Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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??TROP C?EST TROP?

Le cri de douleur du Dr Keye Ndogo, diplomate camerounais abandonn? en France, depuis huit ans, sans moyens et aujourd’hui priv?, m?me de pr?pension! Et, urgence signal?e, le voil? ? la recherche de solutions, pour contourner le mal profond qui s?vit au Minist?re des Finances et qui plombe ses paiements attendus. Aussi, en appelle-t-il aux citoyens, ? commencer par S.E. Paul BIYA, Pr?sident de la R?publique certes, mais citoyen d?abord, en vue, sous forme de pr?ts, d?un ? pr?financement participatif ? de ce que lui doit l?Etat. Il s?agit de battre le syst?me ! de tourner le dos aux ? on va faire comment ? et autres ? Je veux voir mes enfants grandir ?, sans donner l?impression de se soucier du type d?environnement dans lequel ils sont appel?s ? grandir. Que faut-il donc faire exactement ? Voici les termes dans lesquels Le Dr KEYE NDOGO explique l?id?e simple, mais puissante, qu?il avance : ? Faute d?obtenir des paiements forc?s imm?diats des ? Powers That Be ? qui r?gnent, sans partage, au Minist?re des Finances, au m?pris des instructions de leurs Ministres et des instructions pr?sidentielles [Voir : ? Refus d?ex?cuter les instructions ? ET ? Ultime recours aux Autorit?s ?], il faut passer par un ? pr?financement participatif, ? constituer, au titre de pr?ts, sur l?immense somme que l?Etat lui doit d?sormais, avant m?me de parler des dommages et int?r?ts ? ! Avant de poursuivre : ? Il s?agit, ainsi, de contourner les longues proc?dures judiciaires qui devraient intervenir, en temps opportun et en tant que de besoin ! ? EN ATTENDANT L?HEURE DE LA JUSTICE Les proc?dures judiciaires sont longues. Et plus encore dans notre pays. Le Dr KEYE NDOGO le sait. Ses protagonistes, en face, aussi. Il s?agit donc de les battre ? ce jeu de la justice qui prend des ann?es, r?alit? sur laquelle ces derniers tablent, sans doute, pour tordre la main aux usagers press?s et qui sont, d?ailleurs, oblig?s de l??tre. Press?, compte tenu des urgences, le Dr KEYE NDOGO l?est. Il ne peut pas se permettre d?attendre davantage. Mais, il refuse de c?der et appelle citoyens du monde citoyens du monde et Camerounais, en particulier, et ? contribuer ? un ? pr?financement participatif ?. Il faut battre le syst?me. Ce sera le sauver, lui, KEYE NDOGO, c?est vrai, mais ?a le sera aussi pour le Cameroun (Voir : ? Le MINFI, cet antre des petites R?publiques autonomes ?). Le Dr KEYE NDOGO n?est pas en qu?te d?aum?nes. Du tout ! Il sollicite des pr?ts d?argent. Et il s?adresse ainsi, ? titre personnel, faut-il le redire, ? tout citoyen, selon ses moyens : de S.E. Paul BIYA, Pr?sident de la R?publique certes, mais citoyen d?abord, jusqu?au dernier Camerounais, en passant par les Ministres, Directeurs G?n?raux, Parlementaires, ? Bayam-sellams ?, etc… Evidemment, tout citoyen du monde, touch? par la triste saga et le calvaire du Dr KEYE NDOGO, est appel? ? mettre la main ? la p?te, en vue d?aider, au bout du compte, ? la construction plus saine d?un pays qui en a plus que besoin. Comment cela devrait-il se passer concr?tement ? Le Dr KEYE NDOGO met sur la place publique ses comptes bancaires, BNP-PARIBAS en France et BICEC au Cameroun. Banque Code banque Code guichet Num?ro de compte Cl? BNP-PARIBAS 30004 00567 00003048470 29 IBAN : FR763000 4005 6700 0030 4847 029 BIC : BNPAFRPPXXX     BICEC 10001 06864 13460764000 70 IBAN : CM21 10001 06864 13460764000 70 BIC/SWIFT : ICLRCMCXXXX Chacun peut y faire un virement, en envoyer copies, par mail, pour enregistrement de la cr?ance, (1) au Dr KEYE NDOGO lui-m?me (kndogo54@gmail.com) , ainsi (2) qu?? Monsieur Christophe BOBIOKONO (cbobio@gmail.com et cbobio@yahoo.fr) , le Directeur de Publication de l?hebdomadaire ? Kalara ? (sp?cialis? dans le traitement des questions judiciaires), qui coordonne la communication du Conseil juridique du Dr KEYE NDOGO. Ceux qui souhaiteraient plut?t passer par Orange Money (au b?n?fice de M. KEYE NDOGO, +237 6 99 91 20 58) devraient s?assurer qu?apr?s la transaction, ils en saisissent, de la m?me mani?re que ci-dessus, le Dr KEYE NDOGO et Monsieur Christophe BOBIOKONO. Il s?agirait alors d?identifier leur cr?ance, par son montant, ainsi que par le nom du contributeur et le num?ro de remboursement de ladite cr?ance. Les envois Orange Money n?identifient pas la personne faisant le d?p?t, mais plut?t le num?ro, ? partir duquel la transaction est effectu?e ! Bien s?r, si la contribution est un simple don plut?t qu?un pr?t, il est vivement souhait? de le pr?ciser, que celle-ci soit faite par virement bancaire ou par transaction t?l?phonique. Les remboursements interviendront, une fois que le Minist?re des Finances aura pay? le Dr KEYE NDOGO, soit avant tout ?ventuel proc?s, soit sur instruction de la Justice. Mais, avant m?me l??ventuelle intervention de la Justice, il faut relever que la plupart des goulots d??tranglement ont ?t? identifi?s, tant au niveau des Responsables qu?? celui des simples personnels, pour ce qui est du cas du Dr KEYE NDOGO. Il appartient donc, d?sormais, au Ministre des Finances et ? sa hi?rarchie de frapper, de corriger et d?instruire, par l?exemple, pour des lendemains qui chantent. C?est une mesure sanitaire absolument n?cessaire. Si cette op?ration de ? pr?financement participatif ? est couronn?e de succ?s, alors elle aura aid? le Cameroun ? se lib?rer de toutes ces pesanteurs qui p?sent sur les usagers au Minist?re des Finances, y compris sur les anciens de ? la Maison-Finances ?. Car, jusque-l?, peu d?usagers, s?il en existe du tout, en sortent indemnes, anciens de la maison ou non ! Et, cela, quelles que soient, par ailleurs, les dispositions qu?ils peuvent avoir prises, pour faire prosp?rer leur affaire ou pour vivre une retraite active, heureuse et ?panouie (Voir : ? Envol esp?r? durablement compromis ? ET ? Qui va payer le Prix ? ?) ! LA PROFONDEUR DU MAL EN FACE ! Voil? bien huit ans que le Dr KEYE NDOGO n?a pas per?u ses frais de rel?ve et de cong?s (? l?argent pour d?m?nager ?), un peu plus de 49 millions F CFA. Et, en ce mois d?octobre 2025, l?Etat lui doit d?j? aussi, un peu plus de 300 millions suppl?mentaires de manque ? percevoir sur salaire au titre de l??tranger qui s?y sont greff?s. Bien plus, apr?s avoir us? et abus? de subterfuges de toutes sortes et de dilatoire, pour ne pas

