Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Au-del? de la ??fresque???

Un sommet de la CEEAC ? Malabo, le 7 septembre 2025. Un sommet de la Cemac ? Bangui, le 10 septembre 2025. A ces deux indications, on mesure ? quel point l?Afrique centrale d?veloppe encore, de fa?on ?parpill?e, ses protocoles d??valuation et d?expertise.? On pourrait penser que, malgr? les appels proclam?s ? la fusion, l?informul? du for int?rieur, le tacite que la CEMAC et la CEEAC m?chonnent sans mot dire, demeure insaisissable. ? Ce sc?nario que ces deux organisations servent au monde entier peut-il rassurer tous ceux qu?inqui?te les balbutiements dans le processus de leur fusion ? En tout cas, le mot processus se justifie, mais au regard de ce qui se d?roule sous la barbe de tout analyste, le m?me mot semble ne plus rassurer v?ritablement. Deux sommets pour dire la m?me chose ou presque, cela constitue une grande fresque historique qui ?claire, comme on ne l?avait jamais vu jusqu?ici, les enjeux des conflits en cours, les motivations des uns et des autres, et les ?tranges paradoxes de l?Afrique centrale cliv?e en deux camps, surtout que, m?me quand l’objectif est le m?me, Le chass?-crois? des int?r?ts biaise la d?marche ?, lit-on dans un ?ditorial publi? dans les colonnes d?un quotidien s?n?galais, ce 5 septembre 2025.?? On dira, ?a tout le monde le sait. Seulement voil? ! A moins d’admettre nous ?garer en privil?giant la confrontation au d?triment de la coop?ration, nous allons nous int?resser au Sommet des chefs d?Etat de la CEMAC ? Bangui.  Si l?on s?en tient aux informations de premi?re main, la 43? session ordinaire du Conseil des ministres de l?UEAC (Union ?conomique de l?Afrique centrale), bras ?conomique de la CEMAC, a d?j? boucl? les grands dossiers soumis ? l?arbitrage des chefs d??tat, le 10 septembre 2025. Sur la liste, il y a, entre autres, l?avancement de la lib?ralisation du march? int?rieur, la mise en ?uvre des projets int?grateurs (infrastructures, ?nergie, num?rique), et la restructuration des ?conomies post-Covid?   Le pr?sent zoom d?crit tout d?abord, les principales dimensions qui ont fa?onn? ces dossiers. Ensuite, il pr?sente les grands traits de l??volution de chacune de ces dimensions en soulignant certains ?v?nements majeurs. Puis, il fait ressortir les principaux enjeux concernant les dimensions discut?es ainsi que les grands d?fis ? relever. Enfin, il fait le point sur les principales incidences de ces d?fis.

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??R??lection?? de Paul Biya: ce qu?en pensent les Camerounais du Grand Nord

