Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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6 novembre 1982 ? 6 novembre 2024 : Paul Biya, ? force de livres

Sous la plume de ceux qui ont explor? dans les pentes de l?esprit et du parcours du pr?sident de la R?publique, on d?couvre une construction th?orique o? se succ?dent admiration et coups de gueule. Commen?ons par visiter rapidement ce qu??crit Fanny Pigeaud. ?Lorsqu?il est arriv? en 1982 ? la t?te du Cameroun, pays riche en ressources naturelles et humaines, Paul Biya repr?sentait pour ses concitoyens l’espoir d’une ?re nouvelle?. Dans son ouvrage (Au Cameroun de Paul Biya, Karthala, 2011), la journaliste fran?aise se charge de s?interroger: ?Pourquoi les espoirs de 1982 ont-ils peu ? peu laiss? place au profond d?sarroi exprim? en 2008? Comment le pays est-il devenu l’un des plus corrompus du monde? A quoi tient la long?vit? politique de Paul Biya?? En lisant Eug?ne Daniel Abega dans Paul Biya, la marche vers les sommets, Parcours d’un homme d’exception d?j? dans l’histoire, Edilivre, 2018, la tentation est grande d??tendre ces questions ? tout ce qui construit le personnage, ? travers la mise en sc?ne d?une apparition, d?une r?v?lation, au fort retentissement ?motionnel. ?Ses grandes enjamb?es au sommet de l’?tat portent ? coup s?r l’empreinte de la sagesse et surtout de la sagacit? d’un fauve politique, ? sortir son pays des griffes du sous-d?veloppement. L’homme du 6 novembre 1982 est l’homme de la situation. Paul Biya rassure quant ? cette marche vers les sommets, ici ou ailleurs, au pr?sent comme au futur. La grande ?uvre atemporelle de Paul Biya traverse le temps?, ?crit Eug?ne Daniel Abega. ?Panth?onisation?Afin de d?signer le ?grand homme? et donc de l??riger en mod?le, Michel Roger Emvana propose Paul Biya, les secrets du pouvoir, paru en ao?t 2005 aux ?ditions Karthala. L?ouvrage est pr?fac? par le Pr Gervais Mendo Ze. Ce dernier ?crit: ?Jaillissant, ? la surprise g?n?rale, de la succession d’Ahmadou Ahidjo, le pr?sident Paul Biya a brav? un parcours de turbulences que peu d’acteurs politiques contemporains peuvent s’autoriser: retournement spectaculaire de la parole de son pr?d?cesseur, deux tentatives de coup d’Etat, une crise ?conomique f?roce, la d?sob?issance civile, la violence de la rue, une opposition insurrectionnelle appelant ? la guerre civile arm?e, les trahisons des fid?les, les annonces de d?c?s, le tir group? de la presse depuis une quinzaine d’ann?es, les man?uvres des partisans et des adversaires qui parfois deviennent des ennemis. Depuis 1982, Paul Biya a travers? ces ?preuves ? la surprise g?n?rale, confondant les sceptiques et renaissant, comme l’animal de la l?gende, chaque jour du n?ant o? certains l’avaient trop vite barricad??.Mis au service de cette ?panth?onisation?, le portrait de Paul Biya cesse d??tre seulement un divertissement mondain ou un ornement descriptif. Il apparait comme un instrument efficace de savoir, permettant de progresser dans la connaissance de l?homme, de son caract?re, de ses m?urs. L?, on tombe d?abord sur Paul Biya ou l’incarnation de la rigueur: essai biographique sur le deuxi?me pr?sident de la R?publique unie du Cameroun, de Jean Fouman-Akame, Florent- Eily Etoga et Jacques Fame Ndongo (Sopecam, 1983); Sacerdoce politique et stabilit? des syst?mes: le paradigme Paul Biya, (NENA/ Presses universitaires de Yaound?, 2016) de Boniface Fontem Nkobena; La pens?e politique de Paul Biya (Edi-Action, 2004 ) de Jean Fran?ois Mebenga; La pens?e politique de Paul Biya de Bernard Amougou (2013, Harmattan Cameroun, pr?fac? par Jacques Fame Ndongo); Les Silences de Paul Biya (2019) de Fran?ois Marc Modzom; Le ph?nom?ne Paul Biya. Essai de s?miotique arithm?tique, publi? en 2019 et ?crit par le Pr. Jacques Fame Ndongo; L’art oratoire chez Paul Biya ? l??re du multipartisme au Cameroun: Discours, mises en sc?ne argumentatives et relation au pouvoir, (2021) de Cl?bert Agenor Njimeni Njiotang. Puis, on se souvient successivement de Paul Biya, la couronne de la politique africaine. De l?initiative ? la r?f?rence, (2021) de Jean Jacques Ngono Neme; et de Paul Biya, architecte de la r?volution agricole incompris de Ndam Aliyou (2024). L?un apr?s l?autre, ces ouvrages tracent une double ligne: r?pondre au go?t d?un public de plus en plus avide des images r?v?lant l?intimit? de Paul Biya. En cultivant l?illusion de proximit?, leurs auteurs donnent au chef de l?Etat un bon moyen pour se faire admirer et aimer. Chez Boniface Fontem Nkobena par exemple, on peut lire des traces de cette pratique qui pr?sente Paul Biya comme l?un des dirigeants africains ? avoir r?ussi ? diriger un pays dans la stabilit?, dans une Afrique en proie aux tourments et ? l’instabilit? depuis le vent de changement qui a souffl? dans les ann?es 1960 consacrant la vague des ind?pendances des pays de ce continent. L’auteur s’int?resse aux enseignements que la r?ussite av?r?e du Pr?sident Biya peut prodiguer ? d’autres pays, le cas ?ch?ant, afin de les sortir des eaux tumultueuses de l’ins?curit? et de l’instabilit? pour les mener vers les rivages plus calmes de la paix et de la stabilit?. Chez Fran?ois Marc Modzom, le ?silence? de Paul Biya est analys? ? la fois comme posture et signature de pouvoir. R?vulsionEntre temps, cette axiologie de la visibilit? commence ? r?vulser certains. En 2014, Dieunedort Essom? publie chez l?Harmattan C?te d’Ivoire, Paul Biya, Le pouvoir en clan. Selon l?auteur, le Cameroun fait face ? la long?vit? au pouvoir d’un seul clan dirigeant. Le pouvoir est exerc? de fa?on absolue par une seule classe politique qui ne montre aucun signe d’alternance. Il relate la vie politique au Cameroun, la volont? et la soif du peuple musel? qui aspire ? une d?mocratie vraie et r?elle. Les coups bas, les complots, les d?nigrements, les intimidations et les assassinats, y compris m?me dans le clan dirigeant, ne sont pas omis. On trouve des th?mes identiques dans Paul Biya: Chroniques de la Fin,vn (E?ditions du Schabel, 2021). Pour Fridolin Nke, l?auteur, ?notre pays vit actuellement des moments terribles. Et le mot n?est pas assez fort, pour traduire les d?rives et les horreurs que nous affrontons au quotidien. Ce n?est pas seulement le tribalisme qui traumatise, mais aussi le pillage, le vol, le go?t que certains prennent ? pi?tiner leurs semblables, ? les ?gorger, ? r?pandre la peur, ? bafouer la vie. La guerre de tous