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Visite du pape L?on XIV au Cameroun: silence ? Yaound?, ferveur ? Douala

Alors que Mgr Samuel Kleda appelle d?j? ? la mise en place des pr?paratifs pour accueillir le souverain pontife, le gouvernement reste muet.Entre diplomatie vaticane et tensions locales, la venue du pape pourrait bien rebattre les cartes politiques du Cameroun. L?annonce d?une possible visite du pape L?on XIV au Cameroun suscite un vif int?r?t au sein de la communaut? catholique et bien au-del?. Selon une correspondance de Mgr Samuel Kleda, archev?que de Douala, adress?e au gouverneur du Littoral, des dispositions logistiques et s?curitaires devraient d?j? ?tre prises localement en pr?vision de cet ?v?nement. Le pr?lat y souligne la port?e spirituelle et symbolique de cette visite, tout en appelant les autorit?s ? une pr?paration concert?e avec l??glise.Pourtant, du c?t? de Yaound?, c?est le silence. Aucune d?claration officielle n?a encore confirm? ni infirm? la venue du souverain pontife. Cette absence de communication alimente les interrogations sur le calendrier et les enjeux politiques du d?placement papal. Certains observateurs y voient une initiative pastorale, destin?e ? raffermir la foi et la solidarit? des catholiques. D?autres y discernent une man?uvre diplomatique, visant ? encourager le dialogue et la paix dans un pays confront? ? de profondes divisions. Le Cameroun, marqu? par des tensions sociopolitiques persistantes, traverse une p?riode d?licate. Les crises dans les r?gions anglophones, la pr?carit? ?conomique et les d?bats autour de la transition politique nourrissent un climat d?incertitude. Dans ce contexte, la visite du pape pourrait prendre une dimension historique, en rappelant les valeurs de justice, de coh?sion et de r?conciliation que l??glise promeut depuis plusieurs d?cennies. Le Vatican, fid?le ? sa diplomatie de la paix, verrait dans cette mission une occasion d?encourager la retenue, le dialogue et la r?conciliation nationale. Pour les fid?les, la venue du pape repr?senterait un signe d?esp?rance et une invitation ? l?unit?. En attendant une confirmation officielle, les dioc?ses du pays se pr?parent d?j?, discr?tement mais avec ferveur, ? accueillir celui qui pourrait raviver la flamme d?une foi partag?e et d?un avenir commun plus apais?. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Grand Nord: la r?volte silencieuse des villes mortes