Si ses partisans saluent la stabilit? et l?exp?rience du chef de l??tat, une partie de la population exprime fatigue, scepticisme ou attentes de changement. Entre fid?lit? et lassitude, les nordistes livrent des avis contrast?s sur cette nouvelle candidature. ? Tokomb?r? et ? Mozogo, fiefs politiques historiques du RDPC, de nombreux militants affichent une loyaut? sans faille. ? Le pr?sident Biya est un garant de paix, il conna?t le pays mieux que quiconque ?, affirme un chef de comit? de base ? Makalingai dans la Commune de Tokomb?r?. Pour ses soutiens, la long?vit? du chef de l??tat est synonyme de stabilit? face aux menaces s?curitaires dans les Monts Mandara. Un sentiment de lassitude dans les grandes villes ? Maroua comme ? Garoua, le ton est souvent plus critique. De nombreux jeunes interrog?s disent ne plus croire ? un changement sous Biya. ? Nous avons grandi avec lui, mais rien ne change pour notre g?n?ration ?, regrette Hamidou Albert, ?tudiant en ?conomie ? l?universit? de Maroua. Les difficult?s li?es au ch?mage, au co?t de la vie et aux in?galit?s r?gionales alimentent ce sentiment de lassitude. Entre r?signation et appel au renouveau Dans le Logone-et-Chari, certains camerounais se disent r?sign?s face ? ce qu?ils consid?rent comme une r??lection quasi certaine. ? On ne voit pas qui peut le battre, m?me si beaucoup veulent du changement ?, confie Mahmat, commer?ant ? Kousseri. Pour d?autres, cette candidature est au contraire un signal d?urgence : ? Il faut pr?parer l?apr?s-Biya, sinon le pays risque d?entrer dans une zone d?incertitude ?, analyse un quinquag?naire rencontr? ? Zina. Des attentes fortes sur les r?formes Au-del? des clivages, une majorit? de Nordistes interrog?s expriment des attentes pr?cises : relance de l??conomie, am?lioration des infrastructures, lutte contre la corruption et inclusion des jeunes dans la gouvernance. ? Si Biya veut rester, il doit poser des actes concrets pour les r?gions septentrionales. Il faut consid?rer les populations nordistes au pied d??galit? que ceux de sa r?gion d?origine. Il doit donner plus de place ? la nouvelle g?n?ration qui s?estime mise ? la marge des affaires de la r?publique ?, estime un militant du RDPC ? Maroua 1er. Une r?gion partag?e ? la veille du scrutin ? quelques semaines du vote, le contraste est saisissant entre les zones rurales, souvent fid?les au pr?sident sortant, et les centres urbains, plus critiques. La r??lection probable de Paul Biya, m?me si elle ne surprend pas, r?v?le une r?gion partag?e entre attachement ? la stabilit? et aspiration au changement. Des r?cents couacs dans ses bastions traditionnels rappellent que le RDPC, longtemps per?u comme un bloc monolithique, n?est pas exempt de rivalit?s internes. ? quelques semaines d?une ?lection d?cisive, ils posent la question de la capacit? du parti au pouvoir ? maintenir la coh?sion de sa base. Si la force de frappe ?lectorale du RDPC reste consid?rable, ses divisions internes pourraient compliquer la mobilisation sur le terrain. Tom

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Impression des bulletins de vote en Chine: le choix qui cr?e la pol?mique