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Mme C?cile Akame Mfoumou?: ? Aucun d?entre nous dans cette salle, aussi puissant soit-il, ne peut r?pondre seul aux crises humanitaires actuelles et ? venir ?

La pr?sidente de la Croix-Rouge Camerounaise plaide pour le renforcement de la coop?ration et la collaboration entre les Etats et organismes humanitaires ? travers le monde. Voici en int?gralit? sa d?claration faite du haut de la tribune de la 34e Conf?rence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge tenue du 28 au 31 octobre 2024 ? Gen?ve.  Monsieur le Pr?sident de la Commission, Madame la Pr?sidente de la Conf?rence internationale, Excellences, Mesdames et Messieurs, Distingu?(e)s D?l?gu?(e)s, Ma d?l?gation se r?jouit de l?opportunit? unique qui lui est donn?e de contribuer au d?bat sur le respect des principes fondamentaux du Droit International Humanitaire.  Ma D?l?gation remercie ?galement le Mouvement pour la documentation relative au th?me sous rubrique. Monsieur le Pr?sident de la Commission,  Cette Conf?rence, regroupant les ?tats parties aux Conventions de Gen?ve, les Soci?t?s nationales de Croix-Rouge et Croissant-Rouge, le Comit? international de la Croix-Rouge et la F?d?ration internationale des Soci?t?s de Croix-Rouge et Croissant-Rouge, nous oblige ? une r?flexion sur la port?e, le sens et les b?n?fices mutuels r?sultant des Principes fondamentaux du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge comme cadre d?action en vue d?une r?ponse humanitaire efficace. Elle constitue ?galement une opportunit? pour nous tous de nous engager dans un dialogue s?rieux sur les enjeux humanitaires actuels. Mesdames et Messieurs, Les Principes fondamentaux du mouvement, loin d?un id?alisme d?mesur?, constituent la fondation m?me de l?activit? humanitaire, tant ils r?gulent, r?glementent et orientent les cadres de l?action du Mouvement. Proclam?s en 1965 et r?it?r?s ? diverses occasions, ces principes continuent d?inspirer de nombreuses organisations non gouvernementales ? vocation humanitaires. Leur diffusion et leur appropriation illustrent, avec force, leur caract?re pratique et pragmatique, face notamment aux d?fis humanitaires qui nous interpellent. Fonctionnels par essence, ils repr?sentent l?incarnation de l?esprit d?humanit? qui devrait nous unir. L?action humanitaire neutre, impartiale et ind?pendante est essentielle pour r?pondre aux besoins des personnes et populations touch?es par des situations d?urgence ou de crise, telles que les conflits arm?s, la violence ou les catastrophes qu?elles soient naturelles ou du fait des hommes. La mise en ?uvre de ces Principes permet une r?ponse efficace, aussi bien pour la protection que pour l?assistance, prioritaire pour les plus vuln?rables. De mani?re cruciale, elle permet d?assurer l?acc?s et la s?curit? dans les environnements ? risque. Enfin, les Principes fondamentaux donnent ?galement un cadre pertinent et pr?visible pour les partenariats et la diplomatie humanitaire des composantes du Mouvement. Mesdames et Messieurs, Le Cameroun, en conformit? avec ses engagements internationaux, et conscient de leur r?le cardinal, a fait du respect des principes du Mouvement International de la Croix-Rouge une n?cessit? absolue, et met tout en ?uvre pour leur respect.   Au Cameroun, de nombreuses Organisations Non Gouvernementales ? vocation humanitaires se d?ploient au quotidien, sans aucune entrave et, bien souvent, en synergie ?troite avec l?Etat. ? cet ?gard, je suis fier de souligner que la Croix-Rouge Camerounaise, reconnue d?utilit? publique, b?n?ficie du soutien constant du Gouvernement. Ce soutien multiforme lui permet de mener ? bien sa mission humanitaire sur toute l??tendue du territoire national. Dans le m?me ordre d?id?es, des concertations r?guli?res sont organis?es entre les structures ?tatiques, les Organisations ? vocation humanitaire en vue de renforcer la collaboration, de r?pondre de mani?re efficace et concert?e aux nouveaux d?fis, dans le strict respect de l?ind?pendance, de la neutralit? et de la souverainet? de l?Etat. Par ailleurs, le Comit? Internationale de Croix-Rouge travaille en ?troite collaboration avec l?Etat du Cameroun pour la diffusion du Droit International Humanitaire. Ainsi le CICR et la Croix Rouge Camerounaise, dans une approche de collaboration sinc?re et suivie, accompagnent l?Etat dans le cadre du renforcement des capacit?s de ses personnels civils et militaires en mati?re humanitaire. En outre, les modules de Droit International Humanitaire sont int?gr?s dans les programmes d?enseignement sup?rieurs au Cameroun, ainsi que dans les cursus des diverses ?coles des Forces de d?fense et de s?curit?.  C?est fort de cette exp?rience positive que le Cameroun souhaite voir se d?velopper une relation plus forte, innovative et proactive entre ?tats et Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, aussi bien dans la r?ponse aux urgences qu?? celle aux crises chroniques ou moins m?diatis?es. Mesdames et Messieurs,  Dans un monde ou les crises et catastrophes humanitaires se succ?dent, ou les conflits arm?s continuent de faire de nombreuses victimes, il est vital pour les ?tats et le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de travailler ensemble, de concert avec tous les partenaires, pour r?aliser les buts communs de l?humanit?. Aucun d?entre nous dans cette salle, aussi puissant soit-il, ne peut r?pondre seul aux crises humanitaires actuelles et ? venir. En particulier, les organisations humanitaires, ? l?instar de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, doivent pouvoir compter sur le soutien des ?tats dans l?accomplissement de leurs mandats. Les Soci?t?s nationales en particulier, en tant qu?auxiliaires des pouvoirs publics dans le domaine humanitaire, doivent pouvoir collaborer avec les autorit?s nationales, dans le respect de leurs sp?cificit?s et, singuli?rement, dans le respect de l?adh?sion de Soci?t?s nationales aux Principes fondamentaux du Mouvement. Mesdames et Messieurs, Le respect des Principes fondamentaux a pour cons?quence b?n?fique d?assurer l?acc?s des populations touch?es ? une protection et une assistance humanitaire. ? son tour, cet acc?s signifie la capacit? pour le Mouvement de soulager les souffrances, de prot?ger la vie et la dignit? humaine. C?est la raison pour laquelle ma d?l?gation accueille favorablement et soutien l?appel lanc? ? la communaut? des ?tats au d?but de la pr?sente Commission, par les Pr?sidentes du Comit? International de la Croix-Rouge et de la F?d?ration Internationale des Soci?t?s nationales de Croix-Rouge et Croissant-Rouge respectivement. Pour conclure, ma d?l?gation tiens ? r?affirmer l?importance et la pertinence des Principes fondamentaux d?Humanit?, de Neutralit?, d?Impartialit? et d?Ind?pendance, comme source d?inspiration de toutes r?ponses humanitaires. Ces Principes doivent ?tre consid?r?s comme des biens publics de l?Humanit?, qui doivent tous nous inspirer en vue d?une meilleure r?ponse humanitaire aux besoins des populations les plus vuln?rables. Je vous remercie.

