Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Au moins 31 morts dans la derni?re ?pid?mie d’Ebola en RDC, selon l’OMS

Au moins 31 personnes sont mortes dans la derni?re ?pid?mie d’Ebola en R?publique d?mocratique du Congo (RDC), a d?clar? jeudi un responsable de l’Organisation mondiale de la sant? (OMS). Patrick Otim, un responsable du Bureau r?gional de l’OMS pour l’Afrique, a d?clar? lors d’un point de presse en ligne que 48 cas ont ?t? signal?s dans la province centrale du Kasa?, dont 38 confirm?s. Trente et un patients sont d?c?d?s, tandis que 15 restent sous traitement dans un centre Ebola de la zone de sant? de Bulape, l’?picentre de l’?pid?mie, et deux ont ?t? lib?r?s. Selon M. Otim, une campagne de vaccination a commenc?, avec environ 760 doses d?j? livr?es ? Bulape. Plus de 500 agents de sant? et contacts proches de cas confirm?s ont ?t? vaccin?s, et 45 000 doses suppl?mentaires sont attendues dans la capitale nationale, Kinshasa, dans les prochains jours. Il a not?, cependant, que l’emplacement isol? de Bulape pose des d?fis logistiques, en particulier pour le transport de la cha?ne du froid. Le responsable a d?clar? que la transmission avait ralenti gr?ce aux interventions, mais a appel? ? une vigilance constante, soulignant la n?cessit? d’acc?l?rer les tests, le tra?age et la vaccination. ? Nous constatons un ralentissement de la transmission? Ce sont d’excellents progr?s sur lesquels nous pouvons nous appuyer. Nous sommes convaincus que si nous poursuivons sur cette lanc?e, parall?lement au d?ploiement de la vaccination, nous devrions ?tre en mesure de contr?ler cette ?pid?mie au plus vite ?, a d?clar? Otim. Le gouvernement de la RDC a d?clar? l’?pid?mie le 4 septembre au Kasa?, marquant la 16e ?pid?mie du pays depuis l’identification du virus Ebola en 1976. La pr?c?dente ?pid?mie s’?tait termin?e en septembre 2022 apr?s la confirmation d’un seul cas dans la province du Nord-Kivu. Des tests g?n?tiques ont ensuite ?tabli un lien avec l’?pid?mie de 2018-2020 au Nord-Kivu et en Ituri, qui a fait pr?s de 2 300 morts. Selon l’OMS, Ebola est une fi?vre h?morragique hautement contagieuse qui provoque divers sympt?mes tels que fi?vre, vomissements, diarrh?e, douleurs g?n?ralis?es et malaises, et dans de nombreux cas, des h?morragies internes et externes. KINSHASA, 18 septembre (Xinhua)

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Transformer le symbole en levier

? Bangui, les 9 et 10 septembre 2025, la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) a confi? ses r?nes ? Denis Sassou-N?Guesso. Une passation qui, au-del? du protocole, soul?ve une question br?lante : le v?t?ran de la sc?ne politique congolaise saura-t-il transformer l??ternel discours d?int?gration en r?sultats tangibles pour les 60 millions de citoyens de la sous-r?gion ? Les attentes sont immenses. Depuis des d?cennies, la CEMAC peine ? franchir le pas d?cisif vers une v?ritable union ?conomique. Libre circulation des personnes inachev?e, infrastructures d?ficientes, commerce intracommunautaire marginal : les obstacles sont connus, les diagnostics r?p?t?s. Ce qui manque, c?est la volont? d?action. Sassou-N?Guesso a promis de brandir le maillet du panafricanisme, de poursuivre la lib?ration ?conomique et de ? faire bon usage ? de son mandat. Mais les peuples de la CEMAC n?attendent plus des promesses ; ils veulent du concret. L?homme fort de Brazzaville h?rite aussi d?un outil strat?gique : le PREF-CEMAC, ce programme de r?formes cens? relancer la croissance et moderniser les institutions. Il lui revient d?en assurer la deuxi?me g?n?ration. ? condition que les ?tats membres jouent le jeu, en respectant engagements budg?taires et r?formes structurelles, sans c?der ? la tentation du repli souverainiste. Bangui a marqu? une ?tape symbolique, mais l?histoire retiendra surtout la capacit? de Sassou-N?Guesso ? transformer le symbole en levier. Si, sous son impulsion, la CEMAC passe du bavardage institutionnel ? l?int?gration effective, il laissera l?empreinte d?un v?ritable panafricaniste. Dans le cas contraire, ce mandat ne sera qu?un rendez-vous de plus manqu? avec l?histoire. La balle est dans son camp, mais aussi dans celui de ses pairs : l?int?gration ne se d?cr?te pas, elle se construit. Les peuples, eux, n?attendront pas ind?finiment. A ce sujet, quelle est la port?e de ce qu?a dit Sassou-N?Guesso ? Bangui. C?est la question centrale du pr?sent zoom.

