. Jean-Claude Dj?r?k?

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Infrastructures: 100 milliards de dollars de besoins ? combler

Le 14e Sommet africain sur l?investissement dans les infrastructures PPP se tient ? Casablanca, au Maroc, du 22 au 24 octobre 2024, avec pour objectif de booster les partenariats publics-priv?s entre investisseurs, financiers, membres de gouvernements et chefs d?entreprises. L?occasion idoine pour combler les besoins de financement d?une valeur de 100 milliards de dollars sur le continent africain.  La raison tient des d?fis infrastructurels du continent en la mati?re. Selon la Banque africaine de d?veloppement, 130 ? 170 milliards de dollars sont n?cessaires chaque ann?e pour le d?veloppement des infrastructures sur le continent. Ce qui fait un d?ficit de financement substantiel de 68 ? 108 milliards FCFA. Dans la recherche des d?bouch?s de financements requis, les partenariats publics-priv?s (PPP) ont la faveur de la communaut? internationale. De fait, les deniers publics ne suffisent plus ? juguler les nombreux besoins en financements des ?conomies.  D?o? la pertinence du 14e Africa PPP avec pour trame de fond : ? mettre en avant des projets d?infrastructures africains bancables, tout en facilitant les ?changes entre d?veloppeurs de projets, investisseurs, financiers et entrepreneurs?. Bien plus, l?occasion sied ? la d?finition des strat?gies pour renforcer la participation du secteur priv? dans le d?veloppement des infrastructures, des mod?les de financement innovants et des strat?gies d?att?nuation des risques. ? Un accent sera mis sur l?utilisation des PPP pour favoriser une transition ?nerg?tique juste en Afrique, le d?veloppement des corridors intelligents, la promotion des PPP transfrontaliers ; et le renforcement des infrastructures dans le secteur de l?eau, des eaux us?es, l??nergie, les technologies num?riques ?, apprend-on.  Louise Nsana

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C?l?bration :? Tradex roule sur 25 bougies

Une visite de presse du si?ge social de Tradex S.A. L?entreprise dirig?e par Emmanuel Patrick Mvondo choisit ce 16 octobre 2024 pour d?voiler la c?l?bration de ses noces d?argent aux adh?rents du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc). Le maitre des lieux est lui-m?me aux commandes de cette activit? avec les professionnels des m?dias. En effet, le directeur g?n?ral par int?rim de Tradex accueille une forte d?l?gation de journalistes conduite par Marion Obam, pr?sidente nationale du syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc).? Le chef de division de la communication et relations publiques de Tradex assiste sa hi?rarchie dans cette visite de presse in?dite. Tous les services de l?entreprise sont visit?s. Des lieux de prise des d?cisions de l’entreprise, en passant par les secr?tariats, la direction des syst?mes d’informations, de l’innovation et des ?tudes, jusqu’? la salle de r?union du conseil d’administration, sans oublier la salle de formation, la direction des ressources humaines et la direction financi?re, etc.? Construit sur une superficie de 3200 m2, le joyau architectural qu?est l?immeuble si?ge de Tradex a co?t? 7,2 milliards de FCFA. Les travaux de construction se sont ?tal?s de 2012 ? 2019.  L’entreprise ambitionne conqu?rir le c?ur des camerounais, ? en croire son directeur g?n?ral. D?tenue par la Soci?t? nationale d’hydrocarbures (Snh) ? hauteur de 54% des parts, Tradex enregistre une performance incroyable : 32 milliards de FCFA du chiffre d’affaires en 2003 ? 388 milliards de FCFA en 2023.  L’entreprise panafricaine sp?cialis?e dans la distribution des produits p?troliers est actuellement pr?sente dans quatre des six pays de la sous-r?gion Afrique centrale (Cameroun, Tchad, R?publique Centrafricaine, Guin?e ?quatoriale). Pour ses 25 ann?es d?existence, Tradex pr?voit plusieurs articulations. Notamment la remise des m?dailles d’honneur du travail ? soixante-onze r?cipiendaires dont deux retrait?s et un expatri? ; la participation ? l?Open de Golf Snh; l’organisation des journ?es portes ouvertes; des tombolas sur l’ensemble de son r?seau de distribution; le d?ploiement de la caravane des 25 ans; l’op?ration 25 challenges et des animations diverses et un concert g?ant organis? ? Yaound? le 18 d?cembre. L’entreprise met en jeu trois voitures pour le plus grand bonheur de ses fid?les clients. Diane Kenfack