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Minette Libom Li Likeng, Minpostel et Chef de D?l?gation?: ??Renouveler notre soutien ? cet homme au destin exceptionnel ?

??Nous sommes tous invit?s ? maintenir une mobilisation constante derri?re le Chef de l?Etat, Son Excellence Paul BIYA, qui en 42 ans de pouvoir, continue ? assumer pleinement sa charge, avec le m?me engagement et la m?me d?termination. Il est en m?me temps une invite ? manifester notre attachement ind?fectible et sans faille ? notre champion, qui depuis 42 ans, pr?side aux destin?es de notre pays, pour le conduire vers son ?mergence. Il est enfin un appel de c?ur pour chaque camerounaise et chaque camerounais, ? renouveler son soutien ? cet homme au destin exceptionnel, promoteur du projet de Renouveau National, fond? sur la rigueur, la moralisation, la d?mocratisation, la justice sociale et le d?veloppement. Comme le dit si bien le Secr?taire G?n?ral du Comit? Central?: ??N?est pas Paul BIYA qui veut??.

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Mvila Centre I?: le Renouveau exalt? avec faste

C??tait jeudi dernier ? l?esplanade de la Mairie d?Ebolowa Ier et sous la conduite de Minette Libom Li Likeng, Cheffe de D?l?gation permanente d?partementale du RDPC pour la Mvila. La c?l?bration de l?anniversaire de l?accession ? la Magistrature supr?me du Pr?sident Paul Biya, dans cette circonscription politique, aura ?t? l?occasion de r?it?rer un soutien ind?fectible ? l?Homme du 06 novembre. Comme peuvent si bien l?attester, les diff?rentes prises de parole de cette manifestation solennelle. ? La pr?servation de notre int?grit? territoriale, la promotion de la paix et du vivre ensemble, sont autant d??l?ments qui concourent au renforcement de notre sentiment d?Unit? nationale. En effet, le Pr?sident de la R?publique Son Excellence Paul Biya, a depuis son accession ? la Magistrature supr?me en 1982, construit son action autour de ces valeurs universelles ? a salu? le Pr. Daniel Edjo?o, pr?sident de la section RDPC Mvila Centre I. Une position qui converge avec celle de la Pr?sidente de la section OFRDPC de Mvila Centre I. ? La quarantaine d?ann?es que nous c?l?brons aujourd?hui force le respect. Elle est ?galement le symbole de la patience qu?il a fallu au Pr?sident Paul Biya pour mettre en musique la m?lodie ? l??poque inaudible du d?veloppement, synth?tis? dans son ouvrage Pour le lib?ralisme communautaire ? appr?cie Mme Arlette Nkotto. Les autres responsables et militants venus en masse prendre part ? cette c?l?bration, ne feront pas non plus l??conomie des ?loges ? l?endroit de l?Homme du 06 novembre. ? Cet anniversaire marquant l?An 42 du Renouveau est pour nous le moment de marquer un temps d?arr?t et appr?cier ? leur juste valeur, les nombreuses r?alisations de notre champion, le Pr?sident Paul Biya. Lui qui durant ces 42 derni?res ann?es a fait preuve de maestria dans sa gouvernance et a fait franchir un cap ? notre cher et beau pays ? reconnait Ebenezer, un militant issu de cette section. Le discours de circonstance de Mme le Chef de la D?l?gation permanente d?partementale du Comit? central du RDPC pour la Mvila viendra corroborer et enrichir les propos de ses pr?d?cesseurs au pupitre, tout en donnant plus d?entrain au concert d??loges et de magnificence. ? Comme on dit « ? tout Seigneur tout honneur ».  Je voudrais dire Merci et rendre un vibrant hommage au Pr?sident de la R?publique, Chef de l’?tat, Fondateur du RDPC et Promoteur infatigable de ses id?aux ainsi que des valeurs de paix et de tol?rance, et qui, il y a 42 ans d?j?, entreprit de faire entrer notre pays dans la d?mocratie et la prosp?rit? ? a martel? le Minpostel Minette Libom Li Likeng. Il faut dire que la ferveur des manifestations, ajout? ? une mobilisation de plusieurs centaines de militants et militantes, ont donn? le las d?un appel ? la Candidature du Pr?sident Paul Biya aux ?lections pr?sidentielles de 2025.