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Pr?sidentielle au Cameroun: les fripiers d?ballent leurs candidats ? Yaound?

De Mvog-Mbi ? la Poste centrale en passant par les ambulants, les commer?ant du v?tement de seconde main dressent le portrait du futur pr?sident. Comme un exutoire apr?s la d?faite des Lions indomptables face au Cap-Vert le mardi 9 septembre dernier ? Praia, les vendeurs ? la sauvette (affectueusement appel?s les sauveteurs) du march? Mvog-Mbi dans le 4e arrondissement de Yaound? jettent leur d?volu sur la pr?sidentielle du 12 octobre prochain. Dans ce milieu tr?s bruyant de la capitale camerounaise, situ? ? l’entr?e du march?, en venant du carrefour Mvog-Mbi, chacun donne son point de vue sur les candidats ? la pr?sidentielle du 12 octobre prochain. Tout se fait dans un vacarme assourdissant. Robert, vendeur de t-shirts, dit ne supporter aucun candidat. ? Le MANIDEM avait investi mon champion. Vous avez tout fait pour l’?liminer. Je n’ai personne, que le meilleur gagne ?, lance-t-il. Il est repris par ses coll?gues qui l’accusent de manquer de fair ? play : ? on ne peut pas parler de campagne ; tu nous ram?nes toujours en arri?re. On a d?j? oubli? l’affaire du conseil constitutionnel. Nous parlons des 12 qui s’affrontent pour le fauteuil de pr?sident de la R?publique ?, r?torque Franca, tenancier d’une boutique de v?tements de seconde main. Avec cette r?plique, deux camps se forment. Celui de Robert qui pense que le processus est plomb? contre celui de Franca qui pense le contraire. Ils vont guerroyer pendant pr?s de trois heures d?horloge. Cette discussion se termine en queue de poisson. ? Vous n’avez jamais discut? et trouver une solution ? la fin. Quel est le candidat que vous voulez ? Vous ne dites rien et vous cassez les oreilles des gens ?, fustige Magne, vendeuse de sous-v?tements femmes dans le m?me espace. Cette grosse dispute va laisser les curieux et clients pantois. ? En pleine rentr?e scolaire, vous d?ployez vos forces pour discuter alors qu’il y a les clients. Biya, Bello ou Kamto, aucun d’eux ne vous connait. Quand je vais demander le loyer, vous allez dire que vous ne vendez pas ?, ass?ne Papa Jean, l?un des propri?taires de boutique du march?. ? Mon candidat est celui qui vient battre campagne ici au march?. Parce que je saurai au moins qu’il verra dans quelles conditions papa Jean nous bouffe de l?argent ?. Eclats de rires. M?me si cette blague n’est pas du go?t du patriarche, il finit par admettre qu’il faut un march? digne. ? Nous sommes ? proximit? de la Poste centrale et on a un march? pareil. L’image du Cameroun est dans la boue ?, ajoute-t-il. Cette discussion sans fin est aussi v?cue ? la Poste centrale. ? la tomb?e de la nuit, les ? sauveteur ? installent leur comptoir dans cet espace de prestige. Au cours de la soir?e commerciale, ils estiment ?tre victimes des abus venant de la police municipale. Ils consacrent plus de temps ? parler de politique que de commerce. Les esquisses de solutions divergent. D’aucuns veulent un candidat qui leur donne un espace viable pour vendre, le cas d’Isidore. D’autres n’accordent aucun cr?dit aux candidats, car ? ils sont tous les m?mes. Je ne crois pas aux paroles des politiciens. Notre situation ne changera pas ?, insiste Eustache, vendeur nocturne de pantalon et de culotte. Andr? Gromyko Balla

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Renforcement de la libre circulation des personnes et des biens en Afrique centrale.