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Gestion des dettes : la solution en trois points de la Nkafu Policy institute

Entre 2012 et 2022, le ratio m?dian de la dette publique par rapport au PIB a augment? de pr?s de 30 points de pourcentage, passant de 28,8 % ? 59,1 %. Pr?sentant cette ?volution dans une note d?analyse, la Nkafu Policy institute soutient que ? Bien que ces niveaux d?endettement restent inf?rieurs ? ceux observ?s ? la fin des ann?es 1990, avant les initiatives d?all?gement de la dette telles que l?Initiative en faveur des pays pauvres tr?s endett?s (PPTE), ils font d?sormais peser des risques importants sur la viabilit? de la dette ?. La situation d?endettement d?crite pour l?ensemble de l?espace de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) est li?e ? la d?pendance aux exportations de mati?res premi?res sans un minimum de transformation ; laquelle est tributaire des fluctuations du march?. Du regard de l?Ong, il faut aussi entrevoir les effets des chocs exog?nes ? l?instar des r?centes crises mondiales et la mauvaise gestion budg?taire. ? Dans des pays comme le Tchad et le Gabon, les ratios dette/PIB ont atteint des niveaux pr?occupants, r?duisant consid?rablement la marge de man?uvre budg?taire. Par exemple, au Tchad, le stock de dette ext?rieure repr?sentait 61 % du PIB en 2022, le service de la dette s??levant ? 4 % du revenu national brut (RNB). Cette situation oblige le gouvernement ? allouer une part importante de ses ressources au remboursement de la dette, au d?triment des investissements productifs dans les infrastructures, la sant? et l??ducation. Au Cameroun, le service de la dette absorbe 20 % des exportations, cr?ant de fortes contraintes budg?taires. Cette dynamique compromet les perspectives de d?veloppement ? long terme, limitant la capacit? des gouvernements ? stimuler la croissance ?conomique et ? am?liorer les conditions de vie de leurs populations??, r?v?le la note. Elle sugg?re un renforcement de la coordination r?gionale de la dette?; une am?lioration des politiques budg?taires et les r?formes structurelles?; ainsi que le renforcement de la politique budg?taire. Qui passe, apprend-on, par l?adoption des r?gles budg?taires strictes et de plafonds d?endettement. Louise Nsana

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Crise humanitaire : l?Afrique centrale en alerte

Le conseil des ministres de la Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique centrale (Ceeac) montre des inqui?tudes quant ? la situation s?curitaire et humanitaire dans la r?gion. Et pour cause, l?Afrique centrale est ? la fois ?mettrice et terre d?hospitalit? d?un grand nombre de r?fugi?s. En septembre 2024, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria accueillaient un total de 6 069 325 d?individus contraints au d?placement, selon des donn?es de l?Organisation internationale des migrations (OIM). Cette population y vit par ailleurs dans des conditions pr?caires, du fait de l?amenuisement de l?aide humanitaire.  Aussi, le conseil des ministres recommande ? ? la conf?rence des chefs d?Etats de tenir une session extraordinaire consacr?e ? la crise humanitaire dans la r?gion avant la fin de l?ann?e 2024 ?, indique le communiqu? sanctionnant la fin des r?unions pr?paratoires ? la 25e session ordinaire de la Conf?rence des chefs d?Etat et de gouvernement de la Ceeac ce 16 octobre 2024. Cette rencontre au sommet se tiendra en pr?lude au Forum r?gional sur la crise humanitaire dans la r?gion, en cours de pr?paration. Et qui devrait aboutir sur ?la mise en place d?un Fonds humanitaire r?gional ?, lit-on. Il est par ailleurs ressorti des assises tenues ? Sipopo, en Guin?e Equatoriale, la n?cessit? de poursuivre l?accompagnement du Processus de Luanda pour la r?solution de la crise entre la RD Congo et le Rwanda, et le processus de Nairobi pour la r?solution de l?ins?curit? ? l?Est de la RDC ; d?acc?l?rer l?op?rationnalisation du M?canisme r?gional de coop?ration polici?re et judiciaire de l?Afrique centrale ; et la mise en place de la strat?gie r?gionale de gouvernance int?gr?e des fronti?res. Louise Nsana