Selon des r?v?lations du m?dia sp?cialis? Africa Intelligence (AI), l?institution en charge de l?organisation et de la supervision des scrutins aurait confi? l?impression des bulletins de vote ? un prestataire chinois bas? au sud de l?Empire du Milieu. C?est la premi?re fois depuis 1990 que le Cameroun externaliserait cette t?che strat?gique, traditionnellement assur?e par l?Imprimerie nationale. D?apr?s les informations de AI, le contrat aurait ?t? attribu? directement par le directeur g?n?ral des ?lections, Erik Essousse, sans passer par un appel d?offres. Le montant du march? avoisinerait deux milliards FCFA (soit environ 3,5 millions d?euros). Les bons de commande seraient d?j? ?tablis, mais la proc?dure demeure confidentielle et les b?n?ficiaires n?ont pas ?t? publiquement identifi?s. AI pr?cise qu?il n?a pas ?t? possible d?obtenir des d?tails sur les motivations exactes de ce choix port? sur un prestataire install? dans la r?gion de Shenzhen-Guangzhou, au sud de la Chine. Toutefois, une source proche du dossier avance toutefois des raisons ? d?efficacit? et de r?duction des co?ts ?, pour justifier le recours ? des imprimeurs chinois. Mais ces arguments peinent ? convaincre. Eclats de voix Du c?t? de l?opposition, les r?actions sont vives. Plusieurs responsables politiques estiment qu?une telle d?cision soul?ve des inqui?tudes majeures quant ? la s?curit? des documents ?lectoraux et ? la souverainet? du processus. Confier l?impression des bulletins de vote ? une entreprise ?trang?re pourrait, selon eux, ouvrir la voie ? des risques de manipulation et de fraude. ? La cr?dibilit? du scrutin repose sur la garantie que chaque bulletin est infalsifiable et que son acheminement est s?curis? ?, souligne un cadre d?un parti d?opposition, qui r?clame davantage de transparence. Des organisations de la soci?t? civile s?interrogent ?galement sur la confidentialit? de la proc?dure et l?absence d?un d?bat public autour d?une d?cision jug?e strat?gique. Certaines ONG plaident pour le maintien de cette responsabilit? sur le territoire national, afin de pr?server l?int?grit? et la confiance dans le processus ?lectoral. Du c?t? institutionnel, cette d?cision s?inscrit dans un calendrier de pr?paration plus large. ELECAM multiplie actuellement les d?marches logistiques et techniques destin?es ? garantir la tenue des ?lections dans les d?lais constitutionnels. Les bulletins de vote constituent un ?l?ment central de ce dispositif, aux c?t?s de la mise ? jour des listes ?lectorales, de la formation des agents et de la mise en place des bureaux de vote. En l?absence de communication officielle, les informations publi?es par Africa Intelligence demeurent ? ce stade les seules disponibles. ELECAM, en tant qu?organe charg? de l?organisation et de la supervision des ?lections, devra probablement revenir sur ce sujet dans les prochains mois pour pr?ciser le cadre juridique et op?rationnel de cette initiative. Dans un contexte o? la r?gularit? et la cr?dibilit? des scrutins repr?sentent un enjeu majeur, la gestion de ce march? rev?t une dimension particuli?re. Le choix de l?externalisation t?moigne d?une volont? d?explorer de nouvelles options logistiques, mais il appelle en parall?le des pr?cisions afin de rassurer l?ensemble des parties prenantes. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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? Tchad Connexion 2030 ? : un plan de transformation ? 30 milliards de dollars

Le pays entend acc?l?rer sa marche vers la modernit?. Avec ses 19 millions d?habitants dont une majorit? de jeunes, le pays ambitionne de devenir un p?le de comp?titivit? et d?innovation en Afrique centrale. Pour y parvenir, le pr?sident Mahamat Idriss D?by Itno a pr?sent? ? Tchad Connexion 2030 ?, un plan strat?gique ?valu? ? 30 milliards de dollars, soit 18 000 milliards FCFA. Pas moins de 268 projets et r?formes sont pr?vus, couvrant l??nergie, les infrastructures, le num?rique, l??ducation ou encore l?agriculture. Les infrastructures constituent le socle du programme. L?acc?s ? l?eau potable doit ?tre garanti ? 11 millions de personnes suppl?mentaires, gr?ce ? la modernisation des r?seaux et ? une implication accrue du secteur priv?. Dans le domaine ?nerg?tique, l?objectif est d?atteindre 60 % d??lectrification nationale et 90 % en zone urbaine d?ici 2030, en exploitant le potentiel solaire. Soutenu par la Banque mondiale et la BAD, le Pacte ?nerg?tique National pr?voit aussi des mini-r?seaux pour les zones rurales. La r?volution num?rique est un autre axe fort : le pays vise 80 % de couverture internet, un niveau qui le placerait parmi les leaders sah?liens. C?t? transports, le plan table sur la modernisation des routes, la cr?ation de corridors r?gionaux et la relance de la navigation sur le Lac Tchad. De quoi fluidifier les ?changes avec le Nigeria, le Cameroun et, plus largement, dans le cadre de la Zlecaf. L?inclusion sociale figure au c?ur du dispositif. La scolarisation devrait atteindre 80 % au primaire et 60 % au secondaire, avec un accent particulier sur les filles et les zones rurales. Le syst?me de sant? vise l?acc?s universel aux services de base et une esp?rance de vie port?e au-del? de 60 ans. Pour sortir de la d?pendance aux hydrocarbures, le gouvernement mise sur la diversification. L?agriculture devra doubler sa production et garantir l?autosuffisance alimentaire. Avec 39 millions d?hectares cultivables et un cheptel de 140 millions de t?tes, le Tchad esp?re b?tir une v?ritable fili?re agro-industrielle. Le secteur minier, encore peu exploit?, est appel? ? repr?senter 5 % du PIB d?ici 2030. Enfin, pour attirer les capitaux, l??tat promet un cadre juridique et fiscal modernis?, une justice commerciale plus efficace et des conditions favorables aux investisseurs. Pr?s de la moiti? des projets sont ouverts au secteur priv?, ? travers des partenariats public-priv? et des investissements ?trangers. Bobo Ousmanou