Ainsi se r?sument les exhortations faites au nouveau pr?sident en exercice de la CEMAC. ? J?annonce la mise en place d?un m?canisme concret pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens, pierre angulaire d?une int?gration r?gionale encore fragile ?. Le 10 septembre 2025, ? Bangui, a livr? un discours appelant ? un renforcement de la libre circulation des personnes et des biens en Afrique centrale. ? premi?re ?coute, ces propos du pr?sident Denis Sassou Nguesso r?sonnent comme une promesse de dynamisme pour la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC), qui peine depuis des d?cennies ? traduire en r?alit? les ambitions de ses dirigeants. ? Sur le papier, ce discours s?inscrit dans les objectifs de la CEMAC et de l?Union africaine ?, appr?cie Jeanne Mboua, sp?cialiste des questions r?gionales, bas?e ? Yaound?. Pour l?analyste centrafricaine Samira Modi, ? c?est un discours qu?on a d?j? entendu. La volont? politique existe, mais elle bute toujours sur les int?r?ts nationaux et les lenteurs administratives. Sans m?canismes de suivi stricts, ces promesses risquent de rester lettre morte ?.  Les habitants, eux, jugent la question ? l?aune de leur quotidien. Au lieu-dit ? March? 8e ? ? Yaound?, Awa Tikounda, vendeuse de tissus, confie : ? Chaque fois qu?on traverse la fronti?re, il faut payer des taxes et remplir des formulaires sans fin. Si le pr?sident Sassou Nguesso veut que la libre circulation fonctionne, il doit commencer par nous faciliter la vie, nous, les commer?ants ?. Pour aller dans le m?me sens, Jean-Claude Tchoumba, un habitu? de l?axe Yaound?-Libreville, se montre plus circonspect : ? On nous parle d?int?gration depuis des ann?es, mais nos camions restent bloqu?s aux fronti?res. On esp?re que cette fois ce n?est pas juste un discours pour la galerie ?. ? Je transporte des marchandises entre Yaound? et Malabo tous les mois. Chaque contr?le nous fait perdre du temps et de l?argent ?, raconte Ahmed Souleymane, chauffeur de camion. Pour lui et beaucoup d?autres, le discours pr?sidentiel ne prend sens que si la fronti?re devient r?ellement plus fluide. Pour d?autres citoyens et acteurs ?conomiques, la vraie mesure du succ?s ne sera visible ni dans les h?tels officiels ni dans les communiqu?s de presse, mais aux fronti?res, dans les ?changes et dans la vie quotidienne. ? Le pr?sident congolais a parl?, les mots ont circul?. Il reste ? voir si la libre circulation suivra son chemin. Pour moi, chaque fronti?re devient du coup le barom?tre du s?rieux de cette promesse ?, explique Leiticia Farida Dangbi, une commer?ante centrafricaine rencontr?e ? Yaound?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Ouverture des donn?es ITIE: bons contes et m?comptes du Cameroun