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Sommet du Commonwealth?: les Africains pour une participation op?rationnelle

Du 21 au 26 octobre 2024, la grande famille du Commonwealth se r?unit ? Apia, aux Samoa. Le conclave, apprend-on, a pour th?me ? Un avenir commun r?silient : transformer notre richesse commune ?. Cette ann?e, a dit le roi Charles III, ? le Commonwealth devra s?employer ? construire une bonne articulation, tant du point de vue des objectifs que du contenu, entre les Etats membres. C?est pourquoi, face ? ces d?fis et enjeux, il est important d?sormais, tout au long de notre processus, d??viter deux ?cueils : que la proc?dure l?emporte sur le fond ; que la technique l?emporte sur le politique ?.  On comprend vite le pourquoi de tous ces longs mois de pr?paration. Ce temps, semble-t-il a fini par convaincre tous les participants que le Sommet du Commonwealth 2004 ne peut pas se limiter aux des questions strictement li?es aux enjeux ?thiques. Il est aussi question d?aborder des questions relevant d?un projet soci?tal global li? une meilleure r?partition des richesses, et de mettre celles-ci au service d?un d?veloppement humain solidaire, induit des d?bats ? dimensions n?cessairement politique et id?ologique. Cette ann?e, l?Afrique du Commonwealth entend donner une dimension quasi institutionnelle ? sa participation. Parce qu?il sait que c?est son tour d?occuper le poste de secr?taire g?n?ral (selon un accord commun, cette fonction est exerc?e ? tour de r?le par un repr?sentant d?un des quatre blocs g?ographiques formant l?organisation : le Pacifique, l’Asie, l’Europe et l’Afrique) de cette organisation compos?e de 56 pays, le continent africain s?est auto-organis?, afin non seulement de mat?rialiser son ? plan d?action ? arr?t? depuis le dernier sommet de l?Union africaine, mais aussi et surtout de tenir le plus grand compte des sp?cificit?s nationales et r?gionales propres aux grands ensembles concern?s. Il s?agit donc d?une d?marche participative op?rationnelle. C?est l? que r?side aussi le grand d?fi pour Londres, qui se rend bien compte qu?il s?agit d?un Sommet sp?cial, d?un Sommet d?une nouvelle g?n?ration.  C?est l? aussi que se manifeste toute l?envergure d?un sommet du Commonwealth que les experts r?sument en trois concepts majeurs : inclusion, partenariat, solidarit?. Pour l?Afrique, se voir confier la responsabilit? principale du secr?tariat g?n?ral est primordial. Deux Ouest-africains et un ressortissant de l?Afrique australe sont en comp?tition. Les trois pr?tendants ? ce prestigieux poste sont Mamadou Tangara, actuel ministre des Affaires ?trang?res de la Gambie, l?avocate et diplomate ghan?enne Shirley Ayorkor Botchwey et le s?nateur Joshua Setipa du Lesotho, qui travaille toujours au Secr?tariat du Commonwealth. Tangara, Setipa et Botchwey esp?rent suivre les traces de M. Anyaoku, qui est le seul Africain ? avoir dirig? le bloc pendant dix ans entre 1990 et 2000. Alors que la course ? la t?te de cette organisation compos?e principalement de pays anglophones et d?une poign?e d?autres membres ext?rieurs au cercle colonial britannique s?intensifie, les parcours stellaires et les riches carri?res des trois t?moignent de l?exigence rigoureuse de normes ?lev?es que le Commonwealth est venu repr?senter. Malgr? leurs origines diff?rentes, les trois semblent partager la conviction de rebaptiser le Commonwealth, loin du pillage et de la rapine dont le colonialisme a ?t? t?moin, pour en faire un club moderne qui comble les diff?rences culturelles, am?liore la compr?hension et favorise le progr?s ?conomique des citoyens de ses pays membres. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Pacification du? NOSO?: le plan de? gestion inclusif ?du conflit en gestation