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Au Cameroun: Afriland First Bank r?compense 50 majors et double son investissement ?ducatif

S?lectionn?s parmi des milliers de candidats sur la base d?un score minimal de 70 % et apr?s avoir franchi l??tape du concours national des Pupilles Afriland First Bank, les b?n?ficiaires se voient offrir des bourses partielles ou compl?tes. Un appui qui leur garantit l?acc?s aux ?tudes sup?rieures. ? Yaound?, la Maison de la First Bank a r?sonn?, le 3 septembre dernier, aux accents d?une c?r?monie solennelle d?di?e ? l?excellence acad?mique. Afriland First Bank y a honor? 50 majors de la promotion 2025 des examens du baccalaur?at et du GCE Advanced Level, toutes s?ries confondues. En pr?sence de la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, ces laur?ats ont re?u bourses et distinctions, r?compensant un parcours marqu? par la rigueur et la pers?v?rance. ? Je veux aider ? d?velopper le Cameroun et cr?er des opportunit?s pour d?autres jeunes comme moi ?, d?clare un laur?at. Une autre b?n?ficiaire, pr?voit d?int?grer une classe pr?paratoire dans un institut d?enseignement sup?rieur de la plac?e et r?ve d?ouvrir sa propre banque. Du c?t? des parents, la satisfaction est palpable. ? J?ai ?t? inform? du concours par t?l?phone. Voir mon enfant r?compens? est une grande fiert?. Je remercie Afriland First Bank pour cette opportunit? et j?esp?re qu?elle se poursuivra pour d?autres enfants ?. Une initiative citoyenne pour la jeunesse ? Le programme B-First lanc? par Afriland First Bank en 2024, au-del? d?une simple initiative, est une d?marche inclusive con?ue pour impacter durablement notre soci?t?. ? Afriland First Bank, nous croyons fermement que chaque enfant m?rite de s??panouir et que l??ducation, lorsqu?elle est soutenue, devient un formidable moteur de transformation sociale et ?conomique. Trois objectifs guident notre engagement : encadrer les jeunes talents pour qu?ils soient pr?ts ? affronter les d?fis professionnels de demain ; promouvoir la rigueur et la pers?v?rance au-del? des notes ; et cr?er un r?seau d?excellence o? les anciens laur?ats inspireront les g?n?rations futures ?, a expliqu? Youssoufa Bouba, directeur g?n?ral adjoint de la banque. Selon Ga?lle Siewe, charg?e des ressources humaines chez Afriland First Bank, l?impact du programme est grandissant. ? En un an, le programme a d?j? permis de toucher 12 500 ?l?ves issus de 306 ?tablissements scolaires r?partis dans les dix r?gions du Cameroun. Kits scolaires, aides financi?res et suivi acad?mique ont ?t? octroy?s pour une enveloppe globale de plus de 300 millions FCFA ?. Des ambitions renforc?es en 2025 Afriland First Bank ne s?est pas arr?t?e l?. Pour l??dition de cette ann?e, l??tablissement bancaire a doubl? son investissement, en portant l?enveloppe budg?taire ? 500 millions de FCFA. L?objectif est d??largir la port?e du programme ? 500 ?coles et 25 000 b?n?ficiaires ? travers le pays, y compris dans les zones les plus enclav?es. Inscrite dans le cadre du programme B-First, l?initiative ne se limite pas ? la remise de prix. Elle entend ?galement valoriser l?effort, encourager la pers?v?rance et constituer un tremplin vers l?avenir. Con?u comme un outil de promotion de l??ducation et de l?excellence. Amelie Engono, stagiaire

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Mbalmayo: des centaines de cartes nationales d?identit? ??oubli?es??