Progression ne vaut pas conformit?. Cette comparaison prend tout son sens une fois mise en contexte avec la r?alit? de l?engagement du Cameroun ? l?Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). En la mati?re, le pays d?ploie des efforts pour la divulgation des donn?es sur les co?ts de projets p?troliers et gaziers, les saisies d?exportations ill?gales d?or, les paiements d?clar?s des entreprises du secteur extractif et les revenus per?us par les entit?s gouvernementales concern?es, ainsi que le rel?vement de son cadre r?glementaire et l?gislatif. Ainsi, au terme du rapport ITIE 2022, il est de notori?t? publique que les paiements des entreprises exer?ant ou op?rant dans le secteur s??l?vent ? 1416,22 milliards de contre 776,09 milliards de FCFA un an plus t?t. Cette divulgation est le r?sultat des statistiques r?guli?res de la Soci?t? nationale des hydrocarbures (SNH), de la soci?t? nationale de raffinage (Sonara) et d?autres structures. ? Le Cameroun a connu une grande progression. Si nous prenons le rapport ITIE de 2005 qui ?tait une compilation des exercices de 2001-2004, on va voir que les entreprises comprises dans le p?rim?tre, c?est-?-dire qui ?taient prises en compte, ?taient tr?s limit?es. Mais en plus, on avait des donn?es qui ?taient agr?g?es. Nous sommes parvenus aujourd?hui ? un rapport qui pr?sente en d?tail chaque type de paiement fait par chaque entreprise de fa?on d?sagr?g?e. Aussi, il y a dans les contrats les paiements obligatoires et les paiements sociaux. Avant, on n?avait pas connaissance de ces paiements sociaux. Aujourd?hui, on a la possibilit? de savoir quels sont ces paiements sociaux, les b?n?ficiaires et comparer le co?t. On peut aussi voir comment il est pris en compte les questions environnementales des entreprises ?, selon Dupleix Fernand Kwenzob, co-fondateur de l?OSC Dynamique mondiale des jeunes (DMJ) Ces bons points en mati?re de transparence dans le secteur extractif r?v?lent cependant une ?volution en ? trompe-l??il ?. Tout d?abord, le dernier rapport ITIE Cameroun couvre tout juste la p?riode 2022, jetant ainsi un arri?re-go?t d?attente sur les exercices 2023 et 2024. Les freins aux possibilit?s d?analyse des recettes extractives tiennent aussi de la disponibilit? des sources de l?information ? les rendre accessibles. A titre illustratif, en 2022, sur les 19 entreprises cibl?es, seules 15 ont d?clar? leurs paiements. Un nombre tr?s en de?? des 81 structures exer?ant dans le pays en 2017, selon des donn?es officielles. Les grands exploitants tels que G?ovic, Sinosteel L, G-Stones Ressources et C&K mining Inc n?ont pas tomb? leurs copies. R?sultat : ? Les revenus report?s par l??tat pour ces entreprises d?faillantes sont tr?s faibles, avec seulement 0,6 million FCFA attribu?s ? Sinosteel, et aucun paiement report? pour les trois autres soci?t?s ?, d?taille le rapport. Ensuite, un petit tour sur les sites Internet des minist?res des Finances et des Mines a permis ? Int?gration de palper la complexit? d?une information diss?min?e dans un large ?ventail dedocuments. ? Sur le portail du Minist?re des Finances, l’acc?s direct et la clart? des donn?es sont tr?s variables pour permettre une exploitation. Le visiteur du site du Minfi doit pr?alablement disposer d?un compte pour pr?tendre y acc?der. L?agr?gation de certaines donn?es ITIE constitue un autre frein ? leur exploitation et utilisation, ? laquelle il faut ajouter la non-exhaustivit? des donn?es lorsqu?elles existent. Sur un tout autre plan, la faible capacit? des citoyens ? rechercher et ? comprendre les donn?es d?un secteur vis-?-vis duquel le citoyen est rest? tr?s longtemps ? l??cart ne favorisent pas un int?r?t particulier ? s?y familiariser tant qu?une vaste campagne d?information et de formation sur l?importance et les incidences du secteur extractive sur l??conomie n?est pas entreprise ?, souligne le membre de la soci?t? civile. B?n?fice pour les populations Pourtant, en int?grant l?ITIE en 2005, le Cameroun s?est engag? ? am?liorer la transparence et la gouvernance du secteur extractif. Non seulement dans le but de tirer un juste profit de l?exploitation de son sous-sol, mais aussi en vue de garantir une r?partition ?quitable des ressources g?n?r?es. Etat et entreprises sont vis?s par cette exigence, ? savoir le reversement d?environ 25% des imp?ts, des taxes et autres ressources financi?res g?n?r?es au profit des collectivit?s d?centralis?es et des populations riveraines. ? Il est pr?vu dans le contrat entre les industriels et le gouvernement la part du local content. C?est-?-dire que l?entreprise emploie les comp?tences locales en priorit?, renforce par des formations les comp?tences locales, transf?re les technologies aux administrations publiques, priorise les entrepreneurs locaux dans l?attribution des march?s au moins ? 50%, fait remettre en ?tat les sites endommag?s. C?est ? travers ces contrats que nous pouvons dire aux exploitants que le contrat pr?voit une telle clause, donnez-l? nous ?, indique Ernest Ayissi Nkolo, responsable de l?Agages, une Osc membre du comit? ITIE Cameroun. Ce dernier regrette l?impact de tels obstacles ou blocages sur la tra?abilit? totale des imp?ts g?n?r?s et la mani?re dont ils sont d?pens?s. La norme ITIE 2023 La norme ITIE 2023 interpelle pourtant le Cameroun sur ces faits. Elle a pour objectif d?assurer l?acc?s public ? toutes les licences et ? tous les contrats li?s aux activit?s extractives en tant que base pour la compr?hension publique des droits et obligations contractuelles des entreprises exer?ant sur le territoire. Le gouvernement est ainsi appel? ? publier ces donn?es via les journaux t?l?vis?s, les sites Internet des entreprises, administrations et institutions concern?es, entre autres canaux. L?on est cependant loin du compte. ? Le Cameroun ?tant encore en train de faire son entr?e dans les initiatives open governance n?offre aux organisations de la soci?t? civile que la possibilit? d?exploiter les donn?es issues des rapports des flux financiers et des volumes relatifs ? l?exploration et l?exploitation des hydrocarbures et des mines solides que produit un conciliateur ou administrateur ind?pendant dans le cadre du processus ITIE. D?apr?s les diff?rents rapports, il se trouve que malgr? que l?initiative porte sur la transparence, les contrats du secteur p?trolier sont encore frapp?s du sceau des clauses de confidentialit?. Ces donn?es ne peuvent ?tre divulgu?es avant le retour du p?rim?tre concern? ? l??tat ou avant la fin