Entre col?re populaire et d?sob?issance civile, le Nord-Cameroun vit une tension post?lectorale sans pr?c?dent, o? Issa Tchiroma devient le symbole d?une revendication politique longtemps refoul?e. Une col?re contenue qui d?borde ? Maroua, les rues d?sertes et les march?s ferm?s traduisent une tension palpable. ? Vendredi dernier, je suis all? au march? et c??tait comme une ville fant?me ?, raconte Fatoumata, vendeuse de tissus au march? central. ? Tout le monde a ferm?, certains ont m?me ?t? menac?s par des inconnus pour respecter le mot d?ordre de ?ville morte? ?. Pour Abdoulaye, ?picier, la peur est r?elle : ? Certaines boutiques ont ?t? vid?s par leurs propri?taires dans la nuit puisque des rumeurs d?incendie p?sent sur le march?. On ne sait plus quoi faire. On ferme pour ne pas risquer notre vie ?. Pour les partisans de Tchiroma, ces journ?es traduisent le d?but de la troisi?me phase de la lutte pour la reconnaissance de sa victoire ?lectorale. ? Il est temps que le Nord se fasse entendre ?, dit Mohammed, jeune ?tudiant ? Garoua. ? On ne veut plus ?tre oubli?s ?. Tchiroma, de l?homme du r?gime ? l?ic?ne du peuple Ancien ministre et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary ?tait autrefois per?u comme un repr?sentant fid?le du r?gime. Aujourd?hui, il incarne une revanche politique et une voix pour le septentrion. ? Tchiroma, c?est notre fiert? ?, dit Amina, enseignante ? Mora. ? Lui seul ose parler pour nous, pour nos droits ?. Dans les caf?s, les march?s et sur les r?seaux sociaux, son nom circule comme un symbole : ? Il repr?sente l?espoir et la revanche des humili?s ?, ajoute Hassan, artisan ? Garoua. Entre l?gitimit? contest?e et inqui?tude internationale Alors que les appels ? la d?sob?issance se multiplient, les regards ext?rieurs se font prudents. ? L?Union Africaine reconna?t la victoire de Biya, mais nous, ici, on vit la peur et la col?re au quotidien ?, confie Oumar, chauffeur. L?Union Europ?enne a d?nonc? les violences polici?res et les arrestations, appelant ? prot?ger Tchiroma et ? ouvrir un dialogue politique. Mais pour les habitants, ces mots restent abstraits face ? leur v?cu. ? Maroua, des comit?s de vigilance citoyenne ont ?t? cr??s pour encadrer les villes mortes et prot?ger les biens. Mais leur pr?sence suscite m?fiance et critiques. ? Certains sont nos voisins et maintenant ils nous surveillent ?, explique Salima, commer?ante. ? On ne sait plus si on doit les craindre ou les soutenir ?. Sur les r?seaux sociaux, des messages avertissent : ? Ceux qui rejoignent ces comit?s finiront eux aussi par ?tre traqu?s ?. Un septentrion ? la crois?e des chemins Le climat post?lectoral r?v?le une fracture profonde entre l??tat central et une r?gion qui se sent oubli?e. Derri?re les fermetures de boutiques et les slogans de d?sob?issance se cache un malaise politique plus vaste, nourri par les promesses non tenues, le ch?mage massif et la marginalisation ressentie depuis des d?cennies. Le Nord-Cameroun, longtemps per?u comme un bastion fid?le du pouvoir, devient peu ? peu le th??tre d?une contestation sociale et identitaire. Dans cette lutte o? se m?lent col?re et espoir, Issa Tchiroma s?impose comme une figure paradoxale, ? la fois produit du syst?me et incarnation de la rupture. Entre peur et r?sistance, le septentrion retient son souffle. Car derri?re les villes mortes, c?est peut-?tre une conscience politique nouvelle qui est en train de na?tre. Tom.

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? Figuil et environs: m?me les l?zards ont le dos marbr?