Au commissariat central du chef-lieu du d?partement du Nyong-et-So?o (r?gion du Centre), la r?alit? alimente un paradoxe qui interroge sur la responsabilit? des usagers. C?est un matin ordinaire lorsque l??quipe du journal Int?gration se rend dans cette petite ville situ?e ? une cinquantaine de kilom?tres de la capitale. Le centre de production de la CNI (Carte nationale d?identit?) y avait ?t? install? pour d?sengorger Yaound? et rapprocher le service des populations rurales. Mais le constat est amer : si les cartes sont bel et bien produites, elles ne sont pas retir?es. Dans les couloirs du commissariat, des piles de cartes attendent leurs propri?taires depuis parfois plusieurs mois. ? Vous n?gligez ce que des gens supplient d?obtenir ? Yaound? ?, s?emporte J?r?me, un usager venu sp?cialement v?rifier la disponibilit? de sa pi?ce. Lui-m?me avoue avoir cru ? une rumeur avant de constater de visu l?ampleur du ph?nom?ne. Les policiers, eux, peinent ? cacher leur exasp?ration. ? Vous accusez souvent la police de lenteur, mais la v?rit? est que beaucoup de cartes sont abandonn?es. Ici, certaines dorment depuis trois mois ?, l?che un officier, avant de rabrouer un habitant du quartier venu timidement chercher sa carte. La proc?dure semble pourtant simple. ? Enr?lez-vous dans un cyber de la place, indique un agent. Revenez ensuite nous informer de votre passage. Parfois, le m?me jour, vous pouvez d?j? obtenir votre CNI. Mais ne l?abandonnez pas comme les autres ?, insiste-t-il. Dans la salle d?attente, un autre policier mart?le inlassablement son message : ? Venez retirer vos cartes, s?il vous pla?t. Apr?s l??tablissement, passez deux jours plus tard v?rifier. Nous sommes d?bord?s. ? Puis, dans un ton plus ferme, il ajoute : ? Quand ils seront arr?t?s pour d?faut de CNI, ils viendront se plaindre. Mais nous faisons notre travail ?. Selon les agents, seuls les nouveaux bacheliers, contraints de pr?senter leur CNI pour l?inscription ? l?universit?, se montrent vraiment assidus. Les autres laissent tra?ner, oubliant que ce document reste le premier s?same d?existence administrative au Cameroun. ? Mbalmayo, ce paradoxe r?v?le un probl?me moins technique que comportemental : l?incapacit? des citoyens ? retirer ? temps ce qu?ils ont pourtant r?clam? avec insistance. Pendant que des centaines de CNI prennent la poussi?re, la file d?attente s?allonge ailleurs, alimentant les critiques contre un syst?me d?j? fragilis?. Andr? Gromyko Balla

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Route Ngaound?r?-Garoua : r?fection d?appoint sur le corridor Douala-Ndjamena