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CANAL+ Cameroun r?nove les tribunes de la chefferie de Bafoussam

Dans le cadre de sa politique de Responsabilit? Sociale d?Entreprise (RSE), CANAL+ CAMEROUN r?affirme son soutien ind?fectible au d?veloppement culturel des communaut?s locales. Le samedi 6 septembre 2025, la chefferie de Bafoussam a vibr? au rythme d?une c?r?monie marquante : la r?trocession des tribunes de la place des f?tes. Trente ans apr?s leur construction, ces tribunes, symboles de la culture Fussep, ont retrouv? leur ?clat gr?ce ? un projet de r?novation ambitieux. Port?e par CANAL+ CAMEROUN, cette r?novation visait ? valoriser le patrimoine culturel de la r?gion, ? offrir un espace s?curis? pour les manifestations traditionnelles et communautaires, et ? renforcer les liens entre l?entreprise audiovisuelle et les populations locales ? travers des actions concr?tes. La r?habilitation des tribunes de la place des f?tes s?est traduite par une refonte compl?te du site, avec un investissement important enti?rement financ? par CANAL+ CAMEROUN en collaboration avec les autorit?s locales. Les travaux ont port? sur la reconstruction des gradins avec des mat?riaux durables, la cr?ation de nouvelles places assises, l?am?lioration de l?accessibilit? et de la s?curit?, ainsi que la mise en ?uvre de finitions esth?tiques : peinture, signal?tique, et autres am?liorations visuelles. Ce projet a ainsi permis de redonner ? cet espace embl?matique de Bafoussam son prestige et de r?pondre aux exigences modernes en mati?re d?accueil et de s?curit?. La c?r?monie de r?trocession a ?t? un v?ritable succ?s, attirant un large public compos? des autorit?s traditionnelles de la chefferie, des membres de la communaut? locale, des repr?sentants de CANAL+ CAMEROUN, des m?dias et de nombreux invit?s de marque. Ce moment symbolique a marqu? une nouvelle ?tape dans la relation entre CANAL+ CAMEROUN et la r?gion, tout en contribuant ? la revitalisation d?un site historique de la chefferie. Cette r?habilitation des tribunes s?inscrit dans une d?marche de partenariat durable et respectueuse des valeurs locales. Elle renforce le positionnement de CANAL+CAMEROUN en tant qu?acteur cl? du d?veloppement culturel et social de la r?gion. En offrant aux habitants de Bafoussam un lieu moderne et fonctionnel, ce projet contribue ? l?am?lioration du site tout en renfor?ant l?identit? locale. CANAL+ CAMEROUN se r?jouit du succ?s de ce projet structurant et r?affirme son engagement ? soutenir des initiatives ayant un fort impact social et culturel. Gr?ce ? ce geste concret, l?entreprise continue de jouer un r?le moteur dans le d?veloppement des communaut?s locales, en pr?servant et en valorisant leur patrimoine.