A travers le lancement ce 21 octobre 2024 du projet de leadership du ?Service national justice et paix (SNJP), les femmes sont ?convi?es ? jouer leur partition, pour le retour ? la paix.? Le si?ge de la Conf?rence ?piscopale nationale du Cameroun (CENC) situ? ? Mvoly? (Yaound?), a abrit? les premiers travaux, portant le projet de lancement  des femmes leaders du Service national justice et paix (SNJP). Une initiative qui voit le jour, au regard de la radicalisation des jeunes dans la gestion de la crise s?curitaire qui s?vit dans les r?gions anglophones du  Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun depuis 2016. Selon Mgr  Paul Nyaga, secr?taire g?n?ral du (CENC) le retour ? la paix appelle ? une forte implication des femmes. ? Les femmes ne sauraient simplement ?tre rel?gu?es au second plan, encore moins per?ues comme des maillons faibles de la soci?t?  car elles constituent le pilier central voire m?me la colonne vert?brale   de la stabilit? sociale ?, d?clare-t-il. Toute chose qui,  selon l?interlocuteur passe par les formations.? Nous pensons que former les femmes, les conscientiser davantage  ? la r?alit? de la paix  les am?nera ? toucher les c?urs  des enfants ? qui elles donnent la vie et aussi les amener ? comprendre le non-sens de ces groupes non ?tatiques qui les poussent ? la radicalisation et ? la consommation des drogues et stup?fiants, voil? pourquoi nous pensons que la paix passe par la femme ?, poursuit-il dans son propos. Projet strat?gique Dans la m?me veine, Sylvanus Binla Shulika salue le projet, car selon son analyse il s?agit ?d?un projet strat?gique, indispensable que nous exp?rimentons pour l?instant dans les r?gions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, mais que nous pensons porter dans toutes les r?gions du Cameroun , parce que la paix n?est pas menac?e seulement dans ces localit?s, il y a des r?gions que la radicalisation tient le cout de fa?on inconnue et si nous ne cherchons pas ? impliquer les femmes surtout ? toucher leurs enfants et ? ?duquer leurs enfants , nous risquons d?avoir un pays d?truit?, laisse-t-il entendre. Selon le coordonnateur du Service national justice et paix (SNJP), le mouvement veille ? la promotion de la justice et de la paix, autrement dit du  respect des droits humains, plus loin le respect de l?environnement et que la d?mocratie soit appliqu?e.  ? Notre mission est de faire r?gner la paix, et nous tenons ? accompagner les communaut?s, surtout les femmes et les jeunes dans la promotion de la paix et l?amour ?, explique-t-il. Le projet de paix lanc? sous le couvert de l?Eglise catholique du Cameroun est vivement salu? par Mgr Paul Nyaga? ceci me permet de f?liciter et encourager les Commissions dioc?saines des provinces eccl?siastiques du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui ont contribu? ? l??laboration de ce projet ?, se r?jouit le secr?taire g?n?ral de la  Conf?rence ?piscopale nationale du Cameroun (CENC).Par la rencontre du lancement du projet ? nous voulons confirmer les objectifs du projet, expliquer les diff?rentes ?tapes, clarifier les r?les et les responsabilit?s de chacun, identifier les risques, assurer un soutien de l??quipe dirigeante ?, conclut Mgr Paul Nyaga, tout optimiste. Jean Ren? Meva?a Amougou

Sport

Pi?ces de monnaie?: la raret? tr?buche et sonne toujours ? Yaound?