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Leadership : la Banque africaine de l?Energie port?e par l?APPO

?L?Afrique ne peut pas permettre que plus de 120 milliards de barils de r?serves prouv?es de p?trole et plus de 650 trillions de SCUF de gaz soient gaspill?s, car ceux dont nous d?pendons pour la technologie d?exploitation de ces ressources ont d?cid? de les abandonner. Pour que nous puissions continuer ? b?n?ficier de ces ressources offertes par Dieu, nous n?avons d?autre choix que de ma?triser rapidement la technologie de l?industrie?. Pour le Dr Omar Farouk Ibrahim, secr?taire g?n?ral de l?Appo (Organisation des producteurs de p?trole africains), c?est clair: le continent africain dispose de beaucoup de p?trole et de gaz. Et s?il veut en tirer tout le b?n?fice, il est urgent de changer de paradigme. Le fait que des pays assez divers par leur histoire et leur g?ographie se r?unissent afin de coordonner leurs visions permet ainsi ? un large ?ventail de personnes de mieux comprendre ces probl?matiques cruciales pour notre ?poque. Du 28 octobre au 1er novembre 2024 ? Yaound?, le club de pays africains producteurs du p?trole (18 pays qui repr?sentent 99% de la production de p?trole du continent) a r?fl?chi sur les d?fis du secteur aval de l?industrie p?troli?re sur le continent. L?on a abord? le d?fi du financement, que ce soit pour construire de nouvelles raffineries ou pour r?nover et r?habiliter les infrastructures existantes. Concr?tement, il s?agit de se pencher vers les innovations, les ?tudes et la valorisation du savoir, la formation professionnelle, la recherche technologique, la coop?ration et l?int?gration ?nerg?tiques. On parle l? du d?veloppement d?une expertise locale dans le secteur, de la ma?trise des technologies li?es ? la prospection et ? l?exploitation des hydrocarbures et du d?veloppement de march?s de l??nergie sur le continent africain. Ce programme de r?forme doit cependant faire face ? deux cat?gories de contraintes: structurelle, en raison de la rigidit? d?un syst?me ?conomique bas? sur la redistribution de la rente p?troli?re, et conjoncturelle, en raison de la stagnation des prix du p?trole ? un niveau insuffisant pour d?gager des marges de man?uvre budg?taires. Au cours de la 46e session ordinaire du conseil des ministres de l?Appo, il a ?t? reconnu qu?elles peuvent jouer un r?le important dans le devenir des Etats producteurs de p?trole en Afrique. ?Rien qu’aujourd’hui, nous utilisons 100 millions de barils de p?trole par jour. Il n’y a aucun parti, aucun programme politique pour changer cela. Il n’y a pas de l?gislation pour maintenir ce p?trole dans le sol. Nous ne pouvons donc pas sauver le monde en respectant les r?gles. Car les r?gles ont besoin d’?tre chang?es. Tout doit changer et cela doit d?marrer aujourd’hui?. Emise par Mme Ndolenodji Alixe Na?mbaye, ministre tchadienne des Hydrocarbures et de l??nergie, cette proposition, a fait l?objet d?une explication plus pr?cise au cours de la 46e session du Conseil des ministres de l?Appo. ?Cela veut dire qu?un changement du mode de gestion du p?trole et du gaz africains devrait ?tre corr?l? ? une transformation de vision sur le long terme. Rien de plus?, indique Omar Farouk Ibrahim. Dans l?esprit du secr?taire g?n?ral de l?Appo, il ne s?agit pas d??tablir les grandes lignes d?une politique qui permettrait au secteur p?trolier africain de s?adapter ? une nouvelle conjoncture internationale, mais v?ritablement de le transformer en un mod?le plus ouvert et plus concurrentiel. L??l?ment central de ce programme est ?la coop?ration p?troli?re?. Jusqu?ici, constatent les experts venus ? Yaound?, ladite coop?ration est rest?e informelle. ?Et pourtant, elle doit ?tre centr?e sur l?approvisionnement des pays non ou peu producteurs, et sur le partage d?exp?rience en mati?re de gestion de l?industrie p?troli?re?, soutient Aim? Sakombi Molendo, ministre congolais des Hydrocarbures. Selon lui, l?inscription du p?trole africain, plus particuli?rement celui du Golfe de Guin?e, dans les strat?gies de puissance et de s?curit? des grandes puissances constitue un frein important au d?veloppement de la coop?ration p?troli?re entre les pays africains. ?Le p?trole qui y provient est ? majorit? export? vers les principaux partenaires ?conomiques de cette r?gion que sont l?Europe (22%), la Chine (18%) et les Etats-Unis (12%). Cela a pour principale cons?quence le d?veloppement d?une ?conomie de rente incapable de soutenir les missions de d?veloppement et d?ind?pendance ?nerg?tique d?volues ? l?exploitation du p?trole. Elle ne permet pas un renforcement de la coop?ration p?troli?re entre les pays de la r?gion qui, pour la plupart, privil?gient leur statut dans le projet g?opolitique des grands consommateurs au d?triment de toute v?ritable coop?ration sud-sud?, d?nonce Aim? Sakombi Molendo.?En effet, ajoute Marcel Abeke, le ministre gabonais du P?trole, le caract?re strat?gique du p?trole pousse les pays p?troliers ? pr?f?rer vendre leur production ? des pays qui, en plus de leur garantir des b?n?fices relativement importants, peuvent leur servir d?alli? de revers en cas de crise. Il n?est donc plus ?tonnant que les plus grands clients du p?trole africain se recrutent parmi les pays les plus puissants au monde?. Marcel Abeke va plus loin. Il estime que ?la rivalit? entre candidats au leadership en Afrique centrale limite les projets de coop?ration. Certains pays voient l?entr?e d?autres dans le cercle des pays producteurs de p?trole comme une contestation du leadership p?trolier dans la sous-r?gion?. Jean-Ren? Meva?a Amougou Ils ont dit? Mbella Mbella, ministre camerounais des Relations ext?rieures, repr?sentait l?administrateur-directeur g?n?ral de la SNH Adolphe Moudiki, pl?nipotentiaire du Cameroun au Conseil des ministres de l?Appo ?Il nous faut de la technologie? Ce n?est pas le moment pour l?Afrique d?abandonner les ?nergies fossiles. Nous avons besoin de plus de gaz et de plus de p?trole. L?Afrique conduira sa transition ?nerg?tique ? son rythme et de la mani?re qu?elle choisira. Car, si l?occident a besoin de d?carbonner, l?Afrique doit s?industrialiser. Nous devons tout de m?me garantir l?acc?s ? l??nergie ? plus d?un milliard d?habitants qui en sont priv?s jusqu?ici. Il nous faut de la technologie. Il nous faut des financements pour l?industrie p?troli?re et gazi?re. Il nous faut cr?er un march? africain de consommation de notre production p?troli?re et gazi?re. Il nous faut des industries. Ndolenodji Alixe Na?mbaye, ministre tchadienne du P?trole, des Mines et de la G?ologie ?La coop?ration inter?tatique peut surmonter les d?fis logistiques