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Au-del? du discours? Des symboles et des d?fis

D?apr?s des analystes, la prise de fonction de Denis Sassou Nguesso ? la t?te de la CEMAC s?ouvre ? plusieurs grilles de lecture. Pour certains, c?est un symbole fort : les pays de la sous-r?gion r?affirment leur volont? de construire un avenir commun, o? commerce, mobilit? et solidarit? seraient les piliers d?une int?gration durable. ? C?est un symbole fort de l’engagement des pays d’Afrique centrale ? ?uvrer ensemble pour un avenir commun. Ce leadership renouvel? offre une opportunit? pour renforcer l’int?gration r?gionale et relever les d?fis ?conomiques, sociaux et environnementaux auxquels la sous-r?gion est confront?. L?arriv?e du pr?sident congolais r?sonne comme une opportunit? unique pour relancer les projets de libre circulation des biens et des personnes ?, estime Emmanuel Moubaye, ?conomiste centrafricain sp?cialis? dans la sous-r?gion. ? Mais il ne suffit pas de prononcer de belles paroles. Les populations attendent des r?sultats tangibles, au quotidien ?. Sur le plan diplomatique, Sassou Nguesso pourrait jouer un r?le cl?. Jacques Mboma, politologue, souligne : ? Sa connaissance des rouages politiques r?gionaux et son r?seau ?tendu constituent un atout. S?il parvient ? arbitrer les tensions entre ?tats membres, il pourrait insuffler un nouvel ?lan ? la CEMAC ?. ? La libre circulation est un pilier indispensable pour le d?veloppement de notre sous-r?gion ?, a affirm? Sassou Nguesso, invitant les ?tats membres ? harmoniser les r?glementations et lever les obstacles bureaucratiques. ? Ce sont des mots qui trouvent un ?cho positif sur le plan symbolique, mais qui interrogent sur leur traduction concr?te ?, nuance Mosely Essono, universitaire camerounais.  Pour d?autres, le chemin est sem? d?emb?ches. La CEMAC doit composer avec des ?conomies encore fragiles, des infrastructures insuffisantes et des barri?res non tarifaires qui freinent le commerce intra-r?gional. Selon Claire Ngoua, analyste politique camerounais, ? le vrai d?fi de Sassou Nguesso sera de transformer le symbolique en concret. Les citoyens veulent sentir les effets de l?int?gration sur leur vie : des routes praticables, un commerce fluide, des services publics accessibles ?. Le passif du pr?sident congolais en mati?re r?gionale n?est pas oubli?. Alain Ndinga, chercheur en relations internationales, note que ? plusieurs initiatives de la CEMAC sont rest?es lettre morte lors de ses pr?c?dents mandats. Pour ?tre cr?dible, il devra mobiliser tous les ?tats membres et faire preuve d?un leadership inclusif ?. L?environnement, trop souvent rel?gu? au second plan, s?impose ?galement comme un enjeu central. ? On ne peut dissocier l?int?gration ?conomique de la gestion durable des ressources naturelles ?, souligne Marie-Louise Ebanda, sp?cialiste camerounaise en d?veloppement durable. ? For?ts, bassins hydrographiques et biodiversit? doivent faire l?objet de politiques communes pour garantir la r?silience de nos ?conomies ?. Pour autant, le scepticisme reste. Les attentes sont ?lev?es, et le temps presse. La CEMAC se trouve ? un carrefour strat?gique : consolider la stabilit? mon?taire, stimuler la croissance ?conomique et renforcer la solidarit? r?gionale. Comme le r?sume Emmanuel Moubaye : ? Le symbole est ind?niable, mais le succ?s d?pendra de la capacit? ? transformer les d?clarations en r?sultats concrets. L?Afrique centrale attend des r?formes visibles et courageuses, capables de pr?parer la sous-r?gion aux d?fis du XXI? si?cle. Au-del? des discours, l?avenir de la CEMAC repose sur des actions concr?tes et rapides. Pour les citoyens de la sous-r?gion, chaque d?cision compte, car derri?re les symboles se joue leur quotidien ?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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60 millions FCFA

Jeudi 11 septembre 2025 ? Yaound?, la Commission nationale anti-corruption (Conac) a annonc? avoir proc?d? au recouvrement de 59 951 400 FCFA apr?s une op?ration coup de poing men?e les 5 et 6 septembre dernier dans les points de vente ill?gale de p?trole lampant dans la capitale et ses environs. Au cours de cette op?ration, plusieurs responsables de stations-service ont ?t? interpell?s. ? Sept personnes ont ?t? prises en flagrant d?lit de corruption, de d?tournement de deniers publics et de violation de la circulaire du ministre de l?Eau et de l??nergie relative ? la distribution du p?trole lampant ?, a indiqu? le pr?sident de la Conac, Dieudonn? Massi Gams. Selon ce dernier, cette op?ration lourde intervient un mois apr?s une circulaire sign?e par le ministre de l’eau et de l’?nergie, Gaston Eloundou Essomba, qui a r?duit la quantit? maximale autoris?e par client de 100 ? 10 litres. L’objectif : mettre fin aux pratiques frauduleuses d?tournant ce carburant subventionn? (vendu ? 350 francs CFA le litre pour les m?nages) vers des op?rateurs ?conomiques tels que les boulangeries, les industries, voire les entreprises mini?res et foresti?res, qui devraient normalement l’acheter ? 560.19 FCFA le litre directement aupr?s des d?p?ts SCDP.