Le gouvernement camerounais a franchi une ?tape d?cisive dans le projet de reconstruction de la route la Nationale N?1 Ngaound?r?-Garoua, axe strat?gique du corridor Douala-Ndjamena. A Yaound?, le 3 septembre 2025, ? l?occasion de la revue des projets routiers, le ministre camerounais des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, a annonc? l?attribution des march?s aux entreprises charg?es d?ex?cuter les travaux. Long de 278 kilom?tres, le chantier sera r?alis? en cinq lots confi?s ? quatre grandes firmes chinoises, s?lectionn?es au terme d?un processus jug? ? rigoureux et transparent ?. Le lot 1, Ngaound?r??Bas de la falaise de Mbe (50 km), revient ? CGCOC Group pour un montant de 38,6 milliards FCFA. Le lot 2, Bas de la falaise de Mbe?Pont de K?roua (39 km), est attribu? ? China Harbour Engineering Company Ltd (CHEC) pour 29,1 milliards FCFA. Les lots 3 et 4, totalisant 133 km entre K?roua et Ouro Andr?, seront r?alis?s par China First Highway Engineering Company, pour des enveloppes respectives de 38,7 et 20 milliards FCFA. Enfin, le lot 5, Ouro Andr??Pont de la B?nou? (56 km), a ?t? confi? ? China International Water & Electric Corp (CWE) pour 26 milliards FCFA. Le financement du projet, amorc? d?s 2024, est assur? en grande partie par la Banque africaine de d?veloppement (BAD), partenaire technique et financier de l??tat. Les discussions avec l?institution ont permis de s?curiser les ressources n?cessaires, ouvrant la voie au lancement effectif des travaux, dans les prochains jours. En attendant, le gouvernement dit avoir d?j? pris des dispositions pour maintenir la circulation sur l?axe. Par ailleurs, les commissions d??valuation des biens affect?s par le projet ont ?t? mises en place par les pr?fets des d?partements concern?s, afin d?indemniser les riverains impact?s. Pour le MINTP, il ne s?agit pas seulement d?un chantier routier, mais d?un projet de d?veloppement ? fort impact socio-?conomique pour le Tchad et le Cameroun. L?am?lioration de cette voie, vitale pour le transport des biens et des personnes, devrait stimuler le commerce, d?senclaver plusieurs localit?s et favoriser la mobilit? r?gionale. B.O.

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Gouvernance interne : la BEAC s?auto?value

La Banque des ?tats de l?Afrique Centrale (BEAC) a organis?, les 28 et 29 ao?t 2025 ? Yaound?, son premier s?minaire d?auto-?valuation du Gouvernement de la Banque, consacr? ? l?exercice 2024. Une d?marche in?dite qui s?inscrit dans le cadre de la bonne gouvernance pr?vue par le r?glement int?rieur de l?institution. R?unis au Complexe sportif et culturel de la Banque, les membres du Gouvernement de la BEAC ont travaill? avec des experts de SMA Strat?gie & Conseil, charg? de conduire l??valuation, et de HEC Paris, mobilis? pour le volet formation. Objectif : renforcer les capacit?s internes et instaurer une culture durable d?auto-examen. Dans son allocution, le Gouverneur Yvon Sana Bangui a insist? sur la port?e de cette initiative : ? Cet exercice est une premi?re pour la BEAC. Il nous permettra de dresser le bilan des progr?s r?alis?s en 2024, de consolider notre gouvernance coll?giale et de tracer les perspectives pour une plus grande efficacit?. ? Le rapport d?auto-?valuation, a-t-il ajout?, sera le reflet de l?engagement de l?institution en faveur de la transparence et de l?excellence. Au-del? de l?exercice technique, ce s?minaire symbolise une ?tape cl? dans la modernisation de la BEAC. En s?appuyant sur l?expertise internationale et en int?grant des pratiques ?prouv?es, la Banque centrale commune aux six ?tats de la CEMAC entend se rapprocher des standards des grandes institutions financi?res. En lan?ant ce processus, la BEAC envoie un signal fort : celui d?une institution qui veut rendre des comptes, s?am?liorer en permanence et servir plus efficacement les ?tats et les populations de la sous-r?gion. B.O.

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Ciudad de la Paz : le pari de la? plus belle capitale de la zone CEMAC ?