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C?est notre solidarit? qui nous permettra de vaincre le n?o-colonialisme

Amina Fofana, architecte malienne proche du M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques), ?tait pr?sente sur la cha?ne panafricaine ?Afrique Media?, le 28 octobre 2021. Quand je l?entendis dire que les jeunes maliens se rendraient ? Ouagadougou pour soutenir la manifestation de la jeunesse du Burkina le 30 octobre 2021, je me dis que l?Afrique avait commenc? ? r?aliser le v?u de Nkrumah: dans et par la solidarit?, b?tir une Afrique forte, libre et souveraine. La solidarit?, qui ?nous aide ? voir l?autre ? personne, peuple ou nation ? non comme un instrument quelconque dont on exploite ? peu de frais la capacit? de travail et la r?sistance physique pour l?abandonner quand il ne sert plus, mais comme notre semblable, une aide (cf. Gn 2, 18. 20), que l?on doit faire participer, ? parit? avec nous, au banquet de la vie auquel tous les hommes sont ?galement invit?s par Dieu? (Jean-Paul II, « Sollicitudo rei socialis », lettre encyclique, 30 d?cembre 1987, n. 39), certains pensaient que l?Afrique l?avait compl?tement perdue. Amina Fofana nous enseigne qu?il n?en est rien. L?activiste malienne veut marcher dans les pas de Modibo Ke?ta qui disait:?Partout o? l?homme africain, l?homme tout court, ?tait asservi, bafou?, notre Parti n?a pas recherch? la criminelle m?diation; c?est r?solument qu?il a port? aide ? nos fr?res opprim?s. Cette nettet? dans nos positions, cette constance et cette fid?lit?, nous ont valu (et ce sera notre bonheur) la confiance de tous les patriotes africains au combat qui, demain comme aujourd?hui, trouveront chez nous le constant soutien qu?ils sont en droit d?exiger des fr?res engag?s que nous sommes?. Paul KagameJe ne sais pas si Paul Kagame conna?t ce discours du premier pr?sident du Mali. Toujours est-il qu?il n?h?sita pas ? voler au secours du Mozambique o? la ville de Mocimboa da Praia, si?ge d?un m?gaprojet gazier, ?tait occup?e par les djihadistes depuis le 12 ao?t 2020. Un an plus tard, les terroristes ?taient chass?s de cette ville portuaire par les forces arm?es rwandaises dirig?es par le colonel Ronald Rwivanga. Ce sont 1000 soldats rwandais qui combattent actuellement dans le Cabo Delgado aux c?t?s de l?arm?e mozambicaine.L?arm?e rwandaise est ?galement pr?sente en Centrafrique. ? un journaliste qui voulait savoir pourquoi elle avait ?t? envoy?e dans ce pays d?Afrique centrale, Paul Kagame donna la r?ponse suivante: ?Compte tenu de notre propre exp?rience pendant le g?nocide, voir une telle situation se d?grader n?est pas acceptable. Il y a une force sur place qui est cens?e maintenir la paix, mais elle est pieds et poings li?s, comme au Rwanda. Si les forces rwandaises engag?es dans le cadre de notre accord bilat?ral n?avaient pas ?t? l?, les ?lections en Centrafrique n?auraient pas eu lieu.? C?est au nom de la solidarit? africaine que le num?ro un rwandais proposa son assistance ? ses homologues Filipe Nyusi (Mozambique) et Faustin-Archange Touad?ra (Centrafrique). Nul ne sait si le pr?sident rwandais viendra en aide ? d?autres pays africains confront?s au terrorisme. Une chose est certaine: ? le voir agir, on ne peut s?emp?cher de le comparer ? Modibo Ke?ta qui, le 30 mai 1962, s?adressait aux Sovi?tiques r?unis au Kremlin en ces termes: ? Le Mali ne saura consid?rer sa mission comme accomplie tant qu?un seul pouce du sol africain sera occup? par les colonialistes avides.? En ?crivant ce texte, je n?ai pas d?autre ambition que d?interpeller chaque Africain sur cette solidarit? beaucoup vant?e dans les discussions et discours mais peu visible sur le terrain. On peut reprocher beaucoup de choses ? Kagame, on peut ne pas ?tre d?accord avec le soutien militaire qu’il apporte aux rebelles du M23 ? l?Est de la R?publique D?mocratique du Congo, on peut et on doit condamner le vol des richesses de cette r?gion par son pays mais force est de reconna?tre qu?il agit plus qu?il ne bavarde, qu?il vit la solidarit? africaine, que celle-ci n?est pas un slogan creux chez lui. L?heure, ? mon humble avis, n?est plus aux discours sur les Africains qui seraient des ?tres ontologiquement solidaires pendant que les Occidentaux seraient d?affreux et ind?crottables individualistes. H?ros des ind?pendancesIl est temps que nous retrouvions la solidarit? des h?ros des ?ind?pendances? dont la devise ?tait: ?Le probl?me de l?un d?entre nous est le probl?me de tous. Si un leader africain est en difficult?, les autres doivent le soutenir, se mobiliser derri?re et pour lui. » La solidarit?, selon l?Alg?rien Ahmed Ben Bella, certains pays africains avaient essay? de la manifester ? l?endroit de Lumumba comme on peut le voir dans la d?claration suivante:?Parall?lement ? l?action du ?Che? [Ernesto Guevara], nous menions une autre action pour le sauvetage de la r?volution arm?e de l?Ouest du Za?re. En accord avec Nyerere, Nasser, Modibo Ke?ta, Nkrumah, Kenyatta et S?kou Tour?, l?Alg?rie apportait sa contribution en envoyant des armes via l??gypte ? travers un v?ritable pont a?rien, tandis que l?Ouganda et le Mali ?taient charg?s de fournir des cadres militaires. C?est au Caire, o? nous ?tions r?unis que nous avions con?u ce plan de sauvetage et nous commencions ? l?appliquer lorsqu?un appel d?sesp?r? nous fut adress? par les dirigeants de la lutte arm?e. Malheureusement, malgr? nos efforts, notre action intervint trop tard et cette r?volution fut noy?e dans le sang par les assassins de Patrice Lumumba.? Cette ?poque, o? la solidarit? des peuples dans leur lutte ?mancipatrice n??tait pas un vain mot, fut indiscutablement la plus belle de notre histoire.Pourquoi les dirigeants actuels en sont-ils incapables? Pourquoi sont-ils min?s par la peur et le repli sur soi?Pourquoi n?ont-ils pas la hargne et le courage de Modibo Ke?ta quand celui-ci apporta son aide aux nationalistes du Congo, au FLN alg?rien, aux mouvements de lib?ration en Angola, au Mozambique et en Guin?e-Bissau, aux militants anti-apartheid?Dans un pays, lorsque les citoyens se mettent ensemble pour chasser le dictateur comme au Burkina Faso (le 31 octobre 2014) ou au Mali (le 18 ao?t 2020), cela n?est-il pas beau?Aucune arm?e ne peut tenir face ? un peuple uni et d?termin? ? changer le cours de son destin. Tel est peut-?tre le sens du discours