Pour de nombreux usagers de la capitale, la r?cente d?cision d?injecter 150 millions FCFA en jetons dans le circuit ?conomique n?a pas contribu? ? faire reculer le ph?nom?ne.  Au March? central de Yaound?, tout semble se passer comme si la p?nurie des pi?ces de monnaie entrait ? nouveau en contact avec les commer?ants. Pour le dire, Didier T., renseigne que le sujet ne s?est pas perdu. ? On dirait m?me que c?est pire qu?avant ?, explique le jeune caissier employ? dans un magasin sp?cialis? dans l?agro-alimentaire. ? Plus que par le pass?, la situation est devenue plus pr?occupante lorsqu?il faut satisfaire un client ?, explique-t-il. Si le propos fait ?cho ? des angoisses v?cues par de nombreux pr?pos?s de caisse dans la capitale, il exprime surtout retour ? l?ancienne trajectoire des transactions commerciales. ? Quand ?a ne va pas, on propose aux clients d?arrondir les totaux en acqu?rant d?autres gadgets ou produits dispos?s ? vcet effet ?, renseigne T?claire Essama, caissi?re dans une sup?rette situ?e au quartier Mvog-Mbi. Ajustement En d?autres termes, cette approche ne vise pas tant de d?gager des marges b?n?ficiaires. Elle rend compte d?un processus transactionnel ajust? au contexte de raret? de pi?ces de monnaie. ? C?est pour cr?er une ambiance porteuse de satisfactions pour nos clients. En fait, il y a dedans une dimension psychologique forte parce qu?elle tourne autour de l?acte de d?cision qui englobe des champs d?application plus larges que la simple vente. La responsabilit? du vendeur y est par cons?quent primordiale. En effet, il doit faire en sorte d??tre, ? la fois, satisfait lui-m?me et satisfaire son client quant aux d?cisions prises ; dans un juste ?quilibre o? nul n?est le vainqueur ou le vaincu ?, atteste Olivier Maga, vendeur en pharmacie. Quant clients eux-m?mes, beaucoup indiquent que les co?ts des produits ou les urgences hi?rarchisent les d?cisions. ? Si par exemple, j?ai un malade et qu?en pharmacie, il n?y a pas de jetons, je peux laisser 25 ou 100 FCFA, ce n?est pas tuant par rapport ? ce qui est plus urgent ?, reconnait Marie C?cile Avouzoa, enseignante.  Parce qu?ils connaissent ? la r?alit? du terrain ?, d?autres clients pr?f?rent la solution digitale. ? Tr?s pratique ma carte bancaire ?, vante un fonctionnaire. Un autre vante l??paisseur de son solde dans son t?l?phone portable. ? Pas de probl?me de monnaie, avec ?a ?, entend-on. Ongoung Zong Bella

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Fraudes alimentaires?:ce tabou bien install? dans les march?s