C?est un pari colossal o? se m?lent modernit? et enjeux g?opolitiques. Pour le pr?sident Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, il s?agit d?ancrer le pouvoir politique sur le continent, au c?ur du R?o Muni, plus proche des grandes villes Bata et Mongomo. Le site retenu, Oyala, rebaptis? en 2017 ? Ciudad de la Paz ?, devrait, d?ici quelques ann?es, devenir un mod?le d?urbanisme moderne en Afrique centrale. Le 2 septembre dernier ? Malabo, une soci?t? chinoise a pr?sent? un plan directeur estim? ? 1,495 milliard de dollars, pr?voyant logements modernes, espaces verts et r?seaux routiers. Ce contrat, encore en n?gociation avec le Tr?sor et le minist?re des Finances, conditionnera la poursuite des travaux. Malgr? les incertitudes, le pr?sident Obiang maintient le cap : ? Ciudad de la Paz doit devenir, d?ici la fin de la d?cennie, un p?le administratif et commercial rayonnant en Afrique centrale, ? mi-chemin entre le Cameroun et le Gabon ?. Le chantier a officiellement d?marr? en 2015. L?ambition affich?e : ?riger une m?tropole de 200 000 habitants, dot?e d?institutions gouvernementales flambant neuves (palais pr?sidentiel, parlement, minist?res), mais aussi d?infrastructures universitaires, commerciales et de loisirs. Plusieurs ?quipements spectaculaires y ont d?j? vu le jour : un h?tel de luxe de 380 chambres, un centre de conf?rences, un parcours de golf, ainsi qu?une autoroute reliant la ville ? l?a?roport de Mengomey?n. L?Universit? afro-am?ricaine d?Afrique centrale y a ?galement inaugur? son campus. B.O.

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Le Cameroun diversifie son image sur la carte de l?Unesco

En inscrivant Diy-Gid-Biy au fichier de l?Organisation des Nations unies pour l??ducation, la science et la culture (UNESCO), le pays envoie un signal fort : la richesse de son patrimoine ne se limite pas ? sa nature luxuriante, elle s?ancre aussi dans la m?moire vivante de ses peuples. Souvent surnomm? ? l?Afrique en miniature ?, le Cameroun poursuit la valorisation de son patrimoine. En juillet 2025, lors de la 47? session du Comit? du patrimoine mondial ? Paris, le paysage culturel de Diy-Gid-Biy, nich? sur 2 500 hectares dans les monts Mandara (dans la r?gion de l?Extr?me-Nord), a ?t? officiellement inscrit au patrimoine mondial de l?UNESCO. Avec ses 16 lieux arch?ologiques (terrasses agricoles en pierre s?che, tombes, sanctuaires et habitats traditionnels), c?est le premier site purement culturel du pays ? recevoir cette reconnaissance internationale, apr?s des d?cennies o? seuls ses tr?sors naturels ?taient repr?sent?s. Jusqu?ici? Le Cameroun ne comptait que deux sites naturels inscrits au patrimoine mondial de l?UNESCO : la R?serve de faune du Dja et le Sangha Trinational. Class?e en 1987, qui la premi?re abrite l?une des for?ts les plus riches du bassin du Congo. Quant au second, inscrit en 2012, il relie le parc national de Lob?k? aux r?serves voisines de Centrafrique et du Congo. Ces deux joyaux naturels t?moignaient de la biodiversit? exceptionnelle du pays, mais la dimension culturelle restait absente. L?actualit? patrimoniale ne s?arr?te pas l?. D?but 2025, l?UNESCO et le minist?re des For?ts et de la Faune ont lanc? des programmes de tourisme communautaire autour du Dja et du Sangha, via des micro-subventions aux initiatives locales. Objectif : associer les populations ? la protection des sites tout en g?n?rant des revenus durables. Dans un contexte o? la pression humaine, le braconnage et l?ins?curit? p?sent sur ces espaces, cette approche participative appara?t comme une r?ponse pragmatique. Le Cameroun nourrit ?galement d?autres ambitions. Figurent encore sur sa liste indicative le site arch?ologique de Bidzar (pr?s de Guider, r?gion du Nord) et le paysage culturel du lac Tchad. TOM

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