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Dr Omar Farouk Ibrahim ?Nous Africains, devons ?laborer notre propre agendaet exploiter nos ressources ?nerg?tiques?

Le secr?taire g?n?ral de l?Appo fait le tour des questions br?lantes autour du p?trole africain. Au vu de l?actualit? internationale autour du p?trole et du gaz, doit-on craindre que l?or noir africain ne broie du noir?Je parlerai en termes de cons?quences. Pour les pays africains qui ont la chance de disposer de ressources p?troli?res et gazi?res, les cons?quences de ce qui se passe sur le plan international sont que, t?t ou tard, nous risquons de perdre ces ressources. Non pas parce qu?elles dispara?tront de nos terres ou de nos mers, mais parce que la technologie pour les exploiter ne nous sera plus accessible, car ceux dont nous d?pendons depuis des si?cles pour l?exploitation ont d?cid? de s??loigner des combustibles fossiles. L?Afrique ne peut pas permettre que plus de 120 milliards de barils de r?serves prouv?es de p?trole et plus de 650 trillions de SCUF de gaz soient gaspill?s, car ceux dont nous d?pendons pour la technologie d?exploitation de ces ressources ont d?cid? de les abandonner. Pour que nous puissions continuer ? b?n?ficier de ces ressources offertes par Dieu, nous n?avons d?autre choix que de ma?triser rapidement la technologie de l?industrie. Et c?est pourquoi j?ai commenc? par dire que cette table ronde est opportune. Notre position est que l?Afrique compte le plus grand nombre de personnes vivant dans la pauvret? ?nerg?tique. Pourtant, nous exportons une grande quantit? d??nergie, sous forme de p?trole et de gaz, vers des pays consid?r?s comme riches, qui utilisent ces m?mes ressources pour industrialiser leurs nations et am?liorer la vie de leurs citoyens. Pourquoi nous refuse-t-on l?opportunit? d?utiliser ces ressources pour notre propre d?veloppement?? Nous Africains, devons ?laborer notre propre agenda et exploiter nos ressources ?nerg?tiques sans forc?ment suivre les directives des pays comme les pays industrialis?s qui pr?nent le net z?ro d?ici 2050. A ce jour, quel visage pr?sente cette ambition d?industrialiser le secteur du p?trole en Afrique?Pour de nombreux ressortissants de pays producteurs de p?trole et de gaz, en particulier pour les milieux d?affaires, le contenu local commence et se termine par des l?gislations qui favorisent les nationaux dans l?achat de biens et de services. Nous assistons donc ? l??mergence de nombreuses soci?t?s locales de services p?troliers et gaziers dont l?objectif principal est de fournir des biens et parfois des services ? l?industrie. Pour les gouvernements, les l?gislations sur le contenu local visent ?galement ? fournir des emplois ? leurs ressortissants. Ce sont de bons objectifs et il faut les encourager. Mais pour la survie ? long terme de l?industrie sur le continent, la strat?gie de contenu local doit se concentrer davantage sur la ma?trise de la technologie de l?industrie, en amont, en aval et en milieu de cha?ne. Nous devons nous concentrer sur la recherche et le d?veloppement p?troliers et gaziers. Nous devons nous concentrer sur l?innovation et la fabrication d?outils et d??quipements pour l?industrie p?troli?re et gazi?re. Nous devons nous concentrer sur la formation de haut niveau des professionnels cl?s de l?industrie. Une ?tude majeure men?e par l’APPO a ?tabli que m?me si certains pays africains producteurs de p?trole et de gaz ont fait des progr?s dans la ma?trise de l’industrie, aucun pays ne peut pr?tendre ma?triser tous les secteurs de l’industrie. Tous d?pendent encore fortement de sources non africaines, des compagnies p?troli?res internationales aux soci?t?s de services. L??tude a ?galement montr? que l’Afrique a tout ce qu’il faut pour ma?triser la technologie de l’industrie si les pays africains mettent en commun leurs ressources pour le bien commun de tous. C’est cette conviction qui a motiv? la d?cision de l’APPO d’?uvrer ? la cr?ation de centres r?gionaux d’excellence dans la recherche, le d?veloppement et l’innovation dans le domaine du p?trole et du gaz. ? l’APPO, nous pensons que la solution au contenu local dans nos pays membres r?side dans une plus grande collaboration, en particulier dans les domaines de la technologie et de la finance. On vous a entendu parler de la Banque africaine de l??nergie. A quel niveau se situe le projet?Actuellement, les pays sont en phase de d?cision concernant le d?p?t pour la Banque. Selon le calendrier fix? par les autorit?s, la date butoir pour le d?but des activit?s ?tait pr?vue pour le 30 juin 2024. Mais, nous avons d? faire face ? quelques obstacles. Nous avions besoin de 5 milliards de dollars pour d?marrer. Mais nous avons d?cid? qu?il nous fallait 500 millions pour d?marrer. Et nous avons obtenu 50% de cette somme avant m?me d?avoir officiellement lanc? la banque. Nous sommes donc convaincus que d?ici la fin du premier trimestre de l?ann?e prochaine, la banque devrait ?tre op?rationnelle; Donc, la Banque devrait d?marrer ? cette ?ch?ance. Mais avant cela, nous travaillions ?galement sur les documents officiels, les aspects l?gaux, etc. En dehors de cela, nous avons d?j? commenc? ? recevoir des contributions financi?res de nos pays membres pour la Banque d??nergie africaine. Une fois la banque op?rationnelle, nous ouvrirons nos portes aux investisseurs hors d?Afrique, y compris du Moyen-Orient. Nous sommes confiants dans les ressources que nous commen?ons ? rassembler et dans l?int?r?t que de nombreux investisseurs portent ? notre banque. Je peux vous dire fi?rement que, dans l?histoire des banques de d?veloppement, cette banque est celle qui a pu facilement passer de la conception ? la mise en ?uvre. En moins de deux ans, nous avons ?t? capables de finaliser tous les documents d??tablissement, la charte de la Banque. Nous avons obtenu la signature et la ratification, par un de nos Etats membres, de la convention d??tablissement de l?APPO. Nous avons juste besoin d?un autre Etat pour que l?accord soit effectif Lors de votre intervention, vous avez soulign? l?importance de la coop?ration et de l?int?gration p?troli?re en Afrique. Sur quels aspects pensez-vous que cette harmonisation devrait se concentrer??Il y a principalement trois domaines. Premi?rement, aucun pays africain, pris individuellement, ne dispose des fonds n?cessaires pour mener ? bien des projets ?nerg?tiques d?envergure. Cependant, en unissant nos forces au niveau sous r?gional et r?gional, et en mutualisant nos ressources, nous aurons largement de quoi financer des projets adapt?s