Incursion dans un mus?e ? ciel ouvert, o? chaque pierre raconte une histoire et chaque poussi?re, un effort. Dans le Mayo-Louti (Nord du Cameroun), le marbre n?est pas qu?une pierre : c?est une poussi?re d?identit?. Ici, tout en porte la trace ? les fa?ades, les palmiers, les mobylettes? et jusqu?aux l?zards, qui semblent avoir adopt? la couleur locale au point de se confondre avec les veines blanch?tres des blocs extraits des collines. On dit ? Figuil que ? la nature elle-m?me s?est faite d?coratrice d?int?rieur ?. Et ce n?est pas faux : la lumi?re du soleil joue sur les dalles de marbre comme sur des miroirs, offrant ? chaque regard un ?clat d?orgueil local. Les habitants aiment rappeler que, jadis, Figuil n??tait qu?un point sur la carte, un village perdu entre la brousse et les collines, avant que le marbre ne vienne y planter son drapeau blanc. Depuis, la ville s?est transform?e en une sorte de mus?e ? ciel ouvert, o? chaque pierre raconte une histoire et chaque poussi?re, un effort. Au march?, les discussions tournent souvent autour des carri?res : on commente les prix du bloc, la solidit? du gisement, les contrats ? venir. Certains pr?tendent m?me que le marbre a un caract?re, qu?il ? sent ? celui qui le taille. D?autres y voient une b?n?diction min?rale, une chance tomb?e du ciel, m?me si ce ciel, souvent, est couvert de la brume blanche que les camions soul?vent en partant vers le Sud. Le visiteur distrait pourrait croire ? de la neige : une neige chaude, min?rale, ?ternelle. Elle s?infiltre dans les ruelles, recouvre les feuilles des manguiers, et dessine sur les toits des mosa?ques hasardeuses. C?est ce voile, presque f?erique, qui donne ? Figuil son allure de mirage. Mais ici, le r?ve a l?odeur du diesel et le go?t de la poussi?re : un parfum de travail et de pers?v?rance. Car ? Figuil, le marbre n?est pas qu?un d?cor : c?est une promesse, un combat, une po?sie dure comme la pierre. Au lever du jour, le grondement des engins rompt le silence des monts environnants. Les ouvriers, casques caboss?s et bottes pleines de poussi?re, entament la danse quotidienne du marteau et du burin. Dans les ateliers artisanaux, les ?clats de pierre deviennent musique. Les blocs bruts, encore ti?des de leur extraction, se m?tamorphosent sous des mains patientes. Tables, mortiers, statuettes, plaques fun?raires : tout passe entre les doigts des sculpteurs de Figuil, qui ont fait de la pierre un langage. Hantar, tailleur de marbre depuis vingt ans, aime r?p?ter qu?il a ? plus poli de blocs que de disputes avec sa belle-m?re ?. Et c?est dire. ? Le marbre, c?est comme un enfant t?tu, confie-t-il en riant. Il faut savoir lui parler, le flatter, sinon il casse sous la main. ? ? c?t? de lui, une jeune artisane trace des motifs d?licats sur un plateau de table. Elle sourit sans lever les yeux : ? Ici, on travaille la pierre, mais c?est elle qui nous sculpte, en v?rit? ?. Le travail du marbre, ? Figuil, n?est pas qu?une question de tradition : c?est une question de survie. Car si le gisement est g?n?reux, les conditions locales, elles, le sont beaucoup moins. Les outils sont souvent rudimentaires, les march?s irr?guliers, et les routes de desserte plus caboss?es que les vieilles carrioles qui transportent les blocs. Pourtant, la fiert? ne faiblit pas. ? la moindre pluie, les ouvriers plaisantent : ? Quand il pleut, le marbre se lave tout seul, au moins ?a ?conomise les brosses ! ? G?ant Mais ? l?ombre des collines blanches plane un g?ant gris : Cimencam. L?usine de ciment, implant?e depuis des d?cennies, fait, elle aussi, partie des richesses min?rales de la r?gion. Et la cohabitation n?est pas toujours paisible. ? Disons qu?entre le marbre et le ciment, c?est une vieille histoire de famille : m?me p?re, mais pas le m?me destin ?, ironise un employ? communal. En clair, la grande industrie cimenti?re, dot?e de capitaux colossaux, ?crase souvent le petit artisanat du marbre, condamn? ? briller sans moyens. Les camions de Cimencam passent ? vive allure, soulevant des nuages de poussi?re, pendant que les tailleurs de pierre les regardent filer avec un m?lange d?admiration et de frustration. ? Nous, on fait dans la beaut? ; eux, dans la solidit? ?, glisse Alihou, mi-moqueur, mi-r?sign?. Pourtant, l?un ne va pas sans l?autre. Si le ciment b?tit les murs, le marbre en fait le visage. La commune, consciente de cette dualit?, tente d’?quilibrer les forces. ? L?exploitation artisanale et industrielle du marbre repr?sente pr?s de 40 % des recettes locales ?, explique Moussa Adamou, agent communal. ? Mais il faut que cette richesse profite ? tous, pas seulement aux gros op?rateurs. Nous voulons cr?er une fili?re plus structur?e, attirer des investisseurs et, pourquoi pas, faire de Figuil une r?f?rence africaine du marbre. ? Ce r?ve d?un ?Figuil sur marbre? reste suspendu entre ambition et r?alit?. Car la fili?re artisanale peine encore ? s?organiser. Les coop?ratives naissent, puis s?effritent ; les financements se perdent dans les m?andres administratifs ; les formations techniques, promises ? chaque visite minist?rielle, se font attendre. Pourtant, sur les ?tals du petit march?, les sculpteurs continuent d?exposer leurs ?uvres : lions majestueux, croix fun?raires, vasques brillantes. Certaines pi?ces, polies ? la perfection, rivalisent avec les productions italiennes, du moins jusqu?? ce qu?un client s??tonne du prix. Le marbre, ici, se vend au kilo de patience. Et chaque artisan sait que son plus grand adversaire n?est pas le march?, mais la poussi?re : elle recouvre tout, lentement, m?me les r?ves. Dans les rues, les enfants jouent ? cache-cache entre les blocs de pierre, leurs rires ?clatant comme des coups de burin. Le soir venu, les silhouettes rentrent, couvertes d?une pellicule blanche. On pourrait croire qu?ils sortent d?un conte mythologique : les enfants du marbre, forg?s par la terre et la sueur. Les visiteurs, eux, repartent fascin?s. Certains emportent un petit souvenir ? un presse-papier, un cendrier, une figurine ? en se disant qu?? Figuil,

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Faible niveau de recouvrement de la TCI: la Cemac en panne s?che