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Ruben Um Nyob?

Samedi 13 septembre 2025, le Cameroun a comm?mor? le 67? anniversaire de l?assassinat de cette figure embl?matique de la lutte anticoloniale. Tomb? le 13 septembre 1958 dans les for?ts de Boumnyebel, le leader du Mouvement pour la lib?ration du Cameroun (Mpodol) a ?t? honor? ? Song Mpek, son village natal. Militants, autorit?s locales, ?tudiants et habitants se sont r?unis autour du monument ?rig? en sa m?moire, d?posant des couronnes et rappelant son combat pour l?ind?pendance. N? en 1913 ? Song Mpeck dans la r?gion du Sud, il devient le leader du Mouvement pour la D?fense des Int?r?ts de la R?gion Camerounaise (qui deviendra plus tard l?Union des Populations du Cameroun, UPC), un parti politique militant pour l?ind?pendance et la justice sociale. Um Nyob? a d?fendu l?unit? nationale, la dignit? des Camerounais et l??galit? sociale, en s?opposant fermement ? la colonisation fran?aise. Il ?tait connu pour sa capacit? ? mobiliser les populations rurales et ? articuler des revendications politiques claires, en pr?nant la r?sistance non violente au d?but, avant que la r?pression coloniale ne radicalise le mouvement.

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Diplomatie : N?Djamena ferme son ambassade ? Libreville, mais rassure sur ses relations avec le Gabon

Fin ao?t, le gouvernement tchadien a notifi? officiellement au pr?sident gabonais la fermeture de son ambassade en poste dans la capitale gabonaise. Il y a quelques jours, N?Djamena a rappel? pr?s de trente agents et diplomates. Selon le minist?re tchadien des Affaires ?trang?res, cette mesure s?inscrit dans une r?forme plus large de la carte diplomatique du Tchad. Dans son communiqu?, le minist?re met en avant une logique de rationalisation et d?optimisation des ressources. ? Il ne s?agit nullement d?une brouille avec le Gabon ?, insiste N?Djamena. D?but septembre, un d?cret, preuve d?une volont? d?assainissement et de recentrage des moyens. Selon plusieurs sources, la contrainte budg?taire p?se lourd dans ces arbitrages : entretenir des missions co?te cher, et le Tchad choisit d?sormais ses priorit?s. Le message est clair : r?duire le r?seau diplomatique ne signifie pas r?duire l?importance accord?e aux partenaires. Concr?tement, les relations avec Libreville seront d?sormais suivies depuis l?ambassade tchadienne ? Malabo, en Guin?e Equatoriale. La fermeture intervient dans un contexte de r?forme plus globale de la diplomatie tchadienne. La d?cision n?a pour l?heure suscit? aucune r?action officielle majeure du c?t? gabonais. Libreville observe, sans d?nonciation publique, ce qui est pr?sent? comme un simple ajustement administratif. Mais en coulisses, certains diplomates s?interrogent. Car le Gabon accueille le si?ge de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC). Y maintenir une ambassade relevait autant du protocole que de la strat?gie r?gionale. Pour les observateurs, g?rer ce dossier depuis Malabo pourrait r?duire la capacit? du Tchad ? peser directement dans les ar?nes communautaires. Reste ? mesurer l?impact concret de cette d?cision. Les ressortissants tchadiens install?s au Gabon pourraient rencontrer des difficult?s pour acc?der aux services consulaires. De m?me, les entreprises op?rant entre les deux pays devront s?adapter ? une nouvelle cha?ne administrative. Enfin, l?absence de repr?sentation permanente risque d?affaiblir la visibilit? du Tchad ? Libreville, au moment o? l?int?gration r?gionale est appel?e ? franchir de nouveaux paliers. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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