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Afrique subsaharienne: bonnes perspectives sur la r?duction de l?inflation

D?apr?s les perspectives de la 30e ?dition du rapport ?conomique semestriel de la Banque mondiale, l?inflation devrait se r?duire significativement en Afrique subsaharienne. Celle-ci devrait chuter de 7,1% en 2023 ? 4,8% cette ann?e. Ce qui place l?Afrique centrale sur la bonne tangente alors que qu?une d?c?l?ration de l?inflation est projet?e dans la sous-r?gion sur les trois ann?es ? venir. Y fixant le retour sous le seuil communautaire de 3% ? compter de 2025, la Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac) table sur 3,9% en fin 2024 contre 5,6% en 2023. L?activit? ?conomique devrait elle aussi connaitre quelques am?liorations dans la r?gion. La Banque mondiale s?attend ainsi ? une croissance de 3% en 2024, contre un point bas de 2,4% en 2023 gr?ce ? la hausse de la consommation et de l?investissement priv?. Malgr? cette embellie, la reprise de l?activit? ?conomique reste atone par rapport aux p?riodes avant Covid-19, alerte l?institution financi?re. ?Cette reprise est toutefois insuffisante pour sortir des millions de personnes de la pauvret?. La croissance du PIB par habitant reste atone, ? 0,5% seulement en 2024, contre une moyenne de 2,4% sur la p?riode 2000-2014. Les conflits, le changement climatique et l?explosion des co?ts du service de la dette sont autant de freins aux progr?s. En 2024, le service de la dette absorbera 34% des recettes publiques dans la r?gion, au d?triment des investissements productifs?, lit-on dans le dernier rapport Africa?s Pulse. Pour assurer une croissance ?conomique durable, la Banque mondiale recommande de propulser l?activit? ?conomique par une r?forme de l??ducation, dans le but de cr?er une main d??uvre conforme aux exigences de d?veloppement. Louise Nsana

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Ces proph?tes de malheur n?auront jamais le dernier mot

« L? o? il n?y a pas d’espoir, nous devons l’inventer ». Cette citation d’Albert Camus n? un 7 novembre m?est revenue ce matin, un jour apr?s l??crasante victoire de Donald Trump. Les partisans de ce dernier auraient pu perdre tout espoir de le voir occuper de nouveau le devant de la sc?ne car ? Trump rien n?aura ?t? ?pargn? par les petits journalistes et m?diocres politiciens fran?ais: la haine, le m?pris, les jugements d?pr?ciatifs et sans appel. Jamais un homme ne fut autant tra?n? dans la boue que lui. Les m?dias europ?ens corrompus et ? la solde des immoraux oligarques le consid?raient comme un individu dangereux, ?taient persuad?s qu’il serait battu ? plate couture par les D?mocrates devant qui ils ont l’habitude de ramper et avec l?accord desquels Mouammar Gadddafi fut assassin? et Laurent Gbagbo, bombard?, puis d?port? ? La Haye pour permettre ? un de leurs valets de les enrichir sans effort. Mais Trump, qui est loin d’?tre irr?prochable, vient de leur montrer qu’il ?tait r?silient et combatif, que leurs stupides critiques et pr?dictions ?taient le dernier de ses soucis et que le dernier mot appartenait aux ?lecteurs am?ricains et ? Dieu dont eux ne veulent plus entendre parler. Ce sont eux qui ont maintenant du souci ? se faire parce que, si l’on en croit les r?v?lations de Julian Assange, le nouveau locataire de la Maison blanche s’est engag? ? d?manteler le Deep state o? se font des choses bizarres et dangereuses et ? sanctionner ceux qui ont invent? toutes sortes de maladies pour exterminer une partie de la population mondiale et s’enrichir sur notre dos en nous vendant des vaccins bidon. L?Afrique n?est pas condamn?e ? ?tre humili?e, pill?e et domin?e par l?Occident avec la complicit? d?Africains incapables de penser qu?il y a des choses plus importantes que la panse. Elle peut encore se faire respecter, mieux se positionner et retrouver espoir et confiance en elle-m?me, ? condition, bien s?r, que la majorit? de ses fils et filles ne pr?tent plus attention aux mensonges des m?dias europ?ens, ? condition surtout qu’ils se mettent ensemble et au travail. Il faut arr?ter d?utiliser les armes fabriqu?es ailleurs pour nous entretuer. Il faut arr?ter de trop danser et de trop prier. Jean-Claude Dj?r?k?

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Parlement de la Cemac : le projet de budget de la Commission dans son int?gralit?