Plusieurs experts soulignent que le faible taux actuel de recouvrement de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI) contraint la CEMAC ? revoir ? la baisse ses ambitions budg?taires et ? privil?gier une approche plus r?aliste. Les ministres et experts venus des six ?tats membres de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) ont planch? plusieurs jours durant sur le budget 2026 de l?institution. Sur la table, un chiffre : 85,9 milliards de francs CFA. Derri?re ce montant, une r?alit? plus prosa?que : le faible taux de recouvrement de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI), principale ressource de la communaut?. ? La CEMAC avance avec un moteur financier ? demi-plein ?, confie un ?conomiste de la Commission sous couvert d?anonymat. ? Le potentiel de la TCI est immense, mais son rendement reste inf?rieur ? 70 %. Cela signifie que nous fonctionnons chaque ann?e avec pr?s d?un tiers de nos ressources bloqu?es dans les circuits administratifs nationaux ?. Cette taxe, pr?lev?e sur les importations en provenance de pays tiers, devait symboliser la solidarit? communautaire. Mais entre lenteurs bureaucratiques, d?faillances de recouvrement et priorit?s nationales, elle peine ? remplir son r?le int?grateur. Dans certains ?tats, les transferts tardent, parfois de plusieurs mois. D?autres invoquent des difficult?s techniques, des retards comptables ou des tensions budg?taires internes. R?sultat : les projets communs ralentissent, les programmes r?gionaux se mettent en pause, et l?ambition d?une int?gration ?conomique forte se dilue dans les bilans. ? Les ?tats membres ont d??normes contraintes internes, mais ils oublient souvent que la CEMAC, c?est aussi eux ?, note un expert du Fonds de d?veloppement de la communaut?. Selon lui, la faiblesse du recouvrement ne refl?te pas seulement un probl?me financier, mais aussi politique : ? Il manque une volont? partag?e de faire de la TCI une priorit? nationale. ? Le pr?sident de la Commission, Baltasar Engonga Edjo?o, a reconnu la difficult?, tout en appelant ? une approche ? pragmatique ?. Le budget 2026, dit-il, ? prend en compte la r?alit? du recouvrement ?. En d?autres termes, la CEMAC ajuste ses ambitions ? la hauteur de ses moyens. Moins de projets pharaoniques, plus de ciblage, de rationalisation et de contr?le. Pourtant, le contexte r?gional n?aide gu?re. L?instabilit? politique persistante dans certaines zones, la baisse des recettes p?troli?res et la pression sur les monnaies nationales p?sent sur les ?conomies. Plusieurs programmes d?int?gration, notamment dans les infrastructures et la libre circulation, sont ralentis. Les partenaires techniques et financiers appellent ? des r?formes de gouvernance, mais celles-ci tardent ? se concr?tiser. ? L?heure n?est plus aux slogans, mais ? la rigueur ?, tranche un ancien haut cadre de la BEAC. ? Si la TCI ne devient pas une ressource effectivement communautaire, la CEMAC restera d?pendante des bailleurs, et son autonomie financi?re ne sera qu?un mirage ?. Entre les chiffres et les promesses, Brazzaville aura donc servi de miroir ? une int?gration r?gionale encore h?sitante. Les experts ont beau louer la prudence du budget 2026, tous savent que la vraie bataille se joue ailleurs : dans la capacit? des ?tats ? honorer leurs engagements. Tant que la TCI ne remplira pas pleinement le r?servoir, la CEMAC devra avancer au ralenti, frein?e par ses propres lenteurs. R?my Biniou

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Surveillance financi?re: le Cameroun toujours ?pingl? par le GAFI