Tout le monde sait que les aliments sont infest?s de poison. Personne n?ose en parler. ? Jambon Serrano STG 10 mois d’affinage minimum six tranches 100g ?. De quoi parle-t-on ? Pour apporter des ?l?ments de r?ponse ? cette question, la d?marche consiste ? se r?f?rer ? une correspondance du minist?re de l’?levage, des P?ches et des Industries animales, du 4 octobre dernier. Selon le document, ledit jambon, distribu? au Cameroun par la soci?t? Sodicam et vendu dans les supermarch?s Casino, serait contamin? par Listeria Monocytogenes, une bact?rie responsable de la list?riose (une nfection d’origine alimentaire caus?e par la bact?rie Listeria monocytogenes, ? en croire des sp?cialistes). Dans une correspondance adress?e au d?l?gu?s r?gionaux du Minepia, le ? Jambon Serrano STG 10 mois d’affinage minimum six tranches 100g ? a ?t? retir? du march?, apr?s ? informations ? de la soci?t? Casino elle-m?me.  ?Omerta Si les faits sont clairement affich?s, les fraudes alimentaires dans les march?s camerounais sont, la plupart du temps, r?prim?es par un interdit tr?s fort qui les fait passer sous silence. ? Le sujet reste tabou?, s?emporte Xavier Mbeunoun, d?fenseur des droits des consommateurs. ? Nous avons au mieux uniquement acc?s ? des informations tr?s g?n?rales sur les conclusions de certaines enqu?tes men?es par le minist?re du Commerce ou par l?Agence nationale des normes et de la qualit?. Mais le nom des marques concern?es par des fraudes, celui des produits, des fabricants, les quantit?s et les lieux de vente par exemple, sont la plupart du temps tenus secrets ?, explique-t-il.   Pour sa part, Dr Faustine Nad?ge Ngo Honla ?gr?ne quelques scandales alimentaires autour desquels les tabous restent massifs dans les march?s. ? On ne sait pas, par exemple ce qu?il en est des multiples ?chos des viandes avari?es inject?es d’additifs dangereux pour leur donner l’air d’?tre frais ; pareil pour les huiles, fruits et l?gumes dans lesquels on retrouve des produits canc?rig?nes. C?est le cas avec certaines huiles v?g?tales devenues soudain de l’huile d’olive, beaucoup plus ch?re, gr?ce ? un ajout de chlorophylle ; des ?ufs contamin?s au fipronil, un insecticide dont l’usage sur les animaux destin?s ? la consommation humaine est pourtant proscrit ; ces tonnes de cuisses de poulet d’origine europ?enne hautement pollu?es ? la dioxyne. Nous ne saurons oublier les produits faussement bio, ceux qui s’arrogent une appellation d’origine prot?g?e, sans pouvoir y pr?tendre, mais lourdement ?dulcor?s chimiquement ?, brandit la nutritionniste. Elle cite le cas survenu en fin aout 2024 ? Ngola-Mbele (r?gion de l?Est). Six personnes (dont des enfants ?g?s de 8 ? 12 ans) y avaient perdu la vie apr?s avoir consomm? du couscous de ma?s. Le couscous contenait des produits toxiques destin?s ? ?liminer les ?cureuils et autres animaux dans les plantations.   Que dit la loi ? Pour y r?pondre, Ma?tre Mbiam Mgwa, avaocat au barreau du Cameroun, cite l?article 258 du Code p?nal cameroun. ? Il porte sur l?alt?ration de denr?es alimentaires. Celui qui est reconnu coupable de cette infraction est puni d’un emprisonnement de trois mois ? trois ans et d’une amende de 5.000 ? 500.000 francs?; celui qui, soit falsifie des denr?es servant ? l’alimentation de l’homme ou des animaux, des boissons ou des substances m?dicamenteuses, destin?es ? ?tre vendues, soit d?tient des produits destin?s ou uniquement propres ? effectuer cette falsification. Dans un autre alin?a, le m?me article dit que ? est puni de la m?me peine celui qui d?tient pour les vendre ces denr?es, boissons ou m?dicaments, soit falsifi?s, soit alt?r?s, soit nuisibles ? la sant? humaine. Les dispositions du pr?sent article ne sont pas applicables aux fruits et l?gumes frais ferment?s ou corrompus. Les denr?es, boissons et m?dicaments, s’ils appartiennent encore au coupable, sont confisqu?s. S’ils ne sont pas utilis?s par l’administration, leur destruction se fait aux frais du condamn? ?. Bobo Ousmanou

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