Par Monsieur Charles ASSAMBA ONGODO, Vice-Pr?sident de la Commission Excellence Monsieur le Vice-Pr?sident du Parlement ;Messieurs les Commissaires, Membres du Gouvernement de la Communaut? ;Mesdames et Messieurs les Membres du Parlement Chefs de Missions Diplomatiques ; Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs Communautaires ;Distingu?es personnalit?s ; Mesdames et Messieurs.IL m??choit aujourd?hui l?insigne honneur de pr?senter ? votre Haute Sanction, au nom du Pr?sident de la Commission, son Excellence Baltasar ENGONGA EDJO?O, le Projet de Budget de la Communaut? pour l?exercice 2025.Cette pr?sentation se fera en deux en deux articulations, ? savoir l?environnement ?conomique de l??laboration du budget 2025 et, sa pr?sentation proprement dite. I. L?ENVIRONNEMENT ECONOMIQUEL?activit? ?conomique en zone CEMAC est fortement tributaire de l??volution de la conjoncture ?conomique internationale, notamment de la demande et des cours mondiaux des principales mati?res premi?res qu?elle exporte. Aussi, la mise en ?uvre r?ussie de politique d?int?gration r?gionale au sein de la CEMAC d?pend, elle aussi, du contexte sociopolitique, ?conomique, de l?environnement international ainsi que de la conjoncture ?conomique internationale devant faciliter le d?ploiement des politiques communes et sectorielles de la Communaut? qui sont traduites financi?rement dans le projet de budget. L??laboration du Budget 2025 de la Communaut? pour l?ann?e 2025 a ?t? effectu?e sur la base de la lettre de cadrage budg?taire n?000042/24/CEMAC/CP/VP/CBF du 11 Juin 2024 qui a fix? des orientations et des directives g?n?rales sur la gestion budg?taire, d?fini la strat?gie du Gouvernement de la CEMAC ainsi que les actions prioritaires ? r?aliser en 2025. Ces actions prioritaires sont celles ayant un fort impact sur le processus d?int?gration de la CEMAC et qui visent notamment le renforcement de l?efficacit? et la l?gitimit? de la Commission par la mise en ?uvre des projets int?grateurs concrets, la promotion d?un v?ritable espace communautaire int?gr? et la bonne gouvernance. Il s?agit de : La pr?paration de ce Budget intervient dans un contexte ?conomique favorable pour les pays de la CEMAC malgr? les effets de la guerre Russie-Ukraine et la guerre au Moyen Orient qui perturbent les canaux et circuits d?approvisionnement du commerce international et fragilisent la croissance de la plupart des ?conomies. les perspectives de l??conomie mondiale (WEO) r?vis?es par le FMI en juillet 2024, l??conomie mondiale maintiendrait en 2024 quasiment le m?me rythme de progression qu?en 2023, avec une croissance de 3,2%. La croissance ?conomique mondiale se consoliderait ? 3,3% en 2025. La croissance mondiale continuerait ? ?tre impact?e par les effets du conflit russo – ukrainien, l??largissement de la fragmentation g?o?conomique et les tensions du secteur financier. Port?e par une baisse des prix de l??nergie et l?att?nuation progressive des tensions sur le march? de travail, la d?sinflation enregistr?e au niveau mondial en 2023 se poursuivrait en 2024 et 2025, avec toutefois une baisse de son rythme. L?inflation mondiale s??tablirait ? 5,2% en 2024 apr?s 6,8% en 2023. S?agissant des perspectives macro?conomiques de la CEMAC pour 2024 et 2025, il est pr?vu pour l?ann?e 2024 une acc?l?ration des activit?s ?conomiques, soutenue essentiellement par le dynamisme des activit?s non p?troli?res. Sur cette base, selon le rapport de la surveillance multilat?rale 2022, 2023 et perspectives 2024 et 2025 du mois d?ao?t 2024, la croissance de la CEMAC devrait s?acc?l?rer ? 2,5 % en 2024, contre 2,4 % en 2023. A moyen terme, malgr? le contexte des guerres Russie-Ukraine et au Moyen-Orient, l?activit? devrait faire preuve de r?silience dans la CEMAC, soutenue toujours par le secteur non p?trolier et l?acc?l?ration des r?formes structurelles. Ainsi, la croissance de l?activit? ?conomique serait renforc?e, avec une progression de 2,6 % en 2025 ? 3,0 % en 2026 et 3,7% en 2027. Au plan de l??volution des prix ? la consommation, les pressions inflationnistes se maintiendraient en 2024 avec une inflation qui s??tablirait ? 5,5%. Ces pressions inflationnistes persistantes seraient entretenues par la hausse des prix des produits p?troliers, notamment au Cameroun et au Tchad en f?vrier 2024, et de leur incidence sur l??conomie. Malgr? ces hausses des prix de carburant ? la pompe, l?inflation fl?chirait en 2025 pour revenir ? 3,5%, demeurant au-dessus du seuil communautaire de 3%. Ces perspectives restent toutefois sujettes aux risques d?accroissement des vuln?rabilit?s li?es ? la dette et de d?t?rioration de la s?curit? r?gionale. Les pr?visions des ressources et des charges du budget 2025 sont arr?t?es en tenant compte ? la fois du potentiel de la Taxe Communautaire d?Int?gration (TCI) ?valu? ? 75,4 milliards de Francs CFA pour l?exercice 2025, de la probl?matique de mobilisation des ressources de la TCI avec le faible niveau actuel et l?am?lioration attendue du taux de mobilisation en 2025, ainsi que de l?ambition de maitriser les charges de fonctionnement de la Communaut?. Ces pr?visions reposent principalement sur les hypoth?ses suivantes : II. LA PRESENTATION DU PROJET DE BUDGET 2025 PROPREMENT DITAu regard de ces hypoth?ses et du contexte ci-dessus d?crit, les pr?visions budg?taires inscrites dans le projet de budget de la Communaut? pour l?exercice 2025 sont arr?t?es en ?quilibre en ressources et en emplois ? la somme de 82 981 074 871 FCFA (Quatre-vingt-deux milliards neuf cent quatre-vingt-un millions soixante-quatorze mille huit cent soixante et onze), contre 90 584 287 669 FCFA en 2024, repr?sentant une nette baisse de 7 603 212 798 FCFA, soit 8,39% par rapport ? l?exercice 2024. Cette nette diminution r?sulte principalement : En ressources, En emplois, il y a lieu de relever que les institutions ont bien respect? les instructions de la lettre de cadrage budg?taires qui a prescrit des pr?visions r?alistes et la ma?trise des d?penses avec un plafonnement des charges ? leur niveau de l?exercice 2024, compte tenu des difficult?s de mobilisation de la TCI aupr?s des Etats membres.? Concernant les Institutions et les organes : Il est ? noter que tenant compte des cons?quences des catastrophes naturelles qui s?vissent actuellement dans certains pays de la sous-r?gion, il a ?t? cr?? une ligne budg?taire dot?e de 400 millions de FCFA, en vue de venir en aide aux populations sinistr?es. L?ex?cution optimale de ce budget et la mise en ?uvre efficace des plans d?actions des institutions vont d?pendre essentiellement de la nette am?lioration

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