Le pays vise 2026 pour sortir de la liste grise du gendarme financier international. Entre ombres et lumi?res de la conformit?, le Cameroun s?accorde un dernier souffle avant l??claircie. La sortie de la fameuse liste grise du Groupe d?action financi?re (GAFI), d?abord esp?r?e pour septembre 2025, se voit repouss?e ? fin 2026. Une ann?e suppl?mentaire pour lever les zones d?ombre, renforcer les contr?les et redonner ? la place financi?re nationale un ?clat terni par les lenteurs de la r?forme. S’exprimant r?cemment dans les colonnes du quotidien Cameroon Tribune, Hubert Nd? Sambone, directeur g?n?ral de l?Agence nationale d?investigation financi?re (ANIF), le pays a transmis son cinqui?me rapport de suivi au GAFI. Ce document, cens? marquer l?ach?vement du plan d?action convenu, n?a pourtant pas suffi ? convaincre l?organisation internationale. Sur les 24 recommandations formul?es, 8 seulement ont ?t? jug?es ? largement satisfaites ?. Un score modeste, ? peine 40 %, qui traduit ? la fois des efforts r?els et des r?sistances persistantes. Freins Les difficult?s se concentrent sur trois fronts sensibles : la supervision des professions non financi?res, la r?gulation des organisations non gouvernementales et la transparence sur les b?n?ficiaires effectifs. Trois pierres d?achoppement qui exigent des moyens humains et techniques consid?rables, ainsi qu?une r?elle coordination entre les institutions concern?es. ? Les textes existent, mais la pratique tarde ? suivre ?, confie un banquier de la place, lucide mais inquiet. ?tre sur la liste grise ne signifie pas sanction imm?diate. C?est une surveillance prolong?e, un examen minutieux, presque une probation internationale. Le pays y ?volue comme sous un ciel couvert : pas d?orage, mais pas de soleil non plus. Les partenaires financiers ?trangers observent, mesurent, h?sitent. Les banques correspondantes redoublent de vigilance, les investisseurs se montrent frileux, et les transactions internationales prennent des allures de parcours d?obstacles. ? Cette situation p?se sur la r?putation du Cameroun, d?j? fragilis? par la conjoncture ?conomique ?, souligne un ?conomiste proche du dossier. Dans un monde o? la transparence est devenue la nouvelle monnaie, chaque retard se paie cher. Le pays doit non seulement rassurer le GAFI, mais aussi convaincre les march?s qu?il a tir? les le?ons du pass?. Face ? ces d?fis, Yaound? veut croire ? la renaissance de sa cr?dibilit? financi?re. Le gouvernement promet de renforcer les m?canismes de contr?le, d?am?liorer la coop?ration entre r?gulateurs et d?intensifier la formation des acteurs impliqu?s. Les partenaires techniques, notamment la Banque mondiale et l?Union europ?enne, sont appel?s en appui pour acc?l?rer la cadence. Mais au-del? des chiffres, une autre lecture s?impose : celle d?un pays en qu?te de lumi?re. Sortir de la liste grise, c?est plus qu?une formalit? administrative ; c?est un acte de confiance envers soi-m?me et envers le monde. C?est l?ambition de marcher t?te haute sur les march?s financiers, sans l?ombre d?un soup?on. ? Nous voulons faire du Cameroun une place claire dans un monde de plus en plus exigeant ?, confie un op?rateur financier. Et dans cette promesse, r?sonne un souffle po?tique : celui d?un pays qui veut transformer la contrainte en tremplin, le doute en espoir, et le gris en lumi?re. Si 2026 tient parole, le Cameroun pourra enfin tourner la page, et ?crire, ? l?encre claire, le chapitre d?une cr?dibilit? retrouv?e. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Compact ?nerg?tique: entre ambitions lumineuses et zones d?ombre

Le Cameroun s?est fix? une promesse ?clatante : offrir ? tous ses citoyens l??lectricit? d?ici 2030. Ce r?ve, inscrit dans le Compact ?nerg?tique national, se veut le moteur d?une modernisation sans pr?c?dent du r?seau ?lectrique, notamment en milieu rural. Mais derri?re les slogans d?un futur lumineux se cachent des d?fis d?ombre et de chiffres. Sur les 12,5 milliards de dollars n?cessaires, l??tat camerounais ne compte injecter que 13 %, soit 1,625 milliard. Les 6,4 milliards restants devront provenir du secteur priv?. Et c?est l? que la lumi?re vacille : les investisseurs h?sitent. Gouvernance fragile, lenteurs administratives, ins?curit? juridique? autant de freins ? la confiance. ? La rentabilit? d?un projet ?nerg?tique d?pend des r?alit?s locales ?, confie Clarisse Ngatchou, directrice d?une soci?t? solaire. ? Sans garanties solides, ni cadre clair, les investisseurs resteront frileux. Les villages ont des besoins sp?cifiques et des moyens limit?s ; il faut une approche adapt?e. ? Son constat rejoint celui de Jean-Marc Fouda, PDG d?une entreprise de distribution de gaz : ? Nous voulons participer, mais comment ?lectrifier des zones sans routes ni transformateurs ? Avant d?allumer la lampe, il faut construire le poteau ?. Le gouvernement mise sur un partenariat public-priv? dynamique, mais encore faut-il un terrain de confiance. Pour Dr Paul Ongolo, ?conomiste, ? la cl? du succ?s r?side dans la gouvernance. Sans transparence ni s?curit? juridique, les capitaux priv?s resteront ? distance. ? Il plaide pour des m?canismes clairs : gestion rigoureuse des fonds, audits r?guliers, communication honn?te des avanc?es et lutte contre la corruption. Autant de signaux capables d??clairer la route des investisseurs. Le Compact ?nerg?tique est donc bien plus qu?un projet technique : c?est un test politique et moral. L??lectricit? promise ne d?pend pas seulement de c?bles et de turbines, mais de la capacit? du Cameroun ? instaurer la confiance. Car avant de brancher les villages, il faut rallumer la foi des investisseurs. R?my Biniou

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Alvine Kamaha

Son nom r?sonne d?sormais dans les plus grands laboratoires et amphith??tres scientifiques des ?tats-Unis. Professeure de physique ? l?Universit? de Californie, elle vient de d?crocher le prestigieux Prix Edward A. Bouchet, d?cern? par la Soci?t? Am?ricaine de Physique, une distinction qui r?compense l?excellence et l?innovation dans la recherche scientifique. Sp?cialiste de la mati?re noire, ce myst?rieux composant de l?Univers encore largement inconnu, ? ? Docta Kamaha ? consacre sa vie ? percer les secrets de l?infiniment grand. Ses travaux novateurs ne se contentent pas d??largir les fronti?res de la connaissance : ils inspirent des g?n?rations de jeunes scientifiques, au Cameroun comme ? l?international.

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Divulgation des donn?es ITIE: quand l?opacit? nourrit l?in?galit? au Cameroun

Malgr? son adh?sion ? l?initiative ITIE en 2005, le pays peine encore ? assainir son secteur extractif. Au grand dam de la gente f?minine. La vie n?est pas dor?e pour les femmes des localit?s recul?es du Cameroun. S?il est ais? pour le commun des Camerounais de coller cette r?alit? aux cultivatrices, il lui faut gravir bien des degr?s dans l?imaginatif pour savoir quelle est la condition des travailleuses artisanales des mines. En un clich?, leur v?cu se raccroche au ?soul?? ou ? la ?buchette? d?or qu?elles peuvent amasser tout au long du jour. A cette r?alit?, Elisabeth Penken Epouse Nkolo, pr?sidente de la Cellule associative des femmes actives pour la gouvernance des droits humains et du bien-?tre (Cafagb), se frotte depuis 2005. Elle en dresse un tableau o? pr?carit?, expropriation et risque de sant? et de disparition, se disputent la part belle dans la vie de ces femmes. ?Ces entreprises viennent et nous n?avons pas toujours les cahiers de charge sign?s avec l?Etat. Elles creusent des trous et beaucoup de femmes perdent leurs champs. Elles n?ont m?me plus o? cultiver leur manioc, leur macabo, etc. Elles se retrouvent sans moyen de subsistance et expos?es ? mourir; parce que quand on ne trouve plus de p?pites, elles s?en vont creuser plus bas et l? quelques fois des ?boulements arrivent. Certaines meurent, d?autres ont de la chance et s?en sortent avec un handicap. Quand les soci?t?s s?en vont, la convention de Ramsar demande 50 ans avant toute nouvelle culture, sinon il y a des produits comme le cyanure qui ne disparaissent pas imm?diatement. On d?place ces femmes de leurs sites. Ne sachant pas comment n?gocier, on leur donne des montants d?risoires alors qu?elles n?ont plus de champ ni de maisons, les populations n?ont m?me plus acc?s aux for?ts qui les nourrissent?, relate-t-elle. Norme ITIE La gestion du secteur extractif doit pourtant se faire dans l?int?r?t de tous les citoyens, celui des populations des localit?s mini?res en premier chef. Telle est la vis?e de l?Initiative pour la transparence dans le secteur extractif (ITIE) ? laquelle le Cameroun adh?re depuis 2005. Aussi, un d?cret du Premier ministre fixe depuis 2013, les conditions de r?alisation d??tudes d?impacts environnementales. A en croire ledit texte, celles-ci doivent se faire: ?avec la participation des populations concern?es ? travers des consultations et audiences publiques, afin de recueillir les avis des populations?. Elles apparaissent dans la r?glementation camerounaise comme un pr?alable ? l?octroi des titres miniers, ainsi que des autorisations et permis d?exploitation des carri?res. L?ITIE introduit par ailleurs des exigences pour accroitre la compr?hension publique de toute la m?canique autour de l?exploitation des ressources du sous-sol. Aussi, le pays s?est dot? courant 2016 d?un Code minier qui fixe les obligations des entreprises mini?res. Notamment: celles relatives au paiement d?une indemnit? pour expropriation, ? la formation, au d?veloppement des comp?tences et au recrutement des Camerounais, principalement les  ressortissants des zones extractives dans les secteurs; au d?veloppement social de la population riveraine et autochtone; Pourtant malgr? les avanc?es, le chantier de la bonne gouvernance reste ardu dans le pays. En t?moigne le rapport ITIE 2022 du Cameroun, publi? en janvier 2025. Et qui donne un aper?u des manquements persistants ? l?encontre des communaut?s. A l?occurrence: l?absence de divulgation des annexes des conventions mini?res qui emp?che une ?valuation compl?te des engagements sociaux des entreprises;  la non publication des ?tudes d?impact environnemental, des audits environnementaux et sociaux, ainsi que des certificats de conformit? environnementale. A cela s?ajoute l?absence de m?canisme contraignant pour la mise ? disposition de ces documents, ce qui freine l?acc?s ? l?information par les parties prenantes. ?Bien que la r?glementation impose des consultations publiques, leur application reste partielle. Les Etudes d?impact environnemental ne pr?cisent pas toujours le nombre de personnes consult?es ni leur r?partition par genre. Impact: Participation limit?e des communaut?s, r?duisant leur capacit? ? exprimer leurs pr?occupations; risque de tensions sociales li? ? un manque d?information et de dialogue?, lit-on.   P?ril sur les femmes Ces contraintes ont un effet imm?diat sur les conditions de vie de la gente f?minine dans les localit?s extractives. D?j? sous l?emprise d?obligations familiales importantes, ces derni?res font l?exp?rience des multiples facettes de la r?silience. ?Sur les sites, il y a des habitats de fortune qui sont construites avec des feuilles. Certaines ne rentrent pas le soir parce qu?elles doivent ?tre l? t?t pour r?cup?rer leurs places  dans la mine. Quand elles dorment l?, vous pouvez imaginer la promiscuit? qu?il y a dans ces abris. Il faut aussi compter les maladies qui sortent de l? et la violence. Parce que lorsqu?elles rentrent le soir et qu?elles ont vendu le soul?, ou la buchette ou le grain et qu?elle n?a rien eu ? donner au mari, elles subissent des violences. C?est ?a qui am?ne plusieurs ? fuir la maison pour regagner ces abris de fortune. D?autres encore finissent pas fuir le foyer parce que ne supportant plus de donner son argent ? un mari qui a d?missionn? de ses fonctions une fois le champ. Dans ces abris, on r?unit des feuilles et des branches d?arbres pour former un lit pour pouvoir dormir. Si ? la fin de la journ?e de travail, elle a m?me un mal de t?te, elle est oblig?e d?aller chez les vendeurs du coin pour acheter m?me un parac?tamol. Mais quel est le m?decin qui l?a consult?e?, d?plore la sexag?naire dont la suite du discours trouve un ?cho dans les souvenirs de Bertrand Awaseh, ancien employ? de mine dans le village aurif?re de Colomine, dans le d?partement du Lom et Djerem, r?gion de l?Est. Ce dernier liste une s?rie de drames affectant ces op?ratrices. ?Les femmes sont nombreuses dans les activit?s auxiliaires mais expos?es ? des grandes difficult?s. Comme il y?a l?absence de protection, il y a le harc?lement, il y a les violences et le manque d?acc?s ? des services sociaux. Ce n?est pas vraiment facile pour des femmes de s?en sortir dans ce secteur. Pour leur sant?, des fois des ONG les appuis avec des campagnes de sant? reproductive et

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Recouvrement forc? de la TCI: la Commission de la CEMAC passe ? la vitesse sup?rieure

Brazzaville, fin octobre. Dans l?air lourd des r?unions de fin de session, la Commission de la CEMAC a sorti les gants. Apr?s plusieurs ann?es de rappels polis, elle entend d?sormais passer au recouvrement forc? de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI), principale ressource de la Communaut?. L?annonce, faite en marge de l?adoption du budget 2026, marque un tournant. Fini les exhortations diplomatiques : place ? l?action. ? Le temps de la sensibilisation est r?volu ?, confie un haut responsable de la Commission. ? Certains ?tats accumulent des arri?r?s qui compromettent le fonctionnement m?me de la CEMAC. Nous ne pouvons plus b?tir une int?gration solide sur des promesses non tenues ?. Selon les chiffres internes, le taux de recouvrement de la TCI stagne autour de 65 %, un niveau jug? critique. ? Brazzaville, les ministres ont valid? de nouvelles mesures : suspension temporaire de certaines aides communautaires pour les pays non ? jour, suivi mensuel des versements et publication trimestrielle d?un tableau de conformit?. Une forme de ? name and shame ? discret, mais assum?. ? C?est une question de cr?dibilit? collective ?, explique un expert du secr?tariat ex?cutif. ? Les ?tats qui jouent le jeu ne peuvent plus ?tre p?nalis?s par ceux qui tra?nent ?. Baltasar Engonga Edjo?o, pr?sident de la Commission, a d?fendu une approche ? ferme mais constructive ?. Pour lui, il ne s?agit pas de sanctionner, mais de responsabiliser. ? Le recouvrement forc? n?est pas une punition, c?est une exigence de survie. La CEMAC doit d?montrer qu?elle peut s?autofinancer avant de solliciter ses partenaires ext?rieurs. ? Les r?actions, toutefois, sont partag?es. Pr Belinga Zambo, sociopolitiste camerounais, y voit ? une ?tape n?cessaire mais risqu?e ?, craignant des crispations politiques. D?autres saluent une d?cision longtemps attendue. ? C?est une bouff?e d?air pour la Commission ?, estime une consultante bas?e ? Douala. ? Sans ressources stables, les institutions communautaires sont paralys?es. ? Car derri?re la fermet? affich?e, la situation reste tendue. Les ?tats invoquent la conjoncture internationale, la baisse des recettes fiscales et la multiplicit? des urgences internes. Le climat ?conomique r?gional ? marqu? par l?inflation, la contraction des marges p?troli?res et les incertitudes s?curitaires complique encore la donne. ? La CEMAC doit trouver le juste ?quilibre entre rigueur financi?re et solidarit? politique ?, analyse un expert en poste aux services centraux de la BEAC ? Yaound?. ? Si le recouvrement forc? est mal per?u, il pourrait fragiliser la coh?sion r?gionale. Mais ne rien faire serait pire : la CEMAC risquerait la paralysie budg?taire ?. Le signal de Brazzaville est donc clair : l?heure n?est plus aux atermoiements. Le budget 2026, calibr? ? 85,9 milliards de francs CFA, repose d?sormais sur une discipline fiscale renforc?e. Dans les prochains mois, la Commission testera la port?e r?elle de ses nouvelles r?solutions. Entre fermet? et diplomatie, elle engage un bras de fer d?licat, celui d?une int?gration qui veut cesser de d?pendre de la bonne volont? des ?tats. Institu?e pour financer le fonctionnement des institutions et les projets communautaires, la TCI est pr?lev?e ? hauteur de 1 % sur les importations en provenance de pays tiers. Chaque ?tat est tenu de reverser ? la Commission sa part collect?e. Mais les retards sont devenus end?miques, alimentant les tensions budg?taires et limitant la mise en ?uvre des programmes r?gionaux. Ongoung Zong Bella

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